Projets de décret et d’arrêté ministériel modifiant les dispositions relatives à la filière à responsabilité élargie des producteurs des produits et matériaux de la construction du secteur du bâtiment

Vous pouvez consulter les projets de texte et faire part de vos observations, via le lien « déposer votre commentaire » en bas de page, jusqu’au 19 mai. Afin de faciliter la compréhension des modifications apportées, chaque projet de texte est présenté en version légistique et en version consolidée avec modifications apparentes.

Consultation du 23/04/2026 au 19/05/2026 - 1469 contributions

Contexte et objectifs :

La loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire a prévu la mise en place d’une filière à responsabilité élargie du producteur (REP) pour les produits ou les matériaux de construction du secteur du bâtiment (PMCB) destinés aux ménages ou aux professionnels.

La mise en œuvre opérationnelle de cette filière REP a commencé en 2023 suite à l’agrément délivré à quatre éco-organismes (ECOMINERO, ECOMOBILIER, VALOBAT et VALDELIA) en octobre 2022 pour répondre aux exigences du cahier des charges annexé à l’arrêté ministériel du 10 juin 2022. L’organisme coordonnateur (OCAB) a été agréé par arrêté du 17 février 2023 renouvelé le 30 juillet 2025. Depuis son lancement, la filière REP connait des difficultés : elle est jugée trop couteuse par les metteurs en marché et les détenteurs de déchets considèrent les services rendus insatisfaisants. C’est dans ce contexte que des travaux de refondation de cette filière ont été lancés en mars 2025.

Après près de 12 mois de concertation avec l’ensemble des parties prenantes (metteurs en marché, collectivités, distributeurs, professionnels du bâtiment, etc.), le Gouvernement propose une refondation de la filière pour corriger ses dysfonctionnements et renforcer son efficacité.

Les projets de décret en conseil d’état et d’arrêté ministériel modifiant les cahiers des charges des éco-organismes et des organismes coordonnateurs prévoient ainsi la mise en œuvre des orientations définies pour la refondation de la filière.

Contenu du projet de décret

Le projet de décret modifie les dispositions relatives à la filière REP PMCB pour tenir compte des orientations retenues pour la refondation de la filière notamment la révision des modalités de l’obligation de reprise des déchets de PMCB par les distributeurs, la définition du maillage par les conseils régionaux à l’échelle départementale, recentrer l’action des éco-organismes sur les déchets des produits ou matériaux dont la collecte et le traitement nécessitent d’être soutenus par la filière REP pour être développés, ainsi que des dispositions de clarification.

Le projet de décret comprend 13 articles.

L’article 1 modifie l’article R.541-160 du code de l’environnement pour faire porter l’obligation de reprise des déchets de PMCB par les distributeurs uniquement aux distributeurs inclus dans le maillage territorial défini à l’article R.543-290-5.

L’article 2 supprime les dispositions relatives aux possibilités de mutualisation avec un point de reprise situé à moins de cinq kilomètres pour les distributeurs définies à l’article R.541-161 du code de l’environnement, qui ne sont plus nécessaires compte-tenu des modifications induites par l’article 1.

L’article 3 précise à l’article R.543-289 du code de l’environnement, pour clarification, que les produits ou matériaux de construction relevant exclusivement du secteur des travaux publics sont exclus du champ d’application de la REP PMCB.

L’article 4 modifie l’article R.543-290-4 du code de l’environnement pour redéfinir les différents canaux de collecte des déchets et exclure la prise en charge par les éco-organismes des coûts de transport des déchets depuis les chantiers.

L’article 5 revoit les modalités relatives à la définition du maillage territorial pour les détenteurs de déchets professionnels prévues à l’article R.543-290-5 en confiant cette mission aux conseils régionaux. Cet article précise ce qui est attendu des installations incluses dans le maillage, à savoir la reprise de l’ensemble des déchets du bâtiment, et les critères que le maillage doit satisfaire (priorisation pour inclure les installations qui ne sont pas gérées par les collectivités territoriales, reprise des déchets dangereux et capacité de collecte correspondant à la quantité estimée de déchets de PMCB produit dans la zone). Le conseil régional définit le maillage à l’échelle départementale, en concertation avec les collectivités territoriales, les opérateurs de gestion de déchets, les représentants des entreprises du bâtiment et les distributeurs de PMCB. L’article prévoit qu’en l’absence de définition d’un maillage territorial par le conseil régional, l’éco-organisme propose un projet de maillage qu’il doit soumettre à l’accord du conseil régional. Cet article prévoit également que le cahier des charges en précise les modalités d’application, notamment les conditions de déploiement progressif dans les zones blanches (zones en déficit de points de reprise pour les détenteurs professionnels). Il prévoit que le maillage des détenteurs ménagers repose sur les installations gérées par les collectivités territoriales et les distributeurs volontaires.

L’article 6 modifie l’article R.543-290-6 du code de l’environnement pour revoir les modalités d’intervention des éco-organismes et notamment la couverture des coûts des opérations de gestion des déchets de PMCB en différenciant les matériaux dont la collecte et le traitement ne nécessitent pas d’être soutenus par les éco-organismes pour être développés, dits « matures » et les matériaux « non matures », qui nécessitent le soutien des éco-organismes pour en améliorer la gestion. L’article prévoit que les matériaux matures sont définis dans le cahier des charges des éco-organismes.

L’article 7 modifie l’article R.543-290-7 qui précise les modalités d’intervention des éco-organismes lorsqu’ils opèrent en soutien financier. La distinction des matériaux non matures y est ajoutée pour les déchets collectés en mélange avec d’autres types de déchets dans le cadre du service public de gestion de déchets.

L’article 8 abroge l’article R.543-290-9 du code de l’environnement qui prévoyait de limiter la prise en charge des coûts de transport depuis les chantiers et les entrepôts à 80% des coûts. La prise en charge des déchets, avec la modification de l’article R.543-290-4, intervient désormais au premier point de massification, le transport depuis les chantiers est exclu, sauf dans le cadre du déploiement du maillage dans les zones blanches.

L’article 9 modifie l’article R.543-290-10 du code de l’environnement afin d’apporter une clarification sur le fait que les éco-organismes ont l’obligation de proposer le dispositif de réfaction prévu au troisième alinéa du I de l’article L541-10-23 du code de l’environnement.

L’article 10 modifie l’article R.543-290-12 du code de l’environnement sur les missions confiées à l’organisme coordonnateur pour le mettre en cohérence avec les modifications relatives au déploiement du maillage défini par les conseils régionaux prévues à l’article 5.

L’article 11 prévoit la possibilité de fixer dans le cahier des charges des éco-organismes des mesures de progressivité relatives à la prise en charge des déchets pour lesquels la collecte et le traitement ne nécessitent pas d’être soutenus et l’établissement par les éco-organismes du maillage territorial.

L’article 12 précise que le décret entre en vigueur au 1er septembre 2026.

L’article 13 est l’article d’exécution.

Contenu du projet d’arrêté ministériel

Le projet d’arrêté ministériel remplace les cahiers des charges des éco-organismes et des organismes coordonnateurs figurant aux annexes I et III de l’arrêté du 10 juin 2022.
Il prévoit également que les éco-organismes et l’organisme coordonnateur déposent un dossier de demande d’agrément dans un délai d’un mois après la publication de l’arrêté ministériel remplaçant les cahiers des charges, s’ils souhaitent poursuivre leur agrément à compter du 1er janvier 2027.

Le projet d’arrêté ministériel comprend 3 articles.

Le premier article dispose que les cahiers des charges des éco-organismes et des organismes coordonnateurs sont remplacés par les cahiers des charges annexés.

L’article 2 de l’arrêté prévoit que les éco-organismes qui souhaitent poursuivre leur agrément transmettent au plus tard un mois après la publication de l’arrêté un dossier de demande d’agrément.

L’article 3 précise la date d’entrée en vigueur de l’arrêté au 1er septembre 2026.

L’article 4 est l’article d’exécution.

  • L’annexe I modifie substantiellement le cahier des charges des éco-organismes et prévoit les principales mesures suivantes :

-  Le chapitre 1 relatif aux orientations générales précise les modalités d’intervention des éco-organismes (paragraphe 1.1) en introduisant la liste des matériaux appelés « matures » pour lesquels la collecte et le traitement ne nécessitent pas d’être soutenus par les éco-organismes pour être développés. Les matériaux « matures » sont les déchets de produits ou matériaux minéraux (déchets inertes principalement), de produits ou matériaux à base de métal et de bois et, à compter du 1er janvier 2027, sont ajoutés les déchets de produits ou matériaux à base de plâtre.
Les éco-organismes agréés sont tenus de mettre en œuvre les actions pour le développement de l’éco-conception et du réemploi, contribuent à la résorption des dépôts sauvages et établissent le maillage territorial défini par les conseils régionaux.
En dehors des territoires d’outre-mer, les éco-organismes pourvoient ou couvrent les coûts de la collecte séparée et du traitement des déchets non matures et versent un soutien financier forfaitaire fixé à 2€/t pour les opérations de tri et de traçabilité pour les déchets matures.
Dans les territoires d’outre-mer, les éco-organismes pourvoient ou couvrent les coûts de la collecte séparée et du traitement pour l’ensemble des déchets du bâtiment.
Les modalités relatives aux contributions financières et aux soutiens pour la gestion de déchets sont précisées dans ce chapitre. Des délais de prévenance de 9 mois sont prévus pour les éco-organismes entre la publication et la mise en application de leurs barèmes d’éco-contributions, ainsi que pour l’information des opérateurs concernant la modification des barèmes de soutien pour la gestion des déchets. L’affichage du montant des soutiens perçus par les opérateurs de gestion de déchets doit être réalisé sur les factures fournies aux détenteurs de déchets.
Un observatoire environnemental et économique est mis en place et confié à l’ADEME.

- Le chapitre 2 relatif à l’éco-conception est modifié pour prévoir la mise en place d’un groupe de travail dédié et mettre à jour les échéances de rendu de l’étude dédiée à la déconstruction sélective.

- Le chapitre 3 concernant les dispositions relatives à la collecte et à la valorisation des déchets de PMCB est modifié pour réviser les objectifs de collecte, rendus opposables et ciblés sur les déchets non matures, et introduire des objectifs pour les territoires d’outre-mer. En ce qui concerne les objectifs de recyclage et de valorisation, les objectifs pour les matériaux non matures sont fixés pour 2027 et 2030 et une étude est demandée pour proposer une trajectoire permettant d’atteindre des objectifs équivalents en outre-mer. Enfin, des objectifs de recyclage et de valorisation spécifiques à certains flux de déchets non matures sont définis, ainsi que des objectifs indicatifs de recyclage sur le territoire national. Une étude annuelle est prévue permettant d’évaluer les quantités de déchets matures collectés et valorisés.
En cas de non atteinte des objectifs, les éco-organismes doivent prévoir une enveloppe, appelée enveloppe à la performance, utilisée pour lever les freins à l’augmentation des performances. Le montant de cette enveloppe est calculé en fonction de l’écart constaté entre les performances et les objectifs fixés.

Les dispositions relatives au maillage sont revues pour prévoir les modalités de sa définition par les éco-organismes en cas d’absence de définition par les conseils régionaux, et préciser la hiérarchie à respecter entre les installations de collecte à inclure dans le maillage.

Pour les dispositions relatives à la prise en charge des déchets, il est prévu que les éco-organismes puissent limiter leur soutien aux points de maillage. Ils sont tenus de procéder à la signature des contrats avec les collectivités en charge du service public de gestion des déchets dans un délai ne pouvant excéder 3 mois à compter de la transmission de la demande. Ils peuvent limiter les soutiens aux déchets des ménages pris en charge au niveau des déchetteries publiques à compter du 1er janvier 2028 en l’absence de mesures prises par la collectivité visant à ne plus accepter les déchets des professionnels dans leurs installations.

Pour les déchets issus des catastrophes naturelles ou accidentelles, les éco-organismes reprennent sans frais les déchets de PMCB, y compris les déchets matures.

Les échéances définies pour les études non réalisées à date et pour la mise en œuvre des outils sont mises à jour, notamment l’étude sur le gisement de déchets et les outils uniques pour la traçabilité et à destination des détenteurs qui sont attendus pour le 1er janvier 2027. L’accord du comité technique opérationnel est par ailleurs demandé avant la mise en œuvre des outils.

- Le chapitre 4 relatif au réemploi et à la réutilisation des PMCB est révisé afin de demander un bilan intermédiaire évaluant les résultats des plans d’actions mis en œuvre. Il fixe également des objectifs globaux pour le réemploi pour 2027 et 2030 ainsi que des objectifs spécifiques pour des types de produits ou matériaux mentionnés. Enfin, les éco-organismes doivent soutenir les opérations de dépose sélective, de transport, de stockage et de reconditionnement à des fins de réemploi ou de réutilisation.

- Le chapitre 5 est modifié pour supprimer l’objectif de moyen relatif à l’information et à la sensibilisation, tout en conservant les objectifs de résultat.

- Le chapitre 6, consacré aux dispositions relatives à la progressivité de la mise en place de la filière REP prévoit des mesures pour le déploiement du maillage territorial notamment dans les zones blanches dans lesquelles les éco-organismes doivent établir des contrats de transition qui déterminent les modalités et le calendrier de déploiement de nouveaux points de reprise. Dans ces zones blanches, les éco-organismes sont tenus de proposer et mettre en œuvre des services de reprise de déchets de PMCB en tout point du territoire, auprès des entreprises du bâtiment qui massifient leurs déchets et de ne pas appliquer le plafond prévu pour les déchetteries publiques. Un bilan semestriel est demandé aux éco-organismes sur l’avancement de l’établissement du maillage.

La progressivité en ce qui concerne la distinction des matériaux matures et non matériaux prévoit que jusqu’au 31 décembre 2026, les déchets matures continuent d’être pris en charge au niveau des points d’apports de déchets.

  • L’annexe II modifie le cahier des charges des organismes coordonnateurs et prévoit les principales mesures suivantes :

En plus des missions déjà prévues, l’organisme coordonnateur est chargé du suivi du déploiement du maillage territorial. Il organise les travaux des éco-organismes afin que le maillage soit déployé pour le 31 décembre 2029 au plus tard. A ce titre, il désigne le ou les éco-organismes chargés de déployer le maillage dans les zones blanches et d’établir les contrats de transition.

La date du 30 juin est introduite dans le cahier des charges comme échéance annuelle pour la proposition pour accord aux ministres chargés de l’environnement et de l’économie du résultat provisoire de l’équilibrage.

Par cohérence avec le cahier des charges des éco-organismes, les échéances pour la mise en œuvre des outils de traçabilité et à destination des détenteurs pour simplifier l’accès aux points de reprise sont revues et l’accord du comité technique opérationnel est demandé.

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Commentaires

  •  Réponse de l’entreprise de PLOMBERIE CHAUFFAGE de 3 salariés dans le département de la SARTHE, le 12 mai 2026 à 10h23

    Mon entreprise artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité).

    Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais à partir du 31 décembre 2026.

  •  Réponse de l’entreprise de chauffagiste Aguilera Maintenancer Chauffage de 3 salariés, installée dans le département des Bouches du Rhone., le 12 mai 2026 à 10h21

    Mon entreprise artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité).

    Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais à partir du 31 décembre 2026.

  •  Dupard Couverture - 3 salariés - Département de la Manche (50), le 12 mai 2026 à 10h17

    Mon entreprise artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchetteries professionnelles, distributeurs, déchetteries de collectivité).

    Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais à partir du 31 décembre 2026.

  •  SARL Thermaïa - 0 salariés - Plombier/chauffagiste - Département 69, le 12 mai 2026 à 10h12

    Mon entreprise artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité).

    Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais à partir du 31 décembre 2026.

  •   l’entreprise de « Menuiserie » « AAMB44 » de 1 salarié, installée dans le département « 44 », le 12 mai 2026 à 10h10

    Mon entreprise artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité).

    Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais à partir du 31 décembre 2026.

  •   l’entreprise de « Menuiserie » « AAMB44 » de 1 salarié, installée dans le département « 44 », le 12 mai 2026 à 10h10

    Mon entreprise artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité).

    Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais à partir du 31 décembre 2026.

  •  Sarl AMP Menusier , le 12 mai 2026 à 10h08

    Mon entreprise artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité).

    Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais à partir du 31 décembre 2026.

  •  Réponse de l’entreprise de « Maçonnerie » « ADAMYS 06 SARL » de « 3 » salariés, installée dans le département des « Alpes Maritimes », le 12 mai 2026 à 10h01
    Mon entreprise artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité). Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais à partir du 31 décembre 2026.
  •  Réponse de l’entreprise de "CHARPENTE" "3C BOIS VOINEAU" de "6" salariés, installée dans le département de "LA LOIRE-ATLANTIQUE", le 12 mai 2026 à 10h01
    Mon entreprise artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité). Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais à partir du 31 décembre 2026.
  •  entreprise sarl pelé 6 salariés 61410 méhoudin, le 12 mai 2026 à 09h58

    Mon entreprise artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité).

    Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais du 31 décembre 2026.

  •  SARL Kévin Olivier - 5 salariés - Peintre en bâtiment - Département de l’Orne , le 12 mai 2026 à 09h56

    Mon entreprise artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité).

    Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais du 31 décembre 2026.

  •  Réponse de l’entreprise de menuiseries extérieures BEAULIEU MENUISERIES de 6 salariés, installée dans le département de la Charente-Maritime, le 11 mai 2026 à 13h53
    Mon entreprise artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité). Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais du 31 décembre 2026.
  •  CAPEB 15 CANTAL AU NOM DU BTP CANTAL, le 11 mai 2026 à 10h49
    Mon entreprise artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité). Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais du 31 décembre 2026.
  •  Le Cercle National du Recyclage en opposition complète avec les textes., le 11 mai 2026 à 09h21
    Le Cercle National du Recyclage est opposé à ce projet de décret et sur le l’arrêté cahier des charges qui l’applique. Le texte présenté ne constitue pas une simple évolution technique de la filière REP PMCB : il en modifie profondément l’architecture, en contradiction directe avec la loi, avec le droit européen et avec les principes mêmes de la responsabilité élargie du producteur. Il organise en outre un transfert massif de charges vers les collectivités locales, au détriment de l’intérêt général et de l’équilibre financier du service public de gestion des déchets. 1. Le décret viole la loi : la reprise doit être sans frais Le projet de décret introduit la possibilité de facturer certains déchets aux détenteurs, au motif qu’ils seraient « non soutenus ». Cette distinction n’existe pas dans la loi. Elle n’a aucun fondement juridique. Elle est même explicitement contredite par l’article L.541 10 8, qui impose une reprise sans frais, sans exception, dès lors que les déchets sont triés. En créant une catégorie artificielle de déchets « matures » qui pourraient être facturés, le texte réduit illégalement la portée de la loi. Un décret ne peut pas revenir sur un principe législatif aussi clair. Ce point constitue une illégalité manifeste, qui suffirait à lui seul à entraîner l’annulation du texte. 2. Le décret viole le droit européen : la prise en charge partielle est interdite La directive cadre déchets (2008/98/CE) impose que les producteurs financent 100 % des coûts nécessaires à la gestion des déchets issus des produits qu’ils mettent sur le marché. Cette règle est au cœur de la REP européenne. En distinguant des déchets « soutenus » et « non soutenus », le projet de décret organise une prise en charge partielle du gisement, ce qui est strictement interdit. Il renvoie une partie des coûts vers les détenteurs et les collectivités, alors que la directive impose que ces coûts soient intégralement supportés par les producteurs. Cette dissociation entre reprise obligatoire et financement partiel est contraire à l’article 8 bis. Elle expose la France à une procédure d’infraction de la Commission européenne. 3. Le décret transfère 200 millions d’euros de charges vers les collectivités locales La création artificielle de déchets « matures » entraîne mécaniquement une baisse des soutiens financiers versés par les éco organismes. Les collectivités devront alors prendre en charge des flux de déchets qui relèvent pourtant de la REP. Les estimations du CNR montrent que ce transfert représente 200 millions d’euros par an pour les collectivités qui devraient être desservies par la filière. C’est un montant considérable, qui pèsera directement sur les budgets locaux, sur les contribuables et sur les usagers du service public de gestion des déchets. Ce transfert de charges est illégal, car la loi AGEC a précisément été conçue pour éviter que les collectivités financent les déchets issus de produits soumis à REP. Le projet de décret revient sur cet équilibre, sans base légale et sans justification. 4. Le décret introduit des discriminations injustifiées Le texte crée des obligations différentes selon : • la surface des distributeurs, • leur inclusion dans un maillage défini par des tiers, • la nature économique des flux de déchets. Ces distinctions ne reposent sur aucun critère légal. Elles créent des situations où deux opérateurs identiques sont soumis à des obligations différentes, ou où deux détenteurs identiques paient des montants différents pour se défaire de déchets issus des mêmes produits. Il s’agit d’une rupture d’égalité contraire aux principes constitutionnels. Conclusion La filière REP PMCB , pilotée par les metteurs en marché a été détruite par ceux qui n’en voulaient pas. Ce projet de décret est : • contraire à la loi, • contraire au droit européen, • générateur de 200 millions d’euros de charges nouvelles pour les collectivités, • et destructeur pour l’équilibre de la filière REP PMCB. Il doit être retiré, faute de quoi il s’expose à un contentieux certain, tant devant le Conseil d’État que devant la Commission européenne.
  •  Réponse de l’entreprise menuiserie YVAN WENDE SARL de 9 salariés installée dans le département du Haut-Rhin , le 9 mai 2026 à 09h14
    Mon entreprise artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité). Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais du 31 décembre 2026
  •  "Maçonnerie" "SARL PERRIN MACONNERIE""3" Salariés "LOIRE (42)", le 9 mai 2026 à 00h02

    Mon entreprise artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité).

    Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais du 31 décembre 2026

  •  Entreprise NADAL Laurent plomberie chauffage électricité , le 8 mai 2026 à 16h57

    Mon entreprise artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité).

    Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais du 31 décembre 2026.

  •  Entreprise SARL SAUVAGNAC installée dans le LOT 46000 nous sommes 4 salariés , le 8 mai 2026 à 10h13

    Mon entreprise artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité).

    Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais du 31 décembre 2026.

  •  Réponse de l’entreprise de charpente couverture EURL Sébastien ROUQUET avec 1 salarié, installée dans le département du LOT 46 depuis 21 ans , le 8 mai 2026 à 09h25

    Mon entreprise artisanale du bâtiment a besoin de pratiques simples de gestion de mes déchets de chantier. C’est pourquoi je demande la pérennisation de la reprise sans frais de mes déchets triés dans la limite de 1,5 tonne dans tous les points de collecte de la REP PMCB (déchèteries professionnelles, distributeurs, déchèteries de collectivité).

    Je suis donc opposé à la disposition qui supprime cette reprise sans frais du 31 décembre 2026.

    De plus a force de faire augmenter les coûts de production et mécaniquement le montant des travaux , l’ économie s’ en trouve fragilisée et nous en seront les premières victimes par des pratiques qui ne changerons rien si ce n’ est enrichir toujours plus les filières de speudo recyclage . Au lieu d’ inventer des lois derrière un bureau il vaudrait mieux être sur le terrain pour apprécier ce qui existe déjà et fonctionne pas trop mal et ne coute pas trop cher a personne .

  •  contribution du Sitom Sud Gard en charge de la prévention et du traitement des déchets des ménages de 84 communes du GARD, le 7 mai 2026 à 17h47

    Le Sitom Sud Gard exprime sa totale désapprobation aux projets de textes relatifs à la refondation de la filière REP des PMCB.
    Ces projets de décret et de cahier des charges sont largement favorables aux metteurs sur le marché et remettent en cause le principe fondateur des filières REP : pollueur/payeur.
    -  Ces projets ignorent la production de déchets de PMCB des ménages collectés dans les déchetteries publiques.
    -  Ces projets font une distinction entre les déchets « MATURES » qui comprennent les gravats, les inertes, le bois et le plâtre des déchets « NON MATURES » qui ont besoin d’être soutenus pour être développés. Cette distinction revient à ne plus soutenir financièrement ou opérationnellement les coûts de collecte et de traitement de plus de 85 % des déchets des PMCB. Or la charge financière de ces déchets incombe aux metteurs sur le marché et non aux usagers/ consommateurs/contribuables qui payent déjà une éco contribution lors de l’achat de ces PMCB.
    Exclure les déchets « MATURES » revient, de fait, à exclure du maillage des points de reprise les déchetteries publiques qui n’assumeront pas la charge financière de la collecte et du traitement de ces déchets.
    La notion de déchets « MATURES » ou « NON MATURES » va à l’encontre de la loi AGEC : Il appartient à la filière de prendre en charge le coût de gestion de leurs déchets.
    Quel est le rapport entre le fait qu’il existe une filière de traitement du déchet et le soutien ? l’existence d’une filière de traitement ne signifie pas absence de coût de traitement.
    Ce désengagement de la filière, cautionné par l’Etat, quant au traitement de ses déchets ne doit pas être reporté sur les collectivités territoriales. Dans la mesure où les installations publiques sortent du maillage de point de reprise, l’Etat doit s’assurer que les déchets PMCB des ménages seront obligatoirement repris par tous les distributeurs.

    -  Le soutien forfaitaire de 2 €/t versé par l’éco Organisme pour les opérations de tri et de traçabilité des déchets matures n’est pas acceptable. Les collectivités territoriales ne sont pas là pour traiter gratuitement sur leurs installations les déchets « MATURES » des metteurs sur le marché et transmettre aux éco organismes leurs données en termes de tonnages collectés, triés et traités. Nous nous opposons à cette pratique.

    -  La reprise opérationnelle doit être la règle
    Le Sitom Sud Gard demande la généralisation de la reprise opérationnelle par l’éco organisme des déchets « MATURES » ou « NON MATURES »de la filière PMCB sans limitation de tonnages.

    -  La reprise des déchets issus des catastrophes naturelles
    La survenance de ces évènements étant par nature imprévisible, il apparait déplacé de limiter à un pourcentage des contributions financières perçues l’obligation de reprise des déchets PMCB.
    -  La reprise des déchets abandonnés
    Il convient de préciser que la prise en charge comprend les déchets « MATURES » car si tel n’est pas le cas cette disposition devient inapplicable (un tri des déchets PMCB abandonnés matures/non matures parait surréaliste).

    CONCLUSION
    Le Sitom Sud Gard demande des modifications substantielles du cahier des charges et du décret visant :
    1. A prendre en compte les déchets PMCB issus des ménages et collectés dans les installations publiques
    2. La suppression de la distinction entre déchets dits « MATURES et « NON MATURES » : selon le principe du pollueur/payeur la totalité des déchets issus de la filière de PMCB doit être pris en charge par l’Eco organisme.
    3. La généralisation de la reprise opérationnelle des déchets PMCB par l’Eco organisme.
    4. La reconnaissance du principe selon lequel les déchets PMCB des ménages collectés dans les installations publiques font l’objet d’une prise en charge totale par l’Eco organisme et que les déchets PMCB des professionnels soient réceptionnés dans les points de reprise des professionnels avec une obligation de reprise par l’ensemble des distributeurs du territoire.
    5. La prise en charge totale par l’Eco organisme des déchets PMCB lors des catastrophes naturelles.
    6. La prise en charge complète par l’Eco organisme des déchets PMCB abandonnés.
    7. La mise en place de mécanismes de contrôles et de sanctions à l’encontre de l’Eco organisme qui ne remplit pas ses obligations et d’un mécanisme d’indemnisation des propriétaires de points de reprise en cas de défaillances de l’Eco organisme.
    Si le texte venait à être publié en l’état, le Sitom Sud Gard se réserve la possibilité d’engager un recours notamment pour non-respect de la loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire.