Projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Consultation du 08/06/2026 au 29/06/2026 - 2626 contributions

La présente consultation porte sur un projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 encadrant les opérations d’effarouchement simple et renforcé de l’ours brun pour prévenir les dommages aux troupeaux. Il vise principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’Office français de la biodiversité (OFB) réalisent des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes cadres qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Les éleveurs, membres d’un groupement pastoral, gestionnaires d’estive, bergers et lieutenants de louveteries pourront donc réaliser des opérations en complément de l’OFB, afin de réduire les délais d’intervention et de gagner en efficacité. Le projet d’arrêté apporte des garanties pour une mise en œuvre de ces opérations sécurisée : obligation de formation, intervention validée par le préfet, compte-rendu transmis dans les 72 heures suivant les opérations. Par ailleurs, le texte prévoit également quelques modifications et précisions dans l’article 4 encadrant les opérations d’effarouchement renforcé.

1. Contexte général

Ce projet d’arrêté s’inscrit dans le cadre du plan d’action ours brun 2018-2028, publié le 9 mai 2018. Ce dernier s’inscrit lui-même dans la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la biodiversité.

L’ours (Ursus arctos) est une espèce strictement protégée au niveau international (Convention de Berne), communautaire (directive dite « Habitat Faune Flore ») et français (code de l’environnement). À ce titre, toute perturbation intentionnelle des spécimens d’ours est interdite, mais des dérogations sont possibles pour prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques, à condition qu’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes et que les opérations ne nuisent pas au maintien du bon état de conservation de la population.

L’effarouchement comprend une série de dispositifs pouvant être utilisés pour éloigner l’ours des troupeaux quand les mesures de protection sont insuffisantes. Une mesure d’effarouchement est assimilée à une perturbation intentionnelle et ne peut donc être mise en place que sur la base d’une dérogation. Le projet d’arrêté a pour objet de fixer les conditions et limites dans lesquelles ces dérogations peuvent être accordées par les préfets, lorsqu’elles visent la prévention des dommages aux troupeaux domestiques par prédation.

En juin 2019, a été publié un premier arrêté permettant la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux lors de la saison d’estive 2019. Il prévoyait la mise en œuvre de mesures graduées pour répondre aux attaques d’ours : effarouchement simple via des moyens sonores, olfactifs, lumineux, puis effarouchement renforcé par tirs de cartouches à double détonation ou en caoutchouc. Le dispositif a été reconduit en 2020 puis en 2021, également de manière expérimentale. Des modifications significatives ont été apportées à l’arrêté de 2021 par rapport à celui de 2020, notamment pour renforcer les exigences en matière de formation pour les personnes habilitées à pratiquer l’effarouchement renforcé, apporter des précisions sur les conditions de réalisation des tirs, et réserver l’usage des munitions en caoutchouc aux situations où l’ours représente un risque en raison d’un comportement menaçant. En 2022, après 3 années de mise en œuvre expérimentale et après analyse des bilans annuels et du bilan triennal produits, il a été décidé de mettre en place ces mesures de manière pérenne, en introduisant toutefois de nouvelles évolutions, dont l’interdiction de mener des opérations d’effarouchement renforcé dans le cœur du Parc national des Pyrénées. Un nouvel arrêté-cadre a donc été publié le 21 juin 2022 (arrêté du 20 juin 2022 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux).

Cependant, en raison de l’annulation, par décision du 31 octobre 2022 du Conseil d’Etat, des dispositions relatives à l’effarouchement renforcé figurant dans l’arrêté ministériel relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement pour l’année 2021, il est apparu nécessaire de renforcer l’encadrement de l’effarouchement renforcé au moyen d’un nouvel arrêté. La décision du Conseil d’État en date du 31 octobre 2022 motivait l’annulation par l’absence « de mécanisme encadrant la mise en œuvre du dispositif d’effarouchement renforcé auprès des femelles en gestation et suitées ». L’arrêté-cadre du 4 mai 2023 a donc apporté des modifications supplémentaires susceptibles de répondre aux griefs du Conseil d’Etat, tout en confortant les opérations d’effarouchement de nature à faciliter la cohabitation entre l’ours et les activités humaines, et notamment l’élevage. Néanmoins, alors que l’arrêté du 20 juin 2022 était similaire à celui du 31 mai 2021 concernant les conditions de mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé, le Conseil d’Etat, convaincu par les nouveaux éléments de l’administration concernant l’absence d’effets sur les femelles gestantes et suitées, a rejeté les requêtes demandant l’annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 dans ses décisions du 10 juillet 2023 et du 18 avril 2024. Dans l’intervalle, dans l’hypothèse d’une annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 par le Conseil d’Etat, afin d’apporter des garanties nouvelles, l’arrêté du 4 mai 2023, avait notamment introduit la restriction aux seuls agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) de la possibilité de mettre en œuvre les mesures d’effarouchement renforcé.

2. Bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé depuis 2019

Les bilans annuels et pluriannuels des opérations d’effarouchement témoignent, d’une part, de l’absence d’effets négatifs apparents sur la population ursine et sa répartition, et d’autre part, d’une efficacité concernant l’évitement de la déprédation, particulièrement s’agissant de l’effarouchement renforcé. L’effarouchement renforcé a mis en fuite tous les ours observés, avec échec de la tentative d’approche du troupeau dès mise en œuvre de tirs à effet sonore (parfois répétés pour conduire à la fuite du prédateur). Les opérations ont ainsi eu pour conséquence l’absence de déprédation constatée sur les troupeaux regroupés sous la protection des effaroucheurs. Aucun ours n’a manifesté de comportement agressif, aucun ourson n’a été séparé de sa mère et il n’a jamais été besoin de recourir aux balles en caoutchouc (prévues en ultime recours en cas de risque pour les opérateurs). Par ailleurs, le déploiement des effarouchements s’est accompagné d’une évolution importante de la mise en place des mesures de protection, condition nécessaire à la réalisation des effarouchements. En outre, pour les éleveurs et les bergers, les effarouchements, en particulier renforcés, sont considérés comme une mesure complémentaire aux mesures de protection, dont ils contribuent indirectement au déploiement.

Depuis la première année d’expérimentation, le bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé (principalement mis en œuvre en Ariège) est le suivant :

-  en 2019, sur 15 nuits d’intervention, 5 ont vu un contact avec l’ours ;
-  en 2020, 34 opérations programmées ont donné lieu à 70 nuits d’effarouchement dont 13 ont fait l’objet d’au moins un contact avec un ours ; ainsi, 13 opérations ont donné lieu à l’effarouchement d’au moins un ours au moyen de cartouches à effet sonore ;
-  en 2021, 47 opérations ont été réalisées, totalisant plus de 93 nuits d’intervention ; au cours de 18 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) a été pratiqué à l’aide de munitions à double détonation ;
-  en 2022, 20 opérations ont été réalisées, totalisant 40 nuits d’intervention ; au cours de 6 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) ;
-  en 2023, 19 opérations ont été réalisées, pour un total de 38 nuits ; 13 opérations ont donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2024, 9 missions ont été conduites, totalisant 21 nuits ; aucune opération n’a donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2025, 23 opérations ont été réalisées, durant 59 nuits et 2 journées ; un effarouchement a été pratiqué lors de 4 missions.

Pour réaliser les effarouchements, l’OFB a créé en 2020 une brigade de 6 personnes, rattachée à la Brigade Mobile Grands Prédateurs, dont l’effectif n’a cessé d’augmenter afin de répondre aux besoins : en 2025, 14 agents dont 7 titulaires ont participé aux opérations.

On rappelle que, d’après le dernier bilan annuel du Réseau Ours Brun, portant sur l’année 2025, la population pyrénéenne d’ours brun poursuit son augmentation. L’effectif minimum détecté est de 108 individus, contre 96 l’année précédente, avec au moins 6 portées totalisant 8 oursons de l’année. Le taux d’accroissement moyen annuel entre 2006 et 2024 est ainsi estimé à +11,53%.

Malgré l’augmentation de la population ursine, les dommages sur l’ensemble du massif continuent à diminuer depuis plusieurs années. En 2025, 510 ovins ont été prédatés (contre 554 en 2024, 552 en 2023, 592 en 2022, 575 en 2021, 658 en 2020 et 1173 en 2019). En 2025, on a ainsi recensé 289 attaques d’ours (classées « prédation ours non écartée ») sur bétail et 2 attaques sur ruchers. Il est à noter que les dommages ne sont plus uniquement concentrés en Ariège, mais que la Haute-Garonne, et dans une moindre mesure les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques, connaissent des dégâts, même si 75% des prédations ont lieu en Ariège. Le déploiement progressif des mesures de protection sur le massif, et principalement en Ariège, ainsi que le recours aux effarouchements simples et renforcés, déployés depuis 2019, peuvent être considérés comme les principales causes de cette diminution.

3. Enjeu de la modification de l’arrêté du 4 mai 2023 envisagée

En 2026, le groupement pastoral d’Arreau a effectué une demande de dérogation espèce protégée afin de mettre en place de manière expérimentale des effarouchements par tirs non létaux réalisés par les éleveurs et bergers pour prévenir les dommages aux troupeaux. Une telle demande avait pour objectif de mener des interventions rapidement après le dernier épisode de prédation rencontré, avant que l’OFB n’effectue des opérations ou en lieu et place des interventions de l’OFB.

Afin d’apporter un cadre juridique sécurisé à la dérogation envisagée pour l’estive d’Arreau, il a été décidé de procéder à la modification de l’arrêté-cadre du 4 mai 2023 qui régit la mise en place des mesures d’effarouchement de l’ours brun. L’ambition est ainsi d’ouvrir à nouveau la participation d’intervenants extérieurs aux opérations d’effarouchement, en apportant des garanties particulières afin de sécuriser la mise en œuvre des mesures par ces opérateurs. A la différence des agents de l’OFB, les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie ne pourront pas faire usage des cartouches à munitions en caoutchouc qui pourraient présenter un risque d’accident : en cas de comportement menaçant de l’ours effarouché, ils pourront utiliser les bombes à poivre dont ils peuvent à présent être dotés. De même, les opérations effectuées par des intervenants extérieurs devront être préalablement validées par le préfet et les conditions de transmission des comptes-rendus exigeantes devront permettre de s’assurer que les dérogations sont réalisées dans les conditions requises et seront suspendues en cas de difficulté.

Les arrêtés préfectoraux autorisant les effarouchements renforcés qui seront délivrés en application de l’arrêté du 4 mai 2023 modifié seront dispensés des consultations obligatoires (l’arrêté-cadre y ayant été soumis), afin de permettre une meilleure réactivité par rapport aux besoins. Toutefois, les conditions exigeantes de mise en œuvre de ces mesures ne sont pas assouplies afin que l’effarouchement reste uniquement un recours alternatif si les moyens de protections s’avèrent insuffisants à prévenir les attaques : seuls les troupeaux pouvant attester d’une mise en œuvre effective et proportionnée des moyens de protection du troupeau et de la survenue de dommages malgré la mise en place de dispositifs d’effarouchement simple, pourront bénéficier des effarouchements renforcés.

4. Contenu du texte

Le présent projet vise donc principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’OFB puissent réaliser des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes antérieurs à l’arrêté du 4 mai 2023. Le Conseil d’Etat n’avait en effet pas condamné la participation d’intervenants extérieurs, l’arrêté du 20 juin 2022 ayant été jugé légal. En outre, l’intégration d’une formation dispensée par les agents de l’OFB, la validation préalable des opérations par le préfet et la transmission des comptes-rendus des opérations menées par les bergers/éleveurs/louvetiers dans un délai contraint apportent un cadre de nature à assurer la garantie attendue par le Conseil d’Etat.

L’ambition est que la réalisation des effarouchements renforcés puisse correspondre au mieux aux besoins, d’une part afin d’être en mesure de répondre aux estives sollicitant la mise en œuvre d’opérations postérieurement à des attaques, d’autre part en réduisant le délai d’intervention par rapport aux opérations réalisées par l’OFB pour un gain d’efficacité. Les interventions effectuées par les éleveurs/bergers ont donc vocation à compléter celles de l’OFB (interventions dans l’attente de celles de l’OFB) ou bien à les remplacer.

Les « considérant » apportent des précisions nouvelles sur la mise en œuvre des effarouchements renforcés depuis 2019 (nombre d’opérations, absence d’utilisation de cartouches en caoutchouc depuis le début des missions, absence de dommages auditifs et de séparation mère/ourson, impossibilité pour l’OFB de répondre à tous les besoins dans un court délai), ainsi que sur l’évolution de la population ursine, les chiffres de la prédation et l’amélioration de la mise en œuvre de la protection.

L’article 1 modifie le III de l’article 4 pour introduire de nouvelles conditions à la réalisation des effarouchements renforcés :

-  Au 1°, il est désormais écrit, par souci de clarification, que l’extension des opérations est possible « aux périodes crépusculaires et matinales » et non plus « aux périodes crépusculaires ou matinales »
-  Au 6°, est élargie à toutes les situations la restriction des interventions au cas où l’ours est dans une tentative manifeste de prédation (cette obligation était auparavant restreinte aux opérations où l’ours en situation de prédater était une femelle suitée)
-  Au 9°, est ajoutée la possibilité pour les éleveurs, membres de groupement pastoral, gestionnaires d’estives, bergers et lieutenants de louveterie, titulaires du permis de chasser, d’effectuer des effarouchements renforcés, comme le permettaient les arrêtés qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Cette autorisation est conditionnée à l’obligation de suivre une formation préalable dispensée par l’Office français de la biodiversité afin de garantir la réalisation des opérations dans des conditions de sécurité. La formation comportera un volet théorique et un volet pratique.
-  Au 10°, est adaptée la rédaction en conséquence des modifications qui sont intervenues au 6°. Est ajouté une mention précisant qu’en cas d’effarouchement renforcé réalisé sur une femelle suitée, il convient de vérifier que les oursons partent dans la même direction que leur mère.
-  Le contenu des comptes-rendus d’effarouchement est actualisé : des précisions doivent désormais être apportées sur la localisation du troupeau et des intervenants et la localisation et la trajectoire des ours.
-  Pour les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie, il est précisé que les opérations doivent être préalablement validées par le préfet et qu’un compte-rendu de chaque opération doit être transmis dans les 72 heures qui la suivent. En cas de non transmission, la dérogation sera suspendue.

L’article 2 est un article d’exécution.

Consultations obligatoires :

-  Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) est consulté le 17 juin 2026.
-  La consultation du public est ouverte du 8 au 29 juin 2026 inclus. En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.

Pièces jointes :

-  Le projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  L’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  Le bilan 2025 et pluriannuel des mesures d’effarouchement renforcé de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Merci de préciser, en intitulé de vos observations, votre positionnement sur le texte (FAVORABLE ou DÉFAVORABLE).

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Commentaires

  •  CONTRE L’effarouchement des ours., le 25 juin 2026 à 09h52
    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées. Je trouve que ça ne se justifie pas, il y a d’autres solutions avant d’en arriver là et c’est la porte ouverte à des abus, voire des blessures ou des accidents pour les ours. L’effarouchement doit être uniquement fait par des professionnels et si tous les autres moyens ont été tentés.
  •  Favorable a l’effarouchement, le 25 juin 2026 à 09h51
    Je suis favorable à l’effarouchement renforcé des ours pour la protection des troupeaux d’animaux, des personnes dans les forêts et sur les sentiers des Pyrénées !
  •  défavorable, le 25 juin 2026 à 09h48
    comment font les espagnols avec leurs ours ???
  •  Favorable à l effarouchées de l ours , le 25 juin 2026 à 09h43
    Favorable à l effarouchement de l ours
  •  défense ours et loups, le 25 juin 2026 à 09h40
    je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louverie dans les pyrénées et partout en France : idem pour les loups
  •  Favorable, le 25 juin 2026 à 09h39
    Favorable à l’effarouchement
  •  Je m’oppose fermement à toute autorisation de tirs contre les ours. , le 25 juin 2026 à 09h38

    L’ours est une espèce protégée et emblématique de notre patrimoine naturel. Autoriser des tirs contre ces animaux constitue un recul inacceptable pour la protection de la biodiversité et envoie le message que la destruction de la faune sauvage est une réponse acceptable aux difficultés de coexistence avec les activités humaines.

    La population d’ours reste fragile et limitée. Chaque individu compte pour la viabilité de l’espèce dans les massifs français. Fragiliser davantage cette population est incompatible avec les engagements de conservation de la biodiversité et avec l’urgence actuelle de préserver les espèces menacées.

    Des solutions alternatives existent et doivent être renforcées : protection des troupeaux, accompagnement des éleveurs, amélioration des dispositifs de prévention et des moyens de coexistence. Le tir ne doit pas devenir une solution de facilité face à des problématiques complexes qui nécessitent des réponses durables.

    La montagne est un espace partagé, où les activités humaines doivent pouvoir coexister avec la présence de la faune sauvage. L’ours y a toute sa place.

    Pour toutes ces raisons, je demande le retrait de ce projet et j’émets un avis résolument défavorable à l’autorisation de tirs contre les ours.

  •  Favorable a l effaroucheent, le 25 juin 2026 à 09h33
    Habitant du couserans .j ai la crainte de sortir seul dans les sentiers . La presence de l ours est constante . L ours n a plus peur de l homme et il faudrait inverser ça.
  •  Contre les tirs d’effarouchement., le 25 juin 2026 à 09h28
    Je suis opposé à l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées. Les ours ne se nourrissent pas principalement de moutons. Ils sont charognards et végétivores. Les instances compétentes (CNPN) ont déjà émis un avis défavorable. Ce serait un précédent dangereux, amenant vers le déclassement et le tir réel sur l’espèce.
  •  Avis Défavorable, le 25 juin 2026 à 09h27
    Je suis contre l’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux, par des bergers, des chasseurs, des agriculteurs… ils vont simplement tous les tués, alors que les ours font partis de nos territoires et que c’est les hommes qui doivent protéger leurs bêtes par des barrières, des chiens de troupeaux ou des bergers. Arrêtons ce projet, d’autant plus que ses ours ont un problème très importants de consanguinité et qu’il vont, eux même, moins se reproduire, d’où le besoin de faire de la réintroduction rapidement de d’autre lignée d’ours bruns.
  •  Défavorable, le 25 juin 2026 à 09h10

    Une honte de vouloir faire ça .
    De plus c’est sur il y aura des ours qui perdront la vie. On connait les dérapages.

    Nous avons déjà perdu la souche des ours pyrénéens.

    Une pensée a Cannelle c’était la dernière.

    Donc NON.

    il faudrait apprendre a vivre avec la vie sauvage et accepter de perdre des animaux.

  •  Favorable, le 25 juin 2026 à 09h09
    Favorable a l effarouchement . Pour que le pastoralisme , Les ballades en montagne puissent se faire sans danger . Notre territoire n est pas comparable au canada . Le couserans n est pas immense..les ours n ont pas la crainte de l humain et s aventurent de plus en plus prés des villages . On en reparlera quand hélas il y aura une attaque ..autre que sur une bete.. il faut donc pouvoir les effaroucher quand ils sont trop prés des bergers et des bétes. Effaroucher ça ne veut pas dire les tuer . Si quelqu un a une autre solution pour les garder a distance sans les perturber, on reste ouverts..
  •  Favorable , le 25 juin 2026 à 09h06
    Favorable à l’effarouchement, pour pouvoir parcourir la montagne sans stress
  •  Trop d’intervenants autorisés. , le 25 juin 2026 à 09h06

    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées.

    En effet, il ne me parait pas normal que les lieutenants de louveterie puissent intervenir sur les estives. Seuls les bergers/éleveurs présents sur l’estive en permanence doivent pouvoir utiliser ce moyen d’effarouchement.
    Ce texte doit pouvoir être limité dans le temps a une saison afin de pouvoir évaluer les effets de cette autorisation sur la prédation et surtout sur l’impact sur la protection de l’espèce.
    Il y a un réel risque de dérapage à donner le droit aux éleveurs d’utiliser des armes de chasse connaissant leur position sur le sujet.
    Néanmoins il faut arriver à octroyer aux éleveurs un moyen supplémentaire de protection, car on sent une fatigue s’installer même auprès des bergers (salariés)

  •  Opposition au projet d’arête pour permettre les tirs d’effarouchement des ours, le 25 juin 2026 à 09h05
    Je ne suis pas favorable à ce projet compte tenu du risque de séparation des ourses suitées et de leur oursons
  •  contre l’effarouchement des ours brun dans les Pyrénées, le 25 juin 2026 à 09h05
    laissons sa place à l’ours, on oublie un peu vite que l’on vit dans un monde sauvage
  •  Non au projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux !, le 25 juin 2026 à 09h00

    Bonjour,

    Je suis totalement défavorable contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées ».
    En effet le statut de l’espèce :
    l’ours brun est une espèce strictement protégée par la Directive européenne « Habitats » (Annexe IV) et le Code de l’environnement français (Art. L. 411-1). Toute perturbation intentionnelle est en principe interdite.
    ­
    Solutions alternatives
    La loi n’autorise des dérogations que s’il n’existe aucune autre solution satisfaisante. Or, l’utilisation de parcs de regroupement nocturnes électrifiés et de bergers d’appui n’est pas généralisée, alors que les études montrent que ces moyens sont très efficaces.
    ­Il y a également des risque biologiques : les détonations atteignent 120 décibels, ce qui représente un risque de dommages auditifs graves pour l’ours. De plus, ces tirs intensifs génèrent un danger de séparation des femelles et de leurs oursons, menaçant la survie des petits.

    ­Problème avec absence de contrôle : le Conseil d’État a déjà annulé des arrêtés similaires car confier l’effarouchement à des acteurs privés, sans encadrement direct par des agents publics (OFB), ne garantit pas la protection de l’espèce.
    Les effarouchements sont pratiqués avec des armes de chasse, seules les munitions changent, et des appareils de vision nocturne. Il y a un risque de dérapage évident, avec des conséquences potentiellement graves.
    ­Enfin il faut suivre l’avis des experts : le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) a émis un avis défavorable à l’unanimité contre cette expérimentation, soulignant le manque de protocole scientifique sérieux.
    Nous demandons ensemble le rejet de ce projet d’arrêté. La protection d’une espèce menacée d’extinction ne doit pas être sacrifiée au profit de mesures de gestion dont l’innocuité n’est pas prouvée et pour lesquelles des alternatives non violentes existent.
    ­

  •  Favorable , le 25 juin 2026 à 09h00
    Pour que la transhumance ne disparaisse pas
  •  DÉFAVORABLE, le 25 juin 2026 à 08h59
    Bonjour, Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées. C’est une espèce protégée qui ne doit être intentionnellement déranger ni mise en danger. Vous dites l’effarouchement inoffensif cependant les détonations a plus de 120 dB sont un risque notable pour l’appareil auditif (indispensable en particulier chez les ours) des ours et sont aussi un risque de séparation des femelles et de leurs oursons. C’est supposé être une méthode de dernier recours cependant aucun contrôle n’est prévu ou possible, il n’y a aucun doute pour que les abus soient fréquents. Il est essentiel de mettre des barrières de sécurité en amont comme l’utilisation de parcs de regroupement nocturnes électrifiés et de bergers d’appui qui ne sont pas généralisée, alors que les études montrent que ces moyens sont très efficaces. Bonus, le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) a émis un avis défavorable à l’unanimité contre cette expérimentation.
  •  DÉFAVORABLE , le 25 juin 2026 à 08h58
    Trouver des voies alternatives en concertation avec les services de l’État (OFB notamment) et les Associations de Défense des Grands Mammifères Terrestres.