Projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Consultation du 08/06/2026 au 29/06/2026 - 2626 contributions

La présente consultation porte sur un projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 encadrant les opérations d’effarouchement simple et renforcé de l’ours brun pour prévenir les dommages aux troupeaux. Il vise principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’Office français de la biodiversité (OFB) réalisent des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes cadres qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Les éleveurs, membres d’un groupement pastoral, gestionnaires d’estive, bergers et lieutenants de louveteries pourront donc réaliser des opérations en complément de l’OFB, afin de réduire les délais d’intervention et de gagner en efficacité. Le projet d’arrêté apporte des garanties pour une mise en œuvre de ces opérations sécurisée : obligation de formation, intervention validée par le préfet, compte-rendu transmis dans les 72 heures suivant les opérations. Par ailleurs, le texte prévoit également quelques modifications et précisions dans l’article 4 encadrant les opérations d’effarouchement renforcé.

1. Contexte général

Ce projet d’arrêté s’inscrit dans le cadre du plan d’action ours brun 2018-2028, publié le 9 mai 2018. Ce dernier s’inscrit lui-même dans la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la biodiversité.

L’ours (Ursus arctos) est une espèce strictement protégée au niveau international (Convention de Berne), communautaire (directive dite « Habitat Faune Flore ») et français (code de l’environnement). À ce titre, toute perturbation intentionnelle des spécimens d’ours est interdite, mais des dérogations sont possibles pour prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques, à condition qu’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes et que les opérations ne nuisent pas au maintien du bon état de conservation de la population.

L’effarouchement comprend une série de dispositifs pouvant être utilisés pour éloigner l’ours des troupeaux quand les mesures de protection sont insuffisantes. Une mesure d’effarouchement est assimilée à une perturbation intentionnelle et ne peut donc être mise en place que sur la base d’une dérogation. Le projet d’arrêté a pour objet de fixer les conditions et limites dans lesquelles ces dérogations peuvent être accordées par les préfets, lorsqu’elles visent la prévention des dommages aux troupeaux domestiques par prédation.

En juin 2019, a été publié un premier arrêté permettant la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux lors de la saison d’estive 2019. Il prévoyait la mise en œuvre de mesures graduées pour répondre aux attaques d’ours : effarouchement simple via des moyens sonores, olfactifs, lumineux, puis effarouchement renforcé par tirs de cartouches à double détonation ou en caoutchouc. Le dispositif a été reconduit en 2020 puis en 2021, également de manière expérimentale. Des modifications significatives ont été apportées à l’arrêté de 2021 par rapport à celui de 2020, notamment pour renforcer les exigences en matière de formation pour les personnes habilitées à pratiquer l’effarouchement renforcé, apporter des précisions sur les conditions de réalisation des tirs, et réserver l’usage des munitions en caoutchouc aux situations où l’ours représente un risque en raison d’un comportement menaçant. En 2022, après 3 années de mise en œuvre expérimentale et après analyse des bilans annuels et du bilan triennal produits, il a été décidé de mettre en place ces mesures de manière pérenne, en introduisant toutefois de nouvelles évolutions, dont l’interdiction de mener des opérations d’effarouchement renforcé dans le cœur du Parc national des Pyrénées. Un nouvel arrêté-cadre a donc été publié le 21 juin 2022 (arrêté du 20 juin 2022 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux).

Cependant, en raison de l’annulation, par décision du 31 octobre 2022 du Conseil d’Etat, des dispositions relatives à l’effarouchement renforcé figurant dans l’arrêté ministériel relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement pour l’année 2021, il est apparu nécessaire de renforcer l’encadrement de l’effarouchement renforcé au moyen d’un nouvel arrêté. La décision du Conseil d’État en date du 31 octobre 2022 motivait l’annulation par l’absence « de mécanisme encadrant la mise en œuvre du dispositif d’effarouchement renforcé auprès des femelles en gestation et suitées ». L’arrêté-cadre du 4 mai 2023 a donc apporté des modifications supplémentaires susceptibles de répondre aux griefs du Conseil d’Etat, tout en confortant les opérations d’effarouchement de nature à faciliter la cohabitation entre l’ours et les activités humaines, et notamment l’élevage. Néanmoins, alors que l’arrêté du 20 juin 2022 était similaire à celui du 31 mai 2021 concernant les conditions de mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé, le Conseil d’Etat, convaincu par les nouveaux éléments de l’administration concernant l’absence d’effets sur les femelles gestantes et suitées, a rejeté les requêtes demandant l’annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 dans ses décisions du 10 juillet 2023 et du 18 avril 2024. Dans l’intervalle, dans l’hypothèse d’une annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 par le Conseil d’Etat, afin d’apporter des garanties nouvelles, l’arrêté du 4 mai 2023, avait notamment introduit la restriction aux seuls agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) de la possibilité de mettre en œuvre les mesures d’effarouchement renforcé.

2. Bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé depuis 2019

Les bilans annuels et pluriannuels des opérations d’effarouchement témoignent, d’une part, de l’absence d’effets négatifs apparents sur la population ursine et sa répartition, et d’autre part, d’une efficacité concernant l’évitement de la déprédation, particulièrement s’agissant de l’effarouchement renforcé. L’effarouchement renforcé a mis en fuite tous les ours observés, avec échec de la tentative d’approche du troupeau dès mise en œuvre de tirs à effet sonore (parfois répétés pour conduire à la fuite du prédateur). Les opérations ont ainsi eu pour conséquence l’absence de déprédation constatée sur les troupeaux regroupés sous la protection des effaroucheurs. Aucun ours n’a manifesté de comportement agressif, aucun ourson n’a été séparé de sa mère et il n’a jamais été besoin de recourir aux balles en caoutchouc (prévues en ultime recours en cas de risque pour les opérateurs). Par ailleurs, le déploiement des effarouchements s’est accompagné d’une évolution importante de la mise en place des mesures de protection, condition nécessaire à la réalisation des effarouchements. En outre, pour les éleveurs et les bergers, les effarouchements, en particulier renforcés, sont considérés comme une mesure complémentaire aux mesures de protection, dont ils contribuent indirectement au déploiement.

Depuis la première année d’expérimentation, le bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé (principalement mis en œuvre en Ariège) est le suivant :

-  en 2019, sur 15 nuits d’intervention, 5 ont vu un contact avec l’ours ;
-  en 2020, 34 opérations programmées ont donné lieu à 70 nuits d’effarouchement dont 13 ont fait l’objet d’au moins un contact avec un ours ; ainsi, 13 opérations ont donné lieu à l’effarouchement d’au moins un ours au moyen de cartouches à effet sonore ;
-  en 2021, 47 opérations ont été réalisées, totalisant plus de 93 nuits d’intervention ; au cours de 18 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) a été pratiqué à l’aide de munitions à double détonation ;
-  en 2022, 20 opérations ont été réalisées, totalisant 40 nuits d’intervention ; au cours de 6 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) ;
-  en 2023, 19 opérations ont été réalisées, pour un total de 38 nuits ; 13 opérations ont donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2024, 9 missions ont été conduites, totalisant 21 nuits ; aucune opération n’a donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2025, 23 opérations ont été réalisées, durant 59 nuits et 2 journées ; un effarouchement a été pratiqué lors de 4 missions.

Pour réaliser les effarouchements, l’OFB a créé en 2020 une brigade de 6 personnes, rattachée à la Brigade Mobile Grands Prédateurs, dont l’effectif n’a cessé d’augmenter afin de répondre aux besoins : en 2025, 14 agents dont 7 titulaires ont participé aux opérations.

On rappelle que, d’après le dernier bilan annuel du Réseau Ours Brun, portant sur l’année 2025, la population pyrénéenne d’ours brun poursuit son augmentation. L’effectif minimum détecté est de 108 individus, contre 96 l’année précédente, avec au moins 6 portées totalisant 8 oursons de l’année. Le taux d’accroissement moyen annuel entre 2006 et 2024 est ainsi estimé à +11,53%.

Malgré l’augmentation de la population ursine, les dommages sur l’ensemble du massif continuent à diminuer depuis plusieurs années. En 2025, 510 ovins ont été prédatés (contre 554 en 2024, 552 en 2023, 592 en 2022, 575 en 2021, 658 en 2020 et 1173 en 2019). En 2025, on a ainsi recensé 289 attaques d’ours (classées « prédation ours non écartée ») sur bétail et 2 attaques sur ruchers. Il est à noter que les dommages ne sont plus uniquement concentrés en Ariège, mais que la Haute-Garonne, et dans une moindre mesure les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques, connaissent des dégâts, même si 75% des prédations ont lieu en Ariège. Le déploiement progressif des mesures de protection sur le massif, et principalement en Ariège, ainsi que le recours aux effarouchements simples et renforcés, déployés depuis 2019, peuvent être considérés comme les principales causes de cette diminution.

3. Enjeu de la modification de l’arrêté du 4 mai 2023 envisagée

En 2026, le groupement pastoral d’Arreau a effectué une demande de dérogation espèce protégée afin de mettre en place de manière expérimentale des effarouchements par tirs non létaux réalisés par les éleveurs et bergers pour prévenir les dommages aux troupeaux. Une telle demande avait pour objectif de mener des interventions rapidement après le dernier épisode de prédation rencontré, avant que l’OFB n’effectue des opérations ou en lieu et place des interventions de l’OFB.

Afin d’apporter un cadre juridique sécurisé à la dérogation envisagée pour l’estive d’Arreau, il a été décidé de procéder à la modification de l’arrêté-cadre du 4 mai 2023 qui régit la mise en place des mesures d’effarouchement de l’ours brun. L’ambition est ainsi d’ouvrir à nouveau la participation d’intervenants extérieurs aux opérations d’effarouchement, en apportant des garanties particulières afin de sécuriser la mise en œuvre des mesures par ces opérateurs. A la différence des agents de l’OFB, les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie ne pourront pas faire usage des cartouches à munitions en caoutchouc qui pourraient présenter un risque d’accident : en cas de comportement menaçant de l’ours effarouché, ils pourront utiliser les bombes à poivre dont ils peuvent à présent être dotés. De même, les opérations effectuées par des intervenants extérieurs devront être préalablement validées par le préfet et les conditions de transmission des comptes-rendus exigeantes devront permettre de s’assurer que les dérogations sont réalisées dans les conditions requises et seront suspendues en cas de difficulté.

Les arrêtés préfectoraux autorisant les effarouchements renforcés qui seront délivrés en application de l’arrêté du 4 mai 2023 modifié seront dispensés des consultations obligatoires (l’arrêté-cadre y ayant été soumis), afin de permettre une meilleure réactivité par rapport aux besoins. Toutefois, les conditions exigeantes de mise en œuvre de ces mesures ne sont pas assouplies afin que l’effarouchement reste uniquement un recours alternatif si les moyens de protections s’avèrent insuffisants à prévenir les attaques : seuls les troupeaux pouvant attester d’une mise en œuvre effective et proportionnée des moyens de protection du troupeau et de la survenue de dommages malgré la mise en place de dispositifs d’effarouchement simple, pourront bénéficier des effarouchements renforcés.

4. Contenu du texte

Le présent projet vise donc principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’OFB puissent réaliser des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes antérieurs à l’arrêté du 4 mai 2023. Le Conseil d’Etat n’avait en effet pas condamné la participation d’intervenants extérieurs, l’arrêté du 20 juin 2022 ayant été jugé légal. En outre, l’intégration d’une formation dispensée par les agents de l’OFB, la validation préalable des opérations par le préfet et la transmission des comptes-rendus des opérations menées par les bergers/éleveurs/louvetiers dans un délai contraint apportent un cadre de nature à assurer la garantie attendue par le Conseil d’Etat.

L’ambition est que la réalisation des effarouchements renforcés puisse correspondre au mieux aux besoins, d’une part afin d’être en mesure de répondre aux estives sollicitant la mise en œuvre d’opérations postérieurement à des attaques, d’autre part en réduisant le délai d’intervention par rapport aux opérations réalisées par l’OFB pour un gain d’efficacité. Les interventions effectuées par les éleveurs/bergers ont donc vocation à compléter celles de l’OFB (interventions dans l’attente de celles de l’OFB) ou bien à les remplacer.

Les « considérant » apportent des précisions nouvelles sur la mise en œuvre des effarouchements renforcés depuis 2019 (nombre d’opérations, absence d’utilisation de cartouches en caoutchouc depuis le début des missions, absence de dommages auditifs et de séparation mère/ourson, impossibilité pour l’OFB de répondre à tous les besoins dans un court délai), ainsi que sur l’évolution de la population ursine, les chiffres de la prédation et l’amélioration de la mise en œuvre de la protection.

L’article 1 modifie le III de l’article 4 pour introduire de nouvelles conditions à la réalisation des effarouchements renforcés :

-  Au 1°, il est désormais écrit, par souci de clarification, que l’extension des opérations est possible « aux périodes crépusculaires et matinales » et non plus « aux périodes crépusculaires ou matinales »
-  Au 6°, est élargie à toutes les situations la restriction des interventions au cas où l’ours est dans une tentative manifeste de prédation (cette obligation était auparavant restreinte aux opérations où l’ours en situation de prédater était une femelle suitée)
-  Au 9°, est ajoutée la possibilité pour les éleveurs, membres de groupement pastoral, gestionnaires d’estives, bergers et lieutenants de louveterie, titulaires du permis de chasser, d’effectuer des effarouchements renforcés, comme le permettaient les arrêtés qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Cette autorisation est conditionnée à l’obligation de suivre une formation préalable dispensée par l’Office français de la biodiversité afin de garantir la réalisation des opérations dans des conditions de sécurité. La formation comportera un volet théorique et un volet pratique.
-  Au 10°, est adaptée la rédaction en conséquence des modifications qui sont intervenues au 6°. Est ajouté une mention précisant qu’en cas d’effarouchement renforcé réalisé sur une femelle suitée, il convient de vérifier que les oursons partent dans la même direction que leur mère.
-  Le contenu des comptes-rendus d’effarouchement est actualisé : des précisions doivent désormais être apportées sur la localisation du troupeau et des intervenants et la localisation et la trajectoire des ours.
-  Pour les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie, il est précisé que les opérations doivent être préalablement validées par le préfet et qu’un compte-rendu de chaque opération doit être transmis dans les 72 heures qui la suivent. En cas de non transmission, la dérogation sera suspendue.

L’article 2 est un article d’exécution.

Consultations obligatoires :

-  Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) est consulté le 17 juin 2026.
-  La consultation du public est ouverte du 8 au 29 juin 2026 inclus. En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.

Pièces jointes :

-  Le projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  L’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  Le bilan 2025 et pluriannuel des mesures d’effarouchement renforcé de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Merci de préciser, en intitulé de vos observations, votre positionnement sur le texte (FAVORABLE ou DÉFAVORABLE).

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Commentaires

  •  Pour l effarouchement, le 25 juin 2026 à 12h02
    Éleveur, je suis pour l effarouchées renforcé, il n y a que la peur de l homme qui fera cesser les attaques sur tous nos animaux et protégera à l avenir tous les acteurs de la montagne.
  •  contre l’effarouchement renforcé de l’ours, le 25 juin 2026 à 11h56
    Je suis tout à fait défavorable à l’effarouchement renforcé des ours des Pyrénées. Confier cela à des personnes privées ne garantit pas du tout la bonne pratique et les dérives éventuelles. De plus cela risque d’effrayer tellement l’ourse et ses petits qu’ils courent le risque d’être séparés et par suite d’entrainer la disparition des petits. Il semble de plus que cela peut occasionner d’importants troubles auditifs, l’ours ne sera alors plus sensible à l’effarouchement simple et pourrait devenir plus agressif en devenant sourd. Certes on comprend les éleveurs mais des solutions existent ( rassemblement des troupeaux la nuit et gardes de nuit chiens et bergers formés), il faut aider les éleveurs à les mettre en pratique. Laissons vivre les ours, c’est leur milieu que nous lui avons volé. Merci.
  •  Défavorable , le 25 juin 2026 à 11h50

    Je suis défavorable à cette mesure

    Par le passé nous avons essayé de renforcer la population de l’ours.
    Car presque éteinte.
    Cette population est fragile et protégée !
    Il faudrait plutôt ce préoccuper du probleme de consanguinité …

    Laissons tranquille cet animal, qui à ça place dans les Pyrénées et en france depuis des milliers d’années !

  •  Projet d’effarouchement de l’ours , le 25 juin 2026 à 11h44
    Je suis sidérée et absolument contre ce projet car les débordements sont à craindre. De plus, les dérogations contre les lois sont pléthore en ce moment. Cessons de détruire le vivant, d’être constamment en guerre contre les autres êtres vivants qui existent depuis toujours et bien trop souvent avant nous. Les rafales qui passent en basse altitude au dessus des pâturages ne sont jamais remis en question et pourtant sont trop souvent responsables des paniques des troupeaux. L’ours est à 80 % végétarien. L’homme à 80% carnivore. Cherchons l’erreur : qui est le plus dangereux des 2 ? Je suis pour le vivre ensemble en acceptant les différences des uns et des autres. C’est politique cette haine de l’autre. Ne tombons pas dans le panneau. Aujourd’hui, c’est l’ours et demain ce sera qui ? Non à toute forme de violence, non à la guerre !
  •  Avis défavorable , le 25 juin 2026 à 11h43

    Madame, Monsieur,

    Je dépose ici un Avis défavorable à cette mesure qui s’avère incompatible avec les objectifs de conservation de l’espèce.

    L’ours brun est une espèce strictement protégée à l’échelle nationale et européenne, dont la population pyrénéenne demeure fragile : ses effectifs restent limités et sa diversité génétique insuffisante pour garantir sa viabilité à long terme.
    Pour cette raison, l’extension ou l’assouplissement des dispositifs d’effarouchement apparaît en contradiction avec les objectifs de préservation et de restauration de l’espèce.

    Cette mesure est dérogatoire au régime de protection de l’ours, et sa mise en œuvre doit rester strictement encadrée et confiée à des personnes disposant d’une parfaite connaissance de la réglementation et des enjeux liés à la conservation de l’espèce.

    L’arrêté prévoyant d’élargir le nombre de personnes susceptibles de réaliser des tirs d’effarouchement, des situations excessives et non maîtrisées sont à redouter.
    Il peut être difficile pour des intervenants peu ou pas formés (Bergers, éleveurs, personnes du groupement pastoral), et parfois déjà opposés à la présence de l’ours, d’évaluer avec objectivité le comportement de l’animal.

    La distinction entre une simple présence à proximité du troupeau, et une véritable attitude de prédation sur un troupeau regroupé, peut s’avérer complexe, avec un risque accru de déclenchement injustifié des tirs à double détonation.
    Aussi, dans un contexte de protection de l’espèce, il est à craindre un manque de discernement et que les tirs d’effarouchements séparent une femelle de ses oursons.

    Les conditions autorisant le recours aux tirs d’effarouchement demeurent ambiguës et laissent une large place à l’interprétation. Alors que le paragraphe 6° de l’article 1 précise que l’intervention ne doit avoir lieu que lorsque l’ours se dirige « sans ambiguïté » vers le troupeau dans une attitude de prédation, le paragraphe 1° indique qu’il suffit qu’un ours soit repéré « à proximité immédiate » d’un troupeau regroupé pour la nuit. Cette contradiction crée une incertitude juridique et opérationnelle susceptible de conduire à des interventions excessives ou inappropriées.

    Une cohabitation en bonne intelligence est possible, comme l’ont prouvé de manière historique d’autres pays frontaliers.

    Bien cordialement.

  •  Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées , le 25 juin 2026 à 11h42
    L’ours brun bénéficie d’une protection stricte en droit européen et en droit français : en principe, toute perturbation intentionnelle est interdite. Et pourtant, le projet envisagé banaliserait des pratiques d’effarouchement renforcé reposant sur des tirs à double détonation atteignant des niveaux sonores extrêmement élevés. On parle ici de déflagrations proches de 120 décibels (un seuil loin d’être anodin, y compris pour un animal sauvage) avec un risque réel de lésions auditives et de stress intense. Au-delà de la simple gêne, il faut mesurer les conséquences concrètes sur l’espèce : désorientation, fuite panique, dérangement prolongé… et surtout le risque de séparation des femelles et de leurs oursons. Dans une population encore fragile, chaque jeune compte. Provoquer ce type de rupture revient, de fait, à compromettre directement la survie des petits. Il est d’autant plus difficile d’accepter ce type de mesures que le droit n’autorise des dérogations qu’en l’absence de solutions alternatives satisfaisantes. Or, celles-ci existent et leur efficacité est largement documentée : parcs de nuit électrifiés, présence humaine renforcée, chiens de protection… Pourtant, ces dispositifs ne sont toujours pas généralisés. Comment justifier, dans ces conditions, le recours à des méthodes aussi brutales sans avoir déployé pleinement les moyens de prévention ? Plus préoccupant encore, ce projet ouvrirait la possibilité à des acteurs privés de mettre en œuvre ces pratiques, avec un encadrement qui interroge. Qui garantira, concrètement, la proportionnalité et le respect des conditions strictes exigées par le droit ? Le risque de banalisation et de multiplication des tirs est réel. Au fond, cette approche donne le sentiment d’un recul inquiétant : au lieu de renforcer la coexistence et les outils de protection non létaux, on choisit une escalade de la pression sur une espèce emblématique déjà vulnérable.
  •  Très favorable., le 25 juin 2026 à 11h42
    Très favorable à l’effarouchement des ours dans nos montagnes Ariégeoise afin de soulager les pauvres bergers soumis aux attaques incessantes.
  •  Défavorable, le 25 juin 2026 à 11h41
    Je suis totalement défavorable, en 2026, à l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées. A l’heure ou notre président et nos ministres vantent les bienfaits du système européen, qui nous contraint à aider nos espèces protégées à survivre, il est important de se souvenir de ce qui est arrivé à notre chère Canelle… Il y aura toujours une minorité de personnes, autorisées à se promener en montagne avec une arme, qui provoqueront une catastrophe par un "accident". N’oublions pas qu’avec la canicule, le gouvernement est contraint d’expliquer aux français que pour lutter contre la chaleur, il faut rester au frais…difficile d’imaginer que ce même gouvernement va laisser ces mêmes français partir avec des fusils et "effaroucher"des animaux sauvages ! je suis donc foncièrement contre ce projet d’arrêté. Daniel Cazanave
  •  Contre l’effarouchement des ours, le 25 juin 2026 à 11h34
    L’ours est un animal en voie de disparition, c’est pourquoi il a été classé comme une espèce hautement protégée. Il a été démontré que les tirs d’effarouchement ne sont pas compatibles avec sa protection pour diverses raisons bien établies (risque de séparation de la femelle avec ses petits par exemple). D’autres solutions (patous, parcs, bergers) existent pour éloigner l’ours qui est pourtant sur son territoire et cela bien avant que l’homme vienne empiéter sur celui-ci. Nous ne pouvons pas laisser au premier venu la possibilité de tirer avec un fusil et de causer des dommages irréparrables, faut-il encore attendre une bévue ? Les experts eux aussi y sont défavorables. A l’heure où nous vivons des canicules de plus en plus fréquentes, reconnectons nous avec la nature et l’ours en est une emblème puissante.
  •  Avis défavorable : One Voice s’oppose au projet d’arrêté qui élargit les « effarouchements renforcés » des ours dans les Pyrénées et abaisse la protection des mères accompagnées de leurs petits., le 25 juin 2026 à 11h33
    En ouvrant ces tirs à de nouveaux intervenants (éleveurs, bergers, membres de groupements pastoraux, gestionnaires d’estives, lieutenants de louveterie), ce projet d’arrêté multipliera mécaniquement les opérations et banalisera une dérogation censée rester exceptionnelle. Il affaiblit aussi la protection des ourses suitées : un simple critère de « vigilance particulière » remplacerait l’exigence de « conséquences dommageables certaines à venir pour le troupeau ». Pour une mère, c’est le risque d’être séparée de ses oursons dans la panique — et, pour eux, une survie aussitôt compromise. Et tout cela sans qu’aucun protocole scientifique n’ait jamais démontré l’efficacité durable de ces tirs, alors que les ours restent une population particulièrement fragile. One Voice s’oppose au principe même des effarouchements et défend une coexistence apaisée, fondée sur la protection des troupeaux plutôt que sur l’agression des ours.
  •  avis défavorable, le 25 juin 2026 à 11h32

    Bonjour,
    Seriez-vous d’accord si on vous tirait dessus au simple fait que vous êtes près d’un lieu ou d’une ferme !…juste pour vous faire peur !
    L’ours est une espèce strictement protégée au titre de la directive européenne HABITAT, ANNEXE IV du code de l’environnement français (art. L. 411-1). Toute perturbation intentionnelle est en principe interdite. Et une balle est peut-être mal tirée !
    L’utilisation de parcs de regroupement de bétail électrifiés est reconnue comme très efficace et largement sous-utilisée !
    Or, la loi autorise l’usage de moyens "extraordinaires" lorsqu’il n’y a pas d’autre solution.
    De plus, un tir représente un risque auditif, vital et, pour un ourson, le risque d’être perdu loin de sa génitrice, mettant sa vie ainsi en danger.
    Le Conseil d’état a déjà annulé des arrêtés similaires ; car le fait d’effaroucher sans encadrement direct par des agents assermentés et publics de l’OFB est un GRAVE risque de dérapage accidentel !

    De plus, le CNPN A DONNE UN AVIS UNANIMENT DEFAVORABLE.

    En conséquence, je demande l’arrêt total de ce projet d’arrêté.

    Des solutions non invasives et adequates existent.

    Pas de mise en danger, mais une sécurisation des troupeaux avec un investissement pastoral tel que nos anciens en avaient fait usage : patous , labris et bergers, plus une clôture électrifiée.
    Je vous remercie pour la prise en compte de mon avis citoyen.
    Sincères salutations
    Mme Lacaze

  •  Défavorable , le 25 juin 2026 à 11h27
    Les ours Pyrénéens ont déjà du mal à être une population viable. Il existe d’autres moyens de protéger les troupeaux que les tirs d’effarouchement.
  •  NON à l’éffarouchement des ours, le 25 juin 2026 à 11h26
    le projet actuel est suffisamment floue pour justement ne pas le mettre en place, car ce ne sont pas aux éleveurs ou bergers ou autres ne sont pas habilités à tirer sur les ours pour leur faire peur. De plus il parait que les tirs n’auront lieu que la nuit, donc il y aura personne pour contrôler les abus et verbaliser les fautifs. Les bergers ne doivent pas laisser leur troupeaux sans aucune surveillance et se munir de chien de troupeaux habitué à faire fuit un prédateur qui s’approche des animaux. l’ours à toute sa place dans nos Pyrénées et ce autant que les bergers et autres personnes qui vivent dans cet environnement. Protégeons donc l’ours ce magnifique animal que nous avons la chance d’avoir encore en France.
  •  Défavorable au projet d’arrêté relatif à l’effarouchement des ours, le 25 juin 2026 à 11h25
    Avis défavorable car cet arrêté permettrait à grande échelle de disposer d’armes de chasse dans les estives en dehors de la période de chasse et d’augmenterait de façon significative et sans pouvoir contrôler l’usage des ces armes pour des tirs létaux et donc multiplier les actes de braconnages d’ours déjà bien trop nombreux.
  •  DÉFAVORABLE, le 25 juin 2026 à 11h24
    L’ours brun est une espèce strictement protégée par la Directive européenne « Habitats » (Annexe IV) et le Code de l’environnement français (Art. L. 411-1). Toute perturbation intentionnelle est en principe interdite. Et HEUREUSEMENT. L’ours, comme d’autres grands prédateurs participent de la régulation. La Nature est un ensemble de système en interactions ; il est impératif de préserver cette équilibre dans lequel nous sommes un maillon dépendant. Rompre cet équilibre, c’est s’exposer à des problèmes futurs dont le coût économique, sanitaire sera considérable. Il faut garantir la protection de l’espèce et cette mesure expose aux dérapages. D’autant que d’autres solutions existent pour une cohabitation ; encore faut il le vouloir. Je demande le rejet de ce projet d’arrêté. La protection d’une espèce menacée d’extinction ne doit pas être sacrifiée au profit de mesures de gestion dont l’innocuité n’est pas prouvée et pour lesquelles des alternatives non violentes existent.
  •  Favorable, le 25 juin 2026 à 11h22
    Puisque les ours slovènes sont protégés la seule option pour les éleveurs et de provoquer la crainte chez ces prédateurs de s’approcher des troupeaux. A moins que tout les beaux parleurs acceptent de faire diversion en courant dans la montagne tout nus et enduits de miel. Je me souviens d’une montagne bien plus riche en biodiversité …à l’époque il n’y avait plus d’ours. Cette espèce n’est pas en voie d’extintion en europe il vaudrait mieux les réintroduire à Fontainebleau ou il n’y a pas de transhumance ! Alex, eleveur bio.
  •  défavorable, le 25 juin 2026 à 11h12
    Je suis contre l’effarouchement des ours bruns dans les Pyrénées.
  •  Pour l’effarouchement., le 25 juin 2026 à 11h09
    Aujourd’hui dans le monde du travail, particulièrement dans le bâtiment, on demande aux travailleurs de se protéger contre les accidents. Ce qui peut être normal, les EPI (Équipements de Protection Individuelle) sont même obligatoires. On travaille pour se nourrir et non pas pour se blesser, normal… Le travail de berger a "évolué" . Il est aujourd’hui dangereux pour sa sécurité voir sa santé de croiser l’ours pendant son travail. Donc, oui, comme tous les métiers à risque, on se doit de former, équiper et soutenir ces professionnels de la montagne afin de les protéger. La possibilité d’effarouchement est une des solutions.
  •  Avis défaforable, le 25 juin 2026 à 11h09

    Je me positionne contre ce projet d’arrêté, contraire à l’intérêt général et à la mise en place d’une stratégie prenant en compte toutes les parties prenantes. L’ours brun est une espèce strictement protégée et cette mesure d’effarouchement est contraire à sa protection. De plus, les mesures de protection des troupeaux ne sont pas déployées de manière généralisée. Je vous prie de prendre en compte ces avis qui permettent de protéger les troupeaux et les ours.

    Bien à vous,

  •  Avis défavorable , le 25 juin 2026 à 10h57
    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées. L’ours brun bénéficie d’une protection stricte au titre de la Directive européenne « Habitats » (annexe IV) ainsi que du Code de l’environnement français (article L. 411-1). À ce titre, toute perturbation intentionnelle de cette espèce est, par principe, interdite. Existence de solutions alternatives Les dérogations prévues par la réglementation ne peuvent être accordées que lorsqu’il est démontré qu’aucune autre solution satisfaisante n’existe. Or, des dispositifs alternatifs tels que les parcs de regroupement nocturnes électrifiés ou l’accompagnement par des bergers d’appui ne sont pas encore suffisamment déployés, alors même que les études disponibles démontrent leur réelle efficacité. Risques biologiques Les détonations utilisées dans le cadre des opérations d’effarouchement peuvent atteindre 120 décibels, exposant potentiellement les ours à des atteintes auditives importantes. Par ailleurs, la répétition de ces interventions peut entraîner des perturbations graves du comportement des animaux, notamment le risque de séparation entre les femelles et leurs oursons, avec des conséquences possibles sur la survie des jeunes. Insuffisance des garanties de contrôle Le Conseil d’État a déjà annulé des dispositifs similaires, considérant que le recours à des intervenants privés pour mener des opérations d’effarouchement, sans supervision directe et suffisante par des agents publics compétents tels que ceux de l’OFB, ne permettait pas d’assurer une protection adéquate de l’espèce. Ces opérations reposent par ailleurs sur l’OFB, ne permettait pas d’assurer une protection adéquate de l’espèce. Ces opérations reposent par ailleurs sur l’utilisation d’armes de chasse, seules les munitions étant modifiées, ainsi que sur l’emploi de dispositifs de vision nocturne. Cette pratique présente un risque réel de dérive, susceptible d’entraîner des conséquences graves pour les animaux concernés. Position des experts Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a rendu un avis défavorable unanime à cette expérimentation, mettant notamment en avant l’absence d’un protocole scientifique suffisamment rigoureux permettant d’en évaluer les effets. Conclusion Nous appelons collectivement au rejet de ce projet d’arrêté. La protection d’une espèce menacée d’extinction ne peut être compromise au bénéfice de mesures de gestion dont l’efficacité et l’absence d’impact négatif ne sont pas démontrées, d’autant plus que des solutions alternatives et non violentes existent.