Projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Consultation du 08/06/2026 au 29/06/2026 - 2626 contributions

La présente consultation porte sur un projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 encadrant les opérations d’effarouchement simple et renforcé de l’ours brun pour prévenir les dommages aux troupeaux. Il vise principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’Office français de la biodiversité (OFB) réalisent des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes cadres qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Les éleveurs, membres d’un groupement pastoral, gestionnaires d’estive, bergers et lieutenants de louveteries pourront donc réaliser des opérations en complément de l’OFB, afin de réduire les délais d’intervention et de gagner en efficacité. Le projet d’arrêté apporte des garanties pour une mise en œuvre de ces opérations sécurisée : obligation de formation, intervention validée par le préfet, compte-rendu transmis dans les 72 heures suivant les opérations. Par ailleurs, le texte prévoit également quelques modifications et précisions dans l’article 4 encadrant les opérations d’effarouchement renforcé.

1. Contexte général

Ce projet d’arrêté s’inscrit dans le cadre du plan d’action ours brun 2018-2028, publié le 9 mai 2018. Ce dernier s’inscrit lui-même dans la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la biodiversité.

L’ours (Ursus arctos) est une espèce strictement protégée au niveau international (Convention de Berne), communautaire (directive dite « Habitat Faune Flore ») et français (code de l’environnement). À ce titre, toute perturbation intentionnelle des spécimens d’ours est interdite, mais des dérogations sont possibles pour prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques, à condition qu’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes et que les opérations ne nuisent pas au maintien du bon état de conservation de la population.

L’effarouchement comprend une série de dispositifs pouvant être utilisés pour éloigner l’ours des troupeaux quand les mesures de protection sont insuffisantes. Une mesure d’effarouchement est assimilée à une perturbation intentionnelle et ne peut donc être mise en place que sur la base d’une dérogation. Le projet d’arrêté a pour objet de fixer les conditions et limites dans lesquelles ces dérogations peuvent être accordées par les préfets, lorsqu’elles visent la prévention des dommages aux troupeaux domestiques par prédation.

En juin 2019, a été publié un premier arrêté permettant la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux lors de la saison d’estive 2019. Il prévoyait la mise en œuvre de mesures graduées pour répondre aux attaques d’ours : effarouchement simple via des moyens sonores, olfactifs, lumineux, puis effarouchement renforcé par tirs de cartouches à double détonation ou en caoutchouc. Le dispositif a été reconduit en 2020 puis en 2021, également de manière expérimentale. Des modifications significatives ont été apportées à l’arrêté de 2021 par rapport à celui de 2020, notamment pour renforcer les exigences en matière de formation pour les personnes habilitées à pratiquer l’effarouchement renforcé, apporter des précisions sur les conditions de réalisation des tirs, et réserver l’usage des munitions en caoutchouc aux situations où l’ours représente un risque en raison d’un comportement menaçant. En 2022, après 3 années de mise en œuvre expérimentale et après analyse des bilans annuels et du bilan triennal produits, il a été décidé de mettre en place ces mesures de manière pérenne, en introduisant toutefois de nouvelles évolutions, dont l’interdiction de mener des opérations d’effarouchement renforcé dans le cœur du Parc national des Pyrénées. Un nouvel arrêté-cadre a donc été publié le 21 juin 2022 (arrêté du 20 juin 2022 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux).

Cependant, en raison de l’annulation, par décision du 31 octobre 2022 du Conseil d’Etat, des dispositions relatives à l’effarouchement renforcé figurant dans l’arrêté ministériel relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement pour l’année 2021, il est apparu nécessaire de renforcer l’encadrement de l’effarouchement renforcé au moyen d’un nouvel arrêté. La décision du Conseil d’État en date du 31 octobre 2022 motivait l’annulation par l’absence « de mécanisme encadrant la mise en œuvre du dispositif d’effarouchement renforcé auprès des femelles en gestation et suitées ». L’arrêté-cadre du 4 mai 2023 a donc apporté des modifications supplémentaires susceptibles de répondre aux griefs du Conseil d’Etat, tout en confortant les opérations d’effarouchement de nature à faciliter la cohabitation entre l’ours et les activités humaines, et notamment l’élevage. Néanmoins, alors que l’arrêté du 20 juin 2022 était similaire à celui du 31 mai 2021 concernant les conditions de mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé, le Conseil d’Etat, convaincu par les nouveaux éléments de l’administration concernant l’absence d’effets sur les femelles gestantes et suitées, a rejeté les requêtes demandant l’annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 dans ses décisions du 10 juillet 2023 et du 18 avril 2024. Dans l’intervalle, dans l’hypothèse d’une annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 par le Conseil d’Etat, afin d’apporter des garanties nouvelles, l’arrêté du 4 mai 2023, avait notamment introduit la restriction aux seuls agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) de la possibilité de mettre en œuvre les mesures d’effarouchement renforcé.

2. Bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé depuis 2019

Les bilans annuels et pluriannuels des opérations d’effarouchement témoignent, d’une part, de l’absence d’effets négatifs apparents sur la population ursine et sa répartition, et d’autre part, d’une efficacité concernant l’évitement de la déprédation, particulièrement s’agissant de l’effarouchement renforcé. L’effarouchement renforcé a mis en fuite tous les ours observés, avec échec de la tentative d’approche du troupeau dès mise en œuvre de tirs à effet sonore (parfois répétés pour conduire à la fuite du prédateur). Les opérations ont ainsi eu pour conséquence l’absence de déprédation constatée sur les troupeaux regroupés sous la protection des effaroucheurs. Aucun ours n’a manifesté de comportement agressif, aucun ourson n’a été séparé de sa mère et il n’a jamais été besoin de recourir aux balles en caoutchouc (prévues en ultime recours en cas de risque pour les opérateurs). Par ailleurs, le déploiement des effarouchements s’est accompagné d’une évolution importante de la mise en place des mesures de protection, condition nécessaire à la réalisation des effarouchements. En outre, pour les éleveurs et les bergers, les effarouchements, en particulier renforcés, sont considérés comme une mesure complémentaire aux mesures de protection, dont ils contribuent indirectement au déploiement.

Depuis la première année d’expérimentation, le bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé (principalement mis en œuvre en Ariège) est le suivant :

-  en 2019, sur 15 nuits d’intervention, 5 ont vu un contact avec l’ours ;
-  en 2020, 34 opérations programmées ont donné lieu à 70 nuits d’effarouchement dont 13 ont fait l’objet d’au moins un contact avec un ours ; ainsi, 13 opérations ont donné lieu à l’effarouchement d’au moins un ours au moyen de cartouches à effet sonore ;
-  en 2021, 47 opérations ont été réalisées, totalisant plus de 93 nuits d’intervention ; au cours de 18 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) a été pratiqué à l’aide de munitions à double détonation ;
-  en 2022, 20 opérations ont été réalisées, totalisant 40 nuits d’intervention ; au cours de 6 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) ;
-  en 2023, 19 opérations ont été réalisées, pour un total de 38 nuits ; 13 opérations ont donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2024, 9 missions ont été conduites, totalisant 21 nuits ; aucune opération n’a donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2025, 23 opérations ont été réalisées, durant 59 nuits et 2 journées ; un effarouchement a été pratiqué lors de 4 missions.

Pour réaliser les effarouchements, l’OFB a créé en 2020 une brigade de 6 personnes, rattachée à la Brigade Mobile Grands Prédateurs, dont l’effectif n’a cessé d’augmenter afin de répondre aux besoins : en 2025, 14 agents dont 7 titulaires ont participé aux opérations.

On rappelle que, d’après le dernier bilan annuel du Réseau Ours Brun, portant sur l’année 2025, la population pyrénéenne d’ours brun poursuit son augmentation. L’effectif minimum détecté est de 108 individus, contre 96 l’année précédente, avec au moins 6 portées totalisant 8 oursons de l’année. Le taux d’accroissement moyen annuel entre 2006 et 2024 est ainsi estimé à +11,53%.

Malgré l’augmentation de la population ursine, les dommages sur l’ensemble du massif continuent à diminuer depuis plusieurs années. En 2025, 510 ovins ont été prédatés (contre 554 en 2024, 552 en 2023, 592 en 2022, 575 en 2021, 658 en 2020 et 1173 en 2019). En 2025, on a ainsi recensé 289 attaques d’ours (classées « prédation ours non écartée ») sur bétail et 2 attaques sur ruchers. Il est à noter que les dommages ne sont plus uniquement concentrés en Ariège, mais que la Haute-Garonne, et dans une moindre mesure les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques, connaissent des dégâts, même si 75% des prédations ont lieu en Ariège. Le déploiement progressif des mesures de protection sur le massif, et principalement en Ariège, ainsi que le recours aux effarouchements simples et renforcés, déployés depuis 2019, peuvent être considérés comme les principales causes de cette diminution.

3. Enjeu de la modification de l’arrêté du 4 mai 2023 envisagée

En 2026, le groupement pastoral d’Arreau a effectué une demande de dérogation espèce protégée afin de mettre en place de manière expérimentale des effarouchements par tirs non létaux réalisés par les éleveurs et bergers pour prévenir les dommages aux troupeaux. Une telle demande avait pour objectif de mener des interventions rapidement après le dernier épisode de prédation rencontré, avant que l’OFB n’effectue des opérations ou en lieu et place des interventions de l’OFB.

Afin d’apporter un cadre juridique sécurisé à la dérogation envisagée pour l’estive d’Arreau, il a été décidé de procéder à la modification de l’arrêté-cadre du 4 mai 2023 qui régit la mise en place des mesures d’effarouchement de l’ours brun. L’ambition est ainsi d’ouvrir à nouveau la participation d’intervenants extérieurs aux opérations d’effarouchement, en apportant des garanties particulières afin de sécuriser la mise en œuvre des mesures par ces opérateurs. A la différence des agents de l’OFB, les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie ne pourront pas faire usage des cartouches à munitions en caoutchouc qui pourraient présenter un risque d’accident : en cas de comportement menaçant de l’ours effarouché, ils pourront utiliser les bombes à poivre dont ils peuvent à présent être dotés. De même, les opérations effectuées par des intervenants extérieurs devront être préalablement validées par le préfet et les conditions de transmission des comptes-rendus exigeantes devront permettre de s’assurer que les dérogations sont réalisées dans les conditions requises et seront suspendues en cas de difficulté.

Les arrêtés préfectoraux autorisant les effarouchements renforcés qui seront délivrés en application de l’arrêté du 4 mai 2023 modifié seront dispensés des consultations obligatoires (l’arrêté-cadre y ayant été soumis), afin de permettre une meilleure réactivité par rapport aux besoins. Toutefois, les conditions exigeantes de mise en œuvre de ces mesures ne sont pas assouplies afin que l’effarouchement reste uniquement un recours alternatif si les moyens de protections s’avèrent insuffisants à prévenir les attaques : seuls les troupeaux pouvant attester d’une mise en œuvre effective et proportionnée des moyens de protection du troupeau et de la survenue de dommages malgré la mise en place de dispositifs d’effarouchement simple, pourront bénéficier des effarouchements renforcés.

4. Contenu du texte

Le présent projet vise donc principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’OFB puissent réaliser des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes antérieurs à l’arrêté du 4 mai 2023. Le Conseil d’Etat n’avait en effet pas condamné la participation d’intervenants extérieurs, l’arrêté du 20 juin 2022 ayant été jugé légal. En outre, l’intégration d’une formation dispensée par les agents de l’OFB, la validation préalable des opérations par le préfet et la transmission des comptes-rendus des opérations menées par les bergers/éleveurs/louvetiers dans un délai contraint apportent un cadre de nature à assurer la garantie attendue par le Conseil d’Etat.

L’ambition est que la réalisation des effarouchements renforcés puisse correspondre au mieux aux besoins, d’une part afin d’être en mesure de répondre aux estives sollicitant la mise en œuvre d’opérations postérieurement à des attaques, d’autre part en réduisant le délai d’intervention par rapport aux opérations réalisées par l’OFB pour un gain d’efficacité. Les interventions effectuées par les éleveurs/bergers ont donc vocation à compléter celles de l’OFB (interventions dans l’attente de celles de l’OFB) ou bien à les remplacer.

Les « considérant » apportent des précisions nouvelles sur la mise en œuvre des effarouchements renforcés depuis 2019 (nombre d’opérations, absence d’utilisation de cartouches en caoutchouc depuis le début des missions, absence de dommages auditifs et de séparation mère/ourson, impossibilité pour l’OFB de répondre à tous les besoins dans un court délai), ainsi que sur l’évolution de la population ursine, les chiffres de la prédation et l’amélioration de la mise en œuvre de la protection.

L’article 1 modifie le III de l’article 4 pour introduire de nouvelles conditions à la réalisation des effarouchements renforcés :

-  Au 1°, il est désormais écrit, par souci de clarification, que l’extension des opérations est possible « aux périodes crépusculaires et matinales » et non plus « aux périodes crépusculaires ou matinales »
-  Au 6°, est élargie à toutes les situations la restriction des interventions au cas où l’ours est dans une tentative manifeste de prédation (cette obligation était auparavant restreinte aux opérations où l’ours en situation de prédater était une femelle suitée)
-  Au 9°, est ajoutée la possibilité pour les éleveurs, membres de groupement pastoral, gestionnaires d’estives, bergers et lieutenants de louveterie, titulaires du permis de chasser, d’effectuer des effarouchements renforcés, comme le permettaient les arrêtés qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Cette autorisation est conditionnée à l’obligation de suivre une formation préalable dispensée par l’Office français de la biodiversité afin de garantir la réalisation des opérations dans des conditions de sécurité. La formation comportera un volet théorique et un volet pratique.
-  Au 10°, est adaptée la rédaction en conséquence des modifications qui sont intervenues au 6°. Est ajouté une mention précisant qu’en cas d’effarouchement renforcé réalisé sur une femelle suitée, il convient de vérifier que les oursons partent dans la même direction que leur mère.
-  Le contenu des comptes-rendus d’effarouchement est actualisé : des précisions doivent désormais être apportées sur la localisation du troupeau et des intervenants et la localisation et la trajectoire des ours.
-  Pour les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie, il est précisé que les opérations doivent être préalablement validées par le préfet et qu’un compte-rendu de chaque opération doit être transmis dans les 72 heures qui la suivent. En cas de non transmission, la dérogation sera suspendue.

L’article 2 est un article d’exécution.

Consultations obligatoires :

-  Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) est consulté le 17 juin 2026.
-  La consultation du public est ouverte du 8 au 29 juin 2026 inclus. En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.

Pièces jointes :

-  Le projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  L’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  Le bilan 2025 et pluriannuel des mesures d’effarouchement renforcé de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Merci de préciser, en intitulé de vos observations, votre positionnement sur le texte (FAVORABLE ou DÉFAVORABLE).

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Commentaires

  •  Avis très défavorable, le 29 juin 2026 à 20h18
    L’ours brun est une espèce strictement protégée au plan national et européen ; sa population pyrénéenne demeure fragile, en particulier génétiquement. Dans ce contexte, il est impératif de maintenir la tranquillité de la population ; la perturbation répétée d’individus risquent d’affaiblir les efforts de recolonisation et de protection, et d’augmenter la vulnérabilité des populations locales. Un point particulièrement sensible concerne les femelles accompagnées de jeunes : le tir assourdissant présente un risque de séparation et de panique pouvant mettre en danger les oursons. L’arrêté devrait rappeler explicitement l’interdiction d’effaroucher les femelles suitées et prévoir des modalités spécifiques pour leur détection et la non-intervention, afin de prévenir des conséquences dramatiques pour la survie des jeunes. Il est nécessaire de poursuivre l’aide à la surveillance des troupeaux par le parcage, la présence de berger accompagnés de chiens. Confier des tirs d’effarouchement à des acteurs qui n’ont pas reçu une formation reconnue accroît le risque d’erreurs et d’actions disproportionnées. De plus, je suis contre le fait que l’arrêté étend le nombre de personnes autorisées à procéder aux tirs d’effarouchement (bergers, éleveurs, membres de groupements pastoraux). Il existe un risque réel appréciations subjectives, parfois teintées d’un a priori défavorable à la présence de l’ours, qui risque de conduire à des tirs non justifiés. Enfin, le texte actuel laisse subsister des critères d’intervention trop lâches tels que celui prévoyant des actions sur simple présence « à proximité immédiate » d’un troupeau regroupé la nuit. L’ours doit retrouver son espace de vie originel dans les Pyrénées.
  •  Avis TRES défavorable , le 29 juin 2026 à 20h13
    Je suis contre l’effarouchement qui sera INEFFICACE. Il y a d’autres solutions déjà connues et plus efficaces, encore faut-il avoir l’intelligence et la volonté de les appliquer.
  •  Morey H, le 29 juin 2026 à 20h09
    Totalement défavorable à l’élargissement des tirs d’effarouchement aux éleveurs, bergers et lieutenants de louveterie, danger pour les oursons, risques d’erreurs d’appréciation par manque, insuffisance de formation, l’OFB suffisant largement à la tâche, et les critères d’intervention sont très imprécis et ambigus.
  •  AVIS DEFAVORABLE, le 29 juin 2026 à 19h48

    J’émets un Avis Très Défavorable à cet arrêté : je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées.

    L’ours brun est une espèce protégée. Le CNPN lui-même n’y est pas favorable.
    Privilégions plutôt une cohabitation raisonnée plutôt que d’employer des moyens d’effarouchements par des tiers dont on sait bien que leur but ultime est de bannir l’espèce des Pyrénées… Les parcs électrifiés et les chiens de protection couplés à des bergers sont des alternatives qui ont fait leurs preuves ; encore faudrait-il que ce soit généralisé.
    Ces tirs de haute intensité sonore nuiraient aux ours , surtout aux femelles avec leurs oursons qui paniquées abandonneraient leur progéniture.
    Protégeons nos ours au lieu de courir le risque de dérapages à l’heure ou la faune souffre de perdition d’habitats et de réchauffement climatique.

  •  TRES DÉFAVORABLE , le 29 juin 2026 à 19h46
    Les ours comme d’autres espèces animales ou végétales non pas choisi de partager cette planète avec les hommes. L’espèce invasive c’est nous et non eux. Il était facile de décider de tirer mais cette action ne nous permettra jamais de vivre avec l’ours comme avec d’autres espèces. Il est important de travailler à un accompagnement aux éleveurs à la protection efficace de leur troupeau et d’apprendre à vivre avec ces espèces. L’ours et le français vivaient ensemble il y a quelques siècles et cela fonctionnait alors pourquoi pas aujourd’hui ? D’autres pays d’Europe arrivent à vivre avec la présence de l’ours, pourquoi pas nous? La répression n’est pas la solution, l’accompagnement pour une évolution de nos pratiques et primordiale.
  •  NON. Contre l’effarouchement des ours, le 29 juin 2026 à 19h23
    L’ours est une espèce strictement protégé. Les tirs à blanc d’effarouchement étendus aux bergers, éleveurs, louvetiers n’ont pas de raison d’être - les prédations sont à la baisse grâce à une meilleure protection des troupeaux. L’Etat veut éradiquer tous les prédateurs, après le loup, et le renard, l’ours. C’est clairement une politique partisane, en faveur des syndicats agricoles et tutti quanti que le gouvernement mène déjà depuis 10 ans : c’est à dire contre la biodiversité. C’est NON !
  •  Avis FAVORABLE, le 29 juin 2026 à 19h20
    Je ne suis pas contre l’ours mais je me range du côté des éleveurs qui nous nourrissent et font vivre l’Ariège. Je ferai aussi remarquer qu’il n’est pas question de tuer l’ours mais de seulement l’effaroucher. Partisans de la nature, la vraie nature est celle où les équilibres ne sont pas faussés. Vous êtes pour l’ours mais vous acceptez que les brebis se fassent égorgées, pourquoi ne défendez-vous pas les brebis ? elles comptent moins pour vous ?
  •  Ours, le 29 juin 2026 à 19h18
    Merci de laissez les ours vivre Ils ont le droit de vivre sur leur territoire La nature n’appartient pas à l’être humain
  •  Mme, le 29 juin 2026 à 19h16
    Avis défavorable +++ Cet arrêté ministériel serait une régression environnementale de plus alors que l’urgence climatique et écologique impose de restaurer les biotopes et les écosystèmes pour lesquels les prédateurs ont leur place. Laissons les tranquilles. Et certains, obsédés de la gâchette vont prendre un malin plaisir à tirer à toutes occasions et se sera un massacre. Un de plus.
  •  AVIS TRES DEFAVORABLE, le 29 juin 2026 à 18h36
    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées. Il est certes plus facile d’échanger des ours contre des voix que d’essayer de régler les problèmes du monde rural en crise. D’ailleurs la majorité des notables locaux ont trouvé dans ce prédateur un substrat bien pratique aux déboires économiques et sociaux structurels de l’agriculture de montagne. L’ours fait partie des espèces dites « parapluie » dont l’étendue du territoire et la variabilité d’alimentation permet la protection de nombreuses espèces qui partagent son habitat ou interagissent avec sa niche écologique. Ces grands animaux sont des ingénieurs des écosystèmes : ils mangent de grandes quantités de végétaux, déplacent des graines sur de longues distances et fertilisent ainsi les sols avec leurs excréments. Voilà pourquoi en substance, le retour des grands prédateurs ne doit pas uniquement être perçu comme un danger, mais plutôt comme une opportunité inestimable pour les montagnes, les campagnes, les forêts, afin d’entretenir le dynamisme des écosystèmes ruraux dont les populations de ces territoires sont les premières bénéficiaires. Je suis convaincu de l’intérêt de continuer à rechercher et à expérimenter des approches innovantes, tout en étant particulièrement vigilant à l’acceptation écologique, sociale et économique de ces actions par l’ensemble des acteurs concernés. Il s’agit donc de privilégier une approche systémique pour aborder ces thématiques complexes.
  •  defavorable, le 29 juin 2026 à 18h25

    il y a beaucoup beaucoup trop de personnes qui seraient autorisées a faire de l’effarouchement , qui doit être mis en oeuvre par des professionnels , donc la brigade specialisée de l’OFB

    Par ailleurs ,les agents de l’OFB doivent être les seuls a réaliser des tirs d’effarouchement renforcés -

  •  Avis défavorable , le 29 juin 2026 à 18h24
    Aucun effarouchées, aucun tir à blanc ou non sir ma faune sauvage. L’équilibre et la biodiversite dans notre pays en surchauffe passe par la régulation naturelle et non humaine. On a bien assez et aucune obligation d’exploiter des animaux pour nous nourrir.
  •  Favorable à cet effarouchement , le 29 juin 2026 à 18h24
    Que tous ceux qui sont contre ce projet aille protéger les troupeaux et ramasser les cadavres de pauvres bêtes tuées par l’ours pendant la nuit ! Il faut vivre avec et dans la nature pour la comprendre et évoluer en ayant un brin de réflexion ! Sortez des cercles de penseurs complètement has-been et dangereux pour la nature que d’autres défendent contre vents et marées
  •  AVIS TRES DEFAVORABLE, le 29 juin 2026 à 18h14
    Pourquoi avoir réintroduit l’ours dans les Pyrénées, si c’est pour le maltraiter d’année en année ? Vous rendez vous compte de la violence de ces méthodes d’effarouchement ? La population d’ours n’augmente que d’une dizaine d’individus par an ; si des petits sont séparés de leur mère, leur survie ne sera pas garantie. Confier cette pratique à d’autres personnes que les agents de l’OFB, c’est de l’inconscience ; cela va entrainer des dérives, des drames comme pour Cannelle, voire même humains. Derrière ce projet d’arrêté, se cachent les détendeurs de permis de chasser voilà tout ! Pourquoi des éleveurs arrivent-ils à cohabiter avec les ours ? La meilleure solution, et elle fait ses preuves, c’est la protection des troupeaux parqués le soir derrière des barrières électriques et des chiens patous en renfort. Voilà où il faut mettre l’argent, au lieu de se lancer dans des frais de formation à la pratique d’effarouchement. Les ours sont une espèce protégée ; ils ont le droit de vivre sereinement et non d’être poursuivis, traqués constamment.
  •  Avis très défavorable : il faut cohabiter paisiblement avec l’ours dans un espace de sauvegarde des équilibres du vivant, le 29 juin 2026 à 18h10
    Cet arrêté ministériel serait une régression environnementale de plus alors que l’urgence climatique et écologique impose de restaurer les biotopes et les écosystèmes dont les prédateurs sont les espèces parapluie et doivent retrouver une place dans des conditions de vie favorables. L’avis du CNDP et celui des associations expertes qui se battent face aux réponses lâches du gouvernement face aux lobbies Anti Ours, face aux exigences vitales de restaurer les écosystèmes pour nos enfants, doivent être prépondérants . Cette proposition serait une nouvelle maltraitance envers une petite population d’ours (108 dans toutes les Pyrénées) , fragile et ESPECE STRICTEMENT PROTEGEE : elle est inappropriée et dangereuse. Les tirs d’effarouchements qui seraient autorisés dans les mains non expertes d’éleveurs, bergers ou personnes désignées (? comment??) , avec des armes de chasse et des cartouches a double détonation (ou de vraies cartouches?) représente un danger pour tous les usagers de la Montagne et pour la faune sauvage, occasionnant stress et troubles de l’ouïe. Les alternatives existent, fonctionnent mais ne sont pas encore assez déployées (chiens, clôtures, regroupement des troupeaux le soir, renforcement des effectifs de bergers) . La responsabilité de l’Etat est de les faire exécuter et de les contrôler et non pas d’armer des centaines de bergers ou autres, dans la montagne qui est un Bien commun et ou chaque espèce a le droit de vivre. Il est urgent de changer de priorités, l’emploi et l’économie sont beaucoup plus en danger par les décisions actuelles de régression des mesures environnementales (qui accélèrent l’effondrement des systèmes terrestres - Lire ’Ce que le Climat va faire à l’Europe’ du chercheur Nathanael Wallenhorst Ed du Seuil ) que par une protection renforcée du sol, des biotopes et des espèces vivantes, des zones humides, des cours d’eaux qui rendent des services inestimables et doivent coûte que coûte être préservés immédiatement. Les dérèglements s’emballent, chacun l’aura constaté et l’Etat dispose de toutes les données pour agir. Ici l’action est de renoncer à cet arrêté et accélérer le soutien aux bergers. Merci pour nos enfants, nous n’avons même plus une génération pour agir selon les scientifiques.
  •  Défavorable - la régulation ou l’effarouchement sont contre productifs, le 29 juin 2026 à 18h05
    Il est plus que temps d’apprendre de nos erreurs. La régulation dérégle les écosystèmes dans lequel l’ours a sa place depuis bien plus longtemps que l’homme. Il est peut etre temps de revoir plutot nos modèles agricoles et de protections des troupeaux avant d’aller dans la facilité et tirer sur tous les animaux qui seront considérés comme nuisibles. Apres l’ours, qu’elles autres espèces seront pointées du doigt pour justifier des pertes de rendement ? Ou de productivité? Il existe d’autres alternatives. Et il serait peut etre temps que le gouvernement assume ses propres lois en matière de protection de l’environnement et de la biodiversite. Car au delà des mots il faut des actes forts. Pour l’ours comme pour le loup d’ailleurs. Devrons nous éradiquer des espèces pour se dire ensuite ’’tien il y a un problème avec les autres espèces….ah oui ils n’ont plus de prédateurs vu qu’on les a tous tués’’ Agissons maintenant !
  •  DÉFAVORABLE , le 29 juin 2026 à 18h04
    Encore une fois les armes, dès qu’il y a un problème en France ou même quand il n’y en a pas vraiment avec les animaux, on a recours aux armes. Vous allez perturber toute la faune sauvage en faisant du bruit et semer la peur. Vous allez potentiellement séparer les petits ours de leurs mères. À quoi sert de protéger l’ours brun alors ? La France cherche toujours à contourner les lois de protection, y’a en assez. Ça suffit ces façons de faire, respecter un peu plus le vivant, respecter les lois. Il y a assez de gens armés comme ça, pas besoin d’en rajouter.
  •  Défavorable, le 29 juin 2026 à 18h04
    Il existe d’autres solutions moins couteuses et plus respectueuses des animaux et des hommes
  •  Encore un "truc" contre l’Ours…, le 29 juin 2026 à 18h02
    Qui habitait territoires de la planète les "premiers" ? Qui doit s’intégrer dans les espaces où d’autres êtres vivants y vivent paisiblement ? Enfin qui doit respecter ce qui l’environne ? Devinez : L’être Humain ! Alors Respectez les lieux de vie comme il se doit !
  •  Ça suffit de massacrer la nature , le 29 juin 2026 à 17h54
    Il est grand temps d’ empêcher les lobbies de chasseurs de massacrer la biodiversité. Ce sont les politiques et leurs amis chasseurs qui sont responsables en grande partie du massacre de la nature. Non à l’effarouchement de l’ ours brun. Les éleveurs n’ ont qu’à faire leur travail correctement et donc garder leur troupeaux.