Projet de décret inscrivant le silure sur la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques

Consultation du 14/02/2026 au 16/03/2026 - 3170 contributions

Le silure glane, originaire d’Europe de l’Est et d’Asie centrale, s’est propagé sur la quasi-totalité du réseau hydrographique de la France métropolitaine.

L’impact du silure sur les poissons migrateurs amphihalins, c’est-à-dire vivant alternativement dans les eaux douces et dans les eaux salées, est désormais incontestable au vu des études scientifiques. Des constats similaires sont dressés dans les autres pays d’Europe où le silure a été introduit.

Des pêches visant à réduire la prédation exercée par le silure à l’encontre des poissons migrateurs sont réalisées dans les bassins de la Garonne et de la Dordogne depuis 2021. Elles sont recommandées à proximité des obstacles à la migration, ainsi qu’à proximité des frayères à aloses, car le mode de reproduction particulier de ces espèces (« bulls ») les rend alors particulièrement vulnérables aux attaques de silures. Elles ont permis de conclure que trois engins sont à la fois efficaces pour capturer des silures et suffisamment sélectifs, c’est-à-dire qu’ils permettent d’éviter suffisamment les prises accessoires ou les mortalités : le filet tramail à mailles carrées de 135 mm de côté, le piège de type « verveux » à mailles carrées de 27 mm minimum de côté et la ligne de fond (ou « cordeau »). Les trois engins sont également complémentaires, chacun étant adapté à un contexte particulier (salinité, courant, etc.)

La stratégie de réduction des impacts de la prédation du silure sur les populations de poissons migrateurs repose notamment sur une évolution du statut réglementaire de l’espèce silure, dans les bassins Adour-Garonne et Loire-Bretagne dans un premier temps.

Le silure doit y être classé comme « espèce susceptible de causer des déséquilibres biologiques » en application de l’article L. 432-10 (1°) du code de l’environnement, ce qui formalisera, au point de vue juridique, la nécessité de lutter contre sa propagation et rendra plus lisible l’action de l’Etat.

La consultation du public a lieu du samedi 14 février au lundi 16 mars 2026.

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Commentaires

  •  Oui au maintien du silure dans nos eaux, le 15 mars 2026 à 22h54
    Le problème n’est pas le silure Le problème est plus haut l’argent et encore l’argent Donc arrêtez de nous prendre pour des vaches à lait Je rendrais ma carte dans les fédé qui ne classerons pas le silure en nuisibles et j’invite tous ceux qui pense comme nous a le faire Merci
  •  AVIS DEFAVORABLE - Fédération de Maine-et-Loire pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique, le 15 mars 2026 à 22h41

    Cette proposition de classement s’appuie sur un rapport de l’Office Français de la Biodiversité mettant en évidence certaines interactions de prédation sur les poissons migrateurs, notamment dans des zones de concentration au droit d’ouvrage bloquant.

    Cette proposition de classement repose donc sur des cas particuliers se produisant dans des lieux particuliers bien spécifiques. Mais, à partir de ces seuls cas particuliers, rien ne justifie un classement généralisé du silure sur la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques.

    La Fédération de Maine-et-Loire pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique rappelle que :
    • Le silure est présent depuis plusieurs décennies dans les cours d’eau ligériens et fait désormais partie des écosystèmes locaux. Sa première introduction en France daterait de 1851, dans les bassins de Versailles. Certains experts affirment que le silure a été réintroduit dans le bassin du Doubs en 1857 à partir de spécimens provenant d’une pisciculture du Haut-Rhin.
    • Aucun consensus scientifique ne justifie un classement national généralisé. Les interactions observées sont localisées et dépendent de facteurs environnementaux spécifiques.
    • Comme tout carnassier, le silure est opportuniste, il se nourrit des ressources alimentaires disponibles dans son milieu.
    • Le classement ne constituerait pas un levier réglementaire nouveau, puisque le silure peut déjà être prélevé librement, et risquerait de détourner l’attention des véritables priorités écologiques.

    En effet, les causes profondes du déclin des poissons migrateurs, sont principalement liées à :
    • la fragmentation des cours d’eau (barrages)
    • la dégradation des habitats de reproduction
    • la qualité de l’eau
    • la gestion quantitative de la ressource en eau
    • les pressions anthropiques et changements climatiques

    Désigner le silure comme responsable de la dégradation des populations de poissons migrateurs, c’est en faire un bouc émissaire, détournant par la même occasion l’attention des véritables causes de dégradations de nos milieux aquatiques et d’activités humaines que l’on continue à maintenir en dépit du bon sens.
    La priorité donnée à la restauration fonctionnelle des milieux et à la continuité écologique

    Aussi, notre Fédération :
    • Défend le silure comme espèce d’intérêt halieutique, et largement présente sur notre territoire depuis plusieurs décennies.
    • S’oppose à un classement du silure en ESPDB sur le bassin Loire-Bretagne.
    • Souhaite que toute action de régulation reste locale et dûment justifiée par des études scientifiques. La régulation ciblée et locale du silure ne peut se faire uniquement que lorsque des impacts sont clairement démontrés.
    • Si l’objectif est réellement d’œuvrer pour la préservation des poissons migrateurs, d’autres moyens, bien plus efficaces, tels que d’en interdire la pêche à des fins commerciales ou de consommation, ou encore mener une véritable politique de restauration de la continuité écologique et des milieux aquatiques comme fixer dans les objectifs de la DCE, seraient beaucoup plus pertinentes.

  •  Non au classement nuisible du silure !!, le 15 mars 2026 à 22h33
    Le silure est un poisons opportuniste, Il se nourrit de tous ce qui est facile pour lui. Il ce nourrit pas que de poissons. Contrairement aux sandre qui lui chasse H24 7/7 mais lui ont ne lui en veut pas bizarrement alors qu’il y en a pleins partout aussi !! Et le cormoran aussi cause un déséquilibre sur pas mal de cours d’eau mais ont le protège ….. Il serait bien de s’occuper du problème autrement que de tapé toujours sur le même poissons qui vous fait peur par manque de connaissance….
  •  Siluriste, le 15 mars 2026 à 22h33
    Cet espèce et non nuisible pour une foi qu un grand poisson n est pas en danger d extinctions ou de rarefection je pense quil fait en etre tres content
  •  Siluriste, le 15 mars 2026 à 22h32
    Cet espèce et non nuisible pour une foi qu un grand poisson n est pas en danger d extinctions ou de rarefection je pense quil fait en etre tres content
  •  Pêche du Silure., le 15 mars 2026 à 22h27
    Le silure n’est pas nuisible. Pour moi le cormoran est le problème. C’est un poisson. Qu’il a autant sa place. Que les autres espèces ?
  •  le silure, le 15 mars 2026 à 22h25
    Non au classement du silure comme nuisible, supprimer les barrages.
  •  le silure, le 15 mars 2026 à 22h23
    Non au classement du silure
  •  Participation à la consultation Projet de décret inscrivant le silure sur la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques, le 15 mars 2026 à 22h20

    Le ministère de la transition écologique propose que le silure soit classé comme « espèce susceptible de causer des déséquilibres biologiques ».
    C’est une très bonne nouvelle, l’Association Départementale Agréée de Pêcheurs Amateurs aux Engins et aux Filets de Loire-Atlantique demande depuis de nombreuses années que ce poisson soit classé comme causant des déséquilibres halieutiques et que le no-kill de l’espèce soit interdit sur les eaux du domaine public.

    1. Origine et explosion du silure
    Le silure, introduit en France dans les années 1970 comme poisson de sport, a colonisé en 50 ans la quasi totalité des grands fleuves et rivières. Aucune autre espèce animale n’a colonisé une rivière aussi rapidement que lui, ce qui est un drame écologique pour certains et une aubaine pour d’autres. Un silure peut peser plus de 100 kilos et mesurer plus de 2 mètres. Il ne connaît aucun prédateur parmi ses congénères.
    Pourquoi ce poisson prolifère aussi vite :
    - Il a un système de reproduction hors normes comparé à toutes les autres espèces de poissons qu’on peut retrouver dans nos rivières, puisqu’une femelle pond jusqu’à 30 000 œufs par kilo de son poids. Donc une grosse femelle de 70 kilos peut pondre jusqu’à 2 millions d’œufs en une seule fois alors que le brochet, par exemple, en pond 15 000 à 20 000, le silure fait 100 fois plus.
    - Le silure a également une grosse réussite dans la reproduction car le mâle protège son nid. Il défend les œufs. Les autres espèces, sauf à de très rares exceptions, après avoir fécondé les œufs, ne restent pas sur place et laissent les œufs livrés à eux-mêmes, la survie des alevins est donc assez faible.
    - La période d’incubation des œufs de silure est extrêmement rapide puisqu’elle va de 3 à 10 jours et le mâle ne quitte pas le nid jusqu’à l’éclosion des œufs. Il est même extrêmement agressif pour les défendre.
    - Les petits silures grandissent à une vitesse record. Ils commencent très vite à manger les alevins des autres espèces qui eux grandissent lentement.
    - En quelques mois, ils sont déjà trop gros pour être mangés par n’importe quel prédateur.
    - Contrairement au brochet et à d’autres espèces, le silure est un vrai caméléon. Il s’habitue à la température de l’eau à une vitesse incroyable. Pour lui, une eau à 25, 26, 27 degrés, ce n’est pas du tout un problème là où les autres espèces deviennent totalement léthargiques face à la hausse des températures. Le silure, lui, il adore ça.
    C’est donc à cause de tous ces points que le silure est partout et a colonisé tous les fleuves et rivières de France à une vitesse exceptionnelle.
    2. Impacts écologiques constatés
    Des associations (Logrami, EPBT Vilaine, etc.) à partir de 2010-2011 ont observé, grâce à des caméras sur les passes à poissons, que des silures se postent à la sortie des passes et attendent tranquillement que le dîner soit servi, consommant une part importante des migrateurs (saumon, alose, lamproie, anguille, mulet) (cf étude de Boulêtreau et al. (2018)).
    Ces études ont démontré que 30 à 80 % des grands migrateurs ont été consommés par le silure à la sortie des passes à poissons. Ces études évoquent des taux de prédation très élevés, remettant en cause les efforts de réintroduction, notamment de l’anguille.
    Les dernières études de l’OFB et de l’INRAE, notamment le rapport final de Stéphanie Boulêtreau, Laurent Beaulaton, Frédéric Santoul en novembre 2024 sur l’estimation de la biomasse d’espèces migratrices consommées par le silure glane, montrent que la biomasse du silure peut atteindre des sommets vertigineux entre 500 kg et une tonne par hectare. En comparaison, le brochet va être compris entre 10 à 20 kilos par hectare. Le silure peut donc représenter une masse 50 fois supérieure à celle du brochet et jusqu’à 80% de la biomasse totale des carnassiers. Autrement dit, sur 10 kilos de prédateurs dans l’eau, il y a 8 kilos de silure et il reste seulement 2 kilos à partager entre les sandres, les brochets et des perches, etc
    3. Critique du modèle économique “silure”
    Le silure apparaît, non plus comme un poisson, mais c’est un produit d’appel.
    Certaines structures de pêche de loisir semblent avoir bâti un modèle économique sur le silure  : poisson record, très attractif pour un public jeune, consommateur de matériel de pêche, prêt à traverser la France pour avoir le poisson record, et générant des ventes de cartes.
    Au final le tourisme halieutique leur donne un plus gros budget et l’’argument business n’est donc vraiment pas négligé.
    Le risque pour ces structures, c’est que si le silure devient nuisible et que le no-kill est interdit, les spécialistes de la pêche au silure s’en vont et c’est une perte financière sèche et immédiate.
    Ces structures continuent à promouvoir le silure et le no kill malgré les alertes scientifiques, pour préserver ce. «  produit d’appel  ».
    Où est passé le principe de précaution ?
    Les structures de la pêche de loisir reçoivent des subventions de l’État pour reconstituer des frayères. Le problème, c’est que, si le silure n’y est pas régulé, en période de frai, il va aller se gaver des alevins. Mais reconnaître le silure comme nuisible reviendrait à se rendre à l’évidence que l’argent de l’État investi pour rétablir des frayères a tout simplement été jeté à l’eau !!
    4.Exemples réglementaires
    Certaines autorités, par exemple le préfet de la Gironde, a inscrit noir sur blanc dans l’ARP du 11 février 2026 l’interdiction totale de remise à l’eau du silure, tout silure capturé devant être conservé ou détruit.
    Des études sont là, elles ont été faites également dans des pays européens. Il est considéré comme exotique envahissant, parfois avec obligation de destruction ou interdiction de remise à l’eau, dans plusieurs pays ou régions d’Europe occidentale et méridionale (Italie du Nord, certains contextes au Portugal, Espagne, Pays Bas, Royaume Uni, etc.).
    5. Lien avec le projet de décret national
    Le texte s’inscrit dans le contexte du projet de décret du ministère de la transition écologique visant à classer le silure comme «  espèce susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques  » (ESPDB) sur les bassins Adour Garonne et Loire Bretagne, afin de faciliter sa régulation.

    L’Association Départementale Agréée de Pêcheurs Amateurs aux Engins et aux Filets de la Loire-Atlantique soutient ce projet de décret.

  •  Opposé à l’application de ce décret "écran", dépourvu de cohérence, le 15 mars 2026 à 22h14

    Je souhaite exprimer ici mon opposition à ce décret sur la forme et le fond.

    Je suis heureux de constater que de très nombreuses fédérations de pêche ont su se montrer à la hauteur et unies face à l’opération de communication que constitue ce décret qui est au fond, vide de substance et de cohérence.
    La grande majorité de nos fédérations n’est pas tombée dans le piège qui vise depuis des années à imposer la vision (particulièrement arrangeante pour plusieurs parties) d’un Silure glane responsable du déclin des populations de poissons migrateurs, et notamment celles de la Grande Alose.
    Au contraire, elles ont su faire front commun et opposer à ce décret des arguments construits, basés sur des faits et études scientifique réelles ainsi que des rapports d’expertise de spécialistes en la question (Office Français de la Biodiversité par exemple).

    En tant que pêcheur amateur du bassin Adour-Garonne ET scientifique spécialisé en Écologie/Écotoxicologie des milieux aquatiques continentaux, je ne peux qu’être d’accord avec les arguments opposés à ce décret. Je déplore également le manque d’honnêteté et d’ancrage avec la réalité face aux mesures proposées par ce dernier.
    Enfin, je trouve également alarmant que de telles mesures puissent encore sérieusement être proposées malgré les études et rapports d’expertises (qui ne manquent pas) sur la question des impacts du Silure sur les populations de poissons holobiotiques et/ou amphihalins.

    L’essentiel ayant été détaillé par de nombreuses personnes avant moi, je tiens simplement à rappeler certains faits :

    -  Le déclin des populations de migrateurs amphihalins est un phénomène multifactoriel : entrave à la continuité écologique, pêche commerciale et pollution généralisée des eaux en sont les principales causes et il est nécessaire de rappeler qu’elles résultent TOUTES de l’action de l’homme.

    -  Si le Silure peut exercer une pression de prédation sur certaines espèces de migrateurs, il s’agit d’une pression ponctuelle et localisée dans l’immense majorité des cas aux sections avales directes des ouvrages hydrauliques/hydroélectriques et ne suffit pas à expliquer à elle seule les déclins que l’on connaît aujourd’hui chez ces populations de poissons.

    -  La pression de prédation accrue du silure sur les populations de migrateurs s’explique bien généralement par une concentration de ces espèces en aval des barrages, trop souvent en raison de leur difficulté de franchissement de ces derniers ou du temps que les poissons mettent à trouver les dispositifs de franchissement (souvent peu adaptés) des ouvrages qui en sont dotés. Dans le cas de la Grande Alose, ces difficultés de franchissement compliquent l’accès des géniteurs aux frayères et conduisent à des phénomènes de « reproduction forcée » faute d’accès aux frayères adaptées. Ainsi, non seulement les aloses ne se reproduisent pas sur des sites adaptés au développement de leurs œufs mais elles sont également bien plus exposées à la prédation du Silure.

    -  Les populations de poissons migrateurs n’ont pas attendu l’arrivée du Silure sur leurs bassins versants pour chuter drastiquement. La pêche commerciale possède une part de responsabilité très forte dans ce déclin. Après l’Esturgeon européen, dont les populations ont été quasiment anéanties partout en Europe tout au long du 20ème siècle, ce fut au tour de l’Anguille européenne de faire les frais de la pêche commerciale avec un déclin très important des effectifs dès les années 1980. Aujourd’hui encore, et malgré son statut d’espèce protégée, les stocks peinent à se reconstituer. Malgré tout, elle fait encore l’objet d’un braconnage massif. En témoigne le démantèlement d’un trafic de civelles de grande ampleur en mars 2025. Les responsables n’étant autres que des professionnels de la pêche qui revendaient une partie de leur pêche alors que celle-ci était destinée à des opérations de repeuplement (https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/gendinfo/criminalite-organisee-et-enquetes/2025/les-gendarmes-demantelent-un-trafic-de-civelles-en-vendee-et-en-charente-maritime).

    -  Des populations de Silure glane et de grands migrateurs ont cohabité pendant très longtemps au sein de plusieurs grands bassins versants européens comme ceux de l’Elbe ou du Rhin (pour citer que ceux-là) sans qu’aucun déséquilibre ne se crée.

    -  Enfin, bien que plusieurs études scientifiques concernant l’impact du Silure sur les populations de migrateurs soient régulièrement avancées (sans qu’on sache exactement lesquelles) pour justifier la mise en place de ce décret, j’invite à prendre du recul sur les conclusions qui en sont tirées en raison 1) des conclusions de ces dernières qui sont souvent mitigées et 2) des méthodes utilisées (à mon sens très critiquables) pour arriver à ces conclusions.
    De plus, si certaines études incriminent le Silure avec des méthodes qui sont (selon moi) contestables, d’autres concluent à un impact non significatif du silure sur les portions non entravées des cours d’eau pour l’ensemble des espèces holobiotiques. Il conviendrait donc peut-être de traiter des facteurs de déclins principaux en priorité.

    Vous l’aurez compris, la liste est longue et pourrait encore être étoffée. Malheureusement, lorsque mauvaise foi, déni et intérêt économiques se mêlent, aucun argument n’est assez fort.

    Je n’ai malheureusement pas le temps de citer mes sources (qui existent bel et bien). Aussi, je renvoie vers le rapport d’expertise rendu par l’Office Français de la Biodiversité en février 2026 sur la question de l’impact du silure sur les populations piscicoles et qui reprend les conclusions de la majorité des études menées sur la thématique : https://ofb.hal.science/hal-05469256/. À titre informatif, une première version de ce document avait déjà été publiée en 2024 mais ignorée.

    Il s’agit avant tout d’un décret "écran", servant à la fois les intérêts économiques d’une poignée d’acteurs des milieux aquatiques et cherchant à invisibiliser des facteurs de déclin des populations identifiés depuis longtemps mais sur lesquels on ne souhaite pas agir.
    J’alerte également sur le fait qu’il s’agit d’un premier pas fait en direction d’une pêche généralisée à l’aide d’engins non sélectifs sur nos cours d’eau sous couvert de « régulation d’une espèce ».

    Merci à tous pour votre lecture.

  •  Contre le classement du silure , le 15 mars 2026 à 22h06
    Si on classe le silure ce sera encore une espèce que nous allons faire disparaître mais l’homme a l’habitude de tout détruire
  •  Silure, le 15 mars 2026 à 22h05
    Des études scientifiques ont été faites depuis plusieurs années et ont prouvé que le silure n’impactez pas sur la biodiversité donc je suis contre le classement du silure nuisible
  •  Contre le projet de décret , le 15 mars 2026 à 21h57
    Je suis contre le projet de décret. Le silure a trouvé sa place dans nos eaux et se régule tout seul. Il ne cause pas d’impact généralisé, les études le montrent. Là où il y a des problèmes ponctuels avec les migrateurs, on peut déjà intervenir, sans avoir besoin de classement. Le classement par contre serait contre productif. Mettez en place les vraies solutions pour sauver les poissons migrateurs : restauration de la continuité écologique et des habitats, lutte contre les pollutions, protection des rivières et des zones humides, réduction de la pêche professionnelle en eau douce et en mer
  •  Y Maillard , le 15 mars 2026 à 21h44
    Je suis contre la classification du silure comme nuisible , je suis favorable à ce poison qui a trouvé sa place sans desiquilibré nos lieux de pêche. Luttons contre la pollution avant d’être contre le silure
  •  Avis défavorable , le 15 mars 2026 à 21h34
    Je suis contre le classement du silure sur cette liste
  •  Cela dépend !, le 15 mars 2026 à 21h29
    Je suis contre le classement du silure en espèce invasive à condition d’interdire sa pêche avec des poissons du type tanches, brème et Carpes… les siluristes ne montrent pas le bon exemple sur le sujet avec des vidéos à vomir ! Le cas contraire il faudra l’éliminer afin de ne pas mettre en danger mon mode de pêche à blanc.
  •  Mauvaise cible, le 15 mars 2026 à 21h16
    Bonjour, pour moi le silure n’est pas le problème, pour faire simple et rapide il a au départ été introduit à l’est de la france donc s’il était s réellement nuisible, il le serait d’abord à l’est, hors la nous parlons principalement de quelque département de l’ouest, ça prouve bien que la cible n’est pas la bonne. Pour moi le soucis viens de la pêche industrielles ainsi que des ouvrages inadaptée pour la migration des poissons. Merci d’avoir lu ce commentaire.
  •  Avis défavorable à cette consultation , le 15 mars 2026 à 21h15
    Bonjour, et merci de prendre le temps de me lire, Le silure est un des poissons les plus intéressants qui existe, ne serait-ce que par ses capacités cognitives, ses capacités sociales et son adaptabilité aux milieux dans lesquels il vit. Pourquoi donc encore une fois nous voudrions nuire à la biodiversité en prétendant sauver une espère animale, au prix d’une autre, qui sommes-nous pour en décider ainsi ? Il est clair que l’homme est le principal responsable de la diminution de la population de poissons migrateurs, il est hypocrite de penser le contraire et de nier l’impact que notre consommation de poisson a sur des milieux fragiles comme les cours d’eau. Il suffit de voir tous les obstacles que les poissons migrateurs ont à franchir avant de pouvoir arriver sur leurs lieux de reproduction : les filets de pêche sur les littoraux, dans les estuaires et dans les fleuves, les barrages, les passes à poisson qui ne sont plus adaptés (ou qui ne l’ont tout simplement jamais été), les débits parfois très élevés à cause de l’irrigation, les pollutions diverses, etc. Allez faire un tour au bord de l’eau après une crue et regardez les branches des arbres agir comme des étendoirs à plastique. Toutes ces observations m’emmènent à penser que la responsabilité du silure n’est pas aussi grande qu’on pourrait l’imaginer dans ce chaos écologique. Et si les silures s’agglutinent au niveau des barrages, c’est simplement qu’il s’adapte très vite du fait de leurs capacités cognitives qui sont vraisemblablement exceptionnelles pour un vertébré. Donc, pourquoi ne pas déplacer ces ouvrages ou faire des chenaux dédiés à la migration ? Il est également possible de repenser totalement notre vision des passes à poisson. Ou bien, profiter des périodes de montée de migrateurs pour faire varier les niveaux d’eau en leur faveur, afin de les aider du mieux que nous pouvons à franchir ces obstacles. Pourquoi ainsi vouloir éliminer une espèce et laisser la gestion de notre vie aquatique au service d’une industrie ? Le résultat nous le connaissons, des exemples nous en avons, dans d’autres circonstances certes, mais si l’on se penche sur la raréfaction PUIS la disparition de l’Esturgeon d’Europe (Acipenser sturio) de nos grands fleuves et de nos rivières, la faute incombe en très grande partie à la pêcherie professionnelle. Que deviendraient ces poissons ensuite, serait-il commercialisé, serait-il TOUS consommé ? Quand je vois les chiffres du gaspillage alimentaire en France, je doute fortement de la pertinence de ce projet. De plus les niveaux de toxicologie et de PCB du silure m’inquiètent, cet animal est un des poissons le plus bioaccumulateur, ce qui signifie qu’il accumule au fil de sa longue vie des métaux lourds et autres polluants présent dans l’eau. En effet sa consommation et sa commercialisation étaient interdites jusqu’en 2016 sur la Dordogne pour tous les individus de plus de 55cm, ce qui n’est même pas la taille moyenne de cet animal. Il y a là une sérieuse question de santé publique. C’est pour toute les raisons que j’ai cité ci-dessus que je suis contre ce projet, d’autre part je suis certain que notre société ne peut plus se permettre de gérer les milieux comme il en était question jusqu’à maintenant, nous devons faire tout ce qui est possible à notre niveau (et nous en avons les moyens et les capacités, il ne manque plus la volonté), pour protéger ce qui nous à protéger, à nous, pendant tout ce temps et qui continue aujourd’hui de nous faire vivre, à savoir, la biodiversité. L’équilibre est fragile, le temps est compté. Cordialement,
  •  Je m oppose , le 15 mars 2026 à 21h12
    Il serait peux être judicieux de s attaquer au vrai problème…. (Polution des grosses usines en autre….) Avant de mettre le doigt sur un poisson préhistorique qui n a rien demandé a personne. Si l humain n etait pas la, la faune se régulerais bien tte seule. Pk intervenir. Je suis contre ce projet.
  •  Le silure ne doit pas devenir le bouc émissaire de l état de nos rivières, le 15 mars 2026 à 21h09
    Avant de pointer du doit une espèce animale comme facteur majeur de la disparition des espèces migratrices dans l hexagone, nous ferions mieux de tous s unir pour limiter les rejets de pesticides, engrais, et rejets industriel et médicamenteux dans nos rivières. Les seuls "gagnants" encore une fois de cette réglementation serait les pécheurs professionnel qui sont déjà, eux aussi, une cause importante de la baisse des migrateurs dans nos cours d eaux. Il faut juste regarder le nombre de poissons migrateur qui ont passés les barrages en 2020 par rapport aux autres années. le Covid n a certainement pas couper l appétit des silures…