Projet d’arrêté encadrant la chasse de la tourterelle des bois pour la saison cynégétique 2026-2027

Consultation du 30/07/2026 au 19/08/2026 - 3144 contributions

Contexte

Dans le cadre de sa politique de protection de la biodiversité et en application de la directive 2009/147/CE relative à la conservation des oiseaux sauvages, la France poursuit l’adaptation de ses règles de chasse aux exigences de conservation fixées à l’échelle européenne. Ces ajustements répondent aux recommandations formulées par la Commission européenne et les groupes d’expertise associés, notamment le groupe NADEG (Nature Directives Expert Group), chargé du suivi de la mise en œuvre des directives "Oiseaux" et "Habitats".

Lors de la réunion du NADEG du 1er avril 2025, la Commission a reconnu une amélioration de l’état de conservation de la tourterelle des bois (Streptopelia turtur) sur la voie de migration centre-ouest, à laquelle appartient la France. Après une première année de gestion adaptative et au regard des derniers travaux européens et de l’avis du CEGA en date du 17 juillet, la chasse de la tourterelle des bois sous plafond de prélèvement est reconduite pour la saison 2026-2027.

Présentation du contenu de l’arrêté

L’arrêté relatif à la chasse de la tourterelle des bois (Streptopelia turtur) pour la saison cynégétique 2026-2027 fixe un cadre strict visant à concilier la pratique de la chasse avec les impératifs de conservation de l’espèce. Il établit un quota national de prélèvements autorisés, fixé à 12 000 individus pour l’ensemble de la France métropolitaine. Ce plafond constitue une limite absolue et non fractionnable à respecter à l’échelle nationale.

Le CEGA (Comité d’experts pour la gestion adaptative), dans son avis du 17 juillet 2026, a indiqué que ce quota de 12 000 prélèvements attribués à la France pour la saison 2026-2027, calculé sur la voie migratoire ouest-européenne, pouvait apparaître comme un niveau compatible avec une chasse durable. L’arrêté impose à chaque chasseur l’obligation de déclarer immédiatement tout prélèvement via l’application mobile ChassAdapt, développée par la Fédération nationale des chasseurs (FNC). Toute absence de déclaration est constitutive d’une infraction. Parallèlement, les agents habilités disposent de l’application ChassControl, leur permettant de vérifier sur le terrain les déclarations effectuées.

Afin d’assurer un suivi quotidien des prélèvements, la FNC est tenue de transmettre à l’Office français de la biodiversité (OFB) et au ministère chargé de la chasse les données recueillies via l’application. Dès que le quota national est atteint, l’OFB en informe les autorités compétentes et la FNC, laquelle doit immédiatement transmettre l’information aux chasseurs par l’intermédiaire des fédérations départementales. À compter de cette notification, toute déclaration devient impossible via ChassAdapt, et tout prélèvement supplémentaire est interdit et réputé illégal.

En fin de saison, la FNC doit transmettre, au plus tard le 1er mai 2027, un bilan consolidé des prélèvements, ainsi qu’un rapport d’évaluation des contrôles menés, ce dernier devant être adressé au directeur de l’eau et de la biodiversité avant le 1er juin 2027. En complément, un bilan biologique des prélèvements devra également être fourni, incluant une analyse de l’âge des individus capturés. Cet ensemble de dispositions vise à garantir une régulation transparente, contrôlée et scientifiquement informée de la chasse à une espèce en déclin, conformément aux engagements français en matière de protection de la biodiversité.

Consultations obligatoires

Le projet d’arrêté, ayant une incidence directe sur l’exercice de la chasse et sur l’environnement, nécessite un examen par le Conseil national de la chasse et de la faune Sauvage conformément à l’article L. 421-1 A du code de l’environnement.

Il doit également faire l’objet d’une consultation du public en application de l’article L.123-19-1 du code de l’environnement sur le site dédié aux consultations publiques.

Pour la bonne prise en compte de votre avis veuillez faire apparaitre le mot « favorable » ou « défavorable » dans le titre de votre contribution.

Partager la page

Déposer votre commentaire

Commentaires

  •  Avis défavorable , le 8 août 2026 à 10h20
    Cette espèce devenue rare ne doit plus être chassée. Avec les incendies, les monocultures de conifères, les haies arrachées, les incendies, les millions d’arbres qui vont mourir de la sécheresse, la construction d’éoliennes, la bétonisation des terres agricoles, les forêts coupées pour installer des panneaux solaires et tout le reste, je pense qu’on peut laisser ces beaux oiseaux tenter de survivre dans ce monde que l’on détruit un peu plus tous les jours.
  •  favorable, le 8 août 2026 à 10h20
    plan de chasse maitrisé et documenté sur des études .
  •  Défavorable , le 8 août 2026 à 10h19
    La vie aux animaux. Protégeons les.
  •  Avis défavorable , le 8 août 2026 à 10h18
    Il n’y a plus de tourterelles des bois chez moi dans le nord…
  •  Défavorable , le 8 août 2026 à 10h18
    La vie aux animaux. Protégeons les
  •  Défavorable , le 8 août 2026 à 10h18
    Je m’oppose à cette décision. Il est urgent de protéger les oiseaux, nous attendons de nos gouvernants une plus grande protection de la biodiversité.
  •  Hautement défavorable , le 8 août 2026 à 10h17
    Hautement défavorable. A quel moment il faudrait moins de tourterelle des bois ? !
  •  Avis défavorable !, le 8 août 2026 à 10h17
    Protégeons le peu de nature que nous n’avons pas encore exterminée !
  •  Arrêtons tous ces massacres !, le 8 août 2026 à 10h17
    Complètement contre cet arrêté concernant la chasse à la tourterelle, vu le nombre décroissant d’individus, cette espèce est à protéger et non l’inverse ! L’Homme doit arrêter de juger du sort de la vie sur terre, nous avons besoin d’une biodiversité riche, chaque espèce a son rôle à jouer ! Suffisamment de vies ont été détruites cette année par notre responsabilité, il est peut-être temps de changer nos habitudes et de respecter et protéger au mieux le vivant !
  •  Je suis complètement défavorable. Y’a plus urgent à faire je pense … , le 8 août 2026 à 10h14
    On a rien d’autre à faire qu’aller tuer des tourterelles ? Y’a vraiment rien de plus urgent que de satisfaire le "plaisir" des chasseurs ?
  •  Défavorable , le 8 août 2026 à 10h14
    Je suis totalement défavorable à la chasse à la tourterelle des bois . 30% des oiseaux ont disparu . Arrêtons le massacre
  •  Avis défavorable , le 8 août 2026 à 10h13
    Avis défavorable. Laissons la nature tranquille.
  •  DÉFAVORABLE , le 8 août 2026 à 10h12
    Avis défavorable bien entendu. C’est une question de respect de la vie sur Terre, de respect envers les autres êtres vivants qui ne sont pas des humains. Parce que ce n’est pas à nous de décider qui doit vivre ou mourir. Et pour ne pas les faire disparaitre comme tant d’autres. Quand va t’on comprendre ?
  •  NON, le 8 août 2026 à 10h10
    Avis défavorable. Laissons la nature tranquille.
  •  Avis défavorable , le 8 août 2026 à 10h10
    Avis défavorable. Les populations françaises, portugaises et du nord-ouest de l’Europe demeurent à de très faibles effectifs ou continuent de décliner.
  •  Avis défavorable , le 8 août 2026 à 10h09
    Non au retour de la chasse et encore moins une intensification de celle ci.
  •  Défavorable , le 8 août 2026 à 10h08
    Défavorable cette étude prend les chiffres trop en généralité, les populations françaises commencent à être en déclin
  •  AVIS DÉFAVORABLE, le 8 août 2026 à 10h08
    Comment peut-on, sur une espèce qu’on sait en déclin, qui est classée Vulnérable par l’IUCN et par l’UE (qui a d’ailleurs émis une directive pour protéger donc ne pas chasser cette espèce, à laquelle 10 pays dont la France se défilent), autoriser la chasse ? Après canicules et incendies à répétition qui plus est ? Est-ce qu’on pourrait cesser de figurer sur cette liste des 10 pays de la honte qui ont chouiné auprès de l’Europe pour obtenir le droit de chasser cet oiseau que d’autres pays prennent tant soin à protéger ? Il est grand temps qu’en 2026, on se rende compte qu’on a BESOIN de cette biodiversité, et que par conséquent, il faut en prendre soin, pas lui tirer dessus.
  •  AVIS HAUTEMENT DEFAVORABLE, le 8 août 2026 à 10h08

    La chasse accélère la disparition des espèces déjà en danger, alors que leur survie est cruciale pour des écosystèmes sains. Sans prédateurs ni proies en nombre suffisant, les déséquilibres se multiplient : pullulation d’espèces nuisibles, déclin des pollinisateurs, sols moins fertiles.

    Des zones sans aucune chasse montrent des résultats immédiats : plus de gibier, une nature plus résiliente et un environnement plus équilibré. Protéger les animaux sauvages, c’est aussi protéger les ressources et les paysages dont nous dépendons tous.

  •  Défavorable, le 8 août 2026 à 10h06, le 8 août 2026 à 10h07
    Je suis contre cette chasse relevant plus du plaisir de tuer que d’une nécessité de régularisation.