Projet d’arrêté fixant les conditions et limites dans lesquelles des mesures de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux peuvent être mises en place par les préfets

Consultation du 09/12/2025 au 30/12/2025 - 1266 contributions

La présente consultation du public porte sur le projet d’arrêté fixant les conditions et limites dans lesquelles des mesures de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux peuvent être mises en place par les préfets.

Le projet de texte est adossé à la deuxième étape du protocole « Ours présentant un comportement anormal ou dangereux ». Les interventions de conditionnement aversif visent à faire cesser un comportement à l’origine d’une interaction négative avec l’être humain. Ce texte a pour objet de donner aux services une meilleure réactivité pour mettre en œuvre le protocole, celui-ci concernant des situations souvent sensibles, pour lesquelles un traitement urgent est nécessaire en raison d’un risque pour la sécurité publique et de la mise en danger des personnes.

Historique du protocole « ours à problème »

Le protocole dit « ours à problème » a été élaboré en 1992, notamment suite au comportement familier observé chez un ours en 1991. Il a depuis été plusieurs fois actualisé. Il vise à mettre en place des mesures graduelles (du conditionnement aversif à l’élimination) sur des individus ayant développé un comportement entraînant une situation de conflit aigu avec l’Homme. Il s’appuie sur les démarches similaires conduites en Espagne et en Italie. Il a vocation à mettre en place des actions sur une espèce protégée telles que la perturbation intentionnelle, la capture et la destruction, qui ne peuvent être autorisées que par des dérogations au titre de l’article L. 411-2 du code de l’environnement.

Le protocole n’a pas vocation à régler les problèmes de prédation mais bien à traiter le cas des individus présentant un comportement pouvant engendrer des risques ou des conflits aigus pour l’homme. Même si ces cas sont rares, la gestion de telles situations justifie de l’existence d’une procédure spécifique.

La dernière version du protocole « ours à problème » avait été rédigée en 2009. Elle définissait un ours à problèmes de la manière suivante :
« Un ours à problèmes peut être défini comme un ours ayant un comportement entraînant une situation aiguë de conflit avec l’homme. Cette définition recouvre les 3 situations suivantes :
1) un ours trop familier vis-à-vis de l’homme (absence persistante de fuite, présence diurne en zone de présence humaine permanente, attaque de troupeau le jour en présence du berger, alimentation régulière à partir de nourriture d’origine humaine…) ;
2) un ours agressif envers l’homme (comportement agressif spontané non provoqué par une attitude humaine) ;
3) un ours anormalement prédateur (attaques répétées du même individu sur cheptel domestique soumis à protection) ».

Depuis 2000, le protocole n’a été déclenché que 4 fois : en 2003/2004 pour l’ours Papillon, très âgé et dont le comportement familier s’expliquait par des difficultés à se mouvoir ; en 2019 et 2021 pour l’ours Goïat, qui avait effectué des prédations sur des animaux regroupés, gardés, à proximité des habitations ; enfin 2024 pour l’ours M129 au comportement familier, de jour, à plusieurs reprises. Jusqu’à présent, le protocole n’a pas été déployé au-delà de l’étape 3 (capture pour mise en œuvre du conditionnement aversif). Seul l’ours Papillon a d’ailleurs pu être capturé et équipé d’un émetteur radio-télémétrique.

Cependant, à plusieurs reprises, des expertises ont conduit au non-déclenchement du protocole. Aussi, d’autres mesures ont pu être prises en dehors du protocole, sur des estives protégées faisant l’objet de prédations récurrentes mais sans qu’un seul ours en soit à l’origine ni qu’il s’agisse de comportements de surprédation. Cela a été le cas récemment, en 2025, sur l’estive d’Arreau où une centaine de brebis a été tuée durant l’été, mais plusieurs individus étaient responsables des dommages. Par conséquent, des opérations d’effarouchement renforcé, distinctes des actions mises en place pour les ours au comportement problématique vis-à-vis de l’Homme, ont été menées. De même, en 2007, l’ourse Franska, dont le niveau de prédation était élevé, n’a pas fait l’objet de mesures dans le cadre du protocole puisque l’expertise a révélé qu’elle prélevait des animaux dans des troupeaux non protégés.

La mise en œuvre du protocole est fondée sur une expertise conduite par les services de l’OFB, avec l’appui des différents représentants locaux des structures concernées du réseau ours brun (ONF, FDC, OFB, associations, PNP…) sur sollicitation des préfets de département.

Révision du protocole

En 2023, les services de l’Etat ont commencé un travail de révision du protocole, en parallèle de l’élaboration d’un protocole « ours en difficulté ». Ce dernier a lui été validé en 2024. Il traite des spécimens dont la survie est supposée menacée (prise en charge des ours en difficulté, en particulier d’oursons séparés de leur mère, d’ours blessés, ou d’ours très âgés). La révision du protocole dit « ours à problème » était motivée par deux besoins : d’une part, actualiser le document dont la version en vigueur datait de 2009, d’autre part, disposer d’un dispositif permettant une meilleure réactivité puisqu’il doit généralement être mis en œuvre dans des situations d’urgence.

Les principales modifications du protocole sont les suivantes :
-  Changement de dénomination : le protocole nouveau est intitulé « Ours présentant un comportement anormal ou dangereux » et non plus « Ours à problème ». Il cible ainsi davantage le comportement manifesté ponctuellement par un individu plutôt que l’individu lui-même ;
-  Suppression des ours anormalement prédateurs du dispositif pour un double motif : d’une part, les phénomènes de surprédation ne sont généralement pas le fait d’un seul ours, d’autre part, ce sujet est traité dans un autre cadre par la possibilité de mettre en œuvre des effarouchements simples et renforcés (arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux) ;
-  Mise en place d’un arrêté cadre fixant les conditions et limites dans lesquelles des mesures de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux peuvent être mises en place par les préfets : l’enjeu est de pouvoir prendre plus rapidement un arrêté préfectoral autorisant le conditionnement aversif, dès lors que les conditions dérogatoires sont réunies ;
-  Révision de la chaîne décisionnelle du protocole afin de rendre plus aisée la mise en œuvre des différentes étapes ;
-  Ajout d’un schéma « Qui fait quoi ? » pour chaque phase du protocole ;
-  Précisions et modifications rédactionnelles visant à clarifier le document (notamment la dimension technique de chacune des phases du protocole) afin d’améliorer la prise de décision pour le déclenchement du protocole et de ses différentes phases.

Projet d’arrêté cadre autorisant le conditionnement aversif dans des conditions très précises

Parallèlement à la révision du protocole a émergé l’idée d’adosser la deuxième étape de ce dernier à un arrêté cadre destiné à fixer les conditions et limites dans lesquelles des mesures de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux peuvent être mises en place par les préfets. Pour rappel, le conditionnement aversif consiste à enclencher un processus d’apprentissage, en associant la délivrance répétée d’un stimulus négatif à un comportement particulier que l’on cherche à modifier. L’intervention vise à approcher l’ours à une distance de quelques dizaines de mètres et à le toucher à l’arrière train au moyen de balles en caoutchouc tirées par un fusil, entraînant une douleur pour l’animal sans le blesser durablement.

L’ambition de ce texte est de donner aux services une meilleure réactivité pour mettre en œuvre le protocole, celui-ci concernant des situations souvent sensibles pour lesquelles un traitement urgent est nécessaire (en raison du risque pour la sécurité publique et de la mise en danger des personnes). Le projet d’arrêté cadre concerne uniquement la deuxième étape du protocole, à savoir la première phase d’action visant à faire cesser le comportement à l’origine d’une interaction négative avec l’être humain. Dans la mesure où c’est la phase d’intervention qui intervient en premier lors du déploiement du protocole et où c’est l’étape qui a été la plus fréquemment mise en œuvre, c’est tout d’abord pour cette phase que des besoins d’ajustement ont été identifiés. En effet, après plusieurs déclenchements du protocole à la fin des années 2010 et au début des années 2020, le délai de mise en œuvre est apparu inadapté avec le besoin immédiat d’intervention. D’une part, dans des situations qui provoquent des conflits et où un risque est identifié, une action rapide est nécessaire pour apporter une réponse ; d’autre part, afin d’espérer une efficacité du protocole sur l’ours identifié, il convient de pouvoir agir vite avant qu’il ne se déplace (les ours mâles ont en effet des territoires très vastes et des distances de déplacement très importantes). Ainsi, plus le temps d’action est éloigné de la survenue des faits entraînant le déclenchement du protocole, moins l’intervention est pertinente et moins elle a de chances d’aboutir. Hormis pour l’ours Papillon, les tentatives de conditionnement aversif ont échoué dans la mesure où elles n’ont finalement pas pu être mises en œuvre faute de présence de l’ours. Jusqu’alors, les situations qui ont engendré des interventions n’ont pas eu de conséquences sur l’intégrité physique de personnes, mais avec l’augmentation de la taille de la population ursine, cette situation n’est pas à exclure pour l’avenir, et il faut pouvoir se doter d’un outil ad hoc. C’est également le gage d’une meilleure acceptation de la population ursine.

Aussi, le projet d’arrêté ministériel prévoit un cadre au sein duquel pourront être pris les arrêtés préfectoraux autorisant le conditionnement aversif d’individus présentant un comportement anormal ou dangereux. En l’absence d’un tel arrêté, à ce jour, les arrêtés préfectoraux doivent recevoir un avis du CSRPN qui entraîne un délai en raison des contraintes inhérentes à sa saisine, même en condition d’urgence. Aussi, en mobilisant les dispositions prévues par l’article R. 411-13 2° du code de l’environnement qui donnent la possibilité, pour certaines espèces telles que l’ours brun, dont l’aire de répartition excède le territoire d’un département, de définir, par un arrêté ministériel pris après avis du CNPN, les conditions et limites dans lesquelles les dérogations sont accordées, les arrêtés préfectoraux n’auront plus l’obligation d’être pris postérieurement à l’avis du CSRPN. Le présent projet d’arrêté vise donc à prévoir des conditions suffisamment précises pour garantir une mise en œuvre correspondant aux exigences de la protection des espèces, tout en offrant un cadre assez large pour couvrir les différents cas de figure qui seront amenés à se présenter.

Présentation du projet d’arrêté

Le projet d’arrêté ministériel vise à encadrer les opérations de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux. Ainsi, sur le fondement de ce texte pourront être pris des arrêtés préfectoraux ponctuels autorisant le conditionnement aversif d’un ours présentant un comportement anormal ou dangereux tel que défini par le protocole du même nom, et correspondant à la mise en œuvre de l’étape 2 de ce protocole.

Plusieurs « considérant » ont été rédigés afin de préciser :
-  le contexte dérogatoire du projet d’arrêté, à savoir la mise en œuvre du protocole « ours présentant un comportement anormal ou dangereux » dont le conditionnement aversif, qui constitue une perturbation intentionnelle, est l’une des phases ;
-  le motif de la dérogation, c’est-à-dire le risque pour la sécurité publique (dans la mesure où les ours concernés présentent un comportement trop familier ou agressif) ;
-  l’absence d’effet du texte sur le maintien de la population ursine des Pyrénées en bon état de conservation dans son aire de répartition (un seul individu étant concerné par chaque arrêté préfectoral) ;
-  la mise en œuvre par les seuls agents de l’Office français de la biodiversité (OFB), formés à cet effet.

L’article 1 rappelle les deux comportements présentés par un ours brun qui justifient les mesures de conditionnement aversif : la familiarité et l’agressivité. Ces comportements sont précisés dans le protocole « ours présentant un comportement anormal ou dangereux ». La familiarité correspond à l’absence persistante de fuite lors de rencontres répétées avec l’être humain, la présence diurne répétée dans une zone avec présence humaine permanente, l’alimentation régulière à partir de nourriture d’origine humaine dans des secteurs anthropisés, l’accès ou tentative d’accès à des bâtiments et l’absence persistante de fuite lors d’attaques répétées sur troupeaux malgré la présence de gardiens au troupeau. L’agressivité est entendue comme l’un des comportements suivants : grognement, ours suivant un être humain à courte distance, charges d’intimidation sans provocation préalable, attaque sur l’être humain, dont l’ours aurait fait preuve spontanément.

L’article 2 précise :
• l’objectif de la mise en œuvre de ces mesures : faire disparaître le comportement anormal ou dangereux de l’animal par un processus d’apprentissage. Il s’agit d’associer la douleur au comportement que l’on cherche à modifier.
• les moyens employés : tirs de projectiles en caoutchouc en direction de l’animal et de munitions à double détonation.
• les préalables à la mise en œuvre : la mise en évidence par une expertise de l’OFB du comportement problématique d’un ours brun (comme prévu par le protocole) et la consultation des services de l’Etat et partenaires locaux concernés.
• l’individu vers lequel les opérations seront dirigées, ou dans le cas où un individu n’aurait pas été identifié avec certitude, les lieux de mise en place de la mesure. Ce dernier point concerne en effet les cas où il conviendrait d’agir en urgence avant que les analyses biologiques n’aient permis d’identifier l’ours responsable du comportement, ou bien ceux où les traces (ou l’absence de traces) sur le terrain ne permettrai(en)t pas d’identifier l’ours. Seuls les individus de gabarit semblable à l’ours visé, présentant un comportement similaire sur les mêmes sites que ceux où un comportement importun a été observé, sont concernés, afin d’éviter que les opérations ne soient menées envers un ours qui n’aurait pas présenté ledit comportement.

L’article 3 définit les modalités de prise des arrêtés préfectoraux déclinant l’arrêté ministériel (comportement importun entraînant un risque avéré pour la sécurité publique), la durée maximale de l’arrêté (6 mois renouvelables), le(s) lieu(x) concerné(s).
Il est précisé que ces opérations ne peuvent être menées que par les agents de l’OFB formés afin de garantir la sécurité des personnes assurant la mise en œuvre des actions et l’intégrité de l’animal.
Un compte-rendu doit être adressé, après chaque opération au préfet, au préfet coordonnateur du plan ours brun et aux ministres en charge de de la protection de la nature et de l’agriculture afin d’en évaluer l’efficacité, mais également afin de décider des suites données (poursuite des mêmes opérations, passage à l’étape suivante, arrêt du protocole). Le bilan transmis à la fin de la mise en œuvre de l’arrêté permet quant à lui de déterminer si l’arrêté sera renouvelé ou non, les actions à mener à l’issue, et d’effectuer un retour d’expérience utile pour un déclenchement futur du protocole.

L’article 4 décrit les conditions de réalisation des mesures : les projectiles sont dirigés vers l’arrière-train de l’animal (afin de ne pas le blesser) et des cartouches à double détonation sont tirées au moment où l’animal s’enfuit pour accentuer l’effet dissuasif. Les armes létales ne sont employées qu’en cas de danger imminent pour la sécurité des opérateurs. Une attention particulière doit être portée au risque incendie (cartouches à double détonation) et aux femelles suitées. Ainsi, en cas de conditionnement aversif d’une femelle suitée, lors de la fuite des ours, une vérification de la direction de l’ensemble des individus est effectuée. En cas de besoin, postérieurement aux opérations, une recherche de la mère afin de vérifier que le(s) ourson(s) est(sont) bien présent(s) avec elle est envisageable.

L’article 5 concerne le cas particulier du Parc national des Pyrénées. En cas d’intervention sur ce territoire, une autorisation du directeur de l’établissement public est nécessaire et une copie des comptes-rendus des opérations réalisées lui est transmise.

L’article 6 est l’article d’exécution : le directeur général de l’aménagement, du logement et de la nature, le directeur général de la performance économique et environnementale des entreprises, le directeur général de l’Office français de biodiversité, le préfet de la région Occitanie, coordonnateur du Massif des Pyrénées, les préfets de département et la directrice du Parc national des Pyrénées sont chargés de la mise en œuvre du texte.

Consultations obligatoires :

-  Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a été consulté le 22 octobre 2025. Il s’est prononcé favorablement à l’unanimité sur le projet d’arrêté. Dans le même temps, il s’est exprimé sur le protocole qui lui était présenté pour information.

-  La consultation du public est ouverte du 9 au 30 décembre 2025 inclus. En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.

Modifications postérieurement à la consultation du CNPN :

Projet d’arrêté :

-  Ajout d’un visa faisant référence au protocole « ours présentant un comportement anormal ou dangereux », le projet d’arrêté étant pris en application de ce texte ;

-  Ajout à l’article 2 de "la consultation des services de l’Etat et des partenaires locaux concernés" préalablement au déclenchement du conditionnement aversif ;

-  Ajout à l’article 2 de l’association du parc à l’expertise de l’OFB, préalable à la mise en place du conditionnement aversif ;

-  Modification de l’article 2 s’agissant des cas où l’ours responsable du comportement n’aurait pas été identifié avec certitude, afin de limiter le risque de réaliser des conditionnements aversifs sur un ours n’étant pas celui ayant présenté un comportement anormal : "Dans le cas où l’individu n’aurait pas été identifié avec certitude, les opérations de conditionnement aversif son réalisées à proximité du ou des sites où l’animal a présenté un comportement anormal ou dangereux, sur tout individu de gabarit semblable à l’ours visé, et qui présenterait un comportement similaire à celui ayant justifié le déclenchement de l’intervention."

-  Modification de l’article 3 pour rendre cumulatifs les critères permettant de proroger l’autorisation (remplacement de "ou" par "et") : "peut faire l’objet de prorogation en cas de difficulté à mettre en œuvre les mesures et si l’individu continue à manifester un comportement nécessitant la poursuite des opérations".

Protocole :

-  Remplacement de la formule "à partir de nourriture d’origine humaine " par "à partir de nourriture issue des activités humaines" à toutes les occurrences figurant dans le document ;

-  Ajout de la mention "clos" à "bâtiments" : "Accès ou tentative d’accès à des bâtiments clos (granges, cabanes, étables, bergeries) " ;

-  Ajout de l’adverbe "notamment" pour indiquer qu’un comportement de charge par un ours ne peut pas être qualifié d’anormal lorsque l’individu est surpris, quelle que soit son activité : "un ours surpris à courte distance, notamment pendant une phase d’alimentation sur une carcasse ou sur une zone de repos (tanière, couche)" ;

-  Indication que le CNPN est saisi avant la consultation du public s’agissant des projets d’arrêtés relatifs à la capture d’un ours brun

Pièces jointes :

-  Le projet d’arrêté fixant les conditions et limites dans lesquelles des mesures de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux peuvent être mises en place par les préfets ;

-  Le protocole « ours présentant un comportement anormal ou dangereux » ;

-  L’avis du CNPN en date du 22 octobre 2025 relatif au projet d’arrêté fixant les conditions et limites dans lesquelles des mesures de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux peuvent être mises en place par les préfets.

Merci de préciser, en intitulé de vos observations, votre positionnement sur le texte (FAVORABLE ou DÉFAVORABLE).

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Commentaires

  •  Avis défavorable, le 28 décembre 2025 à 10h51
    Je pense comme l’ASPAS qu’il est préférable de sensibiliser davantage la population à la cohabitation avec les ours dans les Pyrénées, communiquer sur les bons gestes à adopter en cas de rencontre inopinée avec les plantigrades, plutôt que de faciliter les mesures d’agression envers les ours, avec un protocole douloureux et traumatisant pour l’animal, et aux résultats tout à fait incertains…
  •  Ours, le 28 décembre 2025 à 10h37
    Il n’y a pas d’ours à problèmes, c’est nous le problème.
  •  Vous avez dit ’OURS À COMPORTEMENT ANORMAL’ ? avis défavorable, le 28 décembre 2025 à 10h22
    C’est un ’Projet d’arrêté’ bien anormal.
  •  projet d’arrêté contre comportement Ours anormal ou dangereux , le 28 décembre 2025 à 10h21
    AVIS DEFAVORABLE sur cet arrêté qui ne prend pas en cause le principe que cet animal est un animal sauvage qui pour LE RESPECT de la bio diversité doit le rester et ne doit en aucun cas rentrer dans des cases correspondant à des animaux en captivité dans des zoos ou autres….
  •  Avis défavorable , le 28 décembre 2025 à 10h07
    Préservons cette espèce déjà trop malmené
  •  Effarouchement des ours, le 28 décembre 2025 à 10h06
    Je suis contre les dérives que cela apporterait ,c’est un pied dans la porte  !
  •  Avis défavorable , le 28 décembre 2025 à 10h05
    Nous devons préserver cette espèce, l’homme fait bien plus de dégâts divers et variés Alors non on arrête ça
  •  projet d arrêté concernant les ours bruns aux comportements ressentis comme anormal ou dangereux, le 28 décembre 2025 à 10h04
    Avis complètement défavorable . Informez, informez …. communiquez , éduquez …. non à la répression basique . Les ours ont des comportements spécifiques , autres que ceux des humains ….. le savoir vaut toujours mieux que l’ignorance .
  •  Avis défavorable, le 28 décembre 2025 à 09h55
    Si la mise en place d’un tel protocole est parfaitement justifiée, de trop nombreuses lacunes ou omissions peuvent conduire à des situations risquées pour l’espèce, j’émets donc un avis défavorable.
  •  DEFAVORABLE, le 28 décembre, le 28 décembre 2025 à 09h52
    Je suis attaché à la protection de l’Ours des Pyrénées, car celui-ci participe à l’équilibre naturel et fait parti intégrante de notre Patrimoine. Je suis défavorable aux critères du projet d’arrêté en l’état, qui comporte des zones floues importantes et demande une concertation obligatoire. Il faut de la transparence, un débat public, des concertations scientifiques, consultations des associations de protection de l’Ours et définir clairement les notions de " comportement anormal ou dangereux" ou d’ "interactions négatives". La population d’Ours des Pyrénées est fragile et menacée
  •  Avis défavorable – Projet d’arrêté relatif au conditionnement aversif des ours bruns, le 28 décembre 2025 à 09h43

    Je souhaite exprimer un avis défavorable au projet d’arrêté fixant les conditions et limites dans lesquelles des mesures de conditionnement aversif des ours bruns présentant un comportement anormal ou dangereux peuvent être mises en place par les préfets.

    1. Une définition floue des situations justifiant le conditionnement aversif
    Le projet repose sur des notions insuffisamment encadrées telles que « comportement anormal » ou « comportement dangereux », sans critères objectifs, mesurables et partagés scientifiquement. Cette imprécision ouvre la voie à des interprétations subjectives, variables selon les territoires, et fragilise la sécurité juridique des décisions préfectorales.

    2. Un risque de banalisation d’interventions intrusives sur une espèce protégée
    L’ours brun est une espèce strictement protégée au titre du droit national et européen. Le recours au conditionnement aversif, s’il n’est pas strictement exceptionnel, proportionné et démontré comme nécessaire, peut conduire à une normalisation de pratiques intrusives, en contradiction avec les principes de protection renforcée des espèces menacées.

    3. Une efficacité scientifique insuffisamment démontrée
    Les effets à moyen et long terme des mesures de conditionnement aversif sur les ours bruns ne font pas l’objet d’un consensus scientifique clair, notamment en matière de modification durable des comportements et de réduction des risques. Certaines études soulignent au contraire des phénomènes d’habituation, voire d’aggravation des situations de stress ou de conflits homme-faune.

    4. Une approche qui privilégie la gestion du symptôme plutôt que la prévention
    Le projet d’arrêté met l’accent sur l’intervention a posteriori, sans traiter de manière prioritaire les causes structurelles des interactions à risque : protection des troupeaux, gestion des déchets, aménagement du territoire, accompagnement des acteurs locaux. Une politique publique efficace devrait d’abord renforcer les mesures de prévention et de cohabitation.

    5. Une gouvernance insuffisamment concertée
    La possibilité donnée aux préfets de décider de telles mesures, sans garantie explicite de concertation renforcée avec les scientifiques indépendants, les associations de protection de la nature et les acteurs locaux concernés, pose question au regard de la transparence et de l’acceptabilité sociale des décisions.

    Conclusion

    En l’état, ce projet d’arrêté ne présente pas de garanties suffisantes en termes de rigueur scientifique, de protection de l’espèce, de prévention des conflits et de sécurité juridique. Il apparaît nécessaire de revoir en profondeur ce texte, en privilégiant une approche fondée sur la prévention, la connaissance scientifique et la concertation, avant toute généralisation de mesures de conditionnement aversif.

  •  NON au conditionnement aversif - ours bruns, le 28 décembre 2025 à 09h23
    AVIS DÉFAVORABLE à ce projet d’arrêté qui ne se justifie d’aucune manière. Trop familier, trop agressif… Que veulent dire ces termes ? Appliqués à des animaux non humains, RIEN. Laissons les ours tranquilles, ils resteront chez eux et nous nous devons rester chez nous, laissons les animaux sauvages en paix, ils ne nous cherchent pas, ne les cherchons pas. Si vous effarouchez un animal, quel qu’il soit, il partira ailleurs et deviendra agressif, son stress pouvant aussi se révéler mortel pour lui. Or, Au-delà du fait qu’il est absolument indispensable pour la biodiversité, voire le biotope, de maintenir les espèces d’ursidés dans notre pays pour assurer une chaîne alimentaire non interrompue, Il est tout aussi vrai que la présence de prédateurs (éliminés par l’homme soit pour son confort, soit pour son plaisir) sera de nature à forger une relation étroite entre les diverses espèces animales dont nous faisons partie. Effaroucher les ours est donc inefficace, voire contre-productif. Dans un premier temps l’Etat veut une stratégie pyrénéenne de valorisation de la biodiversité et dans un deuxième temps vous voudriez éradiquer tous les grands prédateurs alors que l’on sait très bien que si l’on veut conserver une chaîne alimentaire non interrompue il est absolument indispensable de maintenir les populations d’ursidés en bon état. Robert Fossier, archiviste-paléographe, a écrit dans son livre "Ces gens du moyen-âge" (édition Fayard) : "(…) Maître du feu, maître de l’objet, (l’homme) est aussi, et en revanche, le seul parmi les mammifères, sinon tous les êtres animés, qui détruit et qui tue par haine ou par plaisir, sans y être poussé par la peur, la faim ou quelque pulsion sexuelle ; c’est le plus redoutable et le plus impitoyable des prédateurs". Et plus loin "(…) les effrayantes destructions (…) atteignent aujourd’hui une ampleur proprement démente ; nos descendants en paieront le prix (…)". Je citerai un dernier extrait de ce remarquable ouvrage : "(…) la lutte contre les rapaces a profité aux rongeurs ; le recul de l’ours et du loup a favorisé le sanglier ; celui du héron, le progrès des insectes des rivières ; la guerre faite aux reptiles a ouvert les greniers aux rats. Dans l’ensemble, l’appât du gain et le pillage qui s’est ensuivi ont perturbé la répartition des réserves alimentaires des animaux et modifié ainsi l’écosystème". Il faut maintenant arrêter d’intervenir sur la Nature, nous n’y connaissons rien. Françoise Roulliès - Bazens - Lot et Garonne
  •  AVIS DEFAVORABLE, le 27 décembre 2025 à 23h52
    AVIS DEFAVORABLE Il ne paraît pas du tout judicieux d’augmenter les agressions à l’égard des ours. Rien ne démontre qu’il sont capables d’associer leur comportement à la douleur reçue par des balles en caoutchouc. La réglementation devrait bien au contraire prévoir une sensibilisation des populations humaines à la conduite à tenir en présence d’un ours. De plus, les qualificatifs "d’agressif" ou de "familier" sont beaucoup trop vagues et bien sûr sujets à interprétation. Je demande à ce que l’Etat se mette à l’écoute sérieusement des scientifiques et spécialistes de cette espèce ainsi d’ailleurs que pour d’autres espèces. La biodiversité et du même coup l’espèce humaine s’en porteraient d’autant mieux.
  •  Avis défavorable : protégeons les ours ! , le 27 décembre 2025 à 23h32
    DEFAVORABLE La protection de l’Ours des Pyrénées est fondamentale, car celui-ci participe à l’équilibre naturel et fait partie intégrante du patrimoine naturel et de la biodiversité. Les critères du projet d’arrêté comportent des zones floues importantes et demandent une concertation obligatoire. Il faut de la transparence, un débat public, des concertations scientifiques, consultations des associations de protection de l’ours. Les notions de " comportement anormal ou dangereux" ou d’ "interactions négatives" prêtent à interprétations "de circonstances" . La population d’Ours des Pyrénées est fragile et menacée, les décisions prises sans concertations avec les parties concernées sont un risque réel pour la conservation de l’espèce. Pensons aux générations futures, qui ont le droit de découvrir et connaître eux aussi cette espèce emblématique.
  •  Défavorable , le 27 décembre 2025 à 23h09
    PROTEGEONS LES OURS et la biodiversité
  •  Défavorable, le 27 décembre 2025 à 22h16
    Je suis défavorable à ce projet d’arrêté. Il serait effectivement bon de proposer une véritable consultation, incluant des scientifiques spécialistes du domaine et des associations au plus proche du terrain. Cela éviterait peut-être des expressions imprécises et sujettes à interprétation comme un "comportement anormal". Il est nécessaire de protéger les ours des Pyrénées, qui font partie de la biodiversité.
  •  Défavorable, le 27 décembre 2025 à 22h13
    Le présent projet d’arrêté ne détermine pas clairement les critères qui amèneraient à prendre des décisions vis-à-dis des ours. La notion de "comportement anormal", notamment, ne repose sur aucune réalité objective ou scientifique, et pourrait ouvrir la voie à des mesures inadaptées. En outre, je partage ma surprise vis-à-vis de la temporalité de cet arrêté, publié avec une relative discrétion. Une décision au sujet d’une espèce menacée devrait faire l’objet d’un débat public éclairé, avec l’appui de scientifiques, et au travers d’une consultation large, notamment avec les associations de protection.
  •  Avis défavorable , le 27 décembre 2025 à 21h12
    Absolument contre ; PROTEGEONS LES OURS .
  •  Défavorable , le 27 décembre 2025 à 21h10
    Protégeons les ours au lieu de les tuer pour 1 oui ou pour 1 non
  •  Madame , le 27 décembre 2025 à 20h19
    DÉFAVORABLE CONTRE CE PROJET