Projet d’arrêté fixant les conditions et limites dans lesquelles des mesures de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux peuvent être mises en place par les préfets

Consultation du 09/12/2025 au 30/12/2025 - 1266 contributions

La présente consultation du public porte sur le projet d’arrêté fixant les conditions et limites dans lesquelles des mesures de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux peuvent être mises en place par les préfets.

Le projet de texte est adossé à la deuxième étape du protocole « Ours présentant un comportement anormal ou dangereux ». Les interventions de conditionnement aversif visent à faire cesser un comportement à l’origine d’une interaction négative avec l’être humain. Ce texte a pour objet de donner aux services une meilleure réactivité pour mettre en œuvre le protocole, celui-ci concernant des situations souvent sensibles, pour lesquelles un traitement urgent est nécessaire en raison d’un risque pour la sécurité publique et de la mise en danger des personnes.

Historique du protocole « ours à problème »

Le protocole dit « ours à problème » a été élaboré en 1992, notamment suite au comportement familier observé chez un ours en 1991. Il a depuis été plusieurs fois actualisé. Il vise à mettre en place des mesures graduelles (du conditionnement aversif à l’élimination) sur des individus ayant développé un comportement entraînant une situation de conflit aigu avec l’Homme. Il s’appuie sur les démarches similaires conduites en Espagne et en Italie. Il a vocation à mettre en place des actions sur une espèce protégée telles que la perturbation intentionnelle, la capture et la destruction, qui ne peuvent être autorisées que par des dérogations au titre de l’article L. 411-2 du code de l’environnement.

Le protocole n’a pas vocation à régler les problèmes de prédation mais bien à traiter le cas des individus présentant un comportement pouvant engendrer des risques ou des conflits aigus pour l’homme. Même si ces cas sont rares, la gestion de telles situations justifie de l’existence d’une procédure spécifique.

La dernière version du protocole « ours à problème » avait été rédigée en 2009. Elle définissait un ours à problèmes de la manière suivante :
« Un ours à problèmes peut être défini comme un ours ayant un comportement entraînant une situation aiguë de conflit avec l’homme. Cette définition recouvre les 3 situations suivantes :
1) un ours trop familier vis-à-vis de l’homme (absence persistante de fuite, présence diurne en zone de présence humaine permanente, attaque de troupeau le jour en présence du berger, alimentation régulière à partir de nourriture d’origine humaine…) ;
2) un ours agressif envers l’homme (comportement agressif spontané non provoqué par une attitude humaine) ;
3) un ours anormalement prédateur (attaques répétées du même individu sur cheptel domestique soumis à protection) ».

Depuis 2000, le protocole n’a été déclenché que 4 fois : en 2003/2004 pour l’ours Papillon, très âgé et dont le comportement familier s’expliquait par des difficultés à se mouvoir ; en 2019 et 2021 pour l’ours Goïat, qui avait effectué des prédations sur des animaux regroupés, gardés, à proximité des habitations ; enfin 2024 pour l’ours M129 au comportement familier, de jour, à plusieurs reprises. Jusqu’à présent, le protocole n’a pas été déployé au-delà de l’étape 3 (capture pour mise en œuvre du conditionnement aversif). Seul l’ours Papillon a d’ailleurs pu être capturé et équipé d’un émetteur radio-télémétrique.

Cependant, à plusieurs reprises, des expertises ont conduit au non-déclenchement du protocole. Aussi, d’autres mesures ont pu être prises en dehors du protocole, sur des estives protégées faisant l’objet de prédations récurrentes mais sans qu’un seul ours en soit à l’origine ni qu’il s’agisse de comportements de surprédation. Cela a été le cas récemment, en 2025, sur l’estive d’Arreau où une centaine de brebis a été tuée durant l’été, mais plusieurs individus étaient responsables des dommages. Par conséquent, des opérations d’effarouchement renforcé, distinctes des actions mises en place pour les ours au comportement problématique vis-à-vis de l’Homme, ont été menées. De même, en 2007, l’ourse Franska, dont le niveau de prédation était élevé, n’a pas fait l’objet de mesures dans le cadre du protocole puisque l’expertise a révélé qu’elle prélevait des animaux dans des troupeaux non protégés.

La mise en œuvre du protocole est fondée sur une expertise conduite par les services de l’OFB, avec l’appui des différents représentants locaux des structures concernées du réseau ours brun (ONF, FDC, OFB, associations, PNP…) sur sollicitation des préfets de département.

Révision du protocole

En 2023, les services de l’Etat ont commencé un travail de révision du protocole, en parallèle de l’élaboration d’un protocole « ours en difficulté ». Ce dernier a lui été validé en 2024. Il traite des spécimens dont la survie est supposée menacée (prise en charge des ours en difficulté, en particulier d’oursons séparés de leur mère, d’ours blessés, ou d’ours très âgés). La révision du protocole dit « ours à problème » était motivée par deux besoins : d’une part, actualiser le document dont la version en vigueur datait de 2009, d’autre part, disposer d’un dispositif permettant une meilleure réactivité puisqu’il doit généralement être mis en œuvre dans des situations d’urgence.

Les principales modifications du protocole sont les suivantes :
-  Changement de dénomination : le protocole nouveau est intitulé « Ours présentant un comportement anormal ou dangereux » et non plus « Ours à problème ». Il cible ainsi davantage le comportement manifesté ponctuellement par un individu plutôt que l’individu lui-même ;
-  Suppression des ours anormalement prédateurs du dispositif pour un double motif : d’une part, les phénomènes de surprédation ne sont généralement pas le fait d’un seul ours, d’autre part, ce sujet est traité dans un autre cadre par la possibilité de mettre en œuvre des effarouchements simples et renforcés (arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux) ;
-  Mise en place d’un arrêté cadre fixant les conditions et limites dans lesquelles des mesures de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux peuvent être mises en place par les préfets : l’enjeu est de pouvoir prendre plus rapidement un arrêté préfectoral autorisant le conditionnement aversif, dès lors que les conditions dérogatoires sont réunies ;
-  Révision de la chaîne décisionnelle du protocole afin de rendre plus aisée la mise en œuvre des différentes étapes ;
-  Ajout d’un schéma « Qui fait quoi ? » pour chaque phase du protocole ;
-  Précisions et modifications rédactionnelles visant à clarifier le document (notamment la dimension technique de chacune des phases du protocole) afin d’améliorer la prise de décision pour le déclenchement du protocole et de ses différentes phases.

Projet d’arrêté cadre autorisant le conditionnement aversif dans des conditions très précises

Parallèlement à la révision du protocole a émergé l’idée d’adosser la deuxième étape de ce dernier à un arrêté cadre destiné à fixer les conditions et limites dans lesquelles des mesures de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux peuvent être mises en place par les préfets. Pour rappel, le conditionnement aversif consiste à enclencher un processus d’apprentissage, en associant la délivrance répétée d’un stimulus négatif à un comportement particulier que l’on cherche à modifier. L’intervention vise à approcher l’ours à une distance de quelques dizaines de mètres et à le toucher à l’arrière train au moyen de balles en caoutchouc tirées par un fusil, entraînant une douleur pour l’animal sans le blesser durablement.

L’ambition de ce texte est de donner aux services une meilleure réactivité pour mettre en œuvre le protocole, celui-ci concernant des situations souvent sensibles pour lesquelles un traitement urgent est nécessaire (en raison du risque pour la sécurité publique et de la mise en danger des personnes). Le projet d’arrêté cadre concerne uniquement la deuxième étape du protocole, à savoir la première phase d’action visant à faire cesser le comportement à l’origine d’une interaction négative avec l’être humain. Dans la mesure où c’est la phase d’intervention qui intervient en premier lors du déploiement du protocole et où c’est l’étape qui a été la plus fréquemment mise en œuvre, c’est tout d’abord pour cette phase que des besoins d’ajustement ont été identifiés. En effet, après plusieurs déclenchements du protocole à la fin des années 2010 et au début des années 2020, le délai de mise en œuvre est apparu inadapté avec le besoin immédiat d’intervention. D’une part, dans des situations qui provoquent des conflits et où un risque est identifié, une action rapide est nécessaire pour apporter une réponse ; d’autre part, afin d’espérer une efficacité du protocole sur l’ours identifié, il convient de pouvoir agir vite avant qu’il ne se déplace (les ours mâles ont en effet des territoires très vastes et des distances de déplacement très importantes). Ainsi, plus le temps d’action est éloigné de la survenue des faits entraînant le déclenchement du protocole, moins l’intervention est pertinente et moins elle a de chances d’aboutir. Hormis pour l’ours Papillon, les tentatives de conditionnement aversif ont échoué dans la mesure où elles n’ont finalement pas pu être mises en œuvre faute de présence de l’ours. Jusqu’alors, les situations qui ont engendré des interventions n’ont pas eu de conséquences sur l’intégrité physique de personnes, mais avec l’augmentation de la taille de la population ursine, cette situation n’est pas à exclure pour l’avenir, et il faut pouvoir se doter d’un outil ad hoc. C’est également le gage d’une meilleure acceptation de la population ursine.

Aussi, le projet d’arrêté ministériel prévoit un cadre au sein duquel pourront être pris les arrêtés préfectoraux autorisant le conditionnement aversif d’individus présentant un comportement anormal ou dangereux. En l’absence d’un tel arrêté, à ce jour, les arrêtés préfectoraux doivent recevoir un avis du CSRPN qui entraîne un délai en raison des contraintes inhérentes à sa saisine, même en condition d’urgence. Aussi, en mobilisant les dispositions prévues par l’article R. 411-13 2° du code de l’environnement qui donnent la possibilité, pour certaines espèces telles que l’ours brun, dont l’aire de répartition excède le territoire d’un département, de définir, par un arrêté ministériel pris après avis du CNPN, les conditions et limites dans lesquelles les dérogations sont accordées, les arrêtés préfectoraux n’auront plus l’obligation d’être pris postérieurement à l’avis du CSRPN. Le présent projet d’arrêté vise donc à prévoir des conditions suffisamment précises pour garantir une mise en œuvre correspondant aux exigences de la protection des espèces, tout en offrant un cadre assez large pour couvrir les différents cas de figure qui seront amenés à se présenter.

Présentation du projet d’arrêté

Le projet d’arrêté ministériel vise à encadrer les opérations de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux. Ainsi, sur le fondement de ce texte pourront être pris des arrêtés préfectoraux ponctuels autorisant le conditionnement aversif d’un ours présentant un comportement anormal ou dangereux tel que défini par le protocole du même nom, et correspondant à la mise en œuvre de l’étape 2 de ce protocole.

Plusieurs « considérant » ont été rédigés afin de préciser :
-  le contexte dérogatoire du projet d’arrêté, à savoir la mise en œuvre du protocole « ours présentant un comportement anormal ou dangereux » dont le conditionnement aversif, qui constitue une perturbation intentionnelle, est l’une des phases ;
-  le motif de la dérogation, c’est-à-dire le risque pour la sécurité publique (dans la mesure où les ours concernés présentent un comportement trop familier ou agressif) ;
-  l’absence d’effet du texte sur le maintien de la population ursine des Pyrénées en bon état de conservation dans son aire de répartition (un seul individu étant concerné par chaque arrêté préfectoral) ;
-  la mise en œuvre par les seuls agents de l’Office français de la biodiversité (OFB), formés à cet effet.

L’article 1 rappelle les deux comportements présentés par un ours brun qui justifient les mesures de conditionnement aversif : la familiarité et l’agressivité. Ces comportements sont précisés dans le protocole « ours présentant un comportement anormal ou dangereux ». La familiarité correspond à l’absence persistante de fuite lors de rencontres répétées avec l’être humain, la présence diurne répétée dans une zone avec présence humaine permanente, l’alimentation régulière à partir de nourriture d’origine humaine dans des secteurs anthropisés, l’accès ou tentative d’accès à des bâtiments et l’absence persistante de fuite lors d’attaques répétées sur troupeaux malgré la présence de gardiens au troupeau. L’agressivité est entendue comme l’un des comportements suivants : grognement, ours suivant un être humain à courte distance, charges d’intimidation sans provocation préalable, attaque sur l’être humain, dont l’ours aurait fait preuve spontanément.

L’article 2 précise :
• l’objectif de la mise en œuvre de ces mesures : faire disparaître le comportement anormal ou dangereux de l’animal par un processus d’apprentissage. Il s’agit d’associer la douleur au comportement que l’on cherche à modifier.
• les moyens employés : tirs de projectiles en caoutchouc en direction de l’animal et de munitions à double détonation.
• les préalables à la mise en œuvre : la mise en évidence par une expertise de l’OFB du comportement problématique d’un ours brun (comme prévu par le protocole) et la consultation des services de l’Etat et partenaires locaux concernés.
• l’individu vers lequel les opérations seront dirigées, ou dans le cas où un individu n’aurait pas été identifié avec certitude, les lieux de mise en place de la mesure. Ce dernier point concerne en effet les cas où il conviendrait d’agir en urgence avant que les analyses biologiques n’aient permis d’identifier l’ours responsable du comportement, ou bien ceux où les traces (ou l’absence de traces) sur le terrain ne permettrai(en)t pas d’identifier l’ours. Seuls les individus de gabarit semblable à l’ours visé, présentant un comportement similaire sur les mêmes sites que ceux où un comportement importun a été observé, sont concernés, afin d’éviter que les opérations ne soient menées envers un ours qui n’aurait pas présenté ledit comportement.

L’article 3 définit les modalités de prise des arrêtés préfectoraux déclinant l’arrêté ministériel (comportement importun entraînant un risque avéré pour la sécurité publique), la durée maximale de l’arrêté (6 mois renouvelables), le(s) lieu(x) concerné(s).
Il est précisé que ces opérations ne peuvent être menées que par les agents de l’OFB formés afin de garantir la sécurité des personnes assurant la mise en œuvre des actions et l’intégrité de l’animal.
Un compte-rendu doit être adressé, après chaque opération au préfet, au préfet coordonnateur du plan ours brun et aux ministres en charge de de la protection de la nature et de l’agriculture afin d’en évaluer l’efficacité, mais également afin de décider des suites données (poursuite des mêmes opérations, passage à l’étape suivante, arrêt du protocole). Le bilan transmis à la fin de la mise en œuvre de l’arrêté permet quant à lui de déterminer si l’arrêté sera renouvelé ou non, les actions à mener à l’issue, et d’effectuer un retour d’expérience utile pour un déclenchement futur du protocole.

L’article 4 décrit les conditions de réalisation des mesures : les projectiles sont dirigés vers l’arrière-train de l’animal (afin de ne pas le blesser) et des cartouches à double détonation sont tirées au moment où l’animal s’enfuit pour accentuer l’effet dissuasif. Les armes létales ne sont employées qu’en cas de danger imminent pour la sécurité des opérateurs. Une attention particulière doit être portée au risque incendie (cartouches à double détonation) et aux femelles suitées. Ainsi, en cas de conditionnement aversif d’une femelle suitée, lors de la fuite des ours, une vérification de la direction de l’ensemble des individus est effectuée. En cas de besoin, postérieurement aux opérations, une recherche de la mère afin de vérifier que le(s) ourson(s) est(sont) bien présent(s) avec elle est envisageable.

L’article 5 concerne le cas particulier du Parc national des Pyrénées. En cas d’intervention sur ce territoire, une autorisation du directeur de l’établissement public est nécessaire et une copie des comptes-rendus des opérations réalisées lui est transmise.

L’article 6 est l’article d’exécution : le directeur général de l’aménagement, du logement et de la nature, le directeur général de la performance économique et environnementale des entreprises, le directeur général de l’Office français de biodiversité, le préfet de la région Occitanie, coordonnateur du Massif des Pyrénées, les préfets de département et la directrice du Parc national des Pyrénées sont chargés de la mise en œuvre du texte.

Consultations obligatoires :

-  Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a été consulté le 22 octobre 2025. Il s’est prononcé favorablement à l’unanimité sur le projet d’arrêté. Dans le même temps, il s’est exprimé sur le protocole qui lui était présenté pour information.

-  La consultation du public est ouverte du 9 au 30 décembre 2025 inclus. En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.

Modifications postérieurement à la consultation du CNPN :

Projet d’arrêté :

-  Ajout d’un visa faisant référence au protocole « ours présentant un comportement anormal ou dangereux », le projet d’arrêté étant pris en application de ce texte ;

-  Ajout à l’article 2 de "la consultation des services de l’Etat et des partenaires locaux concernés" préalablement au déclenchement du conditionnement aversif ;

-  Ajout à l’article 2 de l’association du parc à l’expertise de l’OFB, préalable à la mise en place du conditionnement aversif ;

-  Modification de l’article 2 s’agissant des cas où l’ours responsable du comportement n’aurait pas été identifié avec certitude, afin de limiter le risque de réaliser des conditionnements aversifs sur un ours n’étant pas celui ayant présenté un comportement anormal : "Dans le cas où l’individu n’aurait pas été identifié avec certitude, les opérations de conditionnement aversif son réalisées à proximité du ou des sites où l’animal a présenté un comportement anormal ou dangereux, sur tout individu de gabarit semblable à l’ours visé, et qui présenterait un comportement similaire à celui ayant justifié le déclenchement de l’intervention."

-  Modification de l’article 3 pour rendre cumulatifs les critères permettant de proroger l’autorisation (remplacement de "ou" par "et") : "peut faire l’objet de prorogation en cas de difficulté à mettre en œuvre les mesures et si l’individu continue à manifester un comportement nécessitant la poursuite des opérations".

Protocole :

-  Remplacement de la formule "à partir de nourriture d’origine humaine " par "à partir de nourriture issue des activités humaines" à toutes les occurrences figurant dans le document ;

-  Ajout de la mention "clos" à "bâtiments" : "Accès ou tentative d’accès à des bâtiments clos (granges, cabanes, étables, bergeries) " ;

-  Ajout de l’adverbe "notamment" pour indiquer qu’un comportement de charge par un ours ne peut pas être qualifié d’anormal lorsque l’individu est surpris, quelle que soit son activité : "un ours surpris à courte distance, notamment pendant une phase d’alimentation sur une carcasse ou sur une zone de repos (tanière, couche)" ;

-  Indication que le CNPN est saisi avant la consultation du public s’agissant des projets d’arrêtés relatifs à la capture d’un ours brun

Pièces jointes :

-  Le projet d’arrêté fixant les conditions et limites dans lesquelles des mesures de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux peuvent être mises en place par les préfets ;

-  Le protocole « ours présentant un comportement anormal ou dangereux » ;

-  L’avis du CNPN en date du 22 octobre 2025 relatif au projet d’arrêté fixant les conditions et limites dans lesquelles des mesures de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux peuvent être mises en place par les préfets.

Merci de préciser, en intitulé de vos observations, votre positionnement sur le texte (FAVORABLE ou DÉFAVORABLE).

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Commentaires

  •  Avis défavorable, le 23 décembre 2025 à 17h22
    Ce projet d’arrêté a des critères trop flous, la gestion de l’Ours doit se faire de manière scientifique et concertée avec les associations de protection de l’espèce. L’Ours a toute sa place dans les Pyrénées, l’Homme doit l’accepter et gérer la cohabitation de manière éclairée et non guidée par des critères flous ou non scientifiques.
  •  Avis défavorable , le 23 décembre 2025 à 17h08
    Attachée à la survie de l’ours dans nos Pyrénées, je demande que toute décision soit dictée par des données scientifiques objectives et non par des pressions locales, et qu’une réelle concertation avec les associations de protection soit mise en place pour garantir une cohabitation authentique et durable.
  •  Avis DÉFAVORABLE , le 23 décembre 2025 à 16h58
    Je m’oppose fermement à cet arrêté car la protection de l’ours des Pyrénées ne peut faire l’objet de compromis arbitraires : elle exige des critères scientifiques rigoureux et une concertation transparente avec les associations, afin de préserver l’intégrité sauvage de notre territoire plutôt que de céder à une gestion artificielle et opaque.
  •  Contre ce Protocole, le 23 décembre 2025 à 16h51
    Ce protocole est un appel au braconnage et tout les délits possibles sur l’espèce…lorsque la législation donne une tendance … les opposants à l’ours ( certains élus(e), éleveurs ,syndicats agricoles et beaucoup de chasseurs braconniers saisiront le message et détruirons tout leurs possibles et en toute impunité…La disparition de l’Ours Goiat est criante …. Les éleveurs doivent s adapter la France doit protéger notre patrimoine sauvage et faire exemple pour l Europe et le Monde. Non les Ours n ont pas à subir ces agressions pour préserver la fénéantise de certains, la stupidité et l intérêt d une filière estivale .
  •  Avis défavorable , le 23 décembre 2025 à 16h46
    Laissez un territoire correct aux animaux sauvages et respectez la biodiversite.
  •  Avis défavorable , le 23 décembre 2025 à 16h30
    La nature n’appartient pas à l’homme qui n’en constitue qu’un élément. Les conflits dans la nature ne peuvent être règlés par un décret administratif mais par les seuls avis du Conseil scientifique régional du patrimoine naturel (CSRPN) et des organismes qualifiés.
  •  Avis défavorable , le 23 décembre 2025 à 16h18
    Je pense qu’il faut davantage régler la problématique du côté de la prévention des risques et régler les comportements humains plutôt que de toujours avoir des mesures drastiques et meurtrières envers les animaux.
  •  Avis défavorable , le 23 décembre 2025 à 16h09
    Ce texte laisse trop de zone floue et soumise à interprétation. Nous avons besoin de préserver l’ours et les grands prédateurs essentiels au maintien de la biodiversité ! Et pour cela nous devons nous appuyer sur les études de plusieurs scientifiques sur le terrain et spécialistes de ces animaux !
  •  Défavorable , le 23 décembre 2025 à 15h57

    Je trouve que l’ours fait partie de la culture des Pyrénées et est un symbole du patrimoine autant que tous les autres(estive, fromage de brebis,Les vaches Béarnaises
    ,le Breanais,Pic des midi d’Ossau,ect) et qu’il mérite d’être protégé à la même échelle.

    Je trouve que cet arrêté ne repose pas sur des avis scientifiques ; les comportements inhabituels ou dangereux sont trop vagues ou trop flous, et peuvent être confondus avec des comportements naturels, pour constituer des critères. Les actions mises en place sont trop brutales et risquent de mettre en difficulté la conservation et la protection d’une espèce encore très fragile.

    Je trouve aussi dommage de ne pas mettre les acteurs de la protection de l’ours autour de la table, car ces personnes sont indispensables pour une cohabitation saine.

  •   AVIS defavorable philippe, le 23 décembre 2025 à 15h56
    Avis défavorable Ce n est pas la bonne solution ces nouvelles modalités sur les ours a problémes la population d’ours est fragilisé déja la coabitation doit etre calme déja les ours qui ont été tués n ont pas été remplacé donc il y a une tension entre les bergers qui sont dedommagé par l’ état pour leur perte Les ours ont toujours eu leur place dans la chaine alimentaire il ne faut pas rompre l équilibre de la nature déja la réintroduction a été faite pour retrouver la place de l’ ours qui a toujours demeuré l ’effarouchement facile met en danger la population d’ours attention a l’extinction de l’ éspece en france de nouveau philippe
  •  Défavorable , le 23 décembre 2025 à 15h15

    Je suis très attachée à la protection de l’ours des Pyrénées et à une gestion scientifiquement approuvée
    Nous devons tout faire pour préserver aussi son environnement

    Je trouve les critères du projet d’arrêté flous pour justifier des mesures aussi impactantes de conséquences.
    Je demande une concertation obligatoire, publique et en y associant les associations de protection
    Merci

  •  Avis défavorable au projet, le 23 décembre 2025 à 15h06
    Notre association émet un avis défavorable sur le projet d’arrêté et le protocole associé, car de nombreux points nous paraissent insuffisamment précis pour l’interprétation et pourraient être contre-productifs pour de bonnes conditions de maintien de l’espèce. Seuil de déclenchement (Article 2 du projet d’arrêté) : Le dispositif repose sur la notion "d’interactions négatives » ou de « comportement anormal ou dangereux » . Ce terme est un concept extrêmement flou et polysémique, pouvant regrouper des situations très diverses, allant de l’ours simplement dérangeant (par sa présence, mais sans dommage) à une situation réellement dangereuse pour les biens ou les personnes. Cette imprécision ne permet pas de garantir une application uniforme et proportionnée du conditionnement aversif. Il est essentiel que le texte fixe de manière plus rigoureuse et objectivable les critères précis et gradués qui justifient le déclenchement d’une opération d’effarouchement, en se basant sur des données éthologiques claires. Processus de décision et de consultation : Nous pensons que plusieurs régressions majeures dans le processus décisionnel prévu par le nouveau protocole, fragilisent la dimension partenariale et scientifique des décisions. Flou sur les « partenaires locaux » (article 2 de l’arrêté) : Cet article stipule que les dérogations sont délivrées « après consultation des services de l’État et des partenaires locaux concernés ». Rien ne précise dans ce cadre que les associations impliquées dans la protection de l’ours, qu’elles seront bien considérées comme « partenaires locaux associés ». L’absence de cette condition pourrait conduire à des décisions d’ordre exclusivement politique, ou non fondées d’un point de vue biologique et éthologique, qui seraient dommageables pour la population d’ours pyrénéenne, toujours en danger d’extinction et, prêteraient légitimement à contestation devant les tribunaux administratifs. la consultation de toutes les parties prenantes, y compris les associations de protection nous semble impérative. Prise de décision sans obligation de réunion (Protocole III.2) : Il est mentionné que le préfet du département « peut réunir » les acteurs locaux concernés pour examiner la situation et formuler des propositions. Cette nouvelle formulation remplace l’obligation qui existait dans le protocole précédent où il était indiqué que le préfet « réunit » ces acteurs. Le remplacement de la forme affirmative par celle d’une éventualité est une régression de confiance à l’égard des acteurs locaux et notamment de nos associations pour apprécier une décision de recourir au conditionnement aversif, qui est un acte dérogatoire lourd de conséquences, Pour conclure : Notre association reste néanmoins favorable pour qu’un outil de gestion de la faune sauvage permette un conditionnement de fuite naturel chez l’ours brun supposé avoir développé un comportement problématique, qui pourrait être différent comme par exemple, le spray répulsif au poivre ou l’utilisation strictement réglementée de drones . Nous demandons que le projet d’arrêté et le protocole soient révisés pour intégrer au minimum les améliorations suivantes :
    - Evaluation objective et graduelle de la notion d’ interactions négatives justifiant le recours à l’effarouchement.
    - Conservation de l’obligation formelle pour le Préfet de réunir les services de l’État et l’ensemble des partenaires (y compris les associations de protection) avant le déclenchement de chaque nouvelle étape du protocole, afin de garantir des décisions fondées sur la collégialité des faits techniques et éthologiques. Si ces conditions ne sont pas assurées avec la rigueur nécessaire pour garantir les objectifs de maintien en bon état de conservation de la population d’ours brun et de la sécurité des biens et des personnes, ce dispositif de conditionnement aversif envisagé ne remplira pas les conditions optimums de succès. Le Comité Écologique Ariégeois
  •  AVIS DEFAVORABLE, le 23 décembre 2025 à 14h55
    Favorable au maintien et à la restauration d’une population d’Ours bruns génétiquement diversifiée, je considère ce projet d’arrêté comme insuffisamment précis dans certaines des situations qu’il propose de règlementer. Les modalités comportementales "anormales" ou trop "dérangeantes" doivent être définies en concertation étroite avec les "parties prenantes" . Ces "partie prenantes" doivent être définies pour réunir les avis de l’ensemble des acteurs qu’il s’agisse des professionnels vivant en montagne (éleveurs, accompagnateurs, habitants permanents ou réguliers, acteurs du tourisme, …), des associations de protection de l’environnement, des chasseurs, des autorités élues, et bien entendu des agents de l’OFB, du Parc National des Pyrénées ou de tout autres réserve naturelle locale, des forestiers, etc … Enfin, les décisions de dissuasion doivent être prises à l’occasion d’une réunion organisée de représentants des ces différentes parties prenantes, présidée par un représentant de l’Etat, et faire l’objet d’un procès-verbal consultable à tout moment en cas de contestation. A remettre donc sur le tapis. C. Audinet
  •  AVIS DÉFAVORABLE , le 23 décembre 2025 à 14h52
    Je suis défavorable à un assouplissement. Nous partageons le territoire avec les ours et nous manquons cruellement d’imagination pour trouver des solutions en cohérence avec le cycle naturel de la vie
  •  Avis DÉFAVORABLE , le 23 décembre 2025 à 14h26

    Je donne un avis défavorable au projet d’arrêté fixant les conditions et limites de mise en œuvre de mesures de conditionnement aversif à l’encontre des ours bruns présentant un comportement dit « anormal ou dangereux ».

    Tout d’abord, la notion de « comportement anormal » est insuffisamment définie et laisse une large place à l’interprétation. Ce flou juridique risque d’aboutir à des décisions arbitraires, sans base scientifique solide, pouvant viser des comportements naturels de l’espèce (recherche de nourriture, déplacements, curiosité).

    Ensuite, le conditionnement aversif repose sur des méthodes potentiellement stressantes et traumatisantes pour les animaux, dont l’efficacité à long terme n’est pas démontrée de manière consensuelle. Ces pratiques peuvent altérer le bien-être des ours, espèce protégée et déjà vulnérable, sans garantir une réduction durable des risques pour les populations humaines.

    Par ailleurs, ce projet transfère la responsabilité des conflits homme–faune sur l’animal, alors que ceux-ci résultent majoritairement d’activités humaines : artificialisation des milieux, mauvaise gestion des déchets, pratiques d’élevage insuffisamment protégées. Les mesures de prévention (protection des troupeaux, information du public, aménagement du territoire) devraient être priorisées avant toute intervention coercitive sur la faune sauvage.

    Enfin, confier aux préfets la mise en œuvre de telles mesures, sans encadrement scientifique indépendant strict ni évaluation systématique de leur impact, affaiblit la protection de l’ours brun et va à l’encontre des engagements de la France en matière de conservation de la biodiversité.

    Pour toutes ces raisons, ce projet d’arrêté apparaît inadapté, insuffisamment encadré et contraire aux principes de protection des espèces protégées. Je demande son retrait au profit de politiques de prévention et de cohabitation respectueuses du vivant.

  •  Défavorable , le 23 décembre 2025 à 14h24

    Laisser le Vivant vivre… la régulation est un concept phallocrate, spéciste et dénué de bon sens et d’arguments scientifiques.

    Contre ce texte et tous les textes qui visent à autoriser des décérébrés à tuer ou malmener des espèces encore et encore en toute impunité…

  •  Défavorable , le 23 décembre 2025 à 14h23

    Laisser le Vivant vivre… la régulation est un concept phallocrate, spéciste et dénué de bon sens et d’arguments scientifiques.

    Contre ce texte et tous les textes qui visent à autoriser des décérébrés à tuer encore et encore en toute impunité…

  •  Avis défavorable , le 23 décembre 2025 à 14h22

    Bonjour,

    Je souhaite indiquer que ce projet d’arrêté contient des mesures trop lourdes de conséquences au regard de conditions d’applications très peu définies. En effet, la mention "comportement anormal ou dangereux" doit être définie de manière plus précise au risque d’être appliqué dans la situation de comportements naturels.
    De plus, l’espèce est toujours dans un état de conservation qui reste très fragile, chaque application de cette arrêté aura donc de lourdes conséquences sur la viabilité de l’espèce.

    Je suis tout même favorable aux mesures d’effarouchement déjà mise en place pour permettre la cohabitation avec les usagers des massifs montagneux (notamment les bergers). Ces mesures permettent de ré-instorer une crainte de l’homme au sein de l’espèce.

    Cordialement,

    Aurore de Maqueville du Souchet

  •  Une nouvelle mesure élaborée sans les professionnels du tourisme, le 23 décembre 2025 à 13h33
    DÉFAVORABLE Une nouvelle fois, la politique de protection de l’ours est attaquée afin de satisfaire les acteurs bruyants de nos vallées mais sans prendre en compte les créateurs d’emplois, notamment dans le secteur du tourisme, qui développe une activité permettant de redonner vie à des territoires qui s’étaient laissés mourrir au cours des deux derniers siècles. Si les ours dangereux doivent être pris en charge, définition des critères clairs et précis en partenariat avec les professionnel sde la protection de la nature et pas seulement avec les lobbys roses-bruns du monde agricole pyrénéen.
  •  Non au projet , le 23 décembre 2025 à 13h26

    préfectoral

    Je suis opposé à ce projet car le protocole doit être révisé afin :

    de définir de manière objective et graduée les situations justifiant le recours au conditionnement aversif ;
    de rétablir l’obligation formelle de consultation collégiale de l’ensemble des services de l’État et des partenaires, y compris les associations de protection, avant toute décision.
    Ces garanties sont indispensables pour assurer une application rigoureuse du dispositif, compatible à la fois avec la sécurité des personnes et la conservation durable de l’ours brun dans les Pyrénées.