Projet de décret portant moratoire sur la pêche de loisir en eau douce de l’anguille d’Europe

Consultation du 03/10/2025 au 27/10/2025 - 895 contributions

L’anguille européenne est un poisson grand migrateur qui grossit en eau douce et se reproduit en mer. Après une phase larvaire de migration depuis la mer des Sargasses vers l’Europe, les anguilles connaîtront au cours de leur vie trois stades de développement : le stade juvénile appelé « civelle » (qui correspond aux anguilles mesurant moins de 12 cm), le stade « anguille jaune », au cours duquel les anguilles colonisent les eaux douces et enfin, le stade « anguille argentée », au cours duquel les reproducteurs retournent en mer des Sargasses.

La pêche de l’anguille intéresse, en eau salée et en eau douce, à la fois les pêcheurs professionnels et les pêcheurs de loisir.

Face à la dégradation de l’état de la population d’anguilles, le règlement (UE) n° 1100/2007 du 18 septembre 2007 a institué des mesures de reconstitution du stock d’anguilles européennes. Des restrictions supplémentaires des activités de pêche figurent dans les règlements annuels adoptés pour l’application du règlement (UE) n° 1380/2013 du 11 décembre 2013 relatif à la politique commune de la pêche.

En application de ces règlements, la pêche de loisir aux stades civelle et anguille argentée est interdite, en eau douce et en mer, depuis le décret n° 2010-1110 du 22 septembre 2010.

Ensuite, le règlement (UE) 2023/194 du 30 janvier 2023 et le règlement (UE) 2024/259 du 10 janvier 2024 ont directement interdit la pêche de loisir de l’anguille jaune en mer, sur tout le territoire de l’Union européenne, ainsi que la pêche de loisir de l’anguille jaune dans les eaux douces des bassins hydrographiques méditerranéens.

En France, sauf dans les bassins Rhône-Méditerranée et Corse, la pêche de loisir de l’anguille jaune demeure donc autorisée en eau douce.

Pour autant, les prélèvements d’anguilles jaunes par les pêcheurs de loisir en eau douce ne sont pas négligeables. Selon la seule estimation disponible, environ 700 tonnes d’anguilles jaunes étaient prélevées chaque année en eau douce par les pêcheurs de loisir (source : Rapport de mise en œuvre du Plan français de gestion de l’anguille, juin 2024, p. 81), c’est-à-dire presque le triple des prélèvements opérés à la fois en mer et en eau douce par les pêcheurs professionnels.

Il apparaît donc nécessaire d’adopter, partout en France métropolitaine, un moratoire sur la pêche de loisir de l’anguille.

La consultation du public a lieu du vendredi 3 octobre au lundi 27 octobre 2025.

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Commentaires

  •  AAPPMA LA GAULE AMBOISIENNE (37400), le 25 octobre 2025 à 09h21

    Le projet de Décret, actuellement soumis à consultation publique, prévoit un moratoire de 5 ans sur la pêche de l’anguille jaune pour les pêcheurs de loisir à partir de données non fiables datant de 2005 et sans que le Ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche n’ait consulté le Comité National Anguille, pourtant l’instance la plus légitime sur ce dossier.

    Depuis des décennies, les structures associatives de pêche de loisir œuvrent activement pour la protection des poissons migrateurs, notamment :
    Financement d’associations "migrateurs" telle LOGRAMI
    Installation de passes à poissons et à anguilles
    Restauration des zones humides
    Suivis scientifiques et lutte contre le braconnage
    Tout cela financé par les pêcheurs amateurs et les contribuables, via des millions d’euros de subventions publiques (Régions, Agences de l’Eau).

    Le projet d’Arrêté sur la pêche professionnelle maritime prévoit un quota de civelles à :
    55 tonnes en 2025-2026 soient plus de 165 millions d’anguilles juvéniles
    43 tonnes en 2026-2027
    Or, le plan de gestion » anguille » pointe la pêche à la civelle comme facteur majeur de la diminution importante des stocks, les prélèvements étant dus essentiellement à la pêche professionnelle.

    Faut-il continuer à dépenser des millions d’euros publics pour restaurer les habitats de l’anguille… pendant qu’on la laisse disparaître ?
    Faut-il continuer à lutter contre le braconnage quand on favorise une pêche industrielle destructrice ?

    Seule une mesure forte de l’Etat peut contribuer à la sauvegarde de l’ espèce « anguille » :
    • Moratoire pour tous les types de pêche et à tous les stades de vie (préconisé par le CIEM ‘Conseil International pour l’exploitation de la Mer)
    • Fin de la pêche pour de pseudos- repeuplements en civelles, inefficaces et donnant l’illusion de non- dégradation du stock.
    • Plan de reconversion pour les pêcheurs professionnels , ce Décret n’ayant pas d’objectif biologique pour la gestion de l’espèce mais celui de soutenir économiquement la pêcherie professionnelle.

  •  AAPPMA LA GAULE AMBOISIENNE (37400), le 25 octobre 2025 à 09h20

    Le projet de Décret, actuellement soumis à consultation publique, prévoit un moratoire de 5 ans sur la pêche de l’anguille jaune pour les pêcheurs de loisir à partir de données non fiables datant de 2005 et sans que le Ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche n’ait consulté le Comité National Anguille, pourtant l’instance la plus légitime sur ce dossier.

    Depuis des décennies, les structures associatives de pêche de loisir œuvrent activement pour la protection des poissons migrateurs, notamment :
    Financement d’associations "migrateurs" telle LOGRAMI
    Installation de passes à poissons et à anguilles
    Restauration des zones humides
    Suivis scientifiques et lutte contre le braconnage
    Tout cela financé par les pêcheurs amateurs et les contribuables, via des millions d’euros de subventions publiques (Régions, Agences de l’Eau).

    Le projet d’Arrêté sur la pêche professionnelle maritime prévoit un quota de civelles à :
    55 tonnes en 2025-2026 soient plus de 165 millions d’anguilles juvéniles
    43 tonnes en 2026-2027
    Or, le plan de gestion » anguille » pointe la pêche à la civelle comme facteur majeur de la diminution importante des stocks, les prélèvements étant dus essentiellement à la pêche professionnelle.

    Faut-il continuer à dépenser des millions d’euros publics pour restaurer les habitats de l’anguille… pendant qu’on la laisse disparaître ?
    Faut-il continuer à lutter contre le braconnage quand on favorise une pêche industrielle destructrice ?

    Seule une mesure forte de l’Etat peut contribuer à la sauvegarde de l’ espèce « anguille » :
    • Moratoire pour tous les types de pêche et à tous les stades de vie (préconisé par le CIEM ‘Conseil International pour l’exploitation de la Mer)
    • Fin de la pêche pour de pseudos- repeuplements en civelles, inefficaces et donnant l’illusion de non- dégradation du stock.
    • Plan de reconversion pour les pêcheurs professionnels , ce Décret n’ayant pas d’objectif biologique pour la gestion de l’espèce mais celui de soutenir économiquement la pêcherie professionnelle.

  •  Avis défavorable , le 25 octobre 2025 à 00h47

    Le Ministère de la transition écologique s’appuie sur le chiffre de 700 tonnes de captures d’anguilles jaunes par les pêcheurs de loisir, alors qu’il est tout à fait obsolète. Cette donnée est intellectuellement douteuse.
    Concernant l’anguille jaune, le rapportage de 2024 sur la mise en œuvre du Plan de Gestion de l’Anguille reproduit des chiffres issus d’une évaluation faite en 2005, faute d’analyse des carnets de capture des pêcheurs aux lignes (qui est pourtant de la responsabilité même du Ministère de la transition écologique. En revanche, il dispose des données de captures d’anguilles jaunes par les pêcheurs amateurs aux engins et filets et indique une baisse constante des captures passant de 17 t en 2004-2008 à moins de 2 t en 2022. Ces données sont plus conformes avec la pêche résiduelle exercée par les pêcheurs de loisirs depuis 2010.

    Le Conseil d’Etat a jugé en décembre dernier que « cette estimation de 700 tonnes repose sur des données remontant à l’année 2005, alors qu’il n’est pas sérieusement contesté que le nombre de pêcheurs amateurs en zone fluviale, aux lignes ou avec des engins ou des filets, a baissé de manière significative depuis 2009, et que les données disponibles plus récentes et non sérieusement contestées relatives à l’UGA " Bretagne " attestent corrélativement d’une réduction conséquente du volume de captures pour cette UGA » (CE, 18 décembre 2024, 475158).

    Si l’on prend encore un peu plus de recul, il apparait que la pêche de l’anguille jaune n’est pas la plus impactante. Le Plan national de Gestion de l’Anguille indique en effet que la principale source de mortalité en « équivalents anguilles argentées » est la pêche de la civelle. Au regard du Règlement UE 1100/2007 instituant des mesures de reconstitution du stock d’anguilles européennes, la cible de gestion est mesurée par l’échappement en anguilles argentées. La pêche de l’anguille jaune vient en 3ème position, avec une incidence bien moindre que la pêche de la civelle.
    On peut quantifier le nombre de civelles autorisés au prélèvement pour la pêche professionnelle à environ 192 000 000 d’individus de civelles !!
    Un moratoire sur la pêche de l’anguille jaune pour les pêcheurs de loisir ne garantit en rien la survie de l’espèce au contraire : nous soulignons que le réseau des structures associatives de pêche de loisir est largement investi dans la protection des poissons migrateurs et notamment de l’anguille. Il a créé et finance des associations de protection « migrateurs », au nombre de huit sur tout le territoire, qui réalisent des actions de restauration des stocks et des milieux, des études sur les stocks poissons migrateurs et les pressions qu’ils subissent, ainsi que des actions de sensibilisation. Son réseau est en outre le principal investi sur le terrain dans la protection des poissons migrateurs contre des pressions importantes qu’ils subissent, qu’il s’agisse de pollutions, de braconnage, de dégradation des habitats ou de ruptures de la continuité écologique des rivières.

    Concernant les quotas autorisés pour la pêche professionnelle sur la civelle : un moratoire de 5 ans accompagné d’un plan de sortie de flotte à moyen terme est le préalable indispensable à la survie de l’anguille européenne ! »

  •  Projet de décret portant moratoire sur la pêche de loisir en eau douce de l’anguille d’Europe | Consultations publiques, le 25 octobre 2025 à 00h43

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  •  Projet de décret portant moratoire sur la pêche de loisir en eau douce de l’anguille d’Europe | Consultations publiques, le 24 octobre 2025 à 23h57
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  •  Avis défavorable FDAAPPMA49, le 24 octobre 2025 à 23h21

    La Fédération de Maine-et-Loire pour la Pêche et la protection du Milieu Aquatique soutien l’avis de sa Fédération Nationale et se prononce contre ce projet de décret.

    Sur la forme tout d’abord, il est étonnant de lire en préambule du décret "Vu l’avis de la fédération nationale de la pêche et de la protection du milieu aquatique en date du ** ; " alors que notre Fédération Nationale, qui représentent les usagers qui seront impactés par ce décret, n’a même pas été concertée préalablement. Chose encore plus étonnante, le Comité Nationale Anguille, instance en charge de la déclinaison du plan national de Gestion de l’Anguille en France, élaboré en application du règlement européen « anguille », n’a absolument pas est consultée et impliquée dans la rédaction de ce décret.

    Sur le fond, le décret repose sur le chiffre de 700 tonnes de captures d’anguilles jaunes par les pêcheurs de loisir, donnée tout à fait obsolète et qui ne repose sur rien de concret. Le rapportage de 2024 sur la mise en œuvre du Plan de Gestion de l’Anguille reproduit des chiffres issus d’un évaluation faite en 2005, faute d’analyse des carnets de capture des pêcheurs aux lignes. En revanche les données de captures d’anguilles jaunes par les pêcheurs amateurs aux engins et filets et indique une baisse constante des captures passant de 17 t en 2004-2008 à moins de 2 t en 2022. Ces données sont plus conformes avec la pêche résiduelle exercée par les pêcheurs de loisirs depuis 2010.
    A titre d’exemple, dans notre propre département, depuis des années, à chaque Comité Départementale Technique Pêche annuel, il ne nous a jamais été présenté de données issues des carnets de capture anguilles par exemple. Les services de l’Etat restent totalement évasifs sur le traitement de ces carnets de capture. A contrario, les services de l’Etat départementaux sont en capacité de nous présentés à chaque fois

    Le projet de décret ne semble même pas prendre en compte l’avis du Conseil d’Etat qui a jugé en décembre dernier que « cette estimation de 700 tonnes repose sur des données remontant à l’année 2005, alors qu’il n’est pas sérieusement contesté que le nombre de pêcheurs amateurs en zone fluviale, aux lignes ou avec des engins ou des filets, a baissé de manière significative depuis 2009, et que les données disponibles plus récentes et non sérieusement contestées relatives à l’UGA " Bretagne " attestent corrélativement d’une réduction conséquente du volume de captures pour cette UGA »

    Le projet de décret ne semble pas non plus s’appuyer sur le Plan national de gestion de l’Anguille qui indique pourtant que la principale source de mortalité en « équivalents anguilles argentées » est la pêche de la civelle. Au regard du Règlement UE 1100/2007 instituant des mesures de reconstitution du stock d’anguilles européennes, la cible de gestion est mesurée par l’échappement en anguilles argentées. La pêche de l’anguille jaune vient en 3ème position, avec une incidence bien moindre que la pêche de la civelle.
    Si la préoccupation de l’Etat est de limiter la pression sur l’anguille et d’atteindre les objectifs du règlement « anguille », il semble donc plus logique d’agir d’abord sur la pression la plus impactante qui est la pêche de la civelle.

  •  Défavorable au moratoire , le 24 octobre 2025 à 23h12
    Comment peut-on envisager une telle mesure basesur des données fausses et dépassées ? La pêche loisir prélève de moins en moins de poissons, il est donc contre productif de laisser les pêcheurs professionnels prélever les poissons !
  •  Pêche de l’anguille , le 24 octobre 2025 à 22h53
    Le prélèvement de l’anguille jaune par les pêcheurs de loisirs est très faible par rapport à celui des pêcheurs professionnels. Il serait donc logique d’étendre l’interdiction aux pêcheurs professionnels. Et comment savoir le nombre de prises des pêcheurs de loisirs puisque presque personne ne retourne le carnet de captures d’anguilles à sa fédération de pêche ? Merci.
  •  moratoire , le 24 octobre 2025 à 22h23
    la pilule sera dure à avaler !!! en qualité de pêcheur amateur aux engins, pas d’anguilles prélevées depuis 3 ans mais je suis partant pour ne pas déposer mes nasses durant 5 ans. (pêcheur de Dordogne). Par contre limiter annuellement et drastiquement les prélèvements pour les professionnels … favoriser le repeuplement et diminuer la consommation sur les 5 ans à venir.
  •  Projet de décret portant moratoire sur la pêche de loisir en eau douce de l’anguille d’Europe | Consultations publiques, le 24 octobre 2025 à 22h09

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  •  Protection totale , le 24 octobre 2025 à 21h38
    Protection totale pour l’anguille d’Europe, quelques soient les tailles et ages de l’animal. Stop à l’extinction !
  •  Moratoire de lanquilles, le 24 octobre 2025 à 19h24
    Je trouve injuste de priver la peche de lanquille au pecheurs de loisirs je signe la pétition
  •  Discrimination, le 24 octobre 2025 à 19h22
    Surtout pas d’effort collectif, c’est là l’encouragement de l’arrêté ! Si l’anguille est en danger, alors il faut la protéger par un moratoire à tous les stades, pour toutes les modes de pêche et pour tous les pêcheurs. Pourquoi attaquer la pêche de loisir en utilisant les données d’une enquête dont personne ne retrouve la trace, et qui date de 20 ans ! C’est n’importe quoi ! Le tonnage mis en en avant est 10 fois supérieur à la réalité. Si l’état avait voulu véritablement suivre les prélèvements, alors pourquoi n’a-t-il pas mis les moyens humains et financiers pour analyser ces carnets de captures mis en place, dont la détention et les renseignements sont une obligation pour le pêcheur de loisir sous peine de verbalisation ; quel manque de respect pour le pêcheur … et pour l’anguille ! Non vous ne sauverez pas l’anguille en vous attaquant aveuglément à une seule catégorie de pêcheurs, par crainte des représailles des professionnels : un peu de courage s.v.p.
  •  Avis défavorable , le 24 octobre 2025 à 18h12
    En Europe, l’anguille est en danger critique d’extinction. Ses populations ont chuté de 90 % en 50 ans. La pêche à l’anguille doit être suspendue sans delai, à tous ses stades de vie, en France. Tant que l’espèce n’est pas sauvée de l’extinction, aucune prise ne peut être tolérée !
  •  NON a l’arrêté de l’anguille. , le 24 octobre 2025 à 18h10

    Je soussigné M.Rusch Jean-Marie, pêcheur amateur aux engins et aux filets sur les eaux du Domaine public fluvial de la Gironde, et membre de l’ADAPAEF 33, m’oppose à ce projet de décret. Nous, pêcheurs, avons en effet, depuis une quinzaine d’années, largement été restreints dans nos pratiques de pêche à l’anguille, et avons parallèlement participé à un projet de repeuplement, tout en contribuant activement à la mise en place de mesures de préservation de cette espèce. Notre démographie déclinante a également permis une très forte réduction des pressions de notre catégorie de pêcheurs à l’égard de l’anguille. Le moratoire envisagé par ce décret engendrera la disparition de nos modes de vie traditionnels des bords de fleuve et de rivière, et l’arrêt de la transmission de ce patrimoine culturel immatériel singulier, aboutissant à son extinction. Nous souhaitons que d’autres voies soient étudiées : lutte accrue contre le braconnage, cessation des pollutions, destruction des ruptures aux continuités écologiques, meilleur encadrement des pratiques légalement autorisées, meilleure collecte et analyse des données concernant l’espèce, et réflexions sur la conservation des patrimoines culturel et naturel de manière concomitante. Je m’oppose donc à ce projet de décret, et invite le ministère à reconsidérer ce projet, en engageant des discussions avec nos représentants.
    concentrez-vous sur le réel problème de la disparition de l’anguille à commencé par la diminution drastique de la civelle qui reste pour moi l’objet d’un arrêté plus que envisageable dans les plus bref délai.!!

    cordialement M.Rusch

  •  Arguments contre le projet ministériel de moratoire de la pêche de l’anguille jaune, le 24 octobre 2025 à 17h59
    Objet : le projet Le décret prévoit pour 2026 : • L’interdiction de la pêche de l’anguille jaune par les pêcheurs amateurs en eau douce. • La possibilité de la pêche de l’anguille jaune par les pêcheurs professionnels en eau douce et en mer, selon autorisations. • L’interdiction de la pêche de loisir de l’anguille en estuaire. Argumentaire interne 1. Pêche en eau douce déjà très réglementée, mais suivis et contrôles quasi absents 1-1 La pêche de l’anguille jaune est très encadrée (date, mode capture, déclaration) 1-2 La pêche de l’anguille argentée (géniteurs repartant en mer) est et restera interdite en rivière, en estuaire et en mer. 1-3 Dans le département, on a déjà perdu la pêche traditionnelle de l’anguille jaune à la vermée, dont le CSP avait prouvé le faible prélèvement qu’elle représentait. Cette mesure d’affichage est donc restée sans effet significatif sur le stock, mais a fait disparaître une activité non lucrative, traditionnelle et séculaire. 1-4 Les formulaires de capture obligatoires ne font l’objet d’aucun traitement. Nous ne disposons ainsi d’aucun bilan de retour des volumes prélevés en eau douce par les amateurs. Le projet de décret ne se fonde ainsi pas sur des données tangibles et fiables, il frappe donc « à l’aveugle ». 2 Pêche de la civelle toujours autorisée La civelle est toujours capturable par quelques professionnels et une partie des captures fait l’objet d’un déplacement pour le « repeuplement » de secteurs que l’espèce ne peut plus atteindre. 2-1 Autoriser le prélèvement sur le stade où la capture a de très loin le plus d’impact sur le stock d’adultes (un kilogramme de civelles contient de l’ordre de 3000 individus) va à l’encontre de toutes les connaissances en matière de dynamique des populations. 2-2 Le repeuplement n’est pas une solution satisfaisante, car : 2-2.1 Hors considération écologique, l’ordre de grandeur ce qu’il faudrait déverser pour restaurer la population est incommensurablement plus grand que les quelques kilogrammes déplacés régionalement (quelques tonnes nationalement) chaque année. 2-2.2 Les manipulations successives infligent un taux de perte significatif à ce déjà maigre contingent destiné au « repeuplement ». 2-2.3 Le repeuplement des secteurs choisis s’effectue avec des individus dont l’âge et la taille ne correspondent pas forcément au stade où, par voie naturelle, ces individus auraient atteint la zone. 2-2.4 Il est procédé sur l’anguille un moyen de gestion qu’on nous demande – à juste titre – de ne pas effectuer sur les autres espèces ! 2-2.5 On mobilise énormément de moyens financiers et humains pour un effet non significatif sur l’espèce au niveau national. 2-2.6 On pérennise l’activité de pêche professionnelle de la civelle avec ce mode de gestion et on ralentit tout programme de sortie de pêche. 2-2.7 L’enjeu de la colonisation des BV réside dans la continuité écologique pour l’espère, pas dans le délestage d’individus sur le BV d’entrée depuis la mer vers d’autres, alors même que les bassins d’entrée sont désormais loin de la saturation. 2-3 Exercice mental : Si on appliquait ce type de mesure au saumon, autre espèce venant de faire l’objet d’un moratoire en 2025. Imaginons l’absurdité qu’il y aurait à autoriser la capture de tacon de l’année pour en consommer une partie et déplacer l’autre partie vers des secteurs où ils n’étaient pas destinés à arriver. 3 Contrainte sur un usage unique, pourtant principal acteur de la restauration 3-1 Les pêcheurs professionnels, sur anguille jaune, pourront demander des dérogations. Les civelliers ne sont pas concernés. Les seuls à subir le moratoire sont donc les pêcheurs amateurs en eau douce. 3-2 Les pêcheurs amateurs sont les seuls dont les structures agissent sur la RCE et contribuent à la RMA ! 3-3 Un moratoire qui est partiel n’est plus un moratoire, mais une mesure induisant une discrimination. 4 Evincement des instances de gestion des migrateurs L’instance de réflexion des mesures halieutiques concernant les poissons migrateurs est le GOGEPOMI, qui remonte ses préconisations au préfet coordinateur de bassin pour la prise de son arrêté cadre « pêche ». 4-1 Le projet de décret ignore le COGEPOMI, ses membres et ses travaux de longue haleine, pour passer, sans concertation avec ces acteurs les mieux informés localement, une mesure dont on vient de démontrer la relative inefficience attendue par ceux-là même qui gèrent au quotidien les milieux aquatiques et la pêche. Ce que la FNPF proclame et préconise S’agissant des mesures « pêche », la FNPF attend qu’elles : A. « Soient guidées par le souhait de sauvegarder l’espèce et qu’elles ne s’apparentent pas à un plan de gestion économique » B. « les seuls sacrifices de la pêche de loisir ne sauraient suffire » pour reconstituer les stocks d’anguilles. Les mesures ciblant uniquement la pêche amatrice de loisir ont déjà prouvé leur caractère inopérant sur les objectifs. « Nous ne tolèrerons pas que la seule pêche de loisir puisse être mise à contribution malgré les efforts déjà consentis par le passé sur la pêche mais aussi la connaissance, la restauration et la protection de l’espèce. » C. La FNPF « estime que la situation de l’anguille justifie la mise en place d’un moratoire temporaire tous stades (y compris la civelle), et toutes pêches (loisir, amateur et professionnelle). » Concernent toutes les catégories d’acteurs sans exception : D. « La civelle ne doit plus faire l’objet de prélèvements ni pour le marché intérieur, ni pour l’exportation ni pour le repeuplement si l’on souhaite véritablement espérer sauver l’anguille. » E. « Le repeuplement, mesure décriée, inefficace, dangereuse, couteuse pour les finances publiques n’a plus sa place dans un plan de gestion et de sauvegarde de l’espèce. » F. « La restauration de la continuité écologique doit impérativement être portée avec détermination et au plus haut niveau de l’Etat notamment sur les ouvrages prioritaires. » « Un véritable plan de restauration de la continuité écologique devrait être scrupuleusement déployé au niveau des territoires. » S’agissant de la gouvernance G. « Ces dispositions gagneraient en efficacité à être discutées très en amont dans les instances idoines :
    - Comité national anguille, trop peu sollicité alors qu’il est l’instance de référence du plan français, et qu’il aurait dû accompagner sa mise en œuvre et son suivi.
    - Comité National de l’Eau (Comité des Pêches) en raison de sa représentativité et des consultations prévues par la loi. » Pour l’ensemble de ces raisons, Marc LISTEMANN, "Membre de l’AAPPMA La Truite Cherbourgeoise - Mouche de Saire" je m’oppose au projet de moratoire soumis à la présente consultation.
  •  appui, le 24 octobre 2025 à 17h30
    je soutiens ce projet de moratoire, je suis pêcheur amateur aux engins sur la Loire dans le département de Maine et Loire.
  •  Moratoire total, le 24 octobre 2025 à 17h30
    Depuis des années l’Etat français se rend directement responsable de la disparition de l’anguille européenne dans les eaux intérieures de notre pays. Pour cela il autorise l’aberration de la pêche d’un alevin, la civelle, ce qui est contraire à la gestion responsable de l’espèce. Clientélisme, collusion avec une certaine catégorie de pêcheurs et doutes légitimes sur une éventuelle corruption interrogent les observateurs. Le projet d’interdiction de la pêche de l’anguille jaune visant les pêcheurs de loisir n’est qu’une opération de poudre aux yeux destinée à faire croire qu’on prend des mesures responsables. En sus, les bases d’estimation des prélèvements des amateurs sont totalement obsolètes puisqu’elles remontent à deux décennies. Il ne faut pas oublier que, dans l’intervalle, la pêche amateur de nuit, jadis très pratiquée, a été interdite. Ce serait donc une imposture que de se référer aux estimations antérieures à cette décision. De qui se moque t’on ?… De la majorité des français assurément ! Il est donc grand temps d’adopter un moratoire TOTAL sur la pêche de l’anguille, du stade d’alevin (civelle) à celui d’anguille argentée de dévalaison, c’est à dire de protéger de manière draconienne l’anguille tout au long de son cycle biologique dans nos eaux.
  •  Moratoire totzl, le 24 octobre 2025 à 17h29
    Depuis des années l’Etat français se rend directement responsable de la disparition de l’anguille européenne dans les eaux intérieures de notre pays. Pour cela il autorise l’aberration de la pêche d’un alevin, la civelle, ce qui est contraire à la gestion responsable de l’espèce. Clientélisme, collusion avec une certaine catégorie de pêcheurs et doutes légitimes sur une éventuelle corruption interrogent les observateurs. Le projet d’interdiction de la pêche de l’anguille jaune visant les pêcheurs de loisir n’est qu’une opération de poudre aux yeux destinée à faire croire qu’on prend des mesures responsables. En sus, les bases d’estimation des prélèvements des amateurs sont totalement obsolètes puisqu’elles remontent à deux décennies. Il ne faut pas oublier que, dans l’intervalle, la pêche amateur de nuit, jadis très pratiquée, a été interdite. Ce serait donc une imposture que de se référer aux estimations antérieures à cette décision. De qui se moque t’on ?… De la majorité des français assurément ! Il est donc grand temps d’adopter un moratoire TOTAL sur la pêche de l’anguille, du stade d’alevin (civelle) à celui d’anguille argentée de dévalaison, c’est à dire de protéger de manière draconienne l’anguille tout au long de son cycle biologique dans nos eaux.
  •  Avis favorable, le 24 octobre 2025 à 17h03
    Au regard de l’évolution des populations, des manques de contrôles, et des quotas qui vont être abaissés pour les pêcheurs professionnels,il est important d’agir sur la pêche de loisir de manière forte pour parvenir au maintien des anguilles dans un état de conservation acceptable