Projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Consultation du 08/06/2026 au 29/06/2026 - 2626 contributions

La présente consultation porte sur un projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 encadrant les opérations d’effarouchement simple et renforcé de l’ours brun pour prévenir les dommages aux troupeaux. Il vise principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’Office français de la biodiversité (OFB) réalisent des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes cadres qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Les éleveurs, membres d’un groupement pastoral, gestionnaires d’estive, bergers et lieutenants de louveteries pourront donc réaliser des opérations en complément de l’OFB, afin de réduire les délais d’intervention et de gagner en efficacité. Le projet d’arrêté apporte des garanties pour une mise en œuvre de ces opérations sécurisée : obligation de formation, intervention validée par le préfet, compte-rendu transmis dans les 72 heures suivant les opérations. Par ailleurs, le texte prévoit également quelques modifications et précisions dans l’article 4 encadrant les opérations d’effarouchement renforcé.

1. Contexte général

Ce projet d’arrêté s’inscrit dans le cadre du plan d’action ours brun 2018-2028, publié le 9 mai 2018. Ce dernier s’inscrit lui-même dans la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la biodiversité.

L’ours (Ursus arctos) est une espèce strictement protégée au niveau international (Convention de Berne), communautaire (directive dite « Habitat Faune Flore ») et français (code de l’environnement). À ce titre, toute perturbation intentionnelle des spécimens d’ours est interdite, mais des dérogations sont possibles pour prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques, à condition qu’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes et que les opérations ne nuisent pas au maintien du bon état de conservation de la population.

L’effarouchement comprend une série de dispositifs pouvant être utilisés pour éloigner l’ours des troupeaux quand les mesures de protection sont insuffisantes. Une mesure d’effarouchement est assimilée à une perturbation intentionnelle et ne peut donc être mise en place que sur la base d’une dérogation. Le projet d’arrêté a pour objet de fixer les conditions et limites dans lesquelles ces dérogations peuvent être accordées par les préfets, lorsqu’elles visent la prévention des dommages aux troupeaux domestiques par prédation.

En juin 2019, a été publié un premier arrêté permettant la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux lors de la saison d’estive 2019. Il prévoyait la mise en œuvre de mesures graduées pour répondre aux attaques d’ours : effarouchement simple via des moyens sonores, olfactifs, lumineux, puis effarouchement renforcé par tirs de cartouches à double détonation ou en caoutchouc. Le dispositif a été reconduit en 2020 puis en 2021, également de manière expérimentale. Des modifications significatives ont été apportées à l’arrêté de 2021 par rapport à celui de 2020, notamment pour renforcer les exigences en matière de formation pour les personnes habilitées à pratiquer l’effarouchement renforcé, apporter des précisions sur les conditions de réalisation des tirs, et réserver l’usage des munitions en caoutchouc aux situations où l’ours représente un risque en raison d’un comportement menaçant. En 2022, après 3 années de mise en œuvre expérimentale et après analyse des bilans annuels et du bilan triennal produits, il a été décidé de mettre en place ces mesures de manière pérenne, en introduisant toutefois de nouvelles évolutions, dont l’interdiction de mener des opérations d’effarouchement renforcé dans le cœur du Parc national des Pyrénées. Un nouvel arrêté-cadre a donc été publié le 21 juin 2022 (arrêté du 20 juin 2022 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux).

Cependant, en raison de l’annulation, par décision du 31 octobre 2022 du Conseil d’Etat, des dispositions relatives à l’effarouchement renforcé figurant dans l’arrêté ministériel relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement pour l’année 2021, il est apparu nécessaire de renforcer l’encadrement de l’effarouchement renforcé au moyen d’un nouvel arrêté. La décision du Conseil d’État en date du 31 octobre 2022 motivait l’annulation par l’absence « de mécanisme encadrant la mise en œuvre du dispositif d’effarouchement renforcé auprès des femelles en gestation et suitées ». L’arrêté-cadre du 4 mai 2023 a donc apporté des modifications supplémentaires susceptibles de répondre aux griefs du Conseil d’Etat, tout en confortant les opérations d’effarouchement de nature à faciliter la cohabitation entre l’ours et les activités humaines, et notamment l’élevage. Néanmoins, alors que l’arrêté du 20 juin 2022 était similaire à celui du 31 mai 2021 concernant les conditions de mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé, le Conseil d’Etat, convaincu par les nouveaux éléments de l’administration concernant l’absence d’effets sur les femelles gestantes et suitées, a rejeté les requêtes demandant l’annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 dans ses décisions du 10 juillet 2023 et du 18 avril 2024. Dans l’intervalle, dans l’hypothèse d’une annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 par le Conseil d’Etat, afin d’apporter des garanties nouvelles, l’arrêté du 4 mai 2023, avait notamment introduit la restriction aux seuls agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) de la possibilité de mettre en œuvre les mesures d’effarouchement renforcé.

2. Bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé depuis 2019

Les bilans annuels et pluriannuels des opérations d’effarouchement témoignent, d’une part, de l’absence d’effets négatifs apparents sur la population ursine et sa répartition, et d’autre part, d’une efficacité concernant l’évitement de la déprédation, particulièrement s’agissant de l’effarouchement renforcé. L’effarouchement renforcé a mis en fuite tous les ours observés, avec échec de la tentative d’approche du troupeau dès mise en œuvre de tirs à effet sonore (parfois répétés pour conduire à la fuite du prédateur). Les opérations ont ainsi eu pour conséquence l’absence de déprédation constatée sur les troupeaux regroupés sous la protection des effaroucheurs. Aucun ours n’a manifesté de comportement agressif, aucun ourson n’a été séparé de sa mère et il n’a jamais été besoin de recourir aux balles en caoutchouc (prévues en ultime recours en cas de risque pour les opérateurs). Par ailleurs, le déploiement des effarouchements s’est accompagné d’une évolution importante de la mise en place des mesures de protection, condition nécessaire à la réalisation des effarouchements. En outre, pour les éleveurs et les bergers, les effarouchements, en particulier renforcés, sont considérés comme une mesure complémentaire aux mesures de protection, dont ils contribuent indirectement au déploiement.

Depuis la première année d’expérimentation, le bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé (principalement mis en œuvre en Ariège) est le suivant :

-  en 2019, sur 15 nuits d’intervention, 5 ont vu un contact avec l’ours ;
-  en 2020, 34 opérations programmées ont donné lieu à 70 nuits d’effarouchement dont 13 ont fait l’objet d’au moins un contact avec un ours ; ainsi, 13 opérations ont donné lieu à l’effarouchement d’au moins un ours au moyen de cartouches à effet sonore ;
-  en 2021, 47 opérations ont été réalisées, totalisant plus de 93 nuits d’intervention ; au cours de 18 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) a été pratiqué à l’aide de munitions à double détonation ;
-  en 2022, 20 opérations ont été réalisées, totalisant 40 nuits d’intervention ; au cours de 6 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) ;
-  en 2023, 19 opérations ont été réalisées, pour un total de 38 nuits ; 13 opérations ont donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2024, 9 missions ont été conduites, totalisant 21 nuits ; aucune opération n’a donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2025, 23 opérations ont été réalisées, durant 59 nuits et 2 journées ; un effarouchement a été pratiqué lors de 4 missions.

Pour réaliser les effarouchements, l’OFB a créé en 2020 une brigade de 6 personnes, rattachée à la Brigade Mobile Grands Prédateurs, dont l’effectif n’a cessé d’augmenter afin de répondre aux besoins : en 2025, 14 agents dont 7 titulaires ont participé aux opérations.

On rappelle que, d’après le dernier bilan annuel du Réseau Ours Brun, portant sur l’année 2025, la population pyrénéenne d’ours brun poursuit son augmentation. L’effectif minimum détecté est de 108 individus, contre 96 l’année précédente, avec au moins 6 portées totalisant 8 oursons de l’année. Le taux d’accroissement moyen annuel entre 2006 et 2024 est ainsi estimé à +11,53%.

Malgré l’augmentation de la population ursine, les dommages sur l’ensemble du massif continuent à diminuer depuis plusieurs années. En 2025, 510 ovins ont été prédatés (contre 554 en 2024, 552 en 2023, 592 en 2022, 575 en 2021, 658 en 2020 et 1173 en 2019). En 2025, on a ainsi recensé 289 attaques d’ours (classées « prédation ours non écartée ») sur bétail et 2 attaques sur ruchers. Il est à noter que les dommages ne sont plus uniquement concentrés en Ariège, mais que la Haute-Garonne, et dans une moindre mesure les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques, connaissent des dégâts, même si 75% des prédations ont lieu en Ariège. Le déploiement progressif des mesures de protection sur le massif, et principalement en Ariège, ainsi que le recours aux effarouchements simples et renforcés, déployés depuis 2019, peuvent être considérés comme les principales causes de cette diminution.

3. Enjeu de la modification de l’arrêté du 4 mai 2023 envisagée

En 2026, le groupement pastoral d’Arreau a effectué une demande de dérogation espèce protégée afin de mettre en place de manière expérimentale des effarouchements par tirs non létaux réalisés par les éleveurs et bergers pour prévenir les dommages aux troupeaux. Une telle demande avait pour objectif de mener des interventions rapidement après le dernier épisode de prédation rencontré, avant que l’OFB n’effectue des opérations ou en lieu et place des interventions de l’OFB.

Afin d’apporter un cadre juridique sécurisé à la dérogation envisagée pour l’estive d’Arreau, il a été décidé de procéder à la modification de l’arrêté-cadre du 4 mai 2023 qui régit la mise en place des mesures d’effarouchement de l’ours brun. L’ambition est ainsi d’ouvrir à nouveau la participation d’intervenants extérieurs aux opérations d’effarouchement, en apportant des garanties particulières afin de sécuriser la mise en œuvre des mesures par ces opérateurs. A la différence des agents de l’OFB, les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie ne pourront pas faire usage des cartouches à munitions en caoutchouc qui pourraient présenter un risque d’accident : en cas de comportement menaçant de l’ours effarouché, ils pourront utiliser les bombes à poivre dont ils peuvent à présent être dotés. De même, les opérations effectuées par des intervenants extérieurs devront être préalablement validées par le préfet et les conditions de transmission des comptes-rendus exigeantes devront permettre de s’assurer que les dérogations sont réalisées dans les conditions requises et seront suspendues en cas de difficulté.

Les arrêtés préfectoraux autorisant les effarouchements renforcés qui seront délivrés en application de l’arrêté du 4 mai 2023 modifié seront dispensés des consultations obligatoires (l’arrêté-cadre y ayant été soumis), afin de permettre une meilleure réactivité par rapport aux besoins. Toutefois, les conditions exigeantes de mise en œuvre de ces mesures ne sont pas assouplies afin que l’effarouchement reste uniquement un recours alternatif si les moyens de protections s’avèrent insuffisants à prévenir les attaques : seuls les troupeaux pouvant attester d’une mise en œuvre effective et proportionnée des moyens de protection du troupeau et de la survenue de dommages malgré la mise en place de dispositifs d’effarouchement simple, pourront bénéficier des effarouchements renforcés.

4. Contenu du texte

Le présent projet vise donc principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’OFB puissent réaliser des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes antérieurs à l’arrêté du 4 mai 2023. Le Conseil d’Etat n’avait en effet pas condamné la participation d’intervenants extérieurs, l’arrêté du 20 juin 2022 ayant été jugé légal. En outre, l’intégration d’une formation dispensée par les agents de l’OFB, la validation préalable des opérations par le préfet et la transmission des comptes-rendus des opérations menées par les bergers/éleveurs/louvetiers dans un délai contraint apportent un cadre de nature à assurer la garantie attendue par le Conseil d’Etat.

L’ambition est que la réalisation des effarouchements renforcés puisse correspondre au mieux aux besoins, d’une part afin d’être en mesure de répondre aux estives sollicitant la mise en œuvre d’opérations postérieurement à des attaques, d’autre part en réduisant le délai d’intervention par rapport aux opérations réalisées par l’OFB pour un gain d’efficacité. Les interventions effectuées par les éleveurs/bergers ont donc vocation à compléter celles de l’OFB (interventions dans l’attente de celles de l’OFB) ou bien à les remplacer.

Les « considérant » apportent des précisions nouvelles sur la mise en œuvre des effarouchements renforcés depuis 2019 (nombre d’opérations, absence d’utilisation de cartouches en caoutchouc depuis le début des missions, absence de dommages auditifs et de séparation mère/ourson, impossibilité pour l’OFB de répondre à tous les besoins dans un court délai), ainsi que sur l’évolution de la population ursine, les chiffres de la prédation et l’amélioration de la mise en œuvre de la protection.

L’article 1 modifie le III de l’article 4 pour introduire de nouvelles conditions à la réalisation des effarouchements renforcés :

-  Au 1°, il est désormais écrit, par souci de clarification, que l’extension des opérations est possible « aux périodes crépusculaires et matinales » et non plus « aux périodes crépusculaires ou matinales »
-  Au 6°, est élargie à toutes les situations la restriction des interventions au cas où l’ours est dans une tentative manifeste de prédation (cette obligation était auparavant restreinte aux opérations où l’ours en situation de prédater était une femelle suitée)
-  Au 9°, est ajoutée la possibilité pour les éleveurs, membres de groupement pastoral, gestionnaires d’estives, bergers et lieutenants de louveterie, titulaires du permis de chasser, d’effectuer des effarouchements renforcés, comme le permettaient les arrêtés qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Cette autorisation est conditionnée à l’obligation de suivre une formation préalable dispensée par l’Office français de la biodiversité afin de garantir la réalisation des opérations dans des conditions de sécurité. La formation comportera un volet théorique et un volet pratique.
-  Au 10°, est adaptée la rédaction en conséquence des modifications qui sont intervenues au 6°. Est ajouté une mention précisant qu’en cas d’effarouchement renforcé réalisé sur une femelle suitée, il convient de vérifier que les oursons partent dans la même direction que leur mère.
-  Le contenu des comptes-rendus d’effarouchement est actualisé : des précisions doivent désormais être apportées sur la localisation du troupeau et des intervenants et la localisation et la trajectoire des ours.
-  Pour les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie, il est précisé que les opérations doivent être préalablement validées par le préfet et qu’un compte-rendu de chaque opération doit être transmis dans les 72 heures qui la suivent. En cas de non transmission, la dérogation sera suspendue.

L’article 2 est un article d’exécution.

Consultations obligatoires :

-  Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) est consulté le 17 juin 2026.
-  La consultation du public est ouverte du 8 au 29 juin 2026 inclus. En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.

Pièces jointes :

-  Le projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  L’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  Le bilan 2025 et pluriannuel des mesures d’effarouchement renforcé de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Merci de préciser, en intitulé de vos observations, votre positionnement sur le texte (FAVORABLE ou DÉFAVORABLE).

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Commentaires

  •  Non aux tirs d’effarouchement renforcés , le 22 juin 2026 à 10h38

    Ce projet présente de graves lacunes et dangers pour la survie de l’espèce :

    Incompatibilité avec la conservation : L’ours brun est une espèce strictement protégée. Malgré une légère augmentation, la population pyrénéenne reste fragile et sa diversité génétique est insuffisante pour garantir sa viabilité à long terme. Assouplir les règles d’effarouchement contredit ces objectifs de protection.

    Manque d’expertise et risques d’erreurs : Confier des tirs à double détonation à des personnes (bergers ou éleveurs) qui peuvent avoir un a priori négatif sur l’ours est risqué. Il est complexe de distinguer, sur le terrain, une simple présence à proximité d’une véritable attitude de prédation sans ambiguïté.

    Danger pour les oursons : Il existe un risque réel que des tirs assourdissants séparent une femelle de ses oursons, compromettant leur survie, malgré les mentions de précaution dans le texte.

    Critères flous et incertitude juridique : Les textes sont contradictoires : certains passages exigent une "attitude de prédation" manifeste, tandis que d’autres autorisent le tir dès qu’un ours est repéré à "proximité immédiate". Cette ambiguïté peut mener à des interventions excessives

  •  Effarouchements contre productifs et paradoxaux, avis défavorable, le 22 juin 2026 à 10h37
    Les effarouchements des ours réintroduits dans les Pyrénées après le génocide de la souche locorégionale représentée par Cannelle sont très paradoxaux démontrant les incohérences des pouvoirs publics concernant la biodiversité et en particulier la faune sauvage. Nos dirigeants veulent tout et son contraire et ce sont les populations humaines et animales qui en font les frais. Les derniers ours français réfugiés dans les montagnes qui deviennent de plus en plus problématiques à vivre avec les perturbations climatiques d’origine anthropique auxquels participent les élevages avec de trop nombreux animaux responsables de surpâturage. Comment effaroucher les humains pour qu’ils quittent leurs positions bornées suprémacistes donnant tous les droits aux humains et privant les autres qu’humains de leur droit de vivre en paix dans des habitats respectés et non envahis par le colonialisme pastoral et cynégétique.
  •  Avis défavorable , le 22 juin 2026 à 10h37
    L’ours brun est une espèce protégée en Europe. .Cette mesure menace la conservation de l’ours dans les Pyrénées, en favorisant la séparation des oursons avec la mère et elle risque d’entraîner des erreurs d’appréciation par manque de formation.
  •  Tirs d’effarouchement sur les ours, le 22 juin 2026 à 10h37
    Je donne un avis défavorable. Autoriser des tirs par des éleveurs, lieutenants de louveterie, m’inquiète des dérives qui ne manqueront pas de se produire.
  •  Non aux tirs d’effarouchement renforcés contre les ours !, le 22 juin 2026 à 10h36

    Un projet alarmant qui ouvre la porte aux dérives
    Ce projet présente de graves lacunes et dangers pour la survie de l’espèce :

    Incompatibilité avec la conservation : L’ours brun est une espèce strictement protégée. Malgré une légère augmentation, la population pyrénéenne reste fragile et sa diversité génétique est insuffisante pour garantir sa viabilité à long terme. Assouplir les règles d’effarouchement contredit ces objectifs de protection.

    Manque d’expertise et risques d’erreurs : Confier des tirs à double détonation à des personnes (bergers ou éleveurs) qui peuvent avoir un a priori négatif sur l’ours est risqué. Il est complexe de distinguer, sur le terrain, une simple présence à proximité d’une véritable attitude de prédation sans ambiguïté.

    Danger pour les oursons : Il existe un risque réel que des tirs assourdissants séparent une femelle de ses oursons, compromettant leur survie, malgré les mentions de précaution dans le texte.

    Critères flous et incertitude juridique : Les textes sont contradictoires : certains passages exigent une "attitude de prédation" manifeste, tandis que d’autres autorisent le tir dès qu’un ours est repéré à "proximité immédiate". Cette ambiguïté peut mener à des interventions excessives

  •  Défavorable, le 22 juin 2026 à 10h36
    Défavorable ! Préservons notre nature et respectons la.
  •  Defavorable, le 22 juin 2026 à 10h35
    Je suis défavorable aux tirs d’effarouchement contre les ours. Ils sont protégés et doivent le rester, d’autres solutions existent pour préserver les troupeaux. L’homme détruit tous les animaux, ça suffit !
  •  Avis très défavorable , le 22 juin 2026 à 10h35

    Ce projet par ses lacunes et ses ambiguïtés va mettre en danger la survie des ours :

    * Protection affaiblie : Assouplir les règles d’effarouchement contredit les objectifs de protection de cette espèce pourtant strictement protégée alors que la faible diversité génétique est déjà insuffisante pour garantir la viabilité à long terme des ours.
    * Risque de manque d’objectivité des tireurs : Pourquoi confier des tirs à double détonation à des bergers ou des éleveurs qui peuvent ne pas distinguer une simple présence à proximité d’une véritable attitude de prédation sans ambiguïté ?
    * Danger mortel pour les oursons : Le bruit engendré par les tirs assourdissants peuvent amener les oursons à fuir dans des directions différentes séparant ainsi la mère d’un ou plusieurs de ses oursons ce qui compromettant leur survie.
    * Ambiguïté juridique : Les textes sont rédigés avec des contradictions : certains passages exigent une "attitude de prédation" manifeste, tandis que d’autres autorisent le tir dès qu’un ours est repéré à "proximité immédiate". Cette ambiguïté sujette à interprétation peut mener à multiplier les interventions de manière excessive.

    Pensons aux générations à venir. Arrêtons de mettre en danger la biodiversité. À force de l’appauvrir nous finirons nous même par disparaître.

  •  Position sur l’assouplissement des dispositifs d’effarouchement de l’ours, le 22 juin 2026 à 10h34
    Bonjour, Je souhaite attirer votre attention sur plusieurs points majeurs concernant l’évolution envisagée des dispositifs d’effarouchement de l’ours brun. Avant tout, il convient de rappeler que cette espèce, strictement protégée au niveau national et européen, demeure fragile dans les Pyrénées. Malgré des progrès récents, ses effectifs restent limités et sa diversité génétique insuffisante pour garantir sa viabilité à long terme. Dans ce contexte, l’assouplissement des mesures d’effarouchement apparaît difficilement compatible avec les objectifs de conservation et de restauration de l’espèce. D’autant plus que l’effarouchement constitue une dérogation au régime de protection, qui doit à ce titre être strictement encadrée et mise en œuvre par des intervenants qualifiés et formés. Or, l’ouverture de ces pratiques à un public plus large, potentiellement peu formé et parfois défavorable à la présence de l’ours, pose un véritable risque. L’évaluation des situations de terrain exige en effet une grande objectivité et une capacité à distinguer finement entre une simple présence de l’animal et un comportement avéré de prédation, ce qui peut s’avérer complexe. Ce manque de discernement augmente le risque de déclenchement injustifié de tirs d’effarouchement, avec des conséquences potentiellement dommageables, notamment dans des situations sensibles comme la présence de femelles accompagnées d’oursons. Dans ces cas, une intervention inadaptée pourrait entraîner leur séparation, ce qui doit impérativement être évité. Par ailleurs, les critères actuels encadrant le recours à l’effarouchement apparaissent insuffisamment précis et parfois contradictoires. L’ambiguïté entre une simple proximité de l’ours et une attitude de prédation crée une incertitude juridique et opérationnelle qui pourrait conduire à des interventions excessives ou inappropriées. Au regard de l’ensemble de ces éléments, il apparaît nécessaire de maintenir un cadre strict, clair et cohérent afin de garantir que ces mesures restent exceptionnelles et pleinement compatibles avec la protection de l’espèce. Bien cordialement, Jean-Yves Bina
  •  DEFAVORABLE, le 22 juin 2026 à 10h33

    Je suis défavorable à ce projet pour les raisons suivantes :

    - Une mesure susceptible de fragiliser les objectifs de conservation de l’espèce

    L’ours brun demeure une espèce bénéficiant d’un statut de protection stricte. Malgré l’augmentation récente de ses effectifs dans les Pyrénées, la population reste de taille limitée et présente encore une diversité génétique insuffisante pour garantir sa viabilité à long terme. Dans ce contexte, l’extension des possibilités d’effarouchement apparaît difficilement conciliable avec les objectifs de conservation et de restauration durable de l’espèce.

    - Des conditions de mise en œuvre pouvant conduire à des erreurs d’appréciation

    Le recours à des tirs à double détonation par des personnes non spécialisées dans l’observation et l’analyse du comportement de l’ours soulève des interrogations quant à la capacité d’évaluer correctement les situations rencontrées sur le terrain. La distinction entre une simple présence de l’animal à proximité d’un troupeau et un comportement de prédation avéré peut s’avérer particulièrement délicate, créant un risque d’interventions inadaptées.

    - Des conséquences potentielles sur la reproduction et le succès démographique de l’espèce

    Les dispositifs d’effarouchement reposant sur des détonations sont susceptibles de provoquer des réactions de fuite. Malgré les précautions mentionnées dans le projet, le risque de séparation entre une femelle et ses oursons ne peut être totalement exclu. De tels événements pourraient avoir des conséquences directes sur la survie des jeunes individus et, par conséquent, sur la dynamique démographique d’une population encore fragile.

    - Une rédaction susceptible de générer des difficultés d’interprétation

    Les critères justifiant le recours à l’effarouchement apparaissent insuffisamment harmonisés au sein du texte. Certains passages semblent exiger la constatation d’un comportement de prédation clairement identifié, tandis que d’autres autorisent une intervention en cas de simple proximité immédiate de l’animal avec un troupeau. Cette différence de formulation est susceptible de créer des interprétations divergentes et de nuire à la sécurité juridique ainsi qu’à l’application cohérente des mesures prévues.

    - La nécessité d’une évaluation approfondie des impacts

    Au regard des enjeux de conservation de l’ours brun et des obligations attachées à son statut d’espèce protégée, il apparaît indispensable que toute évolution du dispositif fasse l’objet d’une évaluation approfondie de ses conséquences écologiques, opérationnelles et juridiques, afin de garantir la compatibilité des mesures envisagées avec les objectifs de préservation de l’espèce.

  •  AVIS DEFAVORABLE, le 22 juin 2026 à 10h33
    L’ours représente une population fragile de par la consanguinité et mérite d’être mieux protégé. Les tirs d’effarouchement risquent de provoquer la séparation des oursons avec leur mère. Oui à une cohabitation harmonieuse non aux tirs d’effarouchement
  •  Va-t-on enfin avoir suffisamment de conscience pour découvrir que les animaux sont des frères des humains !, le 22 juin 2026 à 10h32
    Stop à l’effarouchement des ours !!!!!!!!!!
  •  Non, pas d effarouchement., le 22 juin 2026 à 10h31
    Les éleveurs recoivent des subventions qu ils devraient utiliser pour organiser des parcs de regroupement la nuit. Certaines vallées en ariège y arrivent trés bien, pourquoi pas ailleurs.
  •  Avis defavorable, le 22 juin 2026 à 10h28

    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées.

    L’ours brun est une espèce protégée et sa perturbation ne devrait être autorisée qu’en dernier recours. Or, des solutions de protection des troupeaux existent déjà, comme les parcs de regroupement nocturnes électrifiés et le renforcement de la présence de bergers, mais elles ne sont pas encore mises en œuvre partout.

    Je suis également préoccupé par les conséquences de ces tirs d’effarouchement sur les ours. Les détonations peuvent provoquer un stress important, des dommages auditifs et même séparer les femelles de leurs oursons, mettant en danger leur survie.

    Enfin, le manque d’encadrement direct par les autorités compétentes et l’avis défavorable unanime du Conseil National de la Protection de la Nature me semblent montrer que cette expérimentation n’apporte pas suffisamment de garanties pour la préservation de l’espèce.

    Je donne donc un avis défavorable à ce projet.

  •  DEFAVORABLE, le 22 juin 2026 à 10h28
    Les conditions autorisant le recours aux tirs d’effarouchement laissent libres cours à l’interprétation. Dans le paragraphe 6 de l’article 1, il est précisé que l’intervention ne doit avoir lieu que lorsque l’ours se dirige "sans ambiguïté" vers le troupeau dans une attitude de prédation. Alors que le paragraphe 1 indique qu’il suffit qu’un ours soit repéré "à proximité immédiate" d’un troupeau regroupé pour la nuit ! Il y a sans aucun doute une contradiction dans le texte qui permettra à chacun d’en faire sa propre interprétation, selon son affect avec l’animal.
  •  Effarouchement renforcé , le 22 juin 2026 à 10h28
    Bonjour Je suis opposé à l effarouchement renforcé sous traité de surcroît à des personnes non formées et propice à des dérives
  •  Tirs d’effarouchelent sur les ours des Pyrénées , le 22 juin 2026 à 10h27
    C’est avec consternation que j’apprends votre intention de procéder à des tirs d’effarouchement sur les ours dans les Pyrénées. En effet, en tant que citoyenne consciente de l’importance de la biodiversité, de l’importance qu’a chaque animal dans l’éco-système de notre planète, de notre pays, je m’insurge contre cette mesure qui laisse de toute évidence la place à la dérive d’abattre ces animaux qui sont par ailleurs et vous le savez, menacés d’extinction. C’est une honte pour la France de ne oas œuvrer pour le bien être de notre faune sauvage, tels les ours, les loups, les lynxes et tant d’autres encore qui sont malheureusement victimes d’une volonté malsaine dans notre pays, celle de tuer le plus possible de ces précieux animaux. Soucieuse du devenir de notre magnifique nature en France comme partout sur terre, je joins ma voix à celle de beaucoup d’autres concitoyens pour vous prier de ne pas autoriser ces tirs dits d’effarouchement sur les ours et/ou tout autre animal, laissez les vivre paisiblement dans cette belle nature à laquelle ils appartiennent, ils y ont leur place, leur rôle, bien avant l’homme.
  •  Avis défavorable , le 22 juin 2026 à 10h27
    Laissons les ours vivre tranquillement dans un environnement que l’homme leur a rendu déjà si difficile
  •  Laissez les ours tranquilles !, le 22 juin 2026 à 10h25
    Je suis défavorable à ce projet qui viendrait conforter pour les éleveurs l’idée que l’élevage est prioritaire sur son environnement. On voit bien l’impasse dans laquelle cela nous mène !… Remettons les choses dans le bon ordre : la nature et la vie sauvage sont à préserver, l’élevage et la vie domestique doivent s’adapter et les respecter.
  •  Avis défavorable, le 22 juin 2026 à 10h24
    Les détonations font 120 décibels, c’est un risque auditifs graves pour les ours ! Ces tirs sont un danger, car il y a un risque de séparation des femelles et de leurs oursons, menaçant la survie des petits. L’acte est donc trop barbare et risque de dérégler davantage la faune, déjà trop impactée par l’activité humaine.