EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet d’arrêtés 1) fixant les condition et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup et 2) fixant le nombre de spécimens de loups dont la destruction pourra être autorisée chaque année

Du 17/08/2020 au 13/09/2020 - 9490 commentaires

L’augmentation de la prédation du loup, en lien avec l’augmentation de la population lupine et de son aire de répartition, ont conduit à mettre en place depuis plusieurs années une politique d’intervention sur la population de loups, pour renforcer la protection des troupeaux.

Le seuil de viabilité démographique du loup, que le PNA « loup et activités d’élevage » a reconnu comme étant de 500 individus, a été atteint en 2019. Dès lors, des propositions de modification du protocole d’intervention sur la population de loup ont été formulées pour l’année 2019 puis pour 2020, visant notamment à intervenir plus efficacement sur les foyers d’attaque.
Après avoir fait le bilan de l’expérimentation menée en 2019, il est proposé d’intégrer de manière pérenne certains points dans le protocole d’intervention.

Les projets d’arrêté soumis à consultation abrogent et remplacent les arrêtés « cadre » et « plafond » publiés en février 2018.

I. Contexte

a) Contexte général

Le loup est une espèce « strictement protégée », inscrite à l’annexe II de la Convention de Berne, mais aussi aux annexes II et IV la Directive 92/43/CEE dite « Habitats, Faune, Flore », où il est classé « prioritaire d’intérêt communautaire ». Toutefois des dérogations à la protection sont prévues par ces textes pour prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques, à condition qu’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes et que les opérations ne nuisent pas au maintien du bon état de conservation de la population de loups. Le respect de la première condition est garanti par le fait que les tirs sont subordonnés à l’existence de mesures de protection des troupeaux ; le respect de la seconde est garanti par la fixation d’un nombre maximal de spécimens pouvant être détruits chaque année, en fonction de l’évolution de la population.

Depuis son retour naturel en 1992, le loup voit croître sa population et son aire de répartition. L’augmentation de la prédation qui en a résulté (près de 12 500 animaux domestiques tués en 2019, principalement ovins et caprins) a conduit à mettre en place depuis plusieurs années une politique d’intervention pour contenir le phénomène en complément des mesures de protection des troupeaux. Cette politique s’inscrit dans le Plan national d’action (PNA) « loup et activités d’élevage » 2018-2023 publié le 19 février 2018, qui a pour double objectif d’assurer la viabilité de la population de loups et de réduire les dommages sur les troupeaux.

b) Encadrement réglementaire des tirs : dispositions de base et expérimentation 2019-2020

Le cadre actuel d’intervention sur la population de loup est constitué de l’arrêté cadre du 19 février 2018 qui fixe les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus). Il définit les types de tirs autorisés pour la défense des troupeaux et la lutte contre la prédation (les tirs de défense réalisés à proximité des troupeaux, et les tirs de prélèvement pouvant être autorisés sur des secteurs déterminés).

Cet arrêté « cadre » est complété par un arrêté « plafond » qui fixe le pourcentage maximum de loups pouvant être détruit chaque année par rapport à la population estimée, en se fondant sur les données du suivi hivernal de la population de loup fournies par l’Office français de la biodiversité (OFB). Il revient ensuite au préfet coordonnateur du PNA « loup et activités d’élevage » de définir chaque année le nombre de loups correspondant au pourcentage.

Ce cadre réglementaire, cohérent avec les objectifs du PNA, a été modifié au moyen de dispositions expérimentales dès juillet 2019, suite à l’atteinte du seuil de viabilité démographique de la population lupine en France, fixé à 500 individus par l’expertise collective scientifique réalisée en 2017.

Ces dispositions expérimentales ont visé à réduire le niveau de prédation, notamment dans les foyers d’attaque, en privilégiant davantage les tirs de défense en complément des mesures de protection. Elles ont été reconduites en décembre 2019 pour l’année 2020. Leur bilan fait apparaître les points suivants :

• Elles ont permis une stabilisation du nombre d’attaques et de victimes dans un contexte de croissance continue de la population lupine. En effet, le bilan hivernal 2019-2020 réalisé par l’OFB fait état de 97 zones de présence permanente, dont 80 constituées en meutes pour un effectif total estimé de 580 individus, alors qu’en 2019, on comptait 92 zones de présence permanente, dont 70 constituées en meute, pour un total estimé de 530 individus.
• Elles ont également rempli leur objectif de renforcement de la défense des troupeaux attaqués : d’une part sur les 98 loups détruits, 90 l’ont été par tir de défense, simple ou renforcé, et seulement 4 en tir de prélèvement ; d’autre part les éleveurs ont pu défendre leurs troupeaux tout au long de l’année puisque le deuxième plafond, fixé à 100 loups, n’a pas été atteint.

Le projet de dispositif pérenne soumis à la consultation publique a été établi sur la base du bilan de cette expérimentation : il en reprend les éléments jugés positifs et écarte ceux dont la valeur ajoutée n’a pas été démontrée.

c) Evolution parallèle du dispositif de protection des troupeaux

Cette évolution du cadre d’intervention est doublée par une évolution du dispositif de protection des troupeaux, qui a été renouvelé par l’arrêté du 28 novembre 2019 « relatif à l’opération de protection de l’environnement dans les espaces ruraux portant sur la protection des troupeaux contre la prédation » (arrêté OPEDER). Ce dernier instaure notamment un déplafonnement des aides pour le gardiennage des troupeaux situés dans les foyers de prédation et ouvre l’aide financière à l’acquisition des chiens de protection aux éleveurs situés sur les fronts de colonisation.

Par ailleurs, une étude sur les élevages les plus attaqués a été lancée en 2019 afin de mieux comprendre les défaillances des mesures de protection et proposer des solutions aux éleveurs concernés. Cette étude constitue l’un des piliers de l’observatoire des mesures de protection, qui s’appuiera aussi sur les analyses d’agents de terrain déployés dans le cadre du programme Life Wolfalps mené par l’Italie. Enfin, un groupe de travail a commencé à établir les critères pouvant conduire à la reconnaissance de la non protégeabilité des troupeaux.

II. Contenu des textes

a) Projet d’arrêté « cadre »

Par rapport au texte du 19 février 2018, le projet d’arrêté comporte les évolutions suivantes :

• Affirmation du principe de concentration des moyens d’intervention sur les élevages ou territoires les plus touchés par la prédation, en particulier lorsque le plafond de destruction est proche d’être atteint (art. 2.II).
• Suppression de la mention de la DDT(M) en tant que chargée de la réalisation des analyses technico-économiques pour établir la reconnaissance de non protégeabilité : ce ne sont en effet pas les DDT(M) qui réalisent ces études mais des prestataires extérieurs, permettant de faire appel à des compétences techniques complémentaires. Ces analyses restent soumises à la validation du préfet de département qui est chargé de reconnaître la non protégeabilité après avis du préfet coordonnateur (art. 6).
• Suppression de la procédure de suspension pendant 24 heures de tous les tirs à l’atteinte du plafond minoré de 4 individus. L’opération de suspension est très lourde et disproportionnée par rapport au risque de dépassement du plafond, la pratique montrant que ce risque est très faible, notamment à l’approche du plafond « majoré » (cf. arrêté « plafond »).

Concernant les tirs de défense :

• Evolution du tir de défense renforcée (comprenant plusieurs tireurs), qui sera recentré sur les troupeaux ayant subi plus de 3 attaques depuis 12 mois, en tenant compte du « territoire » où se situe l’élevage et non plus de la commune, qui n’est pas un échelon pertinent pour caractériser l’activité agricole et la densité de prédation (art. 17.II.2).
• Suspension de l’autorisation du tir de défense renforcée dès qu’un loup est tué, afin d’éviter les tirs doublés qui risquent de déstabiliser la meute sans assurer une meilleure défense des troupeaux (art. 17.III). Cette mesure n’est pas nécessaire pour le tir de défense simple, car il est pratiquement impossible pour un tireur seul d’abattre successivement deux loups après avoir identifié la cible.
• Obligation d’envoyer en début d’année à la DDT(M) une copie du registre de tirs, nécessaire pour justifier la délivrance d’autorisation de tir de défense renforcée et de tirs de prélèvement. L’envoi annuel est actuellement prévu en juillet, ce qui n’est pas judicieux au regard du pic d’activités des éleveurs en cette période (art. 13).
• Interdiction de l’usage des modérateurs de son (silencieux) pour les tirs de défense (art. 12) qui peuvent conduire à tuer deux loups successivement au même endroit. Le bruit de la détonation doit être assimilé par les autres loups comme un signal de danger associé à la proximité du troupeau.

Concernant les tirs de prélèvement :

• Passage de deux types à un seul type de tirs de prélèvement. L’exposition continue du troupeau à la prédation du loup, qui conditionne actuellement le tir de prélèvement simple, conditionnera désormais tous les tirs de prélèvement.
• Limitation du tir de prélèvement aux cas de dommages exceptionnels, après avis du préfet coordonnateur, en cas d’échec de deux tirs de défense renforcée (art. 22). En lien avec le caractère exceptionnel de ce type de tir, l’envoi au préfet du bilan de chaque opération sera exigé à l’issue de celle-ci et non plus en fin d’année (art. 29).
• Extension de la durée de validité de l’autorisation de tir de prélèvement, qui passera de 1 mois renouvelable à 3 mois non renouvelables, et extension de la période d’utilisation du tir de prélèvement, qui débutera au 1er juillet au lieu du 1er septembre et s’étend jusqu’au 31 décembre (art. 20) ; ces assouplissements visent à ne pas ajouter de restrictions temporelles excessives à l’utilisation de ces tirs, sachant que les conditions de recours à ces tirs seront plus strictes.

Par ailleurs, la possibilité de mettre en œuvre des opérations d’effarouchement sera maintenue, mais cette mise en œuvre n’est pas un préalable obligatoire aux tirs létaux, puisque les mesures de protection sont réputées plus efficaces que les effarouchements pour réduire la prédation.

b) Projet d’arrêté « plafond »

Le projet d’arrêté définit le pourcentage de la population de loups qui pourra être abattu, en tenant compte des résultats des derniers comptages.

La définition du plafond de prélèvements de 2019 a été construite sur une étude conjointe du MNHN-ONCFS de février 2019. Celle-ci avait établi un fort taux d’accroissement de la population conduisant pour 2019 à augmenter de manière expérimentale le plafond de loups tués en passant de 10 (+ 2) % à 17 (+ 2) %.

Or les résultats du suivi hivernal 2019-2020 réalisé par l’OFB ont fait état d’une poursuite de la croissance de la population, malgré l’augmentation du nombre de loups tués.

Par ailleurs, en décembre 2019, le Conseil d’État a censuré la disposition qui prévoyait la possibilité donnée au préfet coordonnateur d’accorder des autorisations de tirs allant au-delà du plafond dès lors qu’elle n’était encadrée ni par une limite quantitative ni par des conditions précises.

Le présent projet d’arrêté prend en compte ces deux éléments, en :
• fixant le plafond de destruction à 19 % de l’effectif de loups ;
• instaurant un palier à 17 % de cet effectif, après l’atteinte duquel seuls les tirs de défense (simple et renforcée) et les tirs de prélèvement dans les zones difficilement protégeable seront autorisés ;
• prévoyant qu’en application de l’article 2 du décret du 12 septembre 2018, lorsque le plafond de 19 % est atteint avant la fin de l’année civile, le préfet coordonnateur a la possibilité d’autoriser la poursuite des tirs de défense simple dans la limite de 2 % de l’effectif, en vue de permettre la défense des troupeaux tout le long de l’année.

À cet égard, les instructions données par le préfet coordonnateur doivent permettre de contrôler l’utilisation des tirs afin de ne pas dépasser le plafond de 19 %. Ainsi, l’instruction produite le 3 février 2020 a permis de réduire de moitié les tirs au premier semestre 2020 par rapport à 2019 (22 contre 43), conservant le recours aux tirs pour la période des estives où les attaques sont les plus nombreuses, et minimisant les tirs pendant la période de reproduction (mars-avril).

Enfin, il est rappelé que l’évaluation de l’impact des tirs sur la population de loups est assurée à travers le suivi hivernal et estival réalisé par l’OFB : l’évolution du nombre de zones de présence permanente, de meutes et du taux de croissance de la population est mesurée afin de pouvoir réviser la politique d’intervention si nécessaire.

III. Procédure

Le CNPN a examiné les projets d’arrêtés le 2 juillet 2020 et a rendu son avis le 12 juillet.

La consultation publique est ouverte du 17 août au 13 septembre 2020.


Télécharger :

Commentaires
  •  Tris : scientifiquement absurdes , par Gwenael , le 12 septembre 2020 à 16h47

    Opérer des tirs de loups, à l’aveugle ou non, est absurde. Aussi absurde que les tirs de renards. Les renardes adaptent le nombres de petits en fonction de la quantité de nourriture disponible sur son territoire. Il y aura donc TOUJOURs le meme nombre de renards, quelques soit le nombre d’individus éliminés.
    Tirer des loups va exploser des meutes et faire des loups solitaires qui vont chasser en gaspillant. Donc bien plus de bêtes chassées que ce qu’ils ont besoin.
    De plus, on voit de plus en plus de chevreuils. Ils vont les réguler.
    L’Humain n’est pas le seul prédateur. Mais son égo minablement démesuré lui fait croire le contraire.
    Écoutez les spécialistes (Faride Benhammou par exemple), regardez les etudes internationales (Yellowstone au USA entre autre). Ayons plus d’humilité.
    On partage la Terre, on en est pas les propriétaires !!
    Non aux tirs !!

  •  Contre l’abattage des loups, par Tonicello , le 12 septembre 2020 à 16h46

    Le loup est une espèce indigène en France éradiquée à tort car nécessaire à la biodiversité. C’est à l’homme de s’adapter à son environnement au lieu de tout détruire.

  •  Moi aussi j’ai fais un rêve..., par Erome Bob , le 12 septembre 2020 à 16h45

    Oui, la consultation publique à laquelle je répondais était prise en compte comme l’avis de la communauté scientifique, du Conseil National de Protection de la Nature..

    Oui, en fait je rêvais à un fonctionnement normal d’une vraie démocratie.

    Et puis je me voyais en train d’expliquer à des enfants qui m’interrogeaient, pourquoi le tir des loups tel qu’il est pratiqué, ne permet pas de limiter les dégâts sur la prédation des moutons.

    Après avoir présenté toutes les études réalisées et connues de tous ceux qui, pour diverses raisons, s’intéressent à la présence du loup,l’un d’eux m’a posé la question :
    Monsieur, pourquoi on indemnisent les éleveurs qui ne protègent pas (ou mal) leurs troupeaux ?
    Et c’est l’un d’eux qui a répondu : mon père m’a dit que c’était pour faire plaisir aux lobbys agricoles et cynégétiques....

    Et je me suis réveillé

  •  NON, par francolie , le 12 septembre 2020 à 16h44

    Je suis opposée à ces projets d’arrêtés concernant le loup, car
    cette volonté de régulation de la population est :

    - contraire au droit international qui depuis la Convention de Berne de 1979 classe le loup parmi les espèces strictement protégées car en voie d’extinction ou vulnérables
    - contraire au droit de l’Union européenne qui depuis la directive Habitats de 1992 a attribué au loup le statut d’espèce strictement protégée. Ce statut impose aux États l’obligation de prendre toute mesure pour garantir le respect du bon état de conservation de l’espèce.
    - contraire à la politique de protection des espaces naturels dans la mesure où de tels tirs seraient également autorisés dans les espaces protégés.
    De plus :
    - elle ne prend pas en compte l’obligation juridique inscrite à l’article 16 de la directive Habitats d’étudier l’existence d’autre solution satisfaisante avant toute opération de destruction.
    - ne respecte pas le fonctionnement des écosystèmes. En effet, à ce sujet, le Conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité (CSPNB) rappelle que la protection du loup se justifie au regard de sa contribution à l’enrichissement de la biodiversité.
    Le Conseil National de Protection de la Nature y est farouchement défavorable.
    Que faut-il dire encore de plus ?? !!

  •  Contre le massacre des loups, par Beausse , le 12 septembre 2020 à 16h44

    En 1960 l’extinction des loups étaient imminente, depuis, les associations de défenses animales ont œuvré dans le sens de la protection de notre espèce et de la planète. Aujourd’hui plus que jamais la planète est en danger car les connexions de la nature se détruisent à grand pas.. Il n’est pas de bonne augure et encore moins compréhensible de revenir 60 ans en arrière. Les animaux font partie des éléments naturels de la vie et ne pouvons accepter que les loups soient éradiquer au motif qu’ils gêne, qu’ils dérangent les eleveurs, ce, par cupidité.
    Les loups ne présentent aucun danger pour l’homme et joue un rôle essentiel dans la chaîne de l’écosystème.. Il faut revoir le système éducatif des éleveurs qui au final tuent leurs bestiaux. D’autres moyens peuvent être mis en place pour protéger les troupeaux... Il est inconcevable qu’au XXIeme siècle nous soyons encore au stade de la destruction des éléments vitaux de notre planète. Je suis contre l’abattage des loups !

  •  NON A L’ABATTAGE DES LOUPS, par vasseur , le 12 septembre 2020 à 16h42

    Le loup est une espèces protégée, déjà beaucoup ont été abattu !les éleveurs peuvent mieux protéger leurs troupeaux, il faut laisser vivrent les loups !

  •  Oui à l’abattage des loups surtout des hybrides..., par Bochet , le 12 septembre 2020 à 16h41

    Le loup coûte cher à la France et l’éleveur doit apporter la preuve d’une attaque (cadavre) alors que le bétail par exemple pousuivi peut sauter une barre rocheuse d’où une perte pour l’éleveur qui ne sera pas indemnisé, le loup n’étant impliqué qu’indirectement
    Le loup menace l’agriculture. Il y a beaucoup de loup hybrides, qui ne devraient pas être protégés, ils devraient être abattus, ce qui régulerait l’espèce.
    La cohabitation est impossible...

  •  Stop aux tirs de loups par pitié !, par Frédérique Meler , le 12 septembre 2020 à 16h33

    La biodiversité s’effondre, les espaces vitaux de la vie se sauvage se réduisent de jour en jour... pourtant nous ne faisons qu’un avec la nature, si elle tombe nous tombons, alors protégeons-là par tous les moyens encore possibles ! Les loups ont leur place dans nos paysages, laissons-les vivre en paix...

  •  Stop au massacre illégal des loups, optons pour une vision biocentriste en respectant les autres espèces, par Montaine Delmotte , le 12 septembre 2020 à 16h31

    Tout d’abord, le loup est une espèce protégée, et prélever chaque année de plus en plus de loups est incompatible avec une réelle volonté de préserver ce majestueux prédateur revenant par lui-même sur son territoire que nous privatisons face aux autres espèces. Tuer les loups à coup de fusil est la politique actuelle du gouvernement français, et aucune alternative efficace, contrairement à cette méthode n’a été mise en place et généralisée ou même conseillée à grande échelle(fladry, fox lights, etc.)... En effet, des études scientifiques ont démontré l’inefficacité des tirs pour lutter contre la prédation sur les troupeaux... L’étude française officielle sur l’efficacité des tirs sera terminée en 2021 et les principes de précaution sont donc oubliés... Et les tirs de loups devraient être suspendus du fait de l’absence de dispositif d’effarouchement des loups alors qu’ils sont obligatoires avant tout tir létal...

    D’autre part, selon les lois européennes les tirs doivent être le dernier recours, ce qui n’est pas le cas en France où ils sont utilisés en priorité contrairement aux moyens de protection des troupeaux qui doivent pourtant rester un préalable aux tirs de loups (Directive européenne Habit-Faune-Flore). Les tirs sont ainsi réalisés alors que les troupeaux sont insuffisament voir pas du tout protégés, ce qui est absurde...

    Par ailleurs, le seuil de déclenchement des tirs est trop bas (pour un troupeau, 3 attaques sur 12 mois peuvent déclencher un tir de défense renforcée et 1 seul animal indemnisé au titre du loup définit une attaque) et ne constitue donc pas des « dommages importants », l’une des préalables aux tirs de loup ((Directive européenne Habit-Faune-Flore)

    Actuellement, le loup n’est donc concrètement plus protégé en France mais est "régulé" (mot absurde n’ayant aucune signification écologique et réaliste en parlant d’acte réalisé par des humains). Ceci est illégal : les lois européennes sont claires. De plus, le soit-disant "seuil de 500 loups" déjà atteint et dont se vantent les pouvoirs publics français n’a aucune signification valable d’un point de vue écologique et écosystémique : il ne s’agit pas d’un seuil de viabilité du loup (cf. saisine MNHN / ONCFS, 2019).

    Par ailleurs, les tirs sont permanents, y compris en période de reproduction,ce qui montre l’absence de volonté sérieuse et réelle de conserver et de préserver cette espèce protégée. En effet, le loup est une espèce menacée en France et a le statut d’espèce "vulnérable" sur la liste rouge de l’UICN.

    Enfin, le plafond a été augmenté de 2% pour passer de 19 à 21%, ce qui est incompréhensible et absurde du fait des chiffres explicites du dernier rapport de l’OFB sur les loups montrant un ralentissement important de la croissance de cette espèce (9% au lieu de 22 % l’année précédente).

    Pour finir, la politique de massacre du loup actuellement mise en place met en danger le loup en France et nuit à sa conservation. Les pouvoirs publics doivent préter attention aux chiffres réunis par les scientifiques et ne pas continuer d’augmenter les plafonds de prélèvement des loups. De plus, le taux de croissance de 9 % est trop bas pour une espèce en voie d’expansion : de nombreux habitats naturels favorables au loup restent totalement ou quasi vides de loups (massifs montagneux hors Alpes et forêts de plaines notamment).

  •  Respecton la faune sauvage, par Dajana , le 12 septembre 2020 à 16h28

    Les animaux sauvages ont le droit de vivre dans la nature. c’est l’homme qui envahi leur territoire. Il faudrait mieux règlementer la mise en sécurité du bétail. En plus il faudrait abolir la chasse une fois pour tout !

  •  loup, par soufflet , le 12 septembre 2020 à 16h26

    aucune dérogation ne doit être tolérée car Le loup est une espèce protégée,
    Les méthodes de protection des troupeaux existent, il suffit de les mettre en œuvre !
    Non à la chasse au loup.

  •  Contre ce projet d’arrêté, par Valentin Condal , le 12 septembre 2020 à 16h24

    Les constats frappants relevés, année après année, par le CNPN et traduits dans leur avis ne sont jamais suivis. Il s’agit pourtant de constats scientifiques et non partisans.

    Lorsque les mesures de protection seront réellement et correctement mises en oeuvre, le sujet de l’effarouchement des loups pourra être étudiée, mais pas avant. Inspirez-vous des éleveurs qui savent cohabiter avec le loup plutôt que de les dénigrer.

    L’élevage ovin est aujourd’hui sous perfusion des financements européens et français, donc le loup n’est qu’un bouc émissaire.
    Que l’on arrête d’importer de l’agneau irlandais ou néo-zélandais, que l’on rémunère à un prix juste la viande produite et vous verrez, la filière se portera mieux et il n’y aura plus besoin de bouc émissaire.

  •  Oui à la régulation , par Thevenet , le 12 septembre 2020 à 16h21

    Nous ne pouvons pas laisser une espèce comme le loup envahir nos territoires.
    L’homme a mit des siècles à façonner la montagne , les alpages , à tenir ouvert des zones ou des femmes et des hommes vivent de leur travail d’éleveur.
    Le pastoralisme est une activité fragile qu’un déséquilibre peut remettre en cause irrémédiablement. La limitation de cette population de loup est obligatoire pour le bien de tous. Pour aller plus loin une société qui privilégie la sauvegarde de quelque individu de loups au détriment des êtres humains est une société bien malade je trouve ....

  •  non à la chasse au loup, par sandrine , le 12 septembre 2020 à 16h18

    Le loup est une espèce protégée, aucune dérogation ne doit être tolérée.
    Les méthodes de protection des troupeaux existent, il suffit de les mettre en œuvre !
    Non à la chasse au loup.

  •  non sens, par thibaudet , le 12 septembre 2020 à 16h15

    les loups menaceraient le bétail ? Pourquoi pas mais ils apportent bien davantage en régulant la faune. quand serons nous gouverner par des indépendants sans chasseurs...

  •  Contre les projets d’arrêtés de destruction du Loup, par CLERMONT Didier , le 12 septembre 2020 à 16h12

    Je suis totalement opposé aux projets d’arrêtés de destruction du Loup, rejoignant l’avis négatif et unanime du Conseil National de Protection de la Nature.
    Le Loup, espèce classée vulnérable, bénéficie d’un niveau de protection haut au niveau international (Convention de Berne en 1979), et au niveau européen (directive Habitats de 1992). Il bénéficie du statut d’espèce strictement protégée. Ce statut impose aux États l’obligation de prendre toute mesure pour garantir le respect du bon état de conservation de l’espèce. Ce qui n’est absolument pas le cas avec ces projets d’arrêtés. En effet, ces projets de textes prévoient que 17 à 22 % de la population pourra être abattue chaque année, et notamment à durant la période de reproduction, alors que le taux de croissance est descendu de 22 à 9% cette année.
    Le comble est que le Loup pourra même être abattu au cœur des espaces protégés, alors que ceux-ci ont été créés pour la préservation de la faune et de la flore et non pour la divagation des ovins !
    Le nombre de dommages n’est pas corrélé au nombre de loups, mais au nombre de la qualité de protection des troupeaux ovins mis en œuvre.
    Même si l’avis des protecteurs de la vie sauvage et de la biodiversité n’est guère pris en compte par ce pouvoir exécutif, il ne faut pas oublier que le bulletin de vote, lui par contre, est comptabilisé.

  •  Une poignée d’intérêts contre la sensibilité des Français, par Robert GERVAIS , le 12 septembre 2020 à 16h08

    Les loups "espèce strictement protégée " revenue en France depuis l’Italie a actuellement selon les comptages officiels une population de 560 individus qu’il faut comparer à des effectifs 4 à 5 fois plus nombreux en Italie et en Espagne où vivent aussi d’importants cheptels
    ovins et caprins. A part celui de répondre à des intérêts politiques locaux et à complaire à des minorités très réduites, on voit mal où est le besoin de tuer encore davantage.
    Le loup, en liberté, est et a toujours été partout en Europe. C’est une spécialité française, combien honteuse, d’avoir, à l’aube de la seconde guerre mondiale, voulu éradiquer l’espèce.
    C’est aux éleveurs qu’il revient de garder et préserver leurs animaux. La technologie, qui progresse toujours, développe des moyens à leur usage, des financements européens aident à leur acquisition.
    L’indemnisation publique des pertes est généreuse, et couvre sans véritable discussion, sans discriminer les causes très importantes qui n’incombent pas au loup. Fraudes ou subventions? La mortalité naturelle des ovins en estives et alpages a toujours été des multiples
    de ce qu’occasionneraient loups et chiens divagants.
    Depuis que l’on tire les loups, on n’a pas diminué les attaques.
    Nous sommes une majorité à nous opposer à cette doctrine de la tuerie,
    dans laquelle s’entête un pouvoir oligarchique.

  •  CONTRE L’ABATTAGE DES LOUPS, par dominique lagana , le 12 septembre 2020 à 16h05

    Je suis contre l’abattage des loups. Nous devons développer la protection des troupeaux et cohabiter avec les animaux quels qu’ils soient.

  •  Je suis contre l’abattage de 120 loups en 2021, par LE TROCQUER Anne , le 12 septembre 2020 à 16h03

    Je suis contre l’augmentation du nombre de loups à tuer en 2021. En effet, 46 loups ont déjà été tués cette année.

    L’espèce est pourtant sur la liste rouge des espèces menacées en France, et classée "strictement protégée" en Europe et "protégée" en France, c’est-à-dire les plus hauts niveaux de protection réglementaires possibles.

    La France continue donc de bafouer les textes européens et ses propres textes, sous la pression du lobby de l’élevage.

    Le projet demande aux éleveurs de mettre en oeuvre des moyens de protections des troupeaux avant les tirs, mais ne garantit aucun contrôle de terrain concernant le bon usage des subventions (achat des clôtures, des chiens de protection et leurs croquettes, salaire des bergers, etc).
    Les éleveurs font donc ce qu’ils veulent avec les subventions qu’ils reçoivent, sachant qu’ils sont indemnisés pour chaque brebis tuée par un possible loup.

    Ces subventions et indemnisations (importantes) s’ajoutent aux subventions ordinaires à l’élevage qui représentent l’essentiel du revenu des éleveurs de moutons dans le sud-est de la France, où vivent la plupart des loups du pays.

    D’autre part, le projet d’arrêté pérrenise la notion de "troupeau ne pouvant être protégé", permettant ainsi les tirs de loups sans mise en oeuvre de moyens de protection du troupeau.

    Malheureusement, jusqu’à présent, les gouvernements successifs n’ont presque jamais tenu compte du résultat des consultations publiques.

    C’est pourquoi je vous demande donc de respecter l’avis des citoyens qui, pour un grand nombre d’entre eux, sont contre l’augmentation du nombre de loups à tuer.

  •  contre abatage des loups, par DONADONI ALEXIA , le 12 septembre 2020 à 16h01

    il est grands temps que la France respectent les animaux en cours d’extension ou qui sont protégés par les lois et arrêtent tous les abatages et stoppent les 19 % de destruction des loups ,je suis consternée de voir que l HOMME se crois encore au 21 éme siècle l’espèce dominante, hélas non ( 1 % nous sépare du singe ), encore 2 ou 3 décennies et nos enfants et les spécialistes et scientifiques tout au moins dans certains pays peut être pas en France changeront ou feront changer les choses et protégerons en espérant qu’il ne soit pas trop tard les éléphants, les loups et les girafes, les tigres et autres félins , ect ect ect