Projet d’arrêté du précisant les conditions d’exercice de la pêche de loisir réalisant des captures de thon rouge (Thunnus thynnus) dans le cadre du plan pluriannuel de gestion du thon rouge dans l’Atlantique Est et la Méditerranée pour l’année 2026

Consultation du 27/02/2026 au 19/03/2026 - 657 contributions

Objectifs et contexte de l’arrêté :

La présente consultation est réalisée en application de l’article L. 914-3 du code rural et de la pêche maritime. Le présent projet d’arrêté détermine les conditions d’exercice de la pêche de loisir réalisant des captures de thon rouge dans le cadre du plan pluriannuel de gestion des stocks de thon rouge dans l’Atlantique Est et la Méditerranée pour l’année 2026.

Ce projet d’arrêté est pris en application de :

• La recommandation n° 24-05 de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (ICCAT) établissant un plan pluriannuel de gestion du thon rouge dans l’Atlantique Est et la mer Méditerranée ;
• Le règlement (UE) 2026/249 du Conseil du 26 janvier 2026 établissant, pour 2026, 2027 et 2028, les possibilités de pêche pour certains stocks halieutiques, applicables dans les eaux de l’Union et, pour les navires de pêche de l’Union, dans certaines eaux n’appartenant pas à l’Union, et modifiant le règlement (UE) 2025/20

Il vise à garantir une gestion durable et raisonnée de la pêcherie de loisir du thon rouge ainsi que le respect du quota annuel alloué à la pêche de loisir de cette espèce.
La répartition de quota thon rouge loisir se fonde sur le quota alloué à la France de 7833,53 tonnes de thon rouge, conformément au règlement (UE) 2026/249 et sur l’application de la répartition de 1% du quota national dédié à la pêche de loisir. Il est donc établi à 78,3 tonnes pour l’année 2026.

Dispositions de l’arrêté :

Le projet d’arrêté présenté inscrit :
• La période de demande d’autorisation de pêche de loisir du thon rouge, que ce soit pour la capture ou le pêcher-relâcher, comprise entre le 1er avril et le 31 mai 2026 par téléprocédure (Télésisaap) ou par voie postale.
• Il est rappelé qu’une seule demande peut être effectuée par navire.
• La demande d’autorisation de pêche doit se faire auprès d’une des cinq Directions interrégionales de la mer concernées : Méditerranée, Sud Atlantique, Nord Atlantique-Manche Ouest, Manche Est Mer du Nord et Corse.
• La demande d’autorisation de pêche doit être adressée uniquement à l’autorité administrative compétente pour la région où est immatriculé le navire.
• La période au cours de laquelle la pratique du pêcher-relâcher est autorisée : du 1er juin au 15 novembre 2026.
• La période au cours de laquelle la capture, la détention à bord et le débarquement sont autorisés : du vendredi 10 juillet au vendredi 16 octobre 2026.
Le projet d’arrêté entend également :
• Rationaliser le nombre d’autorisations délivrées annuellement par les services déconcentrés de l’Etat (art. 3) en précisant, sur le fondement de l’article 38 de la recommandation n° 24-05 de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (ICCAT) établissant un plan pluriannuel de gestion du thon rouge dans l’Atlantique Est et la mer Méditerranée, que la pêche récréative et sportive du thon rouge doit faire l’objet d’une autorisation pour chaque navire. Une seule autorisation est nécessaire par navire.
• Rappeler les modalités de bonne utilisation des bagues de marquage du thon rouge (art. 5). Il est précisé dans l’arrêté que la queue de chaque thon pêché doit être enserrée par la bague de marquage sans permettre aucun jeu. Il est à rappeler que la bague de marquage doit être entaillée immédiatement après sa pose, à la date de la capture (jour et mois), et ne peut faire l’objet d’aucune modification ou altération, en dehors des entailles pour indiquer la date de capture
• Préciser les modalités de déclaration des captures de thon rouge dans le cadre d’une pêche de loisir (remplissage du formulaire (CERFA) de déclaration de débarquement de thon rouge pour 2026). Ces modalités seront également décrites et précisées dans l’avis ministériel relatif aux conditions de dépôt de demande d’autorisation et de débarquement dans le cadre de la pêche de loisir du thon rouge pour l’année de gestion 2026.

• Mentionner la répartition des sous-quotas et des bagues entre les fédérations et les navires non adhérents à l’une de ces fédérations.

• A la suite d’une décision du Conseil d’Etat du 4 juillet 2024, les captures mortes issues du pêcher-relâcher devront également être déclarées et décomptées du quota thon rouge loisir. Le même CERFA utilisé pour les déclarations de captures devra être rempli et transmis à France Agrimer (un double sera transmis à la fédération d’appartenance le cas échéant).

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Commentaires

  •  Inégalité devant la loi, le 19 mars 2026 à 09h19
    Depuis des années la pêche de loisir est méprisée, elle qui ne coûte rien à la collectivité mais qui, au contraire, lui apporte beaucoup, en tout cas bien plus que le chiffre d’affaires de la pêche commerciale : 4 milliard environ contre un peu moins de 1,5… Concernant le thon rouge nous sommes face à un véritable hold-up : celui des pêcheurs pros de Méditerranée sur leurs collègues de l’Atlantique et celui des pros de Méditerranée et de l’Atlantique réunis sur les pêcheurs de loisir. Le quota actuel concédé à la pêche de loisir n’est même pas une aumône, c’est un rapt, une dérision, un scandale ! En plus, sur les côtes atlantiques, les périodes de pêche autorisées ne coïncident pas comme elle devraient avec la présence des poissons. Bref, nous sommes quasiment dans une situation de spoliation délibérée d’une ressource naturelle, « res nullius » par essence ! Il est temps de revoir le quota de la pêche récréative et de le porter à minimum 5% du quota global, alors que l’espèce Thunnus thynnus est en pleine expansion à la fois quantitativement et géographiquement. Il est remis aussi, en concertation avec les instances représentatives de la pêche de loisir et SECTEUR par SECTEUR, d’établir de nouvelles dates de pêche. Tout cela est urgent si l’on veut éviter des affrontements entre catégories de pêcheurs : pros de l’Atlantique contre ceux de Méditerranée puisque les quotas sont de 1 pour 10 et les pêcheurs de loisir contre tous les pros puisque le quota est de 1 pour 100…
  •  étendre les dates d’ouvertures, le 19 mars 2026 à 09h14
    la pêche devrait être ouverte à partir de mi Mai,en effet le thon étant un grand migrateur,il ouvre en kill,lorsque les individus matures sont passés,et il ferme quand les très gros thons arrivent. Nous n’avons grâce à ces dates que des juvéniles ,à croire que les poissons ont un calendrier dans la tête ,afin d’éviter les jours de prélèvements potentiel.
  •  Thon rouge, le 19 mars 2026 à 09h06
    Avis défavorable au projet : La part de la pêche plaisance est ridiculement base et il faut au minimum prolonger la date des captures au 31 octobre
  •  Consultation Thons rouge , le 19 mars 2026 à 08h57
    Je suis. Contre l’arrêté, sur les quotas attribué aux pêcheurs de loisirs. Ce quotas est insuffisant l’espèce n’est pas en danger. Aujourd’hui les pêcheurs de loisirs sont les pestiférés de la mer.on nous mets tous sur le dos. Allez règlementé les gros navires comme les bateaux usines et les gros armateurs. Arrêtons la pêche no kill,cela évitera la souffrance,et la mort inutile du poisson. Augmenté la période de pêche jusqu’au 30 octobre.
  •  Désaccord avec le projet, le 19 mars 2026 à 08h41
    Le cota plaisancier est trés insuffisant et inégalitaire . Le no kill une aberation qui ne fait vivre que quelques guides de pêche,et amuse quelques pêcheurs irresponsables au prix d une mortalité trés importante… Une bague par saison et par bateau en abaissant la taille du poisson et la fin du no kill me parait juste et pérenne
  •  Quotas trop faibles et no-kill incohérent, le 19 mars 2026 à 08h34
    Bonjour, Ce projet d’arrêté soulève plusieurs incohérences majeures pour la pêche de loisir du thon rouge. Je constate tout d’abord que les quotas attribués à la pêche de loisir sont très faibles, notamment en comparaison de ceux alloués à la pêche professionnelle, ce qui, associé à un nombre de bagues limité, restreint fortement l’accès à cette pratique. De l’autre, le no-kill est autorisé sans bague, ce qui revient à permettre à un grand nombre de pêcheurs de cibler le thon sans réel encadrement, tout en impactant directement le quota des pêcheurs ayant une bague. Cette situation est injuste et contre-productive. Elle est d’autant plus problématique que, lorsqu’un poisson est capturé mort en no-kill, il doit être remis à la mer sans être valorisé. Cette règle va inévitablement conduire à une augmentation des poissons morts inutilement et peut favoriser certaines pratiques déviantes, voire du braconnage. Il serait beaucoup plus cohérent de réserver le no-kill aux pêcheurs titulaires d’une bague, déjà engagés et formés à cette pratique, et de leur permettre de continuer en no-kill après utilisation de leur bague. Cela permettrait de mieux contrôler l’effort de pêche, de limiter les pertes et de responsabiliser les pratiquants. cordialement Franck Vinçon
  •  APPCM, le 19 mars 2026 à 08h28
    désapprobation
  •  AVIS DEFAVORABLE, le 19 mars 2026 à 08h22

    AVIS DEFAVORABLE au projet d’arrêté précisant la pêche de loisir réalisant des captures de thon rouge, le 17 mars 2026 à 16h02
    AVIS DEFAVORABLE., le 17 mars 2026

    La période au cours de laquelle la capture, la détention à bord et le débarquement sont autorisés devrait s’étendre du 1er juin au 30 octobre 2026. En effet le thon ne fait que passer et la période de capture est trop courte pour certains certains pêcheurs.

    D’augmenter raisonnablement le quota de la pêche de loisir à 1,3%, aujourd’hui le quota permet à nos adhérents de capturer en théorie 1 thon tous les 10 ans !!!!
    IL SERAIT A MINIMA IMPORTANT QU’UN POISSON EN PECHE DE LOISIR PAR PECHEUR PUISSE ETRE PRELEVE PAR AN EN BAISSANT LA CAPTURE DE 3 OU 4 ARMATEUR QUI ACHETE DES BATEAUX POUR AVOIR DES LICENCES.
    C’EST SCANDALEUX
    LA PECHE DE LOISIR RAPPORTERAIT BEAUCOUP PLUS A NOTRE ECONOMIE QU’ENGRAISSER UN PETIT GROUPE DE PRVILEGIES

    Pêche au thon rouge , le 17 mars 2026 à 15h58
    Nous ne pouvons accepter toutes ces contraintes pour la pêche de loisirs et du thon rouge
    Un triste déséquilibre , le 17 mars 2026 à 15h58
    Bonjour, il est bien dommage que la part allouée à la pêche de loisir soit si misérable. Nous mobilisons des passionnés qui sont prêts à investir des fortunes en matériel, en sorties, en voyages. Nous sommes organisés et respectueux des règles. Pourtant on nous gratifie de 1 % du quota et en pêche sous-marine encore quelques misérables pour-cent. Au final nous passons la saison à prier pour que le voyage que nous avons planifié en aout soit encore faisable. Je pense que la réalité du terrain impose une répartition plus équitable des prises. cordialement Etienne Mariani
    Pêche au thon rouge , le 17 mars 2026 à 15h57
    Nous ne pouvons accepter toutes ces contraintes pour la pêche de loisirs et du thon rouge
    Contre ce projet d’arrêté du précisant les conditions d’exercice de la pêche de loisir réalisant des captures de thon rouge (Thunnus thynnus) dans le cadre du plan pluriannuel de gestion du thon rouge dans l’Atlantique Est et la Méditerranée pour l’année 2026, le 17 mars 2026 à 15h56
    Bonjour, je suis un pêcheur adhérent à la FNPP. Je demande une période d’ouverture et de capture jusqu’au 30 octobre et la suppression des périodes en pêcher relâcher. Il faut également prendre en compte que le quota national thon rouge pour la pêche de loisir devrait logiquement passer de 1% à 1.2%. Il en va de la simplification de la réglementation tout en restant parfaitement cohérent avec la gestion de l’espèce thon rouge.
    Avis défavorable aux conditions de l’arrêté de la pêche de loisirs, le 17 mars 2026 à 15h37
    Non au non kil oui à la prolongation de la pêche au thon rouge jusqu’au 30 octobre
    projet d’arrêté précisant les conditions d’exercice de la pêche de loisir pour la capture du thon rouge (Thunnus thynnus), dans le cadre du plan pluriannuel de gestion de cette espèce en Atlantique Est et en Méditerranée pour l’année 2026., le 17 mars 2026 à 15h34
    Je suis défavorable au projet d’arrêté précisant les conditions d’exercice de la pêche de loisir pour la capture du thon rouge (Thunnus thynnus), dans le cadre du plan pluriannuel de gestion de cette espèce en Atlantique Est et en Méditerranée pour l’année 2026. 1. Répartition des quotas Je conteste la répartition actuelle des quotas, qui attribue 99 % à la pêche professionnelle contre seulement 1 % à l’ensemble de la pêche de loisir. Aucune donnée scientifique ne justifie un tel déséquilibre répété d’année en année. En revanche, le poids économique de la pêche de loisir devrait être davantage pris en compte, conformément aux recommandations de l’Union européenne : adopté à une très large majorité par le Parlement européen le 12 février 2019, le Plan pluriannuel de gestion pour les eaux occidentales publié au Journal Officiel du 25 mars 2019, prévoit également que, si le Conseil décide d’introduire des mesures de gestion pour une pêche de loisir, des critères objectifs, y compris ceux de nature environnementale, sociale et économique, seront pris en compte ! L’inéquité persiste 2. Période de capture La période autorisée ne prend pas suffisamment en considération les dynamiques migratoires du thon rouge, ce qui pénalise certains départements littoraux. Il serait donc pertinent de prolonger la période de capture actuellement fixée au 16 octobre jusqu’au 30 octobre 2026. 3. Pratique du no-kill La pratique du « no-kill », lorsqu’elle implique des combats prolongés avec le poisson, peut entraîner une mortalité différée et inutile. Dans ces conditions, son interdiction mériterait d’être envisagée. Annick Danis, FNPP
    thon rouge, le 17 mars 2026 à 15h31
    La période actuelle de capture du thon rouge ne correspond pas à ses dates de présence sur l’arc méditerranéen grand Sud-Est, cela fait des années que malgré l’autorisation et la bague celles-ci restent inutiles sinon à consommer de l’essence. En conséquence de quoi il faudrait étendre la période.

  •  Joel Brechaire, le 19 mars 2026 à 08h04
    1 bague = 1 thon rouge En peche récréative comme pour les pro
  •  Pêche du thon rouge , le 19 mars 2026 à 08h02
    Bonjour, Je ne comprends pas que les thons rouges remontés morts doivent être comptabilisés alors qu’il ne peuvent être conservés et surtout au vue que les quotas sont déjà très faibles, ça le saura d’autant plus. Cordialement Mr sarthou
  •  Quotas et bagues, le 19 mars 2026 à 07h49
    Le peche du thon pour les plaisanciers reste une pratique difficile. Une augmentation des quotas plaisanciers ou bagues serait cohérent. Aujourd’hui obtenir une bague est un miracle pour les plaisanciers. A ce jour je n’ai toujours effectué que du peché relaché. Enfin, dans le cas du peché relaché et en cas de décès du poisson durant le combat la capture dunthô devrait être possible même sans bague se qui me semble plus respectueux de l’annimal et relativement logique dans le cas ou celui ci est deja mort… Merci.
  •  Pêche aux thons , le 19 mars 2026 à 07h46
    Il est important de bien gérer la ressource, cependant par rapport à l’évolution de la population de thons et la destruction des autres stocks de poissons notamment les maquereaux, il faut augmenter progressivement nombre de capture possible et surtout en distribuer aux plaisanciers et arrêter de privilégier que les associations.
  •  Avis défavorable à la consultation publique relative au projet d’arrêté sur la pêche de loisir, le 19 mars 2026 à 07h46

    Madame, Monsieur,

    Je souhaite exprimer un avis défavorable concernant le projet d’arrêté relatif à la pêche de loisir actuellement soumis à consultation publique.

    Au-delà des réserves déjà formulées sur la cohérence globale du texte, il apparaît essentiel de souligner l’insuffisante prise en compte du poids économique significatif que représente la pêche de loisir. Cette activité génère en effet des retombées importantes pour de nombreux secteurs : commerce d’articles spécialisés, tourisme, hébergement, restauration, activités nautiques et services associés. Elle constitue également un levier non négligeable de dynamisme pour de nombreux territoires, en particulier les zones littorales et rurales.

    Dans ce contexte, les restrictions envisagées, ainsi que la faible part de quotas allouée à la pêche de loisir, risquent d’avoir des conséquences économiques directes et négatives pour un tissu d’acteurs déjà fragilisé. En limitant fortement l’accès à la ressource, le projet d’arrêté pourrait entraîner une baisse de fréquentation, une diminution des dépenses associées et, à terme, une perte d’emplois indirects.

    Par ailleurs, le projet ne semble pas intégrer de manière suffisante une évaluation socio-économique globale permettant de mesurer l’impact réel des mesures proposées. Une telle analyse apparaît pourtant indispensable pour garantir un équilibre entre les objectifs de préservation des ressources et le maintien des activités économiques liées à la pêche de loisir.

    Il conviendrait ainsi d’adopter une approche plus proportionnée et mieux fondée, tenant compte à la fois des impératifs environnementaux et de la contribution économique substantielle de la pêche de loisir.

    Au regard de ces éléments, je vous invite à revoir ce projet d’arrêté, à mieux intégrer les enjeux économiques associés à la pêche de loisir et à engager une concertation approfondie avec l’ensemble des acteurs concernés avant toute décision.

    Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.

    Fait à Sainte Marie le 19 Mars 2026

    Angélique Villardell

  •  Répartition des quotas, le 19 mars 2026 à 07h43
    Les quotas sont injustement privatisés, alors que la ressource n’appartient à personne. Il faut retirer 2 % du quotas des 5 plus gros armateurs pour les déplacer vers la pêche de loisir et les petits pêcheurs professionnels.
  •  Avis défavorable à la consultation publique relative au projet d’arrêté sur la pêche de loisir, le 19 mars 2026 à 07h41

    Madame, Monsieur,

    Je souhaite, par la présente, exprimer un avis défavorable concernant le projet d’arrêté relatif à la pêche de loisir actuellement soumis à consultation publique.

    Au-delà des interrogations générales que soulève ce texte quant à sa lisibilité et à ses fondements scientifiques, un point en particulier appelle une forte réserve : la part extrêmement limitée des quotas alloués à la pêche de loisir, fixée à seulement 1 %.

    Une telle répartition apparaît manifestement déséquilibrée et difficilement justifiable. Elle ne reflète ni le poids réel de la pêche de loisir en termes de pratiquants, ni son impact économique et social significatif à l’échelle des territoires. En limitant à ce point l’accès à la ressource, le projet d’arrêté porte une atteinte disproportionnée à une activité pourtant largement encadrée et pratiquée de manière responsable.

    Par ailleurs, rien dans le projet ne permet de comprendre sur quels éléments scientifiques ou techniques repose cette allocation marginale. En l’absence de transparence sur la méthodologie employée, cette décision semble arbitraire et de nature à fragiliser l’adhésion des usagers aux mesures de gestion proposées.

    Cette situation est d’autant plus regrettable qu’elle risque d’encourager un sentiment d’iniquité entre les différents types de pêche, au détriment d’une gestion partagée et apaisée de la ressource.

    Dans ce contexte, il apparaît indispensable de revoir en profondeur la répartition des quotas afin d’assurer une meilleure prise en compte de la pêche de loisir, fondée sur des données objectives, transparentes et concertées avec l’ensemble des parties prenantes.

    Au regard de ces éléments, je vous demande de reconsidérer ce projet d’arrêté, notamment en réévaluant la part allouée à la pêche de loisir, et d’engager une véritable concertation avant toute adoption définitive.

    Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.

    Fait à Villelongue le 19 Mars 2026

    Taieb Lagraa

  •  Interdiction , le 19 mars 2026 à 07h32
    Vous ne voulus de la pêche de loisirs ! Tout simplement interdisait la !
  •  Interdiction , le 19 mars 2026 à 07h31
    Vous ne voulus de la pêche de loisirs ! Tout simplement interdisait la !
  •  Contribution à la consultation publique – Avis défavorable au Projet d’arrêté relatif à la pêche de loisir, le 19 mars 2026 à 07h15

    Madame, Monsieur,

    Par la présente, je souhaite exprimer un avis défavorable concernant le projet d’arrêté relatif à la pêche de loisir actuellement soumis à consultation publique.

    En l’état, ce texte soulève plusieurs préoccupations majeures. D’une part, certaines dispositions apparaissent insuffisamment justifiées au regard des objectifs affichés de préservation des ressources et des écosystèmes aquatiques. Les mesures proposées semblent, pour partie, déconnectées des réalités de terrain et risquent de pénaliser de manière disproportionnée les pratiquants de la pêche de loisir, sans garantie d’efficacité environnementale significative.

    D’autre part, le projet manque de clarté sur plusieurs points essentiels, notamment en ce qui concerne les modalités d’application, les contrôles envisagés et les critères scientifiques ayant conduit à la définition des restrictions. Cette absence de précision est susceptible de générer des incompréhensions et des difficultés d’application.

    Par ailleurs, il apparaît regrettable que la concertation avec les acteurs concernés (fédérations, associations, usagers) n’ait pas été suffisamment approfondie en amont, ce qui limite l’acceptabilité des mesures proposées.

    Enfin, une approche plus équilibrée, fondée sur des données scientifiques robustes, une pédagogie renforcée et une co-construction avec les parties prenantes, serait préférable afin d’assurer à la fois la protection des milieux aquatiques et la pérennité des pratiques de loisir.

    Au regard de ces éléments, je vous invite à revoir ce projet d’arrêté, à en préciser les fondements et à engager une concertation plus large avant toute adoption.

    Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.

    Fait le 19 Mars 2026
    Lucien Quinto

  •  Contribution à la consultation publique – Avis défavorable au Projet d’arrêté relatif à la pêche de loisir, le 19 mars 2026 à 07h03
    À l’attention de la Direction des Affaires Maritimes et du Ministère de la Transition Écologique, ​Par la présente, je tiens à exprimer mon opposition formelle au projet d’arrêté précisant les conditions d’exercice de la pêche de loisir. Ce texte, par ses restrictions drastiques et l’attribution d’un quota dérisoire de 1 %, ignore totalement le poids économique majeur de notre activité pour les territoires littoraux et ruraux. ​1. Une filière économique de premier plan ​La pêche de loisir n’est pas qu’un passe-temps ; c’est un moteur économique puissant. Elle soutient des milliers d’emplois directs et indirects : ​Commerces de proximité : Détaillants d’articles de pêche, accastillage, vente et entretien de motorisations marines. ​Tourisme local : Guides de pêche professionnels, hôtellerie, restauration et campings qui vivent de la fréquentation des pêcheurs hors saison estivale. ​Industrie nautique : Une part significative de la flotte de plaisance est acquise et entretenue spécifiquement pour la pratique de la pêche. ​2. Une valeur ajoutée par kilo capturé bien supérieure ​Restreindre le quota de loisir à 1 % est une aberration économique. Un poisson capturé par un pêcheur de loisir génère une dépense globale (carburant, matériel, licence/carte, déplacements) largement supérieure à sa valeur marchande brute. En asphyxiant cette pratique, l’État se prive de recettes fiscales et fragilise le tissu économique de nos côtes. ​3. Le risque de désertion des pratiquants ​Si les conditions de pêche deviennent trop contraignantes ou le droit de prélèvement insignifiant, les pratiquants se détourneront de l’activité. Ce désinvestissement aura un effet domino immédiat sur les salons nautiques, les fabricants de matériel et l’attractivité touristique de nos régions. On ne peut pas demander aux citoyens d’investir dans des équipements et des droits d’accès pour leur interdire ensuite d’exercer leur passion de manière raisonnable. ​4. Conclusion ​Le projet d’arrêté actuel privilégie une vision purement comptable de la ressource, au détriment d’une vision économique globale et durable. Je demande la réévaluation des quotas alloués à la plaisance afin de garantir la pérennité d’une filière qui fait vivre nos ports et nos territoires. ​La protection de la ressource est nécessaire, mais elle ne doit pas servir de prétexte à l’élimination économique d’un secteur entier au profit exclusif d’intérêts industriels. ​Fait à Saint Laurent de la Salanque, le 19mars 2026 François Pelican
  •  Contribution à la consultation publique – Opposition au Projet d’arrêté relatif à la pêche de loisir, le 19 mars 2026 à 07h00
    À l’attention de l’autorité compétente, ​En tant que pêcheur de loisir, je dépose un avis défavorable concernant le projet d’arrêté précisant les conditions d’exercice de notre pratique. Je souhaite alerter particulièrement sur l’aberration que représente l’attribution d’un quota de seulement 1 % des captures totales à la pêche de loisir. ​Une répartition injuste et arbitraire ​L’attribution d’une part marginale de 1 % de la ressource à la pêche de loisir est une mesure de spoliation. Elle ne repose sur aucune donnée scientifique sérieuse démontrant que le prélèvement de loisir est responsable de l’état des stocks. Sanctionner les particuliers alors que la pression de pêche industrielle demeure prédominante est un non-sens écologique et une injustice flagrante. ​Un mépris pour l’économie locale et bleue ​Le secteur de la pêche de loisir génère des retombées économiques considérables (tourisme, détaillants, guides de pêche, construction navale). En limitant notre accès à la ressource à une portion aussi congrue, l’État met en péril des milliers d’emplois locaux. Qui continuera à s’équiper et à voyager pour une activité dont le droit de prélèvement est rendu dérisoire ? ​Le pêcheur de loisir : une sentinelle, pas un coupable ​Le pêcheur de loisir est le premier observateur de la dégradation des milieux aquatiques. Nous imposer un quota de 1 % nous exclut de fait de la gestion de la ressource. Cela transforme une pratique ancestrale de subsistance et de détente en une activité quasi clandestine, alors même que nous sommes les premiers à militer pour la protection des habitats. ​Conclusion ​Je demande la révision immédiate de cette clé de répartition. Un quota de 1 % est une insulte à la communauté des pêcheurs. Je préconise une gestion partagée, basée sur des données réelles de prélèvements et une reconnaissance de la valeur sociale et économique de notre passion, bien supérieure à la place marginale que ce texte tente de nous octroyer. ​Je m’oppose donc formellement à l’adoption de cet arrêté en l’état. ​Fait à Torreilles, le 19 mars 2026 Claude Coteill