Projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Consultation du 08/06/2026 au 29/06/2026 - 2626 contributions

La présente consultation porte sur un projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 encadrant les opérations d’effarouchement simple et renforcé de l’ours brun pour prévenir les dommages aux troupeaux. Il vise principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’Office français de la biodiversité (OFB) réalisent des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes cadres qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Les éleveurs, membres d’un groupement pastoral, gestionnaires d’estive, bergers et lieutenants de louveteries pourront donc réaliser des opérations en complément de l’OFB, afin de réduire les délais d’intervention et de gagner en efficacité. Le projet d’arrêté apporte des garanties pour une mise en œuvre de ces opérations sécurisée : obligation de formation, intervention validée par le préfet, compte-rendu transmis dans les 72 heures suivant les opérations. Par ailleurs, le texte prévoit également quelques modifications et précisions dans l’article 4 encadrant les opérations d’effarouchement renforcé.

1. Contexte général

Ce projet d’arrêté s’inscrit dans le cadre du plan d’action ours brun 2018-2028, publié le 9 mai 2018. Ce dernier s’inscrit lui-même dans la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la biodiversité.

L’ours (Ursus arctos) est une espèce strictement protégée au niveau international (Convention de Berne), communautaire (directive dite « Habitat Faune Flore ») et français (code de l’environnement). À ce titre, toute perturbation intentionnelle des spécimens d’ours est interdite, mais des dérogations sont possibles pour prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques, à condition qu’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes et que les opérations ne nuisent pas au maintien du bon état de conservation de la population.

L’effarouchement comprend une série de dispositifs pouvant être utilisés pour éloigner l’ours des troupeaux quand les mesures de protection sont insuffisantes. Une mesure d’effarouchement est assimilée à une perturbation intentionnelle et ne peut donc être mise en place que sur la base d’une dérogation. Le projet d’arrêté a pour objet de fixer les conditions et limites dans lesquelles ces dérogations peuvent être accordées par les préfets, lorsqu’elles visent la prévention des dommages aux troupeaux domestiques par prédation.

En juin 2019, a été publié un premier arrêté permettant la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux lors de la saison d’estive 2019. Il prévoyait la mise en œuvre de mesures graduées pour répondre aux attaques d’ours : effarouchement simple via des moyens sonores, olfactifs, lumineux, puis effarouchement renforcé par tirs de cartouches à double détonation ou en caoutchouc. Le dispositif a été reconduit en 2020 puis en 2021, également de manière expérimentale. Des modifications significatives ont été apportées à l’arrêté de 2021 par rapport à celui de 2020, notamment pour renforcer les exigences en matière de formation pour les personnes habilitées à pratiquer l’effarouchement renforcé, apporter des précisions sur les conditions de réalisation des tirs, et réserver l’usage des munitions en caoutchouc aux situations où l’ours représente un risque en raison d’un comportement menaçant. En 2022, après 3 années de mise en œuvre expérimentale et après analyse des bilans annuels et du bilan triennal produits, il a été décidé de mettre en place ces mesures de manière pérenne, en introduisant toutefois de nouvelles évolutions, dont l’interdiction de mener des opérations d’effarouchement renforcé dans le cœur du Parc national des Pyrénées. Un nouvel arrêté-cadre a donc été publié le 21 juin 2022 (arrêté du 20 juin 2022 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux).

Cependant, en raison de l’annulation, par décision du 31 octobre 2022 du Conseil d’Etat, des dispositions relatives à l’effarouchement renforcé figurant dans l’arrêté ministériel relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement pour l’année 2021, il est apparu nécessaire de renforcer l’encadrement de l’effarouchement renforcé au moyen d’un nouvel arrêté. La décision du Conseil d’État en date du 31 octobre 2022 motivait l’annulation par l’absence « de mécanisme encadrant la mise en œuvre du dispositif d’effarouchement renforcé auprès des femelles en gestation et suitées ». L’arrêté-cadre du 4 mai 2023 a donc apporté des modifications supplémentaires susceptibles de répondre aux griefs du Conseil d’Etat, tout en confortant les opérations d’effarouchement de nature à faciliter la cohabitation entre l’ours et les activités humaines, et notamment l’élevage. Néanmoins, alors que l’arrêté du 20 juin 2022 était similaire à celui du 31 mai 2021 concernant les conditions de mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé, le Conseil d’Etat, convaincu par les nouveaux éléments de l’administration concernant l’absence d’effets sur les femelles gestantes et suitées, a rejeté les requêtes demandant l’annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 dans ses décisions du 10 juillet 2023 et du 18 avril 2024. Dans l’intervalle, dans l’hypothèse d’une annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 par le Conseil d’Etat, afin d’apporter des garanties nouvelles, l’arrêté du 4 mai 2023, avait notamment introduit la restriction aux seuls agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) de la possibilité de mettre en œuvre les mesures d’effarouchement renforcé.

2. Bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé depuis 2019

Les bilans annuels et pluriannuels des opérations d’effarouchement témoignent, d’une part, de l’absence d’effets négatifs apparents sur la population ursine et sa répartition, et d’autre part, d’une efficacité concernant l’évitement de la déprédation, particulièrement s’agissant de l’effarouchement renforcé. L’effarouchement renforcé a mis en fuite tous les ours observés, avec échec de la tentative d’approche du troupeau dès mise en œuvre de tirs à effet sonore (parfois répétés pour conduire à la fuite du prédateur). Les opérations ont ainsi eu pour conséquence l’absence de déprédation constatée sur les troupeaux regroupés sous la protection des effaroucheurs. Aucun ours n’a manifesté de comportement agressif, aucun ourson n’a été séparé de sa mère et il n’a jamais été besoin de recourir aux balles en caoutchouc (prévues en ultime recours en cas de risque pour les opérateurs). Par ailleurs, le déploiement des effarouchements s’est accompagné d’une évolution importante de la mise en place des mesures de protection, condition nécessaire à la réalisation des effarouchements. En outre, pour les éleveurs et les bergers, les effarouchements, en particulier renforcés, sont considérés comme une mesure complémentaire aux mesures de protection, dont ils contribuent indirectement au déploiement.

Depuis la première année d’expérimentation, le bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé (principalement mis en œuvre en Ariège) est le suivant :

-  en 2019, sur 15 nuits d’intervention, 5 ont vu un contact avec l’ours ;
-  en 2020, 34 opérations programmées ont donné lieu à 70 nuits d’effarouchement dont 13 ont fait l’objet d’au moins un contact avec un ours ; ainsi, 13 opérations ont donné lieu à l’effarouchement d’au moins un ours au moyen de cartouches à effet sonore ;
-  en 2021, 47 opérations ont été réalisées, totalisant plus de 93 nuits d’intervention ; au cours de 18 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) a été pratiqué à l’aide de munitions à double détonation ;
-  en 2022, 20 opérations ont été réalisées, totalisant 40 nuits d’intervention ; au cours de 6 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) ;
-  en 2023, 19 opérations ont été réalisées, pour un total de 38 nuits ; 13 opérations ont donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2024, 9 missions ont été conduites, totalisant 21 nuits ; aucune opération n’a donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2025, 23 opérations ont été réalisées, durant 59 nuits et 2 journées ; un effarouchement a été pratiqué lors de 4 missions.

Pour réaliser les effarouchements, l’OFB a créé en 2020 une brigade de 6 personnes, rattachée à la Brigade Mobile Grands Prédateurs, dont l’effectif n’a cessé d’augmenter afin de répondre aux besoins : en 2025, 14 agents dont 7 titulaires ont participé aux opérations.

On rappelle que, d’après le dernier bilan annuel du Réseau Ours Brun, portant sur l’année 2025, la population pyrénéenne d’ours brun poursuit son augmentation. L’effectif minimum détecté est de 108 individus, contre 96 l’année précédente, avec au moins 6 portées totalisant 8 oursons de l’année. Le taux d’accroissement moyen annuel entre 2006 et 2024 est ainsi estimé à +11,53%.

Malgré l’augmentation de la population ursine, les dommages sur l’ensemble du massif continuent à diminuer depuis plusieurs années. En 2025, 510 ovins ont été prédatés (contre 554 en 2024, 552 en 2023, 592 en 2022, 575 en 2021, 658 en 2020 et 1173 en 2019). En 2025, on a ainsi recensé 289 attaques d’ours (classées « prédation ours non écartée ») sur bétail et 2 attaques sur ruchers. Il est à noter que les dommages ne sont plus uniquement concentrés en Ariège, mais que la Haute-Garonne, et dans une moindre mesure les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques, connaissent des dégâts, même si 75% des prédations ont lieu en Ariège. Le déploiement progressif des mesures de protection sur le massif, et principalement en Ariège, ainsi que le recours aux effarouchements simples et renforcés, déployés depuis 2019, peuvent être considérés comme les principales causes de cette diminution.

3. Enjeu de la modification de l’arrêté du 4 mai 2023 envisagée

En 2026, le groupement pastoral d’Arreau a effectué une demande de dérogation espèce protégée afin de mettre en place de manière expérimentale des effarouchements par tirs non létaux réalisés par les éleveurs et bergers pour prévenir les dommages aux troupeaux. Une telle demande avait pour objectif de mener des interventions rapidement après le dernier épisode de prédation rencontré, avant que l’OFB n’effectue des opérations ou en lieu et place des interventions de l’OFB.

Afin d’apporter un cadre juridique sécurisé à la dérogation envisagée pour l’estive d’Arreau, il a été décidé de procéder à la modification de l’arrêté-cadre du 4 mai 2023 qui régit la mise en place des mesures d’effarouchement de l’ours brun. L’ambition est ainsi d’ouvrir à nouveau la participation d’intervenants extérieurs aux opérations d’effarouchement, en apportant des garanties particulières afin de sécuriser la mise en œuvre des mesures par ces opérateurs. A la différence des agents de l’OFB, les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie ne pourront pas faire usage des cartouches à munitions en caoutchouc qui pourraient présenter un risque d’accident : en cas de comportement menaçant de l’ours effarouché, ils pourront utiliser les bombes à poivre dont ils peuvent à présent être dotés. De même, les opérations effectuées par des intervenants extérieurs devront être préalablement validées par le préfet et les conditions de transmission des comptes-rendus exigeantes devront permettre de s’assurer que les dérogations sont réalisées dans les conditions requises et seront suspendues en cas de difficulté.

Les arrêtés préfectoraux autorisant les effarouchements renforcés qui seront délivrés en application de l’arrêté du 4 mai 2023 modifié seront dispensés des consultations obligatoires (l’arrêté-cadre y ayant été soumis), afin de permettre une meilleure réactivité par rapport aux besoins. Toutefois, les conditions exigeantes de mise en œuvre de ces mesures ne sont pas assouplies afin que l’effarouchement reste uniquement un recours alternatif si les moyens de protections s’avèrent insuffisants à prévenir les attaques : seuls les troupeaux pouvant attester d’une mise en œuvre effective et proportionnée des moyens de protection du troupeau et de la survenue de dommages malgré la mise en place de dispositifs d’effarouchement simple, pourront bénéficier des effarouchements renforcés.

4. Contenu du texte

Le présent projet vise donc principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’OFB puissent réaliser des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes antérieurs à l’arrêté du 4 mai 2023. Le Conseil d’Etat n’avait en effet pas condamné la participation d’intervenants extérieurs, l’arrêté du 20 juin 2022 ayant été jugé légal. En outre, l’intégration d’une formation dispensée par les agents de l’OFB, la validation préalable des opérations par le préfet et la transmission des comptes-rendus des opérations menées par les bergers/éleveurs/louvetiers dans un délai contraint apportent un cadre de nature à assurer la garantie attendue par le Conseil d’Etat.

L’ambition est que la réalisation des effarouchements renforcés puisse correspondre au mieux aux besoins, d’une part afin d’être en mesure de répondre aux estives sollicitant la mise en œuvre d’opérations postérieurement à des attaques, d’autre part en réduisant le délai d’intervention par rapport aux opérations réalisées par l’OFB pour un gain d’efficacité. Les interventions effectuées par les éleveurs/bergers ont donc vocation à compléter celles de l’OFB (interventions dans l’attente de celles de l’OFB) ou bien à les remplacer.

Les « considérant » apportent des précisions nouvelles sur la mise en œuvre des effarouchements renforcés depuis 2019 (nombre d’opérations, absence d’utilisation de cartouches en caoutchouc depuis le début des missions, absence de dommages auditifs et de séparation mère/ourson, impossibilité pour l’OFB de répondre à tous les besoins dans un court délai), ainsi que sur l’évolution de la population ursine, les chiffres de la prédation et l’amélioration de la mise en œuvre de la protection.

L’article 1 modifie le III de l’article 4 pour introduire de nouvelles conditions à la réalisation des effarouchements renforcés :

-  Au 1°, il est désormais écrit, par souci de clarification, que l’extension des opérations est possible « aux périodes crépusculaires et matinales » et non plus « aux périodes crépusculaires ou matinales »
-  Au 6°, est élargie à toutes les situations la restriction des interventions au cas où l’ours est dans une tentative manifeste de prédation (cette obligation était auparavant restreinte aux opérations où l’ours en situation de prédater était une femelle suitée)
-  Au 9°, est ajoutée la possibilité pour les éleveurs, membres de groupement pastoral, gestionnaires d’estives, bergers et lieutenants de louveterie, titulaires du permis de chasser, d’effectuer des effarouchements renforcés, comme le permettaient les arrêtés qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Cette autorisation est conditionnée à l’obligation de suivre une formation préalable dispensée par l’Office français de la biodiversité afin de garantir la réalisation des opérations dans des conditions de sécurité. La formation comportera un volet théorique et un volet pratique.
-  Au 10°, est adaptée la rédaction en conséquence des modifications qui sont intervenues au 6°. Est ajouté une mention précisant qu’en cas d’effarouchement renforcé réalisé sur une femelle suitée, il convient de vérifier que les oursons partent dans la même direction que leur mère.
-  Le contenu des comptes-rendus d’effarouchement est actualisé : des précisions doivent désormais être apportées sur la localisation du troupeau et des intervenants et la localisation et la trajectoire des ours.
-  Pour les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie, il est précisé que les opérations doivent être préalablement validées par le préfet et qu’un compte-rendu de chaque opération doit être transmis dans les 72 heures qui la suivent. En cas de non transmission, la dérogation sera suspendue.

L’article 2 est un article d’exécution.

Consultations obligatoires :

-  Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) est consulté le 17 juin 2026.
-  La consultation du public est ouverte du 8 au 29 juin 2026 inclus. En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.

Pièces jointes :

-  Le projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  L’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  Le bilan 2025 et pluriannuel des mesures d’effarouchement renforcé de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Merci de préciser, en intitulé de vos observations, votre positionnement sur le texte (FAVORABLE ou DÉFAVORABLE).

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Commentaires

  •  contre l effarouchement, le 28 juin 2026 à 18h05
    je suis contre l effarouchement et violences faites aux ours.
  •  DEFAVORABLE , le 28 juin 2026 à 17h48
    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées. Les ours, comme les autres animaux ont leur place dans la nature comme tout être vivant.
  •  AVIS DEFAVORABLE, le 28 juin 2026 à 17h47
    Il existe des moyens techniques modernes et efficaces de protéger les troupeaux sans pour autant recourir à l’effarouchement des ours qui ont le droit de vivre tranquillement en laissant libre cours à leurs instincts naturels .
  •  Défavorable , le 28 juin 2026 à 17h40
    Je suis contre l’effarouchement des ours. Ces mammifères réintroduits dans les Pyrénées doivent être protégés et on combattus. Tout a été mis en place pour protéger les bergers. Le pourcentage de brebis tuées par les ours est très faible et vivre en bonne entente et respect des différents habitants de la nature est de mise. Effaroucher les ours peut compromettre l’équilibre de la nature réinstauré de puis leur réintroduction.
  •  Projet modification arrêté tir d’effarouchement sur les ours des Pyrénées , le 28 juin 2026 à 17h40
    Avis défavorable. Il faut maintenir la vie sauvage. Je suis contre de donner accès à des personnes extérieures à l’Office français de la biodiversité OFB, à ces tirs d’effarouchement, sachant qu’il n’y aura aucun contrôle et donc des abus.
  •  Totalement Contre !!!!!, le 28 juin 2026 à 17h39
    Je suis contre autorisé des personnes ayant des intérêts personnels ou appartenant à un statut privé à effectuer des tirs non létaux et/ou d’effarouchement envers une espèce animal qu’ils ont "Forcément" dans le "collimateur". Ils ne sont en aucuns cas apte à prendre une décision impartial, objective, et sensé, dans ce domaine !
  •  Yves BOUGET, le 28 juin 2026 à 17h35
    Avis totalement défavorable !!!!!!! Où les animaux pourront-ils vivre tranquilles, selon leur nature, sans qu’un abruti en quête d’une virilité qui n’existe que dans sa tête de primaire arriéré, vienne le stresser, voire pire??? !!! Rien ne justifie ces tirs dont la qualification "d’effarouchement" reste bien souvent à démontrer !!!
  •  Contre, le 28 juin 2026 à 17h34
    Je suis contre les tirs d’effarouchement et souhaite des mesures plus respectueuses du bien être animal tout en protégeant les troupeaux.
  •  Philippe dauphin beige , le 28 juin 2026 à 16h58
    Bonjour contre l’éffarouchement de l ’ours ca ne feras qu ’empirer évitons ces choses l’ ours a sa place dans les pyrenées depuis l éternité ne cassons pas l’équilibre de la nature et réintroduisons des femelles pour remplacer celles qui ont été tués
  •  Non aux tirs d’effarouchement, le 28 juin 2026 à 16h56
    Subventionnez plutôt des mesures + efficaces et moins dangereuses pour cette espèce protégée, comme les patous, chiens de bergers. L’ours brun est une espèce strictement protégée par la Directive européenne « Habitats » (Annexe IV) et le Code de l’environnement français (Art. L. 411-1). Toute perturbation intentionnelle est en principe interdite.
  •  Avis défavorable, le 28 juin 2026 à 16h25
    Autorise les bergers et les éleveurs à effectuer les tirs non létaux ne va rien résoudre et va amener , par la suite les lobby anti ours à demander la régulation des ours ce qui est leur vrai intention
  •  participation à la consultation visant à modifier l arrêté du 4 mai 2023 concernant l ’ours brun, le 28 juin 2026 à 15h38
    AVIS DÉFAVORABLE Je suis contre l ’autorisation d’effarouchement des ours bruns dans les Pyrénées par les bergers, éleveurs et lieutenants de louvèterie. L ’ours brun est une espèce strictement protégée, c’est donc aux représentants de l’état d’effectuer certaines démarches et non aux particuliers car c’est aller vers des dérives certaines. Il faut mettre beaucoup de moyens sur les démarches alternatives? c’est là qu’il faut aider les éleveurs. ces effarouchements qui seront faits de façon non encadrés vont forcément nuire à l’espèce et notamment aux femelles suitées avec un risque d’éclatement des familles ce qui est contre productif. les risques de dérapages sont importants avec tout le lot de conséquence néfastes à l’espèce qui en découlent. En espérant que ma voix soit entendue.
  •  Protection des ours, le 28 juin 2026 à 15h37
    N’acceptons JAMAIS ces traitements odieux envers les Animaux il en va de notre HUMANITE…Merci Beatrice Francillon /Yatim citoyenne du monde
  •  AVIS DÉFAVORABLE , le 28 juin 2026 à 15h35
    Ces dispositions sont totalement inutiles et contre productives au regard des mesures déjà en place, de l’absence d’une réelle nécessité et du risque de dérapage qui ne manquera pas d’être certain.
  •  Défavorable, le 28 juin 2026 à 15h34
    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées. Pour rappel de la Directive européenne « Habitats » (Annexe IV) et le Code de l’environnement français (Art. L. 411-1) : il est en principe interdit de perturber de façon intentionnelle une espèce protégée telle que l’ours brun. Les tirs peuvent provoquer des dommages irréversibles sur les ours, et séparer les jeunes de leur mère, alors même que l’espèce est protégée. Le Conseil national de la protection de la nature, qui a un rôle d’expertise technique et scientifique sur toutes les questions de biodiversité terrestre, aquatique et marine, a rendu son avis défavorable à l’unanimité. Ceci en raison du manque de protocole scientifique adéquat à ce genre d’expérimentation. D’autre part, le Conseil d’État a déjà rendu des décisions rappelant que la protection des espèces était rendue incompatible par la possibilité pour des acteurs privés de réaliser des actes d’effarouchement sans supervision de l’OFB. De plus, les armes utilisées sont les mêmes que pour la chasse traditionnelle, ce qui amène assez facilement à des erreurs plus ou moins volontaires dans le chargement des munitions. Il existe des solutions alternatives pour protéger les troupeaux, telles que les clôtures électrifiées autour des troupeaux lors des arrêts nocturnes, qui sont moins nocives et considérées comme plus efficaces par les études menées.
  •  Effarouchement des ours bruns : avis défavorable, le 28 juin 2026 à 15h29
    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie.
  •  Avis sur le projet d’arrete modifiant l’arrete du 4 mai 2023, le 28 juin 2026 à 14h48
    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, eleveurs et lieutenants de louveterie. En effet, confier de telles interventions a des personnes exterieures a l’OFB m’apparait une decision aussi surprenante que risquee. Seuls les agents de l’OFB sont capables d’apprecier la necessite absolue de l’effarouchement et de l’executer avec mesure. C’est une intervention delicate car l’ours risque d’etre blesse et femelle et petit d’etre separes. Et la population des ours ne va pas si bien que ca compte-tenu du probleme de la consanguinite. L’ours re-introduit dans les Pyrenees doit maintenant etre protege comme son statut l’exige. Par ailleurs, le CNPN a donne un avis defa orable.
  •  Avis défavorable à l’effarouchement renforcé de l’ours, le 28 juin 2026 à 14h08

    Principaux arguments
    1. Une mesure incompatible avec les objectifs de conservation de l’espèce
    L’ours brun est une espèce strictement protégée à l’échelle nationale et européenne. Malgré les progrès observés ces dernières années, la population pyrénéenne demeure fragile : ses effectifs restent limités et sa diversité génétique insuffisante pour garantir sa viabilité à long terme. Dans ce contexte, l’extension ou l’assouplissement des dispositifs d’effarouchement apparaît en contradiction avec les objectifs de préservation et de restauration de l’espèce.
    2. Une dérogation qui nécessite un encadrement rigoureux
    L’effarouchement constitue une mesure dérogatoire au régime de protection de l’ours. À ce titre, sa mise en œuvre doit rester strictement encadrée et confiée à des personnes disposant d’une parfaite connaissance de la réglementation, des conditions d’intervention et des enjeux liés à la conservation de l’espèce.

    3. Un risque d’erreurs d’appréciation sur le terrain
    L’arrêté prévoit d’élargir le nombre de personnes susceptibles de réaliser des tirs d’effarouchement. Or, il peut être particulièrement difficile pour des intervenants peu ou pas formés (Bergers, éleveurs, personnes du groupement Pastoral), et parfois déjà opposés à la présence de l’ours, d’évaluer avec objectivité le comportement de l’animal.
    La distinction entre une simple présence à proximité du troupeau, et une véritable attitude de prédation sur un troupeau regroupé, peut s’avérer complexe, avec un risque accru de déclenchement injustifié des tirs à double détonation. Nous pouvons aussi douter de leur diligence et discernement, dans le cas d’une détection d’une femelle avec un ou plusieurs oursons, à veiller à ce que le tir assourdissant d’un tir à double détonation ne les séparent pas.
    4. Des critères d’intervention insuffisamment précis
    Les conditions autorisant le recours aux tirs d’effarouchement demeurent ambiguës et laissent une large place à l’interprétation. Alors que le paragraphe 6° de l’article 1 précise que l’intervention ne doit avoir lieu que lorsque l’ours se dirige « sans ambiguïté » vers le troupeau dans une attitude de prédation, le paragraphe 1° indique qu’il suffit qu’un ours soit repéré « à proximité immédiate » d’un troupeau regroupé pour la nuit. Cette contradiction crée une incertitude juridique et opérationnelle susceptible de conduire à des interventions excessives ou inappropriées.

  •  contre l’effarouchement des ours brun, le 28 juin 2026 à 14h02
    Bonjour, je suis contre l’effarouchement des ours bruns qui peut nuire a leur famille . D autant plus que cette pratique peut conduire à des dérives surtout si elle est appliquée par des personnes non impartiales. D’autres alternatives doivent être trouvées pour que berger et ours puissent vivre dans les Pyrénées.
  •  Avis défavorable au projet d’effarouchement de l’ours dans les Pyrénées, le 28 juin 2026 à 13h19
    Cette action, perpétrée par des personne privées, bergers, éleveurs, lieutenants de louvèterie, n’est accompagnée d’aucune mesure de supervision scientifique sérieuse, ce qu’a bien relevé le Conseil National de Protection de la Nature qui s’est prononcé à l’unanimité contre elle. L’ours brun est en effet une espèce strictement protégée, en danger d’extinction, du fait de la consanguinité et de la restriction de son espace naturel, celle-ci induisant une intranquillité de vie quotidienne causée par la présence humaine généralisé à certaines saisons. Son alimentation est peu carnivore et des parcs électrifiés doivent le dissuader d’approcher les troupeaux. Toutefois, ce qui me semble fondamental, c’est la présence généralisée de bergers, personnel qualifié et salarié, permettant de déplacer l’emploi vers les estives qui doivent perdurer comme élément essentiel de nos traditions. Les éleveurs doivent percevoir des aides au recrutement : la notion de berger comme collaborateur bénévole du service public (soin aux bêtes, défrichage…) est au moins aussi opérante que celle de lieutenant de louvèterie. Je demande impérativement le rejet du projet d’arrêté d’autant plus que des alternatives plus intéressantes existent, plus rentables économiquement (électrification des parcs par panneaux solaires, salariat) et plus sociales (rencontre des randonneurs et des bergers).