Projet d’arrêté fixant les conditions et limites dans lesquelles des mesures de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux peuvent être mises en place par les préfets

Consultation du 09/12/2025 au 30/12/2025 - 1266 contributions

La présente consultation du public porte sur le projet d’arrêté fixant les conditions et limites dans lesquelles des mesures de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux peuvent être mises en place par les préfets.

Le projet de texte est adossé à la deuxième étape du protocole « Ours présentant un comportement anormal ou dangereux ». Les interventions de conditionnement aversif visent à faire cesser un comportement à l’origine d’une interaction négative avec l’être humain. Ce texte a pour objet de donner aux services une meilleure réactivité pour mettre en œuvre le protocole, celui-ci concernant des situations souvent sensibles, pour lesquelles un traitement urgent est nécessaire en raison d’un risque pour la sécurité publique et de la mise en danger des personnes.

Historique du protocole « ours à problème »

Le protocole dit « ours à problème » a été élaboré en 1992, notamment suite au comportement familier observé chez un ours en 1991. Il a depuis été plusieurs fois actualisé. Il vise à mettre en place des mesures graduelles (du conditionnement aversif à l’élimination) sur des individus ayant développé un comportement entraînant une situation de conflit aigu avec l’Homme. Il s’appuie sur les démarches similaires conduites en Espagne et en Italie. Il a vocation à mettre en place des actions sur une espèce protégée telles que la perturbation intentionnelle, la capture et la destruction, qui ne peuvent être autorisées que par des dérogations au titre de l’article L. 411-2 du code de l’environnement.

Le protocole n’a pas vocation à régler les problèmes de prédation mais bien à traiter le cas des individus présentant un comportement pouvant engendrer des risques ou des conflits aigus pour l’homme. Même si ces cas sont rares, la gestion de telles situations justifie de l’existence d’une procédure spécifique.

La dernière version du protocole « ours à problème » avait été rédigée en 2009. Elle définissait un ours à problèmes de la manière suivante :
« Un ours à problèmes peut être défini comme un ours ayant un comportement entraînant une situation aiguë de conflit avec l’homme. Cette définition recouvre les 3 situations suivantes :
1) un ours trop familier vis-à-vis de l’homme (absence persistante de fuite, présence diurne en zone de présence humaine permanente, attaque de troupeau le jour en présence du berger, alimentation régulière à partir de nourriture d’origine humaine…) ;
2) un ours agressif envers l’homme (comportement agressif spontané non provoqué par une attitude humaine) ;
3) un ours anormalement prédateur (attaques répétées du même individu sur cheptel domestique soumis à protection) ».

Depuis 2000, le protocole n’a été déclenché que 4 fois : en 2003/2004 pour l’ours Papillon, très âgé et dont le comportement familier s’expliquait par des difficultés à se mouvoir ; en 2019 et 2021 pour l’ours Goïat, qui avait effectué des prédations sur des animaux regroupés, gardés, à proximité des habitations ; enfin 2024 pour l’ours M129 au comportement familier, de jour, à plusieurs reprises. Jusqu’à présent, le protocole n’a pas été déployé au-delà de l’étape 3 (capture pour mise en œuvre du conditionnement aversif). Seul l’ours Papillon a d’ailleurs pu être capturé et équipé d’un émetteur radio-télémétrique.

Cependant, à plusieurs reprises, des expertises ont conduit au non-déclenchement du protocole. Aussi, d’autres mesures ont pu être prises en dehors du protocole, sur des estives protégées faisant l’objet de prédations récurrentes mais sans qu’un seul ours en soit à l’origine ni qu’il s’agisse de comportements de surprédation. Cela a été le cas récemment, en 2025, sur l’estive d’Arreau où une centaine de brebis a été tuée durant l’été, mais plusieurs individus étaient responsables des dommages. Par conséquent, des opérations d’effarouchement renforcé, distinctes des actions mises en place pour les ours au comportement problématique vis-à-vis de l’Homme, ont été menées. De même, en 2007, l’ourse Franska, dont le niveau de prédation était élevé, n’a pas fait l’objet de mesures dans le cadre du protocole puisque l’expertise a révélé qu’elle prélevait des animaux dans des troupeaux non protégés.

La mise en œuvre du protocole est fondée sur une expertise conduite par les services de l’OFB, avec l’appui des différents représentants locaux des structures concernées du réseau ours brun (ONF, FDC, OFB, associations, PNP…) sur sollicitation des préfets de département.

Révision du protocole

En 2023, les services de l’Etat ont commencé un travail de révision du protocole, en parallèle de l’élaboration d’un protocole « ours en difficulté ». Ce dernier a lui été validé en 2024. Il traite des spécimens dont la survie est supposée menacée (prise en charge des ours en difficulté, en particulier d’oursons séparés de leur mère, d’ours blessés, ou d’ours très âgés). La révision du protocole dit « ours à problème » était motivée par deux besoins : d’une part, actualiser le document dont la version en vigueur datait de 2009, d’autre part, disposer d’un dispositif permettant une meilleure réactivité puisqu’il doit généralement être mis en œuvre dans des situations d’urgence.

Les principales modifications du protocole sont les suivantes :
-  Changement de dénomination : le protocole nouveau est intitulé « Ours présentant un comportement anormal ou dangereux » et non plus « Ours à problème ». Il cible ainsi davantage le comportement manifesté ponctuellement par un individu plutôt que l’individu lui-même ;
-  Suppression des ours anormalement prédateurs du dispositif pour un double motif : d’une part, les phénomènes de surprédation ne sont généralement pas le fait d’un seul ours, d’autre part, ce sujet est traité dans un autre cadre par la possibilité de mettre en œuvre des effarouchements simples et renforcés (arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux) ;
-  Mise en place d’un arrêté cadre fixant les conditions et limites dans lesquelles des mesures de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux peuvent être mises en place par les préfets : l’enjeu est de pouvoir prendre plus rapidement un arrêté préfectoral autorisant le conditionnement aversif, dès lors que les conditions dérogatoires sont réunies ;
-  Révision de la chaîne décisionnelle du protocole afin de rendre plus aisée la mise en œuvre des différentes étapes ;
-  Ajout d’un schéma « Qui fait quoi ? » pour chaque phase du protocole ;
-  Précisions et modifications rédactionnelles visant à clarifier le document (notamment la dimension technique de chacune des phases du protocole) afin d’améliorer la prise de décision pour le déclenchement du protocole et de ses différentes phases.

Projet d’arrêté cadre autorisant le conditionnement aversif dans des conditions très précises

Parallèlement à la révision du protocole a émergé l’idée d’adosser la deuxième étape de ce dernier à un arrêté cadre destiné à fixer les conditions et limites dans lesquelles des mesures de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux peuvent être mises en place par les préfets. Pour rappel, le conditionnement aversif consiste à enclencher un processus d’apprentissage, en associant la délivrance répétée d’un stimulus négatif à un comportement particulier que l’on cherche à modifier. L’intervention vise à approcher l’ours à une distance de quelques dizaines de mètres et à le toucher à l’arrière train au moyen de balles en caoutchouc tirées par un fusil, entraînant une douleur pour l’animal sans le blesser durablement.

L’ambition de ce texte est de donner aux services une meilleure réactivité pour mettre en œuvre le protocole, celui-ci concernant des situations souvent sensibles pour lesquelles un traitement urgent est nécessaire (en raison du risque pour la sécurité publique et de la mise en danger des personnes). Le projet d’arrêté cadre concerne uniquement la deuxième étape du protocole, à savoir la première phase d’action visant à faire cesser le comportement à l’origine d’une interaction négative avec l’être humain. Dans la mesure où c’est la phase d’intervention qui intervient en premier lors du déploiement du protocole et où c’est l’étape qui a été la plus fréquemment mise en œuvre, c’est tout d’abord pour cette phase que des besoins d’ajustement ont été identifiés. En effet, après plusieurs déclenchements du protocole à la fin des années 2010 et au début des années 2020, le délai de mise en œuvre est apparu inadapté avec le besoin immédiat d’intervention. D’une part, dans des situations qui provoquent des conflits et où un risque est identifié, une action rapide est nécessaire pour apporter une réponse ; d’autre part, afin d’espérer une efficacité du protocole sur l’ours identifié, il convient de pouvoir agir vite avant qu’il ne se déplace (les ours mâles ont en effet des territoires très vastes et des distances de déplacement très importantes). Ainsi, plus le temps d’action est éloigné de la survenue des faits entraînant le déclenchement du protocole, moins l’intervention est pertinente et moins elle a de chances d’aboutir. Hormis pour l’ours Papillon, les tentatives de conditionnement aversif ont échoué dans la mesure où elles n’ont finalement pas pu être mises en œuvre faute de présence de l’ours. Jusqu’alors, les situations qui ont engendré des interventions n’ont pas eu de conséquences sur l’intégrité physique de personnes, mais avec l’augmentation de la taille de la population ursine, cette situation n’est pas à exclure pour l’avenir, et il faut pouvoir se doter d’un outil ad hoc. C’est également le gage d’une meilleure acceptation de la population ursine.

Aussi, le projet d’arrêté ministériel prévoit un cadre au sein duquel pourront être pris les arrêtés préfectoraux autorisant le conditionnement aversif d’individus présentant un comportement anormal ou dangereux. En l’absence d’un tel arrêté, à ce jour, les arrêtés préfectoraux doivent recevoir un avis du CSRPN qui entraîne un délai en raison des contraintes inhérentes à sa saisine, même en condition d’urgence. Aussi, en mobilisant les dispositions prévues par l’article R. 411-13 2° du code de l’environnement qui donnent la possibilité, pour certaines espèces telles que l’ours brun, dont l’aire de répartition excède le territoire d’un département, de définir, par un arrêté ministériel pris après avis du CNPN, les conditions et limites dans lesquelles les dérogations sont accordées, les arrêtés préfectoraux n’auront plus l’obligation d’être pris postérieurement à l’avis du CSRPN. Le présent projet d’arrêté vise donc à prévoir des conditions suffisamment précises pour garantir une mise en œuvre correspondant aux exigences de la protection des espèces, tout en offrant un cadre assez large pour couvrir les différents cas de figure qui seront amenés à se présenter.

Présentation du projet d’arrêté

Le projet d’arrêté ministériel vise à encadrer les opérations de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux. Ainsi, sur le fondement de ce texte pourront être pris des arrêtés préfectoraux ponctuels autorisant le conditionnement aversif d’un ours présentant un comportement anormal ou dangereux tel que défini par le protocole du même nom, et correspondant à la mise en œuvre de l’étape 2 de ce protocole.

Plusieurs « considérant » ont été rédigés afin de préciser :
-  le contexte dérogatoire du projet d’arrêté, à savoir la mise en œuvre du protocole « ours présentant un comportement anormal ou dangereux » dont le conditionnement aversif, qui constitue une perturbation intentionnelle, est l’une des phases ;
-  le motif de la dérogation, c’est-à-dire le risque pour la sécurité publique (dans la mesure où les ours concernés présentent un comportement trop familier ou agressif) ;
-  l’absence d’effet du texte sur le maintien de la population ursine des Pyrénées en bon état de conservation dans son aire de répartition (un seul individu étant concerné par chaque arrêté préfectoral) ;
-  la mise en œuvre par les seuls agents de l’Office français de la biodiversité (OFB), formés à cet effet.

L’article 1 rappelle les deux comportements présentés par un ours brun qui justifient les mesures de conditionnement aversif : la familiarité et l’agressivité. Ces comportements sont précisés dans le protocole « ours présentant un comportement anormal ou dangereux ». La familiarité correspond à l’absence persistante de fuite lors de rencontres répétées avec l’être humain, la présence diurne répétée dans une zone avec présence humaine permanente, l’alimentation régulière à partir de nourriture d’origine humaine dans des secteurs anthropisés, l’accès ou tentative d’accès à des bâtiments et l’absence persistante de fuite lors d’attaques répétées sur troupeaux malgré la présence de gardiens au troupeau. L’agressivité est entendue comme l’un des comportements suivants : grognement, ours suivant un être humain à courte distance, charges d’intimidation sans provocation préalable, attaque sur l’être humain, dont l’ours aurait fait preuve spontanément.

L’article 2 précise :
• l’objectif de la mise en œuvre de ces mesures : faire disparaître le comportement anormal ou dangereux de l’animal par un processus d’apprentissage. Il s’agit d’associer la douleur au comportement que l’on cherche à modifier.
• les moyens employés : tirs de projectiles en caoutchouc en direction de l’animal et de munitions à double détonation.
• les préalables à la mise en œuvre : la mise en évidence par une expertise de l’OFB du comportement problématique d’un ours brun (comme prévu par le protocole) et la consultation des services de l’Etat et partenaires locaux concernés.
• l’individu vers lequel les opérations seront dirigées, ou dans le cas où un individu n’aurait pas été identifié avec certitude, les lieux de mise en place de la mesure. Ce dernier point concerne en effet les cas où il conviendrait d’agir en urgence avant que les analyses biologiques n’aient permis d’identifier l’ours responsable du comportement, ou bien ceux où les traces (ou l’absence de traces) sur le terrain ne permettrai(en)t pas d’identifier l’ours. Seuls les individus de gabarit semblable à l’ours visé, présentant un comportement similaire sur les mêmes sites que ceux où un comportement importun a été observé, sont concernés, afin d’éviter que les opérations ne soient menées envers un ours qui n’aurait pas présenté ledit comportement.

L’article 3 définit les modalités de prise des arrêtés préfectoraux déclinant l’arrêté ministériel (comportement importun entraînant un risque avéré pour la sécurité publique), la durée maximale de l’arrêté (6 mois renouvelables), le(s) lieu(x) concerné(s).
Il est précisé que ces opérations ne peuvent être menées que par les agents de l’OFB formés afin de garantir la sécurité des personnes assurant la mise en œuvre des actions et l’intégrité de l’animal.
Un compte-rendu doit être adressé, après chaque opération au préfet, au préfet coordonnateur du plan ours brun et aux ministres en charge de de la protection de la nature et de l’agriculture afin d’en évaluer l’efficacité, mais également afin de décider des suites données (poursuite des mêmes opérations, passage à l’étape suivante, arrêt du protocole). Le bilan transmis à la fin de la mise en œuvre de l’arrêté permet quant à lui de déterminer si l’arrêté sera renouvelé ou non, les actions à mener à l’issue, et d’effectuer un retour d’expérience utile pour un déclenchement futur du protocole.

L’article 4 décrit les conditions de réalisation des mesures : les projectiles sont dirigés vers l’arrière-train de l’animal (afin de ne pas le blesser) et des cartouches à double détonation sont tirées au moment où l’animal s’enfuit pour accentuer l’effet dissuasif. Les armes létales ne sont employées qu’en cas de danger imminent pour la sécurité des opérateurs. Une attention particulière doit être portée au risque incendie (cartouches à double détonation) et aux femelles suitées. Ainsi, en cas de conditionnement aversif d’une femelle suitée, lors de la fuite des ours, une vérification de la direction de l’ensemble des individus est effectuée. En cas de besoin, postérieurement aux opérations, une recherche de la mère afin de vérifier que le(s) ourson(s) est(sont) bien présent(s) avec elle est envisageable.

L’article 5 concerne le cas particulier du Parc national des Pyrénées. En cas d’intervention sur ce territoire, une autorisation du directeur de l’établissement public est nécessaire et une copie des comptes-rendus des opérations réalisées lui est transmise.

L’article 6 est l’article d’exécution : le directeur général de l’aménagement, du logement et de la nature, le directeur général de la performance économique et environnementale des entreprises, le directeur général de l’Office français de biodiversité, le préfet de la région Occitanie, coordonnateur du Massif des Pyrénées, les préfets de département et la directrice du Parc national des Pyrénées sont chargés de la mise en œuvre du texte.

Consultations obligatoires :

-  Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a été consulté le 22 octobre 2025. Il s’est prononcé favorablement à l’unanimité sur le projet d’arrêté. Dans le même temps, il s’est exprimé sur le protocole qui lui était présenté pour information.

-  La consultation du public est ouverte du 9 au 30 décembre 2025 inclus. En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.

Modifications postérieurement à la consultation du CNPN :

Projet d’arrêté :

-  Ajout d’un visa faisant référence au protocole « ours présentant un comportement anormal ou dangereux », le projet d’arrêté étant pris en application de ce texte ;

-  Ajout à l’article 2 de "la consultation des services de l’Etat et des partenaires locaux concernés" préalablement au déclenchement du conditionnement aversif ;

-  Ajout à l’article 2 de l’association du parc à l’expertise de l’OFB, préalable à la mise en place du conditionnement aversif ;

-  Modification de l’article 2 s’agissant des cas où l’ours responsable du comportement n’aurait pas été identifié avec certitude, afin de limiter le risque de réaliser des conditionnements aversifs sur un ours n’étant pas celui ayant présenté un comportement anormal : "Dans le cas où l’individu n’aurait pas été identifié avec certitude, les opérations de conditionnement aversif son réalisées à proximité du ou des sites où l’animal a présenté un comportement anormal ou dangereux, sur tout individu de gabarit semblable à l’ours visé, et qui présenterait un comportement similaire à celui ayant justifié le déclenchement de l’intervention."

-  Modification de l’article 3 pour rendre cumulatifs les critères permettant de proroger l’autorisation (remplacement de "ou" par "et") : "peut faire l’objet de prorogation en cas de difficulté à mettre en œuvre les mesures et si l’individu continue à manifester un comportement nécessitant la poursuite des opérations".

Protocole :

-  Remplacement de la formule "à partir de nourriture d’origine humaine " par "à partir de nourriture issue des activités humaines" à toutes les occurrences figurant dans le document ;

-  Ajout de la mention "clos" à "bâtiments" : "Accès ou tentative d’accès à des bâtiments clos (granges, cabanes, étables, bergeries) " ;

-  Ajout de l’adverbe "notamment" pour indiquer qu’un comportement de charge par un ours ne peut pas être qualifié d’anormal lorsque l’individu est surpris, quelle que soit son activité : "un ours surpris à courte distance, notamment pendant une phase d’alimentation sur une carcasse ou sur une zone de repos (tanière, couche)" ;

-  Indication que le CNPN est saisi avant la consultation du public s’agissant des projets d’arrêtés relatifs à la capture d’un ours brun

Pièces jointes :

-  Le projet d’arrêté fixant les conditions et limites dans lesquelles des mesures de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux peuvent être mises en place par les préfets ;

-  Le protocole « ours présentant un comportement anormal ou dangereux » ;

-  L’avis du CNPN en date du 22 octobre 2025 relatif au projet d’arrêté fixant les conditions et limites dans lesquelles des mesures de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux peuvent être mises en place par les préfets.

Merci de préciser, en intitulé de vos observations, votre positionnement sur le texte (FAVORABLE ou DÉFAVORABLE).

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Commentaires

  •  Avis défavorable, le 20 décembre 2025 à 18h33
    Je suis défavorable à ce projet d’arrêté car les critères de celui-ci ne sont pas clairs pour justifier des mesures qui pourraient entrainer de lourdes conséquences pour l’ours dans les Pyrénées.
  •  Ours, naturellement présent dans les Pyrénées, le 20 décembre 2025 à 18h25
    Nos ours ont naturellement leur place dans les Pyrénées, préservons les, diversifions les…merci a eux de jouer leur rôle majeur de prédateur sur notre population de cervidés que l’on arrive pas a réguler…
  •  Avis absolument défavorable, le 20 décembre 2025 à 18h24
    Après le loup, les ours ! Eux non plus ne sont pas un problème. Je suis très attache à sa protection. Le problème vient de l’homme qui s’accapare de son territoire. Le projet d’arrêté est très superficiel et son application par des bureaucrates engendrera de lourdes conséquences pour cet animal. Je demande une consultation OBLIGATOIRE ET TRANSPARENTE avec les associations de protection. Rédiger des projets administratifs et totalement éloignés de la réalité et de la nature est inadmissible. J’émets un avis totalement DEFAVORABLE et demande qu’on laisse vivre en paix cet animal.
  •  AVIS DÉFAVORABLE, le 20 décembre 2025 à 18h20
    Le texte reste flou et ne s’appuie pas sur des données scientifiques. Pour une protection INCONDITIONNELLE de l’ours qui enrichit la biodiversité bien mal en point… OUI à l’ours ! NON à l’humain qui veut tout contrôler, tout "réguler".
  •  AVIS DEFAVORABLE, le 20 décembre 2025 à 18h11
    Tout d’abord, un mot sur les ours "à problème". Ces problèmes ont été créés avant tout par des troupeaux non protégés et non gardés. Donc, quoi de plus facile pour un ours que de se servir. Si tous les troupeaux étaient protégés et gardés, ces problèmes n’existeraient pas ou si peu que nous n’en parlerions pas. Si les indemnisations des bêtes prédatées étaient conditionnées par la garde des troupeaux et la mise en place de mesures de protection, la plupart des problèmes seraient résolus. Je considère donc que l’état a failli dans sa mission et qu’en conséquence ce n’est pas aux ours d’en payer le prix ni aux éleveurs qui ont mis en place des mesures de protection. Donc, non à toutes mesures de coercition en direction des ours. Et oui à un réexamen des conditions de protection des troupeaux, au financement de ces mesures et à l’accompagnement des éleveurs.
  •  Texte sur l’effarouchement des ours non acceptable en l’état., le 20 décembre 2025 à 18h11
    Je suis attaché à la protection de l’ours des Pyrénées et à une gestion fondée sur la science. Il faudrait une concertation obligatoire, transparente et incluant les associations de protection.
  •  Avis défarorable, le 20 décembre 2025 à 18h09
    Je suis défavorable à ce projet d’arrêté car ses critères sont trop flous et pourraient être utilisés de façon nuisible à l’ours. Il faut absolument une concertation obligatoire et transparente incluant les associations de protection. Je trouve indispensable de protéger l’Ours des Pyrénées et que cette protection soit gérée par la science.
  •  Avis défavorable, le 20 décembre 2025 à 18h02
    Les mesures de protection concernant les biens exposés à des dégâts ne sont pas précisées (clôtures électrifiées, chiens de protection, poubelles renforcées, etc.), la réunion éventuelle des acteurs locaux concernés par la question de l’ours lors de la décision de déclenchement du protocole ne précise pas quels types d’acteurs pour assurer une représentation équilibrée, le remplacement des ours faisant l’objet d’un retrait n’est plus à l’ordre du jour malgré un état de conservation de l’espèce qui reste très loin d’être favorable. De plus, le dispositif repose sur la notion d’ « interactions négatives » ou de « comportement anormal ou dangereux ». Le terme « interactions négatives » est un concept extrêmement flou, cette imprécision ne permet pas de garantir une application uniforme et proportionnée du conditionnement aversif. Il est essentiel que le texte fixe de manière plus rigoureuse et objectivable les critères précis et gradués qui justifient le déclenchement d’une opération d’effarouchement, en se basant sur des données éthologiques claires.
  •  Avis défavorable, le 20 décembre 2025 à 17h54
    Ce texte est assez flou quant au comportement jugé "anormal" d’un ours et il y a risque d’interprétations nombreuses, des critères objectifs étant absents. De plus, des mesures prises dans l’urgence et sans concertation avec les associations compétentes risquent d’avoir un effet négatif sur la conservation de l’espèce.
  •  Avis défavorable, le 20 décembre 2025 à 17h53
    Les critères du projet d’arrêté sont trop flous et dangereux pour l’ours
  •  Avis défavorable, le 20 décembre 2025 à 17h46
    Il faut protéger la faune sauvage qui est en déclin et ne surtout pas réduire la protection législative d’une espèce emblématique comme l’ours brun.
  •  Avis défavorable , le 20 décembre 2025 à 17h26
    L’ours n’est ni dangereux et ne représente aucun danger ! Il faut arrêter entre le loup , les espèces que l’on persécutent sois disant qu’ils représentent une menace ! Il est autant indispensable pour notre biodiversité !
  •  Défavorable, le 20 décembre 2025 à 17h20
    Dans la mesure où des modifications ont été apportées après la consultation du CNPN sans que l’on sache si celles-ci résultent de ses remarques, il n’est pas judicieux de soumettre un projet d’arrêté qui peut avoir des conséquences néfastes sur la population des Ours bruns des Pyrénées. Jean-Pierre Raffin, co-fondateur (1970) de l’enseignement de l’Ecologie à la Faculté des Sciences de Paris, ancien président de la Commission "Environnement et équilibre des espèces et des milieux " du Haut Comité à l’Environnement, co-organisateur de l’Exposition "D’ours en ours" inaugurée au MNHN par le Président de la République et partie prenante à l’opération ayant conduit à l’apport d’ours slovènes en 1996, ancien membre de l’UICN/SSC Bear Specialist Group, ancien président du Conseil scientifique du Parc national des Ecrins.
  •  Avis défavorable , le 20 décembre 2025 à 15h57
    Je considère que la réintroduction de l’ours brun dans les Pyrénées est importante pour la bio diversité. Beaucoup de fonds ont été dépensés dans ce sens et beaucoup de gens s’y sont consacrés et cela mérite d’être respecté. Il faut laisser la parole aux scientifiques dans ce genre de problèmes. Ce texte n’est pas clair du tout. Il est imprécis sur le jugement que l’on peut porter sur le comportement d’un animal sauvage. Il existe des associations qui se consacrent à la réintroduction des ours et qui connaissent parfaitement le comportement de ces animaux qui peut être très différent selon qu’il s’agit d’un animal solitaire ou d’une femelle suitée qui aura peur pour sa progéniture. Il serait utile de préciser qu’aucune décision d’effarouchement ne peut être prise sans avoir fait appel aux associations compétentes. Et en cas de décision d’effarouchement, après concertation de l’ensemble des services concernés et des associations, je crois qu’il serait bon de faire appel à des spécialistes qui agiront dans les règles pour éviter tout accident et toute perte d’animal. La réintroduction d’animaux sauvages est une action importante, précise, qui doit être menée par des spécialistes compétents à tous ses stades et qui ne peut être laissée à l’appréciation de personnes qui gèrent cela depuis leurs bureaux. Et les directives doivent être concises et précises. "Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement…"
  •  Avis défavorable, le 20 décembre 2025 à 15h52
    Je ne comprends rien. Certains politiques souhaitent la conservation de la flore et de la faune souvent avec des contraintes difficiles à tenir. Je ne vois pas en quoi l’ours est "persona gratta" dans nos montagnes. Il y a toujours été. Nos grands parents nous racontaient de anecdotes sur l’ours, sans haine. Ils avaient pourtant des bêtes en pâturage en estive et cela ne posait aucun problème.Évidemment il y avait toujours avec les troupeaux des bergers et leurs chiens qui veillaient. Comme toute bête sauvage il ne recherche pas la compagnie des hommes et s’enfuit à leur approche. Il y a simplement des attitudes de bon sens à avoir. Lorsque on est dans la montagne où il est susceptible de se trouver il faut éviter de le surprendre (Faut faire du bruit, en fait signaler sa présence…) l’ours partira. Il a le droit de vivre et ne pose pas de problème si on le respecte. De plus il participe (sans le vouloir) à l’attrait touristique de la région où il se trouve.
  •  Avis défavorable , le 20 décembre 2025 à 15h35
    Ce projet d’arrêté présente de nombreuses zones d’interprétation et menace un projet fondamental pour la biodiversité et en particulier la population ursine encore fragile. Concertation absente, fondement scientifique flou : c’est non.
  •  defavorable, le 20 décembre 2025 à 15h04
    le texte n’est pas clair et ne va pas dans le sens d’une protection raisonnée de l’ours
  •  Non ! , le 20 décembre 2025 à 14h47
    Les décisions de tirs seront sans doute encore une fois confiées au préfet ou même au chasseur locaux. Donc non, toujours non. Il faut laisser de la place au vivant, à la nature, au sauvage véritable.
  •  avis défavorable, le 20 décembre 2025 à 14h41
    je souhaite la conservation de l’ours avec le plus d’attention possible ; il est aberrant aujourd’hui de remettre en cause des dispositions qui participent à son bien etre .
  •  Avis défavorable , le 20 décembre 2025 à 14h40
    Je suis défavorable à cet arrêté qui laisse la place à trop d’interprétation : qu’est-ce qu’un comportement anormal chez un animal sauvage, qui va en juger, tout ça est bien vague et a manqué pour le moins de concertation avec les diverses parties concernées. Je suis fort attachée à la protection de l’ours dans les Pyrénées, et j’espère que cet arrêté ne seta pas pris car il n’est pas dans le bon sens .