Consultation publique sur la démarche d’étude d’impact selon l’approche équilibrée de l’aéroport de Paris - Charles-de-Gaulle

Consultation du 23/12/2024 au 18/03/2025 - 2367 contributions

Contexte
L’aéroport de Paris-CDG est situé sur 3 départements : Le Val d’Oise, la Seine-et-Marne et la Seine-Saint-Denis.

En 2023, il est le 1er aéroport de l’union européenne en termes de passagers et de tonnage de fret et le 10ème aéroport mondial pour le trafic passagers.

Il occupe par ailleurs une place singulière et centrale parmi les aéroports français puisqu’il représente, en France métropolitaine, plus d’1/3 du trafic passagers et plus de 80% du fret avionné.

Du fait de l’orientation des deux doublets de piste et des vents dominants, les zones les plus touchées par le bruit de l’aéroport sont des zones particulièrement peuplées du territoire du département du Val d’Oise. Ainsi, 90 % de la population comprise dans la carte stratégique de bruit du PPBE en vigueur est sur le territoire du Val d’Oise.

La plateforme est d’ores et déjà soumise à un certain nombre de restrictions afin de limiter les nuisances environnementales. Elles datent pour la plupart de 2003 :

- Applicables 24h/24

  • Interdiction des aéronefs de chapitre 2
  • Interdiction des aéronefs de chapitre 3 avec une marge cumulée < 5 EPNdB

- Applicable sur la plage de nuit (22h – 06h) : Interdiction des aéronefs de chapitre 3 avec une marge cumulée < 10 EPNdB

- Applicables sur le "cœur de nuit"

  • 00h30 – 05h30 : Interdiction des arrivées avec niveau de bruit certifié à l’approche > 104,5 EPNdB
  • 00h00 – 05h00 : Interdiction des départs avec niveau de bruit certifié en survol > 99 EPNdB
    Sur le cœur de nuit s’applique également un plafonnement des créneaux horaires de 00h00 à 05h30.

Malgré ces restrictions, il convient d’étudier les moyens de diminuer la forte gêne sonore.
Ainsi, afin d’améliorer la situation environnementale autour de l’aéroport dans le respect de la réglementation (Règlement (UE) n° 598/2014 du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 relatif à l’établissement de règles et de procédures concernant l’introduction de restrictions d’exploitation liées au bruit dans les aéroports de l’Union, dans le cadre d’une approche équilibrée, et abrogeant la directive 2002/30/CE), une étude d’impact selon l’approche équilibrée (EIAE) a été lancée sur Paris-CDG, sous l’autorité du préfet du Val d’Oise.

L’état d’avancement de la démarche a été présenté, lors d’une réunion à la préfecture du Val d’Oise le 17 décembre 2024, à différentes parties prenantes, membres de la commission consultative de l’environnement (CCE) de la plateforme aéroportuaire, représentants des entreprises et élus.

Lors de cette réunion, les objectifs de réduction de bruit ont été exposés. Ils s’entendent avec un intervalle de tolérance de 5 points (± 5 %), à la hausse comme à la baisse, compte-tenu de la précision des modèles retenus, à savoir :

  • Sur la journée complète : par rapport à 2019, réduire d’un tiers la population fortement gênée mesurée par l’indicateur HA55. L’objectif de réduction de bruit sera considéré comme atteint si la diminution de l’indicateur HA55 est comprise dans l’intervalle [-28% à -38%].
  • Sur la nuit (22h-06h) : par rapport à 2019, réduire de moitié la population fortement perturbée dans son sommeil mesurée par l’indicateur HSD50. L’objectif de réduction de bruit sera considéré comme atteint si la diminution de l’indicateur HSD50 est comprise dans l’intervalle [-45% à -55%].

La projection du trafic à horizon 2030, incorporant le recours aux mesures des trois premiers piliers mentionnés dans le règlement 598/2014 sans nouvelle restriction d’exploitation, montre que l’amélioration des performances acoustiques des flottes et la prise en compte de mesures opérationnelles optimisées ne suffisent pas à atteindre les objectifs de réduction de bruit.

1. Objet de la consultation du public
Compte tenu de l’avancement de l’EIAE, il convient désormais de bâtir des scénarios de restriction basés sur une amélioration accélérée des performances acoustiques des avions opérant sur la plateforme d’ici le 1er janvier 2030.

Aussi il est proposé aux participants d’apporter leurs contributions au regard des questions suivantes :

  • concernant les mesures du 3ème pilier, voyez-vous d’autres mesures opérationnelles qui pourraient être ajoutées et permettraient de réduire davantage les nuisances sonores ?
  • concernant les mesures de restriction à retenir pour favoriser une accélération du renouvellement des flottes d’avions opérant sur l’aéroport,
    * Faut-il mettre en place une restriction sur les avions de marge acoustique cumulée <11 EPNdB ?
    * Faut-il mettre en place une restriction sur les avions de marge acoustique <12 EPNdB ?
    * Faut-il mettre en place une restriction sur les avions de marge acoustique <13 EPNdB ?
    * Faut-il mettre en place une restriction sur les avions de marge acoustique <14 EPNdB ?
    * Faut-il mettre en place une restriction sur les avions de marge acoustique <15 EPNdB ?
    * Faut-il mettre en place une restriction sur les avions de marge acoustique <16 EPNdB ?
    * Faut-il mettre en place une restriction sur les avions de marge acoustique <17 EPNdB ?
    * Cette restriction sur les performances acoustiques des avions en deçà d’une certaine marge acoustique doit-elle s’appliquer sur toute la journée ? Sur la nuit ? Sur une plage horaire particulière ?
    * Faut-il mettre en place une restriction sur les niveaux de bruit certifiés à l’approche ?
    Sur quelle plage horaire ?
    À quel niveau entre 104,5 EPNdB (situation actuelle sur le coeur de nuit) et 97 EPNdB ?
    * Faut-il mettre en place une restriction sur les niveaux de bruit certifiés en survol ?
    Sur quelle plage horaire ?
    À quel niveau entre 99 EPNdB (situation actuelle sur le coeur de nuit) et 90 EPNdB ?

2. Consultations et étapes suivantes
Cette consultation vise à mieux apprécier la capacité des compagnies aériennes à satisfaire les nouvelles mesures opérationnelles envisagées et à recueillir les observations des parties prenantes sur ces nouvelles mesures opérationnelles.

Elle vise également à bien calibrer les différents types de restrictions visant à inciter les compagnies à accélérer l’amélioration de leur flotte, afin d’atteindre l’objectif de réduction de bruit.

Cette consultation durera 2 mois. Elle fera l’objet d’une synthèse qui sera publiée sur ce site, avec l’ensemble des contributions reçues.

Elle pourra conduire à l’élaboration de scénarios de restrictions dont les conséquences sur le bruit seront évaluées ainsi que le rapport coût-efficacité.

A l’issue de ces travaux, un rapport de synthèse de l’étude d’impact de l’approche équilibrée sera transmis par le préfet du Val-d’Oise aux ministères chargés des transports et de la transition écologique.

Si l’autorité réglementaire envisage des mesures de restriction d’exploitation, ces dernières seront elles-mêmes soumises à un processus de consultation, durant au moins 3 mois, conformément aux dispositions de l’article 6 du règlement (UE) n° 598/2014.

Le texte sera, en parallèle, présenté aux membres de CCE de l’aéroport, pour avis.

Le projet d’arrêté, éventuellement modifié pour tenir compte des consultations, pourra ensuite être transmis pour avis à l’ACNUSA puis à la Commission européenne.

La ou les restrictions d’exploitation, qui seront éventuellement envisagées, entreront en vigueur après application du délai de prévenance prévu à l’article 8.1 du règlement (UE) n° 598/2014.

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Commentaires

  •  restrictions développement transports poluants, le 15 mars 2025 à 17h01
    - Plafonnement à 440 000 mouvements d’avions par an (au lieu des 505 000 mouvements atteints en 2019).
    - Plafonnement des vols nocturnes à 30 000 mouvements d’avions entre 22h et 6h en 2025 puis réduction progressive des vols de nuit pour un couvre-feu.
    - Retrait des avions bruyants de marge inférieure à 17 EPNdB de jour comme de nuit dès 2025.
  •  Plafonnement nécessaire du trafic aérien à Roissy, le 15 mars 2025 à 17h01
    Pour préserver la santé humaine à court et long terme, il est indispensable de :
    - Plafonnement à 440 000 mouvements d’avions par an (au lieu des 505 000 mouvements atteints en 2019).
    - Plafonnement des vols nocturnes à 30 000 mouvements d’avions entre 22h et 6h en 2025 puis réduction progressive des vols de nuit pour un couvre-feu.
    - Retrait des avions bruyants de marge inférieure à 17 EPNdB de jour comme de nuit dès 2025.
  •  contre l’augmentation du trafic aérien, le 15 mars 2025 à 16h58
    Merci d’adopter ces mesures svp :
    - Plafonnement à 440 000 mouvements d’avions par an (au lieu des 505 000 mouvements atteints en 2019).
    - Plafonnement des vols nocturnes à 30 000 mouvements d’avions entre 22h et 6h en 2025 puis réduction progressive des vols de nuit pour un couvre-feu.
    - Retrait des avions bruyants de marge inférieure à 17 EPNdB de jour comme de nuit dès 2025. cordialement,
  •  Barrière à la croissance de Roissy, le 15 mars 2025 à 16h58

    Les propositions faites sont totalement insuffisantes pour réduire le bruit pour les riverains, et n’auront pas d’impact sur la réduction des gaz à effet de serre dans un contexte de croissance du trafic.

    - Plafonnement à 440 000 mouvements d’avions par an (au lieu des 505 000 mouvements atteints en 2019).
    - Plafonnement des vols nocturnes à 30 000 mouvements d’avions entre 22h et 6h en 2025 puis réduction progressive des vols de nuit pour un couvre-feu.
    - Retrait des avions bruyants de marge inférieure à 17 EPNdB de jour comme de nuit dès 2025.

    Santé, climat : même combat !
    Merci.

  •  Réduction du trafic aérien , le 15 mars 2025 à 16h58
    Plafonnement à 440 000 mouvements d’avions par an (au lieu des 505 000 mouvements atteints en 2019).
    - Plafonnement des vols nocturnes à 30 000 mouvements d’avions entre 22h et 6h en 2025 puis réduction progressive des vols de nuit pour un couvre-feu.
    - Retrait des avions bruyants de marge inférieure à 17 EPNdB de jour comme de nuit dès 2025.
  •  Mme Delphine Costedoat, le 15 mars 2025 à 16h57
    Je demande solennellement le plafonnement à 440 000 mouvements d’avions par an (au lieu des 505 000 mouvements atteints en 2019).
    - le plafonnement des vols nocturnes à 30 000 mouvements d’avions entre 22h et 6h en 2025 puis la réduction progressive des vols de nuit pour un couvre-feu.
    - le retrait des avions bruyants de marge inférieure à 17 EPNdB de jour comme de nuit dès 2025.
  •  Préserver nos oreilles et notre santé !, le 15 mars 2025 à 15h55
    Je souhaite que soient réduits le bruit, le trafic, et les vols de nuit pour préserver la population riveraine dont je fais partie.
  •  Elisabeth Diaz Pedregal, habitante d’Enghien depuis 1985, le 15 mars 2025 à 14h55

    Bonjour Monsieur,

    Habitante à Enghien depuis de nombreuses années, je suis aujourd’hui extrêmement gênée par ces innombrables mouvements d’avions et ceux qui viennent chez moi sont désagréablement surpris… j’ai quelques amis et amies qui vont quitter cette belle région à cause de cette immense gêne !!
    Quel dommage !
    Je vous demande instamment de plafonner ces mouvements à 440 000 , ce qui est déjà beaucoup trop….puis la réduction progressive des vols de nuit par un couvre feu et enfin le retrait des avions bruyants.

    Faisant confiance à nos demandes vraiment justifiées, je vous prie de croire, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments distingués.

  •  Le secteur aérien joue le jeu de la transition environnementale et fait tous les efforts possibles pour réduire les nuisances. Ne lui tirons pas une balle dans le pied., le 15 mars 2025 à 13h19

    En tant que professionnel du secteur, je tiens à exprimer ma crainte que des restrictions supplémentaires, au delà des objectifs très ambitieux déjà en vigueur, ne viennent littéralement tuer de l’emploi en France et surtout limiter la capacité des acteurs à continuer à investir dans des nouveaux avions moins polluant et moins bruyant. L’industrie du transport aérien reste fragile à la suite du Covid, il est indispensable de la laisser poursuivre son activité pour lui permettre ces investissements qui bénéficieront aux riverains.
    Dans ce contexte je suis favorable aux propositions de la FNAM :
    · Une marge acoustique cumulée <11 EPNdB

    · Un niveau de bruit certifié en approche à 103,5 EPNdB

    · Un niveau de bruit certifié en survol à 98 EPNdB

  •  Respect des couloirs et droit de dormir la nuit !, le 15 mars 2025 à 13h07
    Bonjour, habitante Herblay sur seine , nous devrions être peu impactés par le survols d avions puisque la commune est à la limite des couloirs aériens. Mais voilà les compagnies ne respectent pas leurs couloirs .nous subissent des survols sur la ville même, de très grros avions sortent de leur couloir surtout le matin le week end , on voit très bien leur nom de compagnie à l œil nu . Les week end ,dés vendredi soir c est un ballet continuel donc en effet la réduction sonore des avions est un objectif à tenir , mais il faut aussi garantir à la population le …sommeil or les grandes chaleurs se faisant de plus longues ,nous sommes obligés de dormir les fenêtre ouvertes plusieurs mois . S il y a des vols de nuits plus importantes comment allons nous faire ? Mme Conza
  •  Un point sur lequel nous pouvons progresser, le 15 mars 2025 à 12h30
    Argenteuillais, non spécialiste du transport aérien, je ne saurais me prononcer sur le juste niveau "d’EPNdB" à attendre. Je fais une grande confiance à l’expertise de l’ADVOCNAR sur ces sujets. Plus largement, je crois que : * les vols de nuit sont fréquemment "perdant perdant", pour les habitants et pour les voyageurs étant donné l’absence de RER ; * les contraintes imposées en principe aux avions sur les couloirs, paliers, niveaux de bruit ont été très souvent non respectées sans sanctions : les sanctions devraient être automatiquement générées par les mesures, comme pour les voitures avec les radars automatiques ; * l’extension du transport aérien est insensée en termes écologiques et économiques. Qu’elle soit le fruit d’une fiscalité scandaleuse (détaxe de TVA sur le carburant) ou du cartel des transporteurs maritimes qui a fait doubler le prix du container et rendu l’avion paradoxalement plus concurrentiel… il s’agit d’aberrations dont nous devons espérer qu’elles soient corrigées, et la prospective de l’évolution de l’aéroport ne devrait pas l’imaginer dans un monde sans fin. Le bruit des avions est une vraie gêne dans notre quartier (Coteaux), surtout l’été dans le jardin, alors que nous sommes à près de 25 km des pistes. Je comprends qu’à Gonesse, Ecouen, Villiers-le-Bel, etc., ce soit un problème de santé. Frédéric Lefebvre, Argenteuil
  •  Trop d’avions nous survolent, trop de bruit trop de pollution, le 15 mars 2025 à 12h11
    J’habite saint Leu La Forêt et nous sommes survolés en permanence par de trop nombreux avions qui font du bruit, jour et nuit, polluent notre atmosphère et nuisent à notre santé physique et morale. L’accalmie de la période covid est bien loin et il est temps de limiter le nombre de vols et d’imposer moins de bruit et de nuisance en respectant tous les riverains, proches ou moins proches de ROISSY CDG. Je soutiens les 3 mesures portées par l’ADVOCNAR, les associations et de nombreux élus :
    - Plafonnement à 440 000 mouvements d’avions par an.
    - Plafonnement des vols nocturnes à 30 000 mouvements d’avions entre 22h et 6h en 2025 puis réduction progressive des vols de nuit pour un couvre-feu.
    - Retrait des avions bruyants de marge inférieure à 17 EPNdB de jour comme de nuit dès 2025. Et je demande le respect de la population concernée, sa santé et son cadre de vie. C’est bien de mettre en avant l’activité économique mais c’est mieux de préserver la santé de tous et travailler dans un univers dégradé n’est pas défendable pour un pays dit civilisé.
  •  Halte , le 15 mars 2025 à 11h06
    Insupportables avions toujours plus nombreux et surtout en nocturne notre santé s’en va à tire d’ailes. Merci.
  •  Aucune fierté à être les champions d’Europe des vols de nuit !, le 15 mars 2025 à 10h50
    Le modèle de développement de l’aéroport le conduit à récupérer la charge des vols de jours et de nuit que les autres aéroports européens ne veulent plus assumer pour protéger leurs populations. La hausse du fret, du transports de colis pour Amazon et consorts, accentue le problème. Sans doute cela est il bénéfique pour quelques entreprises. Mais Roissy est devenu un champion de la nuisance, numéro un en Europe dans la catégorie Vols de nuit ! Il faut revoir ce modèle, et d’urgence faire passer en priorité la santé des habitants et l’environnement.
  •  Gêne sonore avions Aéroport Paris Charles de Gaule, le 15 mars 2025 à 10h47
    Habitant de Montmorency, je subis tout au long de l’année, mais surtout à partir du printemps et jusqu’à l’automne, le bruit incessant des avions (environ une fois par minute) qui passent dans un sens ou dans l’autre sur le couloir aérien quasiment à l’aplomb de la maison. Nous avons fait poser des vitrages multiples qui ont un effet positif certain, mais cela ne résout pas le bruit en été.
  •  La refonte de l’espace aérien parisien : une nécessité entravée par des choix politiques à court terme, le 15 mars 2025 à 10h34

    Il est illusoire de croire que les mesures de restriction proposées amélioreront significativement la qualité de vie des riverains, dont je fais partie. Même des restrictions drastiques ne satisferaient jamais tout le monde, comme l’a prouvé le cas récent de l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol.

    En 2022, le gouvernement néerlandais a annoncé une réduction du nombre de vols à Schiphol pour limiter les nuisances sonores. Cependant, cette décision a été suspendue en novembre 2023 sous la pression des réalités économiques et des obligations internationales. Cet exemple démontre qu’une approche basée uniquement sur des restrictions ne fonctionne pas, et finit souvent par être abandonnée devant ses conséquences néfastes.

    Pourtant, les responsables politiques français poursuivent dans cette impasse, en ignorant délibérément la seule réforme qui permettrait une réduction effective et durable du bruit perçu : la modernisation de l’espace aérien parisien.

    Les tensions entre riverains et acteurs économiques sont attisées artificiellement par des choix politiques à courte vue. Plutôt que d’apporter des solutions techniques concrètes, ces décisions servent avant tout des intérêts électoralistes, jouant sur l’émotionnel et la frustration des habitants, au lieu de leur offrir une amélioration réelle de leur qualité de vie.

    Seule une refonte globale de l’espace aérien parisien, intégrant les dernières innovations technologiques des avions modernes, permettra de réduire efficacement et durablement le bruit perçu, sans compromettre l’activité économique essentielle à notre région et à notre pays.

    1. Le renforcement du 3ᵉ pilier : la seule solution ignorée pour des raisons électoralistes

    Le pilier 3, qui repose sur les mesures opérationnelles, est la seule et unique option permettant une réduction effective du bruit perçu. Contrairement aux restrictions sur la flotte ou les limitations horaires, qui restent des solutions palliatives, la modernisation de l’espace aérien permettrait une baisse immédiate et durable du bruit en appliquant des descentes continues optimisées (CDO).

    Pourquoi les politiques refusent-ils cette réforme ?

    Parce qu’elle ne produit pas d’effet immédiat sur le court terme électoral. La modernisation de l’espace aérien prend du temps et nécessite un travail de concertation technique. Ce n’est pas une mesure facile à "vendre" aux électeurs en quête de solutions immédiates.
    Parce qu’elle demande du courage politique. La refonte de l’espace aérien nécessite une remise à plat des procédures de navigation et une coordination européenne. Cela implique des décisions fortes, loin du clientélisme local.
    Parce que le statu quo leur permet de jouer sur la colère des riverains. Plutôt que d’investir dans des réformes efficaces, certains élus préfèrent proposer des restrictions spectaculaires mais inefficaces, pour donner l’illusion d’une action immédiate.

    Optimisation des approches grâce à la refonte de l’espace aérien

    Les avions modernes comme l’Airbus A350 sont équipés d’une fonction avancée d’Approche en Descente Continue (CDA), permettant une descente progressive sans paliers, réduisant ainsi le bruit perçu au sol tout en diminuant la consommation de carburant et les émissions polluantes.

    Mais ces avancées restent sous-exploitées à cause d’une structure archaïque de l’espace aérien parisien, qui oblige les pilotes à effectuer des descentes fractionnées bruyantes.

    👉 Une refonte de l’espace aérien doit permettre d’exploiter pleinement ces technologies, garantissant des descentes fluides, plus silencieuses et plus sûres, sans restriction arbitraire qui fragiliserait l’économie locale.

    2. Restrictions sur les performances acoustiques des avions : une fausse solution

    Les restrictions doivent être ciblées et adaptées, sans tomber dans des interdictions inutiles qui ne changeront rien à la perception du bruit.

    Limiter uniquement les avions les plus bruyants (marge acoustique < 12 EPNdB) en cœur de nuit (00h00 – 05h30).
    Ne pas appliquer de restrictions excessives en journée, car elles n’auraient qu’un impact marginal sur le bruit perçu, tout en affectant gravement l’activité économique de CDG.

    🔹 Proposition de mise en œuvre progressive :
    Plutôt que de fixer des interdictions immédiates et brutales, un cadre d’adaptation progressif sur 5 ans permettrait aux compagnies de moderniser leur flotte sans désorganiser l’aéroport.

    3. Plage horaire et niveaux de bruit certifiés

    Les restrictions doivent être concentrées sur la plage 00h00 – 05h30, période où la gêne sonore est la plus problématique.
    Un niveau de bruit certifié en approche fixé à 100 dB et en survol à 97 dB pourrait être un compromis raisonnable, mais il ne sera réellement efficace que si l’optimisation des trajectoires est mise en œuvre.

    4. Conclusion : un choix politique entre illusion et efficacité

    Les restrictions massives sont des outils politiques servant à calmer les tensions sans les résoudre. Elles offrent une satisfaction temporaire, mais ne changent rien à la réalité du bruit perçu.

    Face à cela, les responsables politiques ont un choix clair :

    ✅ Continuer à attiser artificiellement le conflit entre riverains et acteurs économiques pour des gains électoraux à court terme, au prix d’une stagnation du problème du bruit.

    OU

    ✅ Faire preuve de responsabilité et de courage en engageant une réforme réelle de l’espace aérien qui réduira significativement le bruit perçu, tout en garantissant la compétitivité économique de la région.

    Il est temps d’arrêter de promettre des solutions magiques et de s’attaquer enfin aux vraies causes du problème.

    👉 La refonte de l’espace aérien, incluant des procédures modernes de descente continue (CDO) et d’optimisation des trajectoires, est la seule stratégie durable qui garantira une amélioration perceptible et mesurable pour les riverains.

    Si cette réforme n’est pas engagée, toutes les autres restrictions ne seront que des mesures cosmétiques, incapables de résoudre réellement le problème du bruit.

  •  Enquête trop technique, pas assez de publicité !, le 15 mars 2025 à 09h34
    Bonjour, Le cadre de cette enquête est beaucoup trop technique. Est-ce une méthode pour rebuter le plus grand nombre ? Trop de bruit, trop souvent, des trajectoires qui s’étalent de plus en plus, y compris en dehors du PEB ! Des conséquences sur le sommeil, la santé, les capacités cognitives, la pollution, que faut-il faire pour être enfin entendu par-dessus le bruit des avions ? Coût des infrastructures, coût environnemental, coût de santé publique, le modèle de l’aviation civile est-il véritablement rentable à long terme ? Pour la transition écologique, ne faut-il pas dès à présent le remettre en question ? Cette enquête va-t-elle être prise en considération ou bien est-ce seulement pour répondre à une obligation légale ? Allons-nous accoucher d’une souris ? Serons-nous au moins dans la capacité de mesurer cette souris ? Sinon, pour les enfants, qu’il faut préserver, la nuit c’est 19 heures / 7 heures et le cœur de nuit n’a pas beaucoup de sens ! Deux notions à redéfinir humainement, pas techniquement. Couvre-feu la nuit. Plafonnement dans un premier temps de l’ensemble des vols, le plus petit nombre sera le mieux. Pour les contrevenants aux réglementations, les pilotes le font en connaissances des causes, ce sont eux qui doivent être verbalisés, voire suspendus de vols pendant une certaine période, et cela en plus des compagnies. On ne verbalise pas un véhicule, mais son conducteur ! Tout cela impose de reconsidérer les réglementations nationale, européennes et internationales. Au travail !
  •  Notre santé à mis à ’épreuve , le 15 mars 2025 à 09h34
    Les nuisances sonores des avions qui survolent notre commune de Groslay ne sont plus acceptables. Nos conditions de vie sont dégradées et l’impact sur notre santé n’est plus tolérable.
  •  Enquête trop technique, pas assez de publicité !, le 15 mars 2025 à 09h31
    Bonjour, Le cadre de cette enquête est beaucoup trop technique. Est-ce une méthode pour rebuter le plus grand nombre ? Trop de bruit, trop souvent, des trajectoires qui s’étalent de plus en plus, y compris en dehors du PEB ! Des conséquences sur le sommeil, la santé, les capacités cognitives, la pollution, que faut-il faire pour être enfin entendu par dessus le bruit des avions ? Coût des infrastructures, coût environnemental, coût de santé publique, le modèle de l’aviation civile est-il véritablement rentable à long terme ? Pour la transition écologique, ne faut-il pas dès à présent le remettre en question ? Cette enquête va t-elle être prise en considération ou bien est-ce seulement pour répondre à une obligation légale ? Allons-nous accoucher d’une souris ? Serons-nous au moins dans la capacité de mesurer cette souris ? Sinon, pour les enfants, qu’il faut préserver, la nuit c’est 19 heures / 7 heures et le cœur de nuit n’a pas beaucoup de sens ! Deux notions à redéfinir humainement, pas techniquement. Couvre-feu la nuit. Plafonnement dans un premier temps de l’ensemble des vols, le plus petit nombre sera le mieux. Pour les contrevenants aux réglementations, les pilotes le font en connaissances des causes, ce sont eux qui doivent être verbalisés, voire suspendus de vols pendant une certaine période, et cela en plus des compagnies. On ne verbalise pas un véhicule, mais sont conducteur ! Tout cela impose de reconsidérer les réglementations nationale, européennes et internationales. Au travail !
  •  Isolation phonique, le 15 mars 2025 à 09h26
    Lorsque l’on préconise une meilleure isolation des bâtiments comme solution pour lutter contre les nuisances aériennes on condamne les habitants à ne plus ouvrir leurs fenêtres ! Il faut lutter contre l’origine du bruit et non restreindre sa qualité de vie pour le supporter !