Projet de décret portant application de l’article 3 de la loi n° 2025-794 du 11 août 2025 visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur
Consultation du 08/09/2025 au 29/09/2025 - 1057 contributions
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Consultation du 08/09/2025 au 29/09/2025 - 1057 contributions
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"NON à la loi DUPLOMB et à ses décrets d’application !
La loi et ses décrets d’application ignorent tout à fait les réelles « entraves » du monde paysan que sont l’absence de revenu et les difficultés d’accès au foncier agricole : elle ne répond pas aux attentes de la majorité des paysan·nes mais bien aux seuls intérêts de l’agro-industrie.
Les assouplissements accordés aux fermes-usines (relèvement des seuils en bovins, porcs, doublement des volumes autorisés pour la volaille ; restriction de l’intervention citoyenne et de la consultation publique à une simple permanence) sont délétères pour tous et toutes d’un point de vue démocratique, écologique, social, et économique. La multiplication des fermes-usines accélèrent la disparition des fermes à taille humaine et écologiquement viables, en accaparant les ressources et les terres, et seront intransmissibles pour les générations à venir.
Ce texte régressif est exclusivement porté par des intérêts économiques privés, vise à générer du profit à une minorité agro-industrielle au détriment de la majorité. L’agrandissement démesuré des fermes et la course à la compétitivité ne font que soumettre davantage nos fermes à la concurrence internationale, au lieu de les protéger face à celle-ci et de répondre aux enjeux de revenu paysan, de renouvellement des générations, d’adaptation au changement climatique, de protection de la biodiversité et de qualité de l’alimentation."
Je m’oppose à ce décret qui ouvre la voie à l’expansion des élevages industriels !
Je m’oppose au projet de décret qui constitue un déni démocratique et sanitaire !
La loi Duplomb a été massivement rejetée. Plus de 2 millions de citoyens français s’y opposent ! Seuls quelques élevages industriels en tireront profit, au détriment des petits exploitants. Les conséquences sur l’environnement seront graves : insécurité sanitaire, souffrance et maltraitance des animaux, nuisances pour les riverains, et atteintes catastrophiques aux nappes phréatiques et aux écosystèmes. Tout cela pour produire à bas coût et au détriment de la qualité.
Faciliter l’agrandissement des élevages ne fera qu’aggraver les dégâts déjà visibles de l’élevage intensif : surconsommation et pollution de l’eau, propagation de bactéries et virus résistants, souffrance animale, risques sanitaires pour riverains et éleveurs, et bouleversement de l’aménagement des territoires.
Le gouvernement a voulu accélérer le processus d’application de la Loi Duplomb en publiant ces décrets la veille de sa démission, et alors que le débat en hémicycle sur la pétition contre la Loi Duplomb n’a même pas encore eu lieu.
La France est déjà le 2ème pays d’Europe pour le nombre d’élevages intensifs ! Ce décret va à l’encontre des efforts indispensables pour réduire la consommation de viande et atteindre les objectifs climatiques du pays.
La consultation du public est essentielle : un projet partagé est un projet qui rencontrera moins d’obstacles et dont la qualité sera améliorée.
L’intensification de l’élevage en France fragilise les modèles à taille humaine et renforce la concentration dans de grandes exploitations nécessitant d’importants capitaux. Cette dynamique compromet le renouvellement des générations et favorise une agriculture de plus en plus financiarisée.
Agrandir les élevages en France met en danger notre souveraineté alimentaire, car 95 % du soja qu’ils consomment est importé. La France importe aussi du tourteau de tournesol, ce qui la rend dépendante de l’étranger pour une partie de ses calories et protéines.
Réfléchissez avec cœur, ouvrez les cages, soyez les porte parole de ceux dont la voix est inaudible, la démocratie n’en sera que plus forte.
En tant que citoyen, je refuse une vision de l’élevage réduit à des seuils industriels : 85 000 poulets, 400 vaches, 3 000 porcs… Ce ne sont plus des fermes, ce sont des usines.
Ces méga-élevages ne nourrissent pas la France, ils nourrissent un système spéculatif dépendant des marchés mondiaux et des intrants importés. Ils tirent les prix vers le bas, étranglent les 95 % d’éleveurs qui travaillent à taille humaine, et accélèrent la disparition de nos campagnes.
Ils menacent aussi la ressource en eau, en particulier les nappes phréatiques déjà fragilisées, qu’ils consomment et polluent. Ils dégradent la vie des animaux, banalisent les risques sanitaires, et créent des nuisances pour les riverains.
Ce décret, en allégeant les procédures d’autorisation, prive les citoyens et les collectivités de leur droit à être informés et consultés. Il s’agit d’un déni démocratique.
La souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture ne viendront ni des fermes-usines, ni des méga-bassines privatisant le bien commun qu’est l’eau, ni d’une surveillance préfectorale des instances de contrôles indépendansmts, mais du soutien aux installations paysannes, aux pratiques respectueuses des territoires, de l’eau, des sols et des humains.
Je demande donc le retrait de ce décret.
[DERNIERS JOURS] 🎁 Application de la loi Duplomb : le cadeau de départ empoisonné de Bayrou
Bayrou, avant de quitter Matignon, a laissé un dernier cadeau empoisonné : un décret qui facilite l’agrandissement des fermes-usines.
⚠️ Une consultation publique est ouverte jusqu’au 29 septembre.
Vous qui avez signé la pétition contre la loi Duplomb, il est temps de continuer le combat.
✒️Je vous propose ci-dessous un texte de contribution à déposer sur le site du ministère. Plus nous serons nombreux, plus notre voix pèsera.
👉🏻 Ici je vous mets le lien, ainsi qu’en commentaire :
https://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-de-decret-portant-application-de-l-article-a3244.html
ℹ️ Contribution à copier-coller :
Titre :
Pour une agriculture à taille humaine
Je m’oppose fermement à ce décret.
En tant que citoyenne, je refuse une vision de l’élevage réduit à des seuils industriels : 85 000 poulets, 400 vaches, 3 000 porcs… Ce ne sont plus des fermes, ce sont des usines.
Ces méga-élevages ne nourrissent pas la France, ils nourrissent un système spéculatif dépendant des marchés mondiaux et des intrants importés. Ils tirent les prix vers le bas, étranglent les 95 % d’éleveurs qui travaillent à taille humaine, et accélèrent la disparition de nos campagnes.
Ils menacent aussi la ressource en eau, en particulier les nappes phréatiques déjà fragilisées, qu’ils consomment et polluent. Ils dégradent la vie des animaux, banalisent les risques sanitaires, et créent des nuisances pour les riverains.
Ce décret, en allégeant les procédures d’autorisation, prive les citoyens et les collectivités de leur droit à être informés et consultés. Il s’agit d’un déni démocratique.
La souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture ne viendront pas des fermes-usines, mais du soutien aux installations paysannes, aux pratiques respectueuses des territoires, de l’eau, des sols et des humains.
Je demande donc le retrait de ce décret.
Je suis opposée à ce projet de décret car :
- il réduit la possibilité pour les riverains de s’exprimer sur les nouveaux projets d’élevage, en particulier en ce qui concerne les élevages intensifs qui, on le sait entrainent de nombreuses nuisances et des risques de pollutions locales (pollution de l’eau, de l’air et des sols) néfastes pour leur santé.
- il est contraire à la transparence de la vie publique, alors que la consultation préalable des citoyens est essentielle. En effet, celle ci permet l’expression de tous les points de vue ainsi que la recherche de solutions de compromis qui permettent de réduire la conflictualité et les risques de recours juridiques.
Il m’apparait donc indispensable que la consultation, vraiment transparente, du public perdure mais aussi que les avis majoritaires soient pris en compte.
En tant que citoyen et en tant que paysan, je refuse une vision de l’élevage réduit à des seuils industriels : 85 000 poulets, 400 vaches, 3 000 porcs… Ce ne sont plus des fermes, ce sont des usines.
Ces méga-élevages ne nourrissent pas la France, ils nourrissent un système spéculatif dépendant des marchés mondiaux et des intrants importés. Ils tirent les prix vers le bas, étranglent les 95 % d’éleveurs qui travaillent à taille humaine, et accélèrent la disparition de nos campagnes.
Ils menacent aussi la ressource en eau, en particulier les nappes phréatiques déjà fragilisées, qu’ils consomment et polluent. Ils dégradent la vie des animaux, banalisent les risques sanitaires, et créent des nuisances pour les riverains.
Ce décret, en allégeant les procédures d’autorisation, prive les citoyens et les collectivités de leur droit à être informés et consultés. Il s’agit d’un déni démocratique.
La souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture ne viendront pas des fermes-usines, mais du soutien aux installations paysannes, aux pratiques respectueuses des territoires, de l’eau, des sols et des humains.
Je demande donc le retrait de ce décret.
La suppression de l’obligation d’organiser des réunions publiques préalables à la création ou à l’extension d’élevages intensifs constitue une atteinte grave au droit fondamental des citoyens à l’information et à la participation. Cette mesure prive les riverains et l’ensemble de la communauté de la possibilité d’exprimer leurs préoccupations, de débattre des enjeux environnementaux et sanitaires, et de défendre la qualité de leur cadre de vie.
Il est inacceptable que des décisions ayant un impact direct sur la santé publique, l’environnement et le bien-être collectif soient prises sans consultation préalable. La loi Duplomb favorise l’opacité et le passage en force, au détriment de la transparence et du dialogue démocratique. En tant que citoyen responsable, je m’oppose fermement à cette disposition et demande le rétablissement immédiat de l’obligation de consultation publique pour tout projet d’élevage intensif.
Ce décret réduit la possibilité pour les riverains de s’exprimer sur les nouveaux projets d’élevage.
- Cet décret vient à l’encontre de la transparence de la vie publique.
- La consultation préalable du public est essentielle car elle permet l’expression de tous les points de vue ainsi que la recherche de solutions de compromis qui permettent de réduire la conflictualité et les risques de recours juridiques.
- Les riverains sont concernés par les risques de pollutions locales (pollution de l’eau, de l’air et des sols) néfastes pour leur santé.