EAU ET BIODIVERSITÉ
 

Projet d’arrêtés 1) fixant les condition et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup et 2) fixant le nombre de spécimens de loups dont la destruction pourra être autorisée chaque année

Du 17/08/2020 au 13/09/2020 - 9490 commentaires

L’augmentation de la prédation du loup, en lien avec l’augmentation de la population lupine et de son aire de répartition, ont conduit à mettre en place depuis plusieurs années une politique d’intervention sur la population de loups, pour renforcer la protection des troupeaux.

Le seuil de viabilité démographique du loup, que le PNA « loup et activités d’élevage » a reconnu comme étant de 500 individus, a été atteint en 2019. Dès lors, des propositions de modification du protocole d’intervention sur la population de loup ont été formulées pour l’année 2019 puis pour 2020, visant notamment à intervenir plus efficacement sur les foyers d’attaque.
Après avoir fait le bilan de l’expérimentation menée en 2019, il est proposé d’intégrer de manière pérenne certains points dans le protocole d’intervention.

Les projets d’arrêté soumis à consultation abrogent et remplacent les arrêtés « cadre » et « plafond » publiés en février 2018.

I. Contexte

a) Contexte général

Le loup est une espèce « strictement protégée », inscrite à l’annexe II de la Convention de Berne, mais aussi aux annexes II et IV la Directive 92/43/CEE dite « Habitats, Faune, Flore », où il est classé « prioritaire d’intérêt communautaire ». Toutefois des dérogations à la protection sont prévues par ces textes pour prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques, à condition qu’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes et que les opérations ne nuisent pas au maintien du bon état de conservation de la population de loups. Le respect de la première condition est garanti par le fait que les tirs sont subordonnés à l’existence de mesures de protection des troupeaux ; le respect de la seconde est garanti par la fixation d’un nombre maximal de spécimens pouvant être détruits chaque année, en fonction de l’évolution de la population.

Depuis son retour naturel en 1992, le loup voit croître sa population et son aire de répartition. L’augmentation de la prédation qui en a résulté (près de 12 500 animaux domestiques tués en 2019, principalement ovins et caprins) a conduit à mettre en place depuis plusieurs années une politique d’intervention pour contenir le phénomène en complément des mesures de protection des troupeaux. Cette politique s’inscrit dans le Plan national d’action (PNA) « loup et activités d’élevage » 2018-2023 publié le 19 février 2018, qui a pour double objectif d’assurer la viabilité de la population de loups et de réduire les dommages sur les troupeaux.

b) Encadrement réglementaire des tirs : dispositions de base et expérimentation 2019-2020

Le cadre actuel d’intervention sur la population de loup est constitué de l’arrêté cadre du 19 février 2018 qui fixe les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus). Il définit les types de tirs autorisés pour la défense des troupeaux et la lutte contre la prédation (les tirs de défense réalisés à proximité des troupeaux, et les tirs de prélèvement pouvant être autorisés sur des secteurs déterminés).

Cet arrêté « cadre » est complété par un arrêté « plafond » qui fixe le pourcentage maximum de loups pouvant être détruit chaque année par rapport à la population estimée, en se fondant sur les données du suivi hivernal de la population de loup fournies par l’Office français de la biodiversité (OFB). Il revient ensuite au préfet coordonnateur du PNA « loup et activités d’élevage » de définir chaque année le nombre de loups correspondant au pourcentage.

Ce cadre réglementaire, cohérent avec les objectifs du PNA, a été modifié au moyen de dispositions expérimentales dès juillet 2019, suite à l’atteinte du seuil de viabilité démographique de la population lupine en France, fixé à 500 individus par l’expertise collective scientifique réalisée en 2017.

Ces dispositions expérimentales ont visé à réduire le niveau de prédation, notamment dans les foyers d’attaque, en privilégiant davantage les tirs de défense en complément des mesures de protection. Elles ont été reconduites en décembre 2019 pour l’année 2020. Leur bilan fait apparaître les points suivants :

• Elles ont permis une stabilisation du nombre d’attaques et de victimes dans un contexte de croissance continue de la population lupine. En effet, le bilan hivernal 2019-2020 réalisé par l’OFB fait état de 97 zones de présence permanente, dont 80 constituées en meutes pour un effectif total estimé de 580 individus, alors qu’en 2019, on comptait 92 zones de présence permanente, dont 70 constituées en meute, pour un total estimé de 530 individus.
• Elles ont également rempli leur objectif de renforcement de la défense des troupeaux attaqués : d’une part sur les 98 loups détruits, 90 l’ont été par tir de défense, simple ou renforcé, et seulement 4 en tir de prélèvement ; d’autre part les éleveurs ont pu défendre leurs troupeaux tout au long de l’année puisque le deuxième plafond, fixé à 100 loups, n’a pas été atteint.

Le projet de dispositif pérenne soumis à la consultation publique a été établi sur la base du bilan de cette expérimentation : il en reprend les éléments jugés positifs et écarte ceux dont la valeur ajoutée n’a pas été démontrée.

c) Evolution parallèle du dispositif de protection des troupeaux

Cette évolution du cadre d’intervention est doublée par une évolution du dispositif de protection des troupeaux, qui a été renouvelé par l’arrêté du 28 novembre 2019 « relatif à l’opération de protection de l’environnement dans les espaces ruraux portant sur la protection des troupeaux contre la prédation » (arrêté OPEDER). Ce dernier instaure notamment un déplafonnement des aides pour le gardiennage des troupeaux situés dans les foyers de prédation et ouvre l’aide financière à l’acquisition des chiens de protection aux éleveurs situés sur les fronts de colonisation.

Par ailleurs, une étude sur les élevages les plus attaqués a été lancée en 2019 afin de mieux comprendre les défaillances des mesures de protection et proposer des solutions aux éleveurs concernés. Cette étude constitue l’un des piliers de l’observatoire des mesures de protection, qui s’appuiera aussi sur les analyses d’agents de terrain déployés dans le cadre du programme Life Wolfalps mené par l’Italie. Enfin, un groupe de travail a commencé à établir les critères pouvant conduire à la reconnaissance de la non protégeabilité des troupeaux.

II. Contenu des textes

a) Projet d’arrêté « cadre »

Par rapport au texte du 19 février 2018, le projet d’arrêté comporte les évolutions suivantes :

• Affirmation du principe de concentration des moyens d’intervention sur les élevages ou territoires les plus touchés par la prédation, en particulier lorsque le plafond de destruction est proche d’être atteint (art. 2.II).
• Suppression de la mention de la DDT(M) en tant que chargée de la réalisation des analyses technico-économiques pour établir la reconnaissance de non protégeabilité : ce ne sont en effet pas les DDT(M) qui réalisent ces études mais des prestataires extérieurs, permettant de faire appel à des compétences techniques complémentaires. Ces analyses restent soumises à la validation du préfet de département qui est chargé de reconnaître la non protégeabilité après avis du préfet coordonnateur (art. 6).
• Suppression de la procédure de suspension pendant 24 heures de tous les tirs à l’atteinte du plafond minoré de 4 individus. L’opération de suspension est très lourde et disproportionnée par rapport au risque de dépassement du plafond, la pratique montrant que ce risque est très faible, notamment à l’approche du plafond « majoré » (cf. arrêté « plafond »).

Concernant les tirs de défense :

• Evolution du tir de défense renforcée (comprenant plusieurs tireurs), qui sera recentré sur les troupeaux ayant subi plus de 3 attaques depuis 12 mois, en tenant compte du « territoire » où se situe l’élevage et non plus de la commune, qui n’est pas un échelon pertinent pour caractériser l’activité agricole et la densité de prédation (art. 17.II.2).
• Suspension de l’autorisation du tir de défense renforcée dès qu’un loup est tué, afin d’éviter les tirs doublés qui risquent de déstabiliser la meute sans assurer une meilleure défense des troupeaux (art. 17.III). Cette mesure n’est pas nécessaire pour le tir de défense simple, car il est pratiquement impossible pour un tireur seul d’abattre successivement deux loups après avoir identifié la cible.
• Obligation d’envoyer en début d’année à la DDT(M) une copie du registre de tirs, nécessaire pour justifier la délivrance d’autorisation de tir de défense renforcée et de tirs de prélèvement. L’envoi annuel est actuellement prévu en juillet, ce qui n’est pas judicieux au regard du pic d’activités des éleveurs en cette période (art. 13).
• Interdiction de l’usage des modérateurs de son (silencieux) pour les tirs de défense (art. 12) qui peuvent conduire à tuer deux loups successivement au même endroit. Le bruit de la détonation doit être assimilé par les autres loups comme un signal de danger associé à la proximité du troupeau.

Concernant les tirs de prélèvement :

• Passage de deux types à un seul type de tirs de prélèvement. L’exposition continue du troupeau à la prédation du loup, qui conditionne actuellement le tir de prélèvement simple, conditionnera désormais tous les tirs de prélèvement.
• Limitation du tir de prélèvement aux cas de dommages exceptionnels, après avis du préfet coordonnateur, en cas d’échec de deux tirs de défense renforcée (art. 22). En lien avec le caractère exceptionnel de ce type de tir, l’envoi au préfet du bilan de chaque opération sera exigé à l’issue de celle-ci et non plus en fin d’année (art. 29).
• Extension de la durée de validité de l’autorisation de tir de prélèvement, qui passera de 1 mois renouvelable à 3 mois non renouvelables, et extension de la période d’utilisation du tir de prélèvement, qui débutera au 1er juillet au lieu du 1er septembre et s’étend jusqu’au 31 décembre (art. 20) ; ces assouplissements visent à ne pas ajouter de restrictions temporelles excessives à l’utilisation de ces tirs, sachant que les conditions de recours à ces tirs seront plus strictes.

Par ailleurs, la possibilité de mettre en œuvre des opérations d’effarouchement sera maintenue, mais cette mise en œuvre n’est pas un préalable obligatoire aux tirs létaux, puisque les mesures de protection sont réputées plus efficaces que les effarouchements pour réduire la prédation.

b) Projet d’arrêté « plafond »

Le projet d’arrêté définit le pourcentage de la population de loups qui pourra être abattu, en tenant compte des résultats des derniers comptages.

La définition du plafond de prélèvements de 2019 a été construite sur une étude conjointe du MNHN-ONCFS de février 2019. Celle-ci avait établi un fort taux d’accroissement de la population conduisant pour 2019 à augmenter de manière expérimentale le plafond de loups tués en passant de 10 (+ 2) % à 17 (+ 2) %.

Or les résultats du suivi hivernal 2019-2020 réalisé par l’OFB ont fait état d’une poursuite de la croissance de la population, malgré l’augmentation du nombre de loups tués.

Par ailleurs, en décembre 2019, le Conseil d’État a censuré la disposition qui prévoyait la possibilité donnée au préfet coordonnateur d’accorder des autorisations de tirs allant au-delà du plafond dès lors qu’elle n’était encadrée ni par une limite quantitative ni par des conditions précises.

Le présent projet d’arrêté prend en compte ces deux éléments, en :
• fixant le plafond de destruction à 19 % de l’effectif de loups ;
• instaurant un palier à 17 % de cet effectif, après l’atteinte duquel seuls les tirs de défense (simple et renforcée) et les tirs de prélèvement dans les zones difficilement protégeable seront autorisés ;
• prévoyant qu’en application de l’article 2 du décret du 12 septembre 2018, lorsque le plafond de 19 % est atteint avant la fin de l’année civile, le préfet coordonnateur a la possibilité d’autoriser la poursuite des tirs de défense simple dans la limite de 2 % de l’effectif, en vue de permettre la défense des troupeaux tout le long de l’année.

À cet égard, les instructions données par le préfet coordonnateur doivent permettre de contrôler l’utilisation des tirs afin de ne pas dépasser le plafond de 19 %. Ainsi, l’instruction produite le 3 février 2020 a permis de réduire de moitié les tirs au premier semestre 2020 par rapport à 2019 (22 contre 43), conservant le recours aux tirs pour la période des estives où les attaques sont les plus nombreuses, et minimisant les tirs pendant la période de reproduction (mars-avril).

Enfin, il est rappelé que l’évaluation de l’impact des tirs sur la population de loups est assurée à travers le suivi hivernal et estival réalisé par l’OFB : l’évolution du nombre de zones de présence permanente, de meutes et du taux de croissance de la population est mesurée afin de pouvoir réviser la politique d’intervention si nécessaire.

III. Procédure

Le CNPN a examiné les projets d’arrêtés le 2 juillet 2020 et a rendu son avis le 12 juillet.

La consultation publique est ouverte du 17 août au 13 septembre 2020.


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Commentaires
  •  le loup et le pastoralisme, c’est impossible, par Maxime GUIAVARC'H , le 12 septembre 2020 à 21h45

    Je suis un jeune agriculteur et j’entends les gens qui soutiennent la présence du loup mais s’il savaient ce qui se passe réellement sur le terrain, ils évolueraient dans leur avis. Les bergers ne veulent pas la mort du loup mail leur présence est impossible ; bientôt, il sera trop tard et je me permets,en connaissance de cause, d’affirmer que le loup et le pastoralisme ne sont pas possibles.

  •  Abattage des loups , par Corinne VERSINI , le 12 septembre 2020 à 21h43

    Non a l abattage des loups.

  •  Loups, par Bigou , le 12 septembre 2020 à 21h41

    Non à l’abattage des loups.

  •  Contre l’abattage de loups !, par PETIT Geneviève , le 12 septembre 2020 à 21h38

    Encore une consultation publique...Va-t-on un jour tenir compte de notre avis ? Comme vous le dites vous-mêmes, le loup est une espèce strictement protégée...alors pourquoi doit-on toujours rappeler les mêmes(évidents) arguments contre son éviction ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit...le loup est encore et toujours en danger, et des moyens efficaces existent pour protéger les troupeaux !

  •  Contre les tirs de loups, par Thérèse , le 12 septembre 2020 à 21h37

    Bonjour.
    Je suis ancienne bergère, j’ai donc une certaine expérience de garde de troupeaux, et de conscience quant à la présence de prédateurs.
    Les loups sont certes des prédateurs, mais les chiens errants le sont tout autant. On en parle si peu !
    Les moyens de protections des troupeaux (bergers, chiens, parcs de nuit) sont indispensables contre TOUS les prédateurs.
    Par ailleurs, le loup a toute sa place dans l’environnement. Il fait partie d’une chaîne alimentaire, qui a besoin de ce maillon pour s’équilibrer.
    A l’heure où la préoccupation principale de l’humain devrait être de préserver au maximum toute la nature qui l’entoure, je suis choquée de voir que la question se pose de savoir si on va autoriser de tuer des loups ! Bien sûr que non, il ne faut pas les tuer. Il faut apprendre, réapprendre, à vivre en cohabitant avec la nature qui nous entoure. Arrêter de vouloir tout maîtriser, tout contrôler. L’humain ne pense qu’à l’échelle de son espèce, mais il fait partie d’un tout qu’il doit respecter.
    Non à l’abattage des loups.
    Merci de m’avoir lue, même si cette consultation publique n’est sûrement qu’une façade et que les décisions se prennent manifestement sans respect de la démocratie... car vu les commentaires que chacun.e de nous peut lire, la majorité des gens sont contre les tirs ! J’attends de voir si nos avis sont vraiment pris en compte...

  •  Notre vie des bergers devient un véritable cauchemar, par Pascal THOMASSON , le 12 septembre 2020 à 21h35

    Je suis berger et j’ai vu mes brebis attaquées par les loups : ils en ont blessées et éventrées douze. J’ai dû les tuer moi-même avec mon couteau pour qu’elles ne souffrent plus. Et depuis, les autres moutons ont peur sans arrêt.
    Mon épouse et moi-même, nous sommes tourmentés et je pense souvent à mon ami berger qui lui aussi n’a pas supporté ces situations tragiques et qui a fini par SE SUICIDER A CAUSE DES LOUPS !

  •  Arrêtez le massacre des loups, par maître , le 12 septembre 2020 à 21h34

    Comme pour bien d’autres sujets, pourquoi faire une consultation publique alors que votre décision est déjà prise.
    Le loup est une espèce noble, revenu en France par sa seule volonté. Votre seule volonté est de plaire à une minorité qui ne veut pas du loup, espèce protégée au niveau européen par la Convention de Berne (1979) transcrite dans le droit français en 1989. Et pourquoi écoutez-vous ces personnes qui constituent une minorité : parce que ce sont eux qui expriment le plus et le plus fort leur refus du loup. Est-ce ça la démocratie?
    Les tirs ne servent à rien pour limiter la prédation, ils sont juste là pour satisfaire cette minorité. Comme on l’a vu dans cette vidéo du 05 juillet où un loup se fait abattre par des louvetiers alors qu’il ne fait que passer !
    De plus, l’élimination des loups en période de reproduction est incompatible à leur conservation. Cela devient de la régulation, interdite par le droit européen sur une espèce protégée.
    Et enfin, les bergers peuvent recevoir des aides pour la protection de leur troupeau, comment ces aides sont-elles utilisées? Les troupeaux sont-ils protégés correctement? Les indemnisations pour les bêtes prédatées devraient intervenir seulement si le troupeau a été protégé efficacement. Les bergers ne veulent pas essayer de cohabiter avec le loup? Boycottons la viande ovine française pour se fournir dans des pays où la cohabitation avec les loups est mieux tolérée.

  •  laissez les loups vivre , par chindamo , le 12 septembre 2020 à 21h34

    arretez le massacre de ces animaux d autres pays arrivent à vivre en cohabitant avec eux ! la France est elle donc incapable d en faire autant????

  •  CONTRE LE TIR DES LOUPS, par Catherine DEMIANNAY , le 12 septembre 2020 à 21h31

    Plutôt que de tuer les loups, donnons aux éleveurs et bergers les moyens de protéger leurs troupeaux. Le loup est unes espèce protégée par la loi , faisons en sorte qu’il le soit réellement car il lui aussi fait partie intégrante de la faune de notre pays.

  •  Le pastoralisme est essentiel pour le développement durable mais impossible avec les loups, par GUIAVARC'H Pascal , le 12 septembre 2020 à 21h25

    Je suis agriculteur et je veux exprimer que le pastoralisme est une activité qui répond absolument au développement durable car seuls les herbivores savent se nourrir d’herbe et ensuite les animaux domestiques nourrissent les hommes.
    De plus, les prairies pâturées piègent le carbone, régulent l’hydraulique, évitent les incendies et les avalanches.
    Les mesures de prévention ont été expérimentées mais ne seront jamais suffisantes : Les bergers et bergères qui sont des personnes réalistes savent de quoi ils parlent. Hélas, il se découragent face à l’ignorance de ceux qui soutiennent la présence des loups. La présence des loups est incompatible avec le pastoralisme

  •  Non a labattage des loups , par gilabert , le 12 septembre 2020 à 21h18

    notre biodiversité inclus les loups les éleveurs doivent cohabiter et surveiller correctement leurs troupeaux..

  •  Contre l’abattage des loups, par Sullivan , le 12 septembre 2020 à 21h15

    Nous, mes enfants et mon mari sommes contre l’abattage des lus.

  •  Le loup est une espèce protégée , par Jennifer , le 12 septembre 2020 à 21h14

    et l’état ne remplit déjà pas son rôle actuellement. Ce projet ne fait qu’accentuer la disparition de cette espèce. Les arguments rendant ce projet complètement caduc ont été mis en avant par plusieurs grands acteurs. Reste à savoir maintenant si vous souhaitez écouter vos électeurs qui se sont manifestés dans cette consultation en majorité contre ce projet.

  •  Non aux massacres des loups, espèce protégée !!!, par Elena Grout , le 12 septembre 2020 à 21h06

    Absolument absurde cette haine et guerre contre les loups !!! Depuis la nuit des temps les bergers restent avec leurs moutons dans les alpages, accompagnés de leurs chiens, ce qui constitue la plus élémentaire et la plus naturelle
    des protection
    Le massacre du loup en Europe, surtout en France, n’est que le fruit du zèle des chasseurs, d’ignorance politique, et de la bêtise de certains bergers « modernes » poltrons et fainéants. Ce n’est pas en les abattant que le "problème"se réglera. Laisser du gibier sauvage et laisser les loups prélever les malades et faibles plutôt que de tout régenter comme veux l’homme et envahir les espaces naturels... Tout est géré d’une manière déplorable et perverse par des énarques politicards ! La France avec son obsession de détruire toute la faune sauvage qui "gêne " , est bien montrée du doigt par ses voisins européens !!!
    120 loups à abattre officiellement. A ce nouveau massacre, combien faudra il en ajouter victimes de braconnage ?. Comme déjà dit depuis des années, le but est d’éradiquer tout simplement le loup de nos territoires. Faut- il bien acheter les voix des éleveurs, des chasseurs et autres agriculteurs??? Que les éleveurs commencent par faire leur boulot. Un troupeau, on le surveille, et la montagne ne leur appartient pas !! Les animaux "sauvages" ont le droit de vivre, autant que les moutons, et même davantage !! C’est LEUR TERRITOIRE !!! Les éleveurs leur volent leur environnement, et les chasseurs leur volent leurs proies naturelles !En France tout est fait pour essayer la cohabitation, une bête tué par un loup rapporte plus que la vente ! Peu importe ce qui est mis en place, la mojorité des éleveurs crachent leur haine du loup sans véritable fondement ! Insupportable !
    La France fait honte en Europe et dans le monde, avec plus de 400 loups, dont des dizaines de louveteaux tués depuis 2013, entre autres, le louveteau de Valberg, dont les parents ont été abattus quelques semaines avant !
    Arrêtez votre guerre contre la faune sauvage, espèce protégées comprises !!!

  •  Pas de loups dans le pastoralisme, par Thomasson Pascale , le 12 septembre 2020 à 21h04

    En tant que paysanne, je veux dire quelquechose d’essentiel : les loups sont des bêtes sauvages qui ne tuent normalement que pour se nourrir mais dans l’espace pastoral qui est un espace domestique et où il y a donc beaucoup de moutons, les loups les attaquent en nombre et font un véritable carnage. Les moutons sont étripés, et ils meurent ensuite dans des conditions épouvantables en agonisant pendant des heures, c’est tout le contraire du bien-être animal et c’est extrêmement grave. CE N’EST PLUS POSSIBLE, les loups n’ont pas leur place dans le pastoralisme

  •  Ne tuez pas les loups !, par Jakubowski , le 12 septembre 2020 à 21h03

    Ne tuez pas les loups !! 🙏🏻
    Il existe d’autres solutions très efficaces pour protéger les troupeaux et qui fonctionnent très bien !
    les chiens Patou !
    Il serait plus intelligent d’aider les éleveurs à financer l’achat d’un ou plusieurs chiens de cette race.
    Ne tuez pas les loups mais achetez des Patous !

  •  Stop ! Contre les tirs., par Jean naimar , le 12 septembre 2020 à 21h02

    L’Etat nous permet de nous exprimer mais se contrefiche de notre avis. Une seule réponse, le boycotte des produits des activités « incompatibles » avec la biodiversité et l’environnement !

  •  contre la chasse aux loups, par Etcheverry , le 12 septembre 2020 à 20h47

    Le loup est un espèce protégée réintroduite en France : selon le CNPN,les abattages de loups mettent en péril la conservation de l’espèce en France, sans faire baisser la prédation sur les animaux d’élevage. C’est uniquement pour satisfaire les besoins en tirs de chasseurs puisque les tirs sont confiés à des prestataires externes et non plus à la DDT. C’est aussi un motif de business ; d’ailleurs tout est prétexte à ce business puisque le seuil de déclenchement des tirs est abaissé d’année en année (pour un troupeau, 3 attaques sur 12 mois déclenchent un tir de défense renforcée TDR), et ce seuil bas est en contradiction avec la notion de « dommages importants », l’un des préalables aux tirs de loup, selon la Directive européenne Habitat-Faune-Flore
    De plus, il existe des moyens simples et connus de protection des troupeaux mais l’État préfère faire plaisir à son lobby de chasseurs et utiliser l’abattage comme unique moyen de résolution des conflits de cohabitation.
    Et d’ailleurs, cela se confirme dans les faits :
    Le pourcentage de loups à exécuter a été élevé de 17% à 19% pour la première phase, sachant que sous la pression des organisations syndicales, il finira à 21% comme prévu dans le texte.
    Ajouté aux accidents et au braconnage, cela conduit à l’exécution d’un nombre de loups exorbitant, qui met bien en péril sa viabilité sur le territoire français.
    Voilà la politique anti-démocratique de l’Etat français et de ses amis chasseurs

  •  Non à l’abattage des loups, par Sylvestre Séguron , le 12 septembre 2020 à 20h23

    Pas de grands changements par rapport à la situation actuelle où l’abattage des loups est déjà largement encouragé par l’État, si ce n’est l’augmentation du nombre de loups à tuer en 2021 : les tireurs pourront abattre 19% à 21% des effectifs estimés de loups en France (580 en début 2020). en 2020, l’autorisation d’abattage porte sur 17 à 19% des effectifs estimés ; 46 loups ont déjà été tués cette année.

    L’espèce est pourtant considérée "vulnérable" sur la liste rouge des espèces menacées en France, et classée "strictement protégée" en Europe et "protégée" en France, c’est-à-dire les plus hauts niveaux de protection réglementaires possibles. La France continue donc de bafouer les textes européens et ses propres textes en mettant en oeuvre une politique de "régulation" démographique de l’espèce, sous la pression du lobby de l’élevage.

    Le projet demande toujours aux éleveurs de mettre en oeuvre des moyens de protections des troupeaux avant les tirs, mais ne garantit aucun contrôle de terrain concernant le bon usage des subventions distribuées pour cette protection (achat des clôtures, des chiens de protection et leurs croquettes, salaire des bergers, etc). En clair, les éleveurs font ce qu’ils veulent avec les subventions qu’ils reçoivent. En plus, ils sont indemnisés pour chaque brebis tuée par un possible loup.

    Toutes ces subventions et indemnisations s’ajoutent aux subventions ordinaires à l’élevage qui représentent l’essentiel du revenu des éleveurs de moutons à viande dans le sud-est de la France, où vivent la plupart des loups du pays.

    Enfin, le projet d’arrêté pérrenise la mystérieuse notion de "troupeau ne pouvant être protégé", situation permettant les tirs de loups sans mettre en oeuvre aucun moyen de protection du troupeau.

  •  Nos ancètres l’on fait disparaître. Ils avaient raison , par Burnier , le 12 septembre 2020 à 20h13

    Je suis éleveur bovin. Le loup menace les troupeaux d’ovins voisins et commence à menacer mon troupeau de vaches et leurs petits veaux sans défence....
    En tant que chasseur, j’ai constaté que le gibier a beaucoup diminué.
    Nos ancètres l’on fait disparaître, ils avaient tout à fait raison. Ce grand canidé se reproduit trop, et coûte très cher à l’état.
    Déjà plusieurs éleveurs ont délaissés les paturages d’estives devenus incertains, stessant pour des éleveurs fatigués de se battrent contre des écolos qui n’aimeraient pas que leurs animal domestique soit déchiqueté, blessé, agonisant. Et n’oublions pas qu’il a été apperçu près des villes, pensons à nos enfants !!!
    J’espère que tous les éleveurs continuerons de ce battre contre ce prédateur. Sinon nos alpages vont mourir.