Projets de décret et d’arrêté ministériel modifiant les dispositions relatives à la filière à responsabilité élargie des producteurs des produits et matériaux de la construction du secteur du bâtiment

Vous pouvez consulter les projets de texte et faire part de vos observations, via le lien « déposer votre commentaire » en bas de page, jusqu’au 19 mai. Afin de faciliter la compréhension des modifications apportées, chaque projet de texte est présenté en version légistique et en version consolidée avec modifications apparentes.

Consultation du 23/04/2026 au 19/05/2026 - 1469 contributions

Contexte et objectifs :

La loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire a prévu la mise en place d’une filière à responsabilité élargie du producteur (REP) pour les produits ou les matériaux de construction du secteur du bâtiment (PMCB) destinés aux ménages ou aux professionnels.

La mise en œuvre opérationnelle de cette filière REP a commencé en 2023 suite à l’agrément délivré à quatre éco-organismes (ECOMINERO, ECOMOBILIER, VALOBAT et VALDELIA) en octobre 2022 pour répondre aux exigences du cahier des charges annexé à l’arrêté ministériel du 10 juin 2022. L’organisme coordonnateur (OCAB) a été agréé par arrêté du 17 février 2023 renouvelé le 30 juillet 2025. Depuis son lancement, la filière REP connait des difficultés : elle est jugée trop couteuse par les metteurs en marché et les détenteurs de déchets considèrent les services rendus insatisfaisants. C’est dans ce contexte que des travaux de refondation de cette filière ont été lancés en mars 2025.

Après près de 12 mois de concertation avec l’ensemble des parties prenantes (metteurs en marché, collectivités, distributeurs, professionnels du bâtiment, etc.), le Gouvernement propose une refondation de la filière pour corriger ses dysfonctionnements et renforcer son efficacité.

Les projets de décret en conseil d’état et d’arrêté ministériel modifiant les cahiers des charges des éco-organismes et des organismes coordonnateurs prévoient ainsi la mise en œuvre des orientations définies pour la refondation de la filière.

Contenu du projet de décret

Le projet de décret modifie les dispositions relatives à la filière REP PMCB pour tenir compte des orientations retenues pour la refondation de la filière notamment la révision des modalités de l’obligation de reprise des déchets de PMCB par les distributeurs, la définition du maillage par les conseils régionaux à l’échelle départementale, recentrer l’action des éco-organismes sur les déchets des produits ou matériaux dont la collecte et le traitement nécessitent d’être soutenus par la filière REP pour être développés, ainsi que des dispositions de clarification.

Le projet de décret comprend 13 articles.

L’article 1 modifie l’article R.541-160 du code de l’environnement pour faire porter l’obligation de reprise des déchets de PMCB par les distributeurs uniquement aux distributeurs inclus dans le maillage territorial défini à l’article R.543-290-5.

L’article 2 supprime les dispositions relatives aux possibilités de mutualisation avec un point de reprise situé à moins de cinq kilomètres pour les distributeurs définies à l’article R.541-161 du code de l’environnement, qui ne sont plus nécessaires compte-tenu des modifications induites par l’article 1.

L’article 3 précise à l’article R.543-289 du code de l’environnement, pour clarification, que les produits ou matériaux de construction relevant exclusivement du secteur des travaux publics sont exclus du champ d’application de la REP PMCB.

L’article 4 modifie l’article R.543-290-4 du code de l’environnement pour redéfinir les différents canaux de collecte des déchets et exclure la prise en charge par les éco-organismes des coûts de transport des déchets depuis les chantiers.

L’article 5 revoit les modalités relatives à la définition du maillage territorial pour les détenteurs de déchets professionnels prévues à l’article R.543-290-5 en confiant cette mission aux conseils régionaux. Cet article précise ce qui est attendu des installations incluses dans le maillage, à savoir la reprise de l’ensemble des déchets du bâtiment, et les critères que le maillage doit satisfaire (priorisation pour inclure les installations qui ne sont pas gérées par les collectivités territoriales, reprise des déchets dangereux et capacité de collecte correspondant à la quantité estimée de déchets de PMCB produit dans la zone). Le conseil régional définit le maillage à l’échelle départementale, en concertation avec les collectivités territoriales, les opérateurs de gestion de déchets, les représentants des entreprises du bâtiment et les distributeurs de PMCB. L’article prévoit qu’en l’absence de définition d’un maillage territorial par le conseil régional, l’éco-organisme propose un projet de maillage qu’il doit soumettre à l’accord du conseil régional. Cet article prévoit également que le cahier des charges en précise les modalités d’application, notamment les conditions de déploiement progressif dans les zones blanches (zones en déficit de points de reprise pour les détenteurs professionnels). Il prévoit que le maillage des détenteurs ménagers repose sur les installations gérées par les collectivités territoriales et les distributeurs volontaires.

L’article 6 modifie l’article R.543-290-6 du code de l’environnement pour revoir les modalités d’intervention des éco-organismes et notamment la couverture des coûts des opérations de gestion des déchets de PMCB en différenciant les matériaux dont la collecte et le traitement ne nécessitent pas d’être soutenus par les éco-organismes pour être développés, dits « matures » et les matériaux « non matures », qui nécessitent le soutien des éco-organismes pour en améliorer la gestion. L’article prévoit que les matériaux matures sont définis dans le cahier des charges des éco-organismes.

L’article 7 modifie l’article R.543-290-7 qui précise les modalités d’intervention des éco-organismes lorsqu’ils opèrent en soutien financier. La distinction des matériaux non matures y est ajoutée pour les déchets collectés en mélange avec d’autres types de déchets dans le cadre du service public de gestion de déchets.

L’article 8 abroge l’article R.543-290-9 du code de l’environnement qui prévoyait de limiter la prise en charge des coûts de transport depuis les chantiers et les entrepôts à 80% des coûts. La prise en charge des déchets, avec la modification de l’article R.543-290-4, intervient désormais au premier point de massification, le transport depuis les chantiers est exclu, sauf dans le cadre du déploiement du maillage dans les zones blanches.

L’article 9 modifie l’article R.543-290-10 du code de l’environnement afin d’apporter une clarification sur le fait que les éco-organismes ont l’obligation de proposer le dispositif de réfaction prévu au troisième alinéa du I de l’article L541-10-23 du code de l’environnement.

L’article 10 modifie l’article R.543-290-12 du code de l’environnement sur les missions confiées à l’organisme coordonnateur pour le mettre en cohérence avec les modifications relatives au déploiement du maillage défini par les conseils régionaux prévues à l’article 5.

L’article 11 prévoit la possibilité de fixer dans le cahier des charges des éco-organismes des mesures de progressivité relatives à la prise en charge des déchets pour lesquels la collecte et le traitement ne nécessitent pas d’être soutenus et l’établissement par les éco-organismes du maillage territorial.

L’article 12 précise que le décret entre en vigueur au 1er septembre 2026.

L’article 13 est l’article d’exécution.

Contenu du projet d’arrêté ministériel

Le projet d’arrêté ministériel remplace les cahiers des charges des éco-organismes et des organismes coordonnateurs figurant aux annexes I et III de l’arrêté du 10 juin 2022.
Il prévoit également que les éco-organismes et l’organisme coordonnateur déposent un dossier de demande d’agrément dans un délai d’un mois après la publication de l’arrêté ministériel remplaçant les cahiers des charges, s’ils souhaitent poursuivre leur agrément à compter du 1er janvier 2027.

Le projet d’arrêté ministériel comprend 3 articles.

Le premier article dispose que les cahiers des charges des éco-organismes et des organismes coordonnateurs sont remplacés par les cahiers des charges annexés.

L’article 2 de l’arrêté prévoit que les éco-organismes qui souhaitent poursuivre leur agrément transmettent au plus tard un mois après la publication de l’arrêté un dossier de demande d’agrément.

L’article 3 précise la date d’entrée en vigueur de l’arrêté au 1er septembre 2026.

L’article 4 est l’article d’exécution.

  • L’annexe I modifie substantiellement le cahier des charges des éco-organismes et prévoit les principales mesures suivantes :

-  Le chapitre 1 relatif aux orientations générales précise les modalités d’intervention des éco-organismes (paragraphe 1.1) en introduisant la liste des matériaux appelés « matures » pour lesquels la collecte et le traitement ne nécessitent pas d’être soutenus par les éco-organismes pour être développés. Les matériaux « matures » sont les déchets de produits ou matériaux minéraux (déchets inertes principalement), de produits ou matériaux à base de métal et de bois et, à compter du 1er janvier 2027, sont ajoutés les déchets de produits ou matériaux à base de plâtre.
Les éco-organismes agréés sont tenus de mettre en œuvre les actions pour le développement de l’éco-conception et du réemploi, contribuent à la résorption des dépôts sauvages et établissent le maillage territorial défini par les conseils régionaux.
En dehors des territoires d’outre-mer, les éco-organismes pourvoient ou couvrent les coûts de la collecte séparée et du traitement des déchets non matures et versent un soutien financier forfaitaire fixé à 2€/t pour les opérations de tri et de traçabilité pour les déchets matures.
Dans les territoires d’outre-mer, les éco-organismes pourvoient ou couvrent les coûts de la collecte séparée et du traitement pour l’ensemble des déchets du bâtiment.
Les modalités relatives aux contributions financières et aux soutiens pour la gestion de déchets sont précisées dans ce chapitre. Des délais de prévenance de 9 mois sont prévus pour les éco-organismes entre la publication et la mise en application de leurs barèmes d’éco-contributions, ainsi que pour l’information des opérateurs concernant la modification des barèmes de soutien pour la gestion des déchets. L’affichage du montant des soutiens perçus par les opérateurs de gestion de déchets doit être réalisé sur les factures fournies aux détenteurs de déchets.
Un observatoire environnemental et économique est mis en place et confié à l’ADEME.

- Le chapitre 2 relatif à l’éco-conception est modifié pour prévoir la mise en place d’un groupe de travail dédié et mettre à jour les échéances de rendu de l’étude dédiée à la déconstruction sélective.

- Le chapitre 3 concernant les dispositions relatives à la collecte et à la valorisation des déchets de PMCB est modifié pour réviser les objectifs de collecte, rendus opposables et ciblés sur les déchets non matures, et introduire des objectifs pour les territoires d’outre-mer. En ce qui concerne les objectifs de recyclage et de valorisation, les objectifs pour les matériaux non matures sont fixés pour 2027 et 2030 et une étude est demandée pour proposer une trajectoire permettant d’atteindre des objectifs équivalents en outre-mer. Enfin, des objectifs de recyclage et de valorisation spécifiques à certains flux de déchets non matures sont définis, ainsi que des objectifs indicatifs de recyclage sur le territoire national. Une étude annuelle est prévue permettant d’évaluer les quantités de déchets matures collectés et valorisés.
En cas de non atteinte des objectifs, les éco-organismes doivent prévoir une enveloppe, appelée enveloppe à la performance, utilisée pour lever les freins à l’augmentation des performances. Le montant de cette enveloppe est calculé en fonction de l’écart constaté entre les performances et les objectifs fixés.

Les dispositions relatives au maillage sont revues pour prévoir les modalités de sa définition par les éco-organismes en cas d’absence de définition par les conseils régionaux, et préciser la hiérarchie à respecter entre les installations de collecte à inclure dans le maillage.

Pour les dispositions relatives à la prise en charge des déchets, il est prévu que les éco-organismes puissent limiter leur soutien aux points de maillage. Ils sont tenus de procéder à la signature des contrats avec les collectivités en charge du service public de gestion des déchets dans un délai ne pouvant excéder 3 mois à compter de la transmission de la demande. Ils peuvent limiter les soutiens aux déchets des ménages pris en charge au niveau des déchetteries publiques à compter du 1er janvier 2028 en l’absence de mesures prises par la collectivité visant à ne plus accepter les déchets des professionnels dans leurs installations.

Pour les déchets issus des catastrophes naturelles ou accidentelles, les éco-organismes reprennent sans frais les déchets de PMCB, y compris les déchets matures.

Les échéances définies pour les études non réalisées à date et pour la mise en œuvre des outils sont mises à jour, notamment l’étude sur le gisement de déchets et les outils uniques pour la traçabilité et à destination des détenteurs qui sont attendus pour le 1er janvier 2027. L’accord du comité technique opérationnel est par ailleurs demandé avant la mise en œuvre des outils.

- Le chapitre 4 relatif au réemploi et à la réutilisation des PMCB est révisé afin de demander un bilan intermédiaire évaluant les résultats des plans d’actions mis en œuvre. Il fixe également des objectifs globaux pour le réemploi pour 2027 et 2030 ainsi que des objectifs spécifiques pour des types de produits ou matériaux mentionnés. Enfin, les éco-organismes doivent soutenir les opérations de dépose sélective, de transport, de stockage et de reconditionnement à des fins de réemploi ou de réutilisation.

- Le chapitre 5 est modifié pour supprimer l’objectif de moyen relatif à l’information et à la sensibilisation, tout en conservant les objectifs de résultat.

- Le chapitre 6, consacré aux dispositions relatives à la progressivité de la mise en place de la filière REP prévoit des mesures pour le déploiement du maillage territorial notamment dans les zones blanches dans lesquelles les éco-organismes doivent établir des contrats de transition qui déterminent les modalités et le calendrier de déploiement de nouveaux points de reprise. Dans ces zones blanches, les éco-organismes sont tenus de proposer et mettre en œuvre des services de reprise de déchets de PMCB en tout point du territoire, auprès des entreprises du bâtiment qui massifient leurs déchets et de ne pas appliquer le plafond prévu pour les déchetteries publiques. Un bilan semestriel est demandé aux éco-organismes sur l’avancement de l’établissement du maillage.

La progressivité en ce qui concerne la distinction des matériaux matures et non matériaux prévoit que jusqu’au 31 décembre 2026, les déchets matures continuent d’être pris en charge au niveau des points d’apports de déchets.

  • L’annexe II modifie le cahier des charges des organismes coordonnateurs et prévoit les principales mesures suivantes :

En plus des missions déjà prévues, l’organisme coordonnateur est chargé du suivi du déploiement du maillage territorial. Il organise les travaux des éco-organismes afin que le maillage soit déployé pour le 31 décembre 2029 au plus tard. A ce titre, il désigne le ou les éco-organismes chargés de déployer le maillage dans les zones blanches et d’établir les contrats de transition.

La date du 30 juin est introduite dans le cahier des charges comme échéance annuelle pour la proposition pour accord aux ministres chargés de l’environnement et de l’économie du résultat provisoire de l’équilibrage.

Par cohérence avec le cahier des charges des éco-organismes, les échéances pour la mise en œuvre des outils de traçabilité et à destination des détenteurs pour simplifier l’accès aux points de reprise sont revues et l’accord du comité technique opérationnel est demandé.

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Commentaires

  •  GAUVRIT Menuiserie Charpente Vendée, le 13 mai 2026 à 10h19

    Réponse de l’entreprise de menuiserie charpente GAUVRIT SARL de 1 salarié, installé dans le département de la Vendée.
    Mon entreprise artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité).

    Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais à partir du 31 décembre 2026.

  •  SARL GUILBERT Frères, 9 salariés, entreprise de bâtiment dans le 62 Pas de calais , le 13 mai 2026 à 10h16

    Mon entreprise artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. Voilà pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité).

    Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais à partir du 31 décembre 2026.

  •  STOP à une nouvelle contrainte inefficace pour les petits artisans, le 13 mai 2026 à 10h07
    Les petites entreprises artisanales du bâtiment subissent déjà une accumulation de contraintes administratives, réglementaires et financières. Aujourd’hui, un nouveau projet visant à taxer les petits déchets de chantier et à imposer leur recyclage dans des centres de tri spécifiques risque de fragiliser encore davantage nos métiers. Sur le papier, cette mesure se veut écologique. Dans la réalité du terrain, elle sera surtout pénalisante, coûteuse et contre-productive. Une organisation impossible pour les petits artisans Dans notre activité de rénovation, nous produisons quotidiennement de petites quantités de déchets de chantier. Aujourd’hui, nous pouvons les déposer facilement dans une déchetterie située à proximité, à seulement un kilomètre. Avec cette nouvelle obligation, les centres de tri agréés pourraient se trouver jusqu’à 10 kilomètres ou plus. Cela signifie : davantage de trajets quotidiens ; plus de temps perdu ; une hausse du carburant et des coûts ; une augmentation de la pollution liée aux déplacements. Contrairement aux grandes entreprises, les petits artisans n’ont ni les moyens logistiques ni les espaces nécessaires pour stocker les déchets afin de limiter les déplacements. Nos véhicules servent avant tout à travailler, pas à devenir des centres de stockage mobiles. Une mesure qui ne sera pas écologique Cette réforme prétend défendre l’environnement, mais elle risque de produire l’effet inverse. Multiplier les trajets pour transporter de faibles volumes de déchets augmentera mécaniquement les émissions de CO₂ et la circulation. Et si les déchets sont laissés à la charge des particuliers ? Le problème restera le même : chaque client devra effectuer lui-même plusieurs déplacements en déchetterie. Là encore, le bilan écologique sera mauvais. Avant d’imposer de nouvelles contraintes aux petites entreprises locales, il faudrait déjà agir plus fortement auprès des grands industriels afin de réduire à la source les emballages, les matériaux non recyclables et l’impact global des déchets. Des artisans déjà à bout Les artisans du bâtiment travaillent bien au-delà des 35 heures hebdomadaires. Nous assurons les chantiers, les devis, les commandes, les déplacements, l’administratif, les SAV et les urgences. Beaucoup d’entre nous continuent à travailler malgré des problèmes de santé, faute de pouvoir s’arrêter. À cela s’ajoutent : les certifications toujours plus nombreuses ; les normes administratives ; les charges ; les contrôles ; les obligations de traçabilité. Chaque nouvelle règle éloigne un peu plus les artisans de leur cœur de métier : travailler et servir leurs clients. Il faut arrêter d’écraser les petites entreprises Les artisans ne refusent pas l’écologie. Nous sommes favorables au recyclage lorsqu’il est réaliste, local et compatible avec les contraintes de terrain. Mais ajouter une réglementation lourde sur de très petits volumes de déchets est disproportionné et inefficace. Cette mesure risque surtout : de pénaliser les petites structures ; d’augmenter les coûts pour les clients ; de générer davantage de déplacements et donc davantage de pollution ; de décourager encore plus les vocations artisanales. Les petites entreprises artisanales font vivre les territoires, forment des apprentis et assurent des services indispensables au quotidien. Il est temps que les décideurs prennent en compte la réalité du terrain.
  •  Réponse de la SARL Olivier JABOUILLE - pose de gouttières en aluminium, planches de rive et lambris PVC - 5 salariés - installée en Charente (16), le 13 mai 2026 à 10h05
    Mon entreprise artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité). Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais à partir du 31 décembre 2026.
  •  Contribution du syndicat mixte Decoset (1.2 millions d’habitants), le 13 mai 2026 à 09h59
    le projet décret mis en consultation est susceptible d’avoir des conséquences très pénalisantes pour les entreprises des territoires, la qualité du service public offert aux citoyens et sur les équilibres financiers des établissements publics en charge de la gestion de la compétence élimination des déchets ménagers et assimilés.   Sur un plan général, il convient de noter que ce projet répond spécifiquement et uniquement aux préoccupations des industriels metteurs sur le marché qui ont parfois constitué des réserves financières importantes sans pour autant, jusqu’à maintenant, fait face à leurs responsabilités.   Ce projet semble totalement déconnecté des réalités du terrain et des enjeux des territoires, de leurs entreprises et de leur population. Il ne prend pas en considération les différences entre le territoires urbains et territoires ruraux et néglige les enjeux de proximité et d’accessibilité au service public pour les entreprises comme pour les particuliers.    Il contrevient en outre au principe pollueurs / payeurs inscrit non seulement dans la réglementation européenne mais également dans la législation française. Il constitue une régression par rapport aux objectifs de la loi AGEC. Cette loi fixait un cap clair, transférait au metteur sur le marché la responsabilité financière et opérationnelle de la gestion des déchets du bâtiment. Le dispositif envisagé conduirait à réduire drastiquement le périmètre de la REP, à affaiblir la montée en puissance des éco organismes, à maintenir les collectivités comme financeur de fait avec des pertes financières très substantielle, et enfin à rendre délicat l’atteinte des objectifs de reprise gratuite et de maillage territorial.   En outre, ce projet concerne essentiellement les déchets produits par les professionnels et méconnait complètement les déchets produits par les ménages et déposés dans les déchetteries publiques.   Plus spécifiquement, la distinction entre déchets matures et non matures n’est pas opérante. Elle conduit à exonérer de REP près de 85 % du gisement des déchets du bâtiment actuellement gérés par les collectivités. Cette notion est par ailleurs dépourvue de toute base objective. Elle risque de conduire à des difficultés de définition et donc à des interprétations divergentes, sources de contentieux. Si cette notion était retenue pour la REP PMCB, elle pourrait en outre être reprise par d’autres REP avec des effets dévastateurs sur l’organisation opérationnelle et sur les équilibres financiers des collectivités publiques. Pour un syndicat mixte comme Decoset, cette distinction pourrait conduire à une diminution des soutiens pour la partie financière de la REP PMCB auquel s’ajouterait la passation de marchés de traitement pour la partie opérationnelle de la REP. Le montant total de la perte de recettes et de l’accroissement des dépenses est évalué à 1.8 M€ par an correspond à une augmentation de l’ordre de 15% du coût des déchetteries. Bien évidemment cette hausse se répercutera inévitablement sur la fiscalité et les redevances des citoyens. Par ailleurs, à l’heure ou l’Etat demande aux collectivités de faire des économies de gestion, cette modification entrainerait une augmentation de dépenses de fonctionnement très substantielle.   L’application du décret pourrait par ailleurs conduire certaines collectivités à ne plus accueillir les professionnels ou les déchets matures des usagers, leur demandant d’utiliser les espaces gérés par les enseignes commerciales avec une forte insatisfaction de ces dernières, des entreprises du bâtiment / travaux publics et des usagers et probablement une multiplication des dépôts sauvages.   Il est donc urgent de préserver une REP PMCB complète, cohérente et opérationnelle en maintenant l’intégralité du périmètre de la REP actuelle en garantissant son financement effectif et pérenne, en renforçant les obligations des éco organismes notamment en matière de maillage territorial, en prévoyant des relations contractuelles équilibrées entre collectivités et Eco organismes et en mettant en place un contrôle effectif de l’État pour s’assurer que les obligations contractuelles des éco-organismes sont effectivement assurés.
  •   EURL CDMS entreprise d’électricité dans le Pas de Calais, le 13 mai 2026 à 09h56

    Mon entreprise artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité).

    Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais à partir du 31 décembre 2026.

  •  MENUISERIE CHARPENTE PENLOUP BILLET 85, le 13 mai 2026 à 09h56
    Mon entreprise de menuiserie Charpente Penloup Billet d’ un salariés, installée dans le département de la Vendée artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité). Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais à partir du 31 décembre 2026.
  •  Entreprise GUIDO Alpes maritimes , le 13 mai 2026 à 09h48

    Mon entreprise artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité).

    Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais à partir du 31 décembre 2026.
    pensons aux territoires ruraux très éloignés des déchetteries professionnelles.

  •  Charpente-Couverture SAS CCMV de 4 salariés dans l’orne, le 13 mai 2026 à 09h47

    Mon entreprise artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité).

    Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais du 31 décembre 2026.
    On paie déjà bien assez pour tout cela.

  •  l évacuation des déchet doit rester sans frais , le 13 mai 2026 à 09h40
    Mon entreprise artisanale est confronté tout les jours à de l évacuation de déchets et d ancien ouvrants de fenêtres . C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonnes dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité). car je ne comprend pas pourquoi les particuliers ont droit à l évacuation en déchèterie de collectivité mais pas les entreprises travaillant pour ces mêmes particuliers Je suis opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais à partir du 31 décembre 2026.
  •   « Sarl peinture and co », 5 salariés, Isère , le 13 mai 2026 à 09h38

    Mon entreprise artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité).

    Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais à partir du 31 décembre 2026

    SARL

  •  SARL EUDO David - Chauffage/Fumisterie - 13 salariés - Saône et Loire, le 13 mai 2026 à 09h31
    Mon entreprise artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité). Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais à partir du 31 décembre 2026 !
  •  RENOVATION DE BATIMENTS BATITECH 3 PERSONNES TARN ET GARONNE 82, le 13 mai 2026 à 09h22
    Mon entreprise artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité). Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais à partir du 31 décembre 2026.
  •  SARL VILLAIN, Maçonnerie, Couverture avec 3 salariés dans les Deux-Sèvres, le 13 mai 2026 à 09h21
    La gestion des déchets de chantier ne doit pas être un frein pour nos entreprises artisanales. Je demande que la reprise sans frais des déchets triés (jusqu’à 1,5 tonne) soit pérennisée dans tous les points de collecte, qu’il s’agisse de distributeurs ou de déchèteries (professionnelles ou de collectivité) . Je m’oppose donc formellement à l’échéance du 31 décembre 2026 qui prévoit la fin de ce dispositif essentiel.
  •  Entreprise de plomberie chauffage SUD 29 CHAUFFAGE , le 13 mai 2026 à 09h14

    Il est essentiel de rétablir une vérité fondamentale : les entreprises du bâtiment ne « produisent » pas de déchets pour leur propre compte. Les gravats, métaux et emballages générés sont le produit direct des travaux réalisés pour nos clients (particuliers, collectivités ou marchés publics). Ce sont les déchets du cadre de vie des citoyens, et non ceux de l’entreprise elle-même.

    Une taxe sur le logo, pas sur la matière
    Le système actuel crée une aberration flagrante. Un même déchet change de statut juridique et financier selon le véhicule qui le transporte :

    Dans le coffre d’un particulier : le dépôt est gratuit.

    Dans la benne d’un artisan : le dépôt devient payant.

    Conclusion : La taxe ne porte pas sur la nature du déchet, mais sur l’identité de celui qui le déplace. Nous sommes taxés parce que nous sommes des professionnels en activité, et non pour l’impact environnemental de la matière traitée.

    Les conséquences d’une gestion punitive
    Aucune entreprise ne génère de déchets par plaisir. Chaque mètre cube de gravats représente du temps, de la manutention et de la logistique. En rendant l’accès aux déchetteries onéreux et complexe pour les professionnels :

    On pénalise le travail : On ajoute un coût supplémentaire à l’acte de construire ou de rénover.

    On favorise les dérives : Ce type de comportement administratif est le premier moteur du dépôt sauvage dans nos campagnes. L’accessibilité universelle et gratuite est le seul rempart efficace contre la pollution visuelle et environnementale.

    Notre revendication
    Nous demandons une égalité de traitement : un déchet doit être pris en charge gratuitement, quelle que soit son origine ou le véhicule qui l’achemine.

    La transition écologique ne doit pas reposer sur une taxation discriminatoire des artisans, mais sur un service public cohérent et incitatif qui facilite la valorisation des matériaux pour tous.
    Non à la disposition qui supprime la reprise gratuite des déchets , l

    Mon entreprise artisanale du bâtiment sud 29 chauffage (Plomberie Chauffage) dans le Finistère a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité).

    Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais à partir du 31 décembre 2026
    NON à la suppression de la reprise sans frais des déchets,
    Les entreprises artisanales du bâtiment ont besoin de pratiques simples de gestion des déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais des déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité). Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais du 31 décembre 2026.

  •  DAMIEN MICHENAUD sas, 85 Vendée., le 13 mai 2026 à 09h09
    Mon entreprise artisanale du bâtiment (Menuiserie), composée de 9 salariés a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité). Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais à partir du 31 décembre 2026.
  •  Electricité Plomberie Chauffage, Ets PUAUD SARL, 1 salarié , installée en Vendée (85), le 13 mai 2026 à 09h02

    Mon entreprise artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité).

    Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais à partir du 31 décembre 2026.

    PUAUD François, Gérant

  •  Ent SANI ELEC SERVICES Maing, artisan, le 13 mai 2026 à 08h35
    Pourquoi faire payer les artisans, alors que cela est gratuit pour les particuliers. Il suffit parfois d’aller avec les déchets de l’entreprise dans une voiture particulière et c’est gratuit. C’est complètement idiot et après on s’étonne qu’il y a des dépôts sauvages dans les campagnes, déposés par des entreprises de rénovation, car on y trouve placo, laine de verre, fenêtres, amiante. Là aussi particuliers également payons pour faire enlever de l’amiante, ce sont aux propriétaires actuels de payer pour l’enlèvement de cette amiante, cela devrait être gratuit pour tous. Contre cette loi !
  •  De la part de DANEL RENOVATION, entreprise artisanale du bâtiment de 20 personnes à Lyon, Rhône., le 13 mai 2026 à 08h34

    Dans l’agglomération lyonnaise et en particulier en centre ville, les coûts annexes aux travaux (frais de stationnement, livraison, approvisionnement, gestion des déchets de chantier) représentent 5 à 10% du coût d’un chantier de rénovation.

    A ces coûts en forte augmentation ces dernières années s’ajoutent pour les propriétaires la perte de m2 pour l’isolation intérieure, l’encadrement des loyers pour les locations, la pression sur la performance énergétique, la réduction des aides sur l’amélioration de l’enveloppe du bâtiment et, entre autres, les taux d’intérêts plus élevé qu’avant Covid.

    Nous ressentons les conséquences de cela depuis quelque temps : plus d’hésitations, des compromis peu judicieux, des prises de décisions biaisées par des incitations contradictoires (notamment lié aux aides…) => une activité fragilisé pour nos entreprises artisanales.

    Si l’on veut être en cohérence avec le choix de la rénovation plutôt que l’urbanisation expansive, il faut que les propriétaires puissent suivre et les artisans avec !

    Un appartement à rénover ce sont des petits volumes de déchets à évacuer : impossible de mettre une benne systématiquement ! C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité).

    Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais à partir du 31 décembre 2026.

  •  plomberie /chauffage. SAS PERNET 6 salariés , installé dans le département de la somme 80 le 12 mai 2026, le 13 mai 2026 à 08h30
    Mon entreprise, petite PME, traite ses déchets , les cartons, les plastiques que nous payons au service de trie . Les gravats et autre déchets sont mis en déchetterie et je souhaite que cela reste gratuit .