Projet de décret inscrivant le silure sur la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques

Consultation du 14/02/2026 au 16/03/2026 - 3170 contributions

Le silure glane, originaire d’Europe de l’Est et d’Asie centrale, s’est propagé sur la quasi-totalité du réseau hydrographique de la France métropolitaine.

L’impact du silure sur les poissons migrateurs amphihalins, c’est-à-dire vivant alternativement dans les eaux douces et dans les eaux salées, est désormais incontestable au vu des études scientifiques. Des constats similaires sont dressés dans les autres pays d’Europe où le silure a été introduit.

Des pêches visant à réduire la prédation exercée par le silure à l’encontre des poissons migrateurs sont réalisées dans les bassins de la Garonne et de la Dordogne depuis 2021. Elles sont recommandées à proximité des obstacles à la migration, ainsi qu’à proximité des frayères à aloses, car le mode de reproduction particulier de ces espèces (« bulls ») les rend alors particulièrement vulnérables aux attaques de silures. Elles ont permis de conclure que trois engins sont à la fois efficaces pour capturer des silures et suffisamment sélectifs, c’est-à-dire qu’ils permettent d’éviter suffisamment les prises accessoires ou les mortalités : le filet tramail à mailles carrées de 135 mm de côté, le piège de type « verveux » à mailles carrées de 27 mm minimum de côté et la ligne de fond (ou « cordeau »). Les trois engins sont également complémentaires, chacun étant adapté à un contexte particulier (salinité, courant, etc.)

La stratégie de réduction des impacts de la prédation du silure sur les populations de poissons migrateurs repose notamment sur une évolution du statut réglementaire de l’espèce silure, dans les bassins Adour-Garonne et Loire-Bretagne dans un premier temps.

Le silure doit y être classé comme « espèce susceptible de causer des déséquilibres biologiques » en application de l’article L. 432-10 (1°) du code de l’environnement, ce qui formalisera, au point de vue juridique, la nécessité de lutter contre sa propagation et rendra plus lisible l’action de l’Etat.

La consultation du public a lieu du samedi 14 février au lundi 16 mars 2026.

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Commentaires

  •  Réforme, le 6 mars 2026 à 19h30
    Contre cette réforme
  •  Avis défavorable, le 6 mars 2026 à 19h19

    Je soussigné(e) Mr Guigand Diégo, membre du COPERE, émet un avis défavorable au projet de décret visant à inscrire le silure (Silurus glanis) sur la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques prévue à l’article R.432-5 du code de l’environnement, pour les raisons suivantes :

    1. Une mesure qui ne repose pas sur une démonstration scientifique hiérarchisée des causes

    À ce jour, aucune étude n’a formellement établi que le silure constitue la cause principale du déclin des espèces amphihalines dans les bassins concernés.

    La littérature scientifique et les rapports d’expertise de l’Office Français de la Biodiversité rappellent que la dégradation de l’état de conservation des migrateurs résulte de pressions multiples et anciennes : rupture de la continuité écologique, obstacles à la migration, altération des habitats, pollutions, pression de pêche et changement climatique.

    La prédation par le silure s’inscrit dans un contexte artificiellement créé par l’aménagement des cours d’eau. La concentration des migrateurs au pied des ouvrages accroît mécaniquement leur vulnérabilité. Le silure exploite une situation structurelle ; il n’en est pas l’origine.

    Le projet de décret ne démontre pas en quoi son classement constituerait une mesure prioritaire, proportionnée et efficace au regard des causes structurelles identifiées.

    2. Une efficacité non démontrée des expérimentations de régulation

    Des expérimentations de régulation ont été conduites sur certains axes fluviaux. À ce stade, elles n’ont pas objectivement démontré une amélioration significative et durable des populations de migrateurs corrélée aux prélèvements de silures.

    Classer une espèce à l’échelle de bassins entiers sur la base d’expérimentations localisées dont l’efficacité reste incertaine constitue une décision disproportionnée et insuffisamment instruite.

    3. Une absence manifeste d’étude d’impact économique et sociale

    Le projet soumis à consultation ne comporte aucune étude d’impact sérieuse intégrant la dimension économique rapportée à la pêche de loisir.

    Le silure représente pourtant un segment structurant de la pêche de loisir en France : tourisme halieutique, retombées locales, matériel spécialisé, activité des moniteurs guides professionnels.

    Cette carence d’instruction constitue une insuffisance manifeste dans l’élaboration du projet.

    4. Une rupture d’égalité et un déséquilibre manifeste des intérêts pris en compte

    Le projet répond principalement aux préoccupations exprimées par certains acteurs économiques liés à la pêche professionnelle en eau douce.

    En revanche, les intérêts :

    • des pêcheurs à la ligne,

    • des structures associatives,

    • des professionnels diplômés encadrant la pêche de loisir,

    ne semblent pas avoir été examinés avec le même degré d’attention.

    L’administration ne peut légalement fonder une mesure réglementaire sur la satisfaction des intérêts économiques d’une catégorie d’usagers au détriment d’une autre, sans analyse objective et comparée des impacts.

    5. Une mesure symbolique masquant les responsabilités structurelles

    Désigner le silure comme espèce susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques revient à privilégier une réponse visible mais dérisoire, plutôt qu’à traiter les causes structurelles du déclin des migrateurs :

    • Continuité écologique,

    • Gestion des ouvrages,

    • Pollutions,

    • Pression maritime et estuarienne.

    Une telle orientation entretient l’illusion d’une action rapide sans s’attaquer aux causes majeures identifiés par la communauté scientifique.

    En conclusion

    Ce projet de décret apparaît insuffisamment motivé, disproportionné et juridiquement peu soutenu (Insuffisance d’étude d’impact, défaut de prise en compte des intérêts économiques, erreur d’appréciation, disproportion manifeste, rupture d’égalité).

    Il constitue une mesure générale et permanente alors que les problématiques identifiées sont localisées et liées à des configurations spécifiques d’ouvrages.

    L’administration ne démontre pas que le classement constitue une mesure nécessaire, c’est-à-dire qu’aucune autre mesure moins attentatoire aux intérêts économiques et professionnels n’aurait permis d’atteindre l’objectif poursuivi.

    Je demande en conséquence son retrait en l’état.

    À défaut, je me réserve la possibilité de soutenir toute action visant à faire contrôler la légalité de ce texte devant la juridiction administrative compétente.

  •  Ne pas classer le silure nuisible, le 6 mars 2026 à 19h10
    Il ne faut pas casser le silure nuisible il fait vivre les rivière et fleuves les seuls pêcheurs que l’ont voit aujourd’hui sont des siluriste, de plus il a ça place partout le seul problème sur terre c’est l’homme et ça gestion destructrice…
  •  Silure, le 6 mars 2026 à 19h08
    Je suis contre de classer le silure en nuisible
  •  Silure , le 6 mars 2026 à 16h34
    Le silure n’a rien à faire dans nos rivières
  •  Projet de décret concernant le silure glane, le 6 mars 2026 à 16h33
    Je suis vraiment favorable au projet de décret qui concerne le silure glane. Riverain de la Loire, pêcheur pratiquant de nombreuses rivières de France, je constate depuis de nombreuses années la raréfaction de nombreuses espèces migratrices telles aloses, lamproies raréfaction qui coin coïncide avec l’apparition du silure. Autre migrateur emblématique le saumon atlantique est également victime de la prédation du silure, celà est observé dans les passes à poissons ainsi que dans des contenus stomacaux de silures.
  •  Silure et danger de continuité pour la biodiversité, le 6 mars 2026 à 14h56
    L’impact négatif du silure sur les poissons migrateurs , et pas seulement, vivant alternativement dans les eaux douces et dans les eaux salées, est désormais incontestable au vu des études scientifiques. Des constats similaires sont dressés dans les autres pays d’Europe où le silure a été introduit par bêtise ou intérêt halieutique de loisir et marchand mais au détriment d’espèces locales et plus fragiles. Ce prédateur au sommet de la chaîne alimentaire d’eau douce européenne. Sans véritable prédateur ni concurrence, opportuniste et dévastateur pour la faune historique d’Europe de l’ouest, il doit être classé ESOD car il est devenu un danger très sérieux pour la biodiversité.
  •  Avis de la Fédération de la Haute-Vienne pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique concernant le projet de décret inscrivant le silure sur la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques , le 6 mars 2026 à 14h51

    . État synthétisé des connaissances scientifiques disponibles
    Le Silure glane (Silurus glanis) est une espèce piscicole introduite en France dans les années 1970 et aujourd’hui largement implantée dans de nombreux bassins hydrographiques. Il est désormais intégré au fonctionnement de nombreux écosystèmes aquatiques.
    Les connaissances scientifiques actuelles montrent que :
    Le silure est un prédateur opportuniste, dont le régime alimentaire est très diversifié et dépend fortement des ressources disponibles :
    -  son impact sur les peuplements piscicoles varie selon les milieux, les densités et les conditions écologiques locales ;
    -  aucune étude scientifique globale ne démontre que le silure constitue à lui seul la cause principale du déclin des populations de poissons, notamment des espèces migratrices. Le silure n’est pas la cause principale du déclin des migrateurs à l’échelle d’un bassin, mais localement dans certains points stratégiques, il peut créer des pressions significatives. La prédation du silure sur les espèces migratrices (notamment sur les passes à poissons et pieds de barrage), peut nécessiter la mise en place de mesures ciblées, sans pour autant conduire à un classement généralisé de l’espèce ;
    -  Les facteurs majeurs de dégradation des milieux aquatiques restent :
    o la fragmentation des cours d’eau (ouvrages, barrages, seuils),
    o la dégradation des habitats,
    o la pollution,
    o le changement climatique,
    o la diminution des débits et les assecs répétés.
    Le silure apparaît ainsi comme un élément parmi d’autres dans des écosystèmes déjà fortement perturbés, et non comme l’origine principale des déséquilibres observés.

    2. Avantages et inconvénients d’un classement en espèce susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques
    Avantages supposés :
    Le classement du silure comme espèce nuisible est parfois présenté comme un outil permettant :
    -  de faciliter sa destruction,
    -  de répondre à une inquiétude sociale et médiatique,
    de montrer une volonté politique d’agir rapidement.
    Inconvénients majeurs :
    Cependant, ce classement poserait plusieurs problèmes de fond :
    Absence d’efficacité écologique démontrée
    Un classement en nuisible ne garantit ni une baisse durable des populations, ni une amélioration des peuplements piscicoles. Dans des milieux favorables, les populations se reconstituent rapidement.
    Risque de dérive idéologique et émotionnelle
    Le débat autour du silure repose souvent sur des images spectaculaires et des perceptions négatives, plus que sur une analyse scientifique rigoureuse.
    Détournement des vraies priorités
    Désigner le silure comme responsable des dysfonctionnements détourne l’attention des causes structurelles : continuité écologique, qualité de l’eau, gestion des habitats, pression climatique.
    Message contradictoire pour la gestion piscicole
    Classer une espèce piscicole comme nuisible revient à nier la complexité des écosystèmes et à simplifier excessivement les enjeux de gestion.
    Ainsi, un tel classement serait davantage symbolique que réellement opérationnel, et risquerait d’induire des effets contre-productifs sur la perception du vivant et sur les politiques de gestion.

    3. Sur le lobbying exercé par certains acteurs économiques
    Il convient également de rappeler que certaines demandes de classement du silure sont portées par des acteurs économiques, notamment des pêcheurs professionnels bénéficiant :
    -  d’indemnisations pour la capture du silure,
    -  de dispositifs spécifiques de régulation financés par des fonds publics.
    Cette situation pose la question d’un conflit entre intérêt écologique et intérêt économique.
    Une politique publique fondée principalement sur la destruction indemnisée d’une espèce risque de :
    -  créer une dépendance financière à sa présence,
    -  transformer une problématique écologique en opportunité économique,
    -  biaiser le débat scientifique et environnemental.
    La gestion des populations piscicoles ne peut reposer sur des logiques de lobbying ou d’indemnisation, mais doit s’appuyer sur des données objectives, partagées et évaluées dans la durée.

    4. Synthèse : une espèce présente car les conditions lui sont favorables
    Le silure est aujourd’hui installé dans de nombreux milieux parce que :
    -  les conditions écologiques lui sont favorables (température, habitats profonds, ressources alimentaires),
    -  les cours d’eau ont été modifiés par l’Homme (retenues, ralentissement des écoulements, artificialisation),
    -  les autres espèces ont été fragilisées par des pressions multiples.
    Il est donc illusoire de penser qu’un classement administratif suffira à faire disparaître une espèce dont l’implantation résulte directement des transformations de nos milieux aquatiques.
    En tant que Fédération départementale de pêche et de protection du milieu aquatique, notre mission statutaire est :
    -  de gérer l’ensemble des peuplements piscicoles,
    -  de préserver les équilibres biologiques,
    -  et non de désigner arbitrairement une espèce comme responsable unique des dysfonctionnements.
    Une Fédération ne peut pas se positionner contre la présence d’un poisson qu’elle est précisément chargée de gérer.
    Notre rôle est d’adapter les pratiques de gestion aux réalités écologiques locales, et non de promouvoir des solutions simplistes et inefficaces.

    Conclusion
    La Fédération estime que :
    le classement du silure comme espèce nuisible ne repose pas aujourd’hui sur un socle scientifique suffisant,
    Il serait inefficace, potentiellement contre-productif et source de dérives idéologiques,
    La priorité doit rester la restauration des milieux, la continuité écologique et la gestion globale des écosystèmes aquatiques.
    Elle préconise :
    une gestion raisonnée et territorialisée des populations de silure,
    le renforcement des études scientifiques,
    une approche fondée sur la connaissance plutôt que sur la stigmatisation d’une espèce.
    L’avis de la Fédération de la Haute-Vienne est donc négatif.

  •  Contre le projet. , le 6 mars 2026 à 14h30
    Sur nos Fleuves le silure à sa place dans l’écosystème. Et il ne créer aucun déséquilibre, car la population se stabilise d’elle même. Prelever les adultes aurait sûrement l’effet inverse, en ragenissant les populations, le nombre de silure augmentera certainement.
  •  Avis de la FDPPMA 53 à la consultation publique portant sur le projet de décret inscrivant le silure sur la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques, le 6 mars 2026 à 14h23

    La Fédération de la Mayenne pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique, association agréée au titre de la protection de l’environnement, a pris connaissance de la consultation publique ouverte sur le site du Ministère du 14 février au 16 mars 2026, portant sur le projet de décret visant à inscrire le silure glane (Silurus glanis) sur la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques.
    Ce projet de décret vise :
    • à inscrire le silure glane (Silurus glanis) sur la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques sur le territoire des bassins Loire-Bretagne et Adour-Garonne ;
    • à attribuer au Premier ministre ou à un ministre la compétence de modifier cette liste par décret simple, compétence qui relevait auparavant du Conseil des ministres ou du Conseil d’État.
    Pour des raisons de transparence, il est précisé que la Fédération de la Mayenne pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique, membre du réseau associatif de la pêche de loisir, exerce, au titre de ses missions statutaires reconnues par le Code de l’environnement, des missions de développement du loisir pêche (incluant la pêche du silure), de gestion équilibrée de la ressource piscicole et de protection du milieu aquatique, notamment des espèces de poissons migrateurs amphihalins.
    La Fédération partage le constat du Ministère relatif à l’espèce Silurus glanis. Introduite sur les bassins Loire-Bretagne et Adour-Garonne, cette espèce s’est propagée sur une grande partie du réseau hydrographique de la France métropolitaine. Son impact sur certaines espèces, notamment des migrateurs amphihalins, est ponctuellement avéré, de même que sur l’ensemble des espèces piscicoles dans certaines petites surfaces d’eau, nécessitant des actions ciblées de la part des gestionnaires et des instances décisionnaires.
    La Fédération souhaite également rappeler que le silure étant une espèce native du bassin Rhin-Meuse, un classement en espèce exotique envahissante à portée nationale ne serait juridiquement pas possible.
    Quoi qu’il en soit, les outils réglementaires envisagés visent principalement à prévenir et lutter contre la propagation d’une espèce. Or, les limites de ces dispositifs ont été largement démontrées pour d’autres espèces et ne répondent pas toujours aux objectifs qui leur sont assignés. Les retours d’expérience montrent que les mesures de régulation, pour être potentiellement efficaces, doivent intervenir dès la détection des premières présences. À défaut, les échecs constatés sont nombreux. Ces outils apparaissent ainsi peu adaptés à la régulation d’une espèce déjà largement naturalisée.
    Par ailleurs, les actions visant à réduire la prédation sont généralement recommandées sur des sites très ciblés (obstacles à la migration, proximité de frayères). Le constat d’une présence généralisée, combiné à la nécessité d’interventions ponctuelles, rend particulièrement difficile l’évaluation de l’efficacité réelle de la modification réglementaire proposée.
    La Fédération s’interroge également sur la stratégie de réduction des impacts de la prédation du silure dans laquelle cette mesure s’inscrirait. Cette stratégie repose en partie sur l’intervention des pêcheurs professionnels. Si une filière de transformation du silure a pu se structurer dans certains départements, elle demeure fragile ou peu développée dans d’autres, notamment au regard de contraintes sanitaires liées à la bioaccumulation de polluants. Un classement en espèce susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques risquerait de renvoyer une image négative du produit et de fragiliser une filière dont la contribution semble pourtant recherchée. En l’absence de structuration économique pérenne, une action reposant uniquement sur des financements publics ne saurait s’inscrire durablement et serait inévitablement interrogée quant à son rapport coût/efficacité.
    Enfin, les méthodes susceptibles d’être employées dans le cadre d’une régulation du silure appellent une vigilance particulière. Le silure n’est pas la seule espèce présente dans les cours d’eau, et toute action de régulation devra veiller à éviter des impacts collatéraux sur les autres espèces piscicoles. À ce stade, aucun dispositif ne garantit pleinement l’absence d’effets indésirables sur les autres espèces dans les différents modes de régulation envisagés.
    Considérant que le projet de décret ne constitue pas, en l’état, une réponse adaptée à la situation, la Fédération de la Mayenne pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique émet un avis défavorable.

    Le Président de la FDPPMA 53,
    Alain CHAMBRELAN

  •  Preuves ?, le 6 mars 2026 à 14h04
    Rien ne prouve l’impact du silure sur les migrateurs au point de devoir en exiger une régulation. Comme l’evoque l’énorme majorité des acteurs de l’eau -et non pas les simples usagers qui ont tendance à oublier de dépassionner les débats ou à voir au delà de leur seule expérience personnelle- il existe de longue date moult autres facteurs connus et largement documentés qui expliquent le déclin des migrateurs et plus largement celui de la quasi totalité des espèces aquatiques autochtones d’Europe. Si actions et évolutions réglementaires il doit y avoir, il semble que ce sont d’abord sur ces facteurs qu’il faille agir. Même si ça implique de fâcher quelques lobbies…
  •  contre le silure nuisible , le 6 mars 2026 à 14h04
    le silure ne doit pas etre classé en nuisible car au vu de la biodiversité le silure ne présente aucuns danger au vu d autres especes, ainsi le silure s’autorégulent au vu de mes observations dans le milieux aquatiques cela ne dérange en rien cordialement prcheur en riviere et en surfcasting
  •  Opposé à ce projet de décret simplificateur et inefficace , le 6 mars 2026 à 13h08
    Ce projet de décret n’est pas à la hauteur des enjeux liés à la protection des poissons migrateurs. Il constitue une simplification excessive et très partielle de la situation réelle de nos rivières. Il s’appuie sur un diagnostic biaisé qui tend à désigner de manière complaisante le silure comme bouc émissaire. Avant de crier haro sur le silure, de se voir comme de petits saints et de vouer cet animal aux gémonies — ce pelé, ce galeux d’où viendrait tout le mal — avant même de juger son cas pendable, il serait plus raisonnable de considérer l’ensemble des facteurs, pourtant documentés depuis des années. Parmi eux figurent la présence de seuils et de barrages qui entravent la migration, la pêche industrielle qui surexploite les poissons dont se nourrissent les saumons, la dégradation des frayères, le changement climatique avec la raréfaction et la pollution de l’eau. Ce dernier point est pourtant essentiel, car il affecte directement la base de la chaîne alimentaire des rivières : l’effondrement des populations d’insectes aquatiques en est un indicateur alarmant. La diminution des populations de poissons migrateurs s’observe d’ailleurs dans de nombreuses régions, y compris dans des bassins réputés où le silure est encore peu présent — il suffit de regarder du côté de la Bretagne. Même des espèces réputées rustiques, comme l’anguille, connaissent aujourd’hui de graves difficultés. Pour nuancer encore le débat, il serait également pertinent de mettre en parallèle la situation du silure avec celle du cormoran, dont l’augmentation des populations est observable en parallèle. Si, par ce décret, le silure est classé parmi les espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques, comment expliquer que le cormoran ne le soit toujours pas ? En poursuivant le clin d’œil à La Fontaine : « Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »
  •  Le silure glane est incontestablement une espèce exotique envahissante., le 6 mars 2026 à 12h20

    La Fédération des Sociétés pour l’Étude, la Protection et l’Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest (SEPANSO Aquitaine) approuve l’évolution envisagée du statut réglementaire du silure glane (Silurus glanis) et son classement, dans un premier temps dans les bassins Adour-Garonne et Loire-Bretagne, comme « espèce susceptible de causer des déséquilibres biologiques » en application de l’article L. 432-10 (1°) du code de l’environnement.

    Elle considère toutefois que ce classement devrait être rapidement étendu à l’ensemble des bassins hydrographiques de France métropolitaine et de Corse, la problématique posée par cette espèce ne se limitant pas aux deux bassins actuellement visés.

    Le silure glane est une espèce originaire des grands fleuves d’Europe centrale et orientale se jetant dans les mers Noire (Danube, Dniestr, Dniepr, Don), Caspienne (Volga, Oural), Baltique méridionale (Vistule, Oder) ou encore la mer du Nord (Elbe). Après la dernière glaciation, l’espèce avait colonisé les bassins du Rhin, de la Meuse et de l’Escaut, mais elle en a disparu depuis le Moyen Âge.

    Jusqu’à ses introductions récentes, le silure glane était donc totalement absent des fleuves et cours d’eau français, soit depuis toujours, soit depuis près d’un millénaire dans les bassins rhénans. Il s’agit ainsi, sans ambiguïté, d’une espèce exotique à l’échelle du territoire national.

    Les impacts de cette espèce sur la faune piscicole sont désormais largement documentés par la littérature scientifique et les travaux d’expertise récents. Plusieurs études mettent notamment en évidence une pression de prédation significative sur les migrateurs amphihalins, en particulier la grande alose, la lamproie marine et, dans certains contextes, le saumon atlantique. Ces espèces sont déjà dans un état de conservation défavorable en raison des pressions cumulées exercées par les activités humaines (obstacles à la continuité écologique, dégradation des habitats, pressions de pêche estuarienne et côtière).
    Dans ce contexte, la SEPANSO Aquitaine souligne et approuve la décision prise par la Fédération Départementale de la Pêche et de la Protection du Milieu Aquatique de la Gironde, qui a interdit en 2026 la remise à l’eau des silures vivants dans les bassins de la Dordogne, de la Garonne et de la Leyre. Une telle mesure apparaît cohérente avec les objectifs de préservation des espèces migratrices et mériterait d’être généralisée à l’ensemble du territoire national.

    Toutefois, le classement du silure glane comme « espèce susceptible de causer des déséquilibres biologiques » demeure insuffisant dans la mesure où ce statut n’interdit pas la remise à l’eau des individus capturés.

    En conséquence :
    • compte tenu du caractère exotique du silure glane en France ;
    • au regard de la pression de prédation exercée par cette espèce sur des migrateurs amphihalins déjà en mauvais état de conservation ;
    • considérant les limites du seul classement en « espèce susceptible de causer des déséquilibres biologiques » ;
    la SEPANSO Aquitaine demande que ce classement soit complété par l’inscription du silure glane parmi les espèces exotiques envahissantes, afin de disposer d’un cadre réglementaire plus cohérent avec les enjeux de conservation de la biodiversité aquatique.

    Elle souligne néanmoins que ces mesures, bien que nécessaires, ne suffiront pas à elles seules à restaurer l’état de conservation des espèces migratrices amphihalines, dont le déclin résulte d’un ensemble de pressions cumulées.

    C’est pourquoi notre fédération demande également que soient rapidement étudiées et mises en œuvre d’autres mesures de sauvegarde, notamment l’interdiction de la pêche aux filets dans une bande côtière de trois milles marins. Une telle mesure contribuerait à réduire la pression de pêche sur les migrateurs amphihalins à proximité immédiate du littoral, tout en protégeant également les juvéniles de nombreuses espèces marines.

    La SEPANSO Aquitaine souhaite que cette évolution réglementaire constitue une première étape vers une politique plus cohérente de gestion des espèces introduites et de restauration des populations de migrateurs amphihalins, dont la préservation représente un enjeu majeur pour les écosystèmes aquatiques français.

    Pour la Fédération SEPANSO Aquitaine
    Philippe BARBEDIENNE, Vice-Président

  •  Classement nuisible, le 6 mars 2026 à 12h06
    Un super prédateur qui déséquilibre les milieux aquatique. A l’instar de son cousin le poison chat il doit être classé comme nuisible.
  •  Jean Michel Silure d’Arles à Port Saint Louis du Rhone, le 6 mars 2026 à 11h32
    Depuis 2007 la pêche professionnelle de l’anguille n’est plus autorisée, ce qui aurait dû conduire vers une augmentation de la population de ce poisson. Malheureusement c’est le contraire qui se produit, l’anguille espèce protégée fait l’objet de divers plan pour sa sauvegarde. Comment protéger une espèce alors que l’on connait le plus grand prédateur de ce poisson, la pression humaine absente depuis 2007, le seul responsable est en grande partie le silure. Des comptages d’anguillons ont lieu au barrage de Vallabrègues, premier obstacle que les migrateurs rencontrent et démontrent qu’il n’est peut être pas trop tard pour sauver certaines espèces encore faut il prendre les bonnes mesures. Sauf erreur de ma part à ce jour, seulement deux poissons sont classés nuisibles, le poisson-chat et la perche soleil ainsi que certaines écrevisses. Le poisson-chat appartient au groupe des siluriformes tout comme le silure qui est le plus gros poisson d’eau douce. Sauvons les anguilles en classant le silure nuisible
  •  Classement du silure nuisible, le 6 mars 2026 à 11h15
    Prédation sur les couvées Prédation sur l avifaune migratrice .Espéce introduite non indigénne
  •  Une fausse solution à un vrai problème, le 6 mars 2026 à 09h37

    Voici pourquoi je suis contre ce projet de décret :

    Selon le Rapport d’expertise de l’OFB relatif à l’état des connaissances du Silure et de ses impacts du 13/01/2026 :

    -  La mesure est insuffisante :

    La dégradation de l’état de conservation des migrateurs amphihalins est antérieure à l’explosion démographique du silure : d’autres pressions sont historiquement et toujours aujourd’hui à l’œuvre (notamment barrages, pollutions, surpêche) encore aggravées aujourd’hui par le changement climatique, à la fois en milieu marin et en eau douce continentale.

    -  L’efficacité est non prouvée :

    L’efficacité des mesures de régulation du silure sur la dynamique des populations de silures ou de poissons migrateurs n’a pas encore été démontrée.

    -  La régulation est non sélective :

    Ce décret ne prévoit pas de règlementer les engins qui pourraient être employés pour « réguler » le silure, le risque est donc grand de capturer « accidentellement » d’autres poissons, dont des migrateurs amphihalins . L’utilisation de lignes de fond équipées d’un hameçon unique (cordeaux) appâtées à l’aide de gros vifs (minimum 30 cm) s’avère être plus appropriée que les filets maillants.

  •  Lamentable , le 6 mars 2026 à 09h21
    Un État incapable de faire respecter la réglementation sur la continuité écologique et la protection des milieux aquatiques qui sont des éléments essentiels de la protection des poissons migrateurs. Un État qui prend des décisions autorisant la pêche de ces espèces qui sont cassées au tribunal administratif et qui essaye toujours de satisfaire un ridicule lobby de pêcheurs professionnels en train de disparaître en désignant un bouc émissaire… et après on va nous dire qu’il faut aller voter et que nos politiques sont des gens responsables et respectables… nulissime.
  •  Silure à classer en nuisible, le 6 mars 2026 à 08h51
    Certains montrent l’intérieur des estomacs de silures sur Internet, et il ne mange pas très peu comme certains veulent nous le faire croire (tout cela parce que c’est un poisson sportif). Regarder la vidéo où il a un brochet de plus d’un mètre dans la gueule, vous comprendrez aisément qu’il s’attaque à de très grosses proies. Moi je pêche en Loire, et depuis qu’il a proliféré, il reste très peu de brèmes, de sandres et surtout les mulets ont quasiment disparus. J’ai aussi vu à la télévision sa très grosse prédations sur les migrateurs. Donc je suis pour qu’il soit classé nuisible.