Consultation publique sur un projet de décret portant application de l’article L. 121-6 du code forestier et instaurant un régime d’aides au renouvellement forestier

Consultation du 08/08/2026 au 31/08/2026 - 8171 contributions

Depuis 2021, trois dispositifs d’aide successifs ont été mis en place dans le cadre de France Relance, France 2030 et France Nation Verte, afin d’accompagner les propriétaires forestiers publics et privés dans l’adaptation de leur forêt au changement climatique. Cet investissement permet aussi d’en atténuer les effets par l’installation de peuplements forestiers sains et productifs, aptes à séquestrer du carbone retiré de l’atmosphère grâce à la photosynthèse. Ces trois dispositifs ciblent les peuplements sinistrés, vulnérables au changement climatique ou à faible potentiel de production de bois d’œuvre (sciages). Ils permettent l’attribution d’un soutien financier pour la réalisation d’une large palette de travaux de plantation, en plein ou par enrichissement, de régénération naturelle, de sélection de tiges d’avenir et de réduction de densité. Par les cahiers des charges successifs, des améliorations continues ont déjà été prises en compte, notamment pour ajouter des critères environnementaux structurants, tels que diagnostics climatiques, sol et des seuils de diversification des essences.

La base juridique du dispositif d’aide au renouvellement France Nation Verte était constituée du décret n° 2025-401 du 2 mai 2025 portant application de l’article L. 121-6 du code forestier. Suite à un recours en excès de pouvoir, ce décret a été annulé par le Conseil d’état en date du 15 juillet 2026 en raison de l’absence de procédure de consultation du public au titre du code de l’environnement. Les services déconcentrés de l’Etat ont en conséquence arrêté la contractualisation des aides de ce dispositif depuis cette date.

Alors qu’une partie des dossiers déposés sur la base de ce décret ont déjà été instruits par les services de l’administration forestière de l’Etat, les projets de décret et d’arrêté soumis à la consultation du public ont pour objet de redonner une base juridique au dispositif d’aide au renouvellement forestier, les dispositions prévues étant identiques à celles publiées en 2025 pour tous les dossiers déjà déposés avant le 10 juin 2026.

La période de consultation est ouverte du 8 au 31 août 2026 inclus.
Les observations peuvent être déposées via un formulaire en ligne accessible sur le site du ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature : https://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/

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Commentaires

  •  Défavorable Consultation publique sur un projet de décret portant application de l’article L. 121-6 du code forestier et instaurant un régime d’aides au renouvellement forestier, le 27 août 2026 à 17h35
    C est un scandale environnemental sans précédent qui cloue le cercueil de la forêt.
  •  Consultation publique sur un projet de décret portant application de l’article L. 121-6 du code forestier et instaurant un régime d’aides au renouvellement forestier, le 27 août 2026 à 17h35
    Encore des décisions pour une histoire d’argent et totalement contraire à la vie de la nature ! Stop à la destruction programmée de nos forêts !
  •  Consultation publique sur un projet de décret portant application de l’article L. 121-6 du code forestier et instaurant un régime d’aides au renouvellement forestier, le 27 août 2026 à 17h34
    Raser une forêt saine, diversifiée, vivante, pour la remplacer par du pin maritime ne semble intéresser que les amis du président. Une aberration écologique !
  •  Consultation publique sur un projet de décret portant application de l’article L. 121-6 du code forestier et instaurant un régime d’aides au renouvellement forestier, le 27 août 2026 à 17h34
    AVIS DEFAVORABLE : Aujourd’hui il est plus qu’urgent de protéger nos forets de manière intelligente en écoutant les spécialistes concernant la gestion des forets : maintenir des forets avec plusieurs essences différentes, éviter les coupes rases, miser sur la Sylviculture mélangée à couvert continu…Bref, l’inverse de ce décret.
  •  Consultation publique sur un projet de décret portant application de l’article L. 121-6 du code forestier et instaurant un régime d’aides au renouvellement forestier, le 27 août 2026 à 17h32
    Avis défavorable : Le plan de renouvellement n’a fait l’objet d’aucune évaluation environnementale alors qu’il présente des risques manifestes d’incidences environnementales. L’engagement pris par le gouvernement de limiter les coupes rases aux seules forêts sinistrées et de privilégier l’amélioration des peuplements existants n’a pas été tenu. Le seuils permettant de caractériser une forêt de « sinistrée » (volet 1) ou de « vulnérable » (volet 2) sont trop bas pour justifier une coupe rase. La possibilité de transformer des peuplements « pauvres » par coupe rase puis plantation (volet 3, opération 1) doit être interdite. Une opération dédiée pour accompagner des propriétaires souhaitant s’engager dans la sylviculture mélangée à couvert continu (SMCC) doit être créée. Le maintien des éléments d’intérêt écologique doit être une condition obligatoire pour chaque projet financé, et non facultative comme c’est le cas actuellement. Les critères de diversification doivent être renforcés : ils doivent s’appliquer dès le seuil de 2 hectares (et non 4 hectares) et viser une complémentarité de traits fonctionnels des essences (mélange feuillus / résineux, par exemple). Les mélanges purs de résineux doivent être interdits.
  •  Consultation publique sur un projet de décret portant application de l’article L. 121-6 du code forestier et instaurant un régime d’aides au renouvellement forestier, le 27 août 2026 à 17h31

    En tant que salarié du groupe Naudet, j’exprime un avis favorable au rétablissement de ce dispositif d’aide et à la réouverture rapide des guichets de soutien au renouvellement forestier.

    Face à l’accélération du changement climatique, à la multiplication des crises sanitaires (scolytes, dépérissements) et aux risques d’incendie, la régénération naturelle ne suffit plus seule à garantir la survie et la résilience de nos forêts dans un calendrier compatible avec l’urgence climatique. La plantation dont nous sommes acteurs depuis des décennies au sein du groupe Naudet – en plein ou par enrichissement – constitue un levier d’action stratégique pour adapter nos forêts au réchauffement climatique en introduisant des essences et des provenances variées, sélectionnées pour leur tolérance à la sécheresse et leur résistance aux bioagresseurs..

    Dans ce contexte, le métier de pépiniériste forestier joue un rôle charnière :

    Un maillon fondamental de l’adaptation : Nous produisons et plantons des plants de haute qualité génétique, diversifiés, indispensables pour reconstituer des peuplements sains, productifs et capables de séquestrer durablement le carbone.

    Un besoin vital de visibilité et de pérennité : La production d’un plant forestier nécessite un cycle long (1 à 4 ans entre le mirage/récolte de la graine et le plant prêt à être mis en terre). Notre profession doit réaliser des investissements matériels et humains lourds pour adapter ses infrastructures aux contraintes climatiques et produire les millions de plants requis par la stratégie nationale.

    Pour que la filière des graines et plants forestiers ainsi que les reboiseurs puissent répondre au défi de l’adaptation des forêts françaises, l’État doit garantir la continuité et la stabilité pluriannuelle de sa politique de soutien au renouvellement. La rupture brutale des aides ou les modifications incessantes des cahiers des charges créent des à-coups économiques destructeurs pour les pépinières et découragent les propriétaires forestiers d’investir sur le long terme.

    En conclusion :

    Je demande la publication et la mise en application immédiate du présent décret pour débloquer les dossiers en attente.

    Je préconise la reconduction et la pérennisation de ce dispositif au-delà de 2026 (dans le cadre de la loi de finances et du budget 2027), afin d’offrir une visibilité pluriannuelle indispensable aux forestiers comme aux pépiniéristes et reboiseurs.

  •  Une aberration de plus, le 27 août 2026 à 17h29
    Quelle stupidité de raser une belle forêt de feuillus existante pour la remplacer par des arbres de moindre valeur prenant très facilement feu ! Quel intérêt écologique y a-t-il à faire ça ? Encore une fois, c’est magouilles et compagnie !
  •  Consultation publique sur un projet de décret portant application de l’article L. 121-6 du code forestier et instaurant un régime d’aides au renouvellement forestier, le 27 août 2026 à 17h29
    Avis défavorable. Les forêts matures n’ont pas être sujettes à coupe rase. Les études sont insuffisantes pour le justifier et une fois de plus le gain économique passe avant la protection environnementale et l’écologie.
  •  Consultation publique sur un projet de décret portant application de l’article L. 121-6 du code forestier et instaurant un régime d’aides au renouvellement forestier, le 27 août 2026 à 17h29
    Le plan de renouvellement n’a fait l’objet d’aucune évaluation environnementale alors qu’il présente des risques manifestes d’incidences environnementales. L’engagement pris de limiter les coupes rases aux seules forêts sinistrées et de privilégier l’amélioration des peuplements existants n’a pas été tenu. Les seuils permettant de caractériser une forêt de « sinistrée » ou de « vulnérable » sont trop bas pour justifier une coupe rase. La possibilité de transformer des peuplements « pauvres » par coupe rase puis plantation doit être interdite. Une opération dédiée pour accompagner des propriétaires souhaitant s’engager dans la sylviculture mélangée à couvert continu doit être créée. Le maintien des éléments d’intérêt écologique doit être une condition obligatoire pour chaque projet financé, et non facultative comme c’est le cas actuellement. Les critères de diversification doivent être renforcés : ils doivent s’appliquer dès le seuil de 2 hectares et viser une complémentarité de traits fonctionnels des essences (mélange feuillus / résineux, par exemple). Les mélanges purs de résineux doivent être interdits.
  •  Consultation publique sur un projet de décret portant application de l’article L. 121-6 du code forestier et instaurant un régime d’aides au renouvellement forestier, le 27 août 2026 à 17h29
    Défavorable au projet tant que l’idée est de pouvoir faire des coupes rases. Tant que l’idée est de ne pas planter ailleurs, de ne pas créer de forêt primaire. Tant que le principe de ce décret ne permet pas de planter des essences qui vont à l’opposer de " […] à faible potentiel de production de bois d’œuvre (sciage)" et donc de planter des forêt monospécifiques pour la sylviculture et l’enrichissement de certaines entreprises se disant vertueuse. Défavorable au projet de décret tant que le capitalisme sera à sa base et non pas la nature. …
  •  Défavorable, le 27 août 2026 à 17h28
    1. Absence d’évaluation environnementale préalable Le plan de renouvellement forestier n’a pas fait l’objet d’une évaluation environnementale approfondie, alors qu’il présente des risques avérés d’impacts significatifs sur les écosystèmes. Une telle évaluation s’impose pour identifier, prévenir et atténuer les conséquences négatives sur la biodiversité, les sols et les services écosystémiques. 2. Non-respect des engagements gouvernementaux et détournements du décret L’engagement initial du gouvernement de limiter les coupes rases aux seules forêts sinistrées et de privilégier l’amélioration des peuplements existants n’a pas été respecté. Les pratiques observées sur le terrain révèlent un détournement du décret : des coupes rases sont réalisées dans des forêts non sinistrées, permettant de revendre le bois tout en bénéfiant des subventions publiques, puis de replanter de jeunes arbres. Ces pratiques, contraires à l’esprit du texte, remettent en cause la crédibilité du plan et ses objectifs écologiques. Par ailleurs, il est constaté que :
    - Les seuils définissant une forêt comme « sinistrée » (volet 1) ou « vulnérable » (volet 2) sont insuffisamment exigeants pour justifier le recours à des coupes rases.
    - La possibilité de transformer des peuplements qualifiés de « pauvres » par coupe rase puis plantation (volet 3, opération 1) doit être supprimée, car elle encourage des pratiques contraires à la gestion durable des forêts. 3. Renforcement des pratiques sylvicoles durables Pour favoriser une gestion forestière résiliente et respectueuse de la biodiversité, il est proposé :
    - La création d’une opération dédiée pour accompagner les propriétaires forestiers souhaitant s’engager dans la sylviculture mélangée à couvert continu (SMCC), afin de promouvoir des modèles de gestion plus respectueux des écosystèmes.
    - L’obligation de maintenir les éléments d’intérêt écologique (arbres morts, vieilles forêts, zones humides, etc.) dans chaque projet financé, et non plus de manière facultative. 4. Critères de diversification renforcés et fin des monocultures de résineux Les règles actuelles en matière de diversification des peuplements forestiers sont insuffisantes. Les monocultures de résineux, et notamment de pin maritime, sont contre nature : elles transforment des écosystèmes complexes en paysages artificiels, uniformes et hautement inflammables. L’actualité récente en Gironde et dans les Landes en est une illustration tragique : les monocultures de pins maritimes, riches en résine et en terpènes, s’enflamment facilement, amplifiant la propagation et l’intensité des incendies. En juillet 2026, plus de 42 000 hectares ont été détruits en Gironde, contraignant à l’évacuation de 220 000 personnes, et les experts soulignent que la monoculture de pin maritime explique en grande partie l’ampleur de ces feux ​⁠. Il est donc demandé :
    - L’abaissement du seuil d’application des critères de diversification à 2 hectares (au lieu de 4 hectares actuellement).
    - L’intégration de critères fonctionnels pour les mélanges d’essences, en privilégiant la complémentarité entre feuillus et résineux.
    - L’interdiction des mélanges purs de résineux et des plantations monospécifiques sur les surfaces concernées par le plan. 5. Révision participative du cahier des charges Enfin, il est demandé une révision en profondeur du cahier des charges du plan de plantation d’arbres, menée en concertation avec l’ensemble des parties prenantes : associations de protection de l’environnement, professionnels du secteur, élus locaux, scientifiques et citoyens. Cette démarche participative est essentielle pour garantir la légitimité, la transparence et l’efficacité des mesures proposées, et pour éviter tout nouveau détournement des dispositifs publics.
  •  Consultation publique sur un projet de décret portant application de l’article L. 121-6 du code forestier et instaurant un régime d’aides au renouvellement forestier, le 27 août 2026 à 17h28

    Bonjour. Je donne un avis défavorable à ce projet de décret.

    Je ne conteste pas la nécessité d’aider au renouvellement des forêts lorsqu’elles ont été réellement sinistrées ou dépérissantes. En revanche, l’argent public ne devrait pas servir à subventionner un modèle de gestion dont les coupes rases peuvent avant tout accroître la rentabilité de la filière bois, tandis que les coûts écologiques sont supportés collectivement.

    Une coupe rase n’est pas équivalente au renouvellement d’une forêt. Elle entraîne une rupture brutale de la continuité forestière, avec des conséquences sur les sols, l’eau, le carbone, la biodiversité et les microclimats. La plantation qui suit ne reconstitue pas immédiatement les fonctions écologiques d’un peuplement mature.

    Il serait donc incohérent de subventionner le renouvellement après coupe sans donner une priorité claire à la régénération naturelle, au maintien des peuplements existants et aux méthodes sylvicoles limitant les coupes rases.

    Je demande que les aides publiques soient réorientées vers la résilience, la diversité et la continuité des écosystèmes forestiers, plutôt que de contribuer à un modèle où la destruction d’un peuplement mature peut générer un bénéfice économique pour la filière, puis être suivie d’une subvention publique pour sa replantation.

    L’argent public doit servir l’intérêt général et la protection des forêts, pas socialiser les coûts écologiques d’un modèle économiquement rentable pour certains acteurs.

  •  Consultation publique sur un projet de décret portant application de l’article L. 121-6 du code forestier et instaurant un régime d’aides au renouvellement forestier, le 27 août 2026 à 17h28
    L’été passé confirmant certaines mauvaises stratégies, je suis défavorable à ce projet de décret. • Le plan de renouvellement n’a fait l’objet d’aucune évaluation environnementale alors qu’il présente des risques manifestes d’incidences environnementales. • L’engagement pris par le gouvernement de limiter les coupes rases aux seules forêts sinistrées et de privilégier l’amélioration des peuplements existants n’a pas été tenu. Le seuils permettant de caractériser une forêt de « sinistrée » ou de « vulnérable » sont trop bas pour justifier une coupe rase. La possibilité de transformer des peuplements « pauvres » par coupe rase puis plantation doit être interdite. • Une opération dédiée pour accompagner des propriétaires souhaitant s’engager dans la sylviculture mélangée à couvert continu (SMCC)doit être créée. • Le maintien des éléments d’intérêt écologique doit être une condition obligatoire pour chaque projet financé, et non facultative comme c’est le cas actuellement. • Les critères de diversification doivent être renforcés : ils doivent s’appliquer dès le seuil de 2 hectares (et non 4 hectares) et viser une complémentarité de traits fonctionnels des essences (mélange feuillus / résineux, par exemple). Les mélanges purs de résineux doivent être interdits. La biodiversité doit davantage être utilisée pour rendre les forêts plus robustes.
  •  Consultation publique sur un projet de décret portant application de l’article L. 121-6 du code forestier et instaurant un régime d’aides au renouvellement forestier, le 27 août 2026 à 17h28
    Je donne un avis défavorable pour un texte qui sert avant tout les grands exploitants forestiers, insiste aux coupes rases et à la destruction des forêts existantes pour replanter des essences de bois uniquement utiles aux exploitants forestiers.
  •  Consultation publique sur un projet de décret portant application de l’article L. 121-6 du code forestier et instaurant un régime d’aides au renouvellement forestier, le 27 août 2026 à 17h28
    Le plan de renouvellement comporte des risques pour l’environnement. Ce plan ne respecte pas l’engagement du gouvernement à limiter les coupes rases aux forêts sinistrées. Il faut revoir les seuils de classification de peuplement et des forêts sinistrées. Il faut renforcer les critères de diversifications, notamment des mélanges des feuillus/résineux et interdire les plantations uniquement de résineux.
  •  Consultation publique sur un projet de décret portant application de l’article L. 121-6 du code forestier et instaurant un régime d’aides au renouvellement forestier, le 27 août 2026 à 17h28
    Le plan de renouvelle doit faire l’objet d’une évaluation environnementale puisqu’il présente des risques d’incidences environnementales. L’engagement pris par le gouvernement de limiter les coupes rases aux seules forêts sinistrées et de privilégier l’amélioration des peuplements existants n’a pas été tenu. Le seuil permettant de caractériser une forêt de « sinistrée » (volet 1) ou de « vulnérable » (volet 2) sont trop bas pour justifier une coupe rase. La possibilité de transformer des peuplements « pauvres » par coupe rase puis plantation (volet 3, opération 1) doit être interdite. Une opération dédiée pour accompagner des propriétaires souhaitant s’engager dans la sylviculture mélangée à couvert continu (SMCC) doit être créée. Le maintien des éléments d’intérêt écologique doit être une condition obligatoire pour chaque projet financé, et non facultative comme c’est le cas actuellement. Les critères de diversification doivent être renforcés : ils doivent s’appliquer dès le seuil de 2 hectares (et non 4 hectares) et viser une complémentarité de traits fonctionnels des essences (mélange feuillus / résineux, par exemple). Les mélanges purs de résineux doivent être interdits.
  •  Consultation publique sur un projet de décret portant application de l’article L. 121-6 du code forestier et instaurant un régime d’aides au renouvellement forestier, le 27 août 2026 à 17h28

    En tant que salarié du groupe Naudet, j’exprime un avis favorable au rétablissement de ce dispositif d’aide et à la réouverture rapide des guichets de soutien au renouvellement forestier.

    Face à l’accélération du changement climatique, à la multiplication des crises sanitaires (scolytes, dépérissements) et aux risques d’incendie, la régénération naturelle ne suffit plus seule à garantir la survie et la résilience de nos forêts dans un calendrier compatible avec l’urgence climatique. La plantation dont nous sommes acteurs depuis des décennies au sein du groupe Naudet – en plein ou par enrichissement – constitue un levier d’action stratégique pour adapter nos forêts au réchauffement climatique en introduisant des essences et des provenances variées, sélectionnées pour leur tolérance à la sécheresse et leur résistance aux bioagresseurs..

    Dans ce contexte, le métier de pépiniériste forestier joue un rôle charnière :

    Un maillon fondamental de l’adaptation : Nous produisons et plantons des plants de haute qualité génétique, diversifiés, indispensables pour reconstituer des peuplements sains, productifs et capables de séquestrer durablement le carbone.

    Un besoin vital de visibilité et de pérennité : La production d’un plant forestier nécessite un cycle long (1 à 4 ans entre le mirage/récolte de la graine et le plant prêt à être mis en terre). Notre profession doit réaliser des investissements matériels et humains lourds pour adapter ses infrastructures aux contraintes climatiques et produire les millions de plants requis par la stratégie nationale.

    Pour que la filière des graines et plants forestiers ainsi que les reboiseurs puissent répondre au défi de l’adaptation des forêts françaises, l’État doit garantir la continuité et la stabilité pluriannuelle de sa politique de soutien au renouvellement. La rupture brutale des aides ou les modifications incessantes des cahiers des charges créent des à-coups économiques destructeurs pour les pépinières et découragent les propriétaires forestiers d’investir sur le long terme.

    En conclusion :

    Je demande la publication et la mise en application immédiate du présent décret pour débloquer les dossiers en attente.

    Je préconise la reconduction et la pérennisation de ce dispositif au-delà de 2026 (dans le cadre de la loi de finances et du budget 2027), afin d’offrir une visibilité pluriannuelle indispensable aux forestiers comme aux pépiniéristes et reboiseurs.

  •  Consultation publique sur un projet de décret portant application de l’article L. 121-6 du code forestier et instaurant un régime d’aides au renouvellement forestier, le 27 août 2026 à 17h28
    Le plan de renouvellement comporte des risques pour l’environnement. Ce plan ne respecte pas l’engagement du gouvernement à limiter les coupes rases aux forêts sinistrées. Il faut revoir les seuils de classification de peuplement et des forêts sinistrées. Il faut renforcer les critères de diversifications, notamment des mélanges des feuillus/résineux et interdire les plantations uniquement de résineux.
  •  Consultation publique sur un projet de décret portant application de l’article L. 121-6 du code forestier et instaurant un régime d’aides au renouvellement forestier, le 27 août 2026 à 17h27
    Je suis contre ce décret qui vise a à détruire les forêts saines pour de la monoculture.
  •  Consultation publique sur un projet de décret portant application de l’article L. 121-6 du code forestier et instaurant un régime d’aides au renouvellement forestier, le 27 août 2026 à 17h27
    FAVORABLE car nécessaire, en particulier, pour la lutte contre le réchauffement climatique et la conservation des espaces forestiers quelque soit le mode de sylviculture. il ne faut pas opposer les coupes rases au couvert continu car chacun a des objectifs différents et ils sont complémentaires. Acceptons la diversité et ne soyons pas des "ayattolah" d’une solution.

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