Projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Consultation du 08/06/2026 au 29/06/2026 - 2626 contributions

La présente consultation porte sur un projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 encadrant les opérations d’effarouchement simple et renforcé de l’ours brun pour prévenir les dommages aux troupeaux. Il vise principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’Office français de la biodiversité (OFB) réalisent des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes cadres qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Les éleveurs, membres d’un groupement pastoral, gestionnaires d’estive, bergers et lieutenants de louveteries pourront donc réaliser des opérations en complément de l’OFB, afin de réduire les délais d’intervention et de gagner en efficacité. Le projet d’arrêté apporte des garanties pour une mise en œuvre de ces opérations sécurisée : obligation de formation, intervention validée par le préfet, compte-rendu transmis dans les 72 heures suivant les opérations. Par ailleurs, le texte prévoit également quelques modifications et précisions dans l’article 4 encadrant les opérations d’effarouchement renforcé.

1. Contexte général

Ce projet d’arrêté s’inscrit dans le cadre du plan d’action ours brun 2018-2028, publié le 9 mai 2018. Ce dernier s’inscrit lui-même dans la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la biodiversité.

L’ours (Ursus arctos) est une espèce strictement protégée au niveau international (Convention de Berne), communautaire (directive dite « Habitat Faune Flore ») et français (code de l’environnement). À ce titre, toute perturbation intentionnelle des spécimens d’ours est interdite, mais des dérogations sont possibles pour prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques, à condition qu’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes et que les opérations ne nuisent pas au maintien du bon état de conservation de la population.

L’effarouchement comprend une série de dispositifs pouvant être utilisés pour éloigner l’ours des troupeaux quand les mesures de protection sont insuffisantes. Une mesure d’effarouchement est assimilée à une perturbation intentionnelle et ne peut donc être mise en place que sur la base d’une dérogation. Le projet d’arrêté a pour objet de fixer les conditions et limites dans lesquelles ces dérogations peuvent être accordées par les préfets, lorsqu’elles visent la prévention des dommages aux troupeaux domestiques par prédation.

En juin 2019, a été publié un premier arrêté permettant la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux lors de la saison d’estive 2019. Il prévoyait la mise en œuvre de mesures graduées pour répondre aux attaques d’ours : effarouchement simple via des moyens sonores, olfactifs, lumineux, puis effarouchement renforcé par tirs de cartouches à double détonation ou en caoutchouc. Le dispositif a été reconduit en 2020 puis en 2021, également de manière expérimentale. Des modifications significatives ont été apportées à l’arrêté de 2021 par rapport à celui de 2020, notamment pour renforcer les exigences en matière de formation pour les personnes habilitées à pratiquer l’effarouchement renforcé, apporter des précisions sur les conditions de réalisation des tirs, et réserver l’usage des munitions en caoutchouc aux situations où l’ours représente un risque en raison d’un comportement menaçant. En 2022, après 3 années de mise en œuvre expérimentale et après analyse des bilans annuels et du bilan triennal produits, il a été décidé de mettre en place ces mesures de manière pérenne, en introduisant toutefois de nouvelles évolutions, dont l’interdiction de mener des opérations d’effarouchement renforcé dans le cœur du Parc national des Pyrénées. Un nouvel arrêté-cadre a donc été publié le 21 juin 2022 (arrêté du 20 juin 2022 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux).

Cependant, en raison de l’annulation, par décision du 31 octobre 2022 du Conseil d’Etat, des dispositions relatives à l’effarouchement renforcé figurant dans l’arrêté ministériel relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement pour l’année 2021, il est apparu nécessaire de renforcer l’encadrement de l’effarouchement renforcé au moyen d’un nouvel arrêté. La décision du Conseil d’État en date du 31 octobre 2022 motivait l’annulation par l’absence « de mécanisme encadrant la mise en œuvre du dispositif d’effarouchement renforcé auprès des femelles en gestation et suitées ». L’arrêté-cadre du 4 mai 2023 a donc apporté des modifications supplémentaires susceptibles de répondre aux griefs du Conseil d’Etat, tout en confortant les opérations d’effarouchement de nature à faciliter la cohabitation entre l’ours et les activités humaines, et notamment l’élevage. Néanmoins, alors que l’arrêté du 20 juin 2022 était similaire à celui du 31 mai 2021 concernant les conditions de mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé, le Conseil d’Etat, convaincu par les nouveaux éléments de l’administration concernant l’absence d’effets sur les femelles gestantes et suitées, a rejeté les requêtes demandant l’annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 dans ses décisions du 10 juillet 2023 et du 18 avril 2024. Dans l’intervalle, dans l’hypothèse d’une annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 par le Conseil d’Etat, afin d’apporter des garanties nouvelles, l’arrêté du 4 mai 2023, avait notamment introduit la restriction aux seuls agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) de la possibilité de mettre en œuvre les mesures d’effarouchement renforcé.

2. Bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé depuis 2019

Les bilans annuels et pluriannuels des opérations d’effarouchement témoignent, d’une part, de l’absence d’effets négatifs apparents sur la population ursine et sa répartition, et d’autre part, d’une efficacité concernant l’évitement de la déprédation, particulièrement s’agissant de l’effarouchement renforcé. L’effarouchement renforcé a mis en fuite tous les ours observés, avec échec de la tentative d’approche du troupeau dès mise en œuvre de tirs à effet sonore (parfois répétés pour conduire à la fuite du prédateur). Les opérations ont ainsi eu pour conséquence l’absence de déprédation constatée sur les troupeaux regroupés sous la protection des effaroucheurs. Aucun ours n’a manifesté de comportement agressif, aucun ourson n’a été séparé de sa mère et il n’a jamais été besoin de recourir aux balles en caoutchouc (prévues en ultime recours en cas de risque pour les opérateurs). Par ailleurs, le déploiement des effarouchements s’est accompagné d’une évolution importante de la mise en place des mesures de protection, condition nécessaire à la réalisation des effarouchements. En outre, pour les éleveurs et les bergers, les effarouchements, en particulier renforcés, sont considérés comme une mesure complémentaire aux mesures de protection, dont ils contribuent indirectement au déploiement.

Depuis la première année d’expérimentation, le bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé (principalement mis en œuvre en Ariège) est le suivant :

-  en 2019, sur 15 nuits d’intervention, 5 ont vu un contact avec l’ours ;
-  en 2020, 34 opérations programmées ont donné lieu à 70 nuits d’effarouchement dont 13 ont fait l’objet d’au moins un contact avec un ours ; ainsi, 13 opérations ont donné lieu à l’effarouchement d’au moins un ours au moyen de cartouches à effet sonore ;
-  en 2021, 47 opérations ont été réalisées, totalisant plus de 93 nuits d’intervention ; au cours de 18 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) a été pratiqué à l’aide de munitions à double détonation ;
-  en 2022, 20 opérations ont été réalisées, totalisant 40 nuits d’intervention ; au cours de 6 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) ;
-  en 2023, 19 opérations ont été réalisées, pour un total de 38 nuits ; 13 opérations ont donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2024, 9 missions ont été conduites, totalisant 21 nuits ; aucune opération n’a donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2025, 23 opérations ont été réalisées, durant 59 nuits et 2 journées ; un effarouchement a été pratiqué lors de 4 missions.

Pour réaliser les effarouchements, l’OFB a créé en 2020 une brigade de 6 personnes, rattachée à la Brigade Mobile Grands Prédateurs, dont l’effectif n’a cessé d’augmenter afin de répondre aux besoins : en 2025, 14 agents dont 7 titulaires ont participé aux opérations.

On rappelle que, d’après le dernier bilan annuel du Réseau Ours Brun, portant sur l’année 2025, la population pyrénéenne d’ours brun poursuit son augmentation. L’effectif minimum détecté est de 108 individus, contre 96 l’année précédente, avec au moins 6 portées totalisant 8 oursons de l’année. Le taux d’accroissement moyen annuel entre 2006 et 2024 est ainsi estimé à +11,53%.

Malgré l’augmentation de la population ursine, les dommages sur l’ensemble du massif continuent à diminuer depuis plusieurs années. En 2025, 510 ovins ont été prédatés (contre 554 en 2024, 552 en 2023, 592 en 2022, 575 en 2021, 658 en 2020 et 1173 en 2019). En 2025, on a ainsi recensé 289 attaques d’ours (classées « prédation ours non écartée ») sur bétail et 2 attaques sur ruchers. Il est à noter que les dommages ne sont plus uniquement concentrés en Ariège, mais que la Haute-Garonne, et dans une moindre mesure les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques, connaissent des dégâts, même si 75% des prédations ont lieu en Ariège. Le déploiement progressif des mesures de protection sur le massif, et principalement en Ariège, ainsi que le recours aux effarouchements simples et renforcés, déployés depuis 2019, peuvent être considérés comme les principales causes de cette diminution.

3. Enjeu de la modification de l’arrêté du 4 mai 2023 envisagée

En 2026, le groupement pastoral d’Arreau a effectué une demande de dérogation espèce protégée afin de mettre en place de manière expérimentale des effarouchements par tirs non létaux réalisés par les éleveurs et bergers pour prévenir les dommages aux troupeaux. Une telle demande avait pour objectif de mener des interventions rapidement après le dernier épisode de prédation rencontré, avant que l’OFB n’effectue des opérations ou en lieu et place des interventions de l’OFB.

Afin d’apporter un cadre juridique sécurisé à la dérogation envisagée pour l’estive d’Arreau, il a été décidé de procéder à la modification de l’arrêté-cadre du 4 mai 2023 qui régit la mise en place des mesures d’effarouchement de l’ours brun. L’ambition est ainsi d’ouvrir à nouveau la participation d’intervenants extérieurs aux opérations d’effarouchement, en apportant des garanties particulières afin de sécuriser la mise en œuvre des mesures par ces opérateurs. A la différence des agents de l’OFB, les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie ne pourront pas faire usage des cartouches à munitions en caoutchouc qui pourraient présenter un risque d’accident : en cas de comportement menaçant de l’ours effarouché, ils pourront utiliser les bombes à poivre dont ils peuvent à présent être dotés. De même, les opérations effectuées par des intervenants extérieurs devront être préalablement validées par le préfet et les conditions de transmission des comptes-rendus exigeantes devront permettre de s’assurer que les dérogations sont réalisées dans les conditions requises et seront suspendues en cas de difficulté.

Les arrêtés préfectoraux autorisant les effarouchements renforcés qui seront délivrés en application de l’arrêté du 4 mai 2023 modifié seront dispensés des consultations obligatoires (l’arrêté-cadre y ayant été soumis), afin de permettre une meilleure réactivité par rapport aux besoins. Toutefois, les conditions exigeantes de mise en œuvre de ces mesures ne sont pas assouplies afin que l’effarouchement reste uniquement un recours alternatif si les moyens de protections s’avèrent insuffisants à prévenir les attaques : seuls les troupeaux pouvant attester d’une mise en œuvre effective et proportionnée des moyens de protection du troupeau et de la survenue de dommages malgré la mise en place de dispositifs d’effarouchement simple, pourront bénéficier des effarouchements renforcés.

4. Contenu du texte

Le présent projet vise donc principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’OFB puissent réaliser des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes antérieurs à l’arrêté du 4 mai 2023. Le Conseil d’Etat n’avait en effet pas condamné la participation d’intervenants extérieurs, l’arrêté du 20 juin 2022 ayant été jugé légal. En outre, l’intégration d’une formation dispensée par les agents de l’OFB, la validation préalable des opérations par le préfet et la transmission des comptes-rendus des opérations menées par les bergers/éleveurs/louvetiers dans un délai contraint apportent un cadre de nature à assurer la garantie attendue par le Conseil d’Etat.

L’ambition est que la réalisation des effarouchements renforcés puisse correspondre au mieux aux besoins, d’une part afin d’être en mesure de répondre aux estives sollicitant la mise en œuvre d’opérations postérieurement à des attaques, d’autre part en réduisant le délai d’intervention par rapport aux opérations réalisées par l’OFB pour un gain d’efficacité. Les interventions effectuées par les éleveurs/bergers ont donc vocation à compléter celles de l’OFB (interventions dans l’attente de celles de l’OFB) ou bien à les remplacer.

Les « considérant » apportent des précisions nouvelles sur la mise en œuvre des effarouchements renforcés depuis 2019 (nombre d’opérations, absence d’utilisation de cartouches en caoutchouc depuis le début des missions, absence de dommages auditifs et de séparation mère/ourson, impossibilité pour l’OFB de répondre à tous les besoins dans un court délai), ainsi que sur l’évolution de la population ursine, les chiffres de la prédation et l’amélioration de la mise en œuvre de la protection.

L’article 1 modifie le III de l’article 4 pour introduire de nouvelles conditions à la réalisation des effarouchements renforcés :

-  Au 1°, il est désormais écrit, par souci de clarification, que l’extension des opérations est possible « aux périodes crépusculaires et matinales » et non plus « aux périodes crépusculaires ou matinales »
-  Au 6°, est élargie à toutes les situations la restriction des interventions au cas où l’ours est dans une tentative manifeste de prédation (cette obligation était auparavant restreinte aux opérations où l’ours en situation de prédater était une femelle suitée)
-  Au 9°, est ajoutée la possibilité pour les éleveurs, membres de groupement pastoral, gestionnaires d’estives, bergers et lieutenants de louveterie, titulaires du permis de chasser, d’effectuer des effarouchements renforcés, comme le permettaient les arrêtés qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Cette autorisation est conditionnée à l’obligation de suivre une formation préalable dispensée par l’Office français de la biodiversité afin de garantir la réalisation des opérations dans des conditions de sécurité. La formation comportera un volet théorique et un volet pratique.
-  Au 10°, est adaptée la rédaction en conséquence des modifications qui sont intervenues au 6°. Est ajouté une mention précisant qu’en cas d’effarouchement renforcé réalisé sur une femelle suitée, il convient de vérifier que les oursons partent dans la même direction que leur mère.
-  Le contenu des comptes-rendus d’effarouchement est actualisé : des précisions doivent désormais être apportées sur la localisation du troupeau et des intervenants et la localisation et la trajectoire des ours.
-  Pour les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie, il est précisé que les opérations doivent être préalablement validées par le préfet et qu’un compte-rendu de chaque opération doit être transmis dans les 72 heures qui la suivent. En cas de non transmission, la dérogation sera suspendue.

L’article 2 est un article d’exécution.

Consultations obligatoires :

-  Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) est consulté le 17 juin 2026.
-  La consultation du public est ouverte du 8 au 29 juin 2026 inclus. En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.

Pièces jointes :

-  Le projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  L’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  Le bilan 2025 et pluriannuel des mesures d’effarouchement renforcé de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Merci de préciser, en intitulé de vos observations, votre positionnement sur le texte (FAVORABLE ou DÉFAVORABLE).

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Commentaires

  •  Non à l’effarouchement des ours, le 20 juin 2026 à 13h44

    L’ours brun est une espèce strictement protégée par la Directive européenne « Habitats » (Annexe IV) et le Code de l’environnement français (Art. L. 411-1). Toute perturbation intentionnelle est en principe interdite.
    La loi n’autorise des dérogations que s’il n’existe aucune autre solution satisfaisante. Or, l’utilisation de parcs de regroupement nocturnes électrifiés et de bergers d’appui n’est pas généralisée, alors que les études montrent que ces moyens sont très efficaces.
    Les détonations représentent un risque de dommages auditifs graves pour l’ours. De plus, ces tirs intensifs génèrent un danger de séparation des femelles et de leurs oursons, menaçant la survie des petits.
    Le Conseil d’État a déjà annulé des arrêtés similaires car confier l’effarouchement à des acteurs privés, sans encadrement direct par des agents publics (OFB), ne garantit pas la protection de l’espèce.
    Les effarouchements sont pratiqués avec des armes de chasse, seules les munitions changent, et des appareils de vision nocturne. Il y a un risque de dérapage évident, avec des conséquences potentiellement graves.Et tout le monde le sait bien !
    Le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) a émis un avis défavorable à l’unanimité contre cette expérimentation, soulignant le manque de protocole scientifique sérieux.Pour une fois il serait bon de suivre leur avis !
    Le gouvernement français a déja beaucoup reculé sur beaucoup de décisions ,et continue à autoriser des choses interdites ailleurs,ou revient en arrière sur des textes ,et fait la part belle aux chasseurs,éleveurs,politiques etc ! Protégez nos ours !

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  •  Avis défavorable à toute forme d’effarouchement des ours bruns, le 20 juin 2026 à 13h44

    L’ours doit rester une espèce strictement protégée.
    Je refuse que quiconque prenne le risque de de blesser ces animaux avec les moyens d’effarouchement très bruyants.
    Des moyens (parcs de regroupement nocturnes, chiens la journée) existent, il faut continuer à aider les éleveurs à s’équiper. Ca marche. C’est la solution pour la cohabitation.

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  •  Pour l’effarouchement, le 20 juin 2026 à 13h42
    Je suis à 100% pour l’effarouchement de l’ours. A cause de sa présence, je ne me promène plus tout seul ou même à deux dans les forêts de la haute Ariège. A cause du danger que peut représenter la présence de l’ours, j’ai vendu en 2025 ma maison secondaire d’un hameau situé sur la commune d’Auzat. Je suis persuadé qu’un drame arrivera bientôt à cause des ours. Richard Llabarrena
  •  Respect de la biodiversité au plus haut niveau , le 20 juin 2026 à 13h39
    De quel droit l’homme se sent-il propriétaire de la planète en détruisant depuis la préhistoire tous les animaux qui le gênent de près ou de loin au point de constater la 5ème extinction de masse. Respectons le vivant sous toutes ses formes.
  •  Défavorable totalement, le 20 juin 2026 à 13h34
    à la "régulation" des ours sur ce territoire. Ces animaux sont protégés par la Directive européenne « Habitats » (Annexe IV) et le Code de l’environnement français (Art. L. 411-1). Toute perturbation intentionnelle est en principe interdite. Or, il n’y a ici aucun principe, si ce n’est la volonté (habituelle hélas) des éleveurs de privatiser la montagne à leur propre profit. En Italie, et même en Espagne, les éleveurs parviennent tout à fait à cohabiter avec l’ours. Pourquoi n’est ce pas le cas en France ???????
  •  Effarouchement des ours, le 20 juin 2026 à 13h32
    Je suis contre les effarouchements des ours dans les Pyrénées ! C est un animal protégé par la con vention de berne. De plus l effarouchement très sonore peut apeurer la mère qui tissu d abandonner ses oursons Enfin il existe d autres moyens de protéger les troupeaux en installant des parcs électrifiés et en laissant un berger qui garde le troupeaux accompagné d un patou qui fait fuir l ours !!!’ Enfin il est mauvais pour les ours de leur faire écouter ces effarouchements très sonores qui peuvent les perturber !!’ Il faut arrêter ces effarouchements Annick ginon
  •  Avis défavorable , le 20 juin 2026 à 13h19
    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées. Cette méthode est inefficace et ouvre la voie à des dérapages probables alors que l’ours est une espèce menacée et protégée. Des alternatives comme les chiens et les parcs électrifiés sont plus efficaces et moins invasives.
  •  Avis défavorable à cet arrêté, le 20 juin 2026 à 13h13
    Je suis contre cet arrêté. Donner le droit d’effaroucher à des privés c’’st créer un précédent et inciter à terme à aller au delà. Le statut de protection de l’espèce interdit son dérangement. De plus d’autres solutions existent qui font leur preuve lorsqu’elles sont mises en œuvre : réduction de la taille des troupeaux pour assurer une bonne protection, chiens de gardes en nombre suffisant, rassemblement et parcage, nombre de bergers suffisants….
  •  Favorable aux effarouchements et à la régulation de l’ours, le 20 juin 2026 à 13h09
    La directive européenne « Habitats » (Annexe IV) et son intégration à la loi française par l’article L. 411-1 du code de l’environnement, ne prend pas en compte les activités humaines dans le secteur et particulièrement en moyenne montagne, très impactés par la présence de l’ours. à quand une réunion de concertation et d’information à Saint-Girons, zone centrale des estives prédatées par l’ours avec les acteurs du territoire ?
  •  Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées, le 20 juin 2026 à 12h52
    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées Les autres pays tels Espagne et Italie, nos proches voisins font de l’ours une plus value économique avec des populations plus importantes d’ursidés, la France non, rejetons le lobby des éleveurs et des chasseurs, laissons la biodiversité perdurer.
  •  DEFAVORABLE., le 20 juin 2026 à 12h37
    Je suis totalement opposé aux tirs d’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs ou autres lieutenants de louveterie dans les Pyrénées ! Rappel important : l’ours brun est une espèce strictement protégée. Merci d’en tenir compte. Il existe d’autres solutions. Aidez plutôt les éleveurs à les mettre en place. Autoriser des êtres humains à utiliser des armes à feu n’est JAMAIS une bonne idée, le risque est trop évident d’une mauvaise utilisation !!! Je suis stupéfait que cela ne soit pas mieux pris en compte. Je demande le rejet de ce projet d’arrêté.
  •  DEFAVORABLE, le 20 juin 2026 à 12h36
    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées, car la loi n’autorise cette dérogation uniquement si aucune autre solution satisfaisante existe. Or, une autre solution existe, elles sont trois : le regroupement des animaux dans un parc, la présence de bergers et de patou. Des études ont révélé leur efficience. Le CNPN s’st prononcé unanimement contre ce projet d’expérimentation, au regard d’une absence de protocole scientifique sérieux. Par ailleurs, l’ours est une espèce strictement protégée au niveau européen par la directive Habitats et le code de l’environnement, compte tenu d’une population faible numériquement et génétiquement, ne permettant pas d’être en bonne conservation sur le long terme. Etendre les tirs d’effarouchement aux personnes privées accroît les risques négatifs connus sur les ours à savoir : perte de l’audition à cause des détonations à décibels élevés, risque de décès chez les jeunes plus élevés car les tirs provoquent des séparation entre eux et leurs mères. La justice a annulé des arrêtés autorisant l’effarouchement par les éleveurs, bergers, sans encadrement avec l’OFB, car l’utilisation d’armes de chasse et les lunettes à vision nocturnes acccroit le risque de dérapages et menacer la protection de l’espèce
  •  Particulier, le 20 juin 2026 à 12h35
    Nous faisons partiie integrante du bioltope ni au dessus,ni au dessous mais avec. Toutes perturbations d’un de ses elements nous affecte . SVP pense au changement climatique laisser l’equilibre naturel intact et ne decidez pas pour lui. Merci pour le vivant.
  •  Farouchement , le 20 juin 2026 à 12h28
    Oui je suis pour
  •  défavorable aux effaroucheurs , le 20 juin 2026 à 12h27
    je pence que toutes les solutions non pas était exploité , les clôtures électrique sont t’elle utilisé partout . qu’elle faune sauvage voulez-vous? . En voulant effarouchée les ours ,ne risque t’on pas d’effarouché les troupeaux avec leur détonation ? ( a voir le mémoire en réponse à l’avis du c n p n du 25mars 2026 ).
  •  Opinion défavorable , le 20 juin 2026 à 12h27

    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées.

    Je ne vois pas l’intérêt d’autoriser ce type de pratique alors que l’ours est une espèce protégée et que d’autres moyens existent pour limiter les dégâts sur les troupeaux. Avant de créer de nouvelles dérogations, il faudrait déjà s’assurer que les solutions de prévention sont réellement mises en place partout.

    Je suis donc défavorable à ce projet d’arrêté, qui me paraît aller dans le mauvais sens tant pour la protection de l’ours que pour sa cohabitation avec les activités pastorales.

  •  Avis défavorable pour l’effarouchement , le 20 juin 2026 à 12h26
    La solution de parcs de regroupement est reconnue efficace et protège les élevages. Recourir à des solutions brutales, telle l’effarouchement très perturbatrice pour la population des ours avec ses conséquences devrait être rejetée.
  •  Avis DEFAVORABLE au projet d’arrêté, le 20 juin 2026 à 12h17
    Madame, Monsieur, Je suis résolument opposé au projet d’arrêté visant à autoriser bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie à procéder à des tirs d’effarouchement à l’encontre des ours bruns des Pyrénées. En effet, l’ours brun des Pyrénées étant une espèce strictement protégée, il ne doit en aucun cas être dérangé dans son habitat naturel par toutes personnes privées dont le but final est de les faire disparaître, pour s’approprier leur territoire et uniquement se simplifier la vie. D’autant plus qu’il existe déjà des solutions de protection des troupeaux ; appliquons-les, aidons financièrement les éleveurs à les mettre en place et laissons vivre en paix les ours bruns des Pyrénées. Avec un peu de bonne volonté, il est facile de vivre en harmonie avec les espèces animales dites « sauvages » qui peuplent nos régions, notamment celle des Pyrénées. Qui d’ailleurs serait le plus sauvage des deux ? Une ourse qui élève, déjà difficilement ses petits ou le soi-disant humain qui l’en empêcherait avec les moyens envisagés dans le projet d’arrêté. Le simple bon sens doit prévaloir. Les ours bruns des Pyrénées sont doués de la même sensibilité que celle déjà reconnue à nos animaux domestiques. Alors laissons-les vivre en paix dans leur habitat naturel. Je demande donc le REJET pur et simple du projet d’arrêté soumis à cette consultation publique. En prenant en compte l’intérêt d’une espèce animale déjà menacée par ailleurs sur celui d’intérêts particuliers, Madame, Monsieur, qui avez la charge de cette consultation aurez fait œuvre de protection de la nature, de la biodiversité et de cette espèce animale que constitue celle des ours bruns des Pyrénées. Je vous en remercie grandement.
  •  Je suis TRES DEFAVORABLE à cet arrêté en raison de ses motivations (affichées ou masquées) et de ses conséquences (non prises en compte), le 20 juin 2026 à 12h13
    Non content d’avoir échoué depuis 1976 et la Loi sur la Protection de la Nature, échec validé par la Loi sur la reconquête de la biodiversité en 2016, l’Etat (du moins ceux qui tirent les ficelles depuis des siècles derrière) fait marche arrière dans la protection d’une espèce patrimoniale (du patrimoine de tous). En attendant de détruire ce qui reste avec les Lois successives maquillées en souveraineté (que nous n’auront pas pour autant). Cet arrêté fait suite à celui soumis à consultation en Ariège, qui indiquait dans ses justifications un problème local sur une estive. Le nouvel arrêté nous montre que cette justification était donc un mensonge pour faire passer une pilule plus grosse ! Raison de plus d’être défavorable à cet arrêté (et aux méthodes qu’il recouvre). Revenons à l’arrêté. D’un point de vue juridique l’ours est une espèce strictement protégée. Toute perturbation intentionnelle est donc interdite. Son statut est précaire et masqué par ceux qui veulent sa disparition. En effet, si sa population a augmenté, elle ne garantit pas la survie de l’espèce dans notre pays pour deux raisons : les effectifs sont insuffisants ET la consanguinité est trop élevée et donc délétère. Mais bon, ce sont des éléments scientifiques et l’Etat, comme tous les "décideurs" n’en a que faire ! Dans un monde "’normal" qui respecte les Lois, l’effarouchement ne peut être envisagé que lorsque toutes les solutions alternatives ont été épuisées et qu’elles ne sont pas satisfaisantes. Or des solutions existent et elles ont fait leurs preuves : le recours aux chiens de protection, associé à un regroupement du bétail le soir et au gardiennage fonctionne. Ce qui motive cet arrêté est en fait que ces mesures coûtent de l’argent et qu’il est urgent de les supprimer, n’offrant d’autre alternative que (enfin pour certains) la disparition pure et simple de l’ours. Et comme on vend au bon peuple l’absence de contraintes et la "simplification", simplifions et éliminons l’ours. L’effarouchement a des conséquences négatives sur l’ours et la survie des oursons : les détonations d’intensité sonore majeur perturbent le comportement des adultes (si ceux-ci deviennent agressifs, la phase de test de ces pratiques se transformera en abattage pur et simple d’animaux "dangereux ou à problème", problème créé… par nous. Les oursons risquent d’être séparés de leur mère dans l’affolement, ce qui compromet leurs chances de survie et celles de la population. Je sais bien que c’est l’objectif recherché mais que l’Etat ait le courage de le déclarer. La pilule politique ou juridique est question de communication et nous avons dans cet arrêté un bel exemple de bavardage argumentaire pour justifier l’arrêté et assurer que tout ira bien dans le meilleur des mondes, toutes les mesures ayant été prises pour cela. Dormez braves gens, on s’occupe de tout ! Allez, au mieux, il va y avoir deux ou trois ours "tués par accident" dès cette année. Il n’y a aucun protocole de suivi de cette opération (digne de ce nom) dans l’arrêté, ceci ayant d’ailleurs été noté dans l’avis défavorable du CNPN, qui ne sert donc à rien puisque tout est décidé. La suite est déjà connue : le bilan des mesures d’effarouchement sera négatif car elles seront in-suf-fi-san-tes aux yeux de ceux qui veulent la mort de l’ours. Et donc? Il faudra éliminer les ours (mais on aura fait tout ce qu’il faut pour l’éviter, ces sales bêtes ne se montrent pas coopératives). D’ici là l’Europe aura d’ailleurs changer le statut l’ours comme elle a changé celui du loup : il suffit qu’un élu ait un animal de compagnie tué pour cela, nous le savons déjà. Notre monde retourne à la vitesse grand V vers l’Ancien Régime, la France n’y échappe pas. Une frénésie s’est emparée des puissants sur le mode "tout ce qui est pris n’est plus à prendre" et après moi le déluge (pour le peuple)". Dans cet arrêté, la référence à l’ancien régime se mesure au retour en grâce des lieutenants de louveterie. Retour 200 ans en arrière. Nous vivons une époque d’enjeux de survie des humains avec des politiques et un Etat qui enclenchent des marches arrière pour aller de l’avant. Dans TOUS les domaines. L’ours est la partie immergée de l’iceberg de colère qui gronde dans la population. Alors pour calmer le jeu (en attendant le tsunami) on distribue des retours en arrières "gages" d’une prise en considération de "problèmes" qui seraient résolus sur des modes qui ne peuvent plus avoir cours dans la situation que vous vivons. Ah, au fait, il fait plus de 40° ce jour de juin, 2ème phase de canicule cette année…mais rassurons nous, l’Etat veille, s’occupe de tout et notre avenir est assuré ! Ce sont les pompes funèbres qui vont être contentes, le marché va s’envoler. Je suis loin d’être le seul Français qui en a ras le bol d’être pris pour un imbécile par ses élus, l’Etat, les politiques dans leur ensemble et leur cour de riches qui en veulent toujours plus alors que la situation des Français ne cesse de se dégrader.
  •  Projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux, le 20 juin 2026 à 12h12
    DÉFAVORABLE Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées L’ours est strictement protégé par la directive européenne, de plus il existe des moyens très efficaces pour le faire fuir, mais qui ne sont pas employés comme les parcs électrifiés avec présence de bergers .