Projet de décret inscrivant le silure sur la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques

Consultation du 14/02/2026 au 16/03/2026 - 3170 contributions

Le silure glane, originaire d’Europe de l’Est et d’Asie centrale, s’est propagé sur la quasi-totalité du réseau hydrographique de la France métropolitaine.

L’impact du silure sur les poissons migrateurs amphihalins, c’est-à-dire vivant alternativement dans les eaux douces et dans les eaux salées, est désormais incontestable au vu des études scientifiques. Des constats similaires sont dressés dans les autres pays d’Europe où le silure a été introduit.

Des pêches visant à réduire la prédation exercée par le silure à l’encontre des poissons migrateurs sont réalisées dans les bassins de la Garonne et de la Dordogne depuis 2021. Elles sont recommandées à proximité des obstacles à la migration, ainsi qu’à proximité des frayères à aloses, car le mode de reproduction particulier de ces espèces (« bulls ») les rend alors particulièrement vulnérables aux attaques de silures. Elles ont permis de conclure que trois engins sont à la fois efficaces pour capturer des silures et suffisamment sélectifs, c’est-à-dire qu’ils permettent d’éviter suffisamment les prises accessoires ou les mortalités : le filet tramail à mailles carrées de 135 mm de côté, le piège de type « verveux » à mailles carrées de 27 mm minimum de côté et la ligne de fond (ou « cordeau »). Les trois engins sont également complémentaires, chacun étant adapté à un contexte particulier (salinité, courant, etc.)

La stratégie de réduction des impacts de la prédation du silure sur les populations de poissons migrateurs repose notamment sur une évolution du statut réglementaire de l’espèce silure, dans les bassins Adour-Garonne et Loire-Bretagne dans un premier temps.

Le silure doit y être classé comme « espèce susceptible de causer des déséquilibres biologiques » en application de l’article L. 432-10 (1°) du code de l’environnement, ce qui formalisera, au point de vue juridique, la nécessité de lutter contre sa propagation et rendra plus lisible l’action de l’Etat.

La consultation du public a lieu du samedi 14 février au lundi 16 mars 2026.

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Commentaires

  •  Mefiance, le 9 mars 2026 à 12h48
    Par précaution au regard de nos espèces endémiques et de la prédation classons cette espèce comme invasive, au détriment des chercheurs de trophées.
  •  Non au classement nuisible du silure , le 9 mars 2026 à 12h45
    D’apres les études que jai pu lire, le silure n’est pas la cause principale de la raréfaction des espèces migratoires. Le classer nuisible ne pourra donc pas résoudre la disparition des espèces migratoires. Ils faut d’abords s’attaquer aux causes racines pour obtenir des résultats significatifs sur le retour des espèces migratoires.
  •  Crochard damien , le 9 mars 2026 à 12h37

    Je dit non a ce classement et non a la peche professionnelle en eau douce , toute sorte de poisson disparaîtront carpe silures brochet sandre ……. qu’elle issue pour la pêche de loisir avec c’est gens là ?

    NON

  •  Avis de la Fédération de l’Ardèche pour la pêche et la protection du milieu aquatique - Silure, le 9 mars 2026 à 12h03

    Avis de la Fédération de l’Ardèche pour la pêche et la protection du milieu aquatique le projet de décret, en accord total avec l’avis de UFBRMC, inscrivant le silure sur la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques (ESPDB) soumis à consultation du public du 14/02/2026 au 16/03/2026

    -  Préambule et synthèse de l’avis de la Fédération de l’Ardèche pour la pêche et la protection du milieu aquatique
    La Fédération de l’Ardeche pour la pêche et la protection du milieu aquatique, émet un AVIS DEFAVORABLE concernant le projet de décret visant à inscrire le silure sur la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques (ESPDB), soumis à la consultation du public du 14/02/2026 au 16/03/2026.
    En effet, il ne s’agit certes pas ici d’un classement en Espèce Exotique Envahissante (EEE), mais cette proposition de classement en ESPDB repose tout de même sur un certain nombre d’affirmations erronées que les différents rapports rédigés par l’Office Français de la Biodiversité, et notamment le dernier en date du 13/01/2026, viennent contredire.
    Par ailleurs, il est précisé que cette proposition d’évolution du statut réglementaire de l’espèce silure concerne « les bassins Adour-Garonne et Loire-Bretagne dans un premier temps ». Ainsi, par le principe général de l’inscription du silure à la liste ESPDB d’une part, et d’autre part au travers de cette volonté d’extension géographique ultérieure du classement, la Fédération de l’Ardèche pour la pêche et la protection du milieu aquatique et l’union des Fédérations de pêche des Bassins Rhône-Méditerranée et Corse est fondée à émettre un avis sur ce projet.
    la Fédération de l’Ardèche pour la pêche et la protection du milieu aquatique ne peut accepter un classement en ESPDB du Silure, qui validerait en l’état son statut de « bouc émissaire » quant à la diminution des stocks de poissons migrateurs.
    Au-delà du risque que ce classement pourrait faire peser sur l’espèce Silure et sur l’équilibre des écosystèmes aquatiques, le risque serait également de détourner l’attention des principales pressions exercées les migrateurs (changement climatique, obstacles à la continuité écologique, dégradation des habitats, pollutions, surpêche, oiseaux piscivores…).
    Le présent avis reprend ci-après les principaux éléments de connaissance scientifique démontrant l’incohérence de ce projet de classement.

    -  Statut biogéographique et historique : une espèce native en France
    Le silure est natif dans les bassins du Rhin, de la Meuse et de l’Escaut, comme en attestent des preuves archéologiques et historiques datant de l’âge du Bronze et de l’Antiquité (Borvon, 2019 ; Putelat et al., 2021). Selon le référentiel TAXREF (Gargominy et al., 2024), le silure est donc considéré comme indigène à l’échelle de la France hexagonale, même si son implantation dans certains bassins est plus récente. Son statut de « natif » à l’échelle nationale doit être pris en compte dans toute décision réglementaire.
    Il est fait dès lors une erreur manifeste dès les propos introductifs de la présentation du projet de décret, où il est sous-entendu que le Silure glane est uniquement « originaire d’Europe de l’Est et d’Asie centrale ». Par ailleurs, contrairement à ce qui est affirmé, il ne s’est pas « propagé sur la quasi-totalité du réseau hydrographique de la France métropolitaine ».
    -  Prédation sur les migrateurs amphihalins : absence de preuve d’un impact systématique et généralisé

    Il est affirmé dans la présentation du projet de décret que l’impact du silure sur les poissons migrateurs amphihalins « est désormais incontestable au vu des études scientifiques » et que des « constats similaires sont dressés dans les autres pays d’Europe où le silure a été introduit ». Il s’agit là de raccourcis simplistes que les études scientifiques nuancent très largement voire contredisent.
    Tout d’abord, il convient de rappeler que La dégradation de l’état de conservation des migrateurs amphihalins est antérieure à l’explosion démographique du silure : d’autres pressions sont historiquement et toujours aujourd’hui à l’œuvre (notamment barrages, pollutions, surpêche) encore aggravées aujourd’hui par le changement climatique, à la fois en milieu marin et en eau douce continentale (Etat des connaissances et positionnement de l’OFB concernant le Silure, 15/06/2023).
    Par ailleurs, dans des conditions naturelles de fonctionnement du milieu, la prédation n’implique pas nécessairement un impact négatif sur les populations de proie, la prédation faisant partie des forces naturelles structurant les écosystèmes. Lorsqu’elles sont en bonne santé, les populations de proies développent des réponses démographiques a la pression de prédation et parviennent a maintenir un taux de croissance stable ou positif (p. ex. Reznick et al., 1997). Il est donc nécessaire d’aller au-delà de la présence ou de l’abondance de proies dans les contenus stomacaux pour étudier l’impact du silure à l’échelle des populations de proies.
    Les études françaises montrent que la prédation du silure sur les migrateurs amphihalins (saumon, alose, lamproie marine) est variable selon les sites et les conditions environnementales (Boulêtreau et al., 2020 ; Trancart et al., 2023). Sur la Garonne et la Dordogne, les taux de prédation observés sur les lamproies marines et les aloses sont fortement liés à la présence d’obstacles (barrages, passes à poissons) couplées aux conditions hydrologiques défavorables, qui concentrent les proies et les rendent plus vulnérables (Bouletreau et al., 2020, Verdeyroux, 2022).
    Aucune étude ne prouve un impact significatif du silure sur les populations d’anguilles (Musseau et al., 2024 ; Guillerault et al., 2015a).
    Les attaques sur les frayères d’aloses sont ponctuelles et ne remettent pas en cause la reproduction de ces espèces (Davitoglu et al., 2025). En effet, 1 à 5 % des bulls d’aloses (Groupe Migrateurs Dordogne, 2022 et 2024) seraient attaqués sans que l’on puisse toutefois confirmer qu’une prédation a bien eu lieu. Par ailleurs, la plupart des bulls attaqués sont situés sur des frayères forcées ou dites de substitution, la plupart du temps à l’aval d’ouvrages qui n’assurent pas efficacement la continuité. Ainsi, l’activité de frai a lieu sur des zones potentiellement défavorables au développement des œufs, et le dérangement des aloses par des attaques de silure sur ces zones n’a donc qu’un effet très limité.
    Pour ce qui concerne la lamproie marine, sur le bassin Rhône-Méditerranée, la présence anecdotique de l’espèce limite à un risque quasi nul les possibilités de prédation par le Silure. En effet, malgré un effort significatif d’enquête et de prospection, les observations sont très rares sur les deux dernières décennies : seules quatre observations de lamproies marines ont été recensées en mer et en rivière entre 2019 et 2022, et les résultats des prélèvements ADNe n’ont pas permis de détecter la présence de l’espèce (Audran et al., 2023).
    Sur d’autres bassins, si certaines études en France ont pu montrer des taux de prédation importants sur la lamproie marine (Bouletreau et al., 2020), aucune n’a démontré un impact avéré sur les stocks de cette espèce à une échelle globale.
    L’évolution des captures moyennes de lamproies marines par sortie pour les pêcheurs professionnels en eau douce de Gironde, entre 2000 et 2020, montre au contraire une augmentation des CPUE en aval des grands ouvrages (Plan de Gestion des Poissons Migrateurs 2022-2027 Garonne-Dordogne-Charente-Seudre-Leyre, 2021), pouvant laisser sous-entendre une bonne tenue du stock global.
    Par ailleurs, il convient de rappeler que cette espèce n’est à l’heure actuelle pas menacée d’extinction à l’échelle mondiale d’après la liste rouge de l’UICN, qui précise notamment que les menaces observées pour cette espèce résultent des activités anthropiques comme les barrages, le recalibrage des cours d’eau, le dragage des fonds entraînant une dégradation des cours d’eau et de la continuité, et non d’une prédation par le silure.
    Enfin, sur certains bassins, d’autres facteurs peuvent expliquer de fortes variations d’effectifs observés sur les aloses et les lamproies marines. Cela a pu être constaté notamment sur la Loire en 2020, avec une augmentation notable des remontées en lien avec des conditions hydrographiques favorables et une diminution de la pression de pêche professionnelle durant le confinement (Baizez et al., 2020).
    Le Silure est par ailleurs une espèce largement répandue en Europe centrale et en Europe de l’Est (cf Les poissons d’eau douce de France, 2012). Il fait partie d’écosystèmes regroupant près de 100 espèces piscicoles, dont presque toutes celles qui sont présentes en France, y compris plusieurs espèces de poissons migrateurs, avec qui il évolue depuis des milliers d’années.

    -  Compétition interspécifique limitée entre le Silure et les autres prédateurs
    Les études isotopiques montrent que le silure partage partiellement sa niche trophique avec d’autres prédateurs (brochet, sandre, lote), mais sans preuve d’un impact négatif sur leurs populations (Guillerault et al., 2015b ; Vagnon et al., 2022). Au contraire, il exploite des ressources hors de portée des autres prédateurs en allant chercher notamment les grands cyprinidés, impasses trophiques dans la chaîne alimentaire piscicole et parfois sources de déséquilibres écologiques (ichtyoeutrophisation).
    Le silure consomme également des espèces exotiques envahissantes, pour certaines à l’origine d’impacts avérés sur les écosystèmes (écrevisses américaines, corbicules, poissons-chats), ce qui peut participer à leur régulation (Faure & Tanzilli, 2016).

    -  Dynamique de population du Silure
    La seule étude globale ayant abordé la dynamique des populations de Silure est celle réalisée sur le bassin du Rhône (Faure & Tanzilli, 2016). Elle couple des approches scientifiques par pêche à l’électricité, pêche à la ligne et analyse de contenus stomacaux.
    Parmi les bassins français où le Silure a été introduit, c’est celui où l’on dispose le plus d’antériorité et de données.
    Or, cette étude a démontré qu’après une première phase d’expansion, la population de Silure s’est nettement réduite puis s’est stabilisée. En effet, il a été observé un phénomène de cannibalisme au sein de la population de Silure, les plus gros spécimen consommant régulièrement leurs congénères de taille plus modeste, induisant de fait une capacité d’autorégulation de l’espèce.

    -  Efficacité limitée, incertaine voire même contre-productive des mesures de régulation
    Les modélisations montrent qu’un prélèvement annuel de 3 000 individus (de taille > 100 cm) sur 20 ans serait nécessaire pour avoir un impact significatif sur la population de silures en Garonne, avec toutefois un effet réversible dès l’arrêt des prélèvements (Santoul, 2023). Une tentative de régulation de masse durable à large échelle, en plus de ne pas être souhaitable sur un plan écologique, serait donc totalement irréaliste, ni fondé économiquement.
    En pratique, les expérimentations de pêche ciblées (2020-2023) n’ont pas non plus montré de baisse significative des effectifs de silures, ni d’amélioration des populations de migrateurs (Verdeyroux, 2024).
    Les méthodes de régulation comportent également des risques collatéraux, en particulier selon les engins de pêche (filets, verveux) qui capturent aussi des espèces non ciblées, dont des migrateurs amphihalins.
    Enfin, le prélèvement de gros sujets risquerait de limiter la capacité d’autorégulation de l’espèce et de redynamiser la population de Silure, allant ainsi à l’encontre de l’effet recherché par ces mesures.

    -  Risques sanitaires et réglementaires liés à la commercialisation des silures pêchés
    Le silure, en tant qu’espèce en bout de chaîne trophique, opportuniste, longévive (> 20 ans), benthique, et à chair musculaire grasse, présente toutes les caractéristiques d’une espèce très fortement bioaccumulatrice des micropolluants présents dans les milieux aquatiques.
    Différents travaux réalisés en Italie et en Espagne mettent en évidence des dépassements fréquents et significatifs des teneurs maximales à respecter dans les poissons concernant le mercure, le plomb, le cadmium et les PCB (Carrasco Llamas et al., 2011 ; Squadrone et al., 2013a, 2013b). En France, des résultats similaires ont été rencontrés sur le Rhône dans le Vaucluse et, pour ce qui concerne spécifiquement les PCB, plus globalement à l’échelle du territoire national (cf base de données micropolluants du programme PCB).
    Ces éléments rendent totalement inopérantes les perspectives de valorisation commerciale du Silure sur le plan alimentaire en France. Ainsi, le rapport OFB du 13/01/2026 précise que seulement 6% des 80 tonnes de silures capturés dans le cadre du protocole cadre Garonne-Dordogne 2020-2023 ont fait l’objet d’une valorisation locale, et que la très grande majorité des individus (94%) ont été vendus vivants à des importateurs venant des pays de l’Est. Le Silure est en effet très largement consommé dans ces pays, mais cette valorisation à l’exportation pose également la question des responsabilités liées aux risques sanitaires que font porter ces opérations pour les consommateurs finaux de ces pays.

    -  Priorité aux solutions alternatives
    La règlementation actuelle permet d’ores et déjà de mettre en place des solutions alternatives et ciblées, dès lors que les enjeux le nécessitent, au droit des ouvrages notamment.
    Améliorer la franchissabilité des obstacles pour les migrateurs amphihalins constitue l’une des mesures principales permettant de réduire leur vulnérabilité face à la prédation (Groupe Migrateurs Garonne, 2022). Le dernier rapport d’expertise de l’OFB rappelle que, dans le cadre du Protocole Cadre Garonne-Dordogne, le silure ne cible pas nécessairement les amphihalins mais les espèces les plus accessibles (p12). Des dispositifs de grilles à l’entrée et la sortie des passes à poissons peuvent par ailleurs être envisagés sur certains sites, afin de laisser passer les migrateurs mais pas les silures et éviter les phénomènes de prédation au sein des passes à poissons.
    D’autre part, les zones critiques (aval des barrages, frayères) peuvent faire l’objet de mesures ponctuelles et adaptées (effarouchement temporaire, pêche sélective) plutôt qu’une régulation généralisée.
    Ce type de mesure fait d’ailleurs déjà l’objet d’un déploiement sur les différents bassins, sans avoir eu nécessité de procéder à un classement du Silure. Sur le Bassin Rhône-méditerranée, un groupe de travail piloté par l’OFB a ainsi été mis en place dans le cadre du PLAGEPOMI afin de réaliser un diagnostic partagé et mettre en place si nécessaire des opérations expérimentales des gestion au droit des ouvrages.
    Les solutions devant s’envisager de manière ponctuelle et à une échelle très localisée, un classement du silure en ESPDB à l’échelle de grands bassins hydrographiques enverrait un signal totalement contre-productif en termes de gestion de l’espèce, avec des conséquences non maîtrisées.
    En effet, ce type de mesure risquerait de pousser de nombreux pêcheurs à tuer leurs prises et les abandonner au bord ou dans l’eau. Cela renverrait une image très négative du loisir pêche avec qui plus est un risque non négligeable de contentieux (art. R633-6 du code pénal), des risques sanitaires liés à la décomposition des cadavres de silure ainsi que la responsabilité pour les maires de leur évacuation (art. R226-12 du code rural).
    Les conséquences de ce classement seraient également négatives sur le plan socio-économique, le Silure représentant, au travers de la pêche de loisir, une source d’attractivité importante dans certains territoires, ainsi qu’un poids économique et social important puisqu’un certain nombre d’activités en bénéficient ou en dépendent (tourisme, hébergement, matériel, professionnels guides de pêche…).

  •  Non à l’inscription du silure sur la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques , le 9 mars 2026 à 11h13
    Travaillez plutôt sur les impacts des activités humaines, c’est la cause principale du déséquilibre écologique
  •  Non à l’inscription du silure sur la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques , le 9 mars 2026 à 11h11
    Travaillez plutôt sur les impacts des activités humaines, c’est la cause principale du déséquilibre écologique
  •  A réguler , le 9 mars 2026 à 10h25
    Je ne peux me basé que sur mon expérience mais depuis 2015 que j’ai repris la pêche et habitant sur Feurs j’ai constaté la dégradation du fleuve avant l’eau était vivante beaucoup de poissons en surface des chasses de perche l’été et surtout beaucoup de pêcheurs a la ligne depuis 2015 l’eau est morte plus rien ne bouge et surtout les berges sont vide plus de pêcheurs de loisirs
  •  Contre le classement nuisible, le 9 mars 2026 à 09h33
    Je suis contre le classement du silure comme espèce nuisible. Dans son habitat d’origine sa cohabitation avec les autres espèces ne pose aucun problème, ici non plus. Il y a tout de même des études scientifiques qui le démontrent.
  •  Cintre le classement en nuisible , le 9 mars 2026 à 09h28
    Évidemment contre le classement du silure en nuisible.
  •  Projet de décret silure, le 9 mars 2026 à 09h20
    Honteux je contre cette loi qui n’est pas fonder
  •  Écoutons les scientifiques, le 9 mars 2026 à 08h57
    La prolifération du Silure n’échappe à personne. Seuls les intérêts financiers et marketing justifient son maintien par la fédération nationale et les fédérations de la Loire Les argumentaires pour favoriser sa préservation sont tous tres évasifs et infondés chacun n’y voyant que ses propres intérêts Bonne lecture
  •  Silure, le 9 mars 2026 à 08h30
    absolument contre la classification du silure comme nuisible cela fait des dizaines d’années que les populations de migrateurs sont au plus mal et ce n’est certainement pas à cause du silure mais bien des actions humaines et de ses conséquences désastreuses
  •  Silure , le 9 mars 2026 à 08h28
    Non au classement du silure en poisson nuisible je n’ai pas vue moins de carnassiers les seul prédateurs sont les pécheurs professionnels
  •  info, le 9 mars 2026 à 08h00
    je suis pour classer le silure comme nuisilble on voit bien les dégats proqués dans la loire et le barrage de villerest
  •  Le silure provoque des déséquilibres écologiques , le 9 mars 2026 à 07h37
    Un grand « oui » pour ce classement ! Le silure a proliféré dans l’ensemble des cours d’eau français au dépend de nombreuses autres espèces natives ou à intérêt halieutiques. Les impacts sur les amphialins ne se cantonnent pas qu’au droit des barrages ; il profite à excès des espèces abondantes là où elles se rassemblent. L’argument économique de certains pêcheurs est fallacieux et non quantifiés : tous les pêcheurs de carnassiers recherchent sandres, perches ou brochet, quand quelques uns seulement s’intéressent au silure. Donc une fois que le silure a envahi un milieu, la plupart des pêcheurs de carnassiers rentrent les cannes quand une minorité s’amusent…il est où l’intérêt économique pour 3 pêcheurs médiatisés ???? J’irai plus loin en condamnant lourdement ceux qui s’amusent à le transporter et le relâcher. Parce qu’en 40 ans ces égoïstes inconscients ont mis à mal tous les écosystèmes aquatiques
  •  Faux bouc émissaire , le 9 mars 2026 à 07h28
    ​Franchement, il faut qu’on arrête de s’acharner sur le silure et de vouloir le classer comme nuisible, c’est juste se donner bonne conscience pour ne pas regarder les vrais problèmes en face. On en fait le bouc émissaire idéal, alors que si nos rivières se vident, c’est d’abord à cause de nous. On a des cours d’eau saturés de pesticides et de résidus industriels, des frayères qui disparaissent sous le béton et des barrages qui bloquent tout. L’aménagement de nos rivières est en train de s’effondrer et on préfère accuser un poisson plutôt que de remettre en question notre gestion de l’eau. ​Regardez ce qui se passe avec la surpêche professionnelle : on laisse des filets vider des tronçons entiers et, en mer, le massacre continue. Au large de nos côtes atlantiques, la surpêche industrielle réalise des prélèvements massifs sur les migrateurs avant même qu’ils n’aient une chance d’approcher de l’estuaire. Le silure, lui, il récupère ce qui reste, c’est tout. Et si on veut parler de prédation, pourquoi on ferme les yeux sur l’impact des cormorans ? Eux, ils font un carnage systématique sur les juvéniles dans des proportions bien plus inquiétantes pour la biodiversité que ce que pourra jamais faire le silure. ​Au lieu de le diaboliser, on devrait reconnaître ses vertus. C’est un poisson d’une résilience incroyable qui s’adapte là où les autres crèvent à cause du réchauffement et de la pollution. C’est aussi un régulateur qui nettoie les milieux en consommant des espèces invasives comme les écrevisses de Louisiane. En plus, il a créé une vraie économie, un tourisme de pêche qui fait bosser des guides et des commerces locaux parce que des gens viennent de toute l’Europe pour se mesurer à ce géant. ​Mais ce qui m’exaspère le plus, c’est de voir que ceux qui poussent aujourd’hui pour le classer nuisible font partie d’une génération qui, dans vingt ans, ne sera plus au bord de l’eau. Ce sont des anciens qui refusent de se documenter et qui veulent juste maintenir leur petit confort de prélèvement sur le sandre ou le brochet, sans voir que le monde change. En votant ces mesures, ils condamnent la relève. Ce sont nos enfants et les jeunes adultes qui subiront ces choix égoïstes. C’est pourtant cette nouvelle génération qui est passionnée par la pêche du silure, qui le respecte, et c’est elle qui financera et fera vivre la pêche de demain. On ne peut pas laisser ceux qui partent gâcher l’avenir de ceux qui arrivent.
  •  Le faux bouc émissaire , le 9 mars 2026 à 07h27
    Franchement, il faut qu’on arrête de s’acharner sur le silure et de vouloir le classer comme nuisible, c’est juste se donner bonne conscience pour ne pas regarder les vrais problèmes en face. On en fait le bouc émissaire idéal, alors que si nos rivières se vident, c’est d’abord à cause de nous. On a des cours d’eau saturés de pesticides et de résidus industriels, des frayères qui disparaissent sous le béton et des barrages qui bloquent tout. L’aménagement de nos rivières est en train de s’effondrer et on préfère accuser un poisson plutôt que de remettre en question notre gestion de l’eau. Regardez ce qui se passe avec la surpêche professionnelle : on laisse des filets vider des tronçons entiers et, en mer, le massacre continue. Au large de nos côtes atlantiques, la surpêche industrielle réalise des prélèvements massifs sur les migrateurs avant même qu’ils n’aient une chance d’approcher de l’estuaire. Le silure, lui, il récupère ce qui reste, c’est tout. Et si on veut parler de prédation, pourquoi on ferme les yeux sur l’impact des cormorans ? Eux, ils font un carnage systématique sur les juvéniles dans des proportions bien plus inquiétantes pour la biodiversité que ce que pourra jamais faire le silure. Au lieu de le diaboliser, on devrait reconnaître ses vertus. C’est un poisson d’une résilience incroyable qui s’adapte là où les autres crèvent à cause du réchauffement et de la pollution. C’est aussi un régulateur qui nettoie les milieux en consommant des espèces invasives comme les écrevisses de Louisiane. En plus, il a créé une vraie économie, un tourisme de pêche qui fait bosser des guides et des commerces locaux parce que des gens viennent de toute l’Europe pour se mesurer à ce géant. Vouloir l’éradiquer, c’est une solution de facilité pour ne pas s’attaquer à la pollution et au pillage industriel de nos ressources. C’est un poisson magnifique, combatif, et il a toute sa place dans nos écosystèmes modernes.
  •  Consultation sur le décret de classement du silure glane comme nuisible, le 9 mars 2026 à 07h09
    Pêcheur depuis 50 ans j’ai donc été témoin de l’évolution et du changement sur les cours d’eau de France la Marne le Rhône est beaucoup d’autres rivières je constate surtout que la main de l’homme est le plus gros prédateur dans cette histoire, de ma part je pense qu’il prendre le cas du silure, au cas par cas on ne peut pas comparer un silure vivant dans un grand fleuve et un silure dans un étang d’élevage et en ce qui concerne les poissons migrateurs ,je pense qu’il y aurait un gros travail à faire au niveau des barrages et qu’il serait judicieux de mieux régulé les pêches professionnels au niveau des estuaires. je trouve pence vraiment malheureux de retirer des gros spécimen qui sont dans les grands fleuves c’est quand même un héritage qu’on laisse au futur pêcheur ce sont des poissons qui ont quand même plus de 40 ans de vie mieux régulé les petites tailles ça pourrait être en partie résoudre une petite partie du problème mais le classer comme nuisible je ne suis pas du tout de cet avis il s’autorégule et la nature elle-même prend ses droits
  •  Silure glane, le 9 mars 2026 à 04h58
    Il faut le classer nuisible , sinon dans quelques années nous n’aurons plus que ça à prendre . Je pêche aux vifs , au mort manié ou au vers , dans l’erdre ou la Loire et bien souvent ce sont des silures qui mordent . Alors il serait juste de s’en débarrasser avant de voir que plus de poissons ne soit présent dans nos cours d’eau
  •  Silure glane, le 9 mars 2026 à 04h57
    Il faut le classer nuisible , sinon dans quelques années nous n’aurons plus que ça à prendre . Je pêche aux vifs , au mort manié ou au vers , dans l’erdre ou la Loire et bien souvent ce sont des silures qui mordent . Alors il serait juste de s’en débarrasser avant de voir que plus de poissons ne soit présent dans nos cours d’eau