Projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Consultation du 08/06/2026 au 29/06/2026 - 2626 contributions

La présente consultation porte sur un projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 encadrant les opérations d’effarouchement simple et renforcé de l’ours brun pour prévenir les dommages aux troupeaux. Il vise principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’Office français de la biodiversité (OFB) réalisent des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes cadres qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Les éleveurs, membres d’un groupement pastoral, gestionnaires d’estive, bergers et lieutenants de louveteries pourront donc réaliser des opérations en complément de l’OFB, afin de réduire les délais d’intervention et de gagner en efficacité. Le projet d’arrêté apporte des garanties pour une mise en œuvre de ces opérations sécurisée : obligation de formation, intervention validée par le préfet, compte-rendu transmis dans les 72 heures suivant les opérations. Par ailleurs, le texte prévoit également quelques modifications et précisions dans l’article 4 encadrant les opérations d’effarouchement renforcé.

1. Contexte général

Ce projet d’arrêté s’inscrit dans le cadre du plan d’action ours brun 2018-2028, publié le 9 mai 2018. Ce dernier s’inscrit lui-même dans la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la biodiversité.

L’ours (Ursus arctos) est une espèce strictement protégée au niveau international (Convention de Berne), communautaire (directive dite « Habitat Faune Flore ») et français (code de l’environnement). À ce titre, toute perturbation intentionnelle des spécimens d’ours est interdite, mais des dérogations sont possibles pour prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques, à condition qu’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes et que les opérations ne nuisent pas au maintien du bon état de conservation de la population.

L’effarouchement comprend une série de dispositifs pouvant être utilisés pour éloigner l’ours des troupeaux quand les mesures de protection sont insuffisantes. Une mesure d’effarouchement est assimilée à une perturbation intentionnelle et ne peut donc être mise en place que sur la base d’une dérogation. Le projet d’arrêté a pour objet de fixer les conditions et limites dans lesquelles ces dérogations peuvent être accordées par les préfets, lorsqu’elles visent la prévention des dommages aux troupeaux domestiques par prédation.

En juin 2019, a été publié un premier arrêté permettant la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux lors de la saison d’estive 2019. Il prévoyait la mise en œuvre de mesures graduées pour répondre aux attaques d’ours : effarouchement simple via des moyens sonores, olfactifs, lumineux, puis effarouchement renforcé par tirs de cartouches à double détonation ou en caoutchouc. Le dispositif a été reconduit en 2020 puis en 2021, également de manière expérimentale. Des modifications significatives ont été apportées à l’arrêté de 2021 par rapport à celui de 2020, notamment pour renforcer les exigences en matière de formation pour les personnes habilitées à pratiquer l’effarouchement renforcé, apporter des précisions sur les conditions de réalisation des tirs, et réserver l’usage des munitions en caoutchouc aux situations où l’ours représente un risque en raison d’un comportement menaçant. En 2022, après 3 années de mise en œuvre expérimentale et après analyse des bilans annuels et du bilan triennal produits, il a été décidé de mettre en place ces mesures de manière pérenne, en introduisant toutefois de nouvelles évolutions, dont l’interdiction de mener des opérations d’effarouchement renforcé dans le cœur du Parc national des Pyrénées. Un nouvel arrêté-cadre a donc été publié le 21 juin 2022 (arrêté du 20 juin 2022 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux).

Cependant, en raison de l’annulation, par décision du 31 octobre 2022 du Conseil d’Etat, des dispositions relatives à l’effarouchement renforcé figurant dans l’arrêté ministériel relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement pour l’année 2021, il est apparu nécessaire de renforcer l’encadrement de l’effarouchement renforcé au moyen d’un nouvel arrêté. La décision du Conseil d’État en date du 31 octobre 2022 motivait l’annulation par l’absence « de mécanisme encadrant la mise en œuvre du dispositif d’effarouchement renforcé auprès des femelles en gestation et suitées ». L’arrêté-cadre du 4 mai 2023 a donc apporté des modifications supplémentaires susceptibles de répondre aux griefs du Conseil d’Etat, tout en confortant les opérations d’effarouchement de nature à faciliter la cohabitation entre l’ours et les activités humaines, et notamment l’élevage. Néanmoins, alors que l’arrêté du 20 juin 2022 était similaire à celui du 31 mai 2021 concernant les conditions de mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé, le Conseil d’Etat, convaincu par les nouveaux éléments de l’administration concernant l’absence d’effets sur les femelles gestantes et suitées, a rejeté les requêtes demandant l’annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 dans ses décisions du 10 juillet 2023 et du 18 avril 2024. Dans l’intervalle, dans l’hypothèse d’une annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 par le Conseil d’Etat, afin d’apporter des garanties nouvelles, l’arrêté du 4 mai 2023, avait notamment introduit la restriction aux seuls agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) de la possibilité de mettre en œuvre les mesures d’effarouchement renforcé.

2. Bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé depuis 2019

Les bilans annuels et pluriannuels des opérations d’effarouchement témoignent, d’une part, de l’absence d’effets négatifs apparents sur la population ursine et sa répartition, et d’autre part, d’une efficacité concernant l’évitement de la déprédation, particulièrement s’agissant de l’effarouchement renforcé. L’effarouchement renforcé a mis en fuite tous les ours observés, avec échec de la tentative d’approche du troupeau dès mise en œuvre de tirs à effet sonore (parfois répétés pour conduire à la fuite du prédateur). Les opérations ont ainsi eu pour conséquence l’absence de déprédation constatée sur les troupeaux regroupés sous la protection des effaroucheurs. Aucun ours n’a manifesté de comportement agressif, aucun ourson n’a été séparé de sa mère et il n’a jamais été besoin de recourir aux balles en caoutchouc (prévues en ultime recours en cas de risque pour les opérateurs). Par ailleurs, le déploiement des effarouchements s’est accompagné d’une évolution importante de la mise en place des mesures de protection, condition nécessaire à la réalisation des effarouchements. En outre, pour les éleveurs et les bergers, les effarouchements, en particulier renforcés, sont considérés comme une mesure complémentaire aux mesures de protection, dont ils contribuent indirectement au déploiement.

Depuis la première année d’expérimentation, le bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé (principalement mis en œuvre en Ariège) est le suivant :

-  en 2019, sur 15 nuits d’intervention, 5 ont vu un contact avec l’ours ;
-  en 2020, 34 opérations programmées ont donné lieu à 70 nuits d’effarouchement dont 13 ont fait l’objet d’au moins un contact avec un ours ; ainsi, 13 opérations ont donné lieu à l’effarouchement d’au moins un ours au moyen de cartouches à effet sonore ;
-  en 2021, 47 opérations ont été réalisées, totalisant plus de 93 nuits d’intervention ; au cours de 18 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) a été pratiqué à l’aide de munitions à double détonation ;
-  en 2022, 20 opérations ont été réalisées, totalisant 40 nuits d’intervention ; au cours de 6 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) ;
-  en 2023, 19 opérations ont été réalisées, pour un total de 38 nuits ; 13 opérations ont donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2024, 9 missions ont été conduites, totalisant 21 nuits ; aucune opération n’a donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2025, 23 opérations ont été réalisées, durant 59 nuits et 2 journées ; un effarouchement a été pratiqué lors de 4 missions.

Pour réaliser les effarouchements, l’OFB a créé en 2020 une brigade de 6 personnes, rattachée à la Brigade Mobile Grands Prédateurs, dont l’effectif n’a cessé d’augmenter afin de répondre aux besoins : en 2025, 14 agents dont 7 titulaires ont participé aux opérations.

On rappelle que, d’après le dernier bilan annuel du Réseau Ours Brun, portant sur l’année 2025, la population pyrénéenne d’ours brun poursuit son augmentation. L’effectif minimum détecté est de 108 individus, contre 96 l’année précédente, avec au moins 6 portées totalisant 8 oursons de l’année. Le taux d’accroissement moyen annuel entre 2006 et 2024 est ainsi estimé à +11,53%.

Malgré l’augmentation de la population ursine, les dommages sur l’ensemble du massif continuent à diminuer depuis plusieurs années. En 2025, 510 ovins ont été prédatés (contre 554 en 2024, 552 en 2023, 592 en 2022, 575 en 2021, 658 en 2020 et 1173 en 2019). En 2025, on a ainsi recensé 289 attaques d’ours (classées « prédation ours non écartée ») sur bétail et 2 attaques sur ruchers. Il est à noter que les dommages ne sont plus uniquement concentrés en Ariège, mais que la Haute-Garonne, et dans une moindre mesure les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques, connaissent des dégâts, même si 75% des prédations ont lieu en Ariège. Le déploiement progressif des mesures de protection sur le massif, et principalement en Ariège, ainsi que le recours aux effarouchements simples et renforcés, déployés depuis 2019, peuvent être considérés comme les principales causes de cette diminution.

3. Enjeu de la modification de l’arrêté du 4 mai 2023 envisagée

En 2026, le groupement pastoral d’Arreau a effectué une demande de dérogation espèce protégée afin de mettre en place de manière expérimentale des effarouchements par tirs non létaux réalisés par les éleveurs et bergers pour prévenir les dommages aux troupeaux. Une telle demande avait pour objectif de mener des interventions rapidement après le dernier épisode de prédation rencontré, avant que l’OFB n’effectue des opérations ou en lieu et place des interventions de l’OFB.

Afin d’apporter un cadre juridique sécurisé à la dérogation envisagée pour l’estive d’Arreau, il a été décidé de procéder à la modification de l’arrêté-cadre du 4 mai 2023 qui régit la mise en place des mesures d’effarouchement de l’ours brun. L’ambition est ainsi d’ouvrir à nouveau la participation d’intervenants extérieurs aux opérations d’effarouchement, en apportant des garanties particulières afin de sécuriser la mise en œuvre des mesures par ces opérateurs. A la différence des agents de l’OFB, les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie ne pourront pas faire usage des cartouches à munitions en caoutchouc qui pourraient présenter un risque d’accident : en cas de comportement menaçant de l’ours effarouché, ils pourront utiliser les bombes à poivre dont ils peuvent à présent être dotés. De même, les opérations effectuées par des intervenants extérieurs devront être préalablement validées par le préfet et les conditions de transmission des comptes-rendus exigeantes devront permettre de s’assurer que les dérogations sont réalisées dans les conditions requises et seront suspendues en cas de difficulté.

Les arrêtés préfectoraux autorisant les effarouchements renforcés qui seront délivrés en application de l’arrêté du 4 mai 2023 modifié seront dispensés des consultations obligatoires (l’arrêté-cadre y ayant été soumis), afin de permettre une meilleure réactivité par rapport aux besoins. Toutefois, les conditions exigeantes de mise en œuvre de ces mesures ne sont pas assouplies afin que l’effarouchement reste uniquement un recours alternatif si les moyens de protections s’avèrent insuffisants à prévenir les attaques : seuls les troupeaux pouvant attester d’une mise en œuvre effective et proportionnée des moyens de protection du troupeau et de la survenue de dommages malgré la mise en place de dispositifs d’effarouchement simple, pourront bénéficier des effarouchements renforcés.

4. Contenu du texte

Le présent projet vise donc principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’OFB puissent réaliser des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes antérieurs à l’arrêté du 4 mai 2023. Le Conseil d’Etat n’avait en effet pas condamné la participation d’intervenants extérieurs, l’arrêté du 20 juin 2022 ayant été jugé légal. En outre, l’intégration d’une formation dispensée par les agents de l’OFB, la validation préalable des opérations par le préfet et la transmission des comptes-rendus des opérations menées par les bergers/éleveurs/louvetiers dans un délai contraint apportent un cadre de nature à assurer la garantie attendue par le Conseil d’Etat.

L’ambition est que la réalisation des effarouchements renforcés puisse correspondre au mieux aux besoins, d’une part afin d’être en mesure de répondre aux estives sollicitant la mise en œuvre d’opérations postérieurement à des attaques, d’autre part en réduisant le délai d’intervention par rapport aux opérations réalisées par l’OFB pour un gain d’efficacité. Les interventions effectuées par les éleveurs/bergers ont donc vocation à compléter celles de l’OFB (interventions dans l’attente de celles de l’OFB) ou bien à les remplacer.

Les « considérant » apportent des précisions nouvelles sur la mise en œuvre des effarouchements renforcés depuis 2019 (nombre d’opérations, absence d’utilisation de cartouches en caoutchouc depuis le début des missions, absence de dommages auditifs et de séparation mère/ourson, impossibilité pour l’OFB de répondre à tous les besoins dans un court délai), ainsi que sur l’évolution de la population ursine, les chiffres de la prédation et l’amélioration de la mise en œuvre de la protection.

L’article 1 modifie le III de l’article 4 pour introduire de nouvelles conditions à la réalisation des effarouchements renforcés :

-  Au 1°, il est désormais écrit, par souci de clarification, que l’extension des opérations est possible « aux périodes crépusculaires et matinales » et non plus « aux périodes crépusculaires ou matinales »
-  Au 6°, est élargie à toutes les situations la restriction des interventions au cas où l’ours est dans une tentative manifeste de prédation (cette obligation était auparavant restreinte aux opérations où l’ours en situation de prédater était une femelle suitée)
-  Au 9°, est ajoutée la possibilité pour les éleveurs, membres de groupement pastoral, gestionnaires d’estives, bergers et lieutenants de louveterie, titulaires du permis de chasser, d’effectuer des effarouchements renforcés, comme le permettaient les arrêtés qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Cette autorisation est conditionnée à l’obligation de suivre une formation préalable dispensée par l’Office français de la biodiversité afin de garantir la réalisation des opérations dans des conditions de sécurité. La formation comportera un volet théorique et un volet pratique.
-  Au 10°, est adaptée la rédaction en conséquence des modifications qui sont intervenues au 6°. Est ajouté une mention précisant qu’en cas d’effarouchement renforcé réalisé sur une femelle suitée, il convient de vérifier que les oursons partent dans la même direction que leur mère.
-  Le contenu des comptes-rendus d’effarouchement est actualisé : des précisions doivent désormais être apportées sur la localisation du troupeau et des intervenants et la localisation et la trajectoire des ours.
-  Pour les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie, il est précisé que les opérations doivent être préalablement validées par le préfet et qu’un compte-rendu de chaque opération doit être transmis dans les 72 heures qui la suivent. En cas de non transmission, la dérogation sera suspendue.

L’article 2 est un article d’exécution.

Consultations obligatoires :

-  Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) est consulté le 17 juin 2026.
-  La consultation du public est ouverte du 8 au 29 juin 2026 inclus. En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.

Pièces jointes :

-  Le projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  L’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  Le bilan 2025 et pluriannuel des mesures d’effarouchement renforcé de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Merci de préciser, en intitulé de vos observations, votre positionnement sur le texte (FAVORABLE ou DÉFAVORABLE).

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Commentaires

  •  Favorable, le 24 juin 2026 à 20h15

    La présence de l’ours dans les Pyrénées crée des tensions entre la protection de la biodiversité et les difficultés rencontrées par les éleveurs. L’effarouchement de l’ours est une solution utile pour limiter les conflits entre l’animal et les activités humaines.

    L’effarouchement peut aussi éviter que certains ours prennent l’habitude de s’approcher des troupeaux pour se nourrir. En maintenant une distance entre l’animal sauvage et les exploitations.

  •  AVIS DEFAVORABLE, le 24 juin 2026 à 19h54
    L’arrêté du 4 mai 2023, actuellement en vigueur, laisse suffisamment de possibilités pour les cas conflictuels objectivement constatés jusque-là. Les modifications proposées risquent de n’apporter que confusions et abus. Quel est l’avis du CNPN ? Comment l’OFB, avec les moyens humains et financiers qui sont les siens, pourra-t-il former tout ce monde ?… Et contrôler sur le terrain la bonne marche des opérations ? D’ailleurs, qui supervisera la coordination des interventions sur place, le nombre des participants n’étant nul part évoqué ? Les secteurs problématiques avec certains ours, en général bien identifiés, doivent concentrer des moyens efficaces évalués sur place au cas par cas par les agents de l’OFB en concertation étroite avec les éleveurs et bergers concernés… pas en offrant une pseudo-liberté anarchique de moyens à tous !
  •  Très favorable, le 24 juin 2026 à 19h53
    Tirs d effarouchements , non létal donc , est un bien . Pour les éleveurs bien sûr et pour l’ours évidemment. Il est temps que ce superbe prédateur réapprenne la crainte de l homme . Tous en vivront mieux , l éleveur et son troupeau et l ours loin d eux .
  •  FAVORABLE, le 24 juin 2026 à 19h40
    Je suis complètement favorable , on n’a plus envie d’avoir peur pour sortir de chez nous
  •  Oui a l’effarouchement , le 24 juin 2026 à 19h39
    « L’effarouchement de l’ours est une bonne solution car il permet de protéger les troupeaux et les habitants sans blesser l’animal. L’ours reste sauvage et continue à vivre dans son milieu naturel. Cette méthode aide donc à faire cohabiter les humains et les ours de façon plus sûre et respectueuse.
  •  Pour, le 24 juin 2026 à 19h37
    On ne peut pas continuer à subir les prédateurs quels qu’ils soient. Il faudra bientôt classer les éleveur en espèces protégée
  •  Favorable, le 24 juin 2026 à 19h26
    Pour la défense des bergers et des troupeaux. Les anciens de nos vallées, qui ont lutté pour que nos vallées soient entretenues et que nos montagnes soient bien dessinées et entretenues grâce au pastoralisme.
  •  Avis défavorable, le 24 juin 2026 à 19h26
    Il serait largement préférable de se consacrer à l’essentiel et à recréer du lien avec l’ensemble du vivant plutôt que de chercher des pseudo-solutions qui ne font que détourner un peu plus le problème. Non cette terre ne nous appartient pas ! Et oui, nous devons accorder à toutes les autres espèces la place qui leur est due ! L’avis du Conseil national de protection de la nature n’a pas été joint à la consultation. Or, cet avis aurait permis d’éclairer utilement les citoyens quant aux effets de ces nouvelles dispositions sur l’ours brun et leur efficacité pour faire baisser la prédation. Les dispositions entraînent une généralisation des tirs d’effarouchement ce qui induit un risque d’habituation de l’ours. Cela vient également légitimer la détention d’armes dans les estives, dans des conditions, de fait, peu contrôlables. L’Office français de la biodiversité sera dans l’incapacité matérielle de dispenser à tous les tireurs, la formation obligatoire prévue, et ce d’autant plus, que l’arrêté entrera en vigueur alors que les troupeaux sont déjà en estive. Il est particulièrement problématique qu’aucune restriction numérique du nombre de tireurs pouvant être présents à la fois sur un troupeau ne soit prévue. le projet d’arrêté ne précisant pas non plus si des tirs simultanés sont possibles ou pas. La dérogation étant nominative et incessible, le projet d’arrêté ne peut pas prévoir que l’éleveur titulaire d’une dérogation autorise son ou ses éleveurs à procéder aux tirs d’effarouchement. Cette disposition est manifestement illégale.
  •  Très favorable , le 24 juin 2026 à 19h25
    Pour que l’ours (sauvage) ait peur de l’homme et que les bergers puissent travailler dans de bonnes conditions
  •  Favorable , le 24 juin 2026 à 19h17
    Réduire les conflits avec les activités humaines : l’effarouchement vise à éloigner les ours des habitations, des troupeaux ou des zones fréquentées par les personnes. * Protéger l’élevage : dans les régions de montagne, certains considèrent que cette méthode permet de limiter les prédations sur les ovins et les bovins. * Préserver la sécurité publique : un ours qui s’habitue à la présence humaine peut devenir plus difficile à gérer ; l’effarouchement cherche à maintenir sa méfiance naturelle envers l’homme. * Éviter des mesures plus radicales : pour certains, il s’agit d’une solution intermédiaire entre l’inaction et des interventions plus lourdes comme la capture ou le retrait de l’animal. * Favoriser la coexistence : les partisans estiment qu’il est possible de conserver une population d’ours tout en réduisant les nuisances locales.
  •  projet d’arrêté relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux, le 24 juin 2026 à 19h11
    Vote : CONTRE En premier lieu les conditions de protections du troupeau doivent mises en place systématiquement ( filets électriques, patous ou anes), présence de bergers. Des tirs d effarouchement à balles réelles sont dangereux (présence des sentiers de randonnée et notamment du GR10 traversant ces estives). L effarouchement à un impact sur toute la faune sauvage présente. Les armes sont à proscrire trop de risque d’accidents sur la faune et les humains. merci
  •  effarouchement ours, le 24 juin 2026 à 19h10
    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées ». Cà entraînera des problèmes en causant un risque de séparation des oursons de leur mère avec de gros risques pour les oursons qui peuvent être blessés ou morts suite à une mauvaise chute ou morts de fin car ils n’arriveront pas à savoir se nourrir et aussi les autres animaux qui risquent d’être impactés par ses tirs et qui dit que certains tireront sur eux pour les blessés ou les tuer
  •  Mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrenées pour prévenir les dommages aux troupeaux, le 24 juin 2026 à 19h07
    Le 24 juin 2026 : Je suis favorable à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées. Car la vie des éleveurs et des bergers sur les estives est un enfer. Les ours n’ont plus peur de l’homme ils attaquent les troupeaux en plein jour malgré les chiens de défense et toute les conditions de protection misent en place. Il faut que l’ours comprenne qu’il n’a rien à faire autour des troupeaux pour cela il faut des mesures d’effarouchement efficaces et radicales.
  •  Arrêté modifiant l’arrêté du 4mai 2023, le 24 juin 2026 à 19h04
    Avis défavorable
  •  Défavorable , le 24 juin 2026 à 19h01
    Les tirs d effarouchement ne s appliquent que si les conditions de protections du troupeau sont déjà mises en place. Hors il y a peu de groupement des troupeaux le soir avec présence de filets électriques. Peu ou pas de patous sur les estives de la haute Ariège. Des tirs à balles réelles sont à craindre non loin des sentiers de randonnée et notamment du GR10 traversant ces estives. L effarouchement à un impact sur toute la faune sauvage présente. Je suis Accompagnateur Montagne BE,et on n a pas besoin d une arme à feux pour parcourir et apprécier la montagne même en présence des ours.
  •  FAVORABLE, le 24 juin 2026 à 18h58
    Bonjour, Favorable pour protéger, réguler et trouver des mesures plus nuancées. Faut trouver un meilleur équilibre. Pour préserver le pastoralisme dans les Pyrénées ! Merci. Cordialement,
  •  AVIS DEFAVORABLE, le 24 juin 2026 à 18h56
    L’ours brun est une espèce protégée , il s’agit donc d’une mesure incompatible avec les objectifs de conservation de l’espèce. Les effarouchements risquent de faire peur aux oursons et les séparer de leur mère. D’autre part, il sera difficile à des personnes peu formées de différencier une attitude de prédation avérée ou non avant d’enclencher des tirs à double détonations., grands risques d’erreurs d’appréciation. Il faut apprendre à cohabiter avec les ours !
  •  l’ours et nous, le 24 juin 2026 à 18h54
    je suis contre l’effarouchement des ours, nous pouvons vivre ensemble, les animaux sauvages n’ont plus de place, de quel droit prenons-nous leur espace vital, il est du devoir des propriétaires des moutons de leur dédier un espace cloturé afin que les ours et les loups ne puissent leur porter préjudice, tant qu’on y est ; tuons tous les animaux sauvages autour de nous afin d’être tranquilles, honte à nous humains
  •  Favorable, le 24 juin 2026 à 18h47
    J’ai fait ma thèse de doctorat en 2002 dans les Pyrénées sur les systèmes pastoraux et j’ai recu les témoignages directs d’éleveurs, de randonneurs, de gestionnaires du Parc… Mon avis est basé sur cette expérience et ces connaissances. Les éleveurs ovins font partie des niveaux de rémunération les plus bas en France. Les attaques et les troupeaux décimés sont des drames familiaux. On ne peut pas continuer à leur ajouter des contraintes de sécurité et les accuser de cette facon.
  •  AVIS TRES FAVORABLE, le 24 juin 2026 à 18h46
    Il faut donner les moyens aux bergers et aux éleveurs de pouvoir défendre leur troupeaux, et de pouvoir se protéger eux mêmes. Parce que se sont eux qui sont en première ligne et qui subissent, les attaques répétées, les dérochements et parfois l’obligation d’euthanasier une ou plusieurs bêtes qui ont les tripes à l’air qui ont subies une attaque dans la nuit ou même en plein jour mais qui sont toujours vivantes. Il faut stopper le massacre, car si rien n’est fait et s’il n’y a plus de troupeau pour entretenir la montagne, il y aura peut-être des ours, mais on vas connaitre des méga incendies comme on a jamais vu. Je voulais juste rajouter par rapport aux mesures de protections : pourquoi les ours arrivent a attaquer des ruchers !? ils sont statiques et sans doute protégés par une clôture électrique !!!!????