Projet de décret inscrivant le silure sur la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques

Consultation du 14/02/2026 au 16/03/2026 - 3170 contributions

Le silure glane, originaire d’Europe de l’Est et d’Asie centrale, s’est propagé sur la quasi-totalité du réseau hydrographique de la France métropolitaine.

L’impact du silure sur les poissons migrateurs amphihalins, c’est-à-dire vivant alternativement dans les eaux douces et dans les eaux salées, est désormais incontestable au vu des études scientifiques. Des constats similaires sont dressés dans les autres pays d’Europe où le silure a été introduit.

Des pêches visant à réduire la prédation exercée par le silure à l’encontre des poissons migrateurs sont réalisées dans les bassins de la Garonne et de la Dordogne depuis 2021. Elles sont recommandées à proximité des obstacles à la migration, ainsi qu’à proximité des frayères à aloses, car le mode de reproduction particulier de ces espèces (« bulls ») les rend alors particulièrement vulnérables aux attaques de silures. Elles ont permis de conclure que trois engins sont à la fois efficaces pour capturer des silures et suffisamment sélectifs, c’est-à-dire qu’ils permettent d’éviter suffisamment les prises accessoires ou les mortalités : le filet tramail à mailles carrées de 135 mm de côté, le piège de type « verveux » à mailles carrées de 27 mm minimum de côté et la ligne de fond (ou « cordeau »). Les trois engins sont également complémentaires, chacun étant adapté à un contexte particulier (salinité, courant, etc.)

La stratégie de réduction des impacts de la prédation du silure sur les populations de poissons migrateurs repose notamment sur une évolution du statut réglementaire de l’espèce silure, dans les bassins Adour-Garonne et Loire-Bretagne dans un premier temps.

Le silure doit y être classé comme « espèce susceptible de causer des déséquilibres biologiques » en application de l’article L. 432-10 (1°) du code de l’environnement, ce qui formalisera, au point de vue juridique, la nécessité de lutter contre sa propagation et rendra plus lisible l’action de l’Etat.

La consultation du public a lieu du samedi 14 février au lundi 16 mars 2026.

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Commentaires

  •  Inadmissible, le 17 février 2026 à 11h39
    Pourquoi s en prendre à un poisson alors que le principal nuisible des espèces amphialines est l humain avec la pêche professionnelle , les barrages et la pollution . On marche sur la tête en France
  •  Silure , le 17 février 2026 à 11h37
    Le silure, loin d’être un simple prédateur nuisible, joue un rôle essentiel dans l’équilibre des écosystèmes aquatiques. Plutôt que de le stigmatiser, il est temps de le reclasser comme espèce non nuisible et de reconnaître sa contribution à la biodiversité et à la santé de nos cours d’eau. »
  •  Oui au classement d’espèce indésirable, le 17 février 2026 à 11h36
    Bonjour Je pêche dans la Somme depuis plus de 50 ans et je n’avais jamais entendu ou vu un silure. Il n’y en avait pas. Maintenant il est bien présent. Sa présence et sa prolifération tres rapide ne peut qu’être une introduction par des pêcheurs inconscients des ravages qu’il peut provoquer. Il suffit de voir les problèmes que font les écrevisses.
  •  silure, le 17 février 2026 à 11h31
    une grosse erreur de faire cela……… faire des études scientifique avant !!!
  •  Oui au classement nuisible , le 17 février 2026 à 11h30
    Il était temps !!!
  •  Non au classement du silure comme nuisible , le 17 février 2026 à 11h25
    Laissez faire dame nature et contrôlez plutôt l’impact humain entre les fraudeurs et la surpêche !
  •  Favorable à l’inscription à faire dans les ESOD, le 17 février 2026 à 11h22
    Cette animal cause énormément de dégâts dans la faune sauvage, il doit être régulé voir même détruit des zones où il peut se développer et se déplacer comme les rivières, les fleuves ou les canaux. Pour les étangs de pêche où une reproduction d’oiseaux est souvent possible, il doit aussi en disparaitre. Il a trop d’impact sur des espèces indigènes
  •  contre le classement du silure en espèce susceptible de créer des déséquilibres biologiques, le 17 février 2026 à 11h21
    Ce classement est un prétexte pour permettre aux pêcheurs pros d’installer des engins de pêche dans des zones sensibles souvent classées en réserve de pêche au niveau des ouvrages. Lors de la crise du COVID et des confinements, il a largement été constaté une hausse d’arrivée des migrateurs et des franchissements d’ouvrages. Les causes de la raréfaction des migrateurs est la surpêche exercée par les pêcheurs pros au niveau des estuaires et la difficulté de franchir certains obstacles. l’impact du silure reste minime par rapport à ces causes.
  •  Nuisibles le silure ?, le 17 février 2026 à 11h13
    Je dirais plutôt que les nuisibles c’est les pêcheurs pro , les barrages, et les usines hydroélectriques , la pollution etc Vous gérer tout ça de façon pitoyable…
  •  Nuisibles le silure ?, le 17 février 2026 à 11h13
    Je dirais plutôt que les nuisibles c’est les pêcheurs pro , les barrages, et les usines hydroélectriques , la pollution etc Vous gérer tout ça de façon pitoyable…
  •  Non à la classification du silure comme nuisible, le 17 février 2026 à 11h01
    Je ne suis pas d’accord avec le décret. Il y a d’autres espèces dont il faudrait s’occuper. La diminution des poissons dans les cours d’eau est surtout lié à la pollution créée par l’homme et pourtant on ne le classe pas nuisible pour autant.
  •  Non, pour le classement du silure en nuisible., le 17 février 2026 à 11h01

    Avez-vous pensé à toutes les conséquences qu’implique ce classement ?

    Quelle devra être l’attitude du pêcheur amateur lors d’une prise ?

    le tuer ?
    Que faire de la carcasse ?
    La laisser pourrir sur la berge ?
    La remettre à l’eau ?
    La faire enlever ? qui paiera la facture ?
    Un silure n’est pas un poisson chat que l’on peut déposer dans une poubelle.

  •  L’utilité et l’importance du Silurus Glanis dans les eaux Françaises, le 17 février 2026 à 10h59
    Le silure glane, est aujourd’hui l’un des plus grands poissons d’eau douce présents dans les cours d’eau français. Souvent perçu de façon négative parce qu’il est impressionnant et parfois classé comme espèce envahissante dans certains contextes, son rôle écologique est pourtant réel et mérite une analyse nuancée. Dans l’écosystème aquatique, le silure est un prédateur opportuniste de sommet de chaîne trophique. Il consomme principalement des poissons affaiblis, malades ou surabondants, mais aussi des invertébrés, des mollusques et occasionnellement des carcasses. À ce titre, il participe à une forme de régulation biologique, en limitant la prolifération de certaines espèces et en contribuant au recyclage de la matière organique. Ce comportement de charognard partiel favorise la qualité sanitaire du milieu. Sa présence influence également la dynamique comportementale des autres espèces : les poissons proies modifient leurs zones de déplacement, leurs horaires d’activité et leurs stratégies de refuge. Cette “pression de prédation” augmente la complexité des interactions écologiques et peut renforcer la structuration des communautés aquatiques. Le silure joue aussi un rôle indirect dans le transfert d’énergie entre habitats. Grand migrateur local, il circule entre fosses profondes, zones de courant et secteurs plus calmes, redistribuant nutriments et biomasse via ses déplacements et ses déjections. Cela participe aux cycles biogéochimiques à l’échelle du bassin versant. Dans des systèmes anthropisés et riches en espèces introduites, il peut contribuer à contenir des populations surreprésentées. En résumé, le silure glane est un acteur fonctionnel des réseaux trophiques d’eau douce. Son utilité écologique est primordiale pour l’équilibre global du milieu.
  •  Décret classement du silure sur la liste des espèce susceptibles de créer des déséquilibres biologiques, c’est non., le 17 février 2026 à 10h48

    Je soussigné Querolle Gilles, administrateur du Collectif des pêcheurs défenseurs du Rhône et ses affluents, pêcheur et secrétaire de l’Aappma Grand Avignon, émet un avis défavorable au projet de décret classant le silure dans la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques fixées par l’article R432-5 du code de l’environnement.

    Je justifie mon avis par les points suivants :

    1. A ce jour, aucune étude n’a formellement identifié le silure comme étant le facteur principal de la raréfaction des espèces amphihalines dans les cours d’eau français. Le dernier rapport d’expertise de l’Office Français de la Biodiversité en date du 13 janvier 2026 conclut d’ailleurs""" Il est important de rappeler que la dégradation de l’état de conservation des migrateurs amphihalins résulte de multiples pressions anciennes et actuelles, telles que la rupture de la continuité écologique, les pollutions et la pêche""".

    2. Des expérimentations de régulation du silure ont été effectuées sur l’axe Garonne/Dordogne au cours de la période 2020/2023. Ces pêches expérimentales menées par les pêcheurs professionnels de Gironde (AAPPED33) sur la Garonne (3 sites) et sur la Dordogne aval (1 site), par l’EPTB Garonne (1 site) et par Epidor (EPTB Dordogne) sur la Dordogne Bergeracoise (3 sites, Verdeyroux, 2022).
    Malgré 80 Tonnes de silures capturés, Ces dernières n’ont apporté aucune amélioration des effectifs de migrateurs amphihalins, en lien avec le prélèvement de silures.

    3. En 2020, au cours des différents confinements en lien avec la pandémie Covid 19, l’activité de la pêche professionnelle a été ralentie. Il a été constaté qu’au cours de cette période les remontées de migrateurs ont été très importantes, pourtant les silures étaient bien présents et s’alimentaient. Comparaison 2019/2020 remontées station de comptage du barrage de Tullière sur la rivière Dordogne : Saumon atlantique + 170%, Anguille + 359 % et grande alose + 3959 % chiffres ( sources Logrami).

    4. Autres exemple concernant le fleuve Rhône où la pêche commerciale en vue de la consommation humaine ou animale avait été interdite pour cause de PCB au cours des années 2005/2019. Les chiffres parlent d’eux même : 3183 passages d’aloses en 2018 (période d’interdiction) contre 503 en 2019 lors de la levée des interdictions
    (Source MRM ) . Pourtant là encore, les silures étaient présents dans le fleuve.

    5. Le silure est protégé par la convention de Berne, cette convention a pour objet d’assurer la conservation de la flore de la faune sauvage et de leur habitat. Le silure fait également l’objet de ré-empoissonnement notamment en Roumanie, Hongrie et Tchécoslovaquie, où il a été décimé par la pêche professionnelle et le braconnage.

    6. Par ailleurs, le classement du silure dans la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques fixées par l’article R432-5 du code de l’environnement, va irrémédiablement entraîner une recrudescence d’abandon de cadavres d’animaux au fil de l’eau ou sur les berges des fleuves, rivières et plan d’eau de 50% du territoire national. Quid de leur évacuation, quelles mesures ont été envisagées pour préserver la salubrité et la santé publique ?

    7. Plutôt que d’incriminer le Silure comme principal responsable de la raréfaction des poissons migrateurs et ainsi justifier son classement espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques, il serait opportun de commencer à protéger les migrateurs dans le domaine maritime (bande littorale et estuaires) avec une exclusion totale de toutes les techniques de pêche non sélectives et un rejet immédiat de toutes les captures accidentelles, captures pour la plupart déjà mortes. Il faudrait également prendre des mesures efficaces quant à la continuité écologique et lutter réellement contre la pollution de nos cours d’eau.

    En conclusion : Ce projet n’apporte aucune réelle solution quant à la préservation de la biodiversité notamment pour les espèces migratrices protégées. Je demande donc le retrait de cet arrêté expérimental.
    Je vous remercie de prendre en compte cet avis dans le cadre de la consultation publique.

    Merci d’avoir pris le temps de me lire et de prendre mon avis en considération.

  •  Une aberration , le 17 février 2026 à 10h38
    Je ne suis pas du tout en accord avec ce projet je pêche depuis plusieurs années je ne pense pas que celui ci est nuisibles des tas d’autres problèmes sont la cause du dérèglement biologique (pollution, cormorans, présence de gobies a tache noire sur le secteur mangeant systématiquement les oeufs des autres poissons) forcément le silure impose et dérange mais il est grand temps d’ouvrir les yeux sur l’importance de ce poisson.
  •  Silure , le 17 février 2026 à 10h00
    Le silure est une espèce invasive prédatrice aussi bien chez les poissons mais aussi chez les espèces aquatiques de surface (canards, poules d eau, oies, grenouilles etc, etc…..).Il faut en limiter le nombre dractissement.
  •  Silure, le 17 février 2026 à 09h59
    Bonjour Pour info le silure n’ ai pas nuisibles l être humain oui
  •  Projet décret, le 17 février 2026 à 09h58
    Favorable à l’introduction "susceptible de provoquer des déséquilibres…"
  •  Favorable au classement du silure sur la liste des espèces susceptibles d’occasionner des déséquilibre biologiques , le 17 février 2026 à 09h57
    Les poissons endémiques de nos cours d’eau sont directement menacés par le silure, espèce introduite dans nos écosystèmes. Une seule solution : éradiquer le silure de nos fleuves et rivières. Adeptes de la pêche sportive, il faudra aller pêcher le silure sur ses terres originelles.
  •  Prendre des mesures efficaces pour la protection des espèces migratrices, le 17 février 2026 à 09h55
    Dans une note du 15 juin 2023, l’Office Français de la Biodiversité précise au sujet des captures de silures pour préserver les espèce migratrices : "il convient de garder à l’esprit que l’efficacité des mesures de régulation n’a, jusqu’à présent, pu être objectivement démontrée et que celles-ci ne peuvent en aucun cas représenter l’unique mesure de restauration." Depuis, qu’en est-il de l’avancée des la science sur l’efficacité de ces mesures de régulation sur les stocks d’espèces migratrices ? La note de l’OFB, précise bien que les facteurs qui pèsent principalement sur les espèces migratrices sont la changement climatique, les barrages, pollutions et surpêche. Des mesures aussi drastiques que cet arrêté (voire davantage) sont-elles à l’oeuvre pour contrer ces pressions qui sont plus graves que l’impact du silure ?