Consultation publique sur la démarche d’étude d’impact selon l’approche équilibrée de l’aéroport de Paris - Charles-de-Gaulle

Consultation du 23/12/2024 au 18/03/2025 - 2367 contributions

Contexte
L’aéroport de Paris-CDG est situé sur 3 départements : Le Val d’Oise, la Seine-et-Marne et la Seine-Saint-Denis.

En 2023, il est le 1er aéroport de l’union européenne en termes de passagers et de tonnage de fret et le 10ème aéroport mondial pour le trafic passagers.

Il occupe par ailleurs une place singulière et centrale parmi les aéroports français puisqu’il représente, en France métropolitaine, plus d’1/3 du trafic passagers et plus de 80% du fret avionné.

Du fait de l’orientation des deux doublets de piste et des vents dominants, les zones les plus touchées par le bruit de l’aéroport sont des zones particulièrement peuplées du territoire du département du Val d’Oise. Ainsi, 90 % de la population comprise dans la carte stratégique de bruit du PPBE en vigueur est sur le territoire du Val d’Oise.

La plateforme est d’ores et déjà soumise à un certain nombre de restrictions afin de limiter les nuisances environnementales. Elles datent pour la plupart de 2003 :

- Applicables 24h/24

  • Interdiction des aéronefs de chapitre 2
  • Interdiction des aéronefs de chapitre 3 avec une marge cumulée < 5 EPNdB

- Applicable sur la plage de nuit (22h – 06h) : Interdiction des aéronefs de chapitre 3 avec une marge cumulée < 10 EPNdB

- Applicables sur le "cœur de nuit"

  • 00h30 – 05h30 : Interdiction des arrivées avec niveau de bruit certifié à l’approche > 104,5 EPNdB
  • 00h00 – 05h00 : Interdiction des départs avec niveau de bruit certifié en survol > 99 EPNdB
    Sur le cœur de nuit s’applique également un plafonnement des créneaux horaires de 00h00 à 05h30.

Malgré ces restrictions, il convient d’étudier les moyens de diminuer la forte gêne sonore.
Ainsi, afin d’améliorer la situation environnementale autour de l’aéroport dans le respect de la réglementation (Règlement (UE) n° 598/2014 du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 relatif à l’établissement de règles et de procédures concernant l’introduction de restrictions d’exploitation liées au bruit dans les aéroports de l’Union, dans le cadre d’une approche équilibrée, et abrogeant la directive 2002/30/CE), une étude d’impact selon l’approche équilibrée (EIAE) a été lancée sur Paris-CDG, sous l’autorité du préfet du Val d’Oise.

L’état d’avancement de la démarche a été présenté, lors d’une réunion à la préfecture du Val d’Oise le 17 décembre 2024, à différentes parties prenantes, membres de la commission consultative de l’environnement (CCE) de la plateforme aéroportuaire, représentants des entreprises et élus.

Lors de cette réunion, les objectifs de réduction de bruit ont été exposés. Ils s’entendent avec un intervalle de tolérance de 5 points (± 5 %), à la hausse comme à la baisse, compte-tenu de la précision des modèles retenus, à savoir :

  • Sur la journée complète : par rapport à 2019, réduire d’un tiers la population fortement gênée mesurée par l’indicateur HA55. L’objectif de réduction de bruit sera considéré comme atteint si la diminution de l’indicateur HA55 est comprise dans l’intervalle [-28% à -38%].
  • Sur la nuit (22h-06h) : par rapport à 2019, réduire de moitié la population fortement perturbée dans son sommeil mesurée par l’indicateur HSD50. L’objectif de réduction de bruit sera considéré comme atteint si la diminution de l’indicateur HSD50 est comprise dans l’intervalle [-45% à -55%].

La projection du trafic à horizon 2030, incorporant le recours aux mesures des trois premiers piliers mentionnés dans le règlement 598/2014 sans nouvelle restriction d’exploitation, montre que l’amélioration des performances acoustiques des flottes et la prise en compte de mesures opérationnelles optimisées ne suffisent pas à atteindre les objectifs de réduction de bruit.

1. Objet de la consultation du public
Compte tenu de l’avancement de l’EIAE, il convient désormais de bâtir des scénarios de restriction basés sur une amélioration accélérée des performances acoustiques des avions opérant sur la plateforme d’ici le 1er janvier 2030.

Aussi il est proposé aux participants d’apporter leurs contributions au regard des questions suivantes :

  • concernant les mesures du 3ème pilier, voyez-vous d’autres mesures opérationnelles qui pourraient être ajoutées et permettraient de réduire davantage les nuisances sonores ?
  • concernant les mesures de restriction à retenir pour favoriser une accélération du renouvellement des flottes d’avions opérant sur l’aéroport,
    * Faut-il mettre en place une restriction sur les avions de marge acoustique cumulée <11 EPNdB ?
    * Faut-il mettre en place une restriction sur les avions de marge acoustique <12 EPNdB ?
    * Faut-il mettre en place une restriction sur les avions de marge acoustique <13 EPNdB ?
    * Faut-il mettre en place une restriction sur les avions de marge acoustique <14 EPNdB ?
    * Faut-il mettre en place une restriction sur les avions de marge acoustique <15 EPNdB ?
    * Faut-il mettre en place une restriction sur les avions de marge acoustique <16 EPNdB ?
    * Faut-il mettre en place une restriction sur les avions de marge acoustique <17 EPNdB ?
    * Cette restriction sur les performances acoustiques des avions en deçà d’une certaine marge acoustique doit-elle s’appliquer sur toute la journée ? Sur la nuit ? Sur une plage horaire particulière ?
    * Faut-il mettre en place une restriction sur les niveaux de bruit certifiés à l’approche ?
    Sur quelle plage horaire ?
    À quel niveau entre 104,5 EPNdB (situation actuelle sur le coeur de nuit) et 97 EPNdB ?
    * Faut-il mettre en place une restriction sur les niveaux de bruit certifiés en survol ?
    Sur quelle plage horaire ?
    À quel niveau entre 99 EPNdB (situation actuelle sur le coeur de nuit) et 90 EPNdB ?

2. Consultations et étapes suivantes
Cette consultation vise à mieux apprécier la capacité des compagnies aériennes à satisfaire les nouvelles mesures opérationnelles envisagées et à recueillir les observations des parties prenantes sur ces nouvelles mesures opérationnelles.

Elle vise également à bien calibrer les différents types de restrictions visant à inciter les compagnies à accélérer l’amélioration de leur flotte, afin d’atteindre l’objectif de réduction de bruit.

Cette consultation durera 2 mois. Elle fera l’objet d’une synthèse qui sera publiée sur ce site, avec l’ensemble des contributions reçues.

Elle pourra conduire à l’élaboration de scénarios de restrictions dont les conséquences sur le bruit seront évaluées ainsi que le rapport coût-efficacité.

A l’issue de ces travaux, un rapport de synthèse de l’étude d’impact de l’approche équilibrée sera transmis par le préfet du Val-d’Oise aux ministères chargés des transports et de la transition écologique.

Si l’autorité réglementaire envisage des mesures de restriction d’exploitation, ces dernières seront elles-mêmes soumises à un processus de consultation, durant au moins 3 mois, conformément aux dispositions de l’article 6 du règlement (UE) n° 598/2014.

Le texte sera, en parallèle, présenté aux membres de CCE de l’aéroport, pour avis.

Le projet d’arrêté, éventuellement modifié pour tenir compte des consultations, pourra ensuite être transmis pour avis à l’ACNUSA puis à la Commission européenne.

La ou les restrictions d’exploitation, qui seront éventuellement envisagées, entreront en vigueur après application du délai de prévenance prévu à l’article 8.1 du règlement (UE) n° 598/2014.

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Commentaires

  •  STOP AUX NUISANCES AERIENNES, le 8 mars 2025 à 23h38
    Stop aux nuisances aériennes qui perturbent les jours et les nuits des habitants de la vallée de Montmorency. Il n’est pas normal d’être réveillé la nuit par des avions et de devoir vivre les fenêtres fermées le jour pour ne pas être interrompu toutes les 3 minutes lors d’une discussion.
  •  Nuisances aériennes Roissy Cdg, le 8 mars 2025 à 20h10
    Nous habitons Sannois rue jean mermoz et nous sommes très incommodés jours et nuits par les avions passant au dessus de l’immeuble lors qu’il y a la forêt de st leu la forêt et taverne. Vol après 24h et à 4h22 pour les premiers. Pas possible de dormir la fenêtre ouverte et même fermée. Les avions volent bas si bien que nous pouvons lire très facilement le nom de . la compagnie. Merci de modifier les couloirs de survol de Sannois 95110
  •  On a besoin de calme, de silence et d’air pur, le 8 mars 2025 à 19h59
    On a besoin de calme, de silence et d’air pur. Et c’est pour ça qu’on habite en banlieue, dans la vallée de Montmorency, à Franconville. Et forcément, les avions, avec le bruit et la pollution qu’ils apportent, ça nous dérange beaucoup. Vous dites qu’il y a déjà des restrictions sur les vols au niveau, elles sont loin d’être suffisantes ! Combien de fois suis-je réveillée par le passage d’un avion au cours de la nuit ? Souvent ! Et l’été, impossible de fermer l’œil lorsque l’on dort avec les fenêtres ouvertes, et toute l’isolation phonique du monde n’y changera rien. Et lorsque j’essaie de profiter de mon jardin et que le passage incessant des avions nous pourrit la journée de beau temps. Les mesures à prendre sont simples :
    - Pas de vol pendant le nuit de 23h à 6h du matin, et encore c’est une nuit courte !
    - Pas d’augmentation du nombre de vols : plafonnement à 440 000 mouvements par an.
    - Retirer les avions bruyants de la circulation (marge inférieure à 17 EPNdB)
    - Changer le décollage pour monter plus vite. Changer l’atterrissage pour ne pas survoler les zones très peuplées.
  •  Stop à la pollution , le 8 mars 2025 à 19h33
    J’ai la chance d’être peu touchée par la pollution sonore car assez loin de l’aéroport MAIS pourquoi s’entêter à maintenir un transport qui empêche des gens de dormir ou même de profiter du calme en journée ? Pourquoi ce rythme effréné ? Nous avons survécu à l’arrêt de la circulation des avions en 2020, je pense qu’on pourrait vivre avec beaucoup moins d’avions. Donc moins même si c’est en journée et rien la nuit. Vive le train !
  •  Mettre les facteurs de réduction du trafic à leur maximum, le 8 mars 2025 à 17h32
    Nous pourrions attendre que le contenu d’une quelconque consultation publique des populations intéressées par l’objet de ladite consultation, soit éducatif, que les éléments, même techniques mais nécessaires, apportés, soient clairs et compréhensibles de toutes et tous afin de bien en faire comprendre les enjeux. Il n’en est rien en ce qui concerne la consultation publique sur la démarche d’étude d’impact selon l’approche équilibrée de l’aéroport de Paris - Charles-de-Gaulle. Ainsi, les questions posées sont totalement abstraites pour qui n’est pas « professionnel ». Leur dirigisme peut par ailleurs empêcher une réflexion plus large comme sur l’aménagement du territoire, l’emploi, les transports, la remise en cause de notre consommation effrénée. Oui, « l’aéroport existe depuis 1974 ». Oui, « dans les années 70 et 80, les avions étaient bien plus polluants, extrêmement bruyants et consommateurs de carburant ». Mais depuis, de nombreuses enquêtes et études ont été réalisées. Toutes démontrent que le bruit perturbe au quotidien, jour et nuit. Que les nuisances sonores la nuit réduisent la durée de vie en bonne santé de plus de deux ans. Que le cout de l’impact annuel du bruit sur la santé en France est de plusieurs milliards. Et, enfin, que la concentration des particules ultra fines est semblable à celle du boulevard périphérique de Paris avec, là encore, toutes les conséquences sur la santé pour les habitant.e.s, les salarié.e.s, la biodiversité. Ces enquêtes, études, sont expliquées et diffusées par des organismes indépendants, par de nombreuses associations. Leurs conclusions sont rappelées dans les différentes contributions déposées. A chacun et chacune de s’y référer par une lecture attentive non partisane. C’est ce qui devrait être attendu des pouvoirs publics et des autorités de la plateforme aéroportuaire. Elles ont ainsi l’entière responsabilité de travailler sur l’aménagement du territoire afin d’orienter les trajectoires évitant le survol des zones urbanisées, de respecter le calendrier fixé pour donner suite aux réunions de travail de toutes les parties prenantes. Face au réchauffement climatique et à la perte de la biodiversité, le développement du fret, si cela est absolument nécessaire, devrait être étudié au regard du changement obligatoire de paradigme de notre consommation et de nos déplacements. Ainsi, l’aménagement du territoire doit admettre la mise en place d’un développement de la meilleure distribution possible en circuits courts. Ceci doit s’accompagner d’une réduction drastique des produits importés au profit d’un développement agricole local et d’une réindustrialisation du pays. Le report des déplacements aériens, professionnels ou de loisirs, vers le train pour des destinations européennes doit devenir également une priorité. Ces dispositions ne peuvent ignorer la mise en place d’une politique forte de reclassement des salarié.e.s impacté.e.s, de création d’emplois, (agricoles, touristiques, etc.) accompagnée des formations ad hoc. Ainsi, le réchauffement climatique, la santé publique, la perte de biodiversité, obligent à la mise en place de tous les facteurs, à leur maximum, répondant à la gêne sonore, en particules fines, sans oublier une éventuellement zone à minima grise, sur l’environnement, au sens le plus large possible, de l’aéroport Roissy Charles de Gaulle.
  •  Habitant d’Enghien Les Bains, le 8 mars 2025 à 17h26
    J’avoue être assez surprise de certains commentaires apparaissant dans cette consultation qui paraissent plus l’œuvre de l’hobbies travaillant pour l’aérien que de personnes répondant à une étude d’impacts des bruits sur les citoyens. En tant que citoyenne voici le constat actuel que je fais : je ne peux que constater le passage bas et continu des avions au dessus de nos têtes (env toutes les 45s) avec des bruits plus ou moins prononcés nous forçant l’été souvent à nous arrêter de parler. Je constate hélas que le “couvre feu” de nuit n’est que très relatif et nous réveille bien trop souvent à des heures indues. Il me paraît clair que sans législation le secteur ne bougera pas et le problème ne fera alors qu’empirer. Alors oui à la réduction des bruits des moteurs et à un couvre feu plus respectueux de notre santé. Merci également de penser à nous, les travailleurs qui vivent sous le kérosène et participent également à l’économie de ce pays à rester en bonne santé tout en étant un peu plus respectueux de notre environnement.
  •  Habitante Enghien Les Bains , le 8 mars 2025 à 17h15
    J’avoue être assez surprise de certains commentaires apparaissant dans cette consultation qui paraissent plus l’œuvre de l’hobbies travaillant pour l’aérien que de personne répondant à une étude d’impacts des bruits sur les citoyens. En tant que citoyenne voici le constat actuel que je fais : je ne peux que constater le passage bas et continu des avions au dessus de nos têtes (env toutes les 45s) avec des bruits plus ou moins prononcés nous forçant l’été souvent à nous arrêter de parler. Je constate hélas que le “couvre feu” de nuit n’est que très relatif et nous réveille bien trop souvent que ce qu’il ne le devrait. Il me paraît clair que sans législation le secteur ne bougera pas et le problème ne fera alors qu’empirer. Alors oui à la réduction des bruits des moteurs et à une couvre feu plus respectueux de notre santé. Merci également de penser à nous, les travailleurs qui vivent sous le kérosène et participent également à l’économie de ce pays á rester en bonne santé tout en étant un peu plus respectueux de notre environnement.
  •  Plus de nuisances, plus de bruit, plus de pollution atmosphérique, plus de problèmes de santé, moins de durée de vie en bonne santé, moins de durée de vie tout court !, le 8 mars 2025 à 16h46

    Bonjour à tous,
    Pour avoir acheter mon logement à Soisy sous Montmorency en mars 2018, j’avais réclamé à plusieurs reprises à l’agence immobilière des informations sur les nuisances potentielles de Roissy à 17 kms de là. Bien sûr à l’époque il n’était pas encore question de fournir un document aux futurs acheteurs d’un bien aux alentours d’un aéroport. Moralité, le bruit et la pollution nous font amèrement regretter l’achat de notre habitation avec de nombreux réveils nocturnes, pendant la période où les avions cargos les plus gros et anciens circulent. Une aberration. C’est aussi sans compter les problèmes respiratoires liés à la combustion des aéronefs. Aussi, ma demande est simple :

    Quand sera mise en place de la descente continue généralisée H24
    ▪ L’augmentation de l’angle d’atterrissage
    ▪ Le décollage en seuil de piste
    Permettant une altitude de survol plus élevée des habitations .
    ▪ L’équilibrage du trafic aérien entre les deux doublets sur l’ensemble des 24h, par
    diminution du nombre de vols du doublet sud sans report sur le doublet nord, donc
    associé au plafonnement à la baisse de l’aéroport.

    Je vous remercie pour ces réponses.

    Bonne journée et peut être bonne nuit mais j’en doute.

  •  Demandes de mesures vraiment efficaces pour réduire le bruit des avions que nous subissons au détriment de notre santé !, le 8 mars 2025 à 16h32

    *Plafonnement à 440 000 mouvements d’avions par an.
    *Plafonnement des vols nocturnes à 30 000 mouvements d’avions entre 22h et 6h en 2025 puis réduction progressive des vols de nuit pour un couvre-feu en 2031.
    *Retrait des avions les plus bruyants de marge inférieure à 17 EPNdB de jour comme de nuit dès 2025.

    Une altitude de survol plus élevée :
    *La mise en place de la descente continue généralisée H24
    *L’augmentation de l’angle d’atterrissage
    *Le décollage en seuil de piste
    *L’équilibrage du trafic aérien entre les deux doublets sur l’ensemble des 24h, par diminution du nombre de vols du doublet sud sans report sur le doublet nord, donc associée au plafonnement à la baisse de l’aéroport, avec des conditions de survol actuellement défavorables au doublet nord qui survole notamment Conflans Sainte Honorine, ramenées à l’identique.

    Restriction sur les avions de marge acoustique <17 EPNdB, de jour comme de nuit.

    Les restrictions sur les niveaux de bruit certifiés sont à mettre en place de jour comme de nuit :
    *A l’approche : 95,5 EPNdB dès 2025 puis intensifier la restriction au fil des années.
    *En survol : 90 EPNdB dès 2025 puis intensifier la restriction au fil des années.

  •  maltraitance aérienne, le 8 mars 2025 à 16h14
    Vivre dans la vallée de Montmorency, c’est faire le choix de se rapprocher de la nature tout étant à 20 minutes de la capitale. Malheureusement, le ballet incessant des avions impacte très fortement notre qualité de vie. Ici, les nuisances sonores battent des records. Non seulement le trafic aérien contribue à dégrader l’environnement mais il dégrade directement et indirectement notre santé. Tout ce qui permettra de réduire le bruit des avions sera bénéfique. Nous sommes décidés à ne plus subir.
  •  Stop nuisance aérienne. , le 8 mars 2025 à 14h15
    C’est infernal : aucun moment de répit. Le bruit est incessant le jour comme le nuit . C’est impossible de se reposer. Faut il vivre avec un casque anti bruit ? Faut ’il déménager ? Merci de nous apporter de l’aide , c’est impossible de vivre dans ce contexte. J’habite la ville D’Eaubonne ( 95 600).
  •  Place de la France, le 8 mars 2025 à 14h04
    Importance de conserver un hub à Charles de Gaulle avec des capacités qui permette le rayonnement de la France
  •  L’enfer des avions, le 8 mars 2025 à 13h14
    Nous habitons à près de 26km de l’aéroport CDG (La Frette sur seine) mais le ballet incessant des avions est au cauchemar. Aujourd’hui il fait un temps magnifique mais impossible d’ouvrir les fenêtre pour profiter du printemps, le bruit est insupportable et surtout la cadence infernale. Même pas deux minutes entre deux avions… Il serait grand temps d’appliquer des mesures simples à mettre en oeuvre : le plafonnement du trafic à 440 000 vols par an, un couvre-feu nocturne de 22 h à 6 h, et l’interdiction des avions les plus bruyants dès 2025. La descente continue en revanche m’inquiète un peu car certains (qui se trouveront sous le couloir) seront pénalisés par une plus grande concentration des avions.
  •  Consultation publique sur la démarche d’étude d’impact selon l’approche équilibrée de l’aéroport de Paris - Charles-de-Gaulle, le 8 mars 2025 à 11h34

    Le bruit tue. Le bruit rend fou.
    2 nuits consécutives avec à peine 3h de sommeil à cause de ce putain de bruit ;
    Réveil nocturne en permanence. Impossibilité de se rendormir. La journée encore ce putain de bruit. Au travail (la ville voisine) encore ce putain de bruit. La nuit, le joiur et un système mis en place pour ne pas pouvoir alerter et quand c’est fait auprès de vous M.Le préfet, vous ne faites rien

    l’ EPNdB (Effective Perceived Noise Level dB) OACI Ann.16,Vol.1, chap 4. Niveau de bruit perçu pour un seul passage d’avion
    C’est un évaluateur de bruit basé sur la perception des effets subjectifs du bruit à large bande perçu à un instant donné lors du passage d’un aéronef. C’est le niveau de bruit déterminé empiriquement comme étant aussi élevé que 1 kHz d’une bande de tiers d’octave d’un échantillon de bruit aléatoire (voir l’Appendice 2, section 4.2 pour les spécifications). L’EPNdB sert pour la certification acoustique des aéronefs selon les normes de l ‘annexe 16 du volume 1 de l’OACI. IL n’est pas un indicateur qui figure dans la directive 2002/49/CE. Or, pour évaluer l’exposition réelle au bruit des populations et évaluer les impacts sur la santé il faut des indicateurs sur des périodes longues

    L’évaluation du bruit EPNDB OACI est différente de ce qu’exige le directive européenne 2002/49/CE consolidée de 1008 pages. La mesure d’évaluation du bruit sera le niveau effectif de bruit perçu exprimé en EPNdB, comme il est décrit à l’Appendice 2.
    Méthode d’évaluation du bruit au fin de la certification acoustique (Appendice 2) : évaluateur Niveau effectif de bruit perçu. Évaluateur à un chiffre pour le passage d’un aéronef, qui tient compte des effets subjectifs du bruit de l’aéronef sur l’être humain, égal à l’intégration du niveau de bruit perçu (PNL) sur la durée du bruit ajusté pour tenir compte des irrégularités spectrales (PNLT), et normalisé à une durée de référence de 10 secondes
    (voir l’Appendice 2, section 4.1 pour les spécifications). La directive quant à elle d’après ses défininitions art 3 : « Evaluation », toute méthode servant à calculer, prévoir, estimer ou mesurer la valeur d’un indicateur de bruit ou les effets nuisibles correspondants (art. 3 dir 2002/49/CE)
    Les valeurs de Lden et Lnight sont déterminées à l’aide des méthodes d’évaluation définies à l’annexe II (art. 6 dir 2002/49/CE) – directive 2015/996 et directive déléguée 2021/1226
    A aucun moment dans vos documents il n’y a trace ni d’expliaction ni d’indicateurs de bruit.
    L’ EPNdB sert pour la certification acoustique des aéronefs. Il compare uniquement le bruit des avions entre eux. Il n’évalue pas l’impact global des nuisances sur la population exposée au bruit dans une zone définie. Il ne permet pas d’obtenir Lden et Lnight directement. Il ne peut évaluer la forte gêne, les troubles du sommeil et les maladies ischémiques.

    Selon l’OACI le bruit instantané est évalué en 3 points de mesure alors que l’exposition moyenne au bruit s’étudie sur une longue période
    La directive introduit d’autres indicateurs de bruit supplémentaires (bruit impulsionnel, bruit comportant des composantes à tonalité marquée etc… L’annexe II de la directive consolidée donne la méthodologie
    Le bruit instantané de l OACI est analysé en bandes de tiers d’octave alors que la directive 2002/49/CE, ne l’applique pas pour le bruit des avions. Il s’applique pour les bruits des transports routiers. : Les calculs sont effectués en bande d’octave pour le trafic routier et ferroviaire, et le bruit industriel, hormis pour la puissance acoustique de la source de bruit ferroviaire qui utilise des bandes de tiers d’octave.

    L’unité de mesure OACI écrit pourtant que c’est une approximation. Le dB (EPNdB) basé sur une pondération comprenant lors du passage d’un avion, la fréquence du bruit de fond, la durée du bruit et le niveau de pression acoustique maximale
    Note 3.— Le présent appendice spécifie l’appareillage de mesure à utiliser pour mesurer les niveaux de bruit produit par les aéronefs dans le cadre de l’activité d’un aérodrome. Les niveaux de bruit mesurés conformément à cet appendice constituent des approximations du niveau de bruit perçu (PNL) exprimé en PNdB, calculées par la méthode décrite au § 4.2 de l’Appendice 1.
    L’unité de mesure de la directive est : dB(A), indicateurs L-den et L-night
    L’EPNdB est juste une mesure du bruit perçu.

    Les points de mesure d’évaluation du bruit : selon OACI : 3 points de mesure uniquement (chapitre 4) :
    -  A l’approche :
    point de référence de mesure du bruit à l’approche : point au sol, situé sur le prolongement de l’axe de la piste à 2 000 m du seuil ; sur terrain plat, ce point est situé à 120 m (394 ft) au-dessous d’une pente de descente de 3° ayant son origine en un point situé à 300 m au-delà du seuil.
    -  Décollage :
    point de référence de mesure du bruit au survol : point situé sur le prolongement de l’axe de piste, à une distance de 6,5 km du début du roulement au décollage ;
    -  Mesure de bruit latéral :
    Point de mesure latéral (650 m de l’axe de piste pour les avions à hélices et 450 m de piste pour les avions à réaction)

    Pour la directive : Points d’évaluation - directive 2015/996 et directive déléguée 2021/1226
    Les modèles de propagation du bruit prennent en compte :
    -  Le type de source du bruit
    -  La puissance acoustique
    -  La trajectoire de l’avion
    -  Son nombre de passages
    -  La météo
    -  Les caractéristiques du terrain
    -  Les points d’évaluation en façade de bâtiments (logements habités,écoles, hôpitaux
    -  La hauteur du bâtiment
    -  Les espaces publics
    Des correctifs sont également apportés lors des virages …

    Là ou l’OACI parle de points de mesure la directive évoque les points d’évaluation.

    Absence de modélisation par lOACI pour lutter contre le bruit et préserver la santé des riverains :
    La modélisation OACI est basée sur les niveaux de bruit mesurées en certification à des distances standard (cf point de mesure)
    2.2.2.2.3 Les conditions météorologiques à 10 m au-dessus du sol seront mesurées à moins de 2 000 m (6 562 ft) des emplacements des microphones. Elles seront représentatives des conditions qui prévalent dans la zone géographique dans laquelle les mesures du bruit sont prises. Pour la directive elle est basée sur des modèles de propagation du bruit tenant compte du relief, du sol, des réflexions en façade, etc…
    Pour les zones urbaines des précisions sont apportées pour évaluer les habitations occupées, les hôpitaux, écoles.

    L’OACI est volontairement pauvre pour lutter contre les nuisances sonores et leur impact délétère sur la santé. Elle entretient habilement tout un vocabulaire qui vise à la manipulation.

    L’EPNDB est valable pour le bruit de chaque avion pris individuellement. La certification acoustique ne retient pas la fréquence des vols. Il ne retient que le bruit lors du passage dans les 3 points. Il n’évalue pas l’impact du bruit sur la population dans une zone donnée.

    Nous demander de nous prononcer sur des EPNDB basées sur les mensonges est ignoble M. Le Préfet. Vous êtes énarque avec du bon sens. Comment pouvez-vous vous laisser abuser par ce que vous a fourni l’aviation civile.? Exigez leur méthode calcul. Exigez des explications au regard des directives 2015/1996, 2021/1226 et 2020/367. Interrogez-vous, pour quelles raisons la directive européenne n’a jamais été appliquée et notamment avec l’aide du Conseil d’Etat. Posez-vous les bonnes questions M. Le préfet,, si le bruit n’a jamais tué alors pour quelles raisons la directive n’est pas appliquée ? Pour quelles raisons la France est sans cesse monter du doigt par l’UE et qu’elle paye des amendes ? Pour quelles raisons la transposition en droit interne de la directive et maintenant de l’application du règlement 598/2014 ne correspondent pas aux ojectifs qui visent à préserver la santé des riverains ???????????????????????????

    ,

  •  RAS LE BOL DES AVIONS - insupportable au quotidien, le 8 mars 2025 à 11h08

    Cela devient insupportable…
    Il ne fait plus bon vivre à ENGHIEN LES BAINS.
    Il est loin le temps où nous pouvions dire que nous vivions paisiblement, loin de l’agitation et du bruit de Paris.
    A cause des avions, nous ne pouvons plus dormir et ne pouvons plus profiter de notre jardin.
    J’ai 40 ans, je fais de l’hypertension, et viens de déclencher une maladie cardiovasculaire.
    Que dois-je répondre à ma cardiologue qui me dit d’avoir au moins une nuit réparatrice?
    Que je ne peux pas, car des avions volent extrêmement bas, en étant très bruyant jusqu’à 1h30 du matin (ASL Airlines et Fedex notamment), et que les vols reprennent ensuite dès 5h du matin à la queue queue.
    Même avec des boules dans les oreilles, nous sommes systématiquement réveillés par les grincements des trains d’atterrissage dès 5h du matin, c’est épouvantable et insupportable.
    Ensuite, les avions passent de façon interrompue au dessus de nos têtes. Certaines heures, c’est toutes les 2 minutes, ils sont à la queue leu leu. Nous n’avons pas le temps de reprendre notre souffle qu’un autre arrive, déchirant l’air.
    Il n’y a aucune accalmie dans la journée, aucun "temps mort"…
    Certains avions sont tellement bas que nous pouvons voir le nom des compagnies aériennes sur leur flan…

    Voici donc mes demandes, que je vous remercie de bien vouloir prendre en compte, en en demandant l’application dès à présent :
    - Plafonnement à 440 000 mouvements d’avions par an.
    - Plafonnement des vols nocturnes à 30 000 mouvements d’avions entre 22 h et 6 h en 2025 puis réduction progressive des vols de nuit pour un couvre-feu total entre 22h et 6h,
    - Retrait des avions bruyants de marge inférieure à 17 EPNdB de jour comme de nuit dès 2025.

    Pour permettre de réduire davantage les nuisances sonores, il convient de prévoir :
    + la mise en place de la descente continue généralisée H24 (on en parle depuis longtemps, mais nous attendons toujours sa mise en place)
    + Une altitude de survol plus élevée des habitations (augmentation de l’angle d’atterrissage et décollage en seuil de piste)
    + équilibrage du trafic aérien entre les deux doublets sur l’ensemble des 24h.
    + restrictions d’exploitation interdisant les avions les plus bruyants (les compagnies aériennes doivent renouveler leurs flottes pour des avions moins bruyants), à savoir restriction sur les avions de marge acoustique <17 EPNdB de jour comme de nuit,
    + mettre en place des restrictions sur les niveaux de bruit certifiés de jour comme de nuit :
    - à l’approche : 95,5 PNdB dès 2025 puis intensifier la restriction au fil des années,
    - en survol : 90 EPNdB dès 2025 puis intensifier la restriction au fil des années.

    La balance est vite faite entre quelques centaines d’emplois à Roissy (qui pourraient très bien être sauvegardés en mettant en place les mesures demandées) et la tranquillité et santé de millions de personnes !

    Monsieur le Préfet, nous comptons sur vous pour que cette enquête publique ne soit pas vaine…
    Une administrée excédée, voulant retrouver de la tranquillité et des nuits sereines.

  •  Réduction drastique des nuisances liées au trafic aérien à Montmorency, le 8 mars 2025 à 10h19

    Les nuisances à Montmorency sont très, trop, et de plus en plus importantes.
    Les avions volent très bas, et le trafic est extrêmement intense.

    Concernant les mesures de restriction à retenir pour favoriser une accélération du renouvellement des flottes d’avions opérant sur l’aéroport, il faut mettre en place une restriction sur les avions de marge acoustique cumulée <11 EPNdB, jour et nuit.
    Il faut mettre en place une restriction sur les niveaux de bruit certifiés à l’approche, 24h/24, inférieur 90 EPNdB.

  •  Nuisances insupportables, le 8 mars 2025 à 08h55
    Bonjour, Nous sommes le samedi 8 mars 2025 à Conflans Sainte Honorine et subissons un flot ininterrompu d’avions à très basse altitude au dessus de notre ville. Au delà du nombre, pourquoi ces avions volent ils si bas alors que l’aéroport est à plus de 30km de notre ville ? Pourquoi le doublet nord souffre de cette particularité qui ne se retrouve pas dans le doublet sud (les avions volent beaucoup plus haut). C’est un enfer et évidemment les pouvoirs publics gagnent du temps en faisant et refaisant des consultations alors que le problème est identifié depuis 15 ans. La descente douce est sur la table depuis 10 ans au moins et toujours rien faute de réel courage. Nous comptons sur vous pour , enfin, penser aux habitants avant de penser aux intérêts financiers . Merci
  •  Avoir une approche équilibrée permettant à la fois la réduction du bruit et le maintien de l’activité aéronautique en France, le 8 mars 2025 à 07h04

    Par des réductions arbitraires d’activité et/ou taxations supplémentaires, la situation de la France ne se retrouve que plus exposée au regard de celle de nos voisins
    européens ou de pays bénéficiant de cette politique
    (Middle east). Ceci peut meme accroitre l’activité dans ces autres pays moins
    respectueux de nos règles et joue le role d’un aggravement de la situation globale.

    Pa ailleurs, de telles politiques ferment la porte de la preparation de l’avenir qui doit intégrer le
    financement de la modernisation des flottes d avions, mais aussi le financement de la filière de carburant durable ou encore le financement du développement
    d’avions moins bruyants et pollueurs.

    En parallèle, il faut poursuivre les efforts de réduction de bruit pour
    limiter les contraintes sur les riverains des aéroports : optimisations de
    trajectoire d abord et augmentation progressive des contraintes en cohérence avec les évolutions technologiques (par exemple en
    passant à une restriction sur les avions de marge acoustique cumulée <11
    EPNdb ou en retenant un niveau entre 96/97 EPNdB sur la plage horaire de
    nuit (versus 99 actuellement))

  •  Centraliser l’innovation , le 7 mars 2025 à 22h12
    L’aéroport de CDG permet le rayonnement de la france dans le monde. Cet aéroport est un outil majeur de souveraineté en permettant de placer Paris et la Grance au milieu d’un centre d’influence. Avec un aéroport puissant et une compagnie française puissante, la France peut aussi mettre en avant le développement durable. Ne pas opposer innovation et progrès à developpement durable. Limiter CDG, limiter les compagnies Française, c’est donner aux autres pays la décision sur l’orientation du développement durable
  •  Approche équilibrée = croissance mesurée + progrès technologiques, le 7 mars 2025 à 21h49

    Bien qu’étant sensible au souhait des habitants des environ de Roissy de subir le moins possible les nuisances sonores des avions. Il me semble que les progrès technologiques faits depuis plusieurs dizaines d’année a largement contribué à diminuer le bruit émis par les avions et en particulier les avions de dernières générations. D’autre part il me semble que la grande majorité des riverains ont pour la plupart acheté leur logement connaissant l’existence de ces nuisances puisque l’aéroport a été construit il y a plus de 50 ans.

    De plus, il me semble que l’activité de transport aérien est utile à un pays moderne comme la France. Il permet le tourisme indispensable à notre pays (hôtellerie, restauration…) mais également les échanges commerciaux (fret) . Les grands centres de business mondiaux comme Paris ont tous des aéroports internationaux à proximité.

    Bien entendu sans avoir les chiffres j’imagine que l’ensemble de l’activité d’un aéroport comme CDG offre un bassin d’emplois indispensable à la région dont bénéficient directement ou indirectement les riverains.

    Approche équilibrée oui c’est à dire une croissance mesurée et régulière en parallèle de progrès technologiques qui limitent les nuisances.