Plan national d’actions "Vipères de France hexagonale"
Consultation du 17/01/2025 au 07/02/2025 - 163 contributions
Dans le cadre de la stratégie nationale pour la biodiversité, la France consacre un effort particulier à la préservation des espèces les plus menacées présentes sur son territoire.
Pour ces espèces, le ministère chargé de l’écologie met en place des plans nationaux d’actions, qui sont complémentaires au dispositif législatif et réglementaire les protégeant. Ces plans visent à coordonner les actions de sauvegarde des espèces végétales et animales les plus vulnérables pour lesquelles la France a une responsabilité patrimoniale.
Depuis 2021, toutes les vipères de France sont protégées. Jusqu’ici peu considérées dans les programmes de conservation, l’état de leurs populations en France et en Europe est inquiétant. Les experts constatent un déclin généralisé en raison d’un grand nombre de menaces telles que l’altération, la disparition et la fragmentation de leurs habitats, les changements climatiques ou encore le dérangement et la destruction volontaire des individus. La prise en compte de ces espèces dans des programmes de conservation doit devenir systématique.
Le plan national d’actions 2025-2030 en faveur des Vipères aspic, péliade et de Séoane présente une stratégie sur le moyen terme pour la conservation de ces espèces et de leurs habitats. Sa mise en oeuvre se décline en 11 actions allant de l’amélioration des connaissances à la gestion et la protection des espèces et de leurs habitats, sans oublier un important travail de communication et de sensibilisation à destination d’un public varié.
Ce document a fait l’objet d’un avis favorable du Conseil national de la Protection de la Nature. La version proposée à la consultation n’est pas dans sa mise en page définitive.
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Commentaires
La carte de répartition n’est pas complète pour la région Centre-Val de Loire (Eure-et-Loir) alors que leur situation est critique (limite aire de répartition).
Je vous invite à consulter la base naturaliste départementale : https://obs28.org/observatoire/index.php?module=fiche&action=fiche&d=herpeto&id=78141
Il faudrait également amender ses "Habitats principaux" puisqu’en Eure-et-Loir, l’espèce est souvent présente au niveau des coteaux calcicoles et des voies-ferrées.
Très bonne nouvelle que les vipères soient enfin prises en considération, mais ce PNA une fois n’est pas coutume, est en l’état bien trop timide pour permettre une réelle conservation d’ampleur.
A adapter, ajouter, faire évoluer :
1. Le contenu du document est dominé par des résultats d’études, une longue bibliographie associée. Il est très pédagogique ce qui est très utile, mais bien trop timide pour la protection et conservation d’ampleur nécessaire.
2. Le déroulé d’actions concrètes est bien présent mais il occupe une place moins importante que les autres contenus, alors qu’il est urgent d’agir et expérimenter aussi de manière plus audacieuse et innovante que jusqu’à présent.
3. Les perspectives d’actions nouvelles projetées pour la protection, la sanctuarisation, la restauration d’habitats et corridors écologiques sont bien trop faibles en l’état de ce qui est formalisé.
4. Aucune prévision ou volonté politique de mettre en place des réintroductions en biotopes favorables ou renforcements de populations, alors que cela est devenu indispensable aussi.
5. Étudier est indispensable mais agir est de loin bien plus important. Il y a lieu de re pondérer. Des actions concrètes, des expérimentations impactantes avant des études et des rapports !
5. Les budgets doivent devenir alloués aux résultats concrets sur la sauvegarde et l’extension des populations et aires de répartition plus que sur les modalités actuellement définies.
Bonjour,
Je n’ai pas encore eu le temps de lire le document dans les moindres détails mais je tiens déjà à saluer l’initiative et la parution de ce PNA. Cela fait déjà si longtemps qu’il aurait dû sortir, de nombreuses années que les herpétologues en France tirent la sonnette d’alarme sur nos 4 espèces de vipéridés. La majorité de ce PNA vise à améliorer la connaissance de ces espèces je suis entièrement d’accord avec ce point. Il y a un réel manque de connaissance des espèces de leur écologie stricte, de l’utilisation des habitats, des axes de déplacements annuels… Combiné à cela un réel manque de connaissance sur le déclin généralisé et constaté. Il y a donc de réels intérêts à approfondir la connaissance sur ces points.
En revanche je trouve que ce PNA est trop timide sur la protection et la conservation des habitats surtout pour les populations les plus fragiles qui sont déjà connues. Au final il n’y a que l’action 6 qui traite vaguement le sujet sans trop vouloir être brusque sur la question. J’espère qu’à l’horizon 2030 il ne sera pas trop tard pour les populations fragiles et proches des agglomérations/métropoles où la pression d’aménagmeent du territoire est grandissante.