EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet d’arrêtés 1) fixant les condition et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup et 2) fixant le nombre de spécimens de loups dont la destruction pourra être autorisée chaque année

Du 17/08/2020 au 13/09/2020 - 9490 commentaires

L’augmentation de la prédation du loup, en lien avec l’augmentation de la population lupine et de son aire de répartition, ont conduit à mettre en place depuis plusieurs années une politique d’intervention sur la population de loups, pour renforcer la protection des troupeaux.

Le seuil de viabilité démographique du loup, que le PNA « loup et activités d’élevage » a reconnu comme étant de 500 individus, a été atteint en 2019. Dès lors, des propositions de modification du protocole d’intervention sur la population de loup ont été formulées pour l’année 2019 puis pour 2020, visant notamment à intervenir plus efficacement sur les foyers d’attaque.
Après avoir fait le bilan de l’expérimentation menée en 2019, il est proposé d’intégrer de manière pérenne certains points dans le protocole d’intervention.

Les projets d’arrêté soumis à consultation abrogent et remplacent les arrêtés « cadre » et « plafond » publiés en février 2018.

I. Contexte

a) Contexte général

Le loup est une espèce « strictement protégée », inscrite à l’annexe II de la Convention de Berne, mais aussi aux annexes II et IV la Directive 92/43/CEE dite « Habitats, Faune, Flore », où il est classé « prioritaire d’intérêt communautaire ». Toutefois des dérogations à la protection sont prévues par ces textes pour prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques, à condition qu’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes et que les opérations ne nuisent pas au maintien du bon état de conservation de la population de loups. Le respect de la première condition est garanti par le fait que les tirs sont subordonnés à l’existence de mesures de protection des troupeaux ; le respect de la seconde est garanti par la fixation d’un nombre maximal de spécimens pouvant être détruits chaque année, en fonction de l’évolution de la population.

Depuis son retour naturel en 1992, le loup voit croître sa population et son aire de répartition. L’augmentation de la prédation qui en a résulté (près de 12 500 animaux domestiques tués en 2019, principalement ovins et caprins) a conduit à mettre en place depuis plusieurs années une politique d’intervention pour contenir le phénomène en complément des mesures de protection des troupeaux. Cette politique s’inscrit dans le Plan national d’action (PNA) « loup et activités d’élevage » 2018-2023 publié le 19 février 2018, qui a pour double objectif d’assurer la viabilité de la population de loups et de réduire les dommages sur les troupeaux.

b) Encadrement réglementaire des tirs : dispositions de base et expérimentation 2019-2020

Le cadre actuel d’intervention sur la population de loup est constitué de l’arrêté cadre du 19 février 2018 qui fixe les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus). Il définit les types de tirs autorisés pour la défense des troupeaux et la lutte contre la prédation (les tirs de défense réalisés à proximité des troupeaux, et les tirs de prélèvement pouvant être autorisés sur des secteurs déterminés).

Cet arrêté « cadre » est complété par un arrêté « plafond » qui fixe le pourcentage maximum de loups pouvant être détruit chaque année par rapport à la population estimée, en se fondant sur les données du suivi hivernal de la population de loup fournies par l’Office français de la biodiversité (OFB). Il revient ensuite au préfet coordonnateur du PNA « loup et activités d’élevage » de définir chaque année le nombre de loups correspondant au pourcentage.

Ce cadre réglementaire, cohérent avec les objectifs du PNA, a été modifié au moyen de dispositions expérimentales dès juillet 2019, suite à l’atteinte du seuil de viabilité démographique de la population lupine en France, fixé à 500 individus par l’expertise collective scientifique réalisée en 2017.

Ces dispositions expérimentales ont visé à réduire le niveau de prédation, notamment dans les foyers d’attaque, en privilégiant davantage les tirs de défense en complément des mesures de protection. Elles ont été reconduites en décembre 2019 pour l’année 2020. Leur bilan fait apparaître les points suivants :

• Elles ont permis une stabilisation du nombre d’attaques et de victimes dans un contexte de croissance continue de la population lupine. En effet, le bilan hivernal 2019-2020 réalisé par l’OFB fait état de 97 zones de présence permanente, dont 80 constituées en meutes pour un effectif total estimé de 580 individus, alors qu’en 2019, on comptait 92 zones de présence permanente, dont 70 constituées en meute, pour un total estimé de 530 individus.
• Elles ont également rempli leur objectif de renforcement de la défense des troupeaux attaqués : d’une part sur les 98 loups détruits, 90 l’ont été par tir de défense, simple ou renforcé, et seulement 4 en tir de prélèvement ; d’autre part les éleveurs ont pu défendre leurs troupeaux tout au long de l’année puisque le deuxième plafond, fixé à 100 loups, n’a pas été atteint.

Le projet de dispositif pérenne soumis à la consultation publique a été établi sur la base du bilan de cette expérimentation : il en reprend les éléments jugés positifs et écarte ceux dont la valeur ajoutée n’a pas été démontrée.

c) Evolution parallèle du dispositif de protection des troupeaux

Cette évolution du cadre d’intervention est doublée par une évolution du dispositif de protection des troupeaux, qui a été renouvelé par l’arrêté du 28 novembre 2019 « relatif à l’opération de protection de l’environnement dans les espaces ruraux portant sur la protection des troupeaux contre la prédation » (arrêté OPEDER). Ce dernier instaure notamment un déplafonnement des aides pour le gardiennage des troupeaux situés dans les foyers de prédation et ouvre l’aide financière à l’acquisition des chiens de protection aux éleveurs situés sur les fronts de colonisation.

Par ailleurs, une étude sur les élevages les plus attaqués a été lancée en 2019 afin de mieux comprendre les défaillances des mesures de protection et proposer des solutions aux éleveurs concernés. Cette étude constitue l’un des piliers de l’observatoire des mesures de protection, qui s’appuiera aussi sur les analyses d’agents de terrain déployés dans le cadre du programme Life Wolfalps mené par l’Italie. Enfin, un groupe de travail a commencé à établir les critères pouvant conduire à la reconnaissance de la non protégeabilité des troupeaux.

II. Contenu des textes

a) Projet d’arrêté « cadre »

Par rapport au texte du 19 février 2018, le projet d’arrêté comporte les évolutions suivantes :

• Affirmation du principe de concentration des moyens d’intervention sur les élevages ou territoires les plus touchés par la prédation, en particulier lorsque le plafond de destruction est proche d’être atteint (art. 2.II).
• Suppression de la mention de la DDT(M) en tant que chargée de la réalisation des analyses technico-économiques pour établir la reconnaissance de non protégeabilité : ce ne sont en effet pas les DDT(M) qui réalisent ces études mais des prestataires extérieurs, permettant de faire appel à des compétences techniques complémentaires. Ces analyses restent soumises à la validation du préfet de département qui est chargé de reconnaître la non protégeabilité après avis du préfet coordonnateur (art. 6).
• Suppression de la procédure de suspension pendant 24 heures de tous les tirs à l’atteinte du plafond minoré de 4 individus. L’opération de suspension est très lourde et disproportionnée par rapport au risque de dépassement du plafond, la pratique montrant que ce risque est très faible, notamment à l’approche du plafond « majoré » (cf. arrêté « plafond »).

Concernant les tirs de défense :

• Evolution du tir de défense renforcée (comprenant plusieurs tireurs), qui sera recentré sur les troupeaux ayant subi plus de 3 attaques depuis 12 mois, en tenant compte du « territoire » où se situe l’élevage et non plus de la commune, qui n’est pas un échelon pertinent pour caractériser l’activité agricole et la densité de prédation (art. 17.II.2).
• Suspension de l’autorisation du tir de défense renforcée dès qu’un loup est tué, afin d’éviter les tirs doublés qui risquent de déstabiliser la meute sans assurer une meilleure défense des troupeaux (art. 17.III). Cette mesure n’est pas nécessaire pour le tir de défense simple, car il est pratiquement impossible pour un tireur seul d’abattre successivement deux loups après avoir identifié la cible.
• Obligation d’envoyer en début d’année à la DDT(M) une copie du registre de tirs, nécessaire pour justifier la délivrance d’autorisation de tir de défense renforcée et de tirs de prélèvement. L’envoi annuel est actuellement prévu en juillet, ce qui n’est pas judicieux au regard du pic d’activités des éleveurs en cette période (art. 13).
• Interdiction de l’usage des modérateurs de son (silencieux) pour les tirs de défense (art. 12) qui peuvent conduire à tuer deux loups successivement au même endroit. Le bruit de la détonation doit être assimilé par les autres loups comme un signal de danger associé à la proximité du troupeau.

Concernant les tirs de prélèvement :

• Passage de deux types à un seul type de tirs de prélèvement. L’exposition continue du troupeau à la prédation du loup, qui conditionne actuellement le tir de prélèvement simple, conditionnera désormais tous les tirs de prélèvement.
• Limitation du tir de prélèvement aux cas de dommages exceptionnels, après avis du préfet coordonnateur, en cas d’échec de deux tirs de défense renforcée (art. 22). En lien avec le caractère exceptionnel de ce type de tir, l’envoi au préfet du bilan de chaque opération sera exigé à l’issue de celle-ci et non plus en fin d’année (art. 29).
• Extension de la durée de validité de l’autorisation de tir de prélèvement, qui passera de 1 mois renouvelable à 3 mois non renouvelables, et extension de la période d’utilisation du tir de prélèvement, qui débutera au 1er juillet au lieu du 1er septembre et s’étend jusqu’au 31 décembre (art. 20) ; ces assouplissements visent à ne pas ajouter de restrictions temporelles excessives à l’utilisation de ces tirs, sachant que les conditions de recours à ces tirs seront plus strictes.

Par ailleurs, la possibilité de mettre en œuvre des opérations d’effarouchement sera maintenue, mais cette mise en œuvre n’est pas un préalable obligatoire aux tirs létaux, puisque les mesures de protection sont réputées plus efficaces que les effarouchements pour réduire la prédation.

b) Projet d’arrêté « plafond »

Le projet d’arrêté définit le pourcentage de la population de loups qui pourra être abattu, en tenant compte des résultats des derniers comptages.

La définition du plafond de prélèvements de 2019 a été construite sur une étude conjointe du MNHN-ONCFS de février 2019. Celle-ci avait établi un fort taux d’accroissement de la population conduisant pour 2019 à augmenter de manière expérimentale le plafond de loups tués en passant de 10 (+ 2) % à 17 (+ 2) %.

Or les résultats du suivi hivernal 2019-2020 réalisé par l’OFB ont fait état d’une poursuite de la croissance de la population, malgré l’augmentation du nombre de loups tués.

Par ailleurs, en décembre 2019, le Conseil d’État a censuré la disposition qui prévoyait la possibilité donnée au préfet coordonnateur d’accorder des autorisations de tirs allant au-delà du plafond dès lors qu’elle n’était encadrée ni par une limite quantitative ni par des conditions précises.

Le présent projet d’arrêté prend en compte ces deux éléments, en :
• fixant le plafond de destruction à 19 % de l’effectif de loups ;
• instaurant un palier à 17 % de cet effectif, après l’atteinte duquel seuls les tirs de défense (simple et renforcée) et les tirs de prélèvement dans les zones difficilement protégeable seront autorisés ;
• prévoyant qu’en application de l’article 2 du décret du 12 septembre 2018, lorsque le plafond de 19 % est atteint avant la fin de l’année civile, le préfet coordonnateur a la possibilité d’autoriser la poursuite des tirs de défense simple dans la limite de 2 % de l’effectif, en vue de permettre la défense des troupeaux tout le long de l’année.

À cet égard, les instructions données par le préfet coordonnateur doivent permettre de contrôler l’utilisation des tirs afin de ne pas dépasser le plafond de 19 %. Ainsi, l’instruction produite le 3 février 2020 a permis de réduire de moitié les tirs au premier semestre 2020 par rapport à 2019 (22 contre 43), conservant le recours aux tirs pour la période des estives où les attaques sont les plus nombreuses, et minimisant les tirs pendant la période de reproduction (mars-avril).

Enfin, il est rappelé que l’évaluation de l’impact des tirs sur la population de loups est assurée à travers le suivi hivernal et estival réalisé par l’OFB : l’évolution du nombre de zones de présence permanente, de meutes et du taux de croissance de la population est mesurée afin de pouvoir réviser la politique d’intervention si nécessaire.

III. Procédure

Le CNPN a examiné les projets d’arrêtés le 2 juillet 2020 et a rendu son avis le 12 juillet.

La consultation publique est ouverte du 17 août au 13 septembre 2020.


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Commentaires
  •  Contre l’abattage des loups, par Karen Vrolant , le 12 septembre 2020 à 22h42

    Stoppons ces abattages arbitraires sous prétexte qu’il n’y a pas d’alternative.
    Des études ont démontrées qu’il est possible de vivre en harmonie avec les loups. C’est à l’homme de s’adapter à son environnement, arrêtons de le modifier pour notre petit confort de vie.

  •  Non à l’abattage des loups , par Vandoorne Manon , le 12 septembre 2020 à 22h41

    Le soleil brille pour tout le monde et le loup n’est pas un ennemi !

  •  CONTRE l’abattage des loups, par Adeline PIET , le 12 septembre 2020 à 22h40

    Contre l’abattage des loups, la biodiversité est en danger, le loup est en danger. Des solutions plus pérennes existent pour protéger les élevages. L’abattage n’est pas une solution dans le monde d’aujourd’hui. A quoi cela sert il de réintroduire une espèce si c’est pour l’abattre ensuite. Éduquer les éleveurs à établir des moyens de protection sans attenter à la vie des loups et de leur meute. Car tuer un loup déstabilise la meute et la population des loups.

  •  loup libre, par DARRAS Jean-Yves , le 12 septembre 2020 à 22h37

    Pourquoi autoriser cet abatage? Les éleveurs sont largement dédommagés en cas de dégâts. La prédation naturelle effectuée par le loup concernant les autres animaux forestiers tels que chevreuils, sangliers ou autres vaut bien mieux que ces tueries orchestrées par ces minorités que sont les chasseurs, qui de surcroît, s’accaparent les forets. Il en va, à mon sens, de la biodiversité. Arrêtons de s’octroyer des droits sur la faune, la flore, la planète ; l’humain se suffit à lui même pour se détruire, alors qu’il laisse tranquilles les autres êtres vivants.

  •  non, par BARROUILLET , le 12 septembre 2020 à 22h35

    non à l’abattage des loups

  •  Contre l’abattage des loups, par Noémie STALDER-PECHEUR , le 12 septembre 2020 à 22h31

    Cette espèce protégée doit continuer à l’être. La biodiversité, vantée, soi-disant soutenue par tous, concerne TOUTES les espèces et en particulier celles qui sont protégées. Une espèce protégée ne peut, ni ne doit faire l’objet de tirs adaptés pour faire plaisir à une minorité de personnes (chasseurs, éleveurs etc.). la situation actuelle est bien trop grave pour permettre de prendre une vie sauvage.

  •  Abattage des loups et dire que nous en sommes encore là !, par Bougès , le 12 septembre 2020 à 22h30

    Les mentalités n’évoluent pas, c’est le moins que l’on puisse dire !
    Comment font nos voisins? Les fanatiques de la destruction par l’élimination sont décidément indécrotables.
    Il existe bien d’autres méthodes efficaces et non léthales.
    La vraie raison est la rentabilité maximum.
    Nous sommes donc loin du développement durable et de la protection de la biodiversité.

  •  Contre l’abattage, pour d’autres solutions trop négligées en France, par claire bietry , le 12 septembre 2020 à 22h29

    Tel que prévu, cet arrêté met gravement en danger l’existence des loups sur notre territoire. Le loup fait totalement partie de la biodiversité dans la nature. Il faut absolument la respecter alors qu’elle est déjà si gravement menacée de toutes parts.
    Il faut mettre en place de façon systématique les solutions qui existent pour la protection des cheptels sans avoir recours à l’abattage et se donner les moyens de vérifier l’usage des aides distribuées aux éleveurs afin de faire face à ce problème.

  •  VOUS FAÎTES UNE GROSSE ERREUR VIVE LE LOUP ET NON LES C.... DE CHASSEURS , par ALVES , le 12 septembre 2020 à 22h27

    La France est un pays arriéré, quand on regarde chez certains voisins européens qui eux gardent leurs troupeaux et les français préfèrent rester au chaud au lieu d’être auprès de leurs animaux mais non ils préfèrent se plaindre afin d’être indemnisés et ensuite pleurnichent en disant "mes pauvres bêtes je les aimaient" et mettent tout sur le dos du loup alors que c’est leurs chiens qu’ils laissent errer, QUELLE HONTE. LE GOUVERNEMENT PRÉFÈRE LES CHASSEURS à tout autre être vivant sur terre.

  •  CONTRE L’ABATTAGE DES LOUPS, par Besson , le 12 septembre 2020 à 22h22

    Où cela va t-il s’arrêter?? Lorsque l’homme aura éradiqué toutes les espèces dérangeantes,ne gardant que celles qu’il peut dévorer dans son assiette....!!! Monsieur Théodore Monod,vous nous manquez... Respectons la vie sous toutes ses formes,le sang n’a t-il pas assez coulé dans les arènes,les abattoirs,les laboratoires .l’humain n’a-t-il donc plus d’humanité..

  •  Je suis contre ce projet d’abattage ttage, par Sajus , le 12 septembre 2020 à 22h10

    Bonjour
    Il est temps je pense que la France change de paradigme. L’abattage de tout les êtres vivants qui nous dérangent ne peut rester la règle de gouvernance de notre pays. C’est encore plus choquant quand vous faite expressement référence à une espèce protégée.
    Nous devons apprendre à vivre avec les écosystèmes qui nous entourent.
    Cordialement

  •  Contre, par Téo , le 12 septembre 2020 à 22h05

    Il est indispensable de construire une solution durable qui permette aux deux parties de cohabiter. Juguler la population des loups, alors que leur habitat naturel continue d’être détruit, amènera au final à l’extinction d’une espèce protégée. Un plan de recréation pérenne du milieu forestier donnera la possibilité tant aux loups qu’aux éleveurs d’évoluer dans des milieux distincts qui n’auront plus besoin de se mélanger. Tuer est une solution de facilité ponctuelle qui s’apparente à de la fainéantise financière et intellectuelle.

  •  Défavorable à ce projet d’arrêtés, par Lim , le 12 septembre 2020 à 22h04

    Sous prétexte que le seuil minimal (théorique) a été atteint, l’Etat ne doit pas autoriser à tirer (davantage) une espèce protégée.
    Pourquoi vouloir maintenir cette population au minimum? Il s’agit d’une espèce super prédatrice, elle n’a pas besoin d’être régulée ; la régulation se fera par la limitation des ressources (proies). Et arrêtons cette logique de protection minimale ! Compte tenu de l’érosion de la biodiversité actuelle, les demi-mesures ou les mesures minimales sont totalement inappropriées. Protégeons complètement le Loup ET le pastoralisme extensif français.
    Il vaudrait mieux mettre plus de moyens financiers dans la protection des troupeaux, dans la formation et l’information auprès des éleveur.euse.s et berger.ère.s, plutôt que dans la destruction d’une espèce protégée (espèce protégée à l’échelle européenne).
    Apprenons à vivre avec les espèces sauvages tel que le Loup.
    Revalorisons le travail des éleveur.euse.s et berger.ère.s par des revenus plus confortables, par des aides pour protéger leurs troupeaux de moutons des prédateurs, en taxant comme il se devrait les moutons néo-zélandais... Il faut donc aussi passer par l’éducation des consommateur.rice.s, pour les inciter à acheter des moutons élevés en France, et à y mettre le prix (un prix solidaire des éleveur.euse.s). Favorisons davantage les élevages extensifs (plus faciles à protéger et moins impactant sur les milieux) par rapport aux élevages intensifs.

  •  Non à l’abattage des loups, par Veronique Mottini , le 12 septembre 2020 à 22h03

    Il existe d’autres solutions (chiens de protection, clotures oui, clotures !!! ) et si l’élevage ne rapporte pas assez que ces gens changent de travail. Je commence à en avoir marre que l’argent publique serve à tuer des êtres vivants ou à entretenir des gens qui ne savent pas s’occuper de leurs bêtes qu’ils destinent de toute façon à la mort, non ?
    Un peu de courage pour changer de la part des politiques serait le bienvenu, mais comme à chaque consultation publique ce n’est pas la voix de la majorité que vous entendrez mais celle des lobbys de la chasse et la FNSEA. Pauvre France.

  •  mme, par favre , le 12 septembre 2020 à 21h58

    chaque vie participe au grand équilibre du monde ..............laissez les vivre !

  •  contre l’abbatage des loups, par olivier , le 12 septembre 2020 à 21h58

    L’abattage des loups est une aberration qui ne résout pas les problèmes du pastoralisme et dupe certains bergers qui croient y voir la seule solution. Il faut protéger les troupeaux et laisser le loup aider au développement de la biodiversité.
    Il est regrettable que les avis des précédentes consultations n’aient pas été pris en compte, cela ne peut que nuire à notre démocratie et entraîner une perte de confiance vis à vis de nos gouvernements.

  •  Non pas d’accord. Tout le monde a le droit de vivre, par Flour , le 12 septembre 2020 à 21h53

    Je signe cette pétition car je ne suis pas d’accord sur l’abattage des loups, de quel droit enlève t’on la vie?

  •  Pour que vive le Loup, par Gay , le 12 septembre 2020 à 21h52

    Laissez les loups dans nos forêts en régulant les naissances et en aidant leur insertion
    Stop à l’abattage
    Aidez les éleveurs dans l’achat de chiens barzoïs qui font fuir les loups en courant très vite
    Et l’achat de chiens Patou qui combattent le loup efficacement
    C’est, seulement à la condition de réunir tous ces moyens, que nous pourront aider le loup à survivre
    Et formation de vrais bergers efficaces qui gardent le troupeau Merci

  •  CONTRE L’ABATTAGE DES LOUPS , par Stamatakis , le 12 septembre 2020 à 21h50

    Le loup est une espèce protégée, c’est illégale de l’abattre. Pourquoi somme nous le seul pays à ne pas savoir cohabiter avec lui ? Les tirs ne changent rien sur la prédation. Pourquoi continuer la bêtise ? Laissez vivre les derniers prédateurs en France en paix ! On est la honte de l’Europe avec notre stupide régulation !

  •  Non à l’abattage des loups., par Paola Catapano , le 12 septembre 2020 à 21h49

    Sur le projet d’arrêté “cadre”

    La fiction de “non protégeabilité” voit son établissement confié à des prestataires externes, non plus à la DDT. Cela ne change rien au fait que ce statut permet de déclencher des tirs sur des alpages pas du tout protégés, où des ovins, caprins, bovins servent d’appât pour satisfaire les besoins en tirs. Nous le constatons partout dans les zones à loups.
    Une construction assez élaborée permet d’obtenir ce statut d’espace non protégeable, et de concentrer les tirs sur une zone où évoluent librement des animaux de rente, comme à Plaine de Dran sur les Glières, ainsi qu’en de nombreux autres lieux.
    Cette année de nouveau, le seuil de 500 loups, vu par l’État comme un plafond au-delà duquel il se déclare autorisé à recourir à des mesures radicales, est une interprétation biaisée d’un rapport du MNHN ; l’expertise de 2017 décrivait d’ailleurs une viabilité à partir de 2500 loups adultes, on est loin du compte. D’ailleurs, l’UICN considère toujours le loup comme une espèce menacée en France.
    Le seuil de déclenchement des tirs est abaissé d’année en année (pour un troupeau, 3 attaques sur 12 mois déclenchent un tir de défense renforcée TDR), et ce seuil bas est en contradiction avec la notion de « dommages importants », l’un des préalables aux tirs de loup, selon la Directive européenne Habitat-Faune-Flore
    Sachant que la notion de proximité d’alpages ayant eux-mêmes subis des dégâts est souvent utilisée dans les arrêtés préfectoraux de tirs de défense, ce sont souvent des régions entières qui sont le théâtre de multiples sites de tirs ; on voit ainsi la résolution de l’Etat à utiliser l’abattage comme unique moyen de résolution des conflits de cohabitation.
    La réalité de protection des troupeaux n’est absolument pas contrôlée, et nous constatons leur absence sur le terrain. D’ailleurs, les arrêtés se contentent souvent de faire référence aux « contrats passés par l’éleveur avec l’Etat « , ce qui signifie que cet engagement contractuel est considéré comme suffisant.

    Sur le projet d’arrêté fixant le plafond de loups à exécuter

    Le pourcentage de loups à exécuter a été élevé de 17% à 19% pour la première phase, sachant que sous la pression des organisations syndicales, il finira à 21% comme prévu dans le texte.
    Ajouté aux accidents et au braconnage, cela conduit à l’exécution d’un nombre de loups exhorbitant, qui met bien en péril sa viabilité sur le territoire français.