Projet d’arrêté pris pour l’application de l’article R. 427-6 du code de l’environnement et fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts

Consultation du 09/07/2026 au 30/07/2026 - 47065 contributions

Note de présentation :

Le projet d’arrêté soumis à la consultation du public est pris pour l’application de l’article R. 427-6 du code de l’environnement et fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts.

Introduction :

En application du 2° du I de l’article R. 427-6 du code de l’environnement, il revient au ministre chargé de la chasse de fixer par un arrêté la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD) dites « du groupe 2 ».

Il existe trois groupes d’ESOD définis par l’article R. 427-6 du code de l’environnement. Le premier et le troisième groupe concernent respectivement les espèces non indigènes classées sur l’ensemble du territoire métropolitain par un arrêté ministériel pérenne (Le chien viverrin, le vison d’Amérique, le raton laveur, le ragondin, le rat musqué et la bernache du Canada) et une liste complémentaire définie par un arrêté préfectoral annuel (le sanglier, le lapin de garenne et le pigeon ramier).

Selon ce même article, une espèce peut être classée ESOD pour au moins l’un des quatre motifs suivants :

1° Dans l’intérêt de la santé et de la sécurité publiques ;
2° Pour assurer la protection de la flore et de la faune ;
3° Pour prévenir des dommages importants aux activités agricoles, forestières et aquacoles ;
4° Pour prévenir les dommages importants à d’autres formes de propriété. Le 4° ne s’applique pas aux espèces d’oiseaux.

La liste des ESOD du groupe 2 est fixée pour 3 ans par arrêté ministériel (courant du 1er juillet de la première année au 30 juin de la troisième année). Cet arrêté ministériel est pris sur proposition des préfets de département après avis de la Commission départementale de la chasse et de la faune sauvage (CDCFS) réunie en formation spécialisée sur les ESOD.

Une note technique datée du 8 septembre 2025 a été diffusée aux directions départementales des territoires et de la mer) en vue de l’élaboration des dossiers de demandes préfectorales de classement ministériel d’espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD) du deuxième groupe.

Contexte :

Le précédent arrêté triennal du 3 août 2023 établissant la liste des ESOD du groupe 2 est arrivé à son terme le 1er juillet et doit, à ce titre, être renouvelé à compter de l’entrée en vigueur du présent projet d’arrêté. Il s’agit de la cinquième période de renouvellement des ESOD du 2e groupe : 2012-2015, 2015-2019, 2019-2023, 2023-2026, 2026-2029.

Il n’existe pas de liste prédéterminée d’espèces pouvant être classées ESOD dans le groupe 2, cependant seules des espèces chassables peuvent l’être.

La situation du putois et de la martre des pins a toutefois évolué ces dernières années suite à plusieurs décisions du Conseil d’État.

• S’agissant du putois, celui-ci a été retiré de la liste des ESOD du groupe 2 par la décision n° 432485 du 7 juillet 2021. Cette décision a été confirmée en 2025 par la décision n° 488730 du 7 juillet 2025.

• S’agissant de la martre des pins, cette espèce a été retirée de la liste des ESOD du groupe 2 par une décision n° 480617 du 13 mai 2025. Ces retraits résultent du non-respect des exigences de la directive « Habitats, faune, flore », notamment en raison de l’absence de données de suivi de l’espèce.

Le classement n’a pas pour but d’éradiquer les espèces concernées, qui jouent un rôle important dans leur écosystème, mais de prévenir et de réduire les dégâts que certains individus peuvent occasionner localement, notamment lorsqu’ils provoquent des perturbations des écosystèmes, des dommages aux activités agricoles ou des atteintes aux propriétés privées.

Lorsqu’une espèce est classée ESOD, les modalités et périodes de destruction sont renforcées, permettant notamment sa destruction à tir ou par piégeage en dehors des périodes d’ouvertures de la chasse, pour la protection des intérêts ayant conduit à son classement (ex : classement du renard pour la protection des élevages avicoles).

Le projet d’arrêté précise les modes de prélèvement autorisés pour chaque espèce et, en annexe, la liste des espèces classées dans chaque département : ce classement peut être partiel et limité à une partie du département, notamment à certains cantons ou à certaines communes, ou peut se porter sur l’ensemble du département.

Le classement d’une espèce dans la catégorie des ESOD du groupe 2 peut se justifier selon deux critères, rappelés par le Conseil d’Etat dans l’ensemble de ses décisions sur ce sujet :

-  Le premier critère dispose que l’espèce porte atteinte de façon significative à l’un des quatre motifs de l’article R. 427-6 du code de l’environnement. Le seuil de montant de dégâts au-delà duquel il est établi que l’atteinte est significative est apprécié à environ 10 000 € sur la période de triennal par le Conseil d’État.

-  Le second critère est une condition cumulative : l’espèce est répandue de façon significative et, compte tenu des caractéristiques géographiques, économiques et humaines du département, sa présence est susceptible de porter atteintes aux intérêts protégés par l’article R. 427-6 du code de l’environnement. Le seuil d’abondance à partir duquel il est établi que l’espèce est répandue de façon significative dans le territoire est apprécié à environ 500 prélèvements par an par le Conseil d’État.

L’analyse des demandes de classement a conduit à porter une attention particulière à l’état de conservation des espèces concernées, celui-ci constituant un élément d’appréciation au regard des exigences issues du droit applicable et de la jurisprudence. Cette analyse a été réalisée à partir des données disponibles issues des dispositifs nationaux de suivi, des derniers rapportages scientifiques, ainsi que des évaluations de référence, notamment les listes rouges établies aux différentes échelles pertinentes, permettant une appréciation particulière de la situation des espèces selon les territoires.

À ce titre, s’agissant de la martre des pins, et dans le prolongement de la décision du Conseil d’État n° 480617 du 13 mai 2025, les éléments de suivi ont été actualisés, notamment au regard du dernier rapportage réalisé au titre de la directive « Habitats, faune, flore ». Ceux-ci font apparaître un état de conservation favorable de l’espèce à l’échelle des grands domaines biogéographiques. Dans ce contexte, il en résulte que le classement de la martre des pins est retenu dans quatorze départements répondant aux critères dégagés par la jurisprudence récente, conciliant ainsi la prise en compte de son état de conservation favorable avec la nécessité de prévenir et limiter localement les atteintes significatives constatées.

S’agissant du corbeau freux, les éléments relatifs à son état de conservation mettent en évidence une situation hétérogène selon les territoires et les sources de données mobilisées. Les dispositifs nationaux de suivi, notamment le STOC (suivi temporel des oiseaux communs), ainsi que les rapportages les plus récents, font apparaître des tendances de déclin dans certaines régions, sans que celles-ci puissent être considérées comme homogènes à l’échelle nationale. Les évaluations issues des listes rouges disponibles classent l’espèce en « préoccupation mineure » à l’échelle nationale, tandis qu’un statut de vulnérabilité est retenu à l’échelle européenne.

Contenu du texte :

L’article 1 précise que la liste des ESOD est présentée département par département, en annexe du projet d’arrêté.

L’article 2 présente les modalités et les périodes de destruction des espèces habituellement classées ESOD. Toutes les espèces peuvent être détruites à tir ou par piégeage, hormis le renard qui peut également être déterré.

L’article 3 autorise la destruction des animaux classés ESOD au moyen de rapaces utilisés pour la chasse au vol, sous réserve du respect des dispositions réglementaires applicables.

L’article 4 prévoit que par dérogation à l’article 2, des conditions limitatives de destruction peuvent être précisées en annexe. En effet, dans leur demande, certains préfets ont souhaité limiter les modalités de destruction autorisées pour une ou plusieurs espèces dans leur département.

L’article 5 précise qu’en cas de capture accidentelle d’un animal non classé ESOD, celui-ci doit être immédiatement relâché.

L’article 6 abroge l’arrêté du 3 août 2023.

L’article 7 précise que les préfets de départements sont chargés de l’exécution de l’arrêté.

Consultations obligatoires :

Le projet d’arrêté, ayant une incidence directe sur l’exercice de la chasse, a été soumis pour avis au Conseil national de la chasse et de la faune sauvage conformément à l’article L. 421-1 A du code de l’environnement, lequel a rendu son avis le 12 mai dernier.

Le projet d’arrêté présente un impact sur l’environnement et nécessite à ce titre une consultation du public conformément aux dispositions de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement.

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Commentaires

  •  Avis défavorable , le 9 juillet 2026 à 19h53
    Stop au massacre insensé . Réfléchissons à d’autre solution que la violence ….
  •  Défavorable , le 9 juillet 2026 à 19h53
    Renards, mustélidés et oiseaux rendent gratuitement des services essentiels à l’agriculture et aux écosystèmes : régulation des rongeurs, dispersion des graines et élimination des cadavres. Les détruire revient à supprimer nos propres alliés naturels.
  •  Défavorable , le 9 juillet 2026 à 19h52
    J’habite en montagne et je suis infestée de rats car les massacres organisés des renards ont des répercussions délétères. À quand une vraie prise de conscience politique de l’urgence de protéger le vivant avant qu’il ne soit définitivement trop tard. Soutenir les lobbies de la chasse et d’autres instances mortifères est une mise en danger consciente de la vie. Il paraît que la politique doit œuvrer pour le bien commun et non viser les enrichissements personnels….
  •  Défavorable, le 9 juillet 2026 à 19h51
    Aucun être vivant sur terre ne peut être plus nuisibles que l’être humain.
  •  Favorable , le 9 juillet 2026 à 19h51
    Laissons ces ESOD en droit de destruction pour la petite faune , pour l’agriculture et pour nos animaux
  •  Avis totalement défavorable, le 9 juillet 2026 à 19h50
    L’équilibre de la vie est de comprendre les interactions de tous les règnes et les animaux tels que le renard( qui par 1 individu, contribue à la régulation de plus de 5000 campagnols par an, le blaireau qui régénère la terre, le geai qui plante des forêts entières à lui seul, la corneille, les étourneaux, tous, participent à l’écosystème du vivant sur notre planète. Je suis donc totalement contre. Respectons nous, respectons la vie.
  •  Favorable , le 9 juillet 2026 à 19h50
    Je suis favorable au texte
  •  Avis défavorable, le 9 juillet 2026 à 19h49

    Il est impensable de conduire une telle liste regroupant des animaux autochtones et nécessaires à nos écosystèmes, sans aucun réel fondement scientifique. Pire encore suite aux événements récents de canicules qui ont causé d’innombrables pertes au sein de la faune. Je m’oppose à la destruction illimitée de ces espèces qui ont leur place dans notre pays puisque non invasifs, non exotiques. Non seulement ces abattages sont inutiles, mais ils portent atteinte aux équilibres écosystémiques et sont la cause de souffrances inimaginables pour ces espèces au-vu des pratiques utilisées et des périodes autorisées (abattages en période d’élevage des jeunes). Il est temps pour la France de reconnaître le rôle bénéfique de ces espèces et de s’intéresser aux études actuelles qui se multiplient, prouvant à quel point cette liste est un désastre. En réalité, elle n’est là que pour avantager certains : les chasseurs dont l’intérêt est de pouvoir pratiquer leur activité toute l’année et d’éliminer les concurrents qui s’attaquent à leurs gibiers lâchés d’élevages comme les faisans, exotiques et ayant un impact non négligeable sur nos populations autochtones de reptiles et amphibiens, source : "Impacts des lâchers massifs de faisans de Colchide (Phasianus colchicus L.) sur les squamates (Reptilia Squamata)" - Eric Graitson, Julien Taymans 2023

    La majorité des "dégâts" déclarés ne sont aucunement vérifiables, ils ne sont que de la parole sans réel constat et sans aucune inspection des dits dégâts. Les déclarations de non-dégâts ne sont pas prises en compte, or, elles doivent aussi peser sur la balance. La plupart des arrêtés invoqués pour augmenter la destruction de ces espèces reposent souvent sur du contenu illégal, entraînant ainsi leur recours et annulation en justice.

    “Détruire des êtres vivants, a fortiori dans un contexte de déclin de la biodiversité, devrait être justifié par l’urgence à agir pour empêcher un dégât jugé grave par des critères objectifs et mesurables, par l’absence de mesures alternatives, et par une preuve de l’efficacité de la destruction. Dans l’état actuel des connaissances scientifiques sur les effets des prélèvements d’ESOD sur la réduction des dégâts, cette dernière condition ne semble pas être satisfaite dans la majorité des cas étudiés par les scientifiques. “ - Rapport de la FRB (Fondation pour la recherche sur la biodiversité), 2023

    "Les critères de destruction des ESOD reposent en grande partie sur un régime déclaratif des dégâts. L’efficacité de cette politique publique n’avait jamais été évaluée. Le Muséum national d’Histoire naturelle publie aujourd’hui une étude qui révèle que ces destructions ne réduisent pas les pertes économiques, notamment pour les cultures et les élevages. L’analyse de sept années de données de déclarations de dégâts et d’animaux tués, collectées à l’échelle départementale et centralisées par l’administration, montre qu’une augmentation de l’effort de destruction des ESOD ne réduit pas les dégâts, mais aussi qu’un arrêt des destructions n’engendre pas d’augmentation de dégâts. De plus, chez les oiseaux, les effectifs reproducteurs au printemps ne dépendent pas de l’effort de destruction : les « régulations » ne diminuent pas la taille des populations nicheuses. Enfin, une évaluation monétaire du coût des destructions animales propose une estimation de 103 à 123 millions d’euros par an, tandis que le coût annuel des dégâts déclarés varie de 8 à 23 millions d’euros. Il n’est donc pas rentable de détruire des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts : cela coûte plus cher que d’indemniser les dommages économiques causés.
    Il n’existe ainsi aucune preuve d’un quelconque bénéfice à détruire massivement les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts, d’autant que ces destructions réduisent les services que ces espèces rendent à nos sociétés, notamment à l’agriculture et la foresterie, comme la prédation des rongeurs et la dispersion des graines. Il apparaît ainsi opportun de réviser cette politique publique de gestion des dégâts, comme le préconisait déjà un rapport de l’IGGED, publié en décembre 2024. Il est également important d’identifier rapidement des stratégies non létales et efficaces de réductions des pertes économiques, notamment pour l’agriculture (enrobages répulsifs de semences, effaroucheurs), pour assurer une cohabitation apaisée durable entre humains et ESOD." - MNHN, 2026

    Je vais ici vous parler du Renard Roux, l’un des animaux de la liste ESOD :
    “Il n’existe pas à l’échelle nationale de protocole commun de suivi des populations de renard.” - Rapport IGEDD (Inspection générale de l’environnement et du développement durable), 2024.

    “Aucun argument sérieux et étayé ne permet actuellement de classer le Renard roux en ESOD parmi les quatre critères existants : Les risques sanitaires attribués au Renard sont surestimés, mal documentés et servent de façon exagérée à maintenir l’espèce en ESOD, souvent à titre de précaution et rarement en évaluant l’impact réel des destructions sur la situation sanitaire. Les études conduites jusqu’à maintenant ne démontrent pas le bénéfice des destructions étendues ou massives pour lutter contre l’échinococcose multiloculaire, et d’autres zoonoses*. Aucune preuve fiable ne confirme le risque pour la biodiversité présenté par le Renard, notamment dans le déclin de populations d’espèces sauvages. Il est reproché à l’espèce de s’attaquer au gibier comme le Faisan de Colchide, dont la population est entretenue artificiellement par des lâchers d’individus peu farouches destinés au tir, ce qui en fait une proie facile pour des prédateurs sauvages. Il conviendrait plutôt de s’interroger sur l’impact de tels lâchers d’animaux d’élevage sur la faune locale, et notamment sur l’introduction de parasites qui en découle. De plus, le maintien des populations de "petit gibier" repose sur la qualité des milieux naturels et non sur le contrôle et la régulation des prédateurs” (Knauer et al. 2010 ; Whiteside et al. 2015).

    “Certains dommages aux activités agricoles se limitent à un impact sur des productions de volailles aujourd’hui protégées du fait de la nécessité de confiner les oiseaux face au danger de l’influenza aviaire et peuvent donc être évités. Sa prédation de la petite faune des milieux agricoles fait du Renard un auxiliaire agricole, voire même un régulateur bien trop souvent négligé des populations de rongeurs responsables de dégâts aux cultures. Les bénéfices générés par cette espèce sont, à ce titre, bien supérieurs aux dégâts potentiels, tant du point de vue économique qu’écologique. Les autres formes de dommages aux propriétés ne justifient pas de campagnes de destruction en milieu urbain, où les interactions sont encore anecdotiques, et peuvent être prévenus par une bonne information de la population et des mesures de protection des biens. Dans les situations examinées ci-dessus, la destruction massive de renards, toute l’année et par tous les moyens autorisés, sur un département ou tout autre territoire, ne répond pas au besoin de limitation des dommages qui sont généralement localisés, temporaires et souvent évitables par des mesures de prévention ou de protection. Bien que l’argument ne soit juridiquement pas recevable, les destructions massives de renards impactent négativement les services écosystémiques* que peut rendre cette espèce, notamment pour la prévention de maladies, la limitation de ravageurs, l’élimination de cadavres, ou encore la zoochorie*." - Rapport SFEPM, 2022

    "Nous présentons ici les résultats d’une expérience menée durant 3,8 années, qui compare deux zones où le renard est protégé à deux zones où il est classé comme ESOD (donc chassable et piégeable). Les populations de renards ont été suivies pendant 4 ans avant et pendant l’expérience et 231 poulaillers ont été étudiés. 1 105 oiseaux ont été prédatés dans 109 des 231 poulaillers, avec une population moyenne permanente de volailles de 10 883. 48,3% des dommages ont pu être attribués à la catégorie « renard » ou « renard probable ». Nos résultats montrent que, dans le contexte local, le statut ESOD n’a pas conduit à une réduction significative du nombre de renards ou à des différences dans les taux de dommages entre les zones. Par contre, une protection haute et basse de la clôture des parcours extérieurs permet de réduire de manière significative la prédation des renards. Une meilleure protection des volailles devrait résulter d’une sécurité accrue des abris et des parcours extérieurs, plutôt que de la gestion de la population de renards. Le rôle des groupes de travail multipartites dédiés à une telle gestion basée sur des preuves au niveau local est également discuté.
    Investigating the effects of red fox management on poultry beyond the
    controversy, Jura Massif, France" - Étude CARELI

    “Déjà en 1996, deux spécialistes de la biologie du renard, C. Rivals (Université de Toulouse) et M. Artois (Laboratoire d’Etudes sur la pathologie des animaux sauvages de Malzéville), exposaient les conclusions auxquelles ils étaient parvenus :
    Depuis toujours le renard est considéré comme un nuisible. Cette opinion est maintenant battue en brèche grâce aux études des zoologistes et éthologues : chaque renard est le destructeur de quelques milliers de rongeurs par an, particulièrement nuisibles, et de quelques lapins et volatiles le plus souvent maladroits ou malades. Dans l’équilibre du milieu, il participe donc tout naturellement à la lutte pour la vie, à la sélection des meilleurs et à l’élimination des faibles, des malades et des morts, évitant pullulation ou épidémies. Ce rôle de « policier sanitaire » a été maintes fois souligné, y compris par les plus grands chasseurs."
    Bulletin de l’institut National de Recherche Agronomique (INRA) n°29, décembre 1996.

    C’est sans compter l’utilité avérée du renard contre la pullulation des micromammifères et la propagation de la maladie de Lyme qui est transmise aux tiques via le sang de ces micromammifères, puisque c’est ce sang qui comporte en vaste majorité la bactérie Borrelia. Sources : "Deer, predators, and the emergence of Lyme disease" - Taal Levi et al. 2012, "Cascading effects of predator activity on tick-borne disease risk" -Tim R. Hofmeester et al. 2017, "Structure du paysage et l’épidémiologie des maladies transmises par les tiques" - INRAE

    Concernant les risques sanitaires du "renard roux", voici pourtant l’avis sur le sujet d’après des études de l’ANSES, l’IGGED et de l’ELIZ :
    "“Le GT formule les recommandations suivantes :
    (i) En termes de prévention
    De manière générale, compte tenu de ses conclusions, le GT recommande de ne pas mettre
    en œuvre d’action spécifique pour faire varier les populations de renards, que ce soit à
    la hausse ou à la baisse, dans une optique de santé publique, humaine comme animale.”

    Concernant l’échinococcose alvéolaire, maladie fréquemment brandie par les chasseurs pour justifier leurs massacres de renards, l’élimination de renards serait même contreproductive : “Les quelques données disponibles sur les agents pathogènes pour lesquels le renard joue ou a joué un rôle épidémiologique majeur [l’échinococcose et la rage], et les connaissances acquises sur la dynamique populationnelle et épidémiologique dans cette espèce permettent de conclure, avec un niveau d’incertitude faible, que les opérations de réduction des populations de renards ne permettent pas de réduire le risque de transmission de ces agents pathogènes aux humains ou aux animaux domestiques. Des effets inverses de ceux attendus (augmentation de la charge parasitaire, dispersion virale) ont, au contraire, pu être observés.”

    D’autres maladies imputées au renard sont citées dans ce rapport long de 200 pages (tuberculose bovine, gale…), avec, à chaque fois, la même conclusion des scientifiques : “le motif sanitaire ne justifie aucune intervention sur les populations de renards”. La tuberculose bovine avait d’ailleurs fait l’objet de tout un précédent rapport**, en 2021, où l’ANSES affirmait déjà que “l’élimination préventive des renards ne peut en aucun cas être justifiée au motif de la lutte contre [cette maladie]” " - Rapport ANSES (2023)

    “L’échinococcose alvéolaire est régulièrement invoquée pour justifier le classement ESOD du renard (voire de mustélidés). Bien que ces espèces puissent être effectivement porteuses de cette maladie, les processus épidémiologiques sont tels qu’il n’est pas justifié sur un plan scientifique d’invoquer cette maladie pour classer ESOD le renard ou les mustélidés. En effet, pour que le cycle de la maladie soit complet, un hôte intermédiaire est indispensable. Il s’agit de rongeurs. Du fait de la présence de rongeurs et des caractéristiques de résistance du parasite dans le milieu extérieur, le territoire reste contaminé et comme les populations de renards ne sont pas fermées, il y a immigration d’autres renards qui se recontaminent à leur tour. L’échinococcose alvéolaire est une zoonose rare en France et l’homme se contamine par ingestion de végétaux crus, souillés par les fèces de carnivores domestiques ou sauvages infestés ou par contact direct avec ces derniers. Les carnivores domestiques divaguant en milieu extérieur jouent également un rôle important dans la poursuite du cycle parasitaire et la contamination humaine. Les mesures de prévention adaptées dans les zones infestées (contrôle et vermifugation des chiens et chats, lavage des mains, cuisson des aliments), constituent la meilleure voie pour améliorer la situation épidémiologique chez l’homme.” - IGEDD (2024)

    En 2004, Deplazes et al. écrivaient déjà [traduit de l’anglais] : "Les renards subadultes ont une dynamique spatiale plus forte en raison de leur comportement de dispersion. Par conséquent, chasser le renard affecte principalement la structure de la population en induisant une augmentation des juvéniles. Ces derniers sont connus pour porter jusqu’à 85% de la biomasse d’Echinococcus multilocularis dans la population vulpine. Ainsi, la régulation des renards pourrait avoir des effets contreproductifs sur la prévention de la zoonose et pourrait même favoriser sa transmission."

    "Face à la propagation continue d’ Echinococcus multilocularis en Europe, les autorités sanitaires recherchent les moyens les plus efficaces de réduire les risques pour les populations humaines. L’abattage sélectif des renards est un outil particulier qui, récemment, est passé de la lutte contre la prédation à la gestion de la santé des populations. Notre étude vise à évaluer l’efficacité de cet outil pour limiter la prévalence d’E. multilocularis chez les renards en France.
    Pendant quatre ans, un protocole d’abattage nocturne par tirs depuis des véhicules a été mis en œuvre aux alentours de Nancy (est de la France), représentant environ 1 700 heures de travail nocturne et quelque 15 000 km parcourus. Les 776 renards abattus ont entraîné une augmentation globale de 35 % de la pression sur la population de renards sur une superficie de 693 km² .
    Malgré les efforts d’abattage sélectif déployés, la chasse nocturne aux renards n’a pas permis de réduire leur population et a même entraîné une augmentation de la prévalence d’ Echinococcus multilocularis, passant de 40 % à 55 %, alors qu’elle restait stable dans une zone témoin adjacente (585 km² ) . Bien qu’aucune modification significative de la structure d’âge n’ait été observée, l’augmentation de l’immigration et du recrutement local constitue l’hypothèse la plus plausible pour expliquer la résilience de la population. L’augmentation de la prévalence est donc considérée comme liée à une plus grande mobilité des jeunes renards au sein de la zone d’abattage, ces derniers excrétant des fèces fortement contaminées. Nous recommandons par conséquent aux gestionnaires d’envisager des méthodes alternatives, telles que l’appâtage anthelminthique, dont l’efficacité a été démontrée ailleurs, pour lutter contre l’échinococcose alvéolaire." - "Echinococcus multilocularis management by fox culling : An inappropriate paradigm" - Sebastien Comte et al. (2017)

    Il est également sorti récemment une étude démontrant que le renard roux et la fouine comptent parmi les seuls mammifères terrestres prédatant des papillons femelles adultes des processionnaires du pin, qui engendrent à une seule en moyenne 200 oeufs de chenilles processionnaires du pin représentant une menace pour nos animaux de compagnie, nous-mêmes, et l’environnement. Source : Román, Jacinto, Juan Carlos Rivilla, Javier Calzada, and Francisco J. Palomares. 2026. “Opportunistic Predation by Carnivore Mammals on Females of Pine Processionary Moths, Thaumetopoea Pityocampa.” Ecosphere17(2) : e70542.

    Concernant encore le renard roux, et la "disparition du petit gibier", il est pourtant démontré qu’il n’est pas le responsable du déclin de celui-ci, puisque son régime alimentaire est majoritairement composé de micromammifères :
    "B. RÉGIME ALIMENTAIRE DES RENARDS
    Le spectre alimentaire (figure 2) du Renard est dominé par les petites proies mammaliennes. Les oiseaux, insectes et fruits (prunes, cerises ou raisins) jouent un rôle mineur dans le régime annuel (fruits 5,6 %, oiseau 5,1 %, insectes 0,04 % de la biomasse ingérée).
    Parmi les mammifères : les campagnols du genre Microtus constituent les proies identifiées le plus souvent. Ce genre représente près de 61,8 % de la biomasse ingérée dans l’échantillon analysé. Aucune autre ressource alimentaire ne lui dispute la priorité dans la composition du régime. Le Campagnol terrestre, le Campagnol roussâtre et les mulots constituent des proies secondaires, représentant respectivement 12,1 ; 5,5 et 3,4 % de la biomasse ingérée (13 % pour chacune de ces 3 espèces en fréquence d’apparition). Le Lièvre se situe, par son importance, juste après les proies secondaires. Les seules catégories dont les apparitions sont nettement saisonnières sont les végétaux et les insectes qui sont retrouvés en été et en automne. Aucune autre ressource n’apparaît liée à une saison, du moins de façon significative. L’importance de ces autres ressources reste cependant globalement faible et atteint au maximum 7,6 % de la biomasse ingérée pour le fruit (sept.-oct. 831 et 0,6 % de la biomasse ingérée pour
    les insectes (juill.-août 83). Le régime alimentaire du Renard à Barisey révèle donc l’importance particulière de quatre genres de Rongeurs : Microtus, Apodemus, Clethrionomys et Arvicola. Leur part globale dans le régime (80 % de la biomasse ingérée) est sans commune mesure avec les autres catégories alimentaires. Rongeurs 80,2 % • Lagom. 6.3 % •Insectiv. 0.5 % Il Autres Mam. 2.3% Oiseaux 5.1 % Insectes 0,04 % Fruits 5,6 %“ - Marc ARTOIS (1990)
    Le renard a une grande capacité d’autorégulation, variant le nombre de naissances chaque année en fonction de la disponibilité des ressources et des territoires vacants.

    Il est grand temps de changer cette gestion absolument exécrable de notre biodiversité.

  •  Défavorable , le 9 juillet 2026 à 19h48
    Fortement défavorable à ce projet d’arrêté. Certains de ces predateurs permettent de lutter contre bon nombre de rongeurs de manière naturelle. La communauté scientifique est unanime sur l’importance de préserver la biodiversité et pourtant un texte pareil est proposé…. Pour le simple plaisir de tuer de certains et pour de gros lobbies …
  •  À IS DÉFAVORABLE , le 9 juillet 2026 à 19h48

    Permettre la destruction illimitée d’une espèce sauvage indigène, sur l’ensemble du territoire d’un département, est une folie qui n’est appliquée dans aucun autre pays de l’UE…

    Je m’oppose à la destruction illimitée d’espèces animales autochtones. En plus d’être inutiles, ces abattages portent atteinte aux équilibres écosystémiques et sont à l’origine de souffrances eu égard aux modes d’abattage et aux périodes d’abattage autorisées (pièges non sélectifs et mutilants, déterrage pour le renard, abattage en période d’élevage des jeunes, etc.).

    Concernant ce projet en particulier, je demande a minima :

    l’interdiction du déterrage du renard à l’échelle nationale ;
    la reconnaissance du rôle bénéfique de toutes les espèces dans les écosystèmes et vis-à-vis des activités humaines ;
    une refonte de la procédure de classement qui est une instruction à charge menée par les chasseurs, basée sur des données qui sont invérifiables ;
    l’interdiction de tuer ces espèces pour satisfaire les intérêts liés à la chasse,
    la mise en œuvre obligatoire de méthodes alternatives à la destruction pour toutes les espèces,
    un zonage par espèce prenant en compte les dégâts constatés et la présence d’exploitations agricoles, et l’interdiction de tuer ces espèces en dehors des activités sensibles à leur présence.
    Des destructions fortement critiquées par les scientifiques
    Commandé par le ministère de la Transition écologique, un rapport de parangonnage de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD) daté de février 2025 recommande de « faire évoluer la réglementation nationale en s’inspirant des bonnes pratiques observées à l’étranger ». Outre la suppression de l’arrêté triennal des ESOD, le rapport préconise d’adopter une approche plus pragmatique et localisée des conflits, en commençant par la prévention (mesures de protection) puis en encourageant les solutions alternatives à l’abattage systématique.
    Autre alerte émise par l’IGEDD : l’effet contre-productif des destructions généralisées, qui peuvent provoquer des déséquilibres au sein des écosystèmes naturels déjà fonctionnels (relation proie-prédateur, notamment).

    Également consulté par le Ministère, le Muséum d’Histoire Naturelle recommande lui aussi d’abandonner la réglementation ESOD en estimant, dans une étude publiée le 9 mars 2026, qu’ « il n’existe […] aucune preuve d’un quelconque bénéfice à détruire massivement les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts, d’autant que ces destructions réduisent les services que ces espèces rendent à nos sociétés, notamment à l’agriculture et la foresterie, comme la prédation des rongeurs et la dispersion des graines ». Les experts alertent aussi – et c’est une première – sur l’aberration économique du régime de destruction des ESOD : on tue des animaux parce qu’ils génèrent une perte de revenus pour les agriculteurs, or les scientifiques estiment que leur destruction peut, au final, leur coûter jusqu’à 8 fois plus cher !

    Autre rapport très critique de la réglementation ESOD, celui de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB), publié début 2024, commandé par deux associations importantes.
    Pour ses auteurs, non seulement le classement d’une espèce en ESOD est réducteur, anthropocentré et n’a aucune justification scientifique, mais il ne prend pas en compte le rôle de cette espèce dans le fonctionnement des écosystèmes naturels, notamment sa relation écologique avec les autres espèces.

    Une refonte de notre rapport à la faune commune
    Si la notion de «  nuisible  » a enfin définitivement disparu de nos textes en 2018, ce projet démontre que dans les faits, rien n’a changé.
    Ce projet reprend mot pour mot les termes des arrêtés qui le précèdent et qu’il est censé remplacer : les abattages pourront continuer avec les mêmes méthodes dans quasiment peu ou prou les mêmes départements.
    Naturellement présentes dans le milieu naturel, ces espèces participent aux équilibres des écosystèmes, et sont bénéfiques aux activités humaines en prédatant d’autres espèces animales ou en disséminant des végétaux.
    Pour la plupart, elles jouent un rôle de police sanitaire en débarrassant la nature de cadavres d’animaux, évitant ainsi la propagation de maladies.

    Des modes de destruction barbares, non sélectifs, aux conséquences non contrôlées
    Ce projet d’arrêté continue à autoriser le piégeage de l’ensemble des espèces toute l’année, leur tir, ainsi que le déterrage du renard, même si les préfets ont, depuis l’arrêté précédent, possibilité de limiter l’un ou l’autre de ces modes de destruction. Or les pièges tuants, qui provoquent la mort de l’animal dès sa capture ou après de longues minutes de souffrance, sont toujours autorisés en France malgré les risques que cela fait courir aux espèces non ciblées, potentiellement protégées, et aux animaux domestiques.
    Le déterrage, quant à lui, engendre des heures de souffrances pour le renard traqué, et pour sa portée lorsque le déterrage a lieu en pleine période d’élevage des jeunes. Ces pratiques barbares et non sélectives devraient être partout interdites.

    En outre, les destructions induisent nécessairement une réponse comportementale des animaux visés : ceux-ci peuvent se déplacer, adapter leur fécondité ou encore laisser une place libre que d’autres animaux vont rapidement occuper.
    Ces réponses rendent les destructions inutiles, voire contre-productives (propagation de maladies du fait du déplacement d’animaux porteurs d’un germe fuyant les destructions, élevage des jeunes rendu plus facile du fait de la libération d’un territoire, etc.). Les pouvoirs publics, conseillés par le monde cynégétique, continuent d’appliquer des méthodes d’apprenti-sorcier, sources de grande souffrance, sans en étudier les conséquences sur le comportement des animaux.

    Des prédateurs naturels tués pour satisfaire le seul plaisir des chasseurs
    Les associations l’ont longtemps dénoncé, et certains tribunaux l’ont même sanctionné. Pourtant, aujourd’hui, le Ministère continue de l’assumer et l’écrit noir sur blanc : les prédateurs naturels peuvent être tués pour protéger le gibier des chasseurs. Cet arrêté prévoit en effet que renard, pie bavarde, martre, fouine et belette peuvent être tués à proximité des enclos destinés aux lâchers de gibier et dans les territoires où les chasseurs mènent des actions pour favoriser leur gibier préféré. Autant de zones dans lesquelles nos prédateurs naturels sont inévitablement attirés par une nourriture abondante et facilement accessible car peu habituée à la vie sauvage. Un simple loisir, qui plus est aussi funeste que la chasse, ne devrait pas primer sur la préservation de notre patrimoine naturel.

    Protéger les activités plutôt que détruire une espèce animale
    Les mustélidés peuvent être piégés uniquement à proximité de certaines activités, mais tirés en tout lieu. Avant le 31 mars, les renards peuvent être tirés partout, mais ensuite seulement sur les terrains consacrés à l’élevage avicole. L’étourneau sansonnet peut être tiré uniquement près de certaines cultures, mais être piégé partout. Le geai des chênes peut être piégé dans les vergers et vignobles mais tiré partout, etc. Hormis la pie bavarde qui ne peut être tuée qu’à proximité de certaines activités quel que soit le mode de destruction choisi, les espèces peuvent être détruites indépendamment des activités à protéger, même dans des lieux où aucun dégât n’a été causé, et même dans des lieux où aucun dégât n’est susceptible d’être causé. L’objectif est donc de détruire un spécimen de l’espèce parce qu’il appartient à cette espèce, et non de trouver une solution à un problème posé par la présence de cet individu. Il est temps de recentrer les réflexions sur les moyens techniques à développer pour protéger efficacement et dans la durée certaines activités, plutôt que de privilégier le recours au fusil, facile mais inutile et dénué de toute éthique.

    Des méthodes alternatives obligatoires mais incontrôlables
    Les oiseaux sont protégés par la directive «  Oiseaux  », la martre par la directive «  Habitats  ». À ce titre, leur destruction ne peut être autorisée qu’après recherche, étude et mise en œuvre infructueuse de méthodes alternatives qui permettraient de protéger les activités humaines. Pourtant, ce projet d’arrêté n’impose pas que la réalité de cette mise en œuvre soit constatée par une personne indépendante, laissant à chacun la responsabilité de respecter les dispositions européennes… Or la difficulté d’initier ces alternatives et la facilité de recourir aux armes n’incitent pas les acteurs à préférer la méthode douce, pourtant plus efficace et plus pérenne que la destruction.

    Campagnols : une lutte naturelle reconnue mais non généralisée
    Ce projet entérine une fois de plus l’interdiction de tuer des renards et des mustélidés dans les zones où sont mises en œuvre des luttes chimiques contre les campagnols, reconnaissant ainsi le rôle d’auxiliaire que peuvent jouer ces petits prédateurs. Cependant, la lutte chimique est toujours de rigueur, ce qui présente le problème de l’utilisation de substances nocives en pleine nature et favorise l’ingestion de poisons par les prédateurs de campagnols. En outre, lutte naturelle et lutte chimique coexistent alors que la lutte naturelle est bien plus efficace en amont des pics de pullulation, soit avant que la lutte chimique ne soit engagée.

    Interdire l’utilisation des armes en pleine ville
    La destruction à tir des mustélidés est interdite dans les zones urbanisées. Pour des questions de sécurité évidentes, cette interdiction devrait être étendue à toutes les espèces.

    Le renard, une espèce injustement classée partout en France
    Le renard est à nouveau classé ESOD presque partout en France… Pourtant, cette espèce joue un rôle utile sur les populations de certains micromammifères et contre la propagation de maladies en éliminant cadavres et animaux malades. Les dégâts causés aux poulaillers interviennent en général sur des installations qui ne sont pas correctement protégées ou même complètement vétustes, et ne justifient pas le classement du renard dans la majorité des départements français. Le tort réel de cette espèce prédatrice et opportuniste est de s’attaquer un peu trop souvent au gibier des chasseurs, qui voient en elle une concurrente insupportable.

  •  Consultation publique esod, le 9 juillet 2026 à 19h47
    Avis favorable pour le projet esod pour 3 ans ce sont des espèces qui n ont pas de prédateur donc l homme doit intervenir pour les réguler afin de limiter les dégâts sur l élevage et le petit gibier pour un bon équilibre de la faune. Merci
  •  Contre, le 9 juillet 2026 à 19h47
    Avec la regulation, d’autres nuisibles s’installent. Je suis contre car si l’homme ne peut abattre un homme, il ne peut prejuger du droit de reguler un autre être vivant. Beaucoup méritent la peine de mort parmis les humains, elle est interdite. Qu’il en soit de même pour toutes les especes. Bloquer des projets pour cause de nidification, c’est du greenwashing, lutter contre des lobby ça fait mal mais c’est pour ceux qui le font que nous votons !
  •  Non à cette décision , le 9 juillet 2026 à 19h47
    Ces espèces font partie d’un équilibre naturel qu’il faut préserver
  •  Ahier rodérique , le 9 juillet 2026 à 19h47

    Contre, stop à tous ces massacres d’animaux qui ne sont pas nuisibles…laisser les écosystèmes sauto réguler.

    Merci

  •  Favorable, le 9 juillet 2026 à 19h45
    Les esode du groupe deux doivent etre obligatoirement remis sur le decret. Aucune etude scientifique ne vient corhoborer une extinction des especes.De plus les degats causés par les corvidés deviennent deplus en plus preganant et couteux à la charge des paysans. S agissant du renard l ecchinoccose alveolaire ne cesse de croitre en eurooe. Aucune etude en france ne vient prouver le contraire. Il faut inscrire aussi au tableau le chouces des clochers
  •  Défavorable , le 9 juillet 2026 à 19h45
    Le coût de "gestion" des animaux classés ESOD (ou non) est bien supérieur aux bénéfices obtenus par leur destruction. Le principal bénéfice n’est il pas de faire plaisir à certains ? A réfléchir, car dans de nombreux pays d’Europe, ces espèces sont respectables et respectées. La cohabitation est un objectif bien plus désirable.
  •  Apprendre à respecter la Faune et la Flore, le 9 juillet 2026 à 19h45
    Il est temps d’arrêter de persécutés les animaux dont le renard et autre malheureux blaireaux… il est grand temps de constater que le renard est un allié car d’une part comme tout être vivant sur cette planète, il a le droit de vivre paisiblement, le renard est un excellent chasseur de rats, souris et autres bêtes qui peuvent faire des dégâts dans les cultures. Et si par nécessité ou gourmandise, il mange quelques poules.. c’est toujours tristes mais.. regardons un peu ce que l’homme fait avant de juger les animaux qui eux le font pour manger et survivre… contrairement à l’homme qui en fait un commerce. Donc STOP à la chasse, aux meurtres des renards !
  •  CONTRE la liste Esod, le 9 juillet 2026 à 19h44
    J emets un avis defavorable a la liste esod. Toutes les etudes, scientifiques montrent, admettent l inutilite de cette liste, excepte le fait de favoriser les chasseurs et lobbies. Il est temps que la France prenne le digne chemin que beaucoup d autres pays voisins ont deja emprunte. Cordialement
  •  Non au massacre, le 9 juillet 2026 à 19h44
    Non au massacre de ces espèces qui ne sont pas nuisibles. Ils ont leur utilité.
  •  Avis défavorable - stop à la chasse , le 9 juillet 2026 à 19h44
    L’homme doit reprendre sa juste place dans la nature et arrêter de croire qu’il est superieur aux autres espèces. La plus gros nuisible sur la terre est l’homme. On voit où nous mène toutes les décisions catastrophiques qui ont été prises sur base de mauvais motifs.