Projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Consultation du 08/06/2026 au 29/06/2026 - 2626 contributions

La présente consultation porte sur un projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 encadrant les opérations d’effarouchement simple et renforcé de l’ours brun pour prévenir les dommages aux troupeaux. Il vise principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’Office français de la biodiversité (OFB) réalisent des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes cadres qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Les éleveurs, membres d’un groupement pastoral, gestionnaires d’estive, bergers et lieutenants de louveteries pourront donc réaliser des opérations en complément de l’OFB, afin de réduire les délais d’intervention et de gagner en efficacité. Le projet d’arrêté apporte des garanties pour une mise en œuvre de ces opérations sécurisée : obligation de formation, intervention validée par le préfet, compte-rendu transmis dans les 72 heures suivant les opérations. Par ailleurs, le texte prévoit également quelques modifications et précisions dans l’article 4 encadrant les opérations d’effarouchement renforcé.

1. Contexte général

Ce projet d’arrêté s’inscrit dans le cadre du plan d’action ours brun 2018-2028, publié le 9 mai 2018. Ce dernier s’inscrit lui-même dans la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la biodiversité.

L’ours (Ursus arctos) est une espèce strictement protégée au niveau international (Convention de Berne), communautaire (directive dite « Habitat Faune Flore ») et français (code de l’environnement). À ce titre, toute perturbation intentionnelle des spécimens d’ours est interdite, mais des dérogations sont possibles pour prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques, à condition qu’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes et que les opérations ne nuisent pas au maintien du bon état de conservation de la population.

L’effarouchement comprend une série de dispositifs pouvant être utilisés pour éloigner l’ours des troupeaux quand les mesures de protection sont insuffisantes. Une mesure d’effarouchement est assimilée à une perturbation intentionnelle et ne peut donc être mise en place que sur la base d’une dérogation. Le projet d’arrêté a pour objet de fixer les conditions et limites dans lesquelles ces dérogations peuvent être accordées par les préfets, lorsqu’elles visent la prévention des dommages aux troupeaux domestiques par prédation.

En juin 2019, a été publié un premier arrêté permettant la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux lors de la saison d’estive 2019. Il prévoyait la mise en œuvre de mesures graduées pour répondre aux attaques d’ours : effarouchement simple via des moyens sonores, olfactifs, lumineux, puis effarouchement renforcé par tirs de cartouches à double détonation ou en caoutchouc. Le dispositif a été reconduit en 2020 puis en 2021, également de manière expérimentale. Des modifications significatives ont été apportées à l’arrêté de 2021 par rapport à celui de 2020, notamment pour renforcer les exigences en matière de formation pour les personnes habilitées à pratiquer l’effarouchement renforcé, apporter des précisions sur les conditions de réalisation des tirs, et réserver l’usage des munitions en caoutchouc aux situations où l’ours représente un risque en raison d’un comportement menaçant. En 2022, après 3 années de mise en œuvre expérimentale et après analyse des bilans annuels et du bilan triennal produits, il a été décidé de mettre en place ces mesures de manière pérenne, en introduisant toutefois de nouvelles évolutions, dont l’interdiction de mener des opérations d’effarouchement renforcé dans le cœur du Parc national des Pyrénées. Un nouvel arrêté-cadre a donc été publié le 21 juin 2022 (arrêté du 20 juin 2022 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux).

Cependant, en raison de l’annulation, par décision du 31 octobre 2022 du Conseil d’Etat, des dispositions relatives à l’effarouchement renforcé figurant dans l’arrêté ministériel relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement pour l’année 2021, il est apparu nécessaire de renforcer l’encadrement de l’effarouchement renforcé au moyen d’un nouvel arrêté. La décision du Conseil d’État en date du 31 octobre 2022 motivait l’annulation par l’absence « de mécanisme encadrant la mise en œuvre du dispositif d’effarouchement renforcé auprès des femelles en gestation et suitées ». L’arrêté-cadre du 4 mai 2023 a donc apporté des modifications supplémentaires susceptibles de répondre aux griefs du Conseil d’Etat, tout en confortant les opérations d’effarouchement de nature à faciliter la cohabitation entre l’ours et les activités humaines, et notamment l’élevage. Néanmoins, alors que l’arrêté du 20 juin 2022 était similaire à celui du 31 mai 2021 concernant les conditions de mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé, le Conseil d’Etat, convaincu par les nouveaux éléments de l’administration concernant l’absence d’effets sur les femelles gestantes et suitées, a rejeté les requêtes demandant l’annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 dans ses décisions du 10 juillet 2023 et du 18 avril 2024. Dans l’intervalle, dans l’hypothèse d’une annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 par le Conseil d’Etat, afin d’apporter des garanties nouvelles, l’arrêté du 4 mai 2023, avait notamment introduit la restriction aux seuls agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) de la possibilité de mettre en œuvre les mesures d’effarouchement renforcé.

2. Bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé depuis 2019

Les bilans annuels et pluriannuels des opérations d’effarouchement témoignent, d’une part, de l’absence d’effets négatifs apparents sur la population ursine et sa répartition, et d’autre part, d’une efficacité concernant l’évitement de la déprédation, particulièrement s’agissant de l’effarouchement renforcé. L’effarouchement renforcé a mis en fuite tous les ours observés, avec échec de la tentative d’approche du troupeau dès mise en œuvre de tirs à effet sonore (parfois répétés pour conduire à la fuite du prédateur). Les opérations ont ainsi eu pour conséquence l’absence de déprédation constatée sur les troupeaux regroupés sous la protection des effaroucheurs. Aucun ours n’a manifesté de comportement agressif, aucun ourson n’a été séparé de sa mère et il n’a jamais été besoin de recourir aux balles en caoutchouc (prévues en ultime recours en cas de risque pour les opérateurs). Par ailleurs, le déploiement des effarouchements s’est accompagné d’une évolution importante de la mise en place des mesures de protection, condition nécessaire à la réalisation des effarouchements. En outre, pour les éleveurs et les bergers, les effarouchements, en particulier renforcés, sont considérés comme une mesure complémentaire aux mesures de protection, dont ils contribuent indirectement au déploiement.

Depuis la première année d’expérimentation, le bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé (principalement mis en œuvre en Ariège) est le suivant :

-  en 2019, sur 15 nuits d’intervention, 5 ont vu un contact avec l’ours ;
-  en 2020, 34 opérations programmées ont donné lieu à 70 nuits d’effarouchement dont 13 ont fait l’objet d’au moins un contact avec un ours ; ainsi, 13 opérations ont donné lieu à l’effarouchement d’au moins un ours au moyen de cartouches à effet sonore ;
-  en 2021, 47 opérations ont été réalisées, totalisant plus de 93 nuits d’intervention ; au cours de 18 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) a été pratiqué à l’aide de munitions à double détonation ;
-  en 2022, 20 opérations ont été réalisées, totalisant 40 nuits d’intervention ; au cours de 6 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) ;
-  en 2023, 19 opérations ont été réalisées, pour un total de 38 nuits ; 13 opérations ont donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2024, 9 missions ont été conduites, totalisant 21 nuits ; aucune opération n’a donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2025, 23 opérations ont été réalisées, durant 59 nuits et 2 journées ; un effarouchement a été pratiqué lors de 4 missions.

Pour réaliser les effarouchements, l’OFB a créé en 2020 une brigade de 6 personnes, rattachée à la Brigade Mobile Grands Prédateurs, dont l’effectif n’a cessé d’augmenter afin de répondre aux besoins : en 2025, 14 agents dont 7 titulaires ont participé aux opérations.

On rappelle que, d’après le dernier bilan annuel du Réseau Ours Brun, portant sur l’année 2025, la population pyrénéenne d’ours brun poursuit son augmentation. L’effectif minimum détecté est de 108 individus, contre 96 l’année précédente, avec au moins 6 portées totalisant 8 oursons de l’année. Le taux d’accroissement moyen annuel entre 2006 et 2024 est ainsi estimé à +11,53%.

Malgré l’augmentation de la population ursine, les dommages sur l’ensemble du massif continuent à diminuer depuis plusieurs années. En 2025, 510 ovins ont été prédatés (contre 554 en 2024, 552 en 2023, 592 en 2022, 575 en 2021, 658 en 2020 et 1173 en 2019). En 2025, on a ainsi recensé 289 attaques d’ours (classées « prédation ours non écartée ») sur bétail et 2 attaques sur ruchers. Il est à noter que les dommages ne sont plus uniquement concentrés en Ariège, mais que la Haute-Garonne, et dans une moindre mesure les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques, connaissent des dégâts, même si 75% des prédations ont lieu en Ariège. Le déploiement progressif des mesures de protection sur le massif, et principalement en Ariège, ainsi que le recours aux effarouchements simples et renforcés, déployés depuis 2019, peuvent être considérés comme les principales causes de cette diminution.

3. Enjeu de la modification de l’arrêté du 4 mai 2023 envisagée

En 2026, le groupement pastoral d’Arreau a effectué une demande de dérogation espèce protégée afin de mettre en place de manière expérimentale des effarouchements par tirs non létaux réalisés par les éleveurs et bergers pour prévenir les dommages aux troupeaux. Une telle demande avait pour objectif de mener des interventions rapidement après le dernier épisode de prédation rencontré, avant que l’OFB n’effectue des opérations ou en lieu et place des interventions de l’OFB.

Afin d’apporter un cadre juridique sécurisé à la dérogation envisagée pour l’estive d’Arreau, il a été décidé de procéder à la modification de l’arrêté-cadre du 4 mai 2023 qui régit la mise en place des mesures d’effarouchement de l’ours brun. L’ambition est ainsi d’ouvrir à nouveau la participation d’intervenants extérieurs aux opérations d’effarouchement, en apportant des garanties particulières afin de sécuriser la mise en œuvre des mesures par ces opérateurs. A la différence des agents de l’OFB, les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie ne pourront pas faire usage des cartouches à munitions en caoutchouc qui pourraient présenter un risque d’accident : en cas de comportement menaçant de l’ours effarouché, ils pourront utiliser les bombes à poivre dont ils peuvent à présent être dotés. De même, les opérations effectuées par des intervenants extérieurs devront être préalablement validées par le préfet et les conditions de transmission des comptes-rendus exigeantes devront permettre de s’assurer que les dérogations sont réalisées dans les conditions requises et seront suspendues en cas de difficulté.

Les arrêtés préfectoraux autorisant les effarouchements renforcés qui seront délivrés en application de l’arrêté du 4 mai 2023 modifié seront dispensés des consultations obligatoires (l’arrêté-cadre y ayant été soumis), afin de permettre une meilleure réactivité par rapport aux besoins. Toutefois, les conditions exigeantes de mise en œuvre de ces mesures ne sont pas assouplies afin que l’effarouchement reste uniquement un recours alternatif si les moyens de protections s’avèrent insuffisants à prévenir les attaques : seuls les troupeaux pouvant attester d’une mise en œuvre effective et proportionnée des moyens de protection du troupeau et de la survenue de dommages malgré la mise en place de dispositifs d’effarouchement simple, pourront bénéficier des effarouchements renforcés.

4. Contenu du texte

Le présent projet vise donc principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’OFB puissent réaliser des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes antérieurs à l’arrêté du 4 mai 2023. Le Conseil d’Etat n’avait en effet pas condamné la participation d’intervenants extérieurs, l’arrêté du 20 juin 2022 ayant été jugé légal. En outre, l’intégration d’une formation dispensée par les agents de l’OFB, la validation préalable des opérations par le préfet et la transmission des comptes-rendus des opérations menées par les bergers/éleveurs/louvetiers dans un délai contraint apportent un cadre de nature à assurer la garantie attendue par le Conseil d’Etat.

L’ambition est que la réalisation des effarouchements renforcés puisse correspondre au mieux aux besoins, d’une part afin d’être en mesure de répondre aux estives sollicitant la mise en œuvre d’opérations postérieurement à des attaques, d’autre part en réduisant le délai d’intervention par rapport aux opérations réalisées par l’OFB pour un gain d’efficacité. Les interventions effectuées par les éleveurs/bergers ont donc vocation à compléter celles de l’OFB (interventions dans l’attente de celles de l’OFB) ou bien à les remplacer.

Les « considérant » apportent des précisions nouvelles sur la mise en œuvre des effarouchements renforcés depuis 2019 (nombre d’opérations, absence d’utilisation de cartouches en caoutchouc depuis le début des missions, absence de dommages auditifs et de séparation mère/ourson, impossibilité pour l’OFB de répondre à tous les besoins dans un court délai), ainsi que sur l’évolution de la population ursine, les chiffres de la prédation et l’amélioration de la mise en œuvre de la protection.

L’article 1 modifie le III de l’article 4 pour introduire de nouvelles conditions à la réalisation des effarouchements renforcés :

-  Au 1°, il est désormais écrit, par souci de clarification, que l’extension des opérations est possible « aux périodes crépusculaires et matinales » et non plus « aux périodes crépusculaires ou matinales »
-  Au 6°, est élargie à toutes les situations la restriction des interventions au cas où l’ours est dans une tentative manifeste de prédation (cette obligation était auparavant restreinte aux opérations où l’ours en situation de prédater était une femelle suitée)
-  Au 9°, est ajoutée la possibilité pour les éleveurs, membres de groupement pastoral, gestionnaires d’estives, bergers et lieutenants de louveterie, titulaires du permis de chasser, d’effectuer des effarouchements renforcés, comme le permettaient les arrêtés qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Cette autorisation est conditionnée à l’obligation de suivre une formation préalable dispensée par l’Office français de la biodiversité afin de garantir la réalisation des opérations dans des conditions de sécurité. La formation comportera un volet théorique et un volet pratique.
-  Au 10°, est adaptée la rédaction en conséquence des modifications qui sont intervenues au 6°. Est ajouté une mention précisant qu’en cas d’effarouchement renforcé réalisé sur une femelle suitée, il convient de vérifier que les oursons partent dans la même direction que leur mère.
-  Le contenu des comptes-rendus d’effarouchement est actualisé : des précisions doivent désormais être apportées sur la localisation du troupeau et des intervenants et la localisation et la trajectoire des ours.
-  Pour les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie, il est précisé que les opérations doivent être préalablement validées par le préfet et qu’un compte-rendu de chaque opération doit être transmis dans les 72 heures qui la suivent. En cas de non transmission, la dérogation sera suspendue.

L’article 2 est un article d’exécution.

Consultations obligatoires :

-  Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) est consulté le 17 juin 2026.
-  La consultation du public est ouverte du 8 au 29 juin 2026 inclus. En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.

Pièces jointes :

-  Le projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  L’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  Le bilan 2025 et pluriannuel des mesures d’effarouchement renforcé de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Merci de préciser, en intitulé de vos observations, votre positionnement sur le texte (FAVORABLE ou DÉFAVORABLE).

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Commentaires

  •  Defavorable, le 20 juin 2026 à 09h17
    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées. Le statut de l’espèce doit permettre une protection compète. De plus il existe des solutions alternatives et il risque d’y avoir des dérangements importants sans contrôle de l’état.
  •  Favorable , le 20 juin 2026 à 09h17
    Il y a des gens qui vivent et travaillent ici, avec des enfants.
  •  DÉFAVORABLE, le 20 juin 2026 à 09h16

    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées.

    Il reste à mon avis beaucoup d’autres actions et procédures à mettre en place au niveau du troupeau (berger en plus, cloture) avant d’en arriver à cette solution d’effarouchement qui doit rester entre les mains d’agents formés et extérieurs pour garantir sa bonne utilisation.

  •  Contre l’effarouchement de l’ours dans les Pyrénées , le 20 juin 2026 à 09h15
    L’ours quasiment exterminé par l’homme dans son biotope retrouve peu à peu une place qu’il n’aurait jamais dû quitter. Sa réintroduction a pu poser des problèmes aux bergers dont les pratiques évoluent dans le temps laissant trop souvent leurs troupeaux sans surveillance . L’arrivée du matou améliore les choses, les attaques d’ours se font plus rares et ce même avec une population qui s’accroît . Effaroucher l’ours n’est en rien une solution , apprendre à vivre en sa présence et partager le biotope serait plus responsable . De fait je le positionne donc contre cette pratique et l’arrêté qui l’auroriserait
  •  Favorable , le 20 juin 2026 à 09h15
    Il y a des gens qui vivent et travaillent ici, avec des enfants
  •  DEFAVORABLE JE SUIS CONTRE, le 20 juin 2026 à 09h13
    Je suis formellement contre l’effarouchement des ours dans les Pyrenees par les bergers, éleveurs et lieutenant de louveterie. C’est une espèce strictement protégée par la Directive européenne « Habitats » (Annexe IV) et le Code de l’environnement français (Art. L. 411-1). L’utilisation de parcs nocturnes électrifiés et de bergers d’appui n’est pas généralisée, alors que les études montrent que ces moyens sont très efficaces. C’est ce que la loi considère pourtant une solution satisfaisante. Les tirs prévus vont affoler les mamans et leurs oursons et provoquer leur séparation ce qui compromet la survie des petits. Le Conseil d’État a annulé par le passé des arrêtés similaires en précisant que confier l’effarouchement à des acteurs privés, sans encadrement direct par des agents publics (OFB), ne garantit pas la protection de ces animaux. Les effarouchements sont pratiqués avec des armes de chasse, seules les munitions changent, et des appareils de vision nocturne. Il y a de grands risques de dérapages. Le CNPN a donné un avis défavorable à l’unanimité et a souligné le manque de protocole scientifique sérieux sur ces tirs. En conséquence je demande que soit stoppé ce projet d’arrêté. La protection d’une espèce menacée d’extinction serait sacrifiée au profit de mesures de gestion dont l’innocuité n’est pas prouvée et pour lesquelles des alternatives non violentes existent, et sont prouvées depuis des années par les associations de défense des ursidés. Il faut continuer à leur faire confiance et surtout mettre en place les moyens de protection des bergers et des troupeaux comme cela s’est toujours fait mais est abandonné par les éleveurs.
  •  Contre l’effarouchement non encadré , le 20 juin 2026 à 09h13
    Je suis formellement contre l’effarouchement fait par des personnes privées (éleveurs, bergers, lieutenants de louveterie) à pratiqupersonnes privées (éleveurs, bergers, lieutenants de louveterie. Pratiquer l’effarouchement renforcé (tirs à double détonation) sans contrôle d’un professionnel sur une espèce strictement protégée est dangereux. Non seulement il peut y avoir des dérapages , mais en plus cela peut rendre l’ours agressif, alors qu’il est habituellement indifférent et non agressif envers l’humain. D’autant plus que cela n’est pas nécessaire en estive lorsque les mesures de protection des troupeaux sont appliquées strictement. Ce qui est loin d’être le cas partout ! Attendons que ces mesures soient appliquées dans toutes les estives afin de voir s’il est nécessaire d’effaroucher l’ours à tout va , ce qui est une action violente qui peut nuire aussi à d’autres espèces qui ont toutes leur place dans notre écosystème. Sans les autres espèces vivantes végétales ou animales sans oublier les microorganismes, l’humain n’existerait même pas , d’ailleurs il court à sa perte en ne respectant pas les autres espèces qui constituent les écosystèmes et qui sont toutes en interactions entre elles y compris l’humain qui se croit supérieur mais qui finira par s’éteindre alors que la planète qui nous abrite momentanément, elle, continuera à tourner sans nous, sans notre ignorance, sans notre domination, sans nos guerres, sans nos armes, sans notre argent et sans notre cruauté. Respect pour les êtres vivants quels qu’ils soient ! Choisissons d’autres manières d’être vivant !
  •  Totalement défavorable, le 20 juin 2026 à 09h09
    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées ». Il semble que ces pratiques soient nuisibles aux ours, le Conseil d’état a dejà annulé des pratiques similaires et ces détonations de 120 décibels peuvent avoir des répercutions graves sur la santé des ours. Leurs réactions à ce type d’effarouchement peut être nuisible à leur santé ainsi qu’engendrer un comportement imprévisible (comme séparer les mamans de leurs petits). D’autre part le Conseil National de Protection de la Nature est à l’unanimité défavorable à cette pratique non prouvé scientifiquement. Pour finir, il y a des alternatives plus simples et moins violentes comme la protection des troupeaux par les bergers eux-mêmes et leurs chiens alors merci de laisser tranquille les ours et que les hommes fassent un effort pour vivre en bonne entente avec les reste du vivant, celà ne sera que positif pour lui.
  •  Défavorable , le 20 juin 2026 à 09h09
    Laisser à des intervenants extérieurs à l’Office n’est pas concevable Le parti pris des intervenants mentionnés est évident Manque d’impartialité Je suis donc défavorable au projet
  •  DÉFAVORABLE , le 20 juin 2026 à 09h08
    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées. Est-il nécessaire de rappeler que l’ours brun est une espèce strictement protégée ? Une solution alternative serait la généralisation de l’utilisation de parcs de regroupement nocturnes électrifiés et de bergers d’appui. Il faut parler aussi du danger de séparation des femelles et de leurs oursons, et des dommages auditifs que peut causer un tir de 120 décibels. L’absence de contrôle par des agents publics a déjà fait annuler de tels arrêtés car la protection de l’espèce n’est pas garantie et le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) a émis un avis défavorable à l’unanimité.
  •  Je suis défavorable à l’effarouchement de l’ours ! , le 20 juin 2026 à 09h08

    L’ours est un animal sensible, qui a droit à sa tranquillité ; l’effaroucher le détourne de ses comportements naturels, et nous faisons comme si l’humain était au centre de tout sur cette planète ! Les ours étaient là avant nous, nous devons cohabiter avec eux de manière respectueuse et amicale.

    NON à l’effarouchement des ours par les particuliers et autres !!!

  •  Avis defavorable, le 20 juin 2026 à 09h07
    Je suis contre l effarouchement des ours des pyrenees par les eleveurs et autres intervenants du secteur prive. Merci de respecter cette espece protegee
  •  effarouchement des ours, le 20 juin 2026 à 09h03
    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie dans les Pyrénées. La directive européenne interdit ce genre de pratique. Les bergers, éleveurs et lieutenants de louveterie n’ont qu’à faire ce qui est préconisé au lieu de se rabattre sur la facilité. L’avis du CNPN n’est même pas écouté alors pourquoi existe-t-il ? Et je suis contre la chasse en général. Nous ne sommes plus au Moyen-âge : nous n’avons plus besoin de la chasse pour manger. En l’occurrence, les chasseurs, pêcheurs ne sont que des assassins en puissance et qu’ils aient une charge publique importe peu car il ne faut pas se leurrer il y a beaucoup d’élus qui sont eux-mêmes des assassins. LAISSEZ LES OURS ET LES LOUPS TRANQUILLES.
  •  Défavorable , le 20 juin 2026 à 09h01
    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, lieutenants de louveterie, éleveurs dans les Pyrénées
  •  Effarouchement autorisée de l’ours par des personnes privées , le 20 juin 2026 à 08h59
    Je suis DÉFAVORABLE à ce projet
  •  DÉFAVORABLE , le 20 juin 2026 à 08h58
    Bonjour, Je suis contre l’effarouchement de l’ours par les bergers, éleveurs et lieutenant de louveterie dans les Pyrénées et ce pour plusieurs raisons. C’est notamment une espèce protégée dont la population est minime et fragile, pourquoi donc aller contre ce statut. Cela pourrait causer davantage de stress surtout en période de gestation et lorsque les oursons sont auprès de leur mère. Le bruit engendré peut également causer des dommages auditifs et des séparations. Accepter que des personnes utilisent ce type d’armes sans encadrement est également dangereux et pourrait donner lieu à des accidents… Il y a d’autres moyens de protection pour ceux qui travaillent en montagne, les parcs de regroupement électrifiés ont montré leur efficacité et d’autres dispositifs peuvent également être exploités. Je ne souhaite donc pas que cet arrêté soit validé.
  •  DÉFAVORABLE, le 20 juin 2026 à 08h52
    L’ours brun est une espèce strictement protégée. Les détonations atteignent 120 décibels, ce qui représente un risque de dommages auditifs graves pour l’ours. De plus, ces tirs intensifs génèrent un danger de séparation des femelles et de leurs oursons, menaçant la survie des petits. Confier l’effarouchement à des acteurs privés, sans encadrement direct par des agents publics (OFB), ne garantit pas la protection de l’espèce. Les effarouchements sont pratiqués avec des armes de chasse. Le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) a émis un avis défavorable à l’unanimité contre cette expérimentation, soulignant le manque de protocole scientifique sérieux. La protection d’une espèce menacée d’extinction ne doit pas être sacrifiée au profit de mesures de gestion dont l’innocuité n’est pas prouvée et pour lesquelles des alternatives non violentes existent.
  •  DÉFAVORABLE, le 20 juin 2026 à 08h50
    Je comprends les besoins des éleveurs. Cependant je m’oppose au fait de confier les tirs d’effarouchement à d’autres personnes que les agents assermentés de l’OFB pour le faire, dans de strictes conditions dérogatoires et après avoir vérifié qu’aucune autre solution n’était satisfaisante. Ce n’est qu’à cette condition que la protection de l’espèce peut selon moi être garantie.
  •  Contre l’effarouchement des ours et autres animaux sauvages., le 20 juin 2026 à 08h46
    Je suis contre les effarouchements des ours, orchestrés le plus souvent par des chasseurs. Pourquoi les ours seraient-ils indésirables en France alors que dans nombre de pays, où ils sont installés, cela ne pose que peu de problèmes ? Pourquoi les bergers qui utilisent l’espace publique ne s’adapteraient-ils pas ?
  •  Avis defavorable, le 20 juin 2026 à 08h46
    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers ;les éleveurs et les lieutenants de louveteaux dans les Pyrénées. L’ours est une espèce protégée. Le vonseil national de protection de la nature a émis à l’unanimité un avis défavorable. De plus il existe d’autres solutions qui ne sont pas toujours mises en place. Et il y a un risque pour les oursons de se retrouver séparés de leur mère. Donc je suis contre cet arrêté.