EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet d’arrêté relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Du 16/04/2021 au 09/05/2021 - 3149 commentaires

Ce projet d’arrêté pris à titre expérimental s’inscrit dans le cadre du plan d’action ours brun 2018-2028, publié le 9 mai 2018, s’inscrivant lui-même dans la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la biodiversité.

Il a pour objet de fixer les conditions et limites dans lesquelles des mesures d’effarouchement de l’Ours brun (mesures dérogatoires) peuvent être accordées par les préfets, lorsqu’elles visent la prévention des dommages aux troupeaux domestiques par prédation.

C’est le troisième arrêté expérimental autorisant ces opérations, après ceux de 2019 et 2020 qui n’ont pas permis d’obtenir des conclusions fiabilisées quant au dispositif, en raison d’un trop faible nombre d’opérations. Pour tenir compte du bilan de l’expérimentation 2019 et 2020 ainsi que de la décision du Conseil d’Etat en date du 4 février 2020 qui a partiellement annulé l’arrêté expérimental de 2019, des évolutions majeures ont été introduites par rapport aux précédents arrêtés.

Le texte donne ainsi de nombreuses garanties supplémentaires dans un objectif de sécurité pour les ours et les effaroucheurs : il précise les conditions de sa mise en œuvre afin d’encadrer davantage son application, notamment celle de l’effarouchement renforcé.

Donnant suite à l’avis du Conseil National de la Protection de la Nature sur ce projet d’arrêté, le texte prévoit, en outre, que l’effarouchement renforcé n’est désormais plus autorisé dans la zone cœur du Parc national des Pyrénées.

Contexte général :

L’ours (Ursus arctos) est une espèce strictement protégée au niveau international (Convention de Berne), communautaire (directive dite « Habitat Faune Flore ») et français (code de l’environnement). À ce titre, toute perturbation intentionnelle des spécimens d’ours est interdite au titre de l’article L. 411-1 du code de l’environnement, mais des dérogations sont prévues au titre de l’article L. 411-2 du même code pour prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques, à condition qu’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes et que les opérations ne nuisent pas au maintien du bon état de conservation de la population.

À ce titre, il est nécessaire de prendre un arrêté ministériel pour encadrer ces opérations d’effarouchement, réalisées auprès de troupeaux bénéficiant de mesures de protection, et les limiter dans le temps et dans l’espace. L’effarouchement comprend une série de dispositifs pouvant être utilisés pour éloigner l’ours des troupeaux quand les mesures de protection sont insuffisantes ou difficilement mobilisables. Il s’agit d’agir à proximité des troupeaux et pendant l’estive.

En 2019, 738 attaques ont été recensées dans les Pyrénées dont 362 ont été indemnisées au titre des dommages dus à l’ours, totalisant 1173 animaux tués et 36 ruches détruites. L’année a été marquée par 5 dérochements d’ampleur, dont 4 en Ariège et un dans le Parc National des Pyrénées. Trois événements sont imputables à l’ours (500 ovins morts), l’un est de cause indéterminée donnant lieu à indemnisation, et le dernier n’est pas imputable à l’ours. Ces événements expliquent en partie la forte hausse des dommages en 2019.

Contenu du texte :

L’article 1 précise que ces dispositions seront applicables jusqu’au 30 novembre 2021.
Cette date est modifiée par rapport à l’arrêté 2020, en cohérence avec la date butoir indiquée à l’article 3.

L’article 2 précise les 2 catégories de mesures d’effarouchement :
-  des mesures d’effarouchement simple, à l’aide de moyens sonores, olfactifs et lumineux, qui constituent le premier niveau ;
-  des mesures d’effarouchement renforcé, mises en œuvre par des personnes qualifiées, qui se réalisent à l’aide de tirs non létaux, et qui constituent un second niveau.

À ce titre, les articles 3 et 4 organisent une gradation : les mesures de premier niveau doivent être mobilisées en préalable à l’utilisation des mesures de second niveau.

Dans le projet d’arrêté 2021, il est inséré à l’article 2 un paragraphe relatif à la conditionnalité des dérogations à la présence des moyens de protection sur l’estive. Ce paragraphe, qui figurait auparavant à l’article 3, concerne en fait les deux catégories d’effarouchement.

Il est également ajouté que les effarouchements ne peuvent être réalisés qu’à proximité du troupeau, circonscrivant les zones où l’effarouchement est possible afin de mieux le cadrer dans l’espace.

L’article 3 précise les modalités de mise en œuvre des mesures d’effarouchement simple. Afin de cibler leur utilisation sur les estives les plus prédatées, il est prévu de prendre en compte la survenance d’au moins quatre attaques sur l’estive au cours des deux années précédant la demande. La dérogation est délivrée par le préfet de département pour une durée maximale de 6 mois.

La date butoir pour l’envoi du compte rendu d’opération par les bénéficiaires est également précisée (le 30 novembre) pour un meilleur contrôle des retours.

L’article 4 précise les modalités de mise œuvre des mesures d’effarouchement renforcé. Ces mesures permettent le recours à l’effarouchement par tirs non létaux. De même, afin de cibler leur utilisation sur les estives les plus prédatées, il est prévu de tenir compte des estives ayant subi au moins quatre attaques cumulées sur les deux années précédentes, malgré la mise en œuvre effective de moyens d’effarouchement de niveau 1.

Cet article comporte les principales modifications apportées pour 2021 :
Le projet d’arrêté prévoit qu’aucune autorisation d’effarouchement renforcé ne pourra être délivrée dans le cœur du Parc national des Pyrénées.

De nombreuses précisions sont également apportées pour cadrer davantage l’usage des tirs non létaux. Il est notamment prévu de réserver l’usage des balles en caoutchouc à la protection des opérateurs face au comportement menaçant d’un ours.

D’autres précisions sont données sur le type d’armes utilisées, les conditions pour faire usage des cartouches à double détonation, y compris la direction des tirs, et la sécurité des opérateurs.

La réalisation des opérations par des personnes autres que les agents de l’Office français de la biodiversité (éleveurs, bergers, lieutenants de louveterie, chasseurs) est conditionnée à une formation par l’OFB. Le projet d’arrêté 2021 précise qu’elle doit comporter un volet théorique et une mise en pratique (participation à au moins une opération d’effarouchement renforcé en présence d’agents de l’OFB). Il est ajouté que les personnes qui auraient suivi la formation théorique en 2019 et n’auraient pas effectué d’opérations d’effarouchement renforcé doivent participer à la formation pratique. Il s’agit d’une garantie supplémentaire de mise en œuvre dans des conditions optimales, qui consacre ce qui s’est pratiqué lors des deux premières années, puisque les personnes ayant mis en œuvre l’effarouchement renforcé avaient participé à des missions avec l’OFB.

Enfin, le contenu des comptes rendus d’opération est encore précisé afin d’obtenir des informations suffisantes dans le cadre de l’expérimentation.

L’article 5 rappelle que seul l’effarouchement simple peut être autorisé dans la zone cœur du Parc national des Pyrénées. Il précise qu’une autorisation du directeur du Parc est nécessaire pour l’application de l’article 3 du présent arrêté, conformément aux dispositions du IV de l’article 3 du décret du 15 avril 2009 relatif à ce Parc national.

Le projet d’arrêté 2021 précise en outre que le directeur du Parc national des Pyrénées est également destinataire du compte rendu d’exécution des opérations ayant lieu sur ce territoire, pour assurer sa bonne information et celle de ses équipes.

L’article 6 prévoit la réalisation d’un bilan annuel de l’application de ces mesures.
Le projet d’arrêté 2021 donne la responsabilité de l’élaboration du bilan au préfet coordonnateur, responsable de la politique ours brun dans les Pyrénées. C’est en effet à son niveau que l’ensemble des données nécessaires sont recueillies, de la part de l’Office français de la biodiversité, des différents préfets de départements concernés, et du Parc national des Pyrénées.

Consultations obligatoires :

Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a été consulté le 23 mars et s’est prononcé défavorablement (avis joint). Cet avis est principalement motivé par les trois demandes suivantes formulées par le CNPN : l’exclusion des mesures d’effarouchement pour les femelles suitées, l’exclusion de ces mesures dans le cœur du parc national des Pyrénées et la consolidation du dispositif de protection des troupeaux, préalable au déclenchement de l’effarouchement.

La consultation du public est ouverte, pour une durée de 3 semaines, du 16 avril au 9 mai 2021. En application du dernier alinéa du II. de l’article L.123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.


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Commentaires
  •  Je dis NON à l’éffarouchement, mais bon, vous direz oui de toute manière..., par Hugo ADOH , le 7 mai 2021 à 13h54

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    Bonjour.
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    Pour commencer, je tiens à vous remercier d’avoir ignoré les 95% de personnes ayant consacré beaucoup de temps pour exprimer le fait qu’ils soient CONTRE l’EXTENSION DE LA PERIODE DE CHASSE durant une "consultation" précédente.
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    Réellement, à quoi cela sert-il que je perde des minutes entières à défendre mon point de vue, quand vous ne respectez même pas l’avis final, à plus de 95% ?
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    Votre site site est en plus imbuvable : peu ergonomique, avec des tonnes de textes, minuscules, du vocabulaire juridique et surtout... il EFFACE des TEXTES ENTIERS sur fausse manipulation (oubli de cocher la case robot précédente cliqué sans faire exprès, et bien d’autres).
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    Sinon bravo au Ministère de l’Agriculture, qui garde la main dans le "sous-vêtement du bas" et NE DEBLOQUE AUCUN FOND D’AIDE pour acquérir des patous formés, accompagnés d’autres chiens de bergers qui regroupent les troupeaux, ainsi que des ânes, plus imposants, qui accompagneraient les troupeaux, ou de faire obtenir à titre gratuit des invendus de viandes (et pourquoi pas de miels) aux grandes surfaces pour détourner les ours, et pour EVITER les attaques d’ours (et de loups par la même occasion).
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    En vous remerciant d’avoir lu jusque là, si vous l’avez fait.
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    Cordialement.

  •  Contre l’effarouchement, oui aux bergers avec chiens, par AD34 , le 7 mai 2021 à 13h24

    Vive la profession de berger, l’un des plus vieux métiers du monde.
    Quand on voit le nombre de troupeaux non gardés en estive, il faudrait d’abord revaloriser la fonction de berger et favoriser l’achat de produits issus d’élevages respectant la faune sauvage. La montagne n’appartient pas qu’à une minorité d’éleveurs, elle est un bien commun, un des dernier refuge de notre patrimoine faunistique.
    Les moutons, issus de Mouflons du Moyen-Orient, ne sont à l’origine pas présent dans nos montagnes. Le surpâturage au 19ème siècle avait généré une déforestation presque totale des versants montagneux entrainant de graves problèmes d’érosion et d’inondation, les quelques Ours pyrénéens ayant échappés au massacre, comparativement, n’ont pas fait de dégâts.
    Certains évoque le risque que fait courir l’Ours sur les randonneurs, ils oublient que récemment un bélier a tué un vieil homme et que des feux d’écobuages allumés par des éleveurs ont été responsables de la mort de plusieurs randonneurs et de destruction d’habitation. De même, il y eu plusieurs accidents mortels avec des vaches qui peuvent être dangereuses lorsqu’elles sont avec leurs veaux.
    On a tous également oublié le crime impuni du berger de Castellar assassiné à coup de fusil de chasse et achevé à coup de crosse de fusil dans le crâne après avoir été menacé de mort par des chasseurs ne voulant pas partager leur territoire de chasse. Il aurait été encore en vie si il n’y avait eu que l’Ours ! https://www.nicematin.com/faits-divers/qui-a-tue-pierre-le-berger-de-castellar-en-aout-1991-7685

  •  Contre L’effarouchement de l’ours.Par Bernadette Le7 Mai 2021 à 12h 30, par chauquet bernadette , le 7 mai 2021 à 12h56

    L’ours fait parti de la biodiversité. L’ours est une espèce protegee en France et il est en danger critique d’extintion. l’effarouchemement est un danger notamment pour les jeunes oursons.

  •  POUR l’effarouchement, par Moi , le 7 mai 2021 à 12h16

    Effaroucher un ours n’est pas dangereux pour lui ! c’est lui apprendre à craindre la présence humaine et aider à la cohabitation.

  •  CONTRE L’EFFAROUCHEMENT DE L’OURS, par Pascal , le 7 mai 2021 à 11h36

    je suis contre l’effarouchement des ours

  •  Opposition au projet d’arrêté relatif aux mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées en 2021, par BENET Dominique , le 7 mai 2021 à 11h12

    Madame la Ministre,

    Je suis fortement opposée au projet d’arrêté relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir des dommages aux troupeaux pour les raisons suivantes :
    - Pourquoi, renouveler sans cesse des mesures d’effarouchement à titre expérimental ; on sait très bien qu’elles ne sont pas concluantes puisque les expérimentations précédentes : « n’ont pas permis d’obtenir des conclusions fiabilisées quant au dispositif, en raison d’un trop faible nombre d’opérations ». Pourquoi continuer sur cette voie qui ne donnera aucun résultat puisque le précédent arrêté a été suspendu par le Conseil d’Etat le 4 févriers 2020 et que la justice administrative s’est déjà prononcée contre.
    - Le Conseil National de la Protection de la nature a émis le 5 avril 2021 un avis défavorable à l’unanimité (0 pour, 16 contre, 1 abstention),
    - En 2019, 1 543 personnes ont répondu à la consultation publique dont 95 % était contre ce projet d’effarouchement.
    - En 2020, on continue à enregistrer une un forte opposition à ce projet.

    On a l’air de ne pas faire cas ni de l’avis de la justice administrative, du Conseil National de la Protection de la Nature, et ni du respect des contributeurs qui répondent à ce projet d’arrêté.

    L’ours brun est une espèce protégée en France, il est classé en « danger critique d’extinction » sur la liste rouge française de l’UICN. L’effarouchement est une des conditions à cette dérogation à la protection de l’espèce (Articles L 411-1 et 2 du Code de l’Environnement) et dans ce cas, à l’interdiction de perturbation intentionnelle. Pour être légales, les 3 conditions de dérogation doivent être cumulatives : ne pas nuire à la conservation de l’espèce, ne l’appliquer qu’en cas de dommages importants, et s’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes. Ces 3 conditions ne sont pas remplies.

    Il est a noter qu’aucun bilan détaillé des prédations n’accompagne ce projet d’arrêté, on se sait pas si les exploitations touchées étaient protégées, ni même, si les dégâts ont été confirmés.
    Les conditions de dérogations ne sont pas démontrées, ce projet d’effarouchement est tout à fait illégal, et ne peut être autorisé, me semble t-il.

    On parle d’expérimentation, mais pour être réglementaire, cette dernière doit être limitée dans le temps, et comporter un protocole, ou est ce protocole ?.

    Cette expérimentation ne prévoit pas d’étudier scientifiquement l’impact de cet effarouchement sur les ours et leur comportement.

    La Cour de Justice Européenne précise que « conformément au principe de précaution consacré à l’article 191, paragraphe 2 , TFUE si l’examen des meilleures données scientifiques disponibles laisse substituer une incertitude sur le point de savoir si une telle dérogation nuira ou non au maintien ou rétablissement des populations d’une espèce menacée d’extinction dans un état de conservation favorable, l’Etat membre doit s’abstenir de l’adopter ou de la mettre en oeuvre ». En d’autres termes, une dérogation ne pas être délivrée lorsque les connaissance scientifiques disponibles laissent subsister un doute quant à son effet potentiellement négatif sur l’état de conservation de l’espèce en cause.

    Connaît-on l’impact de cette dérogation sur la protection de cet espèce, a -t-il été examiné par le Ministère de l’Ecologie comme l’exige la Cour de Justice ?. On peut s’interroger « sur l’impact cumulé des opérations d’effarouchement sur la fréquentation par les ours de l’espace vital (avis rendu par le Conseil National de la Protection de la Nature le 25 avril 2019).

    Chercher de nouvelles méthode d’effarouchement pourraient être étudiées via un protocole : notamment, l’effarouchement lumineux, olfactif.. !

    Je m’oppose aux tirs sur les ours même non létaux ; ils doivent être interdits. En outre, avoir recours à un déclenchement d’effarouchement est très arbitraire et n’est pas fiable, qu’est-ce qui le justifie, quelle en est l’origine, l’ours en est-il responsable ?.

    On ne peut plus accepter que l’activité pastorale se fasse au détriment des espèces sauvages.

    L’activité humaine doit être strictement réglementée ; il est courant, je crois, de voir des troupeaux au sein de parcs nationaux ou régionaux, ce qui doit être interdit.

    Il faut rendre obligatoire, la présence des bergers sur place, le parcage nocturne et la présence de chiens ; les conditions d’indemnisation en cas de perte de bêtes due au prédateur, doivent être effectives seulement si la réglementation a été respectée, des cahiers de charges doivent être mis en place dans ce sens.

    Certains pays comme la Slovénie, accompagnent les éleveurs sur le terrain afin de trouver des solutions fiables pour protéger les troupeaux, imitons les !.

    Je crois que les problèmes rencontrés par l’économie pastorale est due au fait que depuis quelques années, les exploitations ont évolué vers des troupeaux de plus en plus grands avec de moins en moins de main d’œuvre, donc moins gardés ; La consommation de viande ovine par Français, a en outre chuté de 40 % ; près des 2/3 des Français n’achètent plus de viande ovine, et le peu provient pour moitié de l’importation d’agneau britannique et néo-zélandais, la viande ovine n’est pas compétitive malgré les nombreuses aides de l’Etat Français et de l’Union Européenne. Il faut donc réduire la taille des élevages ; l’ours tout comme le loup ou le lynx ne doivent pas servir de bouc-émissaire face à une activité qui est en déclin.

    La mortalité des brebis n’est absolument pas due à la présence de l’ours mais à d’autres causes : maladies, problèmes d’agnelage, accidents en estive, consommation, et surtout l’équarissage, je crois, ce dernier notamment n’entrant pas dans le circuit de consommation et où les nombreux animaux tout simplement détruits, incinérés.

    Cet arrêté est en contradiction avec les objectifs du plan ours. Il est irréalisable, les fonctionnaires ne seraient pas assez nombreux pour tirer sur les ours. Il faut prendre exemple sur d’autres pays qui maîtrisent mieux les problèmes de l’ours : accompagnement des bergers et des éleveurs, alerte de ces derniers en présence d’un ours afin de parquer rapidement les troupeaux la nuit et renforcer le nombre de bergers et de chiens sur place.

    Cet arrêté va à l’encontre de la biodiversité, au regard de la disparition croissante des espèces, et ne respecte pas des Directives Habitats de l’Union Européennes. Ce projet d’arrêté semble vouloir chasser l’ours de notre pays y compris dans les parcs naturels, l’ours est chez lui. N’oublions pas que l’élevage pastoral a un rôle mineur dans notre économie. Le éleveurs doivent cohabiter avec l’ours, car ils ont envahis leur territoire.

    Les éleveurs ne doivent pas contribuer à la disparition de notre patrimoine naturel, ils n’en ont pas le droit.
    Mme Dominique Bénet

  •  Contre l’effarouchement des ours, par DUC Gilles , le 7 mai 2021 à 11h08

    Les tirs d’effarouchement pour l’ours sont comme d’habitude, une solution de facilité, sans avoir pensé aux conséquences que cela peut entrainer, séparation d’une mère et de ses oursons, impact sur les autres espèces sauvages...La solution d’une garde des troupeaux par plusieurs bergers avec des chiens bien dressés et un regroupement nocturne est serte plus contraignante mais plus efficace et surtout plus respectueuse de la nature. Mais il faut avoir la volonté d’agir dans ce sens.

  •  CONTRE L’EFFAROUCHEMENT DE L’OURS DANS LES PYRÉNÉES, par GOUZE Jean-Claude , le 7 mai 2021 à 11h05

    Je me prononce contre l’effarouchement de l’ours dans les Pyrénées, Jean-Claude GOUZE, Senconac (Ariège). Des statuts négatifs ont été porté contre cet effarouchement par le conseil d’état et le conseil national de la protection de la nature.
    Renseignements pris, l’effarouchement est inefficace et dangereux.
    Il faut privilégier une vraie et contrôlée protection des troupeaux ovins (conditionnant les aides et les indemnisations), plutôt que d’inutiles effarouchements.

  •  POUR l’effarouchement, par Moi , le 7 mai 2021 à 11h03

    La présence humaine, les grillages électrifiés, les patous, rien ne suffit pour dissuader les attaques. Effarouchement ou retrait !

  •  Non aux mesures d’effarouchement des ours , par Association One Voice , le 7 mai 2021 à 10h57

    Les ours bruns sont en danger critique d’extinction en France. Seulement présents dans les Pyrénées, ils font ainsi l’objet d’un plan d’action spécifique visant leur protection et leur maintien dans cette zone.

    Ils sont inscrits en annexe IV de la Directive 92/43/CEE et bénéficient en ce sens d’une protection stricte à l’échelle communautaire et également nationale, prévue par l’arrêté du 23 avril 2007.

    Les opérations d’effarouchement sont non-seulement dangereuses pour les ours mais également inefficaces quant à l’objectif poursuivi.

    L’association One Voice s’oppose au projet d’arrêté et demande l’abandon des mesures d’effarouchement au profit de solutions éthiques plus efficaces.

    Les mesures d’effarouchement mettent en péril la population d’ours en France.

    La majorité des ours présents dans les Pyrénées sont aujourd’hui des individus issus de repeuplement.
    Comme le souligne le CNPN dans ses différents avis, la population d’ours est fragilisée notamment par les abattages illégaux et n’est pas dans un état de conservation favorable.

    Il est ainsi plus que paradoxal que des ours aient été enlevés à leur milieu naturel slovène en 1996-1997 et en 2018 dans une optique de repeuplement en France pour finalement être dérangés ou tués.

    Dans cette mesure, on peut considérer que les mesures d’effarouchement sont illégales car les conditions des articles L.411-1 et L.411-2 du code de l’environnement ne sont pas remplies.

    Les mesures d’effarouchement dans les estives constituent un risque de dérangement considérable pour les ours qui pourraient les priver d’une partie non-négligeable de leur habitat. Les effets délétères des mesures d’effarouchement sur les femelles et leurs petits mettent en péril la conservation de l’espèce et sa pérennité dans les Pyrénées.

    Les populations pyrénéennes d’ours bruns s’étant petit à petit reconstituées mais restant encore fragiles, elles doivent être strictement préservées, particulièrement des activités non-nécessaires et potentiellement perturbatrices.

    Des mesures alternatives éthiques existent.

    De nombreuses mesures de protection des troupeaux sont efficaces et ont fait leurs preuves dans d’autres pays européens. C’est le cas notamment du parcage nocturne des troupeaux, de la présence de bergers et de chiens de protection.

    Ces mesures sont simples à mettre en place et comme le souligne le CNPN elles peuvent être financées par les contrats OPEDER.

    Il est important de souligner que le financement de ces mesures reviendrait moins cher que l’indemnisation des dégâts imputés à l’ours, notamment compte tenu des conditions d’indemnisation mise en place par le décret de 2019.

    La mise en place de mesures d’effarouchement ainsi que l’indemnisation des dégâts devraient être conditionnés à l’établissement des mesures de protection susvisées. Des contrôles indépendants doivent être mis en place pour étudier les risques et vérifier l’efficacité des mesures de protection avant que la possibilité d’effaroucher les ours soit évoquée.

    En conclusion, comme pour sa gestion des populations de loups en France, le gouvernement, par cet arrêté, ne se donne pas les moyens d’organiser les conditions favorables à la conservation de l’espèce et à sa cohabitation avec le monde agricole.

    La position antagoniste défendue qui entend préserver à tout prix les activités pastorales au détriment des ours, tout en réintroduisant des individus importés, est contraire au droit national et communautaire et ne permet pas d’assurer la pérennité de l’espèce.

    Association One Voice

  •  Non au dispositif d’effarouchement des ours, par Lyraud Christine , le 7 mai 2021 à 10h52

    L’ours est un animal qui a le droit de vivre autant que les hommes et leurs troupeaux.Il est évident qu’il faut une politique d’accompagnement des bergers dans ces zones de cohabitation. Parquer les bêtes la nuit, avoir des chiens de protection, permettre aux bergers d’être plus nombreux sur place... Les mesures préventives ne manquent pas , à vous de les développer et surtout NON AUX TIRS DE DISSUASION.
    Sincères salutations et surtout prenez soin de notre terre et de tous ses habitants.
    Christine Lyraud

  •  POUR l’effarouchement, par Moi , le 7 mai 2021 à 10h18

    Ces ours ne sont pas adaptés à la vie sauvage à laquelle certains ecolos de derrière l’écran veulent les amener. Nous en voyons qui errent dans les rues de villages et se font éloigner par les pompiers, qui cherchent dans les poubelles, Goiat est entré dans une bergerie...
    Dans les estives les protections mises en place ne suffisent plus, les patous y laissent leur vie, les brebis sont éventrées, les veaux égorgés, les bêtes qui ont réussi à s’échapper sont effarouchées de ce spectacle, les mères avortent dans les 48h...dans la panique de l’attaque certaines s’enfuient désespérément et chutent dans les rochers, dans les parcs elles s’entassent et meurent étouffées ou perforées... Non, l’introduction de ces ours, ce n’est pas que des jolies photos...Pour moi, c’est l’effarouchement ou le retrait.

  •  Non aux mesures d’effarouchement de l’ours brun, par Praud Christian , le 7 mai 2021 à 09h59

    Le conseil national de la protection de la nature a émis le 5 avril 2021 un avis défavorable à l’unanimité (0 pour, 16 contre, 1 abstention) sur votre projet d’arrêté relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées.
    Je vous demande donc de le retirer.

  •  Non à l’effarouchement des ours, par MONIQUE LAFFONT , le 7 mai 2021 à 09h55

    L’ours est dans son habitat naturel.
    Je suis pour une meilleure protection des troupeaux par des chiens notamment mais pas par cette méthode.
    Revenons à la raison, à la nature et à la biodiversité.

  •  JE SUIS CONTRE L’EFFAROUCHEMENT DE L’OURS DANS LES PYRENEES, par Laurene , le 7 mai 2021 à 09h55

    Il est inadmissible de faire ce genre de chose atroce !

  •  Contre ce projet d’arrêté, par Francine Praud , le 7 mai 2021 à 09h24

    Le précédent arrêté ayant été suspendu par le Conseil d’Etat le 4 février 2020, le projet actuel ayant reçu un avis largement défavorable du CNPN ; pourquoi s’obstiner et passer outre les avis des experts ? Est-il nécessaire de rappeler au ministère dédié que l’ours brun est une espèce protégée en France, menacée d’extinction et classée comme telle ? Les mesures d’effarouchement visant les individus pyrénéens sont proposées à titre "expérimental". Or ces mesures ne sont assorties d’aucune étude scientifique mesurant leur impact sur les ours et leur comportement. La belle "expérimentation" que voilà ! Tout ceci m’apparaît donc comme une manœuvre visant à contourner la loi, en l’occurrence l’article L411-1 et 2 du code de l’environnement. Pour cette raison, je m’oppose à ce projet d’arrêté et demande que d’autres solutions soient envisagées pour permettre la cohabitation des ours et des élevages.

  •  Non à l’effarouchement des ours en Pyrénées , par Corroy Catherine , le 7 mai 2021 à 08h30

    Je suis résolument opposée à l’effarouchement des ours pyrénéens : mesures de non-sens, dangereuses, à l’opposé de mesures favorisant la cohabitation entre l’homme et le vivant, qui existent et sont efficaces.

  •  Contre l’effarouchement des ours dans les Pyrénées, par léger , le 7 mai 2021 à 08h27

    Tout à fait contre l’effarouchement des ours, pour une protection obligatoire et renforcée des troupeaux en estive dans les zones à ours.
    Les ours ont besoin de tranquillité et d’un renforcement de leurs effectifs. Ce n’est pas en tirant dessus que l’on réglera les attaques sur troupeaux.

  •  Non à l’effarouchement des ours pyrénéens , par Sené Gilles , le 7 mai 2021 à 08h25

    Je suis absolument contre les mesures d’effarouchement des derniers ours pyrénéens, mesures absurdes, dangereuses, indignes d’une démocratie inconsciente de la valeur de la biodiversité.

  •  Je suis CONTRE l’effarouchement des ours, par Claire Papot Steverenoux , le 7 mai 2021 à 06h44

    Ces mesures sont inadéquates la solution la plus efficace restant la protection efficace du troupeau avec la combinaison présence humaine/chiens de troupeaux/rassemblements et surveillance du troupeau la nuit.