Projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Consultation du 08/06/2026 au 29/06/2026 - 2626 contributions

La présente consultation porte sur un projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 encadrant les opérations d’effarouchement simple et renforcé de l’ours brun pour prévenir les dommages aux troupeaux. Il vise principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’Office français de la biodiversité (OFB) réalisent des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes cadres qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Les éleveurs, membres d’un groupement pastoral, gestionnaires d’estive, bergers et lieutenants de louveteries pourront donc réaliser des opérations en complément de l’OFB, afin de réduire les délais d’intervention et de gagner en efficacité. Le projet d’arrêté apporte des garanties pour une mise en œuvre de ces opérations sécurisée : obligation de formation, intervention validée par le préfet, compte-rendu transmis dans les 72 heures suivant les opérations. Par ailleurs, le texte prévoit également quelques modifications et précisions dans l’article 4 encadrant les opérations d’effarouchement renforcé.

1. Contexte général

Ce projet d’arrêté s’inscrit dans le cadre du plan d’action ours brun 2018-2028, publié le 9 mai 2018. Ce dernier s’inscrit lui-même dans la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la biodiversité.

L’ours (Ursus arctos) est une espèce strictement protégée au niveau international (Convention de Berne), communautaire (directive dite « Habitat Faune Flore ») et français (code de l’environnement). À ce titre, toute perturbation intentionnelle des spécimens d’ours est interdite, mais des dérogations sont possibles pour prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques, à condition qu’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes et que les opérations ne nuisent pas au maintien du bon état de conservation de la population.

L’effarouchement comprend une série de dispositifs pouvant être utilisés pour éloigner l’ours des troupeaux quand les mesures de protection sont insuffisantes. Une mesure d’effarouchement est assimilée à une perturbation intentionnelle et ne peut donc être mise en place que sur la base d’une dérogation. Le projet d’arrêté a pour objet de fixer les conditions et limites dans lesquelles ces dérogations peuvent être accordées par les préfets, lorsqu’elles visent la prévention des dommages aux troupeaux domestiques par prédation.

En juin 2019, a été publié un premier arrêté permettant la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux lors de la saison d’estive 2019. Il prévoyait la mise en œuvre de mesures graduées pour répondre aux attaques d’ours : effarouchement simple via des moyens sonores, olfactifs, lumineux, puis effarouchement renforcé par tirs de cartouches à double détonation ou en caoutchouc. Le dispositif a été reconduit en 2020 puis en 2021, également de manière expérimentale. Des modifications significatives ont été apportées à l’arrêté de 2021 par rapport à celui de 2020, notamment pour renforcer les exigences en matière de formation pour les personnes habilitées à pratiquer l’effarouchement renforcé, apporter des précisions sur les conditions de réalisation des tirs, et réserver l’usage des munitions en caoutchouc aux situations où l’ours représente un risque en raison d’un comportement menaçant. En 2022, après 3 années de mise en œuvre expérimentale et après analyse des bilans annuels et du bilan triennal produits, il a été décidé de mettre en place ces mesures de manière pérenne, en introduisant toutefois de nouvelles évolutions, dont l’interdiction de mener des opérations d’effarouchement renforcé dans le cœur du Parc national des Pyrénées. Un nouvel arrêté-cadre a donc été publié le 21 juin 2022 (arrêté du 20 juin 2022 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux).

Cependant, en raison de l’annulation, par décision du 31 octobre 2022 du Conseil d’Etat, des dispositions relatives à l’effarouchement renforcé figurant dans l’arrêté ministériel relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement pour l’année 2021, il est apparu nécessaire de renforcer l’encadrement de l’effarouchement renforcé au moyen d’un nouvel arrêté. La décision du Conseil d’État en date du 31 octobre 2022 motivait l’annulation par l’absence « de mécanisme encadrant la mise en œuvre du dispositif d’effarouchement renforcé auprès des femelles en gestation et suitées ». L’arrêté-cadre du 4 mai 2023 a donc apporté des modifications supplémentaires susceptibles de répondre aux griefs du Conseil d’Etat, tout en confortant les opérations d’effarouchement de nature à faciliter la cohabitation entre l’ours et les activités humaines, et notamment l’élevage. Néanmoins, alors que l’arrêté du 20 juin 2022 était similaire à celui du 31 mai 2021 concernant les conditions de mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé, le Conseil d’Etat, convaincu par les nouveaux éléments de l’administration concernant l’absence d’effets sur les femelles gestantes et suitées, a rejeté les requêtes demandant l’annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 dans ses décisions du 10 juillet 2023 et du 18 avril 2024. Dans l’intervalle, dans l’hypothèse d’une annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 par le Conseil d’Etat, afin d’apporter des garanties nouvelles, l’arrêté du 4 mai 2023, avait notamment introduit la restriction aux seuls agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) de la possibilité de mettre en œuvre les mesures d’effarouchement renforcé.

2. Bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé depuis 2019

Les bilans annuels et pluriannuels des opérations d’effarouchement témoignent, d’une part, de l’absence d’effets négatifs apparents sur la population ursine et sa répartition, et d’autre part, d’une efficacité concernant l’évitement de la déprédation, particulièrement s’agissant de l’effarouchement renforcé. L’effarouchement renforcé a mis en fuite tous les ours observés, avec échec de la tentative d’approche du troupeau dès mise en œuvre de tirs à effet sonore (parfois répétés pour conduire à la fuite du prédateur). Les opérations ont ainsi eu pour conséquence l’absence de déprédation constatée sur les troupeaux regroupés sous la protection des effaroucheurs. Aucun ours n’a manifesté de comportement agressif, aucun ourson n’a été séparé de sa mère et il n’a jamais été besoin de recourir aux balles en caoutchouc (prévues en ultime recours en cas de risque pour les opérateurs). Par ailleurs, le déploiement des effarouchements s’est accompagné d’une évolution importante de la mise en place des mesures de protection, condition nécessaire à la réalisation des effarouchements. En outre, pour les éleveurs et les bergers, les effarouchements, en particulier renforcés, sont considérés comme une mesure complémentaire aux mesures de protection, dont ils contribuent indirectement au déploiement.

Depuis la première année d’expérimentation, le bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé (principalement mis en œuvre en Ariège) est le suivant :

-  en 2019, sur 15 nuits d’intervention, 5 ont vu un contact avec l’ours ;
-  en 2020, 34 opérations programmées ont donné lieu à 70 nuits d’effarouchement dont 13 ont fait l’objet d’au moins un contact avec un ours ; ainsi, 13 opérations ont donné lieu à l’effarouchement d’au moins un ours au moyen de cartouches à effet sonore ;
-  en 2021, 47 opérations ont été réalisées, totalisant plus de 93 nuits d’intervention ; au cours de 18 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) a été pratiqué à l’aide de munitions à double détonation ;
-  en 2022, 20 opérations ont été réalisées, totalisant 40 nuits d’intervention ; au cours de 6 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) ;
-  en 2023, 19 opérations ont été réalisées, pour un total de 38 nuits ; 13 opérations ont donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2024, 9 missions ont été conduites, totalisant 21 nuits ; aucune opération n’a donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2025, 23 opérations ont été réalisées, durant 59 nuits et 2 journées ; un effarouchement a été pratiqué lors de 4 missions.

Pour réaliser les effarouchements, l’OFB a créé en 2020 une brigade de 6 personnes, rattachée à la Brigade Mobile Grands Prédateurs, dont l’effectif n’a cessé d’augmenter afin de répondre aux besoins : en 2025, 14 agents dont 7 titulaires ont participé aux opérations.

On rappelle que, d’après le dernier bilan annuel du Réseau Ours Brun, portant sur l’année 2025, la population pyrénéenne d’ours brun poursuit son augmentation. L’effectif minimum détecté est de 108 individus, contre 96 l’année précédente, avec au moins 6 portées totalisant 8 oursons de l’année. Le taux d’accroissement moyen annuel entre 2006 et 2024 est ainsi estimé à +11,53%.

Malgré l’augmentation de la population ursine, les dommages sur l’ensemble du massif continuent à diminuer depuis plusieurs années. En 2025, 510 ovins ont été prédatés (contre 554 en 2024, 552 en 2023, 592 en 2022, 575 en 2021, 658 en 2020 et 1173 en 2019). En 2025, on a ainsi recensé 289 attaques d’ours (classées « prédation ours non écartée ») sur bétail et 2 attaques sur ruchers. Il est à noter que les dommages ne sont plus uniquement concentrés en Ariège, mais que la Haute-Garonne, et dans une moindre mesure les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques, connaissent des dégâts, même si 75% des prédations ont lieu en Ariège. Le déploiement progressif des mesures de protection sur le massif, et principalement en Ariège, ainsi que le recours aux effarouchements simples et renforcés, déployés depuis 2019, peuvent être considérés comme les principales causes de cette diminution.

3. Enjeu de la modification de l’arrêté du 4 mai 2023 envisagée

En 2026, le groupement pastoral d’Arreau a effectué une demande de dérogation espèce protégée afin de mettre en place de manière expérimentale des effarouchements par tirs non létaux réalisés par les éleveurs et bergers pour prévenir les dommages aux troupeaux. Une telle demande avait pour objectif de mener des interventions rapidement après le dernier épisode de prédation rencontré, avant que l’OFB n’effectue des opérations ou en lieu et place des interventions de l’OFB.

Afin d’apporter un cadre juridique sécurisé à la dérogation envisagée pour l’estive d’Arreau, il a été décidé de procéder à la modification de l’arrêté-cadre du 4 mai 2023 qui régit la mise en place des mesures d’effarouchement de l’ours brun. L’ambition est ainsi d’ouvrir à nouveau la participation d’intervenants extérieurs aux opérations d’effarouchement, en apportant des garanties particulières afin de sécuriser la mise en œuvre des mesures par ces opérateurs. A la différence des agents de l’OFB, les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie ne pourront pas faire usage des cartouches à munitions en caoutchouc qui pourraient présenter un risque d’accident : en cas de comportement menaçant de l’ours effarouché, ils pourront utiliser les bombes à poivre dont ils peuvent à présent être dotés. De même, les opérations effectuées par des intervenants extérieurs devront être préalablement validées par le préfet et les conditions de transmission des comptes-rendus exigeantes devront permettre de s’assurer que les dérogations sont réalisées dans les conditions requises et seront suspendues en cas de difficulté.

Les arrêtés préfectoraux autorisant les effarouchements renforcés qui seront délivrés en application de l’arrêté du 4 mai 2023 modifié seront dispensés des consultations obligatoires (l’arrêté-cadre y ayant été soumis), afin de permettre une meilleure réactivité par rapport aux besoins. Toutefois, les conditions exigeantes de mise en œuvre de ces mesures ne sont pas assouplies afin que l’effarouchement reste uniquement un recours alternatif si les moyens de protections s’avèrent insuffisants à prévenir les attaques : seuls les troupeaux pouvant attester d’une mise en œuvre effective et proportionnée des moyens de protection du troupeau et de la survenue de dommages malgré la mise en place de dispositifs d’effarouchement simple, pourront bénéficier des effarouchements renforcés.

4. Contenu du texte

Le présent projet vise donc principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’OFB puissent réaliser des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes antérieurs à l’arrêté du 4 mai 2023. Le Conseil d’Etat n’avait en effet pas condamné la participation d’intervenants extérieurs, l’arrêté du 20 juin 2022 ayant été jugé légal. En outre, l’intégration d’une formation dispensée par les agents de l’OFB, la validation préalable des opérations par le préfet et la transmission des comptes-rendus des opérations menées par les bergers/éleveurs/louvetiers dans un délai contraint apportent un cadre de nature à assurer la garantie attendue par le Conseil d’Etat.

L’ambition est que la réalisation des effarouchements renforcés puisse correspondre au mieux aux besoins, d’une part afin d’être en mesure de répondre aux estives sollicitant la mise en œuvre d’opérations postérieurement à des attaques, d’autre part en réduisant le délai d’intervention par rapport aux opérations réalisées par l’OFB pour un gain d’efficacité. Les interventions effectuées par les éleveurs/bergers ont donc vocation à compléter celles de l’OFB (interventions dans l’attente de celles de l’OFB) ou bien à les remplacer.

Les « considérant » apportent des précisions nouvelles sur la mise en œuvre des effarouchements renforcés depuis 2019 (nombre d’opérations, absence d’utilisation de cartouches en caoutchouc depuis le début des missions, absence de dommages auditifs et de séparation mère/ourson, impossibilité pour l’OFB de répondre à tous les besoins dans un court délai), ainsi que sur l’évolution de la population ursine, les chiffres de la prédation et l’amélioration de la mise en œuvre de la protection.

L’article 1 modifie le III de l’article 4 pour introduire de nouvelles conditions à la réalisation des effarouchements renforcés :

-  Au 1°, il est désormais écrit, par souci de clarification, que l’extension des opérations est possible « aux périodes crépusculaires et matinales » et non plus « aux périodes crépusculaires ou matinales »
-  Au 6°, est élargie à toutes les situations la restriction des interventions au cas où l’ours est dans une tentative manifeste de prédation (cette obligation était auparavant restreinte aux opérations où l’ours en situation de prédater était une femelle suitée)
-  Au 9°, est ajoutée la possibilité pour les éleveurs, membres de groupement pastoral, gestionnaires d’estives, bergers et lieutenants de louveterie, titulaires du permis de chasser, d’effectuer des effarouchements renforcés, comme le permettaient les arrêtés qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Cette autorisation est conditionnée à l’obligation de suivre une formation préalable dispensée par l’Office français de la biodiversité afin de garantir la réalisation des opérations dans des conditions de sécurité. La formation comportera un volet théorique et un volet pratique.
-  Au 10°, est adaptée la rédaction en conséquence des modifications qui sont intervenues au 6°. Est ajouté une mention précisant qu’en cas d’effarouchement renforcé réalisé sur une femelle suitée, il convient de vérifier que les oursons partent dans la même direction que leur mère.
-  Le contenu des comptes-rendus d’effarouchement est actualisé : des précisions doivent désormais être apportées sur la localisation du troupeau et des intervenants et la localisation et la trajectoire des ours.
-  Pour les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie, il est précisé que les opérations doivent être préalablement validées par le préfet et qu’un compte-rendu de chaque opération doit être transmis dans les 72 heures qui la suivent. En cas de non transmission, la dérogation sera suspendue.

L’article 2 est un article d’exécution.

Consultations obligatoires :

-  Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) est consulté le 17 juin 2026.
-  La consultation du public est ouverte du 8 au 29 juin 2026 inclus. En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.

Pièces jointes :

-  Le projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  L’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  Le bilan 2025 et pluriannuel des mesures d’effarouchement renforcé de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Merci de préciser, en intitulé de vos observations, votre positionnement sur le texte (FAVORABLE ou DÉFAVORABLE).

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Commentaires

  •  Mesures d’effarouchement des ours, le 20 juin 2026 à 11h09
    Je suis défavorable au projet d’effarouchement des ours, espèce protégée qui reste fragile.
  •  Je suis défavorable !, le 20 juin 2026 à 11h02
    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées
  •  Les ours des Pyrénées , le 20 juin 2026 à 11h00
    Bonjour - je viens d’apprendre qu’une consultation a lieu pour l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées. L’ours est une espèce protégée : l’ours brun est une espèce rare dont la population reste relativement fragile. Les opérations d’effarouchement peuvent perturber son comportement naturel, ses déplacements et son accès à certaines zones favorables. Je suis donc absolument contre cette mesure d’effarouchement. Merci de prendre en compte mon avis - cordialement - Fanny CHARCELAY
  •  Je suis contre ces mesures populistes !, le 20 juin 2026 à 10h59
    La plupart des eleveurs / bergers etant opposés a la présence de l’ours,cesmesures les placent en position de juge et partie.Seul l’Etat doit intervenir.Il n’est pas normal qu’une toute petite minorité soit conforté dans ses aspirations a faire ce qu’elle souhaite, se croyant chez elle comme si l’Ariege était une propriété privée.
  •  DEFAVORABLE, le 20 juin 2026 à 10h56
    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées. L’ours brun est une espèce strictement protégée par la Directive européenne "Habitats" et le Code de l’environnement français (Art. L411-1). Toute perturbation intentionnelle est interdite. La loi n’autorise des dérogations que s’il n’existe aucune autre solution satisfaisante. Or il existe d’autres solutions comme par exemple l’utilisation de parcs de regroupement nocturnes électrifiés qui n’est pas encore généralisée alors que les études montrent que ce moyen est très efficace. Par ailleurs, les détonations atteignent 120 décibels ce qui représente un risque de dommages auditifs graves pour l’ours et toute la faune vivant dans le même milieu. De plus les tirs intensifs génèrent un danger de séparation des femelles et de leurs oursons, menaçant la survie des petits. Le Conseil National de la Protection de la Nature a émis un avis défavorable à l’unanimité contre cette expérimentation, soulignant le manque de protocole scientifique sérieux.
  •  contre l’effarouchement !, le 20 juin 2026 à 10h53
    Il est inadmissible que notre société puisse favoriser une minorité de personnes (des éleveurs déjà généreusement indemnisés pour des brebis pas toujours prédatées) en leur offrant la possibilité de nuire à une espèce animale strictement protégée. De plus ces personnes n’ont aucune compétence scientifique ou intellectuelle pour avoir le discernement suffisant quant à l’utilisation de l’effarouchement. Cela revient à leur offrir le droit de tuer une espèce en grand danger d’extinction. Rappelons que deux ours ont été abattus illégalement depuis 2020. La Slovénie (de taille d’un département comme l’Ariège) compte environ un millier d’ours et l’Espagne 300 ours dans les cantabriques. Ces habitants vivent paisiblement dans cet environnement. Pourquoi y a t’il tant de problème avec les éleveurs dans les Pyrénées françaises ?
  •  DEFAVORABLE, le 20 juin 2026 à 10h47
    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées . Je suis opposé à ce protocole d’effarouchement pour lequel le CNPN, Conseil National de Protection de la Nature, a émis un amis défavorable à l’unanimité. Il me semble important et logique de prendre en compte l’avis des spécialistes, je ne vois donc pas pourquoi il y aurait besoin de débattre plus… Les sons produits entrainent des nuisances pour les ours, et il y a un risque important de dérapage à confier cette mission délicate à des privés. Si l’Etat a un peu de raison… Ce projet doit être annulé.
  •  Totalement défavorable - Bernard Bouzin, le 20 juin 2026 à 10h46
    Défavorable , le 20 juin 2026 à 10h38 Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, lieutenants de louveterie, éleveurs dans les Pyrénées. Cette mesure ne peut ouvrir la voie qu’à des excès et des pratiques dangereuses : il y a risque de blesser ou tuer un ours. Lorsque des mesures d’effarouchement sont indispensables, l’OFB constituée de professionnel est formé. Ils devraient être les seuls autorisés.
  •  DEFAVORABLE, le 20 juin 2026 à 10h44
    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées. Confier cette responsabilité à des acteurs privés qui sont d’autant plus antiours est une aberration. Par ailleurs, les alternatives actuelles qui ont prouvé leur effet ne sont pas où peu utilisées. Ce type d’effarouchement va à l’encontre de plusieurs mois protégeant cette espèce menacée.
  •  DÉFAVORABLE., le 20 juin 2026 à 10h42
    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées Ce projet ne tient pas compte d’autres solutions possibles et autoriserait l’effarouchement par des acteurs privés (hors OFB) sans garantie de la Directive européenne « Habitats » (Annexe IV) et le Code de l’environnement français (Art. L. 411-1). Le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) a émis un avis défavorable à l’unanimité contre cette expérimentation, soulignant le manque de protocole scientifique sérieux. Je demande le rejet de ce projet d’arrêté. La protection d’une espèce menacée d’extinction ne doit pas être sacrifiée au profit de mesures de gestion dont l’innocuité n’est pas prouvée et pour lesquelles des alternatives non violentes existent.
  •  Totalement défavorable - Bernard Bouzin, le 20 juin 2026 à 10h40
    Défavorable , le 20 juin 2026 à 10h38 Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, lieutenants de louveterie, éleveurs dans les Pyrénées. Cette mesure ne peut ouvrir la voie qu’à des excès et des pratiques dangereuses : il y a risque de blesser ou tuer un ours. Lorsque des mesures d’effarouchement sont indispensables, l’OFB constituée de professionnel est formé. Ils devraient être les seuls autorisés.
  •  Effarouchement des ours., le 20 juin 2026 à 10h38
    Je suis contre l’effarouchement des ours. Il existe d’autres solutions comme les parcs fermés pour la nuit et bien d’autres solutions … De plus c’est formellement interdit : L’ours brun est une espèce strictement protégée par la Directive européenne « Habitats » (Annexe IV) et le Code de l’environnement français (Art. L. 411-1). Toute perturbation intentionnelle est en principe interdite.
  •  favorable aux effarouchements et à la limitation des ours. à l’instar de beaucoup de pays européens., le 20 juin 2026 à 10h35

    Si l’on suit strictement La directive européenne « Habitats » (Annexe IV), évoquée par certains qui voudraient transformer les montagnes Pyrénées en zoo avec de gentils ours, mais loin de chez eux, on s’aperçoit qu’il va y avoir un problème de taille.
    Car la perturbation de l’habitat des espèces protégées est interdite ;
    La voici :
    Annexe IV : Cette annexe liste les espèces animales et végétales d’intérêt communautaire qui nécessitent une protection stricte. Cela signifie que :
    - Interdiction de capture, de perturbation ou de destruction des individus de ces espèces dans la nature.
    - Interdiction de destruction de leurs habitats (reproduction, repos, etc.).
    Portée : La directive s’applique à tous les États membres de l’UE. Chaque pays doit transposer ces obligations dans son droit national et désigner des Zones Spéciales de Conservation (ZSC) pour protéger les habitats des espèces de l’annexe IV.
    Précision : En France, l’article L. 411-1 du code de l’environnement transpose les obligations de la directive Habitats

    Si on la respecte stricto sensu, la montée de troupeaux en montagne dans le domaine fréquenté par l’ours devrait être interdite. Comme les ours en grand nombre descendent dans les villages de moyenne montagne dés 900 m, devenant par ces incursions territoire de l’ours, la présence de l’homme, perturbant ainsi la survie des ours devrait aussi être interdite. Certains voulaient même interdire la réouverture de petites carrière de marbre, car des ours y passent de temps en temps à proximité. Des automobilistes ont même croisé desours sur les routes. Les dérangeant. Fermeture des routes aussi ?
    La vie économique des villages de moyenne montagne va de venir difficile.
    Dilemmes ?????

  •  L’effarouchement renforcé (tirs à double détonation) de l’ours brun, le 20 juin 2026 à 10h33
    Je suis belge, habitant la Belgique et je tente, avec mes petits moyens, de faire en sorte que l’ours ne disparaisse pas à tout jamais et donc d’éviter l’extinction programmée. Je trouve inadmissible que dans un autre pays européen, à savoir la France, dans un pays tout aussi civilisé que le nôtre, que des autorités acceptent, sans scrupule, des demandes pour l’effarouchement renforcé. Chaque fois que des chasseurs qui ont un parti politique puissant, éleveurs, bergers, lieutenants de louveterie ont un nouveau caprice .., ils obtiennent gain de cause. Non, on ne vit plus à l’âge des hommes des cavernes qui chassaient pour se nourrir et se vêtir. Ces gens, tout ce qui les dérange, ils s’en débarrassent par tous les moyens et se justifient avec des arguments hors propos. Rappelez-vous le meurtre prémédité de cette femelle ours. Si tous ces gens n’obtiennent pas gain de cause ils feront quoi ? J’ai bien peur pour les ours qui sont des mammifères comme nous ? Même si je ne suis pas en France, j’estime, en tant qu’européen, d’avoir le droit de marquer mon opposition à ces effarouchements et que mon avis doit être pris en compte tout comme l’avis de toutes et tous d’entre nous, on vit dans une démocratie et pas dans une dictature, non ? Alors Messieurs les décideurs et les autres, apprenez à vivre avec les ours et pas sans eux ; montrez vous plus évolué que nos ancêtres des cavernes qui arrivaient à vivre avec les ours dans une certaine harmonie et ils n’avaient pas les moyens que nous avons en 2026. Quand il n’y aura plus d’ours, parce que c’est cela que ces gens espèrent et vont faire massacrer qui ? Certainement d’autres êtres vivants qui les dérangent et ils obtiendront encore et encore gain de cause. Il y a très longtemps des gens bien pensants ont massacrés des hiboux, des corbeaux jusqu’à leur quasi extinction. Résultat les petits rongeurs ont proliférés, n’ayant plus d’ennemis sauf l’homme qui prend plaisir à massacrer ces animaux là aussi . Clairement la leçon n’a pas été comprise. C’est à vomir
  •  Pour l’effarouchement, le 20 juin 2026 à 10h29
    100% pour ! Il faut recréer la peur chez l’ours. Les arguments contre ne tiennent absolument pas la route. Ce n’est pas la réalité du terrain et aucune étude n’as été faite sur les effets négatifs. Il faut soutenir les éleveurs parfois. C’est du bon sens pour l’ours et le berger.
  •  Totalement défavorable, le 20 juin 2026 à 10h25

    L’ours étant une espèce strictement protégée, il ne devrait pas y avoir de débat sur cette question.
    De dérogation en dérogation on va finir par autoriser a le tuer.

    Si la montagne est un espace de liberté, quand il y a des troupeaux de plus de 1000 animaux, elle n’appartient plus qu’aux éleveurs.
    Il faut revenir à des tailles beaucoup plus normales, la montagne sera bien mieux entretenue, et les troupeaux bien mieux gardés.
    L’estive traditionnelle ce n’était pas du tout ça : A Arréout par exemple il y avait 4 à 500 brebis des vaches et quelques chevaux. C’était les familles de la vallée qui venaient les garder, sans aucune aide ce qui fait qu’ils étaient vraiment gardés. Cette année avec plus de 1000 brebis venant de toutes la France il ne sera pas possible d’appliquer les mesures de protections.
    Revenons vraiment à l’estive traditionnelle et apprenons à vivre en harmonie avec la nature.

  •  Non et non, le 20 juin 2026 à 10h20
    Je suis 100% contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenant de louveterie dans les Pyrénées. Une idée complétement stupide élaborée par des sauvages.
  •  Je suis contre les tirs d’efarouchement des ours, le 20 juin 2026 à 10h17
    Les tirs d’efarouchement des ours sans contrôle par les agents de l’ ONFS ou les gendarmes est une erreur. et va conduire à do abus . Des séparations de la mère et de ses petits !!
  •  DEFAVORABLE, le 20 juin 2026 à 10h16
    Je suis contre les tirs d’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées. Cette disposition contreviendrait à la fois à l’annexe IV de la Directive européenne « Habitats » et au Code de l’environnement français (Art. L. 411-1). Elle ne pourrait être considérée comme dérogatoire que si l’emploi des parcs de regroupement et des chiens, ainsi que la présence de bergers d’appui était généralisée, ce qui n’apparaît pas être le cas actuellement. Il me semble plutôt illogique de légiférer sur l’introduction et la protection totale de l’espèce (strictement protégée) et sur l’autorisation de la stresser par des moyens très invasifs et dont les conséquences, surtout sur les femelles accompagnées d’oursons, sont mal connues voire non évaluées.
  •  Défavorable à ce projet, le 20 juin 2026 à 10h16
    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées. Les detonations représentent un risque pour les ours et leur survie. C’est d’une cruauté que je juge inadmissible surtout que ces effarouchements seront réalisés avec absence de contrôle : les dérapages humain sont avérés et les conséquences souvent graves. Le CNPN a émis un avis défavorable à l’unanimité ce qui me conforte, moi simple citoyenne, dans ma position. J’entends les difficultés des éleveurs mais il existe pourtant des solutions efficaces : les parcs de regroupement nocturne électrifiés, les bergers d’appui. L’ours brun est une espèce protégée par la directive européenne Habitats et le code de l’ environnement français. L’effarouchage est une perturbation intentionnelle qui DOIT rester interdite. Conclusion : je demande le rejet de ce projet. Je ne comprends pas qu’on puisse sacrifier à nouveau une espèce menacée d’extinction alors que des alternatives non violentes existent.