Projet d’arrêté fixant les conditions et limites dans lesquelles des mesures de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux peuvent être mises en place par les préfets

Consultation du 09/12/2025 au 30/12/2025 - 1266 contributions

La présente consultation du public porte sur le projet d’arrêté fixant les conditions et limites dans lesquelles des mesures de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux peuvent être mises en place par les préfets.

Le projet de texte est adossé à la deuxième étape du protocole « Ours présentant un comportement anormal ou dangereux ». Les interventions de conditionnement aversif visent à faire cesser un comportement à l’origine d’une interaction négative avec l’être humain. Ce texte a pour objet de donner aux services une meilleure réactivité pour mettre en œuvre le protocole, celui-ci concernant des situations souvent sensibles, pour lesquelles un traitement urgent est nécessaire en raison d’un risque pour la sécurité publique et de la mise en danger des personnes.

Historique du protocole « ours à problème »

Le protocole dit « ours à problème » a été élaboré en 1992, notamment suite au comportement familier observé chez un ours en 1991. Il a depuis été plusieurs fois actualisé. Il vise à mettre en place des mesures graduelles (du conditionnement aversif à l’élimination) sur des individus ayant développé un comportement entraînant une situation de conflit aigu avec l’Homme. Il s’appuie sur les démarches similaires conduites en Espagne et en Italie. Il a vocation à mettre en place des actions sur une espèce protégée telles que la perturbation intentionnelle, la capture et la destruction, qui ne peuvent être autorisées que par des dérogations au titre de l’article L. 411-2 du code de l’environnement.

Le protocole n’a pas vocation à régler les problèmes de prédation mais bien à traiter le cas des individus présentant un comportement pouvant engendrer des risques ou des conflits aigus pour l’homme. Même si ces cas sont rares, la gestion de telles situations justifie de l’existence d’une procédure spécifique.

La dernière version du protocole « ours à problème » avait été rédigée en 2009. Elle définissait un ours à problèmes de la manière suivante :
« Un ours à problèmes peut être défini comme un ours ayant un comportement entraînant une situation aiguë de conflit avec l’homme. Cette définition recouvre les 3 situations suivantes :
1) un ours trop familier vis-à-vis de l’homme (absence persistante de fuite, présence diurne en zone de présence humaine permanente, attaque de troupeau le jour en présence du berger, alimentation régulière à partir de nourriture d’origine humaine…) ;
2) un ours agressif envers l’homme (comportement agressif spontané non provoqué par une attitude humaine) ;
3) un ours anormalement prédateur (attaques répétées du même individu sur cheptel domestique soumis à protection) ».

Depuis 2000, le protocole n’a été déclenché que 4 fois : en 2003/2004 pour l’ours Papillon, très âgé et dont le comportement familier s’expliquait par des difficultés à se mouvoir ; en 2019 et 2021 pour l’ours Goïat, qui avait effectué des prédations sur des animaux regroupés, gardés, à proximité des habitations ; enfin 2024 pour l’ours M129 au comportement familier, de jour, à plusieurs reprises. Jusqu’à présent, le protocole n’a pas été déployé au-delà de l’étape 3 (capture pour mise en œuvre du conditionnement aversif). Seul l’ours Papillon a d’ailleurs pu être capturé et équipé d’un émetteur radio-télémétrique.

Cependant, à plusieurs reprises, des expertises ont conduit au non-déclenchement du protocole. Aussi, d’autres mesures ont pu être prises en dehors du protocole, sur des estives protégées faisant l’objet de prédations récurrentes mais sans qu’un seul ours en soit à l’origine ni qu’il s’agisse de comportements de surprédation. Cela a été le cas récemment, en 2025, sur l’estive d’Arreau où une centaine de brebis a été tuée durant l’été, mais plusieurs individus étaient responsables des dommages. Par conséquent, des opérations d’effarouchement renforcé, distinctes des actions mises en place pour les ours au comportement problématique vis-à-vis de l’Homme, ont été menées. De même, en 2007, l’ourse Franska, dont le niveau de prédation était élevé, n’a pas fait l’objet de mesures dans le cadre du protocole puisque l’expertise a révélé qu’elle prélevait des animaux dans des troupeaux non protégés.

La mise en œuvre du protocole est fondée sur une expertise conduite par les services de l’OFB, avec l’appui des différents représentants locaux des structures concernées du réseau ours brun (ONF, FDC, OFB, associations, PNP…) sur sollicitation des préfets de département.

Révision du protocole

En 2023, les services de l’Etat ont commencé un travail de révision du protocole, en parallèle de l’élaboration d’un protocole « ours en difficulté ». Ce dernier a lui été validé en 2024. Il traite des spécimens dont la survie est supposée menacée (prise en charge des ours en difficulté, en particulier d’oursons séparés de leur mère, d’ours blessés, ou d’ours très âgés). La révision du protocole dit « ours à problème » était motivée par deux besoins : d’une part, actualiser le document dont la version en vigueur datait de 2009, d’autre part, disposer d’un dispositif permettant une meilleure réactivité puisqu’il doit généralement être mis en œuvre dans des situations d’urgence.

Les principales modifications du protocole sont les suivantes :
-  Changement de dénomination : le protocole nouveau est intitulé « Ours présentant un comportement anormal ou dangereux » et non plus « Ours à problème ». Il cible ainsi davantage le comportement manifesté ponctuellement par un individu plutôt que l’individu lui-même ;
-  Suppression des ours anormalement prédateurs du dispositif pour un double motif : d’une part, les phénomènes de surprédation ne sont généralement pas le fait d’un seul ours, d’autre part, ce sujet est traité dans un autre cadre par la possibilité de mettre en œuvre des effarouchements simples et renforcés (arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux) ;
-  Mise en place d’un arrêté cadre fixant les conditions et limites dans lesquelles des mesures de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux peuvent être mises en place par les préfets : l’enjeu est de pouvoir prendre plus rapidement un arrêté préfectoral autorisant le conditionnement aversif, dès lors que les conditions dérogatoires sont réunies ;
-  Révision de la chaîne décisionnelle du protocole afin de rendre plus aisée la mise en œuvre des différentes étapes ;
-  Ajout d’un schéma « Qui fait quoi ? » pour chaque phase du protocole ;
-  Précisions et modifications rédactionnelles visant à clarifier le document (notamment la dimension technique de chacune des phases du protocole) afin d’améliorer la prise de décision pour le déclenchement du protocole et de ses différentes phases.

Projet d’arrêté cadre autorisant le conditionnement aversif dans des conditions très précises

Parallèlement à la révision du protocole a émergé l’idée d’adosser la deuxième étape de ce dernier à un arrêté cadre destiné à fixer les conditions et limites dans lesquelles des mesures de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux peuvent être mises en place par les préfets. Pour rappel, le conditionnement aversif consiste à enclencher un processus d’apprentissage, en associant la délivrance répétée d’un stimulus négatif à un comportement particulier que l’on cherche à modifier. L’intervention vise à approcher l’ours à une distance de quelques dizaines de mètres et à le toucher à l’arrière train au moyen de balles en caoutchouc tirées par un fusil, entraînant une douleur pour l’animal sans le blesser durablement.

L’ambition de ce texte est de donner aux services une meilleure réactivité pour mettre en œuvre le protocole, celui-ci concernant des situations souvent sensibles pour lesquelles un traitement urgent est nécessaire (en raison du risque pour la sécurité publique et de la mise en danger des personnes). Le projet d’arrêté cadre concerne uniquement la deuxième étape du protocole, à savoir la première phase d’action visant à faire cesser le comportement à l’origine d’une interaction négative avec l’être humain. Dans la mesure où c’est la phase d’intervention qui intervient en premier lors du déploiement du protocole et où c’est l’étape qui a été la plus fréquemment mise en œuvre, c’est tout d’abord pour cette phase que des besoins d’ajustement ont été identifiés. En effet, après plusieurs déclenchements du protocole à la fin des années 2010 et au début des années 2020, le délai de mise en œuvre est apparu inadapté avec le besoin immédiat d’intervention. D’une part, dans des situations qui provoquent des conflits et où un risque est identifié, une action rapide est nécessaire pour apporter une réponse ; d’autre part, afin d’espérer une efficacité du protocole sur l’ours identifié, il convient de pouvoir agir vite avant qu’il ne se déplace (les ours mâles ont en effet des territoires très vastes et des distances de déplacement très importantes). Ainsi, plus le temps d’action est éloigné de la survenue des faits entraînant le déclenchement du protocole, moins l’intervention est pertinente et moins elle a de chances d’aboutir. Hormis pour l’ours Papillon, les tentatives de conditionnement aversif ont échoué dans la mesure où elles n’ont finalement pas pu être mises en œuvre faute de présence de l’ours. Jusqu’alors, les situations qui ont engendré des interventions n’ont pas eu de conséquences sur l’intégrité physique de personnes, mais avec l’augmentation de la taille de la population ursine, cette situation n’est pas à exclure pour l’avenir, et il faut pouvoir se doter d’un outil ad hoc. C’est également le gage d’une meilleure acceptation de la population ursine.

Aussi, le projet d’arrêté ministériel prévoit un cadre au sein duquel pourront être pris les arrêtés préfectoraux autorisant le conditionnement aversif d’individus présentant un comportement anormal ou dangereux. En l’absence d’un tel arrêté, à ce jour, les arrêtés préfectoraux doivent recevoir un avis du CSRPN qui entraîne un délai en raison des contraintes inhérentes à sa saisine, même en condition d’urgence. Aussi, en mobilisant les dispositions prévues par l’article R. 411-13 2° du code de l’environnement qui donnent la possibilité, pour certaines espèces telles que l’ours brun, dont l’aire de répartition excède le territoire d’un département, de définir, par un arrêté ministériel pris après avis du CNPN, les conditions et limites dans lesquelles les dérogations sont accordées, les arrêtés préfectoraux n’auront plus l’obligation d’être pris postérieurement à l’avis du CSRPN. Le présent projet d’arrêté vise donc à prévoir des conditions suffisamment précises pour garantir une mise en œuvre correspondant aux exigences de la protection des espèces, tout en offrant un cadre assez large pour couvrir les différents cas de figure qui seront amenés à se présenter.

Présentation du projet d’arrêté

Le projet d’arrêté ministériel vise à encadrer les opérations de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux. Ainsi, sur le fondement de ce texte pourront être pris des arrêtés préfectoraux ponctuels autorisant le conditionnement aversif d’un ours présentant un comportement anormal ou dangereux tel que défini par le protocole du même nom, et correspondant à la mise en œuvre de l’étape 2 de ce protocole.

Plusieurs « considérant » ont été rédigés afin de préciser :
-  le contexte dérogatoire du projet d’arrêté, à savoir la mise en œuvre du protocole « ours présentant un comportement anormal ou dangereux » dont le conditionnement aversif, qui constitue une perturbation intentionnelle, est l’une des phases ;
-  le motif de la dérogation, c’est-à-dire le risque pour la sécurité publique (dans la mesure où les ours concernés présentent un comportement trop familier ou agressif) ;
-  l’absence d’effet du texte sur le maintien de la population ursine des Pyrénées en bon état de conservation dans son aire de répartition (un seul individu étant concerné par chaque arrêté préfectoral) ;
-  la mise en œuvre par les seuls agents de l’Office français de la biodiversité (OFB), formés à cet effet.

L’article 1 rappelle les deux comportements présentés par un ours brun qui justifient les mesures de conditionnement aversif : la familiarité et l’agressivité. Ces comportements sont précisés dans le protocole « ours présentant un comportement anormal ou dangereux ». La familiarité correspond à l’absence persistante de fuite lors de rencontres répétées avec l’être humain, la présence diurne répétée dans une zone avec présence humaine permanente, l’alimentation régulière à partir de nourriture d’origine humaine dans des secteurs anthropisés, l’accès ou tentative d’accès à des bâtiments et l’absence persistante de fuite lors d’attaques répétées sur troupeaux malgré la présence de gardiens au troupeau. L’agressivité est entendue comme l’un des comportements suivants : grognement, ours suivant un être humain à courte distance, charges d’intimidation sans provocation préalable, attaque sur l’être humain, dont l’ours aurait fait preuve spontanément.

L’article 2 précise :
• l’objectif de la mise en œuvre de ces mesures : faire disparaître le comportement anormal ou dangereux de l’animal par un processus d’apprentissage. Il s’agit d’associer la douleur au comportement que l’on cherche à modifier.
• les moyens employés : tirs de projectiles en caoutchouc en direction de l’animal et de munitions à double détonation.
• les préalables à la mise en œuvre : la mise en évidence par une expertise de l’OFB du comportement problématique d’un ours brun (comme prévu par le protocole) et la consultation des services de l’Etat et partenaires locaux concernés.
• l’individu vers lequel les opérations seront dirigées, ou dans le cas où un individu n’aurait pas été identifié avec certitude, les lieux de mise en place de la mesure. Ce dernier point concerne en effet les cas où il conviendrait d’agir en urgence avant que les analyses biologiques n’aient permis d’identifier l’ours responsable du comportement, ou bien ceux où les traces (ou l’absence de traces) sur le terrain ne permettrai(en)t pas d’identifier l’ours. Seuls les individus de gabarit semblable à l’ours visé, présentant un comportement similaire sur les mêmes sites que ceux où un comportement importun a été observé, sont concernés, afin d’éviter que les opérations ne soient menées envers un ours qui n’aurait pas présenté ledit comportement.

L’article 3 définit les modalités de prise des arrêtés préfectoraux déclinant l’arrêté ministériel (comportement importun entraînant un risque avéré pour la sécurité publique), la durée maximale de l’arrêté (6 mois renouvelables), le(s) lieu(x) concerné(s).
Il est précisé que ces opérations ne peuvent être menées que par les agents de l’OFB formés afin de garantir la sécurité des personnes assurant la mise en œuvre des actions et l’intégrité de l’animal.
Un compte-rendu doit être adressé, après chaque opération au préfet, au préfet coordonnateur du plan ours brun et aux ministres en charge de de la protection de la nature et de l’agriculture afin d’en évaluer l’efficacité, mais également afin de décider des suites données (poursuite des mêmes opérations, passage à l’étape suivante, arrêt du protocole). Le bilan transmis à la fin de la mise en œuvre de l’arrêté permet quant à lui de déterminer si l’arrêté sera renouvelé ou non, les actions à mener à l’issue, et d’effectuer un retour d’expérience utile pour un déclenchement futur du protocole.

L’article 4 décrit les conditions de réalisation des mesures : les projectiles sont dirigés vers l’arrière-train de l’animal (afin de ne pas le blesser) et des cartouches à double détonation sont tirées au moment où l’animal s’enfuit pour accentuer l’effet dissuasif. Les armes létales ne sont employées qu’en cas de danger imminent pour la sécurité des opérateurs. Une attention particulière doit être portée au risque incendie (cartouches à double détonation) et aux femelles suitées. Ainsi, en cas de conditionnement aversif d’une femelle suitée, lors de la fuite des ours, une vérification de la direction de l’ensemble des individus est effectuée. En cas de besoin, postérieurement aux opérations, une recherche de la mère afin de vérifier que le(s) ourson(s) est(sont) bien présent(s) avec elle est envisageable.

L’article 5 concerne le cas particulier du Parc national des Pyrénées. En cas d’intervention sur ce territoire, une autorisation du directeur de l’établissement public est nécessaire et une copie des comptes-rendus des opérations réalisées lui est transmise.

L’article 6 est l’article d’exécution : le directeur général de l’aménagement, du logement et de la nature, le directeur général de la performance économique et environnementale des entreprises, le directeur général de l’Office français de biodiversité, le préfet de la région Occitanie, coordonnateur du Massif des Pyrénées, les préfets de département et la directrice du Parc national des Pyrénées sont chargés de la mise en œuvre du texte.

Consultations obligatoires :

-  Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a été consulté le 22 octobre 2025. Il s’est prononcé favorablement à l’unanimité sur le projet d’arrêté. Dans le même temps, il s’est exprimé sur le protocole qui lui était présenté pour information.

-  La consultation du public est ouverte du 9 au 30 décembre 2025 inclus. En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.

Modifications postérieurement à la consultation du CNPN :

Projet d’arrêté :

-  Ajout d’un visa faisant référence au protocole « ours présentant un comportement anormal ou dangereux », le projet d’arrêté étant pris en application de ce texte ;

-  Ajout à l’article 2 de "la consultation des services de l’Etat et des partenaires locaux concernés" préalablement au déclenchement du conditionnement aversif ;

-  Ajout à l’article 2 de l’association du parc à l’expertise de l’OFB, préalable à la mise en place du conditionnement aversif ;

-  Modification de l’article 2 s’agissant des cas où l’ours responsable du comportement n’aurait pas été identifié avec certitude, afin de limiter le risque de réaliser des conditionnements aversifs sur un ours n’étant pas celui ayant présenté un comportement anormal : "Dans le cas où l’individu n’aurait pas été identifié avec certitude, les opérations de conditionnement aversif son réalisées à proximité du ou des sites où l’animal a présenté un comportement anormal ou dangereux, sur tout individu de gabarit semblable à l’ours visé, et qui présenterait un comportement similaire à celui ayant justifié le déclenchement de l’intervention."

-  Modification de l’article 3 pour rendre cumulatifs les critères permettant de proroger l’autorisation (remplacement de "ou" par "et") : "peut faire l’objet de prorogation en cas de difficulté à mettre en œuvre les mesures et si l’individu continue à manifester un comportement nécessitant la poursuite des opérations".

Protocole :

-  Remplacement de la formule "à partir de nourriture d’origine humaine " par "à partir de nourriture issue des activités humaines" à toutes les occurrences figurant dans le document ;

-  Ajout de la mention "clos" à "bâtiments" : "Accès ou tentative d’accès à des bâtiments clos (granges, cabanes, étables, bergeries) " ;

-  Ajout de l’adverbe "notamment" pour indiquer qu’un comportement de charge par un ours ne peut pas être qualifié d’anormal lorsque l’individu est surpris, quelle que soit son activité : "un ours surpris à courte distance, notamment pendant une phase d’alimentation sur une carcasse ou sur une zone de repos (tanière, couche)" ;

-  Indication que le CNPN est saisi avant la consultation du public s’agissant des projets d’arrêtés relatifs à la capture d’un ours brun

Pièces jointes :

-  Le projet d’arrêté fixant les conditions et limites dans lesquelles des mesures de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux peuvent être mises en place par les préfets ;

-  Le protocole « ours présentant un comportement anormal ou dangereux » ;

-  L’avis du CNPN en date du 22 octobre 2025 relatif au projet d’arrêté fixant les conditions et limites dans lesquelles des mesures de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux peuvent être mises en place par les préfets.

Merci de préciser, en intitulé de vos observations, votre positionnement sur le texte (FAVORABLE ou DÉFAVORABLE).

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Commentaires

  •  Détricotage général de toutes les avancées écologiques, le 22 décembre 2025 à 08h13
    Le déclassement d’espèce strictement protégée à espèce protégée du loup a inévitablement ouvert la porte au risque de voir s’étendre cette démarche aux autres grands prédateurs et le flou de ces mesures de conditionnement aversif de l’ours en est la preuve. Il y a en ce moment une pression importante concernant d’autres espèces comme les rapaces qui prédateraient les volailles plein-air et les vautours qui dévoreraient les vaches et les veaux vivants
  •  Avis défavorable , le 22 décembre 2025 à 00h01
    Trop de flou dans les différents articles, qui vont laisser la porte ouverte à des tirs inutiles et donner le droit de tuer des ours gratuitement. Actuellement tous les prédateurs sauvages et plus largement la faune sauvage, est malmenée, massacrée pour faire plaisir a de puissants lobbys
  •  Avis défavorable , le 21 décembre 2025 à 22h43
    Avis motivé par quelques imprécisions ou silences qui nuisent à la clarté et à la force du texte :
    - la fréquence des attaques nécessaire au déclenchement de la procédure n’est pas précisée ;
    - les mesures de protection dont la présence est requise pour lancer la procédure ne sont pas non plus précisées ;
    - la réunion des acteurs locaux perd son caractère obligatoire et la nature des acteurs locaux n’est pas citée ;
    - le principe du remplacement des ours faisant l’objet d’un retrait a disparu ;
    - les « interactions négatives » citées demeurent un concept flou, sujet à interprétations.
  •  Avis défavorable , le 21 décembre 2025 à 22h27
    En l’état le texte n’est pas satisfaisant et précis. Il ne peut y avoir de zones d’ombre dans la protection d’un animal comme l’ours
  •  Avis défavorable au projet d’arrêté, le 21 décembre 2025 à 22h01
    J’émets un avis défavorable à ce projet d’arrêté car la gestion de l’ours des Pyrénées, tout comme celles des autres espèces menacées ou pas, doit être fondée sur la science et notamment sur les études menées par les associations de protection de l’ours. Les critères du projet d’arrêté sont trop flous pour justifier les mesures proposées qui seraient inévitablement lourdes de conséquences. Je suis très attachée à la protection de l’ours. Il a été largement démontré que chaque espèce avait sa place et un rôle à jouer pour maintenir un équilibre que l’homme ne cesse de fragiliser au profit de l’homme, mais pour combien de temps ? Que deviendrons-nous quand nous aurons détruit tous les éco-systèmes qui nous nourrissent ? Je demande donc une concertation obligatoire, transparente, et incluant les associations de protection (Association Pays de l’ours-Adet, Association Ferus, ASPAS,…).
  •  Protection des ours, le 21 décembre 2025 à 21h44
    La réintroduction des ours dans les Pyrénées fait suite à la destruction de la douche locale. Les dispositions nouvelles risquent de mener à des analyses de situations de danger non scientifisuement prouvées . Il est indisoensable quece souent des scientifiques écologiques et ethnologues qui jugent des risques potentiels liés au comportement d un plantigrade. Les associations effectuant le suivi des ours depuis plusieurs années détiennent des connaissances qui ne peuvent pas être ignorées lors des prises de décisions. Il est inacceptable qu’ elles ne soient pas entendues et partenaires des processus de décision concernant le futur de chaque membre de la communauté des ours bruns.
  •  Avis défavorable , le 21 décembre 2025 à 20h53
    Ce texte présente des zones trop floues sur la définition d’un ours prédateur. L’objectif est de PROTÉGER l’ours des Pyrénées et non pas de trouver de nouveaux prétextes pour le tuer. La population des ours pyrénéens est déjà trop faible. Merci de tenir compte de cet avis.
  •  Défavorable, le 21 décembre 2025 à 20h50
    arrêtez d’embêter ces quelques ours, une centaine, c’est rien.
  •  Défavorable , le 21 décembre 2025 à 20h44
    Ce texte est trop imprécis, il laisse ouverte la possibilité de tuer un ours pour à peu près n’importe quel prétexte. Les associations de défense des ours et les naturalistes spécialistes du comportement des ours n’ont pas été pris en compte. La biodiversité ne s’en sortira pas avec de telles mesures.
  •  Ours peuple des montagnes , le 21 décembre 2025 à 20h34
    Il faut absolument que les Pyrénées soient repeuplées d’ours bruns, embleme ancestral. L’Ours est certes un animal dangereux tout comme les autres animaux sauvages, pas plus ni moins, il est important de conserver sa présence pou la biodiversité, la nature, nos forêts. Les humains et les ours doivent cohabiter comme dans d’autres pays, il doit en être de même dans les Pyrénées françaises, si la race est menacée c’est la fin dramatique comme tant d’autres espèces.
  •  Favorable , le 21 décembre 2025 à 19h36
    Contrairement à un bon nombre de personnes ayant déposé leur avis, j’ai lu la totalité du projet. Je trouve que celui-ci va dans le sens d’une meilleure protection des ours puisque il précise que certains comportements "agressifs" ne doivent pas être pris en compte pour déclancher le processus. Exemple : un ours en train de dévorer une proie. L’OFB étant l’animateur des procédures sur le terrain, il me semble que cela devrait rassurer également … Un texte qui est pour moi bien travaillé et bien veillent pour les ours.
  •  J’ai un avis TRÉS DÉFAVORABLE sur ce texte scélérat !, le 21 décembre 2025 à 19h16

    Vu que je suis l’ami des OURS.E.S et des NOUNOURS ,
    Vu que je suis moi-même un OURS-NOUNOURS à "problèmes",
    Vu que les scientifiques sont 1000 fois pluch’ compétents que les menteurs de politiques,
    Vu que le GRAND n’importe quoi s’amplifie et s’accélère ,
    Vu que la planète et nous sommes en train de crever à cause des politiques,
    Vu que la démocratie est bientôt morte …

    Je ne lâcherai rien sauf des OURS.E.S et des NOUNOURS !!!

  •  Avis défavorable, le 21 décembre 2025 à 19h11

    Bonjour, j’émets un avis défavorable à votre projet d’arrêté pour les raisons suivantes :

    Premièrement, les mesures de protection concernant les biens exposés à des dégâts par les ours ne sont pas détaillées, ce qui laisse la porte ouverte à l’assimilation de simples moyens de contention de troupeau (clôture non électrifiée, par exemple) à des moyens de protection, alors que ceux-ci ne sont en rien dissuasifs.

    De manière générale, votre texte est souvent vague et manque de précisions :
    - au niveau du comportement problématique d’ours : en effet, un ours peut avoir un comportement de défense sans que celui-ci soit anormal, or rien n’est détaillé en ce sens. De plus, une interaction négative peut l’être, sans mise en danger des personnes et des troupeaux (passage d’un ours). Sans qualification exacte, toute interaction peut se retrouver qualifiée de négative par les intéressés, au détriment de l’animal, sans qu’il y ait eu le moindre danger.
    - au niveau de la composition de la réunion des acteurs locaux concernés. L’absence de transparence ou de définition sur sa composition, laisse envisager que celle-ci ne soit pas équilibrée, donc pas objective. Subjectivité encore renforcée par son côté facultatif.
    - quant à la fréquence "régulière" d’évènements : qu’est-ce que la régularité ? Tous les jours, toutes les semaines, une fois par mois ? Trois fois d’affilée ? Sans définition claire, toutes les interprétations sont possibles.

    En l’absence de garde-fous clairs, ce texte pourrait très vite se transformer en régulation déguisée. D’autant plus que les ours "retirés" (quel bel euphémisme chosifiant pour dire tués) ne seront pas remplacés, dans un contexte d’état de conservation de l’espèce peu brillant…

    Merci pour la prise en compte de mon avis.

  •  Défavorable, le 21 décembre 2025 à 18h33
    Avis défavorable du texte en l’état. Le manque de clarté et de précision de ce texte peut entrainer des résultats délétères pour les animaux s’il est appliqué tel quel. La population est encore fragile. Il faut être très prudent avant d’engager une action d’effarouchement, notamment s’il s’agit d’une femelle suitée dont les oursons risquent d’être séparés, et, ou, traumatisés. Je réside tout près des Pyrénées et je suis sensible à tous les efforts qui ont été faits par les associations locales pour restaurer une population qui a failli disparaitre à cause des activités humaines. J’estime qu’il est indispensable d’agir en transparence et en concertation avec elles et les scientifiques, bons connaisseurs de l’espèce, avant la mise en œuvre de telles actions, eux seuls sont capable de définir ce qu’est un « comportement anormal ». Ce texte ne prévoit pas cette collaboration, je le déplore.
  •  Avis défavorable, le 21 décembre 2025 à 18h30
    A la lecture des articles de presse parus lors de la mort de l’ours Jojo en décembre 1992 (après une triste vie), après les différentes morts d’ours victimes de chasseurs, on s’interroge sur la situation actuelle des ours bruns dans les Pyrénées. L’espèce locale a quasiment disparu et la situation des ours présents reste très fragile et demande de réelles mesures de protection de l’espèce (bien décimée au XIXè siècle). Il convient que tous les acteurs de cette protection soient clairement nommés dans le projet d’arrêté et soient associés à toute décision en cas de mesure aversive prise contre un ours : les associations de protection des ours y ont donc toute leur part. Le seul pouvoir des préfets ne convient pas, il s’agit d’une autorité administrative et non scientifique : en Corrèze le préfet a autorisé l’abatage de 2 loups dont aucun comportement agressif ou destructeur n’a été relevé (pétition en cours). Je suis donc défavorable à la version actuelle de ce projet et demande à ce qu’une nouvelle ’mouture’ soit rédigée en concertation avec les associations de protection des ours dont l’expertise n’est pas à contester
  •  DEFAVORABLE, le 21 décembre 2025 à 18h26
    Bonjour, Je considère ce sujet comme très sensible et donc nécessite un échange franc entre toutes les parties. Je ne suis pas du tout opposé à un effarouchement d’un ours au comportement "anormal". Il faut bien préciser dans l’arrêté ce que cela veut dire. Il faut donc définir des critères objectifs et SCIENTIFIQUES afin d’éviter l’émotionnel. Et donc le processus de décisions doit OBLIGATPOIREMENT inclure les associations locales de protection de la Nature. C’est flou dans le projet proposé. Accord pour que l’OFB soit l’organisme de réalisation. La population ursine reste pour moi encore dans un état de conservation précaire et donc tout doit être fait pour la préserver et accompagner le vivre ensemble. Cet effarouchement ne doit pas devenir un moyen de gestion. Avant une décision d’effarouchement il est obligatoire de réunir TOUTES les parties.
  •  Avis défavorable sur projet d’arrêté, le 21 décembre 2025 à 17h53

    La protection de l’ours des Pyrénées repose sur une gestion menée par des scientifiques.

    Avant toute décision, il est important d’associer systématiquement les associations de protection et il est nécessaire que la concertation soit transparente et obligatoire.

    En l’état, je suis opposé à ce texte qui reste trop flou et affaiblit la concertation scientifique et partenariale.

    Je m’interroge sur la volonté de l’état français à la conservation de l’ours.

    Il semble qu’au contraire, ce texte nuit à cette conservation.

  •  protocole trop administratif ; voulez-vous vraiment protéger l’ours dans les Pyrénées, le 21 décembre 2025 à 17h35
    il y aurait des ours problématiques bien que sauvages, mal civilisés dans nos Pyrénées. l’homme pyrénéen est beaucoup plus à protéger que cet ours brun que nos arrières grands pères ont chassé et exterminé. Le protocole proposé est une magnifique création administrative dont la France a le secret ; le flou se cache partout et nul ne peut savoir ce qu’il pourrait advenir de tout ceci ; il faudrait mettre autour de la table les associations de protection de la bète avec les éleveurs pour arriver à des mesures raisonnables et à un protocole simple.
  •  Avis défavorable à ce projet d’arrété, le 21 décembre 2025 à 17h34
    Bonjour. Ce projet d’arrêté est vraiment trop flou. Les mesures de conditionnement aversifs des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux doivent être prise en collaboration avec les scientifiques et les associations de protection de l’ours. Je vous rappelle que les chiens errants font plus de dégâts dans les troupeaux de brebis et moutons de nos Pyrénées. A quand des mesures de conditionnement aversifs des chiens errants ? La population d’ours bruns des Pyrénées est fragile. A nous, à vous de faire en sorte qu’elle augmente ! J’exprime un avis DÉFAVORABLE à ce projet d’arrêté. Cordialement.
  •  Avis défavorable, le 21 décembre 2025 à 17h16
    Les associations de la protection des ours doivent obligatoirement être associées aux décisions concernant la protection de ceux-ci. Il est tout à fait anormal de ne pas prendre en compte leurs réflexions.