Projet d’arrêté définissant le statut de protection du loup (Canis lupus) et fixant les conditions et limites de sa destruction

La présente consultation, fondée sur l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, porte sur un projet d’arrêté définissant le statut de protection du loup (Canis lupus) et fixant les conditions et limites de sa destruction.

Consultation du 27/11/2025 au 19/12/2025 - 32384 contributions

Le projet d’arrêté définissant le statut de protection du loup (Canis lupus) et fixant les conditions et limites de sa destruction :

  • Remplacera et abrogera l’arrêté du 21 février 2024 fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus) ;
  • Modifiera l’arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des mammifères terrestres protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection pour en retirer la mention du loup (Canis lupus) ;
  • Est pris en transposition de la directive (UE) 2025/1237 du Parlement européen et du Conseil du 17 juin 2025 modifiant la directive 92/43/CEE du Conseil en ce qui concerne le statut de protection du loup (Canis lupus).

I. Contexte

Le projet d’arrêté soumis à consultation du public s’inscrit dans le cadre du reclassement du loup à la Convention de Berne le 06 décembre 2024 et à la Directive Habitats Faune Flore (DHFF) le 17 juin 2025. Ainsi, le loup ne relève plus de l’article 12 de la DHFF, définissant les mesures nécessaires pour instaurer un système de protection stricte, mais de l’article 14, listant les mesures de gestion possible pour que le prélèvement dans la nature de spécimens, ainsi que leur exploitation, soit compatible avec leur maintien dans un état de conservation favorable.

Ce changement d’annexe emporte deux conséquences majeures en matière de destruction. En effet, cela ouvre la possibilité de prélever des loups sans nécessairement démontrer l’épuisement d’autres solutions alternatives satisfaisantes au prélèvement ni le risque de dommages importants aux élevages. En revanche, l’article 14 de la DHFF dispose que les mesures de gestion mises en œuvre soient compatibles avec le maintien de l’espèce dans un état de conservation favorable.

II. Objectifs poursuivis

L’objectif du projet d’arrêté est de traduire au niveau national le reclassement du loup en définissant le nouveau cadre réglementaire applicable à cette espèce : il vise tant à définir le statut de protection du loup, qu’à préciser les conditions et les limites de sa destruction.

III. Contenu du projet d’arrêté

Le projet d’arrêté maintient le loup comme espèce protégée en reprenant une partie des dispositions de l’arrêté du 23 avril 2007. Un certain nombre de nouvelles dispositions visent à faciliter l’aspect procédural de la destruction des loups, excluant ces-dernières du champ des interdictions applicables aux espèces protégées, conformément aux assouplissements permis par le reclassement. Néanmoins, toute destruction intentionnelle en dehors du cadre défini dans le projet d’arrêté demeurera considérée comme illégale et punie des peines actuellement encourues (3 ans d’emprisonnement et 150 000€ d’amende).

A) Procédure de tir : distinction des régimes selon le zonage caractérisant la pression de prédation (cercles 0 à 3), les types de troupeaux et l’existence de mesures de protection

Dès lors que le loup n’est plus considéré comme une espèce nécessitant une protection stricte en application de l’article 12 et de l’annexe IV de la DHFF, les mesures de destruction qui lui sont applicables peuvent ne plus nécessiter de dérogations au sens de l’article L.411-2, 4° du Code de l’environnement. Le projet d’arrêté dispose ainsi que des destructions de loups pourront se faire en l’absence d’autorisation individuelle, sur simple déclaration préalable auprès de la préfecture. Cette possibilité ne sera toutefois pas ouverte à l’ensemble des cercles (article 13) :
-  Cercles 0, 1, 2 : destruction possible sur déclaration ;
-  Cercle 3 : destruction possible sur autorisation individuelle à condition d’avoir mis en œuvre des tirs d’effarouchement et apporté des éléments permettant d’apprécier la pression de prédation.

Les tirs létaux seront désormais possibles en l’absence de mesures de protection (chien, clôture électrifiée ou gardiennage) pour l’ensemble des zones (cercles 0 à 3). Cependant, la mise en œuvre des mesures de protection reste encouragée. En particulier, le déploiement de ces mesures de protection bénéficiera, au-delà des effets directs de réduction de la prédation, aux éleveurs de troupeaux d’ovins ou caprins qui auront :
-  la possibilité d’une intervention des lieutenants de louveterie ou de la brigade mobile d’intervention en défense du troupeau (article 5) ;
-  la possibilité d’un tir de prélèvement si des dommages exceptionnels continuent d’être constatés malgré la mise en œuvre de tirs de défense (article 20) ;
-  une durée de validité de la déclaration portée à 3 ans (hors cercle 3) contre un an pour les autres éleveurs (article 16) ;
-  l’indemnisation des pertes au-delà de la deuxième attaque (hors cercle 3*).

Les troupeaux bovins et équins continueront, quelle que soit la zone (cercle) où ils pâturent, de relever d’un régime d’autorisation individuelle conformément à l’article 47 de la loi n° 2025-268 du 24 mars 2025 d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture. Cette autorisation restera valable un an et sera conditionnée à la mise en œuvre de mesures de réduction de la vulnérabilité, telles que listées aujourd’hui dans l’arrêté du 21 février 2024 (article 13)**. Le déploiement de telles mesures ouvrira également la possibilité d’une intervention des lieutenants de louveterie ou de la brigade mobile d’intervention de l’OFB en défense du troupeau (article 5).

Les dispositions particulières, applicables en réserves naturelles nationales constituées pour des motifs incluant la conservation de la faune sauvage et en cœur des parcs nationaux demeurent inchangées (articles 10, 13, 14 et 18).

L’utilisation du matériel de tirs à visée thermique demeure strictement réservée aux lieutenants de louveterie et agents de l’OFB (articles 14 et 22).

* Cette disposition n’apparaît pas dans ce projet d’arrêté mais sera traduite dans un décret simple modifiant le décret n° 2019-722 du 9 juillet 2019 relatif à l’indemnisation des dommages causés aux troupeaux domestiques par le loup, l’ours et le lynx.

** Il est toutefois prévu, à terme, une harmonisation des règles entre les différents troupeaux (ovins/caprins et bovins/équins). Cette évolution nécessitant la modification du cadre législatif ne peut faire l’objet d’une disposition dans le projet d’arrêté.

B) Modalités de gestion du plafond de tir

Le plafond annuel pour la destruction de loups fait l’objet d’un arrêté dédié (arrêté du 23 octobre 2020 fixant le nombre maximum de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée chaque année) et n’entre donc pas dans le champ du présent projet d’arrêté. Ce plafond sera maintenu à 19% (+2%) de la population totale estimée en 2026, selon la méthode capture-marquage-recapture. Toutefois, bien que le volume de destruction autorisé demeure inchangé, les modalités de gestion de ces destructions ont été prévues dans l’optique de réserver les tirs aux territoires où la prévention ou la diminution de dommages importants aux troupeaux domestiques est prioritaire.

Ainsi, le préfet coordonnateur aura la possibilité, si le niveau de consommation s’avérait trop précoce et avant l’atteinte du plafond, de suspendre temporairement ou jusqu’à la fin de l’année les déclarations et autorisations de tir sur les territoires qu’il détermine (article 4). Dans ces conditions, les tirs pourraient, sur accord du préfet coordonnateur, continuer d’être mis en œuvre seulement par les lieutenants de louveterie ou la brigade mobile d’intervention (article 5) afin de conserver une meilleure maîtrise de consommation du plafond.

C) Modifications et nouvelles dispositions

Un certain nombre de modifications et de nouvelles dispositions ont été introduites à l’occasion de ce projet d’arrêté. Ainsi :
-  La perturbation intentionnelle, la capture, l’enlèvement, le transport de spécimens de loups sera possible aux fins de recherche scientifique pour le Muséum d’Histoire Naturelle, l’Office Français de la Biodiversité et le Centre National de la Recherche Scientifique sans qu’une dérogation au titre des espèces protégées soit nécessaire (article 1er et article 27) ;
-  Les modalités de mise en œuvre des tirs ainsi que le matériel de tir autorisé ont été précisés (article 14) ;
-  Les tirs de défense simple et de défense renforcée ont été fusionnés en un unique « tir de défense » dont le nombre de tireurs par lot ne peut excéder deux (ou trois par dérogation) (article 17) ;
-  Les modalités applicables aux troupeaux protégés ont été étendues (article 5) aux troupeaux ou lots d’animaux considérés comme non-protégeables (article 8) ainsi qu’aux troupeaux situés dans certaines zones d’expansion (zone difficilement protégeable) (article 26) ;
-  Les tirs de prélèvement sont possibles après accord du préfet coordonnateur à partir du 1er juillet (article 18), pour les élevages protégés ou situés en zone difficilement protégeable, si des dommages exceptionnels continuent d’être constatés malgré la mise en œuvre de tirs de défense (article 20) ;
- Les tirs de prélèvement seront mis en œuvre sous la responsabilité des lieutenants de louveterie ou l’OFB avec l’appui de chasseurs.

Un tableau récapitulatif des différentes évolutions du protocole de tir est présenté dans le rapport de présentation joint.

Merci de préciser, en intitulé de vos observations, votre positionnement sur le texte (FAVORABLE ou DÉFAVORABLE).

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Commentaires

  •  Avis défavorable, le 11 décembre 2025 à 15h26
    Le loup doit conserver son statut d’espèce protégée. Il n’est pas pensable qu’un retour en arrière soit effectué alors que les espèces vivantes sont plus en danger que jamais à cause de l’activité humaine.
  •  Avis DEFAVORABLE, le 11 décembre 2025 à 15h24
    Le loup a une rôle essentiel de régulation de biodiversité, les études scientifiques le prouve. Merci de tenir compte des études indépendantes et scientifiques. Apprenons à cohabiter avec les loups, mettons les moyens sur la prévention, la sensibilisation et les moyens d’effarouchement non létaux.
  •  Avis défavorable , le 11 décembre 2025 à 15h22
    Les arguments contre ont parfaitement bien été développés dans le commentaire précédent. La fin de la protection du loup n’est pas envisageable dans le contexte actuel d’effondrement des espèces, nous devons absolument changer notre façon d’agir pour vivre dans un environnement pérenne pour l’ensemble du vivant.
  •  Avis défavorable, le 11 décembre 2025 à 15h22
    Je pose un avis défavorable au projet de redéfinition du statut du loup en France et des conditions liées à sa destruction. Travaillant dans le domaine de l’agriculture et de l’écologie, je connais les enjeux qui tournent autour de cette espèces et des activités pastorales. Même si il s’agit d’un fort challenge économique et organisationnel pour de nombreuses régions, la présence du loup dans le territoire français est essentielle pour le bon fonctionnement des écosystèmes. Et ces derniers sont essentiels pour la pérennité de la production ovine et bovine dans le futur.
  •  Avis favorable, le 11 décembre 2025 à 15h18
    Avis favorable a ce nouvel arrêté
  •  avis défavorable , le 11 décembre 2025 à 15h16

    Bonjour,

    Je suis contre la suppression du statut de protection du loup en France et au contraire favorable au renforcement des mesures de protection de l’espèce pour plusieurs raisons développer ci-après dont la dernière et pas des moindre est une raison économique.

    1. Raison philosophique

    Les loups font partie intégrante des habitats naturels de nos régions. Comme l’ensemble des espèces de cette planète il a donc le droit de vivre libre, et dans de bonnes conditions.

    2. Raison de légitimité

    Homo sapiens n’est pas au-dessus des autres espèces, Homo sapiens n’est pas à mi-chemin de Dieu (ou tout autre forme d’intelligence supérieure). Homo sapiens n’a donc aucune légitimité à s’arroger le droit de vie ou de mort sur des espèces entière.

    3. Raison écologique

    a. La forêt française

    De nombreux rapports de l’ONF montre l’état catastrophiques des forêts françaises, qui sont fragilisées plus que jamais pas les sécheresses, incendies, maladies, manque de diversité génétique… mais aussi et surtout par l’abroutissement par le gibier, qui non seulement empêche le renouvellement naturel des arbres mais en plus détruisent les plantations réaliser par l’ONF.

    b. Le gibier

    Les cerfs et chevreuils provoques de très nombreux dégâts à la fois sur les jeunes arbres mais aussi sur les sujets plus âgés.
    Les jeunes plants broutés ont une croissance plus faible, une forme qui ne permet plus l’utilisation en bois d’œuvre et une sensibilité plus forte aux ravageurs.
    Les autres sujets voient leur écorce arrachée soit par le broutage, soit par le frottement des bois au moment de la période de la mue. Ces blessures sont des portes d’entrée pour les ravageurs des forêts, augmente la sensibilité à la sécheresse et ralenti la croissance de l’arbre. Il augmente aussi la probabilité que l’arbre se creuse et donc interdit toute utilisation en bois d’œuvre.

    c. Le loup

    L’écologie du loup (au sens scientifique du terme) montre que les meutes efficaces à la chasse, c’est à dire qui peut réguler les populations de gibiers, sont celles qui ont une structure sociale stable et un couple dominant stable or les loups prélevés sont majoritairement les chefs de meutes. La conséquence principale est alors l’éclatement de la meute. Or pour attraper un sanglier il faut toute une meute. Les moutons sont alors des cibles faciles.

    L’argument du loup tueur de mouton n’est alors pas recevable puisque que le fait de tuer des loups appartenant à une meute risque d’augmenter le nombre de loups qui devront s’attaquer au mouton pour survivre.

    d. Les chiens sauvages et/ou hybride

    Les tests génétiques montrent que la plupart des attaques sont en réalité attribuable à des chiens ou des hybride chien-loup. Ces individus sont moins farouches et s’approchent donc beaucoup plus de l’Homme et de ses moutons.
    Donc la mort d’un loup qui provoque l’éclatement d’une meute augmente aussi le risque d’attaque directe mais aussi d’hybridation ce qui a terme augmente le risque d’attaque.

    e. Relation proies/prédateur

    Dans un écosystème naturel, les hardes sont des petits nombres d’individus, regroupés en cellules familiales très mobile sur les territoires. En gros on court dans tous les sens pour échapper au prédateur, on se sauve avec toute la petite famille et si on lui échappe on ne traine pas trop dans le coin pour qu’il ne nous retrouve pas.

    Le problème dans les forêts sans prédateurs c’est que là peu du prédateur ne provoque plus la dispersion des hardes qui restent sur places et rasent complétement la végétation accessible.
    Ce problème est encore aggravé par l’augmentation du taux de fécondité des femelles. Elles sont mieux nourries, le taux de fausses couches est plus faible et les petits ne sont ni perdus, ni mangés. Tous ces facteurs provoquent une augmentation extrêmement rapide des populations de proies.

    d. Le mode de prélèvement

    Les tirs à distance ne permettent pas aux autres membres de la meute que les humains sont dangereux pour eux et qu’il ne faut pas sans approcher. Dans le même temps, les hybridations rendent certains individus beaucoup moins farouche. Au contraire le piégeage relâcher constitue un "traumatisme" pour l’animal qui aura dorénavant le souvenir qu’il ne faut pas s’approcher des humains. Il a aussi l’avantage de permettre d’augmenter les connaissances sur la population de loup et potentiellement de stériliser les hybrides.

    4. Conséquences économique

    a. Le monde agricole

    Les chiens sauvages et loups ont un impact réel sur l’économie et les gens qui en dépendent. Les éleveurs ont une peur en partie justifiée du loup mais il y a aussi un manque patent de connaissance sur le fonctionnement des loups.
    Or on vient de démontrer que les tirs arbitraires de loup risques d’augmenter les attaques. C’est absolument contre-productif.

    De plus la présence de prédateurs disperse les hardes, elles sont alors plus petites, plus mobiles et à termes moins nombreuses. Les forêts et les espèces qui y vivent verraient alors une amélioration de la qualité de leur habitat. Des exemples très ancien à l’échelle réelle existent notamment autour de Tchernobyl et à Yellowstone mais aussi ans des zones très peuplées comme chez nos voisins allemands du palatinat et du foret noir.

    Je vous prie instamment de ne pas suivre les sirènes des lobbies agroalimentaire mais au contraire de mettre en place une politique de protection du loup ainsi qu’une formation obligatoire sur l’écologie du loup nécessaire pour toucher les indemnités en cas d’attaque.

    D’accompagner sur le long terme les éleveurs et bergers pour leurs apprendre à dresser leurs Patou à la protection du troupeau. Une mesure à mettre en place serait un ordre de sécurité que les randonneurs pourraient utiliser pour signaler au chien qu’il n’est pas dangereux pour le troupeau.

    De mettre en place au départ de chaque circuit de randonnées ou dans les zones à Patou, des panneaux explicatifs reprenant les conduites à tenir en cas de rencontre. Les flyers téléchargeables en ligne sous souvent très bien fait mais très peu diffusés.

    En plaine, le retour des loups peut permettre de réduire le nombre d’herbivores sauvages qui n’ont jamais été aussi nombreux et qui rasent à blanc les forets et provoquent chaque années des dégâts toujours plus important.

    La surpopulation en foret attire les animaux n

    b. Les forêts

    Comme nous l’avons montrer, les forets subissent de nombreuses pressions qui la fragilisent, réduisent a qualité de ses bois et réduit aussi drastiquement les volumes de bois exploitables.
    Or la forêt et plus particulièrement le bois-energie, sont au cœur des politiques de lutte faces aux changements climatiques. Le bois doit être utiliser pour l’énergie, le bois d’oeuvre, les loisirs, la productions de nourriture, le bien-être psychologique et d’habitats à de nombreuses espèces sauvages. Or la présence des loups peut permettre de réduire la pression exercée par les herbivores sur les forets et de réduire les dégâts sur les cultures.

    Je vous remercie pour l’attention que vous porterais à mon témoignage et vous souhaite une très bonne journée.

  •  Avis défavorable , le 11 décembre 2025 à 15h12
    Avis défavorable. La vie sauvage n’est pas notre ennemi et les grands prédateurs participent à l’équilibre des écosystèmes.
  •  Avis défavorable, le 11 décembre 2025 à 15h11
    Avis défavorable : les populations de loups sont déjà en danger alors qu’elles sont indispensables au maintien des équilibres au sein d’une biodiversité elle aussi en danger à cause notamment de nos activités industrielles (multiplication des coupes rases, pesticides répandus dans les champs, projets anachroniques d’autoroutes, etc). L’Etat ne peut prétendre prendre en compte les questions écologiques s’il ne veille pas au maintien d’une population saine de loups tout en permettant aux éleveurs de travailler (et il y a des solutions autre que l’abattage, et elles sont connues). Il a fallu de longues années pour que le loup (ou le lynx et tant d’autres animaux) repeuplent nos campagnes, ne gâchons pas ces efforts par une politique qui réduit la nature à une ressource à exploiter.
  •  Avis très défavorable, le 11 décembre 2025 à 15h09, le 11 décembre 2025 à 15h10
    Je suis fermement défavorable à ce projet d’arrêté, qui affaiblit dangereusement la protection du loup en facilitant largement les tirs, y compris sans mesures de prévention. Ce texte va à l’encontre des connaissances scientifiques : l’état de conservation de l’espèce n’est pas garanti, et l’augmentation des destructions risque d’aggraver la prédation en désorganisant les meutes. Le plafond de tirs, déjà élevé, combiné à des procédures assouplies, expose à une surmortalité non maîtrisée. Le projet privilégie une logique d’abattage au détriment de solutions non létales éprouvées, tout en s’écartant des objectifs nationaux de protection de la biodiversité. En conséquence, cette réforme constitue un recul grave et injustifié de la politique de conservation du loup.
  •  marjsyl@yahoo.fr, le 11 décembre 2025 à 15h09
    Je suis défavorable à toute tuerie de loups. Rien ne justifie que l on massacre des animaux loups ours rapaces etc. Au lieu de les exterminer, protégez-les davantage ! Les loups sont des animaux magnifiques et ont le droit de vivre leur vie en liberté sans être massacrés. Sylvie
  •  défavorable, le 11 décembre 2025 à 15h08
    Le loup fait parti de la biodiversité et contribue à son équilibre. L’humanité fait aussi partie intégrante de la biodiversité, n’en déplaise à certains, mais contribue à son déséquilibre. Tant que l’argent sera le moteur des hommes il n’y aura pas de répit pour les autres composantes de le biodiversité. Ne prenons pas le loup pour la source de tous les maux, et laissons lui un espace dans nos campagnes. Les troupeaux bien protégés ne représentent pas grand chose de son alimentation. Cohabitons et ne tuons plus tout ce qui nous dérange.
  •  Avis défavorable, le 11 décembre 2025 à 15h06

    Bonjour,

    Je suis contre la suppression du statut de protection du loup en France et au contraire favorable au renforcement des mesures de protection de l’espèce pour plusieurs raisons développer ci-après dont la dernière et pas des moindre est une raison économique.

    1. Raison philosophique
    Les loups font partie intégrante des habitats naturels de nos régions. Comme l’ensemble des espèces de cette planète il a donc le droit de vivre libre, et dans de bonnes conditions.

    2. Raison de légitimité
    Homo sapiens n’est pas au-dessus des autres espèces, Homo sapiens n’est pas à mi-chemin de Dieu (ou tout autre forme d’intelligence supérieure). Homo sapiens n’a donc aucune légitimité à s’arroger le droit de vie ou de mort sur des espèces entière.

    3. Raison écologique
    a. La forêt française
    De nombreux rapports de l’ONF montre l’état catastrophiques des forêts françaises, qui sont fragilisées plus que jamais pas les sécheresses, incendies, maladies, manque de diversité génétique… mais aussi et surtout par l’abroutissement par le gibier, qui non seulement empêche le renouvellement naturel des arbres mais en plus détruisent les plantations réaliser par l’ONF.

    b. Le gibier
    Les cerfs et chevreuils provoques de très nombreux dégâts à la fois sur les jeunes arbres mais aussi sur les sujets plus âgés.
    Les jeunes plants broutés ont une croissance plus faible, une forme qui ne permet plus l’utilisation en bois d’œuvre et une sensibilité plus forte aux ravageurs.
    Les autres sujets voient leur écorce arrachée soit par le broutage, soit par le frottement des bois au moment de la période de la mue. Ces blessures sont des portes d’entrée pour les ravageurs des forêts, augmente la sensibilité à la sécheresse et ralenti la croissance de l’arbre. Il augmente aussi la probabilité que l’arbre se creuse et donc interdit toute utilisation en bois d’œuvre.

    c. Le loup
    L’écologie du loup (au sens scientifique du terme) montre que les meutes efficaces à la chasse, c’est à dire qui peut réguler les populations de gibiers, sont celles qui ont une structure sociale stable et un couple dominant stable or les loups prélevés sont majoritairement les chefs de meutes. La conséquence principale est alors l’éclatement de la meute. Or pour attraper un sanglier il faut toute une meute. Les moutons sont alors des cibles faciles.

    L’argument du loup tueur de mouton n’est alors pas recevable puisque que le fait de tuer des loups appartenant à une meute risque d’augmenter le nombre de loups qui devront s’attaquer au mouton pour survivre.

    d. Les chiens sauvages et/ou hybride
    Les tests génétiques montrent que la plupart des attaques sont en réalité attribuable à des chiens ou des hybride chien-loup. Ces individus sont moins farouches et s’approchent donc beaucoup plus de l’Homme et de ses moutons.
    Donc la mort d’un loup qui provoque l’éclatement d’une meute augmente aussi le risque d’attaque directe mais aussi d’hybridation ce qui a terme augmente le risque d’attaque.

    e. Relation proies/prédateur
    Dans un écosystème naturel, les hardes sont des petits nombres d’individus, regroupés en cellules familiales très mobile sur les territoires. En gros on court dans tous les sens pour échapper au prédateur, on se sauve avec toute la petite famille et si on lui échappe on ne traine pas trop dans le coin pour qu’il ne nous retrouve pas.

    Le problème dans les forêts sans prédateurs c’est que là peu du prédateur ne provoque plus la dispersion des hardes qui restent sur places et rasent complétement la végétation accessible.
    Ce problème est encore aggravé par l’augmentation du taux de fécondité des femelles. Elles sont mieux nourries, le taux de fausses couches est plus faible et les petits ne sont ni perdus, ni mangés. Tous ces facteurs provoquent une augmentation extrêmement rapide des populations de proies.

    d. Le mode de prélèvement
    Les tirs à distance ne permettent pas aux autres membres de la meute que les humains sont dangereux pour eux et qu’il ne faut pas sans approcher. Dans le même temps, les hybridations rendent certains individus beaucoup moins farouche. Au contraire le piégeage relâcher constitue un "traumatisme" pour l’animal qui aura dorénavant le souvenir qu’il ne faut pas s’approcher des humains. Il a aussi l’avantage de permettre d’augmenter les connaissances sur la population de loup et potentiellement de stériliser les hybrides.

    4. Conséquences économique
    a. Le monde agricole
    Les chiens sauvages et loups ont un impact réel sur l’économie et les gens qui en dépendent. Les éleveurs ont une peur en partie justifiée du loup mais il y a aussi un manque patent de connaissance sur le fonctionnement des loups.
    Or on vient de démontrer que les tirs arbitraires de loup risques d’augmenter les attaques. C’est absolument contre-productif.

    De plus la présence de prédateurs disperse les hardes, elles sont alors plus petites, plus mobiles et à termes moins nombreuses. Les forêts et les espèces qui y vivent verraient alors une amélioration de la qualité de leur habitat. Des exemples très ancien à l’échelle réelle existent notamment autour de Tchernobyl et à Yellowstone mais aussi ans des zones très peuplées comme chez nos voisins allemands du palatinat et du foret noir.

    Je vous prie instamment de ne pas suivre les sirènes des lobbies agroalimentaire mais au contraire de mettre en place une politique de protection du loup ainsi qu’une formation obligatoire sur l’écologie du loup nécessaire pour toucher les indemnités en cas d’attaque.

    D’accompagner sur le long terme les éleveurs et bergers pour leurs apprendre à dresser leurs Patou à la protection du troupeau. Une mesure à mettre en place serait un ordre de sécurité que les randonneurs pourraient utiliser pour signaler au chien qu’il n’est pas dangereux pour le troupeau.

    De mettre en place au départ de chaque circuit de randonnées ou dans les zones à Patou, des panneaux explicatifs reprenant les conduites à tenir en cas de rencontre. Les flyers téléchargeables en ligne sous souvent très bien fait mais très peu diffusés.

    En plaine, le retour des loups peut permettre de réduire le nombre d’herbivores sauvages qui n’ont jamais été aussi nombreux et qui rasent à blanc les forets et provoquent chaque années des dégâts toujours plus important.

    La surpopulation en foret attire les animaux n

    b. Les forêts
    Comme nous l’avons montrer, les forets subissent de nombreuses pressions qui la fragilisent, réduisent a qualité de ses bois et réduit aussi drastiquement les volumes de bois exploitables.
    Or la forêt et plus particulièrement le bois-energie, sont au cœur des politiques de lutte faces aux changements climatiques. Le bois doit être utiliser pour l’énergie, le bois d’oeuvre, les loisirs, la productions de nourriture, le bien-être psychologique et d’habitats à de nombreuses espèces sauvages. Or la présence des loups peut permettre de réduire la pression exercée par les herbivores sur les forets et de réduire les dégâts sur les cultures.

    Je vous remercie pour l’attention que vous porterais à mon témoignage et vous souhaite une très bonne journée.

  •  DÉFAVORABLE , le 11 décembre 2025 à 15h05
    Il y a d’autres solutions, regardez en Italie et en Espagne.
  •  Comment le loup protège nos forets, le 11 décembre 2025 à 15h04

    Bonjour,

    Je suis contre la suppression du statut de protection du loup en France et au contraire favorable au renforcement des mesures de protection de l’espèce pour plusieurs raisons développer ci-après dont la dernière et pas des moindre est une raison économique.

    1. Raison philosophique
    Les loups font partie intégrante des habitats naturels de nos régions. Comme l’ensemble des espèces de cette planète il a donc le droit de vivre libre, et dans de bonnes conditions.

    2. Raison de légitimité
    Homo sapiens n’est pas au-dessus des autres espèces, Homo sapiens n’est pas à mi-chemin de Dieu (ou tout autre forme d’intelligence supérieure). Homo sapiens n’a donc aucune légitimité à s’arroger le droit de vie ou de mort sur des espèces entière.

    3. Raison écologique
    a. La forêt française
    De nombreux rapports de l’ONF montre l’état catastrophiques des forêts françaises, qui sont fragilisées plus que jamais pas les sécheresses, incendies, maladies, manque de diversité génétique… mais aussi et surtout par l’abroutissement par le gibier, qui non seulement empêche le renouvellement naturel des arbres mais en plus détruisent les plantations réaliser par l’ONF.

    b. Le gibier
    Les cerfs et chevreuils provoques de très nombreux dégâts à la fois sur les jeunes arbres mais aussi sur les sujets plus âgés.
    Les jeunes plants broutés ont une croissance plus faible, une forme qui ne permet plus l’utilisation en bois d’œuvre et une sensibilité plus forte aux ravageurs.
    Les autres sujets voient leur écorce arrachée soit par le broutage, soit par le frottement des bois au moment de la période de la mue. Ces blessures sont des portes d’entrée pour les ravageurs des forêts, augmente la sensibilité à la sécheresse et ralenti la croissance de l’arbre. Il augmente aussi la probabilité que l’arbre se creuse et donc interdit toute utilisation en bois d’œuvre.

    c. Le loup
    L’écologie du loup (au sens scientifique du terme) montre que les meutes efficaces à la chasse, c’est à dire qui peut réguler les populations de gibiers, sont celles qui ont une structure sociale stable et un couple dominant stable or les loups prélevés sont majoritairement les chefs de meutes. La conséquence principale est alors l’éclatement de la meute. Or pour attraper un sanglier il faut toute une meute. Les moutons sont alors des cibles faciles.

    L’argument du loup tueur de mouton n’est alors pas recevable puisque que le fait de tuer des loups appartenant à une meute risque d’augmenter le nombre de loups qui devront s’attaquer au mouton pour survivre.

    d. Les chiens sauvages et/ou hybride
    Les tests génétiques montrent que la plupart des attaques sont en réalité attribuable à des chiens ou des hybride chien-loup. Ces individus sont moins farouches et s’approchent donc beaucoup plus de l’Homme et de ses moutons.
    Donc la mort d’un loup qui provoque l’éclatement d’une meute augmente aussi le risque d’attaque directe mais aussi d’hybridation ce qui a terme augmente le risque d’attaque.

    e. Relation proies/prédateur
    Dans un écosystème naturel, les hardes sont des petits nombres d’individus, regroupés en cellules familiales très mobile sur les territoires. En gros on court dans tous les sens pour échapper au prédateur, on se sauve avec toute la petite famille et si on lui échappe on ne traine pas trop dans le coin pour qu’il ne nous retrouve pas.

    Le problème dans les forêts sans prédateurs c’est que là peu du prédateur ne provoque plus la dispersion des hardes qui restent sur places et rasent complétement la végétation accessible.
    Ce problème est encore aggravé par l’augmentation du taux de fécondité des femelles. Elles sont mieux nourries, le taux de fausses couches est plus faible et les petits ne sont ni perdus, ni mangés. Tous ces facteurs provoquent une augmentation extrêmement rapide des populations de proies.

    d. Le mode de prélèvement
    Les tirs à distance ne permettent pas aux autres membres de la meute que les humains sont dangereux pour eux et qu’il ne faut pas sans approcher. Dans le même temps, les hybridations rendent certains individus beaucoup moins farouche. Au contraire le piégeage relâcher constitue un "traumatisme" pour l’animal qui aura dorénavant le souvenir qu’il ne faut pas s’approcher des humains. Il a aussi l’avantage de permettre d’augmenter les connaissances sur la population de loup et potentiellement de stériliser les hybrides.

    4. Conséquences économique
    a. Le monde agricole
    Les chiens sauvages et loups ont un impact réel sur l’économie et les gens qui en dépendent. Les éleveurs ont une peur en partie justifiée du loup mais il y a aussi un manque patent de connaissance sur le fonctionnement des loups.
    Or on vient de démontrer que les tirs arbitraires de loup risques d’augmenter les attaques. C’est absolument contre-productif.

    De plus la présence de prédateurs disperse les hardes, elles sont alors plus petites, plus mobiles et à termes moins nombreuses. Les forêts et les espèces qui y vivent verraient alors une amélioration de la qualité de leur habitat. Des exemples très ancien à l’échelle réelle existent notamment autour de Tchernobyl et à Yellowstone mais aussi ans des zones très peuplées comme chez nos voisins allemands du palatinat et du foret noir.

    Je vous prie instamment de ne pas suivre les sirènes des lobbies agroalimentaire mais au contraire de mettre en place une politique de protection du loup ainsi qu’une formation obligatoire sur l’écologie du loup nécessaire pour toucher les indemnités en cas d’attaque.

    D’accompagner sur le long terme les éleveurs et bergers pour leurs apprendre à dresser leurs Patou à la protection du troupeau. Une mesure à mettre en place serait un ordre de sécurité que les randonneurs pourraient utiliser pour signaler au chien qu’il n’est pas dangereux pour le troupeau.

    De mettre en place au départ de chaque circuit de randonnées ou dans les zones à Patou, des panneaux explicatifs reprenant les conduites à tenir en cas de rencontre. Les flyers téléchargeables en ligne sous souvent très bien fait mais très peu diffusés.

    En plaine, le retour des loups peut permettre de réduire le nombre d’herbivores sauvages qui n’ont jamais été aussi nombreux et qui rasent à blanc les forets et provoquent chaque années des dégâts toujours plus important.

    La surpopulation en foret attire les animaux n

    b. Les forêts
    Comme nous l’avons montrer, les forets subissent de nombreuses pressions qui la fragilisent, réduisent a qualité de ses bois et réduit aussi drastiquement les volumes de bois exploitables.
    Or la forêt et plus particulièrement le bois-energie, sont au cœur des politiques de lutte faces aux changements climatiques. Le bois doit être utiliser pour l’énergie, le bois d’oeuvre, les loisirs, la productions de nourriture, le bien-être psychologique et d’habitats à de nombreuses espèces sauvages. Or la présence des loups peut permettre de réduire la pression exercée par les herbivores sur les forets et de réduire les dégâts sur les cultures.

    Je vous remercie pour l’attention que vous porterais à mon témoignage et vous souhaite une très bonne journée.

  •  Avis DÉFAVORABLE !, le 11 décembre 2025 à 15h03
    Le 11 novembre, 15 h 03. Encore un projet de loi visant à faire régresser nos acquis environnementaux, et ce, en dépit de toute logique scientifique.
  •  Défavorable !, le 11 décembre 2025 à 15h02
    Encore une fois une consultation publique qui ne légitimera en rien le fait d’éliminer un grand nombre de loups. Le loup fait partie de la chaîne alimentaire et de l’écosystème depuis que l’homme est sur terre, et a le droit le plus absolu de vivre sur nos territoires. Seul l’homme pourra faire en sorte de le tolérer en prenant les bonnes décisions pour que la vie commune soit acceptable pour tous le monde.
  •  Avis défavorable, le 11 décembre 2025 à 15h00
    Le tir du loup n’est pas une solution au vue des bénéfices important qu’il rend à la biodiversité et à notre société (régulation de cervidés, sangliers, etc…). Les éleveurs et éleveuses doivent être aidés, accompagnés, afin qu’ils ne se retrouvent ni seuls face au loup ni à devoir payer les surcoûts liés à la protection. Mais la coexistence, telle qu’elle peut exister en Italie, est nécessaire pour lutter contre la sixième extinction en cours. La France a la possibilité et le devoir d’être ambitieuse sur la protection de ses espèces.
  •  AVIS FAVORABLE, le 11 décembre 2025 à 15h00
    Le servage a été aboli. Le monde rural n’a plus besoin de subir les caprices des bourgeois. les mesures de protection ont montré leur inefficacité. il faut maintenant écouter les scientifiques et réguler les prédateurs pour sauver nos éleveurs.
  •  Défavorable, le 11 décembre 2025 à 15h00
    Arrêtons de tout massacrer. Je suis défavorable.
  •  ENTIÈREMENT DEFAVORABLE , le 11 décembre 2025 à 15h00
    L’abaissement de la protection des loups en France n’est motivé que par des considérations purement politiques, basés sur aucun argument scientifique. VIVE LES LOUPS