ENERGIES ET CLIMAT
 

Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs (PNGMDR) 2022-2026

Du 13/05/2022 au 16/06/2022 - 311 commentaires

Les matières et les déchets radioactifs doivent être gérés de façon durable, dans le respect de la protection de la santé des personnes, de la sécurité et de l’environnement. Le plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR), instauré par la loi du 28 juin 2006 relative à la gestion durable des matières et des déchets radioactifs, constitue un outil de pilotage privilégié pour mettre en œuvre ces principes dans la durée. Le PNGMDR est établi et mis à jour par le Gouvernement, quatre éditions du plan s’étant succédées à ce jour. La cinquième et nouvelle édition du plan s’appliquera pour une période de cinq ans.

Le PNGMDR couvre tant les déchets ultimes que les matières radioactives valorisables, les filières de gestion existantes et celles en projet, en développement ou à définir ; il concerne également toutes les catégories de déchets radioactifs quelle que soit leur origine. Le PNGMDR tient compte de la politique énergétique française et les solutions de gestion qu’il définit sont compatibles avec la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).

L’élaboration de la cinquième édition du PNGMDR a fait l’objet d’une large association du public. Cette nouvelle édition est en effet la première à avoir été élaborée à l’issue d’un débat public réalisé sous l’égide de la Commission nationale du débat public (CNDP) ainsi que d’une concertation post débat-public menée par le maître d’ouvrage, sous le contrôle de garants de la CNDP. Le ministère de la transition écologique s’est également adjoint un comité de parties prenantes, associant les organismes publics experts (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, Autorité de sûreté nucléaire), les producteurs de déchets, des associations environnementales, ainsi que des représentants des élus nationaux et territoriaux, pour l’accompagner dans la déclinaison des orientations définies à l’issue du débat public.

La cinquième édition du PNGMDR soumise à consultation du public prolonge, approfondit et renforce les axes d’action des quatre éditions précédentes, au bénéfice de la mise en place de filières de gestion sûres, efficaces et compétitives pour l’ensemble des déchets radioactifs. Au-delà de cette continuité thématique, elle explore également de nouveaux horizons, suivant en cela l’avis de l’Autorité environnementale émis sur le PNGMDR précédent. Outre un volet consacré aux enjeux transversaux (sanitaires, environnementaux, mais également économiques, éthiques et relatifs aux transports et aux territoires), cette édition prévoit que les scénarios de gestion des déchets radioactifs fassent l’objet d’une évaluation multicritères.

Conformément à la loi, le projet de PNGMDR a fait l’objet d’une évaluation environnementale stratégique et a été soumis à l’avis de l’Autorité environnementale du Conseil général de l’environnement et du développement durable. L’Autorité environnementale a rendu son avis le 18 novembre 2021. Le ministère de la transition écologique a également tenu compte, dans la rédaction du projet de cinquième édition du PNGMDR, de l’avis du 9 novembre 2021 que l’Autorité de sûreté nucléaire a rendu sur le projet de plan.

Le projet de cinquième édition du PNGMDR, enrichi au terme des différentes concertations et consultations mentionnées ci-dessus, est à présent soumis, avant son adoption définitive, à la consultation du public jusqu’au 16 juin 2022.

Ce projet de plan est accompagné de deux projets de textes réglementaires (décret et arrêté), également soumis à consultation, dont l’objet est d’inscrire dans la réglementation les prescriptions du plan.
Vous pouvez vous exprimez dans le cadre de cette consultation en déposant un commentaire dans la rubrique prévue à cet effet ci-dessous.

À l’issue de cette consultation du public, le ministère publiera sur le présent site Internet le bilan de la consultation. Le PNGMDR ainsi finalisé sera publié et transmis au Parlement, qui le soumettra pour évaluation à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), conformément à l’article L. 542-1-2 du code de l’environnement.

Les principales étapes d’élaboration de la cinquième édition du PNGMDR :

(Cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Télécharger

Documents soumis à la consultation

Ressources complémentaires, pour la bonne information du public, quant à l’élaboration du PNGMDR

Commentaires
  •  Trés favorable avec le nucléaire qui a toute sa place dans le mix énergétique, par Sarhy Alix , le 3 juin 2022 à 00h38

    Le contenu technique de la 5ème édition du PNGMDR me parait structuré , solide , argumenté...
    Le stockage des déchets de haute activité et à vie longue comme le site CIGEO est tout à fait adapté avec toutes les analyses ,concertations ,avis d’experts etc.. exprimés depuis de nombreuses années .
    Il est grand temps d’avancer .
    Ce projet ne doit il pas être "scellé" par une PPE en fonction des des dernières déclarations du Chef de l’Etat et sans doute d’autres à venir dans les prochains mois .

  •  Avis favorable sur le PNGMDR 2022-2026, par Charles de la Verpillière , le 2 juin 2022 à 17h45

    Habitant à proximité de la centrale nucléaire de Bugey, j’ai pu constater au fil des années la rigueur et l’efficacité des mesures de sûreté prises par EDF, aussi bien dans l’exploitation de la centrale que pour la gestion des déchets (ICEDA).

    Le PNGMDR 2022-2026 soumis à consultation me parait, comme les précédents, répondre parfaitement aux nécessités d’une gestion durable et efficace des déchets, en particulier, les aspects sanitaires et environnementaux.

    J’émets donc personnellement un avis favorable.

  •  Avis très défavorable, par Mme Nicole Leclerc , le 2 juin 2022 à 14h49

    N’enfouissez pas ces déchets s’il vous plait, et surtout arrêtons d’en produire.

    35% de l’uranium enrichi vendu dans le monde provient...des russes qui menacent d’arrêter de vendre aux USA !
    En France, nous sommes totalement dépendants des pays qui acceptent de nous vendre ce minerai pour faire fonctionner nos centrales !

    Ou est l’indépendance qu’on nous avait vendu?
    Le premier pays producteur de yellow cake, le Kazakhstan, est copain comme cochon avec Poutine qui l’aide amicalement à mater dans le sang quelques rebellions.

    Nos déchets sont en revanche censés rester sur le territoire (sauf quand on décide que ce sont des "ressources") alors que nous exportons l’électricité qui les a créé... Allez comprendre.

    Le vent et le soleil sont gratuits et non polluants, le bois pousse bien sous nos latitudes avec un bilan carbone aussi nul que l’atome, pourquoi dès lors s’entêter à prendre une direction qu’on sait plus chère et plus polluante?

  •  Avis très favorable , par Patay , le 2 juin 2022 à 10h47

    Le réchauffement climatique et les crises géopolitiques récentes montrent l’absolue nécessité du recours à l’énergie nucléaire.
    L’énergie nucléaire est la plus décarbonée qui soit comme l’indiquent l’ensemble des sources scientifiques, GIEC y compris. L’ADEME, qu’on ne peut pas accuser d’être pro-nucléaire, donne les “intensités carbone” (en gCO2eq/kWh) suivantes : charbon 1038 ; fioul 704 ; gaz 406 ; solaire 50 (moyenne) ; éolien 10 ; nucléaire 6.
    En outre, toutes les énergies intermittentes (éolien, solaire…) exigent des moyens de production complémentaires très polluants (gaz, fioul, charbon) que la France doit, de surcroît, importer, ce qui i) aggrave notre déficit commercial déjà immense et ii) place notre pays en situation de grande dépendance vis-à-vis de pays prédateurs. L’invasion de l’Ukraine par la Russie le démontre tragiquement.
    Ceci dit, il convient que toutes les mesures de sécurité soient prises. Or, le contrôle exercé en France, indépendant du producteur, a toujours été d’une exceptionnelle rigueur et d’une grande efficacité.
    Le projet de traitement des déchets paraît sérieux et doit être mené à bien sans délai.
    Avis très favorable

  •  Très défavorable, par Fabrice Delorme , le 2 juin 2022 à 10h06

    Seuls des salariés complaisants peuvent encenser pareillement les déchets nucléaires et leur gestion parfaite.
    Ce n’est pas parce qu’un domaine est pointu qu’il doit être réservé à une élite décisionnaire : tout le monde doit s’approprier ce problème, lire et relire jusqu’à comprendre les manipulations, les seuils à la hausse sans raison, les simulacres de démocratie, les expériences malencontreuses, les contre analyses indépendantes...
    Un universitaire payé par l’Etat ne peut pas décemment arriver à une conclusion inverse de la décision présidentielle.
    Même le gendarme de l’atome se fait balader, j’en veux pour preuve l’arrêté du 3 janvier 2016 permettant à l’ASN d’ "autoriser l’installation, la mise en service, l’utilisation et le transfert d’un équipement sous pression nucléaire ou d’un ensemble nucléaire n’ayant pas satisfait à l’ensemble des exigences règlementaires"
    D’autres arrêtés complaisants permettront ils d’utiliser la décharge de Bure le jour ou l’on aura découvert qu’elle n’est plus étanche?
    L’industrie électronucléaire est la plus opaque et la plus noyautée par des lobbys grassement payés : je n’ai aucune confiance en eux

  •  Favorable , par Aurélie Egger , le 2 juin 2022 à 07h26

    Avis favorable

  •  Avis favorable, par Bousquet Péroline , le 2 juin 2022 à 06h38

    Avis favorable à la structuration de la filière des déchets nucléaires dans tous ses aspects, donc au Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs (PNGMDR) 2022-2026

  •  Favorable au PNGMDR et à l’utilisation de l’Energie Nucléaire comme Energie de Transition, par ROUX Jean-Pierre , le 1er juin 2022 à 21h10

    Reposant sur un gros travail scientifique d’études, d’expertise et de contrôle par l’Autorité de Sûreté Nucléaire, ce plan de qualité donne confiance et est une réponse adéquate à un recours volontariste à l’Energie Nucléaire pour accompagner la transition (*) énergétique.
    La vraie QUESTION sous-jacente est la suivante : faut-il développer le recours à l’Energie Nucléaire ? A l’image de la communauté scientifique au chevet du climat, je réponds oui à l’utilisation du Nucléaire comme énergie de transition (*), c’est indispensable. Je considère même qu’il est du devoir des pays développés d’y recourir pour « réserver » les autres énergies à ceux qui n’ont pas les capacités industrielles, économiques, scientifiques et politiques suffisantes pour développer un nucléaire sûr.
    Il existe en effet 3 sources d’énergies sur la terre : les combustibles fossiles datant d’une époque carbonée de notre planète il y a plusieurs millions d’années, les minéraux radioactifs ou fissiles et les énergies dites renouvelables, constituées d’un panel de moyens : hydraulique, vent, solaire, biomasse pour citer les principales, qui ont des caractéristiques et des empreintes environnementales très diversifiés, mais plus fortes que le nucléaire. Ainsi, l’effet de la biomasse est très significatif, et ne peut être à elle seule une solution à nos problèmes, je vous renvoie aux analyses scientifiques réalisées notamment par le collège de France.
    Plus spécialement, la France, exsangue de ressources en énergie après les chocs pétroliers des années 70 a développé un programme nucléaire ambitieux qui nous a permis, en toute sûreté, d’avoir une indépendance énergétique, aujourd’hui menacée, et des émissions de gaz à effet de serre notablement plus bas depuis de nombreuses années.
    L’urgence étant d’éliminer l’utilisation des combustibles fossiles, comment raisonnablement imaginer, comme les mouvements anti-nucléaires, auto-proclamés écologistes, qu’on puisse se passer de l’Energie Nucléaire dans les 50 à 100 années qui viennent ? Comment imaginer que l’on puisse construire un réseau électrique permettant de développer les énergies intermittentes sans nucléaire ? L’actualité récente a malheureusement montré la réalité du modèle « allemand », avec des chiffres éloquents sur sa forte dépendance aux combustibles fossiles, une face cachée noire de charbon et engorgée de gaz et de pétrole. (**)
    Arrêter le nucléaire pour combattre le réchauffement climatique, quelle idée de génie ! Depuis 40 ans, nous subissons un Diktat antinucléaire irresponsable, dogmatique et contreproductif. (***)
    Concernant plus particulièrement les déchets, les océans de la terre entière deviennent des poubelles à plastique. Nous étouffons sous nos déchets non radioactifs, mais parfois très toxiques, qui mettent en péril la planète. Voilà les vraies priorités auxquelles il faut s’attaquer en toute urgence !
    Au vu de sa pertinence, le PNGMDR doit donc être développé pour permettre d’utiliser l’Energie Nucléaire en toute sûreté pendant la transition. Les principes de sûreté s’appliqueront ainsi de la même manière pour le conditionnement des déchets. Ces déchets constituent de très faibles volumes, ce qui rend plus simple la maîtrise de leur traitement. Il est du devoir des gouvernants de développer très rapidement ce plan, et ne pas laisser entraver son efficacité par des considérations inadéquates.
    (*) Transition, cela veut dire aller vers l’utilisation quasi exclusive d’énergies renouvelables, mais surtout changer radicalement de société, aller vers une civilisation économe en énergie et en ressources, respectueuse de l’environnement, en rupture avec la course à la croissance, au profit vénal, au gaspillage des ressources et au remplissage de poubelles de la société actuelle.
    (**) Rappelons aussi deux faits marquants outre-Rhin : Immédiatement après l’arrêt de la Centrale de Fessenheim, une centrale au charbon de 1100 MW a été démarrée. Le 01 01 2022 à 0h00, 3 centrales nucléaires d’une puissance de 4 GW (sur les 6 restants) ont été volontairement arrêtées en plein hiver alors que l’approvisionnement électrique était fragile et que les prix s’envolaient ! C’était avant la crise en Ukraine…
    (***) Témoin les scénarii de réchauffement climatique antiscientifiques hallucinants élaborés par Greenpeace en 2011 – 10 ans après, leur caractère malhonnête est mis à nu. Ou encore en 2009 par WWF, et ensuite par Action Climat 2014, la falsification des données sur les émissions de gaz à effet de serre des centrales nucléaires, avec comme « justification » principale, en petits caractères bien cachés : « on ne considère pas l’énergie nucléaire comme une option politique fiable ». Un récent sondage montre que plus de la moitié des français pensaient que le nucléaire émet des gaz à effet de serre ! Affligeant.

  •  Avis favorable sur le projet de PNGMDR 2021-2025, par HOUDBINE , le 1er juin 2022 à 18h40

    Il n’échappera à personne que le sujet est très technique. Il est aussi politique c’est à dire sujet à controverse idéologique. Bien peu de français, en dehors des experts du domaine, pourront apporter des commentaires avisés. Les anti-nucléaires, auto-proclamés experts ou reconnus tels par des journalistes complaisants, ne manqueront pas de s’exprimer avec pour seul objectif de bloquer la progression du projet afin de démontrer que l’électronucléaire est sans solution technique viable. A défaut de réalisation de l’Apocalypse promise depuis plus de 50 ans et d’arguments économiques crédibles pour « enterrer » le nucléaire, la gestion de ses déchets constitue aujourd’hui le principal grief contre le mal à abattre.

    En ma qualité d’ancien producteur d’électricité, je compte parmi les gens qui mesurent les bienfaits de l’électronucléaire en France et dans le monde : non émission intrinsèque de GES, garantie de production et à très bas coût (financier et sociétal) par comparaison aux alternatives de production éolienne et photovoltaïque ; ce qui en fait un moyen de production incontournable à côté de l’hydroélectricité pour assurer l’électrification des usages d’énergie carbonée.
    Je m’étonne par ailleurs que la France n’ait pas encore officiellement rejoint la cohorte des autres pays qui recyclent la part très importante des métaux issus des zones contrôlées dont la radioactivité acquise est inférieure à la radioactivité naturelle. Cette mesure déjà approuvée mais non officialisée contribuerait à désengorger les stocks de matériaux à traiter et qui est loin d’être négligeable quantitativement pour satisfaire les besoins en métaux ferreux et notamment inoxydables dont l’élaboration est coûteuse aux plans financier et environnemental.

    J’ajoute que la plupart des pays dotés de moyens de production d’électricité nucléaire ont déjà décidé ou s’orientent vers le stockage profond des déchets HA-MA VL dans des sols anhydres et non sismiques depuis plusieurs millions d’années.
    Sur cette base, je souscris au dernier avis favorable de l’ASN sur le projet de PNGMDR 2021-2025.

  •  Avis favorable sur le projet de PNGMDR 2021-2025, par Serge Houdbine , le 1er juin 2022 à 18h37

    Il n’échappera à personne que le sujet est très technique. Il est aussi politique c’est à dire sujet à controverse idéologique. Bien peu de français, en dehors des experts du domaine, pourront apporter des commentaires avisés. Les anti-nucléaires, auto-proclamés experts ou reconnus tels par des journalistes complaisants, ne manqueront pas de s’exprimer avec pour seul objectif de bloquer la progression du projet afin de démontrer que l’électronucléaire est sans solution technique viable. A défaut de réalisation de l’Apocalypse promise depuis plus de 50 ans et d’arguments économiques crédibles pour « enterrer » le nucléaire, la gestion de ses déchets constitue aujourd’hui le principal grief contre le mal à abattre.
    En ma qualité d’ancien producteur d’électricité, je compte parmi les gens qui mesurent les bienfaits de l’électronucléaire en France et dans le monde : non émission intrinsèque de GES, garantie de production et à très bas coût (financier et sociétal) par comparaison aux alternatives de production éolienne et photovoltaïque ; ce qui en fait un moyen de production incontournable à côté de l’hydroélectricité pour assurer l’électrification des usages d’énergie carbonée.
    Je m’étonne par ailleurs que la France n’ait pas encore officiellement rejoint la cohorte des autres pays qui recyclent la part très importante des métaux issus des zones contrôlées dont la radioactivité acquise est inférieure à la radioactivité naturelle. Cette mesure déjà approuvée mais non officialisée contribuerait à désengorger les stocks de matériaux à traiter et qui est loin d’être négligeable quantitativement pour satisfaire les besoins en métaux ferreux et notamment inoxydables dont l’élaboration est coûteuse aux plans financier et environnemental.
    J’ajoute que la plupart des pays dotés de moyens de production d’électricité nucléaire ont déjà décidé ou s’orientent vers le stockage profond des déchets HA-MA VL dans des sols anhydres et non sismiques depuis plusieurs millions d’années.
    Sur cette base, je souscris au dernier avis favorable de l’ASN sur le projet de PNGMDR 2021-2025.

  •   Réponses à MM Francis Colinet et Philippe P., par Michel Duthé , le 1er juin 2022 à 17h09

    Bien que M F Colinet cite la criirad que certains considèrent comme un « laboratoire indépendant » je le rejoins sur la question de la libération éventuelle de déchets TFA.
    Sur la criirad, ce laboratoire est tout sauf indépendant. Il n’est pas constitué de fonctionnaires mais il est privé, donc il cherche des contrats et il annonce forcément les résultats recherchés par ceux qui l’ont mandaté, quelles que soient par ailleurs ses compétences techniques. Mais passons.
    Sur la libération des déchets TFA, j’ai dit que j’étais contre. Il est vrai que leur radioactivité est faible mais c’est EN MOYENNE. Beaucoup d’intervenants commettent cette erreur souvent en toute bonne foi. On peut très bien tomber sur une ferraille radioactive qui fait que la benne est en moyenne très peu radioactive mais le morceau concerné lui-même peut très bien être hors normes et c’est bien pourquoi la DGSNR, ancêtre de l’ASN, a inventé le concept de stockage TFA pour éviter qu’une pièce radioactive ne se retrouve dans le domaine public. Ce choix a déjà été fait fait dans les années précédant 2006 (on parlait alors de PNGDR, les matières ont été ajoutées ensuite), approuvé par les associations écologiques de l’époque, et je regrette que ce vieux débat revienne à l’ordre du jour. J’ai déjà expliqué que l’action essentielle doit se faire en amont, lors de l’étude précise de la zone de déchets radioactifs. C’est cette étude qui doit permettre de limiter le volume de déchets TFA et de dégager le maximum de déchets inactifs recyclables. Le PNGMDR doit mettre l’accent sur la qualité à apporter à l’étude de la zone de déchets radioactifs. Quand je lis les commentaires de M F Colinet et d ‘autres j’ai le sentiment de réentendre les mêmes interrogations et craintes qu’il y a 20 ans, et que j’ai partagées à l’époque. De grâce, ne revenons pas sur ce qui a été considéré comme un acquis de la doctrine française.
    Je ne polémiquerai pas avec M Phillipe P qui m’a cité. Simplement je rappelle que si Superphénix a été arrêté c’est pour des raisons politiques et non techniques. Quant à ses craintes concernant le stockage en couche géologique profonde, je le renvoie au taux de lixiviation extrêmement faible de la couche stable d’argilite du callovo-oxfordien du site de Bure. Je lui suggère de lire le rapport de sûreté du stockage en couche géologique profonde d’où sort par exemple le chiffre de 200000 ans. Quant à la réversibilité, c’est un long débat. Disons simplement qu’il faut se méfier des fausses bonnes idées, quand ce ne sont pas des manœuvres de diversion pour retarder les projets.

  •  avis favorable avec quelques réserves, par JP Fischer , le 1er juin 2022 à 17h04

    Ce cinquième PNGMDR a été élaboré après de nombreuses concertations. Il est de ce fait très exhaustif. Les nombreuses concertations, sollicitations d’avis de la société civile, consultations envisagées vont faire doublon avec ce qui a déjà été réalisé, et rendre les prises de décisions moins lisibles.
    Je suis favorable à la création de CIGEO comme stockage sous-terre à grande profondeur comme solution recommandée par les experts internationaux et l’AIEA, et adoptée par les pays les plus avancés (Suède, Allemagne, Finlande ...). Les études de solutions alternatives apparaissent de ce fait inutiles dans le contexte actuel.
    Pour contribuer à la préservation des ressources premières, il faut développer le recyclage des matières qui le permettent, telles que les métaux, les bétons issus du démantèlement, les combustibles usés ou issus de l’enrichissement (U appauvri, URT, Pu ...). Ceci doit se faire selon des spécifications radiologiques adaptées, et en simplifiant les procédures administratives prévues actuellement, longues et complexes, pour tendre vers des processus « génériques » par type de matières.
    Un exutoire pour le graphite issu du démantèlement reste à ce jour à créer (CIGEO étant inadapté pour ce type de matière).

  •  Avis très favorable, par G.COURTEILLE , le 1er juin 2022 à 16h18

    En effet la nouvelle PNGMDR apporte toujours plus de sécurité pour la gestion des différentes matières radioactives selon leur niveau et leur période d’activité. Peu des déchets produits par nos sociétés de consommation bénéficient d’autant de précautions et de recherches continues. Au regard de l’ensemble des risques de tous types au travers desquels nous évoluons, climatiques, industriels, viraux, chimiques, sociétales… la PNGMDR apportent les garanties nécessaires et suffisantes pour qu’elle soit validée en l’état et ne plus attendre pour avancer.

  •  Avis défavorable, par Mr Francis Colinet , le 1er juin 2022 à 14h24

    La criirad a mis en garde J.Castex en avril 2021, sur la dissémination des métaux de retraitement contaminés, jusqu’alors réservés à l’industrie nucléaire qui les créait.

    Ces lingots pourraient être commercialisés dès lors que "leur contamination résiduelle ne dépasserait pas les limites de contamination autorisées : de 10 Bq/kg à 10 000 000 Bq/kg selon la nature des radionucléides"

    1ere remarque fort juste : la correspondance entre les seuils de libération et la dose efficace ajoutée de 10 μSv/an
    n’est pas garantie
    2e remarque:les effets des faibles doses de rayonnement sont sous-évalués
    3e remarque : la radioactivité naturelle n’est pas inoffensive et ne saurait de toute façon servir d’étalon pour décider du nombre de morts et de malades que les activités humaines peuvent provoquer

    Sachant qu’on peut produire de l’acier vierge de toute radioactivité, je ne souhaite pas être en contact avec de l’acier très faiblement radioactif : clés de voiture, pied de lampe, ressorts de matelas, pieds de chaise, couteaux de cuisine, poêles, fer à béton, moules à gâteaux, lave linge... demain tous les métaux deviendraient faiblement radioactifs par dilution, grâce au lobby nucléaire?
    Si seulement on pouvait choisir entre radioactif et non radioactif, mais j’imagine que le législateur a fourbement prévu de ne surtout pas informer le consommateurs??
    Une bande d’inconscients, pipeautés par d’habiles communiquants, vous préparent un avenir de merde : réagissez

  •  je souhaite repondre à Michel Duthé, par philippe P , le 1er juin 2022 à 13h49

    L’uranium appauvri serait un bas de laine si on pouvait l’utiliser mais rapsodie, rachel, phenix, super phenix et astrid ont tous été des bides expérimentaux ou industriels, et le combustible est je crois beaucoup plus radioactif.
    Quand je lis "Il n’y a pas de problème de stockage de déchets ultimes" ou "Les seuls incidents à redouter sont à considérer pendant les 100 ou 150 ans d’exploitation du stockage" je ne peux pas m’empêcher d’y répondre :
    Les déchets qui y seront entreposés à quelques dizaines de mètres de la nappe phréatique, ne devront pas fuir ni dégazer pendant 100 000ans au bas mot, c’est plus qu’improbable, et statistiquement impossible.
    Ouvrons les yeux avant que la non réversibilité nous handicape pour plusieurs centaines de générations.
    En surface, on peut surveiller, reconditionner, poser un sarcophage, le changer tous les 20ans si besoin, et surtout gérer vraiment avec les connaissances que nous n’avons pas encore.
    De Gaulle qui nous a imposé cette plaie, disait "la cour suprême c’est le peuple" : à quand une consultation du peuple pour des enjeux aussi impactants????

  •  Garantir la sécurité du stockage des déchets nucléaire., par Bataillon , le 1er juin 2022 à 12h17

    Les déchets nucléaires sont entreposés dans divers sites nucléaires. Il serait plus judicieux de les regrouper, ainsi il y aurait plus de moyens pour les contrôler.
    Pour les déchets métalliques de très faible activité il est urgent de les remettre dans le domaine publique pour éviter un encombrement inutile des entreposage, comme les autres pays d’Europe l’on déjà fait.

  •  ingérable, par philippe P , le 1er juin 2022 à 12h08

    Quand on aura caché sous le tapis tous les déchets ingérables, il faudra penser à y ajouter tous les bétons et aciers hautement radioactifs du démantèlement de nos vieilles centrales, car on nous a promis un "retour à l’herbe".
    Si il reste un peu de place, ajoutez y l’uranium appauvri considéré unilatéralement comme une ressource, et demandez à Vladimir de nous rendre nos poubelles atomiques aussi.
    Si il reste un peu d’argent dans les caisses pour payer un gardien pendant 100 000ans, alors on pourra construire de nouvelles machines à déchets infinis.
    Autre solution sinon :
    - on isole les vieilles maisons avec une étude thermique avant / après
    - on finance 2 panneaux photovoltaïques pour chaque foyer
    - on accélère le déploiement des parcs éoliens offshore (ca tourne même la nuit ces machins là)
    - on limite le stockage de données dans les data centers, tout le monde peut faire du tri électronique sans gros inconfort
    - on chauffe son eau chaude sanitaire avec le soleil, voire même toute la maison (système solaire combiné)

    le stockage enterré n’a jamais été une bonne idée

  •  Un plan indispensable pour réussir la stratégie bas carbone et la réindustrialisation du pays, par CAILLIEREZ Philippe , le 1er juin 2022 à 11h56

    Le sujet des déchets nucléaires revient systématiquement sur la table dès qu’on aborde la Production d’Electricité par l’énergie nucléaire.
    La stratégie bas carbone affichée par le Président de la République, et sa volonté de réinternaliser l’Industrie impliquant une utilisation indispensable du nucléaire, c’est donc un sujet qui nécessite un traitement clair et scientifiquement validé.
    Cette mise à jour du PNGMDR est donc importante et un certain nombre de points abordés dans ce plan ou qui en découleront sont essentiels, en particulier :
    - la possibilité de recycler un certain nombre de déchets dont la radioactivité est inférieure ou égale à la radioactivité naturelle, ce qui se fait partout ailleurs,
    - la validation (enfin !) du stockage des déchets de haute activité et à vie longue dans des couches géologiques stables (CIGEO), technique reconnue fiable par les experts et déjà adoptée par d’autres pays.
    En conséquence, je suis tout à fait favorable à ce PNGMDR.

  •  Indispensable PNGMDR, par BOUDIER , le 1er juin 2022 à 10h56

    Bien sûr, le PNGMDR doit permettre de "sauver" les matières valorisantes, l’uranium appauvri, l’uranium de retraitement, les combustibles usés non retraités que l’on devrait retraiter. Le faire au moins pour les générations futures...

    Et puis enfin, mettre en activité le stockage des produits de fission en stockage profond, sans attendre !

    Superphénix, Astrid, devait brûler l’uranium et le plutonium de retraitement. L’abandon de cette évolution crée et créera une énorme complication de volume de stockage. Qu’en serait-il si nous étions bombardé comme actuellement l’Ukraine?
    Le PNGMDR plus indispensable que jamais !

  •  fastoche, par titi Ferroni , le 1er juin 2022 à 10h33

    si tous les pro nucléaires ne voient pas de problème à banaliser les déchets TFA, qu’ils en enterrent 100kg chacun sous leur potager, on devrait ainsi pouvoir "gérer" ce stock totalement inoffensif assez facilement?
    en tout cas, moi je n’en veux pas sous mes pieds, donc je me fournis chez enercoop