EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet d’arrêté relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Du 16/04/2021 au 09/05/2021 - 3149 commentaires

Ce projet d’arrêté pris à titre expérimental s’inscrit dans le cadre du plan d’action ours brun 2018-2028, publié le 9 mai 2018, s’inscrivant lui-même dans la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la biodiversité.

Il a pour objet de fixer les conditions et limites dans lesquelles des mesures d’effarouchement de l’Ours brun (mesures dérogatoires) peuvent être accordées par les préfets, lorsqu’elles visent la prévention des dommages aux troupeaux domestiques par prédation.

C’est le troisième arrêté expérimental autorisant ces opérations, après ceux de 2019 et 2020 qui n’ont pas permis d’obtenir des conclusions fiabilisées quant au dispositif, en raison d’un trop faible nombre d’opérations. Pour tenir compte du bilan de l’expérimentation 2019 et 2020 ainsi que de la décision du Conseil d’Etat en date du 4 février 2020 qui a partiellement annulé l’arrêté expérimental de 2019, des évolutions majeures ont été introduites par rapport aux précédents arrêtés.

Le texte donne ainsi de nombreuses garanties supplémentaires dans un objectif de sécurité pour les ours et les effaroucheurs : il précise les conditions de sa mise en œuvre afin d’encadrer davantage son application, notamment celle de l’effarouchement renforcé.

Donnant suite à l’avis du Conseil National de la Protection de la Nature sur ce projet d’arrêté, le texte prévoit, en outre, que l’effarouchement renforcé n’est désormais plus autorisé dans la zone cœur du Parc national des Pyrénées.

Contexte général :

L’ours (Ursus arctos) est une espèce strictement protégée au niveau international (Convention de Berne), communautaire (directive dite « Habitat Faune Flore ») et français (code de l’environnement). À ce titre, toute perturbation intentionnelle des spécimens d’ours est interdite au titre de l’article L. 411-1 du code de l’environnement, mais des dérogations sont prévues au titre de l’article L. 411-2 du même code pour prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques, à condition qu’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes et que les opérations ne nuisent pas au maintien du bon état de conservation de la population.

À ce titre, il est nécessaire de prendre un arrêté ministériel pour encadrer ces opérations d’effarouchement, réalisées auprès de troupeaux bénéficiant de mesures de protection, et les limiter dans le temps et dans l’espace. L’effarouchement comprend une série de dispositifs pouvant être utilisés pour éloigner l’ours des troupeaux quand les mesures de protection sont insuffisantes ou difficilement mobilisables. Il s’agit d’agir à proximité des troupeaux et pendant l’estive.

En 2019, 738 attaques ont été recensées dans les Pyrénées dont 362 ont été indemnisées au titre des dommages dus à l’ours, totalisant 1173 animaux tués et 36 ruches détruites. L’année a été marquée par 5 dérochements d’ampleur, dont 4 en Ariège et un dans le Parc National des Pyrénées. Trois événements sont imputables à l’ours (500 ovins morts), l’un est de cause indéterminée donnant lieu à indemnisation, et le dernier n’est pas imputable à l’ours. Ces événements expliquent en partie la forte hausse des dommages en 2019.

Contenu du texte :

L’article 1 précise que ces dispositions seront applicables jusqu’au 30 novembre 2021.
Cette date est modifiée par rapport à l’arrêté 2020, en cohérence avec la date butoir indiquée à l’article 3.

L’article 2 précise les 2 catégories de mesures d’effarouchement :
-  des mesures d’effarouchement simple, à l’aide de moyens sonores, olfactifs et lumineux, qui constituent le premier niveau ;
-  des mesures d’effarouchement renforcé, mises en œuvre par des personnes qualifiées, qui se réalisent à l’aide de tirs non létaux, et qui constituent un second niveau.

À ce titre, les articles 3 et 4 organisent une gradation : les mesures de premier niveau doivent être mobilisées en préalable à l’utilisation des mesures de second niveau.

Dans le projet d’arrêté 2021, il est inséré à l’article 2 un paragraphe relatif à la conditionnalité des dérogations à la présence des moyens de protection sur l’estive. Ce paragraphe, qui figurait auparavant à l’article 3, concerne en fait les deux catégories d’effarouchement.

Il est également ajouté que les effarouchements ne peuvent être réalisés qu’à proximité du troupeau, circonscrivant les zones où l’effarouchement est possible afin de mieux le cadrer dans l’espace.

L’article 3 précise les modalités de mise en œuvre des mesures d’effarouchement simple. Afin de cibler leur utilisation sur les estives les plus prédatées, il est prévu de prendre en compte la survenance d’au moins quatre attaques sur l’estive au cours des deux années précédant la demande. La dérogation est délivrée par le préfet de département pour une durée maximale de 6 mois.

La date butoir pour l’envoi du compte rendu d’opération par les bénéficiaires est également précisée (le 30 novembre) pour un meilleur contrôle des retours.

L’article 4 précise les modalités de mise œuvre des mesures d’effarouchement renforcé. Ces mesures permettent le recours à l’effarouchement par tirs non létaux. De même, afin de cibler leur utilisation sur les estives les plus prédatées, il est prévu de tenir compte des estives ayant subi au moins quatre attaques cumulées sur les deux années précédentes, malgré la mise en œuvre effective de moyens d’effarouchement de niveau 1.

Cet article comporte les principales modifications apportées pour 2021 :
Le projet d’arrêté prévoit qu’aucune autorisation d’effarouchement renforcé ne pourra être délivrée dans le cœur du Parc national des Pyrénées.

De nombreuses précisions sont également apportées pour cadrer davantage l’usage des tirs non létaux. Il est notamment prévu de réserver l’usage des balles en caoutchouc à la protection des opérateurs face au comportement menaçant d’un ours.

D’autres précisions sont données sur le type d’armes utilisées, les conditions pour faire usage des cartouches à double détonation, y compris la direction des tirs, et la sécurité des opérateurs.

La réalisation des opérations par des personnes autres que les agents de l’Office français de la biodiversité (éleveurs, bergers, lieutenants de louveterie, chasseurs) est conditionnée à une formation par l’OFB. Le projet d’arrêté 2021 précise qu’elle doit comporter un volet théorique et une mise en pratique (participation à au moins une opération d’effarouchement renforcé en présence d’agents de l’OFB). Il est ajouté que les personnes qui auraient suivi la formation théorique en 2019 et n’auraient pas effectué d’opérations d’effarouchement renforcé doivent participer à la formation pratique. Il s’agit d’une garantie supplémentaire de mise en œuvre dans des conditions optimales, qui consacre ce qui s’est pratiqué lors des deux premières années, puisque les personnes ayant mis en œuvre l’effarouchement renforcé avaient participé à des missions avec l’OFB.

Enfin, le contenu des comptes rendus d’opération est encore précisé afin d’obtenir des informations suffisantes dans le cadre de l’expérimentation.

L’article 5 rappelle que seul l’effarouchement simple peut être autorisé dans la zone cœur du Parc national des Pyrénées. Il précise qu’une autorisation du directeur du Parc est nécessaire pour l’application de l’article 3 du présent arrêté, conformément aux dispositions du IV de l’article 3 du décret du 15 avril 2009 relatif à ce Parc national.

Le projet d’arrêté 2021 précise en outre que le directeur du Parc national des Pyrénées est également destinataire du compte rendu d’exécution des opérations ayant lieu sur ce territoire, pour assurer sa bonne information et celle de ses équipes.

L’article 6 prévoit la réalisation d’un bilan annuel de l’application de ces mesures.
Le projet d’arrêté 2021 donne la responsabilité de l’élaboration du bilan au préfet coordonnateur, responsable de la politique ours brun dans les Pyrénées. C’est en effet à son niveau que l’ensemble des données nécessaires sont recueillies, de la part de l’Office français de la biodiversité, des différents préfets de départements concernés, et du Parc national des Pyrénées.

Consultations obligatoires :

Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a été consulté le 23 mars et s’est prononcé défavorablement (avis joint). Cet avis est principalement motivé par les trois demandes suivantes formulées par le CNPN : l’exclusion des mesures d’effarouchement pour les femelles suitées, l’exclusion de ces mesures dans le cœur du parc national des Pyrénées et la consolidation du dispositif de protection des troupeaux, préalable au déclenchement de l’effarouchement.

La consultation du public est ouverte, pour une durée de 3 semaines, du 16 avril au 9 mai 2021. En application du dernier alinéa du II. de l’article L.123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.


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Commentaires
  •  Contre les effarouchements, par Matthieu BERTHOD , le 9 mai 2021 à 19h31

    Adaptons nous à la nature et surtout cohabitons avec elle plutôt que de la déranger en permanence.

  •  Mesures d’effarouchement, par Demarly , le 9 mai 2021 à 19h18

    Cessons de chasser les animaux sauvages. Les hommes doivent apprendre à partager la planète avec les animaux dits sauvages comme les ours et les loups. Les troupeaux devraient être protégés préalablement par les hommes par des moyens humains ou matériels. Il faut aussi que les ours aient un territoire assez grand pour vivre sans avoir à s’approcher des activités humaines.

  •  Non à l’éffarouchement des ours , par Daffos Jean-Pierre , le 9 mai 2021 à 19h15

    Contre les effarouchements .....

    Il faut réapprendre à vivre avec la nature et arrêter de lutter contre la faune sauvage. On ne peut pas déplorer l’érosion de la biodiversité et lutter contre la présence de l’ours dans les Pyrénées.

    Le but de cet arrêté semble être de vouloir chasser les ours des zones d’estive, y compris potentiellement dans un Parc National, alors qu’il est possible d’assurer la cohabitation de l’ours et du pastoralisme moyennant une bonne protection des troupeaux.

    L’ours brun étant une espèce protégée en France, son effarouchement constitue une dérogation à la protection de l’espèce au titre des articles L.411-1 et 2 du code de l’environnement et dans le cas précis, à l’interdiction de perturbation intentionnelle. Elle est donc liée au respect de trois conditions : ne pas nuire à la conservation de l’espèce, ne l’appliquer qu’en cas de dommages importants et s’il n’existe pas d’autre solution satisfaisante, trois conditions cumulatives qui ne sont toujours pas remplies.

    Comme le précise l’article 1, cet arrêté ne s’applique pas aux mesures de conditionnement aversif qui peuvent être ordonnées par les préfets pour prévenir les dommages causés par un spécimen d’ours manifestant l’un des comportements suivants : absence persistante de fuite lors de rencontres avec l’homme ; attaques répétées d’un troupeau le jour malgré la présence du berger ; alimentation régulière à partir de nourriture d’origine humaine. Il n’a donc pas pour but de cibler les ours dits « à problèmes », mais bien des ours dont le comportement est parfaitement normal.

    Au final, cette façon de procéder est indigne dans un pays qui se dit " démocratique ". Cet arrêté sera sans doute casser mais pendant la saison à venir il sera opérationnel.

  •  Que l’Etat continue à protéger sérieusement l’ours brun en cessant l’effarouchement par défaut, par Donadieu , le 9 mai 2021 à 19h12

    L’ours est une espèce protégée, en danger critique d’extinction en France, et pourtant les dispositions de votre arrêté autorisent l’effarouchement des individus qui menaceraient les troupeaux, avec des critères bien légers et généralisants se faisant au détriment de sa préservation.
    Les troupeaux cibles d’attaque n’utilisent pas forcément de manière adaptée toutes les mesures de protection disponibles pour prévenir les dommages. De la part de l’État, cela donne l’impression de vouloir contourner le dispositif « ours à problèmes » en faisant de cette expérimentation une mesure de protection destinée à se pérenniser.

    Il serait plus responsable de mieux encourager le changement des pratiques pastorales et des mentalités plutôt que de faire de l’ours le bouc émissaire des difficultés des éleveurs en montagne.

    Pourquoi, par ailleurs, déterminer des seuils de dommage sur troupeaux autorisant l’effarouchement aussi bas comme le souligne le CNPN ? La volonté de l’État serait-elle finalement de provoquer par ces dérangements sur des milieux fréquentés par l’ours une perte de son habitat en privilégiant l’occupation des estives par les troupeaux ? Comment est-ce seulement envisageable, alors que la pérennité de l’espèce n’est pas assurée, de permettre l’effarouchement simple dans la zone coeur du Parc National des Pyrénées ? Il faut certes faire perdurer le pastoralisme en montagne mais pas au détriment de l’ours.

    Une soixantaine d’ours dans les Pyrénées est un chiffre encourageant : ne commençons donc pas à gâcher les efforts entrepris quand le gouvernement se veut exemplaire en matière de biodiversité et pourtant propose des solutions en contradiction avec ce qu’il prône.
    Dans un contexte où trois ours ont été tués par l’homme en 2020, quel signal envoie donc l’État avec ce nouvel arrêté alors qu’il faut encore renforcer la population d’ours et que le nombre d’individus va continuer à augmenter ?

  •  Contre, par Valentin , le 9 mai 2021 à 18h54

    Je suis contre cet arrêté.

  •  Effarouchement des ours dans les Pyrénnées, par Hervé Sauquet , le 9 mai 2021 à 18h51

    Je suis contre l’effarouchement des ours dans les Pyrénées.
    Méthode inefficace, coûteuse pour nous les contribuables, dangereuse pour la survie des oursons (peut-être est-ce ce qui est souhaité par les éleveurs ?).
    Je suis pour la protection des troupeaux et surtout pour que les moyens mis à la disposition des éleveurs soient bien utilisés à cette fin.

  •  CONTRE L’EFFAROUCHEMENT DES OURS, par knapp , le 9 mai 2021 à 18h23

    Bonjour, je suis contre la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun, animal emblématique des Pyrénées. Je suis d’ailleurs fière de l’Etat Français qui a réussi à éviter sa disparition. Aider les éleveurs à la protection de leurs troupeaux et faites en sorte qu’ils cohabitent plutôt que de les opposer, cela sera plus perenne que de leur tirer dessus même si ce ne sont pas de vraies balles. De plus, le conseil national de la protection de la nature a émis le 5 avril 2021 un avis défavorable à l’unanimité. Je comprends que la pression des éleveurs doit être forte mais l’avenir de notre nature pour nos enfants n’est-il pas plus important? J’ai une petite fille de 18 mois et je veux pour elle qu’il y ait encore des ours dans les Pyrénées. Merci pour elle. Séverine Knapp

  •  CONTRE, par Aline , le 9 mai 2021 à 18h20

    Ce projet comme beaucoup d’autres n’a aucune raison valable d’aboutir, laissons la Nature prendre voire reprendre sa place.
    Les traces humaines ont prouvé qu’il est urgent d’arrêter les dégâts. De vouloir tout diriger on finit par tout perdre. Stop à ses interventions et de surcroît pas approuvées par des spécialistes. Enfin gardons les pieds sur terre et arrêtons de tout contrôler, soyons un exemple pour l’avenir de nos enfants. Ma conclusion je dis NON à l’effarouchement des ours des Pyrénées.
    Peut-on encore croire à un monde meilleur...

  •  CONTRE, par Aline , le 9 mai 2021 à 18h19

    Ce projet comme beaucoup d’autres n’a aucune raison valable d’aboutir, laissons la Nature prendre voire reprendre sa place. Les traces humaines ont prouvé qu’il est urgent d’arrêter les dégâts. De vouloir tout diriger on finit par tout perdre. Stop à ses interventions et de surcroît pas approuvées par des spécialistes. Enfin gardons les pieds sur terre et arrêtons de tout contrôler, soyons un exemple pour l’avenir de nos enfants. Ma conclusion je dis NON à l’effarouchement des ours des Pyrénées.
    Peut-on encore croire à un monde meilleur...

  •  Contre l’effarouchement des ours dans les Pyrénées, par LETOURNEUR Ghislaine , le 9 mai 2021 à 18h16

    - Les risques de dérangement généralisé de l’ours mais plus généralement de la faune sauvage
    si cette pratique « expérimentale » venait à être mise en œuvre sur une grande partie des estives, notamment en Ariège. Ce dérangement aurait pour conséquence potentielle une perte d’habitat,
    les estives représentent la quasi-totalité des zones supra-forestières, composantes essentielles de l’habitat de l’ours qui n’est pas une espèce uniquement forestière, notamment pour son alimentation composée à 75% ou plus de végétaux.
    Vouloir l’éloigner des estives va donc bien au-delà des mesures nécessaires pour prévenir les dommages aux troupeaux par les moyens de protection adaptés (regroupement et parcage nocturne, bergers, chiens de protection), qui permettent la cohabitation du pastoralisme et de
    l’ours. L’effarouchement ne saurait donc être, contrairement aux objectifs affichés et compte-tenu de son incidence sur l’ours, une mesure du même niveau que les mesures de protection des troupeaux, encore moins un substitut à ces dernières. L’extension depuis 3 ans des mesures d’effarouchement des ours pourrait si celles-ci deviennent pérennes, aboutir à la perte d’une partie de l’habitat de l’ours.
    L’arrêté n’interdit pas par ailleurs l’effarouchement des femelles suitées. Or, l’effarouchement pourrait présenter le risque de séparer les oursons de leur mère et compromettre leur survie.
    L’OFB dresse d’ailleurs le constat de l’insuffisance des mesures de protection, notamment des parcs de nuit, alors que la mise en œuvre adéquate de ces protections et la persistance malgré celle-ci, de dommages, devrait conditionner les opérations d’effarouchement. Même si une telle situation ne s’est pas produite en 2020, il est nécessaire de
    - ne pas autoriser l’effarouchement des femelles suitées ;
    - ne pas autoriser l’effarouchement dans la zone cœur du Parc National des Pyrénées.
    Pour rappel :
    la combinaison : bergers, chiens de protection et parcage nocturne semble la plus adaptée pour prévenir des dommages.
    L’OFB dresse d’ailleurs le constat de l’insuffisance des mesures de protection, notamment des parcs de nuit, alors que la mise en œuvre adéquate de ces protections et la persistance malgré celle-ci, de dommages, devrait conditionner les opérations d’effarouchement.

  •  Contre l’effarouchement des ours dans les Pyrénées, par Eymin Adrien , le 9 mai 2021 à 18h06

    Je suis contre l’effarouchement des ours dans les Pyrénées. Tout d’abord car depuis 2019, cette technique n’a pas fait ces preuves... Ensuite c’est une technique qui peut être perturbante voir dangereuse pour les ours, surtout pour les mères avec leurs oursons.
    Je terminerai par dire qu’il faudrait ce concentré d’avantage vers les techniques plus basiques et plus efficaces comme les aides bergers, les chiens de protections et les clôtures pour la nuit. Et faire des suivis plus poussés sur la mise en place de ces techniques pour les agriculteurs qui ont pu bénéficier des aides de l’état..

  •  Non à l’effarouchement des ours, par Yves Fortat , le 9 mai 2021 à 18h02

    Protégeons les ours, et, "en même temps", effarouchons-les. Discourons sur la protection de la nature et, "en même temps", donnons des gages ou de vagues blancs-seings à la population chasseuse, en lui enjoignant de rester raisonnable et "non létale". Et de renvoyer l’ascenseur lors de prochaines consultations électorales ?
    Le Conseil national pour la protection de la nature s’est prononcé sur la question. Défavorablement. Ne pourrait-on pas , pour une fois, suivre un conseil, même si ce n’est pas vraiment la mode en ce moment ?

  •  Avis favorable à l’effarouchement des ours, par Lecoeur Claude , le 9 mai 2021 à 18h01

    La récente intrusion d’un ours dans la bergerie de mes voisins à Lançon(65240) me conduit à donner un avis favorable à l’éloignement de ce plantigrade dont la morphologie ne correspond pas à la race originelle des ours présents dans la montagne pyrénéenne dans le passé. Cette nouvelle espèce semble s’attaquer aux animaux d’élevage de préférence aux animaux sauvages . Il est urgent de les maintenir en dehors des zones d’habitation et de pacage afin de sauvegarder la vie rurale source d’économie désormais. Le néttoyage et l’entretien des espaces utiles à la vie des populations est assuré par les troupeaux et leurs bergers. Leur disparition accentuerait la désertification de nos montagnes.Comme en Slovénie, il serait peut être judicieux d’en assurer le maintien dans des parcs.

  •  Contre la mesure d’effarouchement des ours, par Franck Bordas , le 9 mai 2021 à 17h23

    Je suis contre les mesures d’effarouchement des ours. Car il s’agit d’une mesure peu efficace allant à l’encontre d’une cohabitation nécessaire envers une espèce sauvage menacée et l’activité humaine en milieu naturel. A l’inverse, il faudrait plutôt encourager et développer des solutions de cohabitation à long terme, entre le monde sauvage et l’activité pastorale. (Mesures de protection des troupeaux, présence de chiens et bergers, mise à l’abri nocturne des troupeaux). A une époque d’effondrement des milieux naturels, de perte de la biodiversité et de menaces omniprésente contre la vie sauvage, il est absolument primordial de mettre en place des mesures de partage des territoires, plutôt que de s’entêter sur des mesures antagonistes, qui vont toujours dans le sens de la destruction des espèces sauvages. L’ours est une richesse locale et un patrimoine mondial, il doit être considéré comme tel.

  •  Non aux mesures d’effarouchement des ours bruns dans les Pyrénées, par Madeleine Martez , le 9 mai 2021 à 16h37

    Je suis absolument contre cette mesure qui vise à traumatiser voire tuer à plus ou moins long terme des ours qui sont sur leur territoire et qui sont en voie d’extinction.
    Que les bergers fassent leur travail comme cela se faisait auparavant, en restant auprès de leurs troupeaux jour et nuit avec leurs chiens et laissez les ours mener une vie à peu près normale dans leur environnement. Pourquoi aujourd’hui cette agressivité et cette violence alors que la cohabitation ours et troupeaux était possible des siècles auparavant ?
    La place des ours dans les pyrénées ou ailleurs est tout aussi légitime que celle des éleveurs, des bergers et de leurs brebis.

  •  Contre l’effarouchement des ours pyrénéens, par Hervé Floch , le 9 mai 2021 à 16h13

    Merci de respecter cet animal qui a toujours vécu dans la région et tente d’y survivre, en cohabitant avec l’homme qui lui laisse peu et encore trop de place. D’autant qu’il représente moins de danger pour les êtres humains que certains de leurs semblables, rôdeurs, prisonniers libérés en raison du Covid-19, saucissonneurs et autres djihadistes qu’il n’est pas semble-t-il pas permis ni même envisagé d’effaroucher.

  •  opposée à cette mise en place de l’effarouchement des ours "à titre expérimental" : ou la "fenêtre d’Overton", par Elo Duganne , le 9 mai 2021 à 15h41

    A titre "expérimental", "provisoire".... ou le ballon d’essai (d’une mesure évidemment destinée à être appliquée quel que soit le résultat de la concertation - en douce si nécessaire). Cela relève de ce qu’on appelle la "fenêtre d’Overton"... Si cette consultation est lancée, et que l’effarouchement, souhaitons-le, ne passe pas dans les faits, elle sert au moins à ... mesurer la possibilité d’aller encore plus loin en sens contraire de l’avis général...
    Si la personne chargée d’analyser les résultats de cette enquête, par hasard, ne connaissait pas la "fenêtre d’Overton", ce serait le moment de considérer que tous les Français ne sont pas des moutons.

  •  Projet d’arrêté relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun , par LE BIVIC , le 9 mai 2021 à 15h38

    Non à l’arrêté d’effarouchement des ours des Pyrénées.

    Il faut suivre la décision des experts du Conseil National Protection de la Nature. Effaroucher les ours brun c’est perturber l’ensemble de la nature sauvage de ces zones. L’ours brun est sur la liste rouge de l’UICN. Il faut que les Politiques de tout bord et l’état accompagne les éleveurs et les bergers. La cohabitation existe déjà avec certaines éleveurs et bergers. Il faut convaincre les autres éleveurs et bergers à utiliser les outils de protection qui existent. Respectons la Biodiversité.

  •  Je suis contre l’effarouchement des ours dans les Pyrénées, par Myriam Chergui , le 9 mai 2021 à 15h37

    L’effarouchement des ours est coûteux, illégal, perturbant et traumatisant pour les ours. Les effarouchements n’ont montré aucune efficacité jusqu’à maintenant.
    Je suis contre. D’autres solutions sont possibles (bergers permanents ou d’appui, chiens de protection, regroupement de troupeaux...)

  •  Opposition totale à l’effarouchement des animaux sauvages, dont l’ours, par Elo Duganne , le 9 mai 2021 à 15h28

    Le CNPN s’est prononcé contre ces mesures, et s’il y a une instance à écouter, c’est bien celle qui a été mise en place par la république elle-même.
    Par ailleurs, il n’y a aucune raison de prendre des mesures d’effarouchement nuisibles à l’espèce. Les ours sont dans leur habitat naturel, laissons-les tranquilles.
    Les "agents de l’Office français de la biodiversité (éleveurs, bergers, lieutenants de louveterie, chasseurs) " curieusement, ne semblent rien avoir à faire avec la protection des espèces sauvages (les éleveurs élèvent des espèces domestiquées destinées à l’abattage, les bergers sont censés garder des troupeaux d’animaux domestiqués destinés à l’abattage, les lieutenants de louveterie sont payés pour tirer sur les loups plutôt que les protéger, quant aux chasseurs, pour la protection de la biodiversité sauvage on repassera.) Redonnons-leur leur nom bien mérité d’"Office National de la Chasse", ce sera moins hypocrite puisqu’il ne se préoccupent guère du reste en réalité.
    Donc arrêtons de suivre les avis et pressions de ces gens qui n’ont rien à voir avec l’intérêt de la faune sauvage pour concevoir notre conduite publique en faveur de la conservation des espèces animales -autres que celles destinées à la consommation humaine. Protégeons collectivement les ours, les loups, les lynx, et autres espèces "non rentables", au nom des véritables intérêts supérieurs de la collectivité.