Projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Consultation du 08/06/2026 au 29/06/2026 - 2626 contributions

La présente consultation porte sur un projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 encadrant les opérations d’effarouchement simple et renforcé de l’ours brun pour prévenir les dommages aux troupeaux. Il vise principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’Office français de la biodiversité (OFB) réalisent des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes cadres qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Les éleveurs, membres d’un groupement pastoral, gestionnaires d’estive, bergers et lieutenants de louveteries pourront donc réaliser des opérations en complément de l’OFB, afin de réduire les délais d’intervention et de gagner en efficacité. Le projet d’arrêté apporte des garanties pour une mise en œuvre de ces opérations sécurisée : obligation de formation, intervention validée par le préfet, compte-rendu transmis dans les 72 heures suivant les opérations. Par ailleurs, le texte prévoit également quelques modifications et précisions dans l’article 4 encadrant les opérations d’effarouchement renforcé.

1. Contexte général

Ce projet d’arrêté s’inscrit dans le cadre du plan d’action ours brun 2018-2028, publié le 9 mai 2018. Ce dernier s’inscrit lui-même dans la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la biodiversité.

L’ours (Ursus arctos) est une espèce strictement protégée au niveau international (Convention de Berne), communautaire (directive dite « Habitat Faune Flore ») et français (code de l’environnement). À ce titre, toute perturbation intentionnelle des spécimens d’ours est interdite, mais des dérogations sont possibles pour prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques, à condition qu’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes et que les opérations ne nuisent pas au maintien du bon état de conservation de la population.

L’effarouchement comprend une série de dispositifs pouvant être utilisés pour éloigner l’ours des troupeaux quand les mesures de protection sont insuffisantes. Une mesure d’effarouchement est assimilée à une perturbation intentionnelle et ne peut donc être mise en place que sur la base d’une dérogation. Le projet d’arrêté a pour objet de fixer les conditions et limites dans lesquelles ces dérogations peuvent être accordées par les préfets, lorsqu’elles visent la prévention des dommages aux troupeaux domestiques par prédation.

En juin 2019, a été publié un premier arrêté permettant la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux lors de la saison d’estive 2019. Il prévoyait la mise en œuvre de mesures graduées pour répondre aux attaques d’ours : effarouchement simple via des moyens sonores, olfactifs, lumineux, puis effarouchement renforcé par tirs de cartouches à double détonation ou en caoutchouc. Le dispositif a été reconduit en 2020 puis en 2021, également de manière expérimentale. Des modifications significatives ont été apportées à l’arrêté de 2021 par rapport à celui de 2020, notamment pour renforcer les exigences en matière de formation pour les personnes habilitées à pratiquer l’effarouchement renforcé, apporter des précisions sur les conditions de réalisation des tirs, et réserver l’usage des munitions en caoutchouc aux situations où l’ours représente un risque en raison d’un comportement menaçant. En 2022, après 3 années de mise en œuvre expérimentale et après analyse des bilans annuels et du bilan triennal produits, il a été décidé de mettre en place ces mesures de manière pérenne, en introduisant toutefois de nouvelles évolutions, dont l’interdiction de mener des opérations d’effarouchement renforcé dans le cœur du Parc national des Pyrénées. Un nouvel arrêté-cadre a donc été publié le 21 juin 2022 (arrêté du 20 juin 2022 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux).

Cependant, en raison de l’annulation, par décision du 31 octobre 2022 du Conseil d’Etat, des dispositions relatives à l’effarouchement renforcé figurant dans l’arrêté ministériel relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement pour l’année 2021, il est apparu nécessaire de renforcer l’encadrement de l’effarouchement renforcé au moyen d’un nouvel arrêté. La décision du Conseil d’État en date du 31 octobre 2022 motivait l’annulation par l’absence « de mécanisme encadrant la mise en œuvre du dispositif d’effarouchement renforcé auprès des femelles en gestation et suitées ». L’arrêté-cadre du 4 mai 2023 a donc apporté des modifications supplémentaires susceptibles de répondre aux griefs du Conseil d’Etat, tout en confortant les opérations d’effarouchement de nature à faciliter la cohabitation entre l’ours et les activités humaines, et notamment l’élevage. Néanmoins, alors que l’arrêté du 20 juin 2022 était similaire à celui du 31 mai 2021 concernant les conditions de mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé, le Conseil d’Etat, convaincu par les nouveaux éléments de l’administration concernant l’absence d’effets sur les femelles gestantes et suitées, a rejeté les requêtes demandant l’annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 dans ses décisions du 10 juillet 2023 et du 18 avril 2024. Dans l’intervalle, dans l’hypothèse d’une annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 par le Conseil d’Etat, afin d’apporter des garanties nouvelles, l’arrêté du 4 mai 2023, avait notamment introduit la restriction aux seuls agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) de la possibilité de mettre en œuvre les mesures d’effarouchement renforcé.

2. Bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé depuis 2019

Les bilans annuels et pluriannuels des opérations d’effarouchement témoignent, d’une part, de l’absence d’effets négatifs apparents sur la population ursine et sa répartition, et d’autre part, d’une efficacité concernant l’évitement de la déprédation, particulièrement s’agissant de l’effarouchement renforcé. L’effarouchement renforcé a mis en fuite tous les ours observés, avec échec de la tentative d’approche du troupeau dès mise en œuvre de tirs à effet sonore (parfois répétés pour conduire à la fuite du prédateur). Les opérations ont ainsi eu pour conséquence l’absence de déprédation constatée sur les troupeaux regroupés sous la protection des effaroucheurs. Aucun ours n’a manifesté de comportement agressif, aucun ourson n’a été séparé de sa mère et il n’a jamais été besoin de recourir aux balles en caoutchouc (prévues en ultime recours en cas de risque pour les opérateurs). Par ailleurs, le déploiement des effarouchements s’est accompagné d’une évolution importante de la mise en place des mesures de protection, condition nécessaire à la réalisation des effarouchements. En outre, pour les éleveurs et les bergers, les effarouchements, en particulier renforcés, sont considérés comme une mesure complémentaire aux mesures de protection, dont ils contribuent indirectement au déploiement.

Depuis la première année d’expérimentation, le bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé (principalement mis en œuvre en Ariège) est le suivant :

-  en 2019, sur 15 nuits d’intervention, 5 ont vu un contact avec l’ours ;
-  en 2020, 34 opérations programmées ont donné lieu à 70 nuits d’effarouchement dont 13 ont fait l’objet d’au moins un contact avec un ours ; ainsi, 13 opérations ont donné lieu à l’effarouchement d’au moins un ours au moyen de cartouches à effet sonore ;
-  en 2021, 47 opérations ont été réalisées, totalisant plus de 93 nuits d’intervention ; au cours de 18 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) a été pratiqué à l’aide de munitions à double détonation ;
-  en 2022, 20 opérations ont été réalisées, totalisant 40 nuits d’intervention ; au cours de 6 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) ;
-  en 2023, 19 opérations ont été réalisées, pour un total de 38 nuits ; 13 opérations ont donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2024, 9 missions ont été conduites, totalisant 21 nuits ; aucune opération n’a donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2025, 23 opérations ont été réalisées, durant 59 nuits et 2 journées ; un effarouchement a été pratiqué lors de 4 missions.

Pour réaliser les effarouchements, l’OFB a créé en 2020 une brigade de 6 personnes, rattachée à la Brigade Mobile Grands Prédateurs, dont l’effectif n’a cessé d’augmenter afin de répondre aux besoins : en 2025, 14 agents dont 7 titulaires ont participé aux opérations.

On rappelle que, d’après le dernier bilan annuel du Réseau Ours Brun, portant sur l’année 2025, la population pyrénéenne d’ours brun poursuit son augmentation. L’effectif minimum détecté est de 108 individus, contre 96 l’année précédente, avec au moins 6 portées totalisant 8 oursons de l’année. Le taux d’accroissement moyen annuel entre 2006 et 2024 est ainsi estimé à +11,53%.

Malgré l’augmentation de la population ursine, les dommages sur l’ensemble du massif continuent à diminuer depuis plusieurs années. En 2025, 510 ovins ont été prédatés (contre 554 en 2024, 552 en 2023, 592 en 2022, 575 en 2021, 658 en 2020 et 1173 en 2019). En 2025, on a ainsi recensé 289 attaques d’ours (classées « prédation ours non écartée ») sur bétail et 2 attaques sur ruchers. Il est à noter que les dommages ne sont plus uniquement concentrés en Ariège, mais que la Haute-Garonne, et dans une moindre mesure les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques, connaissent des dégâts, même si 75% des prédations ont lieu en Ariège. Le déploiement progressif des mesures de protection sur le massif, et principalement en Ariège, ainsi que le recours aux effarouchements simples et renforcés, déployés depuis 2019, peuvent être considérés comme les principales causes de cette diminution.

3. Enjeu de la modification de l’arrêté du 4 mai 2023 envisagée

En 2026, le groupement pastoral d’Arreau a effectué une demande de dérogation espèce protégée afin de mettre en place de manière expérimentale des effarouchements par tirs non létaux réalisés par les éleveurs et bergers pour prévenir les dommages aux troupeaux. Une telle demande avait pour objectif de mener des interventions rapidement après le dernier épisode de prédation rencontré, avant que l’OFB n’effectue des opérations ou en lieu et place des interventions de l’OFB.

Afin d’apporter un cadre juridique sécurisé à la dérogation envisagée pour l’estive d’Arreau, il a été décidé de procéder à la modification de l’arrêté-cadre du 4 mai 2023 qui régit la mise en place des mesures d’effarouchement de l’ours brun. L’ambition est ainsi d’ouvrir à nouveau la participation d’intervenants extérieurs aux opérations d’effarouchement, en apportant des garanties particulières afin de sécuriser la mise en œuvre des mesures par ces opérateurs. A la différence des agents de l’OFB, les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie ne pourront pas faire usage des cartouches à munitions en caoutchouc qui pourraient présenter un risque d’accident : en cas de comportement menaçant de l’ours effarouché, ils pourront utiliser les bombes à poivre dont ils peuvent à présent être dotés. De même, les opérations effectuées par des intervenants extérieurs devront être préalablement validées par le préfet et les conditions de transmission des comptes-rendus exigeantes devront permettre de s’assurer que les dérogations sont réalisées dans les conditions requises et seront suspendues en cas de difficulté.

Les arrêtés préfectoraux autorisant les effarouchements renforcés qui seront délivrés en application de l’arrêté du 4 mai 2023 modifié seront dispensés des consultations obligatoires (l’arrêté-cadre y ayant été soumis), afin de permettre une meilleure réactivité par rapport aux besoins. Toutefois, les conditions exigeantes de mise en œuvre de ces mesures ne sont pas assouplies afin que l’effarouchement reste uniquement un recours alternatif si les moyens de protections s’avèrent insuffisants à prévenir les attaques : seuls les troupeaux pouvant attester d’une mise en œuvre effective et proportionnée des moyens de protection du troupeau et de la survenue de dommages malgré la mise en place de dispositifs d’effarouchement simple, pourront bénéficier des effarouchements renforcés.

4. Contenu du texte

Le présent projet vise donc principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’OFB puissent réaliser des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes antérieurs à l’arrêté du 4 mai 2023. Le Conseil d’Etat n’avait en effet pas condamné la participation d’intervenants extérieurs, l’arrêté du 20 juin 2022 ayant été jugé légal. En outre, l’intégration d’une formation dispensée par les agents de l’OFB, la validation préalable des opérations par le préfet et la transmission des comptes-rendus des opérations menées par les bergers/éleveurs/louvetiers dans un délai contraint apportent un cadre de nature à assurer la garantie attendue par le Conseil d’Etat.

L’ambition est que la réalisation des effarouchements renforcés puisse correspondre au mieux aux besoins, d’une part afin d’être en mesure de répondre aux estives sollicitant la mise en œuvre d’opérations postérieurement à des attaques, d’autre part en réduisant le délai d’intervention par rapport aux opérations réalisées par l’OFB pour un gain d’efficacité. Les interventions effectuées par les éleveurs/bergers ont donc vocation à compléter celles de l’OFB (interventions dans l’attente de celles de l’OFB) ou bien à les remplacer.

Les « considérant » apportent des précisions nouvelles sur la mise en œuvre des effarouchements renforcés depuis 2019 (nombre d’opérations, absence d’utilisation de cartouches en caoutchouc depuis le début des missions, absence de dommages auditifs et de séparation mère/ourson, impossibilité pour l’OFB de répondre à tous les besoins dans un court délai), ainsi que sur l’évolution de la population ursine, les chiffres de la prédation et l’amélioration de la mise en œuvre de la protection.

L’article 1 modifie le III de l’article 4 pour introduire de nouvelles conditions à la réalisation des effarouchements renforcés :

-  Au 1°, il est désormais écrit, par souci de clarification, que l’extension des opérations est possible « aux périodes crépusculaires et matinales » et non plus « aux périodes crépusculaires ou matinales »
-  Au 6°, est élargie à toutes les situations la restriction des interventions au cas où l’ours est dans une tentative manifeste de prédation (cette obligation était auparavant restreinte aux opérations où l’ours en situation de prédater était une femelle suitée)
-  Au 9°, est ajoutée la possibilité pour les éleveurs, membres de groupement pastoral, gestionnaires d’estives, bergers et lieutenants de louveterie, titulaires du permis de chasser, d’effectuer des effarouchements renforcés, comme le permettaient les arrêtés qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Cette autorisation est conditionnée à l’obligation de suivre une formation préalable dispensée par l’Office français de la biodiversité afin de garantir la réalisation des opérations dans des conditions de sécurité. La formation comportera un volet théorique et un volet pratique.
-  Au 10°, est adaptée la rédaction en conséquence des modifications qui sont intervenues au 6°. Est ajouté une mention précisant qu’en cas d’effarouchement renforcé réalisé sur une femelle suitée, il convient de vérifier que les oursons partent dans la même direction que leur mère.
-  Le contenu des comptes-rendus d’effarouchement est actualisé : des précisions doivent désormais être apportées sur la localisation du troupeau et des intervenants et la localisation et la trajectoire des ours.
-  Pour les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie, il est précisé que les opérations doivent être préalablement validées par le préfet et qu’un compte-rendu de chaque opération doit être transmis dans les 72 heures qui la suivent. En cas de non transmission, la dérogation sera suspendue.

L’article 2 est un article d’exécution.

Consultations obligatoires :

-  Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) est consulté le 17 juin 2026.
-  La consultation du public est ouverte du 8 au 29 juin 2026 inclus. En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.

Pièces jointes :

-  Le projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  L’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  Le bilan 2025 et pluriannuel des mesures d’effarouchement renforcé de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Merci de préciser, en intitulé de vos observations, votre positionnement sur le texte (FAVORABLE ou DÉFAVORABLE).

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Commentaires

  •  Avis défavorable, le 9 juin 2026 à 19h07
    Les mesures de protection des troupeaux à l’efficacité prouvée, comme la garde et les regroupements nocturnes dans des parcs électrifiés, devraient être privilégiées avant d’envisager de renforcer les mesures d’effarouchement qui peuvent être nocives pour l’ours, espèce dont la population est dans un état fragile. Ce projet ouvre également la voie à de possibles dérives, des ours ayant été chassés et tués illégalement au cours des dernières années.
  •  Avis défavorable, le 9 juin 2026 à 18h48
    Davantage de mesures de protection doivent être mises en place avant de passer aux mesures d’effarouchement, violentes et dangereuses pour l’ours ainsi que pour d’autres espèces (ne serait-ce qu’en termes de dégâts auditifs). Ces nouvelles mesures sont d’ailleurs proposées sans avis du CNPN. De plus, les mesures de protection (gardes nocturnes, parcs électrifiés…) ont une efficacité démontrée pour la protection des troupeaux, et semblent bien plus importantes à mettre en place et à renforcer dans le cadre d’une cohabitation nécessaire pour la préservation de l’élevage et de la biodiversité sur la durée. C’est pourquoi je vous communique mon avis défavorable concernant ce projet d’arrêté.
  •  Avis defavorable, le 9 juin 2026 à 18h02
    e suis contre cet arrêté autorisant des mesures d’effarouchement renforcé.
    - aucune étude n’a pu demontrer formellement l’absence de dégâts sur les ours et en particulier sur les femelles suitees et donc leurs oursons.
    - la mise en œuvre de mesures de prévention, et si besoin d’un humain sur les lieux semble nettement suffisante dans la mesure où l’année 2022 qui a connu bien moins de tirs d’effarouchement du fait de l’annulation denlarrete de l’époque s’avère avoir moins de prédation que l’année précédente. La mise 3n place de mesures de protections renforcée devrait être un préalable à tout d’effarouchement et d’effarouchement renforcé ne devrait pas être envisagé concernant une espèce si menacée.
  •  Non à l’effarouchement, le 9 juin 2026 à 17h52
    Protégez vos troupeaux et l’ours ne l’attaquera pas et une bonne fois pour toute arrêtez ces pratiques moyenâgeuses !!!! Nous sommes en 2026 l’ours a sa place dans les Pyrénées il etait présent bien avant nous !
  •  Défavorable , le 9 juin 2026 à 17h48
    Les troupeaux doivent être gardés par des bergers avec des chiens efficaces , un meilleur prix pour l’éleveur .
  •  Avis défavorable concernant l’arrêté d’effarouchement des ours, le 9 juin 2026 à 17h32
    J’ai un avis résolument défavorable concernant le projet d’arrêté ministériel mis en consultation. Ce texte présente des carences manifestes sur le plan de l’efficacité opérationnelle et fait peser des risques disproportionnés sur une population d’ours déjà particulièrement vulnérable. Le cadre proposé s’avère beaucoup trop laxiste quant aux obligations de protection pastorale. Le bilan annexé à la consultation montre que 90 % des troupeaux bénéficiant de mesures d’effarouchement n’ont pas mis en œuvre de parcs de regroupement nocturnes électrifiés. Pourtant, le rapport scientifique Bégou démontre qu’il s’agit du moyen le plus efficace pour réduire la prédation ursine. Cette pratique, déjà généralisée face au loup dans les Alpes et historique dans le Béarn, prouve qu’il existe des alternatives satisfaisantes et éprouvées que cet arrêté choisit d’ignorer. De surcroît, les effarouchements renforcés n’apportent aucune valeur ajoutée par rapport au travail de gardiennage nocturne déjà réalisé par les bergers d’appui de la Pastorale Pyrénéenne.
  •  Dévaforable, le 9 juin 2026 à 17h22
    Défavorable, c’est encore une ineptie en rapport avec les gros bonnets de l’agriculture. Je m’oppose à ce nouveau projet d’arrêté ministériel, qui poursuit sa politique totalement absurde à l’encontre des grands prédateurs, allant à l’encontre des données scientifiques et qui ne prend pas en considération les besoins importants en matière de protection des troupeaux. La quasi totalité des troupeaux bénéficiant de mesures d’effarouchement n’est pas protégée en parallèle par des parcs de regroupement nocturne électrifiés (dont l’efficacité est pourtant prouvée), ou la garde continue des troupeaux, notamment de nuit. Il faut d’abord mettre en place ces mesures de protection efficaces (ex : pour le Loup dans les Alpes) avant de généraliser les mesures d’effarouchement, qui seules, ne pourront être totalement pertinentes. Ce projet d’arrêté est bien trop indulgent envers le monde agricole.
  •  Avis défavorable, le 9 juin 2026 à 17h20
    Je m’opposer à ce nouvel arrêté, qui généraliserait une pratique dont les impacts sur la population d’ours n’est pas scientifiquement évaluée, et pourrait êtreimportant. D’autant plus que les méthodes les plus efficaces pour limiter les déprédations, notamment les parcs de regroupement nocturnes électrifiés, ne sont pour la plupart du temps pas mis en oeuvre, alors qu’il devrait s’agir d’une solution à provilégier. Le maintien de la population d’Ours dans les Pyrénées est un enjeu majeur, et il est de notre devoir de tout mettre en oeuvre pour limiter au maximum les impacts que nos activités peuvent avoir dessus.
  •  Défavorable, le 9 juin 2026 à 16h55

    Je m’oppose à ce nouveau projet d’arrêté ministériel, qui poursuit sa politique totalement absurde à l’encontre des grands prédateurs, allant à l’encontre des données scientifiques et qui ne prend pas en considération les besoins importants en matière de protection des troupeaux. La quasi totalité des troupeaux bénéficiant de mesures d’effarouchement n’est pas protégée en parallèle par des parcs de regroupement nocturne électrifiés (dont l’efficacité est pourtant prouvée), ou la garde continue des troupeaux, notamment de nuit. Il faut d’abord mettre en place ces mesures de protection efficaces (ex : pour le Loup dans les Alpes) avant de généraliser les mesures d’effarouchement, qui seules, ne pourront être totalement pertinentes. Ce projet d’arrêté est bien trop indulgent envers le monde agricole. Les seules mesures d’effarouchement proposées ne constituent pas un système complet permettant de garantir une protection des troupeaux.
    Il existe des alternatives, celles-ci doivent être étudiées et mises en œuvre. Le projet d’arrêté ne peut donc pas affirmer qu’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes, plus douces et moins dérangeantes pour les Ours, qui sont une espèce protégée, mais aussi pour les autres espèces sauvages qui subiront ces nuisances sonores dans des espaces naturels préservés. Les incidences sur le système auditif des mammifères sont potentiellement importantes, contrairement à ce qu’affirme le ministère, sans aucune source scientifique. Ces impacts peuvent avoir un effet non négligeable sur la reproduction et donc la survie de l’espèce, dont la population est déjà restreinte.
    L’absence de l’avis du CNPN sur ce sujet pose question.

    Ce projet d’arrêté montre encore la volonté du gouvernement de détricoter le statut des espèces protégées en France, et notamment des grands prédateurs, et, comme cela est déjà acté pour le Loup, ouvre une brèche supplémentaire dans le statut de protection d’une espèce menacée.

    Je m’oppose fermement à ce projet et vous demande de revoir votre copie.

  •  DEFAVORABLE, le 9 juin 2026 à 16h01
    Non à ces mesures d’effarouchement de l’ours des Pyrénées
  •  Contre ce projet, le 9 juin 2026 à 16h00
    Je m oppose aux tirs inutiles d effarouchement. La présence humaine, de chiens et de matériel de protection permettra de résoudre globalement le pblm de la prédiation ursine.
  •  Contre, le 9 juin 2026 à 15h46
    Laissez les ours tranquilles (ainsi que les autres animaux essentielles à notre biodiversité) Faire croire que vous aimez la nature et les animaux en faisant des choses contre c’est regrettable !
  •  Avis défavorable, le 9 juin 2026 à 11h49
    Ce projet d’arrêté porte atteinte à la protection de l’ours sans améliorer efficacement la protection des troupeaux. La mesure de protection des troupeaux contre l’ours, la plus efficace démontrée depuis plusieurs années maintenant est le regroupement des troupeaux la nuit dans les parcs électrifiés. L’ours généralement ne saute pas et ne franchit donc pas ou très peu les clôtures électrifiées. Or cette mesure n’est pas encore généralisée. De plus l’effarouchement proposé va se faire sans un contrôle efficace des agents de l’OFB et les armes à feu vont se retrouver dans les estives. Avec des risques amplifiés de braconnage. Les impacts de la double détonation sur la santé des animaux (ruminants, chiens, ours, autres) ne sont pas connus ni même envisagés. Et la population d’ours dans les Pyrénées reste très fragile.
  •  DEFAVORABLE, le 9 juin 2026 à 10h06
    Il existe d’autres mesures de protection qui doivent être mises en place.
  •  Favorable , le 9 juin 2026 à 03h38
    Favorable à ce texte.
  •  Favorable , le 8 juin 2026 à 21h30
    C’est important d’assurer en même temps la protection de la biodiversité ainsi que le soutien des gens qui vivent et travaillent en montagne
  •  Effarouchement des ours bruns dans les Pyrénées, le 8 juin 2026 à 18h55
    Avis favorable car il faut absolument limiter la prédation sur les troupeaux sinon ce sont les humains qui vont disparaitre avec les éleveurs. On va avoir droit encore à un nombre importants d’avais défavorable car les soit disant protecteurs se fichent complètement des humains qui vivent sur le territoire. Sans humain la nature va disparaitre et les ours avec ainsi que de nombreuses autres espèces de montagnes. De toute façon un jour il faudra chasser l’ours pour réguler car à force de préserver les prédateurs il n’y aura plus rien à prédater et les prédateurs disparaitront.
  •  Contre ce projet , le 8 juin 2026 à 18h49
    Dans ce texte il est précisé qu’après effarouchément, il faudra vérifier que les oursons suivent bien leur mère ! On marche sur la tête, car il est évident que le effaroucheurs n’ont que faire de la survie des oursons ! Les troupeaux sont trop importants et doivent être gardes non stop. Nous sommes le seul pays où la cohabitation ours/ troupeaux est impossible.
  •  Avis favorable , le 8 juin 2026 à 18h44
    Favorable à l’effarouchement de l’espèce ursine par des personnes chargées de la surveillance des troupeaux et ayant suivi une formation, en ce sens.
  •  Favorable, le 8 juin 2026 à 17h47
    Comme tout animal certes sauvage mais intelligent, l’ours apprend de ses expériences. Un effarouchement non létal mais traumatisant (et moins que ce qui est pratiqué aux USA (avant Trump ?) avec chiens et usage systématique de balles en caoutchouc contre les ours noirs s’aventurant en ville) est nécessaire. Et ce aussi sur les ourses suitées, les oursons garderont en mémoire l’évènement. Par ailleurs, les mesures de protection sont à la fois très couteuse et relativement inefficaces : coût de plusieurs bergers (droit au repos), nourrissage des chiens, clôtures, etc. A charge des victimes (éleveurs) ou de la collectivité mais pas des bonnes âmes. Il est donc nécessaire de recourir à de telles mesures et le plus simplement possible (sans nécessairement des fonctionnaires). Donc FAVORABLE