Projet de décret inscrivant le silure sur la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques

Consultation du 14/02/2026 au 16/03/2026 - 3170 contributions

Le silure glane, originaire d’Europe de l’Est et d’Asie centrale, s’est propagé sur la quasi-totalité du réseau hydrographique de la France métropolitaine.

L’impact du silure sur les poissons migrateurs amphihalins, c’est-à-dire vivant alternativement dans les eaux douces et dans les eaux salées, est désormais incontestable au vu des études scientifiques. Des constats similaires sont dressés dans les autres pays d’Europe où le silure a été introduit.

Des pêches visant à réduire la prédation exercée par le silure à l’encontre des poissons migrateurs sont réalisées dans les bassins de la Garonne et de la Dordogne depuis 2021. Elles sont recommandées à proximité des obstacles à la migration, ainsi qu’à proximité des frayères à aloses, car le mode de reproduction particulier de ces espèces (« bulls ») les rend alors particulièrement vulnérables aux attaques de silures. Elles ont permis de conclure que trois engins sont à la fois efficaces pour capturer des silures et suffisamment sélectifs, c’est-à-dire qu’ils permettent d’éviter suffisamment les prises accessoires ou les mortalités : le filet tramail à mailles carrées de 135 mm de côté, le piège de type « verveux » à mailles carrées de 27 mm minimum de côté et la ligne de fond (ou « cordeau »). Les trois engins sont également complémentaires, chacun étant adapté à un contexte particulier (salinité, courant, etc.)

La stratégie de réduction des impacts de la prédation du silure sur les populations de poissons migrateurs repose notamment sur une évolution du statut réglementaire de l’espèce silure, dans les bassins Adour-Garonne et Loire-Bretagne dans un premier temps.

Le silure doit y être classé comme « espèce susceptible de causer des déséquilibres biologiques » en application de l’article L. 432-10 (1°) du code de l’environnement, ce qui formalisera, au point de vue juridique, la nécessité de lutter contre sa propagation et rendra plus lisible l’action de l’Etat.

La consultation du public a lieu du samedi 14 février au lundi 16 mars 2026.

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Commentaires

  •  Non pour le classement en nuisible, le 16 mars 2026 à 10h40
    C’est fermé les yeux sur les vrais problèmes. Pour preuve pendant la pandémie COVID, l’impact de l’homme est énorme c’est plus facile de tirer sur l’ambulance du n’importe quoi bref je suis pas pour ce classement
  •  RESPONABILITE, le 16 mars 2026 à 10h17
    La question n’est pas tant de savoir s’il y a d’autres causes à la raréfaction des espèces piscicoles, sur lesquelles il faut agir, mais de savoir s’il faut agir sur une d’entre elles sans prendre prétexte qu’il y en a d’autres pour ne rien faire sur celle-ci. Dans nos eaux le silure n’a pas de prédateurs autres que l’homme, et il bénéficie du fait que la majorité des pêcheurs qui le capturent le remettent à l’eau, plus souvent faute de savoir quoi en faire que par déontologie. Et si c’était le cas la pure logique de protection de la part des adeptes de ce sport ce serait de ne pas le pêcher. Il paraît donc logique d’en interdire la remise à l’eau autrement que mort.
  •  Avis DEFAVORABLE de l’Association Régionale Pêche Occitanie (ARPO), le 16 mars 2026 à 10h15

    Lors du Conseil d’administration de l’Association Régionale Pêche Occitanie (ARPO) du 26 Février 2026, 12 Fédération Départementales de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique (FDPPMA) d’Occitanie (Ariège, Aude, Aveyron, Gard, Haute-Garonne, Gers, Hérault, Lot, Lozère, Hautes-Pyrénées, Tarn, Tarn-et-Garonne – la FDPPMA des Pyrénées-Orientales n’était pas représentée) se sont prononcées à l’unanimité contre le classement du silure en ESPDB sur les bassins Adour-Garonne et Loire-Bretagne.

    L’ARPO, au nom des 13 FDPPMA d’Occitanie, émet donc un avis DÉFAVORABLE concernant le projet de décret visant à inscrire le silure sur la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques (ESPDB) dans les bassins Adour-Garonne et Loire-Bretagne, soumis à la consultation du public du 14/02/2026 au 16/03/2026.

    Cette proposition de classement se base sur un rapport de l’OFB, qui décrit principalement l’impact du silure sur les poissons migrateurs. L’impact potentiel du silure sur ces espèces n’est démontré à ce jour qu’au droit d’ouvrages difficilement franchissables par les poissons migrateurs. Un tel classement focaliserait l’attention sur une des pressions que rencontrent les poissons migrateurs, qui est loin d’être la plus impactante pour eux.

    Les pressions majeures pesant sur les poissons migrateurs sont multiples, d’origine anthropiques, et bien documentées :
    - Obstacles à la libre circulation (ouvrages, seuils, barrages),
    - Modifications hydrologiques imposées aux cours d’eau,
    - Pression de la pêche professionnelle en mer et en eau douce,
    - Effets du changement climatique,
    - Prélèvements d’eau et la dégradation des habitats.
    - Pollution de l’eau
    - Oiseaux piscivores
    - ….

    La désignation du silure comme levier principal de régulation ne saurait constituer, à elle seule, une réponse adaptée à la protection des populations de poissons migrateurs.

    Par ailleurs, il est intéressant de faire le parallèle avec un autre sujet d’actualité. L’administration a accordé à seulement 8 FDPPMA en France des dérogations de tirs de régulation du Grand Cormoran, autre prédateur des poissons migrateurs. Il semblerait que, dans le cas du cormoran, la définition de « l’impact avéré » ait été interprétée de manière variable par les services de l’Etat. Ce n’est manifestement pas le cas du silure, dont l’impact avéré sur les populations migratrices n’est à ce jour pas démontré, mais qui fait pourtant l’objet d’un projet de classement en ESPDB publié rapidement et sans concertation préalable avec les acteurs des bassins concernés.

    La gestion des milieux aquatiques et des espèces piscicoles doit être globale, équilibrée, concertée et doit avant tout être axée sur la préservation des habitats et de la continuité écologique.

  •  Non au classement du silure en nuisible, le 16 mars 2026 à 10h01
    Le classement en nuisible des espèces ne fait pas disparaitre les espèces des milieux et ce pourrait même être contre productif pour le silure car il a été prouvé que les gros silures ont un rôle de régulation par prédation sur les plus jeunes sujets. Mais c’est aussi une aberration de vouloir faire croire que le silure est une cause de la disparition des migrateurs amphihalins. Bien avant que le silure s’installe, leur population avaient très dejà largement décliné voir disparu à cause de l’artificialisation des milieux et le développement des ouvrages hydroélectriques qui bloquent ou limitent la continuité écologique pour ces espèces. A contrario, on sait aussi maintenant très bien que les cormorans ont un impact non négligeable sur les populations piscicoles (également sur les amphihalins) mais par contre on n’autorise pas leur régulation sur les eaux libres. Investissez plutôt l’argent public dans le rétablissement de la continuité, la restauration des milieux et la préservation de la ressource.
  •  non a l’eradication du silure et a son classement comme nuisible !, le 16 mars 2026 à 09h42
    a se jour aucune etude serieuse ne prouve la nuisance du silure ou le fait que celui ci provoque un quelconque déséquilibre dans le millieux dans lequel il evolue ! ont peut d’ailleurs constaté que dans les pays ou ils est present depuis beaucoup plus longtemps qu’en france il n’a jamais été non plus la cause du moindre déséquilibre sur la population piscicole de ses pays, espagne, ou autres pays de l’est par exemples qui ont su eux exploité economiquement et touristiquement la chance de posseder un tel poisson dans leurs eaux. non seulement se poissons hormis le fait d’avoir une grande importance pour les passionnés de peche a egalement un interet economique non négligeable il fait vendre des cartes de peches , du materiel de peche et autres équipements souvent onereux comme des bateaux ou materiels électroniques diverse il participe aussi a pereniser et devellopper le tourisme peche, il a creer de nombreix emploies dans le domaine du guidage notament ! mais mis a part l’aspect rentable et souhaitable economiquement se poisson est un magnifique predateur de fin de chaine omnivore qui a trouver une place dans notre millieux la nature etant bien faite se poisson s’autoregule et stabilise sa population pour que celle ci fasse partie integrante d’un millieu ou il occupe une niche ecologique jusque la rester vacante, contrairement au idées recus le régime alimentaire de se poissons est loin d’etre axé uniquement que sur d’autres poissons c’est un opportuniste omnivore persécuté a tord et victime de son aspect qui est souvent assimillé a celui du poisson chat qui lui est classé nuisible ! sa taille et sa large bouche alimente aussi les comptes et legendes propagés par quelques ignorants desireux de trouver un bouc emissaire a la rarefaction de certaines especes qui souffres a cause de mauvaises gestions, pollutions barrages, peche proffessionel intenses et non raisonnés (migrateur), passe a poisson inaproprié et mal pensé et tant d’autre raison qui n’incombe pas au silure …. la pire a mon sens etant la presence du cormoran qui surprotégé et en surnombre est lui un reelle fleau et source de desastre pour les populations piscicoles de france ! nous avons la chance d’avoir se grand et magnifique poisson en france prenons en conscience et protegeons le !
  •  Favorable au classement du silure en ESBD sur les bassins Loire Bretagne et Garonne Dordogne, le 16 mars 2026 à 09h38

    Bonjour,

    Le Conseil National de l’Eau a acté le 11 février dernier la volonté de voir le classement du silure glane (Siluris glanis, Linné 1758) évoluer vers les espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques, cette mesure ne devant concerner que les bassins couverts par les Plans de Gestion des Poissons Migrateurs Loire-Bretagne et Garonne-Dordogne.

    Le sujet est conflictuel entre tenants de la biodiversité et ceux d’un halieutisme décomplexé et, entre ses détracteurs et ses défenseurs il est important de replacer l’église au milieu du village.

    Le silure, originaire du bassin de la Mer Noire, était présent en France jusqu’à la fin du Miocène, soit il y a plus de 5,5 millions d’années et a ensuite été introduit en France à la fin du XIX°siècle mais il est resté rare (Keith et Allardi, 1997, cités par Bruslé et Quignard) et ce n’est qu’à la faveur d’introductions massives à partir des années 1970 que l’espèce a connu une expansion très importante d’abord autour de l’axe Saône-Rhône Celle-ci a ensuite connu un accroissement spectaculaire largement favorisé par les translocations effectuées par les pêcheurs, de façon légale ou non. C’est ainsi qu’on observe désormais l’espèce sur des sous bassins de taille modeste ou intermédiaire et déconnectés des autres comme celui du Blavet ou de l’Orne, de la Charente… Il n’est pas arrivé là tout seul bien évidemment. Dans le Berry on a même pu l’observer de façon récurrente sur des petits sous affluents du Cher classés en première catégorie et où la truite se maintient comme elle peut.
    Pour mémoire, le silure ne figure pas sur la liste des poissons faisant l’objet d’une protection et définie par l’arrêté du 08 décembre 1988, mais tout comme d’autres espèces non natives il est inscrit à la liste des espèces représentées par l’arrêté du 17 décembre 1985 soumis en vertu du L.432-10 du Code de l’Environnement. Son statut est celui de « préoccupation mineure » selon l’Union Internationale de Conservation de la Nature.

    La question de l’impact de l’espèce s’est rapidement posée, entre discussions de comptoir et réalité scientifique rapportée aux contextes locaux, et il est nécessaire de faire la part des choses. Le projet de décret rappelons-le ne concerne que les bassins Garonne-Dordogne et Loire-Bretagne car c’est là précisément que les doutes et les problèmes sérieux ont été relevés dès les années 2000, les vidéos de silures gobant les saumons devant la vitre de comptage de la passe de la centrale de Golfech marquant le réel début des interrogations.
    Depuis, d’autres évidences ont pu être collectées, et contrairement à la rumeur aisément colportée par les pro-silure la prédation ne se limite pas aux pieds des ouvrages ou dans les passes à poissons elles-mêmes où elle est effectivement couramment observée.
    Ainsi en Loire moyenne (Maine et Loire, Indre et Loire) des autopsies ont permis de découvrir des saumons partiellement digérés dans des grands silures au printemps. Les analyses isotopiques menées dans le même secteur ont révélé que le saumon pouvait représenter jusqu’aux deux tiers du régime des plus grands silures (rapport ALOSA, Université de Tours 2013) alors que sur ce secteur aucun obstacle ne freine la migration des poissons amphihalins. Sur l’Allier, les observations en avril ou mai au pied des seuils du Guétin ou des Lorrains de silures repartant avec un grand poisson argenté dans la gueule sont récurrentes et affligeantes. Ceci serait anecdotique dans le cas de populations de migrateurs bien portantes mais lorsqu’il ne reste que quelques centaines voire seulement quelques dizaines de reproducteurs (comptages à Vichy 246 saumons en 2022, en 2023 96 saumons en 2024 seulement 62, puis 78 en 2025), la survie de chacun d’entre eux revêt une importance primordiale.

    Concernant le cas de la Dordogne, il est consternant de constater qu’entre les passes de Tuillières et Mauzac, distantes de seulement 16km, la moitié des effectifs de saumons disparaissent chaque année, sans autre explication possible que la prédation…
    La problématique ne se limite pas au saumon puisqu’il est très sérieusement estimé que le silure a éradiqué la lamproie marine du bassin de la Vienne où elle faisait un retour remarqué (Trancart et al, MNHN 2023). La lamproie représente en effet ici les deux tiers de l’apport alimentaire des grands silures ! La même étude mentionne que sur 121 lamproies marquées 107 ont été prédatées, soit un taux de disparition avant reproduction de 82 %. Cela se passe de commentaires. Les remontées qui ont été lentes à se rétablir et qui dépassaient les 70000 individus au milieu des années 2010 ont été anéanties.
    L’impact sur la grande alose est lui aussi documenté, le silure étant attiré par les très bruyant« bulls » des aloses lors de la fraie au printemps. Si la prédation n’est pas absolument quantifiée, le dérangement suffit à faire échouer le processus de reproduction d’une espèce « en danger critique d’extinction » dans 1 à 9 % des cas. Précisons que cela se produit en eaux libres, entre Imphy et l’aval d’Orléans, loin de tout obstacle bloquant… La présence de silures en attente au pied des passes pendant la migration est bien documentée, notamment sur la Charente où la quantité de proies marines peut être élevée selon les individus. Des observations et résultats similaires ont été obtenus sur la Garonne où il est souligné la prévalence de proies marines en fonction de leur disponibilité et de la taille des silures.
    Enfin, et encore une fois sur le bassin Garonne-Dordogne, on rappellera la très forte tolérance au sel du silure de laquelle il résulte une sur-représentation des juvéniles dans l’estuaire de la Gironde où ils sont capturés en masse par les professionnels. Outre la nuisance économique compréhensible, l’impact sur la chaîne trophique devrait être évaluée, notamment sur les civelles et jeunes crevettes . On rappellera d’ailleurs que la Garonne est le seul fleuve d’Europe à abriter l’esturgeon européen et l’avenir des juvéniles ne saurait se trouver dans l’estomac des silures.

    La question de la prévalence du silure dans les écosystèmes aquatiques pose également question, sa densité ayant atteint la moitié de la biomasse piscicole en Loire moyenne (Université de Tours, 2017 ) et une telle population ne peut pas ne pas avoir d’impact sur les autres espèces. L’ONEMA a calculé en 2015 que sur le Lot, la prédation totale exercée par le silure à 50 % de la productivité annuelle du milieu et la qualifie de « non négligeable » .
    Il est rappelé que la Convention de Berne, qui traite de la protection des habitats naturels des espèces, (ce qui ne concerne donc pas le silure sur le territoire français car situé hors de son habitat naturel d’origine) appelle par ailleurs à la vigilance en ce qui concerne les espèces menacées (art.2) mais aussi à l’impact des espèces les unes sur les autres (art.9) et à celui des espèces non indigènes (art.11).

    Les partisans du silure ne cessent de clamer l’autorégulation de l’espèce, or les données disponibles montrent que le silure représente pour lui-même qu’à peine 1 à 2 % de ses proies pour les individus de taille supérieure à 130cm. Les mêmes soupçonnent une redynamisation des populations si on s’emploie à diminuer les effectifs de façon artificielle, sans pour autant le démontrer. On observera que l’interdiction de remise à l’eau s’appliquerait autant aux adultes qu’aux juvéniles, ce qui balaie l’argument d’un déséquilibre des populations. Précisons également pour ceux qui mentionnent que les estomacs des individus capturés aux lignes sont la plupart du temps vides que cela ne préjuge rien de son remplissage avant la capture (la régurgitation due au stress est très probable) et que quoiqu’il en soit pour atteindre les poids respectables qui sont les leurs, les silures ne se nourrissent a priori pas d’amour et d’eau fraîche… Quant à la réthorique évolutionniste prétendant que le silure est mieux adapté et que c’est tant pis pour les autochtones elle sera balayée d’un revers d’une main : le silure a été introduit, ce n’est pas un processus naturel.
    Il faut préciser également que le renvoi comparatif à d’autres espèces introduites est hors sujet et n’exonère en rien le silure de son impact. Cependant toute documentation mesurant l’impact de ces nouveaux arrivants est bien entendu la bienvenue.
    Les vraies questions techniques qui pourraient se poser sont effectivement celui de l’abandon des carcasses (encore que des centaines d’animaux sauvages meurent naturellement chaque jour au fond des bois sans que cela ne pose le moindre problème…) mais plus encore la possibilité de captures accessoires d’espèces non ciblées (voire de celles qu’on souhaite protéger) lors des campagnes d’élimination des grands silures.

    Enfin, il faut toutefois être clair et honnête : le silure n’est pas la cause initiale de l’état catastrophique des populations des poissons amphihalins métropolitains . La chaîne des causes multiples est très bien documentée : obstacles à la migration (dans les deux sens !), passes mal dimensionnées voire inexistantes, grands barrages ayant stérilisés des centaines d’hectares de surface de production depuis la fin du XIX siècle, surpêche (ce temps est révolu, faute de combattants), extractions de granulats, assèchement de zones humides, pollutions agricoles, urbaines et domestiques, pertes d’habitats favorables, usages inconsidérés de l’eau, et désormais réchauffement climatique, ou encore problèmes de survie en mer…

    Toutefois, le silure est un problème supplémentaire pour les écosystèmes des bassins Loire-Bretagne et Garonne-Dordogne et il est apparu de la main de l’homme. Il appartient donc à ce dernier d’en limiter les effets aussi drastiquement que possible. Son classement en ESDB s’impose dès lors sur ces bassins.

  •  Fédération de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique des Hautes-Alpes, le 16 mars 2026 à 09h12

    Avis défavorable au projet de décret visant à inscrire le silure (Silurus glanis) sur la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques

    Même si cette espèce n’est actuellement pas représentée dans le département des Hautes-Alpes et que nous ne sommes également pas directement concerné par les enjeux liés aux poissons migrateurs amphihalins, la Fédération de Pêche des Hautes-Alpes souhaite néanmoins exprimer un avis défavorable au projet de décret visant à inscrire le silure sur la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques.

    Tout d’abord, ce classement repose sur une présentation contestable du statut biogéographique de l’espèce. Le silure est considéré comme indigène à l’échelle de la France selon les référentiels scientifiques récents, notamment en raison de sa présence historique attestée dans plusieurs bassins européens proches (Rhin, Meuse, Escaut). Le présenter comme une espèce strictement exotique ou invasive est donc scientifiquement discutable.

    Les impacts du silure sont surtout ciblés sur les poissons migrateurs amphihalins et souvent présentés de manière simplifiée alors que les études scientifiques montrent une réalité beaucoup plus nuancée. La prédation existe mais son intensité varie fortement selon les sites et les conditions environnementales. Elle est notamment favorisée par la présence d’obstacles à la continuité écologique (barrages, passes à poissons mal adaptées) qui concentrent les migrateurs et les rendent plus vulnérables. Dans ces situations, le problème relève davantage du fonctionnement des ouvrages que de la présence du silure lui-même.

    De plus, aucune étude ne démontre à ce jour un impact généralisé du silure sur les populations de migrateurs à l’échelle des bassins. Les principaux facteurs de déclin des espèces amphihalines restent largement identifiés : fragmentation des cours d’eau, dégradation des habitats, pollutions, surpêche ou encore effets du changement climatique.

    Le silure occupe également une niche écologique particulière au sein des écosystèmes aquatiques. Les travaux scientifiques montrent qu’il ne se substitue pas directement aux autres grands prédateurs piscicoles et qu’il exploite des ressources parfois peu utilisées par ces derniers, notamment certains cyprinidés de grande taille. Il peut également consommer certaines espèces exotiques envahissantes, contribuant ainsi à leur régulation.

    Concernant la dynamique des populations, les études disponibles montrent qu’après une phase d’expansion initiale, les populations de silure tendent à se stabiliser, notamment en raison de phénomènes d’autorégulation tels que le cannibalisme.

    Enfin, les mesures de régulation généralisées apparaissent peu efficaces et difficilement applicables à grande échelle. Les modélisations montrent qu’elles nécessiteraient des prélèvements très importants et prolongés pour produire un effet limité et réversible. Une gestion ciblée et locale au droit de certains ouvrages ou sites sensibles semble donc plus pertinente que l’inscription de l’espèce sur une liste réglementaire à large échelle.

    Pour l’ensemble de ces raisons, il apparaît que ce classement risque de détourner l’attention des véritables causes du déclin des migrateurs et d’envoyer un signal inadapté en matière de gestion des écosystèmes aquatiques.

    Je demande donc que ce projet de décret soit reconsidéré et qu’une approche fondée sur les connaissances scientifiques et la gestion ciblée des problématiques locales soit privilégiée.

  •  Laisser les silures tranquillle, le 16 mars 2026 à 08h13
    Bonjour Je pense que le silure a le droit d être pêcher et surtout relâcher . Il ne faut surtout pas permettre la destruction de celui ci. La chaîne alimentaire est obligatoirement composée de petit moyen gros poissons . De quel droit l humain aurait le droit de tuer juste pour le plaisir ??? Aucun plaisir gustatif pour ce poisson alors laisser le tranquille . Et je m adresse à toi derrière ton bureau , oui toi celui celui qui veux faire une teste de loi autorisant le destruction de spécimen, arrêtes un peu … de casser les couilles au pêcheurs plaisanciers . Toutes vos restrictions nous enmerdent . J’espère que vous avez vous aussi une passion et qu un de vos collaborateur vous empêchera de pratiquer votre passion alors vous comprendrez mon commentaire . À bon entendeur …je vais à la pêche
  •  Poussière sous tapis, le 16 mars 2026 à 08h01
    Attaquons nous plutôt à la surpêche et aux diverses pollutions. Je ne suis pas d’accord avec ce projet de décret.
  •  Le silure ne dois pas devenir un bouc emissaire., le 16 mars 2026 à 07h51
    Le silure s’auto-regule et n’est pas le facteur principal de la perte de biodiversite de nos rivieres. Il vaut mieux reguler les barrages, la destruction des habitats et la pollution plutot que de designer le silure comme responsable de la perte de biodiversite. Ce serait une grave erreur pour les generations futures.
  •  Non au passage du silure nuisibles , le 16 mars 2026 à 07h27
    Quelle bêtise de passer ce poisson nuisible, super poisson de sport à part pour ceux qui n’ont attrapent jamais, je pêche depuis plus de 35 ans je pêche la carpe le brochet Le sandre le Feeder, et j’adore aussi pêcher le silure qui me compare un petit peu à la pêche en mer, je peche beaucoup de milieu, je pêche aussi beaucoup à l’étranger deux fois par an minimum, voilà par rapport à mon expérience pour moi le problème ne vient pas du tout de lui, il y a même des rivières par chez moi ou il n’y a quasiment plus rien à pêcher et pourtant il n’y a pas de silure, les niveaux d’eau les cormorans les grosses chaleurs, de plus depuis que je le pêche environ 25 ans j’ai quand même trouvé qu’on en prend largement moins mais les plus gros, je le pêche en compétition et en loisir au leurre ou aux appâts naturels j’ai déjà pris des poissons de plus de 2 m 50 avec des petits silures dans la gueule donc je pense qu’il se régule super bien
  •  Non au classement du sieur en nuisible, le 16 mars 2026 à 07h23
    Les lobbys de la pêche professionnelle veulent détruire un poisson en lui faisant porter le chapeau sur toutes les causes et les conséquences que subissent nos rivières et nos fleuves et autres plans d’eau il ne faut pas le faire passer pour le bouc émissaire qu’il n’est pas l’homme a causé bien plus de dégâts avec les barrages et autres, modifications de rivières et des fleuves qui fait plus de dégâts sur les migrateurs je pense que nous sommes personne pour placer un animal coupable de tous les problèmes
  •  Non au classement du sieur en nuisible, le 16 mars 2026 à 07h22
    Les lobbys de la pêche professionnelle veulent détruire un poisson en lui faisant porter le chapeau sur toutes les causes et les conséquences que subissent nos rivières et nos fleuves et autres plans d’eau il ne faut pas le faire passer pour le bouc émissaire qu’il n’est pas l’homme a causé bien plus de dégâts avec les barrages et autres, modifications de rivières et des fleuves qui fait plus de dégâts sur les migrateurs je pense que nous sommes personne pour placer un animal coupable de tous les problèmes
  •  Contre , le 16 mars 2026 à 06h57
    Le silure n’est pas le problème . Les barrages qui bloquent les migrateurs oui. Le non remise à l eau de prises de cette taille va générer un problème sanitaire majeur
  •  Non au classement nuisible du silure , le 16 mars 2026 à 05h49

    Je soussigné(e) Berthillot Bruno, membre du COPERE, émet un avis défavorable au projet de décret visant à inscrire le silure (Silurus glanis) sur la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques prévue à l’article R.432-5 du code de l’environnement, pour les raisons suivantes :

    1. Une mesure qui ne repose pas sur une démonstration scientifique hiérarchisée des causes

    À ce jour, aucune étude n’a formellement établi que le silure constitue la cause principale du déclin des espèces amphihalines dans les bassins concernés.

    La littérature scientifique et les rapports d’expertise de l’Office Français de la Biodiversité rappellent que la dégradation de l’état de conservation des migrateurs résulte de pressions multiples et anciennes : rupture de la continuité écologique, obstacles à la migration, altération des habitats, pollutions, pression de pêche et changement climatique.

    La prédation par le silure s’inscrit dans un contexte artificiellement créé par l’aménagement des cours d’eau. La concentration des migrateurs au pied des ouvrages accroît mécaniquement leur vulnérabilité. Le silure exploite une situation structurelle ; il n’en est pas l’origine.

    Le projet de décret ne démontre pas en quoi son classement constituerait une mesure prioritaire, proportionnée et efficace au regard des causes structurelles identifiées.

    2. Une efficacité non démontrée des expérimentations de régulation

    Des expérimentations de régulation ont été conduites sur certains axes fluviaux. À ce stade, elles n’ont pas objectivement démontré une amélioration significative et durable des populations de migrateurs corrélée aux prélèvements de silures.

    Classer une espèce à l’échelle de bassins entiers sur la base d’expérimentations localisées dont l’efficacité reste incertaine constitue une décision disproportionnée et insuffisamment instruite.

    3. Une absence manifeste d’étude d’impact économique et sociale

    Le projet soumis à consultation ne comporte aucune étude d’impact sérieuse intégrant la dimension économique rapportée à la pêche de loisir.

    Le silure représente pourtant un segment structurant de la pêche de loisir en France : tourisme halieutique, retombées locales, matériel spécialisé, activité des moniteurs guides professionnels.

    Cette carence d’instruction constitue une insuffisance manifeste dans l’élaboration du projet.

    4. Une rupture d’égalité et un déséquilibre manifeste des intérêts pris en compte

    Le projet répond principalement aux préoccupations exprimées par certains acteurs économiques liés à la pêche professionnelle en eau douce.

    En revanche, les intérêts :

    • des pêcheurs à la ligne,

    • des structures associatives,

    • des professionnels diplômés encadrant la pêche de loisir,

    ne semblent pas avoir été examinés avec le même degré d’attention.

    L’administration ne peut légalement fonder une mesure réglementaire sur la satisfaction des intérêts économiques d’une catégorie d’usagers au détriment d’une autre, sans analyse objective et comparée des impacts.

    5. Une mesure symbolique masquant les responsabilités structurelles

    Désigner le silure comme espèce susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques revient à privilégier une réponse visible mais dérisoire, plutôt qu’à traiter les causes structurelles du déclin des migrateurs :

    • Continuité écologique,

    • Gestion des ouvrages,

    • Pollutions,

    • Pression maritime et estuarienne.

    Une telle orientation entretient l’illusion d’une action rapide sans s’attaquer aux causes majeures identifiés par la communauté scientifique.

    En conclusion

    Ce projet de décret apparaît insuffisamment motivé, disproportionné et juridiquement peu soutenu (Insuffisance d’étude d’impact, défaut de prise en compte des intérêts économiques, erreur d’appréciation, disproportion manifeste, rupture d’égalité).

    Il constitue une mesure générale et permanente alors que les problématiques identifiées sont localisées et liées à des configurations spécifiques d’ouvrages.

    L’administration ne démontre pas que le classement constitue une mesure nécessaire, c’est-à-dire qu’aucune autre mesure moins attentatoire aux intérêts économiques et professionnels n’aurait permis d’atteindre l’objectif poursuivi.

    Je demande en conséquence son retrait en l’état.

    À défaut, je me réserve la possibilité de soutenir toute action visant à faire contrôler la légalité de ce texte devant la juridiction administrative compétente.

  •  Le silure , le 16 mars 2026 à 05h01
    Le silure a tous a fait sa place dans nos eau du tarn c’est une honte de vouloir faire passer sa. Cette espèce et ma peche préférer je serai la pour la défendre.
  •  Favorable au classement du silure en espèce susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques, le 16 mars 2026 à 00h47
    Par le passé beaucoup d’espèces végétales et animales allochtones ont fait l’objet d’introductions volontaires ou non sur notre territoire pour au final créer des déséquilibres biologiques persistants sur notre territoire. La prise en compte tardive de ces problématiques a conduit à en faire des espèces envahissantes et destructrices pour les espèces indigènes. Il en est ainsi pour le silure et j’en témoigne. Dans notre lac plusieurs générations ont péché quantités de sandres, brochets, perches et autre blancs de belles tailles jusqu’à il y a une quinzaine d’années. Le filon s’est tari sans explication rationnelle sauf que dans le même temps les premiers silures ont été capturés et qu’ils sont depuis de plus en plus nombreux et imposants. Ce poisson n’a rien à faire dans nos eaux et devient un nouveau commerce. Ses défenseurs ne recherchent qu’à faire des records pour les réseaux sociaux et sont encouragés par les fabricants spécialisés. C’est aussi un commerce par l’image qui se cache derrière une pratique de pêche. Nos vrais poissons de lacs, fleuves et rivières sont en train de disparaitre par la faute du silure. Comme nos tortues cistudes disparaissent depuis l’introduction de la tortue de Floride.
  •  Contre , le 16 mars 2026 à 00h37
    Ne ps classer le silure en nuisible, voir ce qu’il se passe en Espagne 🇪🇸 et prenons exemple
  •  Contre ce decret, le 16 mars 2026 à 00h35
    Le silure qui est arrivé en france notamment sur la Saône s’est aujourd’hui régulé. Les études réalisées par la fédération et jean claude tanzilli montre que silure se nourrit peu en comparaison avec des espèce nuisibles comme le cormorans. L’application de ce décret ne réduira que partiellement la population et pause de vrais questions d’hygiène.
  •  OPPOSITION AU CLASSEMENT DU SILURE COMME ESPÈCE NUISIBLE ! , le 15 mars 2026 à 23h36
    Opposition au classement du silure (Silurus glanis) comme espèce susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques. Toujours le même Bouc émissaire ! Cela fait des années qu’il a trouvé sa place dans nos rivières et dans aucun cas il détruit la biodiversité, il passionne les jeunes comme les moins jeunes pour sa combativité et sa grandeur. Qu’allons nous laissé à nos enfants pêcheur passionné comme nous ?