Arrêté du [ ] modifiant l’arrêté du 3 septembre 2025 relatif à l’analyse de substances per- et polyfluoroalkylées dans les eaux en entrée et sortie de stations de traitement des eaux usées urbaines

Consultation du public Projet d’arrêté ministériel modifiant l’arrêté du 3 septembre 2025 Relatif à l’analyse de substances per- et polyfluoroalkylées dans les eaux en entrée et sortie de stations de traitement des eaux usées Note de présentation Le projet d’arrêté soumis à la consultation du public a pour objet d’ajouter une substance PFAS à surveiller lors des campagnes de mesure de substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) dans les eaux en entrée et sortie de station de traitement des eaux usées urbaines telles que prévues par l’arrêté du 3 septembre 2025, et de permettre la mise à disposition du public des résultats de cette surveillance. L’arrêté du 3 septembre 2025 permet d’établir un premier état des lieux de la présence de PFAS au sein des rejets des stations de traitement des eaux usées. Pour ce faire, l’arrêté du 3 septembre 2025 prescrit, pour toutes les stations de plus de 10 000 équivalent-habitants (1275 stations), une surveillance obligatoire de 22 substances PFAS (20 PFAS de la directive eau potable et 2 issus de mousses anti-incendie) et du paramètre « AOF » permettant une estimation de la quantité totale de PFAS dans les eaux. Cette surveillance est également complétée par la recherche des PFAS quantifiés dans les rejets aqueux des ICPE raccordées au réseau d’assainissement. Trois mesures doivent être réalisées en eau d’entrée et de sortie avant le 31 décembre 2026. Afin de compléter la surveillance prescrite par l’arrêté du 3 septembre 2025, le présent projet d’arrêté modificatif prévoit d’ajouter le TFA (acide trifluoroacétique) à la liste de substances à surveiller obligatoirement. Pour faciliter la mise en œuvre de cette modification, deux des trois mesures, a minima, seraient concernées par l’analyse du TFA, et la date limite de réalisation de la campagne de surveillance serait reportée au 30 juin 2027. Le TFA est une substance PFAS à très courte chaîne, plus soluble et plus mobile dans l’environnement. Il peut être émis directement dans l’environnement par les sites industriels qui le synthétisent ou l’utilisent pour leur production. Il est également un métabolite de certaines substances chimiques utilisées dans des usages divers (industriels, protection des végétaux, médicaments, etc). Le TFA peut donc se retrouver dans divers compartiments de l’environnement (eau, air, sols, etc). Il n’est pas un marqueur spécifique des eaux usées, mais peut néanmoins y être retrouvé. Le présent projet d’arrêté modificatif prévoit également de demander aux services en charge de la police de l’eau de publier sur leurs sites internet les résultats de la surveillance.

Consultation du 20/02/2026 au 13/03/2026 - 30 contributions

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Commentaires

  •  contrôle des eaux usées , le 22 février 2026 à 08h05
    c ’est bien d’ajouter un maximum de contrôle, mais pourquoi fixer un seuil ? et ne serait il pas plus judicieux d’interdire la vente de certains produit ménager trop toxique pour l’environnement, couteux et difficile a éliminer et largement déversés dans les eaux usées , il existe des moyens plus naturel à exploiter et quid des entreprises qui payent et donc sont en droit de polluer malheureusement nous ne traitons que la pointe de l iceberg quand tout le reste est ignoré mais bon, il suffira d’augmenter encore les taxes d’assainissement
  •  Association riveraine d’une station de 1000.000 habitants pour eau et 2000.000 pour les boues d’épuration ( incinération ), le 21 février 2026 à 17h38

    Toutes les obligations concernant les contrôles PFAS dans les rejets aqueux, aériens, ( incinérateur ) et dans les boues sont les bienvenus .
    Lors des débordements après des épisodes pluvieux
    A la sortie des incinérateurs ( qui brule les boues de station à 850° alors que le nécessaire pour élimination est 1350° / 1400° ) .
    Quid des boues d’épandage, des boues résiduelles de méthanisation, des mâchefers en
    sortie d’incinérateurs.

    Notre association Bien Vivre à Pierre-Bénite reste vigilante et très en attente de ces contrôles et du résultat de celles ci.

  •  substances per- et polyfluoroalkylées , le 21 février 2026 à 12h24
    Pourquoi un seuil de 10000 ? Les petites stations ont le droit de polluer ? Merci pour les usagers en aval. Et que faire des pollutions ont amont des stations et des déversoirs des bassins d’orage qui récupèrent les boues polluées ? Où peut-on consulter les données ?
  •  et quid des boues chargées en pfas, le 21 février 2026 à 09h35
    Cela fait 50 ans que notre société de consommation use et abuse des produits contenant des pfas sans se soucier des conséquences de leur présence dans les eaux rejetées..Rendre obligatoire les analyses de ces polluants éternels est une nécessité mais se soucier de leur traitement devrait passer avant toute autre réflexion.
  •  Pourquoi un seuil aussi…, le 21 février 2026 à 09h21
    Favorable, mais le seuil des 10000 devrait être revu à la baisse , plus petit "on" a droit de rejetter. Un nombre de petit fait dépasser le seuil. Malheureusement !!
  •  Commentaire , le 20 février 2026 à 17h57
    La LQ actuellement demandée pour le TFA apparaît peu compatible avec les capacités analytiques des laboratoires prestataires, notamment au regard des contraintes techniques et des effets de matrice. Une adaptation des exigences selon le type d’eau analysée semble nécessaire afin de garantir la faisabilité et la robustesse des résultats. À ce titre, des LQ de 500 ng/L pour les eaux d’entrée et 200 ng/L pour les eaux en sortie de station constitueraient un compromis réaliste entre exigences de qualité et contraintes opérationnelles. Il est également recommandé de clarifier si la mesure du TFA doit être réalisée sur l’échantillon total, afin d’assurer une harmonisation des pratiques analytiques.
  •  Avis favorable, le 20 février 2026 à 15h46
    Je donne un avis favorable pour l’analyse de substances per- et polyfluoroalkylées dans les eaux en entrée et sortie de stations de traitement des eaux usées urbaines. Je regrette seulement que cela s’applique seulement aux villes de plus de 10 000 équivalent-habitants et pas à toutes les stations.
  •  LQ du TFA, le 20 février 2026 à 14h22

    Bonjour,

    La LQ demandée pour le TFA semble difficile à atteindre pour les laboratoires prestataires. Il conviendrait également d’adapter la LQ entre l’eau d’entrée, plus chargée et difficile à analyser, et l’eau de sortie de station. Une LQ de 500 ng/L en entrée et 200 ng/L en sortie semblerait plus réaliste.

  •  Coordination des intentions gouvernementales, le 20 février 2026 à 10h51
    C’est bien de réglementer les mesures d’analyse des polluants mais ce serait mieux si on en interdisait l’usage dans les pratiques agricoles et industrielles. Ayez le courage de coordonner vos intentions au plan gouvernemental et prenez de vrais mesures pas des pansements.
  •  Mesures des TFA sur les réseaux en unitaire, le 20 février 2026 à 10h01
    C’est une bonne mesure attendue d’ajouter l’analyse du TFA en sortie de STEP, cependant, des contrôles devraient également être effectués en sortie des déversoirs d’orages qui génèrent des flux importants d’eaux usées non traitées lors d’épisodes pluvieux depuis les réseaux construits en unitaires.