Projet d’arrêté suspendant la chasse du courlis cendré et de la barge à queue noire en France métropolitaine jusqu’au 1er juillet 2027

Consultation du 03/07/2026 au 24/07/2026 - 3269 contributions

Projet d’arrêté suspendant la chasse du courlis cendré et de la barge à queue noire en France métropolitaine jusqu’au 1er juillet 2027

S’agissant du Courlis cendré :

Introduction :

Le Courlis cendré (sous-espèces Numenius arquata arquata, N. a. orientalis et N. a. suschkini) fait l’objet d’un plan d’action international adopté par les parties signataires de l’Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie (AEWA). La France est légalement engagée dans ce plan. Ce plan, adopté en 2015, concerne plus de 20 pays. Il conditionne notamment la réouverture de la chasse en France à la mise en place d’un plan international de gestion adaptative des prélèvements.

Contexte :

Un arrêté du 31 juillet 2019 relatif à la chasse du courlis cendré en France métropolitaine pendant la saison 2019-2020, lequel autorisait un prélèvement de 6 000 individus, a été annulé par décision du Conseil d’Etat. Prenant acte de cette décision, la chasse du courlis cendré en France métropolitaine est depuis suspendue (saisons cynégétiques 2020-2021, 2021-2022, 2022-2023, 2023-2024, 2024-2025 et 2025-2026).

Considérant l’état d’avancement du plan international de gestion adaptative de l’espèce, ainsi que l’état de ses populations, il est proposé de suspendre la chasse de cette espèce sur l’ensemble du territoire métropolitain pour un an.

Contenu du texte :

L’article 1er précise que la chasse du courlis cendré (Numenius arquata) est suspendue sur l’ensemble du territoire métropolitain jusqu’au 1er juillet 2027.

S’agissant de la barge à queue noire :

Introduction :

La Barge à queue noire (Limosa limosa) est actuellement classée « quasi-menacée » sur la liste rouge mondiale de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Elle fait l’objet d’un plan international dans le cadre de l’Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique- Eurasie (AEWA). Ce plan a été renouvelé en décembre 2018 pour une période de 10 ans et prohibe la chasse dans l’ensemble des pays signataires.

Afin de tenir compte de ce plan et de l’engagement français en matière de protection des espèces protégées, la chasse a été suspendue sur le territoire national à trois reprises de 2008 à 2013, de 2015 à 2018, de 2019 à 2021. Cette dernière période a été prolongée par des arrêtés successifs et en dernier lieu par un arrêté du 30 juillet 2025 suspendant la chasse du courlis cendré et de la barge à queue noire en France métropolitaine jusqu’au 1er juillet 2026.

Contexte :

Considérant le renouvellement en décembre 2018 du plan international de l’AEWA pour une période de 10 ans, seule une révision de ce plan permettrait d’examiner la possibilité de chasser des individus.

Deux sous-espèces de la barge à queue noire fréquentent la France en période d’ouverture de la chasse.

La sous-espèce de barge à queue noire dite continentale (Limosa limosa limosa) au statut UICN Vulnérable (VU) en France est toujours en fort déclin. Même si la population nicheuse au Pays-Bas semble enfin avoir eu un succès de reproduction satisfaisant l’an dernier, cette tendance doit se confirmer sur plusieurs années pour espérer retrouver un taux de croissance positif.

L’autre sous-espèce, la barge à queue noire dite islandaise (Limosa limosa islandica) au statut quasi-menaçé (NT) est reproductrice en Islande et hivernante en France, et connait un essor ces dix dernières années. Jusqu’à présent, en ne chassant qu’à certaines périodes de l’hiver il n’y avait en France que la sous-espèce islandaise de barges à queue noire. Néanmoins, compte-tenu du réchauffement climatique, il est observé une part croissante d’individus issus de la sous-espèce limosa (en déclin) en période hivernale en France (Bocher & al., 2013). Des données de tracking et de lectures de bagues montrent en effet que les barges à queue noire continentales fréquentent la France de plus en plus tardivement et il est impossible de faire la distinction entre les deux sous-espèces lors d’une chasse – avec un individu confirmé en hivernage en 2026. Il existe donc un risque non négligeable de chasser des individus de la sous-espèce en danger, conduisant à proposer la poursuite du moratoire de la chasse de la barge à queue noire.

La statut UICN de la barge à queue noire est passé en France de vulnérable à quasi-menacé. Néanmoins, cette révision de statut est à apprécier au regard du fait que le statut prend en compte les deux sous-espèces.

Si la distinction des deux sous-espèces est très complexe à l’œil nu, elle est impossible lors d’un acte de chasse.

Contenu du texte :

L’article 1er précise que la chasse de la barge à queue noire (Limosa limosa) est suspendue sur l’ensemble du territoire métropolitain jusqu’au 1er juillet 2027.

Ainsi, le projet d’arrêté permettra de suspendre la chasse de ces deux espèces pour une année supplémentaire afin de respecter les engagements de la France.

Consultations obligatoires :

Ces projets d’arrêté nécessitent un examen par le Conseil national de la chasse et de la faune sauvage. Le 23 juin 2026, le Conseil national de la chasse et de la faune sauvage a émis un avis majoritairement défavorable au projet porté par le Gouvernement (12 voix contre 7 pour).

Les textes présentent un impact sur l’environnement et nécessitent donc à ce titre une consultation publique conformément aux dispositions de l’article L.123-19-1 du code de l’environnement.

Pour la bonne prise en compte de votre avis veuillez faire apparaitre le mot « favorable » ou « défavorable » dans le titre de votre contribution.

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Commentaires

  •  Défavorable , le 14 juillet 2026 à 18h17
    Je suis défavorable au projet de reconduction du moratoire concernant le courlis cendré et la barge a queue noir en France cette année
  •  Avis défavorable, le 14 juillet 2026 à 18h05
    Laissez les chasseurs gérer de façon pragmatique les espèces chassables. Ils s’en sont donné les moyens avec l’application Chassadapt. Il suffit de regarder le cas de la tourterelle des bois pour le comprendre.
  •  Ras le bol des chasseurs !, le 14 juillet 2026 à 18h03
    Fouté la paix a la neture.
  •  Défavorable, le 14 juillet 2026 à 18h02
    Je suis opposé au projet d’arrêté reconduisant les moratoires pour les espèces Barge à Queue Noire et Courlis cendré pour les raisons suivantes : Tout d’abord, ces espèces ayant fait l’objet de plusieurs moratoires successifs suspendant leur chasse, il devient indispensable d’effectuer une évaluation scientifique afin de mesurer les effets de ces protections. Pour ce faire, le code de l’environnement permet d’instituer la gestion adaptative qui permettrait de prélever un certain nombre de spécimens de ces espèces de manière limitée et strictement encadrée afin de pouvoir recueillir des oiseaux ou parties d’oiseaux (ailes par exemple) pour étudier par échantillonnage, l’état de conservation de ces espèces. D’ailleurs, les dernières évaluations européennes font état d’une amélioration du statut de conservation de la barge à queue noire et du courlis cendré. Ces évolutions positives devraient être pleinement prises en compte pour permettre des prélèvements limités et estimer l’état de la population de ces espèces. Pour rappel et à titre d’exemple, la saison dernière (2025-26), la Tourterelle des bois qui était sous moratoire depuis plusieurs saisons a bénéficié, à la suite de l’évaluation positive de son état de conservation et après avis motivé du Comité d’Experts sur la Gestion Adaptative (CEGA), de quelques prélèvements dans ce cadre. Concernant la barge à queue noire, il convient de rappeler qu’il existe 2 populations distinctes : une population continentale et une population islandaise, cette dernière présentant un état de conservation favorable. Afin d’éviter tout risque de confusion avec la population continentale, une chasse limitée à la période d’octobre à décembre pourrait être envisagée. Le CEGA avait d’ailleurs considéré qu’un quota de 210 prélèvements pouvait être compatible avec une gestion durable. Ceci permettrait de réévaluer scientifiquement, l’état de conservation de l’espèce. Les chasseurs français, par leur implication sur le terrain comme financière par le biais des Fédérations Départementales des Chasseurs, contribuent activement à la conservation de ces espèces par la restauration et la gestion de leurs habitats : maintien des zones humides, plantations de haies, gestion des prairies, souvent en partenariat avec les agriculteurs. Pour toutes ces raisons, pourquoi reconduire systématiquement ces moratoires sans même demander l’avis du CEGA ? En privant durablement les chasseurs de toute possibilité de pratiquer cette chasse, la reconduction de ces moratoires risque d’affaiblir leur implication dans les actions de gestion et de conservation des habitats, pourtant essentielles au maintien de ces espèces.
  •  AVIS DEFAVORABLE, le 14 juillet 2026 à 17h57
    L’application chasse Adapt va permettre de quantifier les prélèvements sans mettre en danger les populations de courlis cendré et de la barge à queue noire.
  •  Défavorable à l’arrété suspendant la chasse du courlis cendré et de la barge à queue noire en France métropolitaine, le 14 juillet 2026 à 17h56

    · Pourquoi mettre un moratoire sans consulter le CEGA ?

    - Après plusieurs années de suspension, il serait légitime qu’une réévaluation scientifique soit menée afin d’examiner les conditions dans lesquelles des prélèvements limités, strictement encadrés et compatibles avec l’état de conservation des espèces pourraient être autorisés.

    - Concernant la barge à queue noire, il convient de rappeler qu’il existe deux populations distinctes : une population continentale et une population islandaise, cette dernière présentant un état de conservation favorable. Afin d’éviter tout risque de confusion avec la population continentale, une chasse limitée à la période d’octobre à décembre pourrait être envisagée. Le Comité d’experts sur la gestion adaptative avait d’ailleurs considéré qu’un quota de 210 prélèvements pouvait être compatible avec une gestion durable.

    - La chasse française ne peut pas être systématiquement érigée en variable d’ajustement de la gestion ces espèces.

    - Aucune évaluation publique n’a démontré que les moratoires successifs avaient eu un effet mesurable sur l’état de conservation de ces deux espèces. Une mesure aussi restrictive devrait être fondée sur une analyse scientifique de son efficacité.

    - Les dernières évaluations européennes font état d’une amélioration du statut de conservation de la barge à queue noire et du courlis cendré. Ces évolutions positives devraient être pleinement prises en compte dans les décisions de gestion.

    - Les chasseurs français contribuent activement à la conservation de ces espèces par la restauration et la gestion de leurs habitats : maintien des zones humides, plantations de haies, gestion des prairies, partenariats avec les agriculteurs et nombreuses actions de terrain financées par les fédérations.

    - En privant durablement les chasseurs de toute possibilité de pratiquer cette chasse, le moratoire risque d’affaiblir leur implication dans les actions de gestion et de conservation des habitats, pourtant essentielles au maintien de ces espèces.

    - La gestion adaptative repose sur l’ajustement des modalités de chasse en fonction de l’évolution des connaissances scientifiques. Elle ne peut se limiter à instaurer ou prolonger des interdictions sans jamais envisager, lorsque les données le permettent, une reprise encadrée des prélèvements.

  •  Favorable à la suspension de la chasse , le 14 juillet 2026 à 17h47
    Ces espèces sont en danger critique : elles doivent être même totalement protégées.
  •  Avis favorable, le 14 juillet 2026 à 17h45
    Une bonne décision à saluer et qui devrait être étendue dans le temps , deux ans , trois ans ou plus, et aussi à d’autres espèces également en danger d’extinction.
  •  Favorable à la suspension de la chasse du Courlis cendré et de la Barge à queue noire, le 14 juillet 2026 à 17h40
    Ces 2 espèces sont en mauvais état de conservation, et subissent aussi le réchauffement climatique. Dans le Cantal ce printemps, la quasi totalité des nichées a été détruite par des fauches très précoces. Il est donc nécessaire d’arrêter la chasse de ces espèces en déclin.
  •  Avis défavorable , le 14 juillet 2026 à 17h34
    La chasse française ne peut pas être systématiquement érigée en variable d’ajustement de la gestion de ces espèces
  •  Avis défavorable, le 14 juillet 2026 à 17h20

    • Après plusieurs années de suspension, il serait légitime qu’une réévaluation scientifique soit menée afin d’examiner les conditions dans lesquelles des prélèvements limités, strictement encadrés et compatibles avec l’état de conservation des espèces pourraient être autorisés.
    • Pourquoi mettre un moratoire sans consulter le CEGA ?
    • Concernant la barge à queue noire, il convient de rappeler qu’il existe 2 populations distinctes : une population continentale et une population islandaise, cette dernière présentant un état de conservation favorable. Afin d’éviter tout risque de confusion avec la population continentale, une chasse limitée à la période d’octobre à décembre pourrait être envisagée. Le Comité d’experts sur la gestion adaptative avait d’ailleurs considéré qu’un quota de 210 prélèvements pouvait être compatible avec une gestion durable.
    • La chasse française ne peut pas être systématiquement érigée en variable d’ajustement de la gestion ces espèces.
    • Aucune évaluation publique n’a démontré que les moratoires successifs avaient eu un effet mesurable sur l’état de conservation de ces 2 espèces. Une mesure aussi restrictive devrait être fondée sur une analyse scientifique de son efficacité.
    • Les dernières évaluations européennes font état d’une amélioration du statut de conservation de la barge à queue noire et du courlis cendré. Ces évolutions positives devraient être pleinement prises en compte dans les décisions de gestion.
    • Les chasseurs français contribuent activement à la conservation de ces espèces par la restauration et la gestion de leurs habitats : maintien des zones humides, plantations de haies, gestion des prairies, partenariats avec les agriculteurs et nombreuses actions de terrain financées par les fédérations.
    • En privant durablement les chasseurs de toute possibilité de pratiquer cette chasse, le moratoire risque d’affaiblir leur implication dans les actions de gestion et de conservation des habitats, pourtant essentielles au maintien de ces espèces.
    • La gestion adaptative repose sur l’ajustement des modalités de chasse en fonction de l’évolution des connaissances scientifiques. Elle ne peut se limiter à instaurer ou prolonger des interdictions sans jamais envisager, lorsque les données le permettent, une reprise encadrée des prélèvements.

    « La gestion adaptative ne peut se limiter à instaurer ou prolonger des interdictions sans jamais envisager, lorsque les données le permettent, une reprise encadrée des prélèvements. »

  •  AVIS DEFAVORABLE, le 14 juillet 2026 à 17h17
    Les chasseurs français contribuent activement à la conservation de ces espèces par la restauration et la gestion de leurs habitats : maintien des zones humides, plantations de haies, gestion des prairies, partenariats avec les agriculteurs et nombreuses actions de terrain financées par les fédérations.
  •  Favorable à poursuivre la suspension de la chasse, le 14 juillet 2026 à 17h13
    Comme beaucoup d’oiseaux, ces espèces sont en déclin et sont toujours sous le statut vulnérable (VU). Il n’y a aucunes raisons objectives de les chasser car elles ne causent pas de dégats et ces espèces contribuent à la bonne santé des écosysètemes.
  •  FAVORABLE à la suspension, le 14 juillet 2026 à 17h13

    Nous ne pouvons continuer à chasser des espèces classés vulnérables sur la Liste rouge française et qui figurent également parmi les espèces menacées à l’échelle internationale selon l’UICN.

    La France demeure en retard sur ses alliés d’Europe ou elles sont protégées.

    Notre éco système est fragile la perte d’un maillon même pour certains non significatif peut avoir des conséquences à plus long terme. Quand une espèce est dans un tel déclin maintenir la chasse pour de la régulation est une hérésie.

  •  FAVORABLE AUX MORATOIRES, le 14 juillet 2026 à 17h00
    Ces 2 espèces sont menacées tant en France que sur le plan international. Leur chasse est interdite dans les autres pays européens et les accords auxquels la France a souscrit prévoient l’arrêt de leur chasse. De cette manière, il sera possible aussi de préserver leur habitat et leur mode de vie.
  •  Projet d’arrêté suspendant la chasse du courlis cendré et de la barge à queue noire en France métropolitaine jusqu’au 1er juillet 2027., le 14 juillet 2026 à 16h46
    Je suis défavorable à ce projet d’arrêté qui exclus de faits les chasseurs de la préservation des milieux et des modes de gestion ce qui est contreproductif pour ces espèces.
  •  Stop à la chasse, le 14 juillet 2026 à 16h24
    Laissons la nature réguler d’elle même les effectifs
  •  Favorable, le 14 juillet 2026 à 16h23
    Bien évidemment que la suspension de ce massacre doit être maintenue. Quand on lit les commentaires de ces barbares qui tirent sur tout ce qui volent comment peut on prétendre que la destruction de ces oiseaux est favorable à l’entretien de leur éco-système. Quelle hypocrisie, c’est encore les premiers écologistes de France qui revendique de telle niaiserie .
  •  Favorable à l’interdiction de la chasse pour ces deux espèces , le 14 juillet 2026 à 16h13
    Il n’existe aucune nuisance générée par ces deux espèces. Autoriser la chasse loisir sur ce type d’oiseau est un non sens. A l’heure actuelle, les constats sur l’ensemble des populations d’oiseaux sont plus qu’alarmants. Continuer à les massacrer uniquement pour satisfaire le plaisir de quelques uns est un non sens. Le réchauffement général, les incendies ne feront qu’aggraver la situation et ce ne sont pas les pseudo actions des sociétés de chasses qui y changeront quoi que ce soit. Laissez les vivre en paix.
  •  Participation à la consultation Projet d’arrêté suspendant la chasse du courlis cendré et de la barge à queue noire en France métropolitaine jusqu’au 1er juillet 2027, le 14 juillet 2026 à 16h09
    AVIS TRÈS DÉFAVORABLE A CE PROJET .