Projet d’arrêté modificatif sur les espèces animales exotiques envahissantes sur l’île de La Réunion

Consultation du 03/08/2026 au 28/08/2026 - 14 contributions

L’île de La Réunion, comme d’autres territoires insulaires, est particulièrement affectée par la présence d’espèces exotiques envahissantes en raison d’une richesse biologique importante et endémique.

Afin de lutte contre ces espèces néfastes à la biodiversité locale, la réglementation national prévoit l’établissement de listes d’espèces afin notamment d’en interdire l’introduction dans le milieu naturel. L’arrêté du 9 février 2018 relatif à la prévention de l’introduction et de la propagation des espèces animales exotiques envahissantes sur le territoire de la Réunion précise la liste des espèces indigènes. Les autres espèces sont considérées comme exotiques envahissantes au regard des dispositions de l’article L.411-5 du code de l’environnement.

Le projet d’arrêté modificatif soumis à la consultation vient compléter cette liste pour les espèces indigènes de mollusques et des arthropodes.
Il prévoit en outre, l’ajout à cette liste des espèces autorisées dans le cadre de la lutte biologique conformément au code rural et de la pêche maritime, afin de mieux articuler les règlementations et renforcer l’efficacité des actions de gestion contre ces espèces exotiques envahissantes.

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Commentaires

  •  Projet d’arrêté modificatif sur les espèces animales exotiques envahissantes sur l’île de La Réunion, le 25 août 2026 à 14h17
    Avis favorable. La lutte biologique est la seule méthode efficace à grande échelle répondant à des conditions économiques raisonnables permettant de réduire la pression des espèces invasives (cf. programmes menés en ce sens par la Nouvelle Zélande et l’Australie par exemple). Il convient de la faciliter tout en l’encadrant, comme le propose l’arrêté . Bien noter aussi que pour certaines espèces, il existe sur l’île des "formes" indigènes (pas toujours clairement identifiées) et des formes introduites envahissantes. C’est le cas pâr exemple du bois d’arnette (Dodonea viscosa) , du bois de sureau (Leea guinensis) et de bien d’autres encore (change écorce, bois de violon, bois d’olive noirs, etc.).
  •  Défavorable , le 25 août 2026 à 10h19
    Quand l’homme intervient pour tuer et éradiquer des espèces, il ne fait que détruire. La Nature est capable de réguler si l’humain ne s’en mêle pas.
  •  Avis mitigé, le 25 août 2026 à 09h19

    Sera-t-il possible de modifier "facilement et régulièrement" cet arrêté, notamment concernant l’évolution des connaissances taxonomiques ?

    Beaucoup d’espèces encore non décrites localement, ou dont le statut est incertain (donc cette liste pourrait contenir de futures EEE), ou certaines dont l’identification peut évoluer.

    Aussi, en dehors des habituelles restrictions réglementaires, est-ce que cet arrêté ne sera finalement pas un obstacle supplémentaire ou bien sera-t-il sans impact particulier, du côté des actions de conservation ? Une espèce nouvelle, fortement menacée, sera nécessairement absente de cette annexe, comment mettre en place des actions de conservation rapides le cas échéant si c’est nécessaire à la sauvegarde d’une espèce ?

  •  Favorable - attention cependant à intégrer l’évolution constante des connaissances, le 24 août 2026 à 16h23
    Il faut veiller à ce que cet outil ne soit pas contreproductif sur les aspects conservatoires (la liste n’inclut pas par exemple les espèces encore à découvrir, endémiques).
  •  Avis favorable, le 24 août 2026 à 15h06
    Il faut lutter contre les EEE si l’on veut maintenir la biodiversité d’avant les modifications anthropiques, surtout au sein d’écosystèmes fragiles tels que les insulaires.
  •  Défavorable, le 13 août 2026 à 08h19
    Laissez la nature évoluer, les humanis voulant protéger font pire que bien . La nature s’adapte au climat. Au point de vue humain, c’est de l’endogamie !!!
  •  Avis favorable pour établir une liste, le 11 août 2026 à 16h53

    La présence d’espèces exotiques envahissantes peut avoir des conséquences importantes sur les espèces endémiques de l’île.

    Établir et mettre à jour une liste permettrait de mieux distinguer les espèces indigènes des espèces introduites, susceptibles de perturber les équilibres naturels ; et de renforcer les actions visant à protéger la biodiversité réunionnaise.

  •  Favorable, le 8 août 2026 à 11h21
    Prenons exemple sur des îles comme la Nouvelle Zélande et leurs actions strictes, juste et qui permettent d’éliminer certaines espèce invasives pour la protection des espèces endémiques.
  •  Défavorable , le 8 août 2026 à 10h44
    Il n’y a aucune raison valable pour vouloir tuer la faune
  •  Avis Favorable, le 7 août 2026 à 19h20
    Les espèces exotiques pouvant créer un déséquilibre irrémédiable dans les écosystèmes, il me semble important de renforcer cette protection, surtout concernant le biotope sensible d’une île.
  •  Favorable, le 6 août 2026 à 18h14
    L’ajout à cette liste des espèces autorisées dans le cadre de la lutte biologique conformément au code rural et de la pêche maritime, permet de mieux articuler les règlementations et renforce l’efficacité des actions de gestion contre ces espèces exotiques envahissantes.
  •  Favorable, le 5 août 2026 à 10h02
    Peut-être serait-ce l’occasion de revoir le statut ambigu du caméléon panthère Furcifer pardalis (=Chamaeleo pardalis dans l’arrêté du 17/02/1989), qui est à la fois protégé à la Réunion, mais considéré de facto comme espèce envahissante car non cité dans l’arrêté du 09/02/2018.
  •  Favorable , le 4 août 2026 à 19h20
    Laisser le grand tetra on a assez de gibier à chasser autre que cette majestueuses poule
  •  FAVORABLE, le 3 août 2026 à 18h13
    Bonjour, je suis en accord total, pour : L’arrêté modificatif sur les espèces animales exotiques.