EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet d’arrêté relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Du 16/04/2021 au 09/05/2021 - 3149 commentaires

Ce projet d’arrêté pris à titre expérimental s’inscrit dans le cadre du plan d’action ours brun 2018-2028, publié le 9 mai 2018, s’inscrivant lui-même dans la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la biodiversité.

Il a pour objet de fixer les conditions et limites dans lesquelles des mesures d’effarouchement de l’Ours brun (mesures dérogatoires) peuvent être accordées par les préfets, lorsqu’elles visent la prévention des dommages aux troupeaux domestiques par prédation.

C’est le troisième arrêté expérimental autorisant ces opérations, après ceux de 2019 et 2020 qui n’ont pas permis d’obtenir des conclusions fiabilisées quant au dispositif, en raison d’un trop faible nombre d’opérations. Pour tenir compte du bilan de l’expérimentation 2019 et 2020 ainsi que de la décision du Conseil d’Etat en date du 4 février 2020 qui a partiellement annulé l’arrêté expérimental de 2019, des évolutions majeures ont été introduites par rapport aux précédents arrêtés.

Le texte donne ainsi de nombreuses garanties supplémentaires dans un objectif de sécurité pour les ours et les effaroucheurs : il précise les conditions de sa mise en œuvre afin d’encadrer davantage son application, notamment celle de l’effarouchement renforcé.

Donnant suite à l’avis du Conseil National de la Protection de la Nature sur ce projet d’arrêté, le texte prévoit, en outre, que l’effarouchement renforcé n’est désormais plus autorisé dans la zone cœur du Parc national des Pyrénées.

Contexte général :

L’ours (Ursus arctos) est une espèce strictement protégée au niveau international (Convention de Berne), communautaire (directive dite « Habitat Faune Flore ») et français (code de l’environnement). À ce titre, toute perturbation intentionnelle des spécimens d’ours est interdite au titre de l’article L. 411-1 du code de l’environnement, mais des dérogations sont prévues au titre de l’article L. 411-2 du même code pour prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques, à condition qu’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes et que les opérations ne nuisent pas au maintien du bon état de conservation de la population.

À ce titre, il est nécessaire de prendre un arrêté ministériel pour encadrer ces opérations d’effarouchement, réalisées auprès de troupeaux bénéficiant de mesures de protection, et les limiter dans le temps et dans l’espace. L’effarouchement comprend une série de dispositifs pouvant être utilisés pour éloigner l’ours des troupeaux quand les mesures de protection sont insuffisantes ou difficilement mobilisables. Il s’agit d’agir à proximité des troupeaux et pendant l’estive.

En 2019, 738 attaques ont été recensées dans les Pyrénées dont 362 ont été indemnisées au titre des dommages dus à l’ours, totalisant 1173 animaux tués et 36 ruches détruites. L’année a été marquée par 5 dérochements d’ampleur, dont 4 en Ariège et un dans le Parc National des Pyrénées. Trois événements sont imputables à l’ours (500 ovins morts), l’un est de cause indéterminée donnant lieu à indemnisation, et le dernier n’est pas imputable à l’ours. Ces événements expliquent en partie la forte hausse des dommages en 2019.

Contenu du texte :

L’article 1 précise que ces dispositions seront applicables jusqu’au 30 novembre 2021.
Cette date est modifiée par rapport à l’arrêté 2020, en cohérence avec la date butoir indiquée à l’article 3.

L’article 2 précise les 2 catégories de mesures d’effarouchement :
-  des mesures d’effarouchement simple, à l’aide de moyens sonores, olfactifs et lumineux, qui constituent le premier niveau ;
-  des mesures d’effarouchement renforcé, mises en œuvre par des personnes qualifiées, qui se réalisent à l’aide de tirs non létaux, et qui constituent un second niveau.

À ce titre, les articles 3 et 4 organisent une gradation : les mesures de premier niveau doivent être mobilisées en préalable à l’utilisation des mesures de second niveau.

Dans le projet d’arrêté 2021, il est inséré à l’article 2 un paragraphe relatif à la conditionnalité des dérogations à la présence des moyens de protection sur l’estive. Ce paragraphe, qui figurait auparavant à l’article 3, concerne en fait les deux catégories d’effarouchement.

Il est également ajouté que les effarouchements ne peuvent être réalisés qu’à proximité du troupeau, circonscrivant les zones où l’effarouchement est possible afin de mieux le cadrer dans l’espace.

L’article 3 précise les modalités de mise en œuvre des mesures d’effarouchement simple. Afin de cibler leur utilisation sur les estives les plus prédatées, il est prévu de prendre en compte la survenance d’au moins quatre attaques sur l’estive au cours des deux années précédant la demande. La dérogation est délivrée par le préfet de département pour une durée maximale de 6 mois.

La date butoir pour l’envoi du compte rendu d’opération par les bénéficiaires est également précisée (le 30 novembre) pour un meilleur contrôle des retours.

L’article 4 précise les modalités de mise œuvre des mesures d’effarouchement renforcé. Ces mesures permettent le recours à l’effarouchement par tirs non létaux. De même, afin de cibler leur utilisation sur les estives les plus prédatées, il est prévu de tenir compte des estives ayant subi au moins quatre attaques cumulées sur les deux années précédentes, malgré la mise en œuvre effective de moyens d’effarouchement de niveau 1.

Cet article comporte les principales modifications apportées pour 2021 :
Le projet d’arrêté prévoit qu’aucune autorisation d’effarouchement renforcé ne pourra être délivrée dans le cœur du Parc national des Pyrénées.

De nombreuses précisions sont également apportées pour cadrer davantage l’usage des tirs non létaux. Il est notamment prévu de réserver l’usage des balles en caoutchouc à la protection des opérateurs face au comportement menaçant d’un ours.

D’autres précisions sont données sur le type d’armes utilisées, les conditions pour faire usage des cartouches à double détonation, y compris la direction des tirs, et la sécurité des opérateurs.

La réalisation des opérations par des personnes autres que les agents de l’Office français de la biodiversité (éleveurs, bergers, lieutenants de louveterie, chasseurs) est conditionnée à une formation par l’OFB. Le projet d’arrêté 2021 précise qu’elle doit comporter un volet théorique et une mise en pratique (participation à au moins une opération d’effarouchement renforcé en présence d’agents de l’OFB). Il est ajouté que les personnes qui auraient suivi la formation théorique en 2019 et n’auraient pas effectué d’opérations d’effarouchement renforcé doivent participer à la formation pratique. Il s’agit d’une garantie supplémentaire de mise en œuvre dans des conditions optimales, qui consacre ce qui s’est pratiqué lors des deux premières années, puisque les personnes ayant mis en œuvre l’effarouchement renforcé avaient participé à des missions avec l’OFB.

Enfin, le contenu des comptes rendus d’opération est encore précisé afin d’obtenir des informations suffisantes dans le cadre de l’expérimentation.

L’article 5 rappelle que seul l’effarouchement simple peut être autorisé dans la zone cœur du Parc national des Pyrénées. Il précise qu’une autorisation du directeur du Parc est nécessaire pour l’application de l’article 3 du présent arrêté, conformément aux dispositions du IV de l’article 3 du décret du 15 avril 2009 relatif à ce Parc national.

Le projet d’arrêté 2021 précise en outre que le directeur du Parc national des Pyrénées est également destinataire du compte rendu d’exécution des opérations ayant lieu sur ce territoire, pour assurer sa bonne information et celle de ses équipes.

L’article 6 prévoit la réalisation d’un bilan annuel de l’application de ces mesures.
Le projet d’arrêté 2021 donne la responsabilité de l’élaboration du bilan au préfet coordonnateur, responsable de la politique ours brun dans les Pyrénées. C’est en effet à son niveau que l’ensemble des données nécessaires sont recueillies, de la part de l’Office français de la biodiversité, des différents préfets de départements concernés, et du Parc national des Pyrénées.

Consultations obligatoires :

Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a été consulté le 23 mars et s’est prononcé défavorablement (avis joint). Cet avis est principalement motivé par les trois demandes suivantes formulées par le CNPN : l’exclusion des mesures d’effarouchement pour les femelles suitées, l’exclusion de ces mesures dans le cœur du parc national des Pyrénées et la consolidation du dispositif de protection des troupeaux, préalable au déclenchement de l’effarouchement.

La consultation du public est ouverte, pour une durée de 3 semaines, du 16 avril au 9 mai 2021. En application du dernier alinéa du II. de l’article L.123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.


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Commentaires
  •  Je suis contre l’effarouchement des ours dans les Pyrénées !, par MALOD N. , le 9 mai 2021 à 00h18

    "Chaque peuple est, vis-à-vis de tous les autres, responsable des richesses naturelles qu’il a reçues en héritage". Le combat contre la disparition des espèces et des milieux naturels engage solidairement l’humanité toute entière. Peu importe qu’il existe des populations viables d’ours hors de nos frontières. Nous demeurons responsables des nôtres. Et garantir la survie à long terme d’une espèce telle que l’ours brun d’Europe, c’est précisément conserver des noyaux stables partout où il est encore présent. Or, la population pyrénéenne actuelle d’ours bruns n’est pas viable à long terme. C’est même l’une des populations les plus menacées en Europe du fait de son isolement et de son effectif réduit. C’est pour cela qu’il dispose d’un statut légal de protection, reposant sur divers critères de vulnérabilité au niveau européen et au niveau national.
    L’ours brun est une espèce strictement protégée, faut-il encore le rappeler? Il est classé "espèce en danger critique d’extinction" sur la liste rouge française de l’UICN. Les autorités publiques se doivent de prendre en compte ces mesures de protection juridiques, qu’elles soient nationales ou internationales. La Directive "Habitats" impose aux Etats membres de l’Union Européenne de maintenir la population d’ours bruns dans un état de conservation favorable. La France a d’ailleurs été rappelée à l’ordre par la Commission à ce sujet.
    Les mesures d’effarouchement ont été exigées par les opposants à l’ours dans le massif pyrénéen. Annoncée comme expérimentale, cette mesure devait être conditionnée au déploiement préalable de mesures de protection des troupeaux. Pourtant, ces mesures d’effarouchement ne sont ni pertinentes, ni efficaces, et les troupeaux ne sont pas mieux protégés au regard du sous-équipement ou de l’absence d’équipements de protection de certaines estives (parfois fortement prédatées, et indemnisées de façon répétitives). La solution n’est donc pas d’effaroucher l’ours (qui est un animal opportuniste) ! Les éleveurs doivent plutôt adapter leur pratique à sa présence. Il serait temps que la politique de l’Etat se recentre sur des solutions constructives et pérennes, et que le secteur agricole et les éleveurs adoptent et optimisent les techniques de protection des troupeaux, seuls moyens d’assurer la conciliation entre la protection de la biodiversité et le maintien des activités humaine en zone de présence d’ours.
    Le comportement d’attaque sur le cheptel domestique est observé sur des troupeaux non ou mal protégés. En période estivale notamment, l’ours prélève des ovins d’autant plus aisément qu’ils ne sont pas protégés. Dans les Pyrénées centrales et Orientales, l’élevage extensif pour la viande s’effectue le plus souvent sans regroupement nocturne, ni gardiennage systématique. Dans les Pyrénées Occidentales, où a lieu la fabrication du fromage de brebis, les troupeaux sont majoritairement gardés en permanence et regroupés tous les soirs. Ce n’est donc pas un hasard si les ours font, en moyenne, par individu, plus d’attaques que les individus du noyau occidental.
    Que dire du constat qui avait été fait en 2019 qu’en Ariège, où la quasi-totalité des dérogations avaient été accordées pour effaroucher les ours et où s’étaient concentrées 80% des dommages (ce département était aussi celui où l’application des mesures de protection était le plus faible), souvent par refus des éleveurs ?? C’est aussi le département où il y a le plus d’opposants à la présence de l’ours dans les Pyrénées... Qu’en a-t-il été en 2020? Est-il normal d’accorder des dérogations dans ces conditions?, de continuer à indemniser avec de l’argent public des éleveurs qui refusent de mettre en place les mesures de protection de leur troupeau? Je considère qu’il s’agit de détournement de fonds publics, une réalité que l’Etat feint d’ignorer... Et j’en ai ras-le-bol que nos impôts servent à payer ces abus !
    Avec de telles décisions, le gouvernement achète la paix sociale en cédant à la pression des éleveurs et de leurs syndicats.
    Les consultations publiques ne seraient là que pour "être dans les clous" des obligations légales mais les avis des contributeurs ne sont pas pris en compte...
    Une action qui devait être expérimentale est reconduite d’année en année, sans preuve de son efficacité, malgré l’avis défavorable unanime des experts, malgré l’expression très largement majoritaire défavorable des consultations publiques chaque année, malgré la décision du Conseil d’Etat du 4 février 2021 qui a annulé les dispositions de l’arrêté du 27 juin 2019 relatives aux mesures d’effarouchement de l’ours par des tirs non létaux, considérant que c’était illégal en plus d’être inefficace. L’Etat ne peut ignorer cette décision du Conseil d’Etat, et ne devrait alors pas proposer ce nouveau projet aujourd’hui, et continuer à vouloir effaroucher les ours !!
    De plus, une évaluation sérieuse de cette expérimentation aurait dû conduire à son abandon évident dès la première année. Car effaroucher les ours est inutile si les troupeaux sont bien protégés, et inefficaces s’ils ne le sont pas ! Mais l’Etat préfère visiblement dilapider nos deniers... Les effarouchements, coûteux et dangereux, ne résolvent pas le problème des éleveurs.
    Je suis contre l’effarouchement des ours et pense qu’il est nécessaire d’assurer la tranquillité indispensable aux ours des Pyrénées, de cesser de les déranger et de les importuner sous prétexte que les éleveurs protègent mal ou pas leurs troupeaux.
    L’élevage de montagne est en crise depuis longtemps (concurrence internationale, baisse des cours, manque de main d’oeuvre sur les estives, mortalité...). Et l’ours est utilisé comme bouc-émissaire par la profession agricole et les éleveurs qui en ont fait leur porte-voix. Mais les dégâts de l’ours brun sur les troupeaux sont minimes par rapport à la mortalité par accident, par maladie, par attaques de chiens en divagation, et ne représente que 1% des pertes globales subies. Et ces pertes sont largement indemnisées.
    Alors, il convient de repenser la place du sauvage que nous voulons bien accorder au sauvage dans nos territoires et de travailler aux raisons qui peuvent motiver sérieusement l’action de sauvegarde de cette espèce qu’est l’ours brun, animal emblématique et patrimonial. Il faudrait accepter que la nature soit le territoire d’animaux sauvages et arrêter de vouloir les pourchasser et les éloigner dès lors qu’ils interfèrent avec une activité humaine. Ce n’est pas acceptable de systématiquement les déranger et vouloir les déloger à cause de la présence d’activités humaines qui envahissent de plus en plus l’espace naturel.
    C’est aussi une question de crédibilité politique de notre pays et de ses dirigeants. La France fait souvent entendre sa voix pour conseiller d’autres nations dans la conservation de leurs animaux ou leur forêt, ou toute autre cause éloignée de notre hexagone. Alors, que notre pays et nos dirigeants commencent d’abord par faire ce qui s’impose au sein de nos frontières avant de donner des leçons aux autres ! Et que soient respectés nos engagements européens également.

  •  Avis défavorable à l’effarouchement des ours quelles qu’en soient les modalités, par Patricia Chauvard , le 8 mai 2021 à 23h00

    Je suis totalement opposée à l’effarouchement des ours, mesure inefficace, et dangereuse pour les ours. Il faut au contraire renforcer les financements des dispositifs de protection des troupeaux ayant prouvé leur efficacité, que ce soit en France ou dans les pays d’Europe également concernés par la cohabitation troupeaux/ours et où cette cohabitation se passe "curieusement " beaucoup mieux qu’en France.

  •  Opposition à l’effarouchement des ours, par Isabelle RAMADE , le 8 mai 2021 à 22h42

    Je suis opposée à l’effarouchement des ours, les travaux scientifiques ayant montré que cette mesure est inutile et au contraire nocive. Il y a des solutions évoquées dans les autres commentaires pour protéger les troupeaux. J’ai voyagé en Espagne, en Italie, en Slovénie dans les zones où coexistent élevage et ours et il n’y a pas les problèmes qu’on a en France avec les éleveurs…

  •  Consultation publique : effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées, par Hervouët Christian , le 8 mai 2021 à 22h37

    Je suis contre les mesures d’effarouchement des ours dans les Pyrénées pour les raisons suivantes :
    - ces effarouchements ont été utilisés contre une ourse suitée en 2020.
    - les effarouchements ne doivent être appliqués que sur des ours à problème. En 2020 les effarouchements ont été pratiqués alors qu’aucun ours n’a été reconnu ours à problème par l’OFB.
    - les mesures de protection des troupeaux ne sont pas, ou partiellement, mises en place sur les troupeaux subissant des prédations.
    - si les mesures de protections ne peuvent pas être mises en place, c’est que le lieu de pâture, d’estive, n’est pas adapté à l’élevage. C’est aussi cela qui explique un si grand nombre de prédation en France par rapport aux Pyrénées espagnoles.
    - les dégâts causés par les ours dans les Pyrénées sont indemnisés à un niveau très haut par rapport au reste de l’Europe et pourtant, malgré les promesses des éleveurs les plus indemnisés, les promesses mise ne place des moyens de protection des troupeaux ne sont pas tenues. Ce problème est d’abord à régler. C’est lorsque les ours associent le cheptel domestique à une difficultés d’approche (chiens patou, clôture électrique) qu’ils se désintéressent de cette source de nourriture.

  •  Projet d’arrêté relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux, par Marie Garot , le 8 mai 2021 à 22h13

    Je suis contre ce projet d’arrêté et ce pour les raisons suivantes :
    Les effarouchements coûtent cher à l’état pour peu de résultat (quelques brebis sauvées) et sont peu efficaces.Inutiles quand les troupeaux sont bien protégés et inefficaces quand ils ne le sont pas.
    Il faut privilégier les bergers permanents, les bergers d’appui, le regroupement nocturne des troupeaux et l’ utilisation de chiens de protection.

  •  Avis défavorable concernant le projet relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun, par Shâhpour-Geoffroy KIA , le 8 mai 2021 à 21h53

    Je suis défavorable aux mesures prévues dans ce projet d’arrêté relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées.

    Des actions d’effarouchement ont déjà été expérimentées il y a deux ans et n’ont montré aucune efficacité. Les études sur le sujet conseillent de privilégier les techniques de protection des troupeaux (regroupement nocturne du troupeaux, chiens de protection éduqués en nombre suffisant, etc).
    Le CNPN a d’ailleurs émis un avis défavorable à l’unanimité le 5 avril 2021 sur ce projet.
    L’efficacité des mesures d’effarouchement pour protéger les troupeaux n’a jamais été démontrée.

    Dans les fait, l’effarouchement est donc inefficace, en plus d’être très dommageable pour l’espèce prise pour cible.
    Aucun ours dans les Pyrénées n’a été, a ce jour, identifié comme ours à problème.
    Rappelons enfin que l’ours brun est une espèce protégée.

  •  CONTRE l’effarouchement des ours dans les Pyrénées, par Méryl Pinque , le 8 mai 2021 à 21h30

    Je suis contre l’effarouchement des ours dans les Pyrénées.

    1) Les animaux nonhumains sont des êtres doués de sentience possédant par là même des droits fondamentaux que nous leur nions arbitrairement, dont le droit à la vie, à la liberté, à ne pas être exploité et celui de vivre en paix.

    2) Les effarouchements menés sont et resteront perturbants et dangereux pour les ours, malgré les modifications proposées à la marge en 2021. Il y a notamment un risque évident de séparation des mères et de leurs oursons, dont l’effarouchement n’est même pas interdit.

    3) Le jugement du Conseil d’Etat du 4 Février 2021 a rendu les effarouchements pratiqués jusqu’à aujourd’hui illégaux, comme l’avaient affirmé les associations environnementales. Les modifications proposées pour l’arrêté 2021 sont marginales et ne changeront rien en pratique.

    4) Les effarouchements menés depuis 2019 n’ont montré aucune efficacité notable. De surcroît, ils ont coûté très cher, soit plusieurs milliers d’euros pour chacune des quelques brebis sauvées (mais pas des abattoirs où elles finiront). Une évaluation sérieuse de cette expérimentation aurait dû conduire à son abandon évident dès la première année.

    5) Les experts du Conseil National Protection de la Nature dont le rôle est de conseiller le gouvernement ont rendu à la quasi-unanimité un avis très défavorable à ce projet d’arrêté. N’hésitez pas à le consulter, vous y trouverez des détails et des arguments supplémentaires.

    6) Il y a des solutions plus satisfaisantes qui ont fait leurs preuves quand elles sont correctement mises en œuvre et adaptées : bergers permanents, bergers d’appui, regroupement nocturne des troupeaux et utilisation de chiens de protection. L’Etat dépense des sommes considérables pour les encourager mais ne contrôle pas leur mise en œuvre sur le terrain.

    En résumé, les effarouchements des ours sont inutiles, inefficaces, dangereux, horriblement chers et illégaux. Une protection efficace des troupeaux repose sur le triptyque Berger compétent – Regroupement nocturne du troupeau – Chiens de protection éduqués, et en nombre suffisant.

  •  non non non, par helene prignon , le 8 mai 2021 à 21h22

    laissez les animaux tranquilles
    trouvez des solutions pour protéger les élevages .....!!!!

  •  Comme c’est dommage, par LOHITCUN , le 8 mai 2021 à 21h12

    Ne pensez-vous pas que ça peut être très attractif pour la Région d’avoir des ours ? En fait j’ai plus le sentiment que ça gêne les chasseurs qui en ont peur. Les derniers incidents en sont la preuve. Je n’oublie pas Cannelle la dernière "basque".
    Je comprends l’inquiétude des éleveurs en revanche mais il y a certainement des solutions pour vivre ensemble ?
    En tout cas je pense qu’il faut laisser les ours vivre tranquille : pas d’effarouchement.

  •  Contre la perte de la biodiversité française (effarouchement des ours), par Raphaëlle Le Gall , le 8 mai 2021 à 20h19

    Pourquoi dépenser des sommes notoires pour éliminer une espèce qui fait partie du patrimoine français plutôt que de soutenir directement les éleveurs financièrement en mieux les équipant pour la surveillance des troupeaux.

    Il me paraît insensé qu’en 2021, avec toutes les espèces qui s’éteignent, notre biodiversité en danger qui est la seule à retarder le réchauffement climatique, on puisse encore légalement voter de "réguler" des espèces alors que nous étendons nos villes et notre pollution sur les terres qui nous font vivre (plantes, animaux vivent en symbiose et installent un équilibre qui restaure nos terres et notre air, plus simplement ce qui nous fait vivre).

  •  Contre la perte de la biodiversité française (effarouchement des ours), par Raphaëlle Le Gall , le 8 mai 2021 à 20h19

    Pourquoi dépenser des sommes notoires pour éliminer une espèce qui fait partie du patrimoine français plutôt que de soutenir directement les éleveurs financièrement en mieux les équipant pour la surveillance des troupeaux.
    Il me paraît insensé qu’en 2021, avec toutes les espèces qui s’éteignent, notre biodiversité en danger qui est la seule à retarder le réchauffement climatique, on puisse encore légalement voter de "réguler" des espèces alors que nous étendons nos villes et notre pollution sur les terres qui nous font vivre (plantes, animaux vivent en symbiose et installent un équilibre qui restaure nos terres et notre air, plus simplement ce qui nous fait vivre).

  •  NON à ce nouvel arrêté , par Portier Dominique , le 8 mai 2021 à 20h06

    Bonjour,

    Je suis opposée à cet nouvel arrêté qui va à l’encontre de la protection de l’ours brun et du pastoralisme en France.
    Le gouvernement ne peut sortir grandi en cédant aux pressions des éleveurs les plus extrémistes et les plus violents mais fortement minoritaires. Alors que de plus en plus d’ éleveurs acceptent de mettre en place les mesures de bon sens qui permettent une cohabitation entre les troupeaux et les ours bruns. C’est eux qu’il faut aider et soutenir.

  •  je suis contre l effarouchement des ours dans les pyrénées, par Pivot marie , le 8 mai 2021 à 20h00

    je suis contre l’effarouchement des ours dans les Pyrénées.Pourquoi ne pas choisir des solutions plus satisfaisantes et plus efficaces : bergers permanents, bergers d’appui, regroupement nocturne des troupeaux et utilisation de chiens de protection. L’Etat dépense des sommes considérables pour les encourager mais ne contrôle pas leur mise en œuvre sur le terrain alors que le seul moyen de réduire les dégâts d’ours est de protéger les troupeaux.

  •  je suis contre l effarouchement des ours dans les pyrénées, par Pivot marie , le 8 mai 2021 à 19h58

    je suis contre l’effarouchement des ours dans les Pyrénées.Pourquoi ne pas choisir des solutions plus satisfaisantes qui ont fait leurs preuves quand elles sont correctement mises en œuvre et adaptées : bergers permanents, bergers d’appui, regroupement nocturne des troupeaux et utilisation de chiens de protection. L’Etat dépense des sommes considérables pour les encourager mais ne contrôle pas leur mise en œuvre sur le terrain alors que le seul moyen de réduire les dégâts d’ours est de protéger les troupeaux.

  •  je suis contre l effarouchement des ours dans les pyrénées, par Pivot marie , le 8 mai 2021 à 19h56

    Il y a des solutions plus satisfaisantes qui ont fait leurs preuves quand elles sont correctement mises en œuvre et adaptées : bergers permanents, bergers d’appui, regroupement nocturne des troupeaux et utilisation de chiens de protection. L’Etat dépense des sommes considérables pour les encourager mais ne contrôle pas leur mise en œuvre sur le terrain alors que le seul moyen de réduire les dégâts d’ours est de protéger les troupeaux.

  •  Non aux mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées., par Véreric , le 8 mai 2021 à 19h49

    Je m’oppose à l’effarouchement renforcé prévu dans ce projet d’arrêté relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées, dans l’optique de mettre un terme aux dommages sur les troupeaux.

    Cet arrêté va à l’encontre des objectifs initiaux du plan ours.

    Déjà expérimentées en 2019, ces actions d’effarouchement n’ont montré aucune efficacité,ni pertinence. Les études sur le sujet ont toutes préconisé de privilégier les techniques de protection des troupeaux.
    Les experts du CNPN ont eux-mêmes émis, à l’unanimité, en date du 05 avril 2021, un avis défavorable sur le contenu de ce projet, et le précédent arrêté a été suspendu par le Conseil d’Etat.

    L’effarouchement s’avère donc inutile, inefficace et contre-productif.
    A ce jour, aucun ours dans les Pyrénées n’a été identifié comme ours à problème.
    La pertinence des effarouchements sur la diminution des attaques de troupeaux n’est en aucun cas démontrée.
    De plus, les opérations d’effarouchement représentent un risque de dérapage et débouchent inutilement sur une confrontation homme-animal.

    Une protection efficace associe les compétences du berger, le regroupement nocturne du troupeau et la présence de chiens de protection éduqués en nombre suffisant.
    C’est dans cette direction que doivent s’orienter les études et non dans celle d’une attitude agressive vis à vis des ours.

    Il convient de rechercher des solutions alternatives plus satisfaisantes pour permettre une cohabitation pacifique.
    L’ours brun, espèce protégée, ne doit pas être considéré comme une menace ; il fait partie de la biodiversité et, à ce titre, a droit à tous les égards.
    Rien ne justifie d’effaroucher les ours dans les Pyrénées.

    Il faut cesser de lutter contre la faune sauvage et réapprendre à vivre avec la nature.

  •  Plan d’action ours brun 2018 2028 , par FUSTER , le 8 mai 2021 à 19h29

    Je m’oppose à l’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées dans le but de prévenir les dommages aux troupeaux.
    C’est un projet experimental, ayant déjà été mis en place les années précédentes, que vous poursuivez car les précédents " n’ont pas permis d’obtenir des conclusions fiables" alors que cet arrêté précédent a été suspendu par le conseil d’état en date du 4 février 2020.
    Pourquoi poursuivre dans cette voie si la justice est contre ?

    *le conseil national de la protection de la nature a emis le 5 avril 2021 un avis défavorable à l’unanimité sur votre projet de mesures d’effarouchement.

    *en 2019 la consultation publique a été suivie avec 1543 contributions dont 95% CONTRE cet arrêté. En 2020 également, forte opposition.
    Vous souciez vous vraiment de l’ours et des personnes qui prennent le temps de répondre aux consultations publiques et de leur avis ?
    Ainsi que de l’avis du conseil national de protection de la nature ?

    * l’ours brun est une espèce protégée, classée parmi les vertébrés menacés d’extinction et il est sur la liste rouge française etablie selon les critères de l’UICN

    * en tant qu’espèce protégée son effarouchement constitue une dérogation à la protection de l’espèce au titre des articles L411-1 et 2 du code de l’environnement et dans ce cas précis à l’interdiction de perturbation intentionnelle.
    Elle est liée au respect de 3 conditions :
    - ne pas nuire à la conservation de l’espèce.
    -ne l’appliquer qu’en cas de dommages importants
    -absence d’autre solution satisfaisante
    Trois conditions cumulatives qui ne sont pas remplies.

    *une experimentation doit être limitée dans le temps et assortie d’un protocole expérimental bien encadré ce qui n’est pas le cas ici.

    *l’expérimentation ne prevoit pas d’etude scientifique sur l’impact de l’effarouchement sur les ours et leur comportement.

    *la protection des troupeaux nécessitant de nouveaux moyens de protection, l’expérimentation avec un protocole scientifique bien cadré serait acceptable mais je m’oppose à tout tir sur les ours même non létal.
    Peut on declencher une opération d’effarouchement sans aucune preuve de la responsabilité de l’ours aux dommages ?
    La préservation de l’elevage de haute montagne ne peut se faire au détriment de la nature et des espèces sauvages.

    *l’obligation de mise en place de moyens de protection des troupeaux devrait être imposé en zone de présence de prédateurs avec un parcage nocturne et une surveillance accrue :
    Bergers, regroupement des troupeaux, chiens de protection, sont des moyens qui ont fait leurs preuves.

    * certains pays ont choisi d’accompagner les éleveurs sur le terrain afin de réaliser des bilans de vulnérabilité et de trouver avec eux des solutions fiables.( Slovénie)

    * faut il maintenir certaines estives lorsque les eleveurs refusent de proteger leurs troupeaux au détriment drs espèces sauvages?

    * l’efficacité de cet arrêté est contestable puisqu’on ne peut pas placer des fonctionnaires sur chaque estive.
    Il vaut mieux accompagner les bergers et les éleveurs, les prévenir quand un ours approche des estives afin qu’ils parquent leurs troupeaux la nuit.

    *il est possible d’assurer la cohabitation de l’ours et du pastoralisme moyennant une bonne protection des troupeaux.

    * aucun bilan détaillé des predations n’a été versé au dossier.
    Impossible de savoir si les exploitations touchées étaient protégées ou même si les dégâts ont été confirmés ou attribués au bénéfice du doute.

    Il faut arrêter de lutter contre la nature et la faune sauvage.
    On ne peut pas déplorer la disparition de la biodiversité et lutter contre la présence de l’ours dans les Pyrénées.

  •  Contre les mesures d’éffarouchement sur l’ours, par Delphine Ducros , le 8 mai 2021 à 19h27

    Je suis contre l’effarouchement des ours dans les Pyrénées.
    En effet, les effarouchements, quels qu’ils soient, ne devraient pas être autorisés dans la zone cœur du parc des Pyrénées, qui doit constituer une zone de protection réelle pour l’ours, espèce menacée en France. Par ailleurs les effarouchements pourraient séparer les femelles de leurs petits créant davantage de désordre et des potentiels risques à la fois pour les ours en question, mais aussi pour les personnes utilisatrices de la montagne.
    L’effarouchement est une méthode invasive qui pourrait nuire à la conservation de l’ours, alors que d’autres méthodes de protection des troupeaux existent. Je demande que l’ensemble du trio de mesures de protection (chiens de protection, rassemblement du troupeau pendant la nuit et berger) soit mis en place sur l’ensemble des estives, et vérifié. Si ces mesures ne suffisent pas, l’effarouchement pourrait être envisagé, mais ce n’est pas le cas actuellement. Une mise en place systématique de ces trois mesures de protection est nécessaire afin de protéger la montagne, ses utilisateurs et les ours. Protégeons les TOUS !!

  •  Effarouchement des ours, par Dumont laure , le 8 mai 2021 à 19h09

    Je suis contre. Laissons des endroits en France où les animaux sauvages peuvent vivre. Les bergers doivent apprendre à cohabiter avec les ours ! En Slovénie ils y arrivent et dans tant d autres pays !

  •  Je suis contre l’effarouchement des ours dans les Pyrénées, par Sophie Latu , le 8 mai 2021 à 19h09

    Les effarouchements menés depuis 2019 n’ont montré aucune efficacité notable. De surcroît, ils ont coûté très cher, soit plusieurs milliers d’euros pour chacune des quelques brebis sauvées. Une évaluation sérieuse de cette expérimentation aurait dû conduire à son abandon évident dès la première année.
    Il y a des solutions plus satisfaisantes qui ont fait leurs preuves quand elles sont correctement mises en œuvre et adaptées : bergers permanents, bergers d’appui, regroupement nocturne des troupeaux et utilisation de chiens de protection. L’Etat dépense des sommes considérables pour les encourager mais ne contrôle pas leur mise en œuvre sur le terrain.
    Les effarouchements menés sont et resteront perturbants et dangereux pour les ours, malgré les modifications proposées à la marge en 2021. Il y a notamment un risque évident de séparation des mères et de leurs oursons, dont l’effarouchement n’est même pas interdit.