Projet de décret inscrivant le silure sur la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques

Consultation du 14/02/2026 au 16/03/2026 - 3170 contributions

Le silure glane, originaire d’Europe de l’Est et d’Asie centrale, s’est propagé sur la quasi-totalité du réseau hydrographique de la France métropolitaine.

L’impact du silure sur les poissons migrateurs amphihalins, c’est-à-dire vivant alternativement dans les eaux douces et dans les eaux salées, est désormais incontestable au vu des études scientifiques. Des constats similaires sont dressés dans les autres pays d’Europe où le silure a été introduit.

Des pêches visant à réduire la prédation exercée par le silure à l’encontre des poissons migrateurs sont réalisées dans les bassins de la Garonne et de la Dordogne depuis 2021. Elles sont recommandées à proximité des obstacles à la migration, ainsi qu’à proximité des frayères à aloses, car le mode de reproduction particulier de ces espèces (« bulls ») les rend alors particulièrement vulnérables aux attaques de silures. Elles ont permis de conclure que trois engins sont à la fois efficaces pour capturer des silures et suffisamment sélectifs, c’est-à-dire qu’ils permettent d’éviter suffisamment les prises accessoires ou les mortalités : le filet tramail à mailles carrées de 135 mm de côté, le piège de type « verveux » à mailles carrées de 27 mm minimum de côté et la ligne de fond (ou « cordeau »). Les trois engins sont également complémentaires, chacun étant adapté à un contexte particulier (salinité, courant, etc.)

La stratégie de réduction des impacts de la prédation du silure sur les populations de poissons migrateurs repose notamment sur une évolution du statut réglementaire de l’espèce silure, dans les bassins Adour-Garonne et Loire-Bretagne dans un premier temps.

Le silure doit y être classé comme « espèce susceptible de causer des déséquilibres biologiques » en application de l’article L. 432-10 (1°) du code de l’environnement, ce qui formalisera, au point de vue juridique, la nécessité de lutter contre sa propagation et rendra plus lisible l’action de l’Etat.

La consultation du public a lieu du samedi 14 février au lundi 16 mars 2026.

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Commentaires

  •  Opposition au classement nuisible du silure , le 1er mars 2026 à 13h39
    Non au classement nuisible du silure
  •  Favorable au classement EEE, le 1er mars 2026 à 13h30
    Je suis favorable au classement EEE, puisque l’espèce causent d’importants dommages à la biodiversité indigène. A cela s’ajoute que dans bien des cas, ce classement n’aura pas d’incident sur la pêche de loisir.
  •  Ce poisson qui fait du l’alcool à la biodiversité , le 1er mars 2026 à 13h11
    Le silure était présent sur certaines rivières et fleuves maintenant il n y a pas un cours d eau ou on en trouve pas de plus il mange tout les autres poisson les oiseaux les mammifères
  •  classification nuisible , le 1er mars 2026 à 13h03
    il faut classer le silure comme nuisible
  •  Statut du silure , le 1er mars 2026 à 12h46
    Je trouve cela aberrant de verbaliser le pêcheur pour la prise d’un silure. Je ne pêche pas le silure mais cela m’arrive d’en attraper. Pour ma part je ne vois pas du tout de déséquilibre de sa présence dans certaines eaux. Le problème est sûrement des airs avec la prédation du cormoran ; là oui y a un réel problème va au delà de se nourrir. Le nombre de poissons morts transpercés . Le silure ne fait pas autant de dégâts. Je pense que l’on se trompe d’ennemis à mon avis.
  •  Pour maîtriser les silures, un bon décret, le 1er mars 2026 à 12h08

    Les silures ont été introduits malheureusement au barrage d’Aigulèze dans le Tarn en 1983. Ensuite ils ont colonisé nos grands fleuves d’Aquitaine. Il s’avère qu’ils ont perturbé leurs écosystèmes, ce qui n’est pas étonnant quand on voit ces poissons énormes sortis des eaux : 2,58 m dans le Lot-et-Garonne (Sud-Ouest, 19/08/2020), 2,55 m à Audon dans les Landes (Sud-Ouest, 29/07/2026)…
    L’espèce a prospéré grâce au réchauffement climatique et aux rejets d’eaux chaudes (centrales nucléaires, STEU, usines…)
    Les silures consomment toutes sortes de poissons, mais certaines espèces migratrices sont particulièrement vulnérables soit lorsqu’elles doivent franchir un obstacle (barrage…), soit lorsqu’elles se rassemblent (« bull » d’aloses par exemple). Il est bien connu que les silures se rassemblent au pied de l’ascenseur à poissons de Golfech. On a même vu des silures capturer des pigeons au bord de la Garonne !
    En ce qui concerne la Fédération SEPANSO Landes, nous avons toujours milité pour la protection des espèces amphihalines. Nous avons combattu les autorisations de gravières dans le lit mineur dégradant ou anéantissant des frayères (Toulouzette) avant l’interdiction e telles autorisations. Nous avons agi pour obtenir la réalisation des passes à poissons pour le contournement des obstacles. Nous surveillons les rejets anthropiques… Dans le port de Bayonne-Tarnos nous contestons les filets tendus par quelques pêcheurs professionnels qui font barrage aux remontées des saumons et des aloses….
    La situation est grave. Elle est d’autant plus grave que comme nous l’avons dénoncé des pêcheurs sportifs cherchent à entrer dans le livre des records et relâchent leurs prises (« no kill ». Pour ces pêcheurs, c’est un rêve. Pour les autres poissons, c’est un cauchemar.
    Dans la mesure où certains ont joué aux apprentis sorciers, il est logique de faire de l’écologie positive (rétablir l’ordre dans la maison). La Fédération SEPANSO Landes soutient donc le projet de décret inscrivant le silure sur la liste des espèces susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques. En 2014, lorsque j’étais rapporteur au Conseil Économique et Social Européen du projet de « règlement européen relatif à la prévention et à la gestion de l’introduction et de la propagation des espèces exotiques envahissantes », je n’avais pas réussi à faire inscrire sur la liste le silure glane. Aussi est-il intéressant de constater aujourd’hui que le gouvernement fait ce qui avait été conseillé à l’époque aux pays de l’Europe de l’ouest, à savoir prendre des mesures nationales ou régionales pour protéger leurs écosystèmes.
    Nous nous demandons toutefois pourquoi le bassin de la Seine n’est pas également visé par le décret. Ne faut-il pas appliquer le principe de précaution ?
    Nous invitons le gouvernement à prévoir un dispositif pour l’élimination satisfaisante des gros silures capturés par les pêcheurs sportifs.

    Georges Cingal, président Fédération SEPANSO 40

  •  Silure glane, le 1er mars 2026 à 11h27
    Bonjour, le silure est une espèce invasive et n’a rien à faire dans les cours d’eau française. Il dévore tout et nuit au développement des espèces autochtones. Serait possible qu’il soit chasser au même titre que les cormorans ? Merci d’avance Éric
  •  Avis défavorable, le 1er mars 2026 à 11h12

    Je soussigné Alain Miossec, membre du COPERE, émet un avis défavorable au projet de décret visant à inscrire le silure (Silurus glanis) sur la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques prévue à l’article R.432-5 du code de l’environnement, pour les raisons suivantes :

    1. Une mesure qui ne repose pas sur une démonstration scientifique hiérarchisée des causes

    À ce jour, aucune étude n’a formellement établi que le silure constitue la cause principale du déclin des espèces amphihalines dans les bassins concernés.

    La littérature scientifique et les rapports d’expertise de l’Office Français de la Biodiversité rappellent que la dégradation de l’état de conservation des migrateurs résulte de pressions multiples et anciennes : rupture de la continuité écologique, obstacles à la migration, altération des habitats, pollutions, pression de pêche et changement climatique.

    La prédation par le silure s’inscrit dans un contexte artificiellement créé par l’aménagement des cours d’eau. La concentration des migrateurs au pied des ouvrages accroît mécaniquement leur vulnérabilité. Le silure exploite une situation structurelle ; il n’en est pas l’origine.

    Le projet de décret ne démontre pas en quoi son classement constituerait une mesure prioritaire, proportionnée et efficace au regard des causes structurelles identifiées.

    2. Une efficacité non démontrée des expérimentations de régulation

    Des expérimentations de régulation ont été conduites sur certains axes fluviaux. À ce stade, elles n’ont pas objectivement démontré une amélioration significative et durable des populations de migrateurs corrélée aux prélèvements de silures.

    Classer une espèce à l’échelle de bassins entiers sur la base d’expérimentations localisées dont l’efficacité reste incertaine constitue une décision disproportionnée et insuffisamment instruite.

    3. Une absence manifeste d’étude d’impact économique et sociale

    Le projet soumis à consultation ne comporte aucune étude d’impact sérieuse intégrant la dimension économique rapportée à la pêche de loisir.

    Le silure représente pourtant un segment structurant de la pêche de loisir en France : tourisme halieutique, retombées locales, matériel spécialisé, activité des moniteurs guides professionnels.

    Cette carence d’instruction constitue une insuffisance manifeste dans l’élaboration du projet.

    4. Une rupture d’égalité et un déséquilibre manifeste des intérêts pris en compte

    Le projet répond principalement aux préoccupations exprimées par certains acteurs économiques liés à la pêche professionnelle en eau douce.

    En revanche, les intérêts :

    • des pêcheurs à la ligne,

    • des structures associatives,

    • des professionnels diplômés encadrant la pêche de loisir,

    ne semblent pas avoir été examinés avec le même degré d’attention.

    L’administration ne peut légalement fonder une mesure réglementaire sur la satisfaction des intérêts économiques d’une catégorie d’usagers au détriment d’une autre, sans analyse objective et comparée des impacts.

    5. Une mesure symbolique masquant les responsabilités structurelles

    Désigner le silure comme espèce susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques revient à privilégier une réponse visible mais dérisoire, plutôt qu’à traiter les causes structurelles du déclin des migrateurs :

    • Continuité écologique,

    • Gestion des ouvrages,

    • Pollutions,

    • Pression maritime et estuarienne.

    Une telle orientation entretient l’illusion d’une action rapide sans s’attaquer aux causes majeures identifiés par la communauté scientifique.

    En conclusion

    Ce projet de décret apparaît insuffisamment motivé, disproportionné et juridiquement peu soutenu (Insuffisance d’étude d’impact, défaut de prise en compte des intérêts économiques, erreur d’appréciation, disproportion manifeste, rupture d’égalité).

    Il constitue une mesure générale et permanente alors que les problématiques identifiées sont localisées et liées à des configurations spécifiques d’ouvrages.

    L’administration ne démontre pas que le classement constitue une mesure nécessaire, c’est-à-dire qu’aucune autre mesure moins attentatoire aux intérêts économiques et professionnels n’aurait permis d’atteindre l’objectif poursuivi.

    Je demande en conséquence son retrait en l’état.

    À défaut, je me réserve la possibilité de soutenir toute action visant à faire contrôler la légalité de ce texte devant la juridiction administrative compétente.

  •  Silure , le 1er mars 2026 à 11h07
    Le silure pèse trop fort sur les couvées des oiseaux d eau Il y a de moins en moins de canards dans les cours d eau ou le silure est présent en grande quantité
  •  Projet de décret inscrivant le silure sur la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques | Consultations publiques, le 1er mars 2026 à 10h51
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  •  Pour le classement du silure ESOD, le 1er mars 2026 à 10h42
    Trop d’impacte sur les autres espèces de poissons et d’oiseaux. Rendons nos rivières aux brochets, sandres, perches, canards, poules d’eau etc…
  •  La pêche : une passion !, le 1er mars 2026 à 10h29
    Conscients que les ressources en poissons se raréfient faute à une multitude de causes comme la pollution des rivières, l’assainissement de celles-ci ci pour la navigation, le manque de frayères… ,il convient d être vigilant sur l’évolution des populations endogènes de nos rivières. Classée purement est simplement une espèce en nuisible est une sanction disproportionnée si des études préalables sérieuses n’ont pas été effectuées. Toutefois l’observation du milieu aquatique par ceux qui le pratiquent peut être un facteur d’alerte dans l’intérêt de toutes les espèces. Concernant le silure que je pêche (depuis la raréfaction du brochet)et que je consomme, j’ai remarqué que leurs capacités à s’adapter étaient bien supérieures aux autres poissons notamment en terme d’adaptation aux changements de température d’eau et pollution. De même leurs comportements individuels ou collectif sont particulièrement efficaces pour attaquer les autres bancs de blancs mais aussi les frayères à sandre… Je comprends qu’un fossé existe entre les amateurs pêcheurs de très grosses prises et les autres comme moi qui pratique toutes les pêches de la friture au silure avec le même plaisir.. Pour ma part, je crois qu’il serait judicieux d’étudier par bassin et affluents les mesures à prendre en fonction des études sur l’évolution de la faune locale. La Défense de la nature est affaire de tous et l’équité des espèces est un pilier fondamental de notre diversité. Nous pêcheurs ne devons pas être aveuglé par notre passion car nous ne lui rendrions pas service quant à sa pérennite !
  •  Monsieur, le 1er mars 2026 à 10h29
    Le silure n’est pas un poisson endémique de la majorité des rivières et fleuves français, il prend la place des poissons prédateurs tels que le brochet et le sandre, c’est pourquoi il doit être considéré comme nuisibles dans les cours d’eau, lacs et étangs de manière à restreindre drastiquement sa prolifération. Merci d’avance.
  •  Changement du statut de l’espèce silure glane, le 1er mars 2026 à 10h27

    J’émets un avis favorable au changement du statut de l’espèce silure glane en tant " qu’espèce susceptible de causer des déséquilibres biologiques"

    J’ai pus constater moi même depuis de nombreuses années l’impact réel que l’espèce occasionne sur les plans d’eaux par chez moi (Nord).

    Depuis l’explosion de la présence de l’espèce ils est constater une diminution générale de la faune piscicole. L’espèce n’ayant pas de prédateur aquatique hors mis entre elle selon la taille des sujets.

    De plus, je constate l’impact que l’espèce as sur la faune sauvage, principalement sur les espèces ce servant des zones humides comme ressources biologique.

    Depuis l’augmentation de l’espèce. J’ai constaté la baisse de la présence de juvéniles (anatides, ralides, ardeides etc…).
    Les juvéniles se sachant pas voler les premières semaines suivant leur naissance sont sujet à la prédation direct du silure qui est un opportunistes.

    Pour ces raisons je suis favorable au changement de statut du silure glane.

  •  Silure, le 1er mars 2026 à 09h52

    J émet un avis défavorable au projet de décret visant à inscrire le silure (Silurus glanis) sur la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques prévue à l’article R.432-5 du code de l’environnement, pour les raisons suivantes :

    1. Une mesure qui ne repose pas sur une démonstration scientifique hiérarchisée des causes

    À ce jour, aucune étude n’a formellement établi que le silure constitue la cause principale du déclin des espèces amphihalines dans les bassins concernés.

    La littérature scientifique et les rapports d’expertise de l’Office Français de la Biodiversité rappellent que la dégradation de l’état de conservation des migrateurs résulte de pressions multiples et anciennes : rupture de la continuité écologique, obstacles à la migration, altération des habitats, pollutions, pression de pêche et changement climatique.

    La prédation par le silure s’inscrit dans un contexte artificiellement créé par l’aménagement des cours d’eau. La concentration des migrateurs au pied des ouvrages accroît mécaniquement leur vulnérabilité. Le silure exploite une situation structurelle ; il n’en est pas l’origine.

    Le projet de décret ne démontre pas en quoi son classement constituerait une mesure prioritaire, proportionnée et efficace au regard des causes structurelles identifiées.

    2. Une efficacité non démontrée des expérimentations de régulation

    Des expérimentations de régulation ont été conduites sur certains axes fluviaux. À ce stade, elles n’ont pas objectivement démontré une amélioration significative et durable des populations de migrateurs corrélée aux prélèvements de silures.

    Classer une espèce à l’échelle de bassins entiers sur la base d’expérimentations localisées dont l’efficacité reste incertaine constitue une décision disproportionnée et insuffisamment instruite.

    3. Une absence manifeste d’étude d’impact économique et sociale

    Le projet soumis à consultation ne comporte aucune étude d’impact sérieuse intégrant la dimension économique rapportée à la pêche de loisir.

    Le silure représente pourtant un segment structurant de la pêche de loisir en France : tourisme halieutique, retombées locales, matériel spécialisé, activité des moniteurs guides professionnels.

    Cette carence d’instruction constitue une insuffisance manifeste dans l’élaboration du projet.

    4. Une rupture d’égalité et un déséquilibre manifeste des intérêts pris en compte

    Le projet répond principalement aux préoccupations exprimées par certains acteurs économiques liés à la pêche professionnelle en eau douce.

    En revanche, les intérêts :

    • des pêcheurs à la ligne,

    • des structures associatives,

    • des professionnels diplômés encadrant la pêche de loisir,

    ne semblent pas avoir été examinés avec le même degré d’attention.

    L’administration ne peut légalement fonder une mesure réglementaire sur la satisfaction des intérêts économiques d’une catégorie d’usagers au détriment d’une autre, sans analyse objective et comparée des impacts.

    5. Une mesure symbolique masquant les responsabilités structurelles

    Désigner le silure comme espèce susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques revient à privilégier une réponse visible mais dérisoire, plutôt qu’à traiter les causes structurelles du déclin des migrateurs :

    • Continuité écologique,

    • Gestion des ouvrages,

    • Pollutions,

    • Pression maritime et estuarienne.

    Une telle orientation entretient l’illusion d’une action rapide sans s’attaquer aux causes majeures identifiés par la communauté scientifique.

    En conclusion

    Ce projet de décret apparaît insuffisamment motivé, disproportionné et juridiquement peu soutenu (Insuffisance d’étude d’impact, défaut de prise en compte des intérêts économiques, erreur d’appréciation, disproportion manifeste, rupture d’égalité).

    Il constitue une mesure générale et permanente alors que les problématiques identifiées sont localisées et liées à des configurations spécifiques d’ouvrages.

    L’administration ne démontre pas que le classement constitue une mesure nécessaire, c’est-à-dire qu’aucune autre mesure moins attentatoire aux intérêts économiques et professionnels n’aurait permis d’atteindre l’objectif poursuivi.

    Je demande en conséquence son retrait en l’état.

  •  Silure, le 1er mars 2026 à 09h51

    J émet un avis défavorable au projet de décret visant à inscrire le silure (Silurus glanis) sur la liste des espèces susceptibles de provoquer des déséquilibres biologiques prévue à l’article R.432-5 du code de l’environnement, pour les raisons suivantes :

    1. Une mesure qui ne repose pas sur une démonstration scientifique hiérarchisée des causes

    À ce jour, aucune étude n’a formellement établi que le silure constitue la cause principale du déclin des espèces amphihalines dans les bassins concernés.

    La littérature scientifique et les rapports d’expertise de l’Office Français de la Biodiversité rappellent que la dégradation de l’état de conservation des migrateurs résulte de pressions multiples et anciennes : rupture de la continuité écologique, obstacles à la migration, altération des habitats, pollutions, pression de pêche et changement climatique.

    La prédation par le silure s’inscrit dans un contexte artificiellement créé par l’aménagement des cours d’eau. La concentration des migrateurs au pied des ouvrages accroît mécaniquement leur vulnérabilité. Le silure exploite une situation structurelle ; il n’en est pas l’origine.

    Le projet de décret ne démontre pas en quoi son classement constituerait une mesure prioritaire, proportionnée et efficace au regard des causes structurelles identifiées.

    2. Une efficacité non démontrée des expérimentations de régulation

    Des expérimentations de régulation ont été conduites sur certains axes fluviaux. À ce stade, elles n’ont pas objectivement démontré une amélioration significative et durable des populations de migrateurs corrélée aux prélèvements de silures.

    Classer une espèce à l’échelle de bassins entiers sur la base d’expérimentations localisées dont l’efficacité reste incertaine constitue une décision disproportionnée et insuffisamment instruite.

    3. Une absence manifeste d’étude d’impact économique et sociale

    Le projet soumis à consultation ne comporte aucune étude d’impact sérieuse intégrant la dimension économique rapportée à la pêche de loisir.

    Le silure représente pourtant un segment structurant de la pêche de loisir en France : tourisme halieutique, retombées locales, matériel spécialisé, activité des moniteurs guides professionnels.

    Cette carence d’instruction constitue une insuffisance manifeste dans l’élaboration du projet.

    4. Une rupture d’égalité et un déséquilibre manifeste des intérêts pris en compte

    Le projet répond principalement aux préoccupations exprimées par certains acteurs économiques liés à la pêche professionnelle en eau douce.

    En revanche, les intérêts :

    • des pêcheurs à la ligne,

    • des structures associatives,

    • des professionnels diplômés encadrant la pêche de loisir,

    ne semblent pas avoir été examinés avec le même degré d’attention.

    L’administration ne peut légalement fonder une mesure réglementaire sur la satisfaction des intérêts économiques d’une catégorie d’usagers au détriment d’une autre, sans analyse objective et comparée des impacts.

    5. Une mesure symbolique masquant les responsabilités structurelles

    Désigner le silure comme espèce susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques revient à privilégier une réponse visible mais dérisoire, plutôt qu’à traiter les causes structurelles du déclin des migrateurs :

    • Continuité écologique,

    • Gestion des ouvrages,

    • Pollutions,

    • Pression maritime et estuarienne.

    Une telle orientation entretient l’illusion d’une action rapide sans s’attaquer aux causes majeures identifiés par la communauté scientifique.

    En conclusion

    Ce projet de décret apparaît insuffisamment motivé, disproportionné et juridiquement peu soutenu (Insuffisance d’étude d’impact, défaut de prise en compte des intérêts économiques, erreur d’appréciation, disproportion manifeste, rupture d’égalité).

    Il constitue une mesure générale et permanente alors que les problématiques identifiées sont localisées et liées à des configurations spécifiques d’ouvrages.

    L’administration ne démontre pas que le classement constitue une mesure nécessaire, c’est-à-dire qu’aucune autre mesure moins attentatoire aux intérêts économiques et professionnels n’aurait permis d’atteindre l’objectif poursuivi.

    Je demande en conséquence son retrait en l’état.

  •  Réduire la population du Silure, le 1er mars 2026 à 09h36
    Ce poisson n’a rien à faire dans la Loire. Il a été introduit à cause d’élevages et c’est une vrai catastrophe pour l’écosystème. Toutes les recherches sérieuses sur le sujet ont souligné que le Silure représentait un danger pour nos espèces de poissons migrateurs. Je vous encorage à le classer en espèces susceptible d’occasioner des desordes voir directement en espèce dont il faut rapidement diminuer la population. Une Élue du Loir et Cher
  •  Chevalier Bernard, le 1er mars 2026 à 09h30
    pêcheur depuis mon enfance (64 ans) je suis contre ce projet car si il est classé nuisible ça sera la pour ouverte à tous les prétextes pour la pêche aux filets par les professionnels qui ne vont pas faire de distinction entre les espèces et vont vider nos rivières et lacs en toute légalité.
  •  Mr Diouane , le 1er mars 2026 à 09h17
    Bonjour, Je pêche depuis 40 ans et depuis que j’ai l’âge de pêcher seul j’ai eu l’occasion de voir ce que l’être humain pouvait faire de pire en terme de préservation de la vie et notamment de la vie halieutique, pollution de toutes sortes, pêche destructrice, et bien d’autres chose. Aujourd’hui le silure, ce poisson magnifique serait responsable de tous nos problèmes, et notamment de la disparition de certains migrateurs. Je me pose une question, qu’avez-vous fait pour aider à la protection des migrateurs ? Pendant la remontée des saumons, il y a des pêcheurs professionnels qui posent des filets dérivants sur quasiment toute la largeur du fleuve et ça ça ne dérange personne. Le silure est un prédateur certes mais à lui tout seul il ne fait pas le millième de ce que nous faisons et n’avons cessé de faire pour compromettre l’avenir de nos milieux aquatiques, et je pèse mes mots. Il est facile aujourd’hui Point responsable, alors que ce même qui déclare ce poisson responsable m’ont jamais rien fait jusqu’à aujourd’hui pour préserver ces cours d’eau. Ce poisson est aujourd’hui une main financière qui commence seulement à être exploitée. Et quand je parle de financières, je parle de la Peche récréative pourquoi en Espagne et dans d’autres pays, les gens affluent de toute l’Europe pour aller pêcher ce poisson ? Nous en France, on fait toujours le contraire des autres sous couvert de bonnes actions. Nous allons permettre des carnages dans nos rivières, si ce poisson est déclaré une nuisible, cela serait encore une hérésie de plus dans le monde de la Peche. J’espère du fond du cœur, que tous mes amis pêcheurs se mobiliseront pour préserver ce poisson magnifique.
  •  Camel Diouane , le 1er mars 2026 à 09h16
    Bonjour, Je pêche depuis 40 ans et depuis que j’ai l’âge de pêcher seul j’ai eu l’occasion de voir ce que l’être humain pouvait faire de pire en terme de préservation de la vie et notamment de la vie halieutique, pollution de toutes sortes, pêche destructrice, et bien d’autres chose. Aujourd’hui le silure, ce poisson magnifique serait responsable de tous nos problèmes, et notamment de la disparition de certains migrateurs. Je me pose une question, qu’avez-vous fait pour aider à la protection des migrateurs ? Pendant la remontée des saumons, il y a des pêcheurs professionnels qui posent des filets dérivants sur quasiment toute la largeur du fleuve et ça ça ne dérange personne. Le silure est un prédateur certes mais à lui tout seul il ne fait pas le millième de ce que nous faisons et n’avons cessé de faire pour compromettre l’avenir de nos milieux aquatiques, et je pèse mes mots. Il est facile aujourd’hui Point responsable, alors que ce même qui déclare ce poisson responsable m’ont jamais rien fait jusqu’à aujourd’hui pour préserver ces cours d’eau. Ce poisson est aujourd’hui une main financière qui commence seulement à être exploitée. Et quand je parle de financières, je parle de la Peche récréative pourquoi en Espagne et dans d’autres pays, les gens affluent de toute l’Europe pour aller pêcher ce poisson ? Nous en France, on fait toujours le contraire des autres sous couvert de bonnes actions. Nous allons permettre des carnages dans nos rivières, si ce poisson est déclaré une nuisible, cela serait encore une hérésie de plus dans le monde de la Peche. J’espère du fond du cœur, que tous mes amis pêcheurs se mobiliseront pour préserver ce poisson magnifique.