Projet d’arrêté encadrant la chasse du fuligule milouin pour la saison cynégétique 2026-2027

Consultation du 30/07/2026 au 19/08/2026 - 6348 contributions

Contexte

Dans le cadre de sa politique de protection de la biodiversité et en application de la directive 2009/147/CE relative à la conservation des oiseaux sauvages, la France poursuit l’adaptation de ses règles de chasse aux exigences de conservation fixées à l’échelle européenne. Ces ajustements répondent aux recommandations formulées par la Commission européenne et les groupes d’expertise associés, notamment le groupe NADEG (Nature Directives Expert Group), chargé du suivi de la mise en œuvre des directives "Oiseaux" et "Habitats".

Le 3 novembre 2024, la Commission européenne a rappelé la nécessité de renforcer les mesures de protection de plusieurs espèces d’oiseaux en mauvais état de conservation, recommandant la suspension ou la forte limitation de leur chasse, notamment dans les États membres, dont la France. En réponse, les autorités françaises ont engagé une révision de leurs dispositifs réglementaires.

Parmi les espèces concernées figure le fuligule milouin (Aythya ferina), dont l’état de conservation demeure préoccupant au niveau européen. Dans ce contexte, les autorités françaises ont décidé de soumettre sa chasse à un encadrement renforcé, fondé sur une approche de gestion adaptative visant à concilier les usages cynégétiques avec les impératifs de conservation de la faune sauvage. Après une première année sous ce statut, la chasse au fuligule milouin est reconduite pour la saison de chasse 2026-2027.

Présentation du contenu de l’arrêté

L’arrêté vise à encadrer, pour la deuxième année consécutive et pour la saison cynégétique 2026-2027, la chasse du fuligule milouin en France métropolitaine. Il s’inscrit dans une démarche de gestion adaptative, combinant encadrement strict des prélèvements, suivi en temps réel et évaluation scientifique des données collectées.

Un quota annuel de 5000 prélèvements est fixé pour le fuligule milouin, sur l’ensemble du territoire métropolitain, afin de limiter l’impact de la chasse sur la dynamique de population de l’espèce. Dans son avis consultatif du 17 juillet 2026, le CEGA (Comité d’experts sur la gestion adaptative) recommande l’importance de préserver les femelles de l’espèce, contribuant principalement à la dynamique démographique et au rétablissement de l’état de conservation du fuligule milouin. L’arrêté prévoit que le prélèvement des mâles doit être privilégié.

Afin d’assurer un suivi rigoureux des prélèvements, l’arrêté dispose l’obligation pour chaque chasseur de déclarer tout individu de fuligule milouin prélevé via l’application mobile « ChassAdapt », développée par la fédération nationale des chasseurs. Cette déclaration en temps réel constitue une condition de légalité du prélèvement. Un système de contrôle, reposant sur l’application « ChassControl » et accessible aux agents assermentés, est également mis en place pour garantir la fiabilité des données transmises. L’arrêté prévoit également un dispositif de suspension automatique de la chasse dès que le quota fixé est atteint. L’Office français de la biodiversité (OFB) en informe immédiatement les autorités concernées et la fédération nationale des chasseurs, qui a la responsabilité d’avertir les chasseurs et de désactiver, via l’application, la possibilité de nouvelles déclarations. Tout prélèvement réalisé après ce signalement est constitutif d’une infraction.

Enfin, l’arrêté encadre l’évaluation de la saison de chasse. Avant le 1er avril 2027, la fédération nationale des chasseurs doit transmettre à l’OFB et au ministère en charge de la chasse un bilan consolidé des prélèvements de fuligules milouins, incluant également une analyse des caractéristiques biologiques des oiseaux (âge, sexe). Ces données feront l’objet d’une évaluation scientifique globale, transmise à la Direction de l’eau et de la biodiversité avant le 1er juin 2027, dans une logique de retour d’expérience et d’ajustement des mesures pour les saisons suivantes.

Consultations obligatoires

Le projet d’arrêté, ayant une incidence directe sur l’exercice de la chasse et sur l’environnement, nécessite un examen par le Conseil national de la chasse et de la faune Sauvage conformément à l’article L. 421-1 A du code de l’environnement.

Le Comité d’experts de la gestion adaptative a rendu un avis concernant la chasse du fuligule milouin le 17 juillet 2026. Cet avis est consultable sur le site de la consultation publique.

Il doit également faire l’objet d’une consultation du public en application de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement sur le site dédié aux consultations publiques.

Pour la bonne prise en compte de votre avis veuillez faire apparaitre le mot « favorable » ou « défavorable » dans le titre de votre contribution.

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Commentaires

  •  DEFAVORABLE et immoral , le 14 août 2026 à 10h11

    Je suis **totalement DÉFAVORABLE** à ce projet d’arrêté autorisant la chasse de 5 000 fuligules milouins pour la saison 2026-2027.

    Il devient difficile de comprendre ce que signifie encore, en France, l’expression « protection de la biodiversité ».

    Le ministère reconnaît lui-même que l’état de conservation du fuligule milouin demeure préoccupant au niveau européen. Il rappelle que la Commission européenne a recommandé de renforcer la protection des espèces d’oiseaux en mauvais état de conservation, notamment par la suspension ou la forte limitation de leur chasse.

    Et quelle conclusion tire-t-on de ce constat ?

    Que nous pouvons en tuer 5 000.

    Plus extraordinaire encore : les experts soulignent l’importance de préserver particulièrement les femelles parce qu’elles contribuent au rétablissement de la population. Alors, plutôt que d’en tirer la conclusion qui me paraît évidente — cessons de tuer ces oiseaux — le projet d’arrêté prévoit de « privilégier » le tir des mâles.

    Nous en sommes donc là : une espèce est dans un état de conservation préoccupant,
    elle a besoin de se rétablir, les femelles doivent particulièrement être préservées pour permettre ce rétablissement… MAIS IL FAUDRAIT MALGRÉ TOUT GARANTIR AUX CHASSEURS LA POSSIBILITÉ DE CONTINUER À EN TUER.

    Au nom de quoi ?

    Quelle nécessité impose la mort de ces 5 000 oiseaux ?

    Aucune.

    Il ne s’agit ni de nourrir une population, ni de protéger des êtres humains d’un danger, ni de répondre à une nécessité vitale. Il s’agit de permettre la poursuite d’un loisir consistant à viser des animaux sauvages et à leur ôter la vie.

    Et je refuse encore une fois le vocabulaire administratif de « prélèvement ».

    Un fuligule milouin atteint par les plombs d’un fusil n’est pas « prélevé ». Il est tué juste parce qu’il voulait vivre.

    Pourquoi avons-nous tellement besoin de cacher la réalité derrière des mots ?

    Le ministère de l’écologie, donc censé protéger la vie sauvage, l’environnement, le vivant s’apprête à autoriser des névrosés de la gâchette à tuer jusqu’à 5 000 animaux sauvages appartenant à une espèce dont nous savons que l’état de conservation est préoccupant.

    Et tout cela serait de la « gestion adaptative » destinée à « concilier les usages cynégétiques avec les impératifs de conservation de la faune sauvage ».

    Mais pourquoi faudrait-il absolument les concilier ?

    Depuis quand le désir de tuer un animal pour son loisir constitue-t-il un impératif auquel la protection du vivant devrait s’adapter ?

    À mes yeux, il y a quelque chose de profondément malsain dans le plaisir consistant à traquer un animal sauvage, à le mettre en joue et à lui ôter la vie alors qu’aucune nécessité ne l’impose. Je ne vois aucune raison pour laquelle la puissance publique devrait garantir la satisfaction de ce désir au détriment d’animaux qui, eux, cherchent simplement à vivre.

    À force de lire ces projets d’arrêtés, je finis par me demander si nous avons encore un ministère chargé de protéger la biodiversité ou un bureau chargé d’organiser et de légaliser la mise à mort d’espèces animales sauvages.

    Car enfin, que faut-il pour qu’un animal sauvage obtienne simplement le droit qu’on lui fiche la paix ?

    Il ne suffit même plus que son espèce soit dans un état de conservation préoccupant.

    Il faut désormais calculer combien d’individus nous pouvons tuer, quels individus il serait préférable de tuer, comment comptabiliser ceux qui ont été tués et à quel moment il faudra enfin arrêter de les tuer.

    Et nous appelons cela protéger la biodiversité. NON ! ce n’est pas protéger la biodiversité, c’est protéger des assassins par des arrêtés. Complètement immoral.

    Nous devrions peut-être essayer quelque chose de beaucoup plus simple qu’au ministère dit de l’écologie on n’a pas pensé :

    Ne plus tuer les animaux par loisir, par palis de quelques-uns.

    Laissons ces 5 000 fuligules milouins voler, migrer, se nourrir, se reproduire. Laissons les mâles vivre avec les femelles que l’on prétend vouloir protéger. Laissons cette population se rétablir sans décider immédiatement quelle part de ce rétablissement pourra être transformée en tableau de chasse.

    La nature subit déjà suffisamment les conséquences de nos activités, de la destruction des habitats, des pollutions, du dérèglement climatique, des incendies et de notre occupation toujours croissante de l’espace.

    Faut-il vraiment ajouter à tout cela le plaisir de tuer ? LE MINISTERE DE L’ÉCOLOGIE SERT-IL DONC SEULEMENT À ÇA ? Si oui, alors il faut le rebaptiser en Bureau des accréditations des assassinats de la faune sauvage.

    Il serait temps que l’être humain comprenne qu’il ne possède pas tout ce qui vit autour de lui.

    Le fuligule milouin ne nous appartient pas.

    La faune sauvage n’appartient pas aux chasseurs.

    Et lorsqu’une espèce est en difficulté, la seule politique de protection du vivant moralement acceptable devrait commencer par cette évidence :

    **NOUS N’AVONS AUCUNE NÉCESSITÉ DE TUER CES ANIMAUX, ALORS FOUTONS-LEURS LA PAIX.

    Je demande donc l’abandon de ce projet et la suspension de la chasse du fuligule milouin.

    Thierry fatou farouche anti-assassins de la faune sauvage, même avec un arrêté délivré par un ministère irresponsable et aveugle à la réalité.

  •  DÉFAVORABLE !, le 14 août 2026 à 10h10

    1-Les données scientifiques disponibles font état d’une érosion continue des "oiseaux d’eau" dont fait partie ce canard plongeur depuis plusieurs décennies
    2- les zones humides et les plans d’eau (milieux exclusifs de ce fuligule) sont en régression quantitative et qualitative permanente en Europe
    3- les aléas climatiques qui augmentent le stress global sur la biosphère et plus particulièrement sur l’ensemble des zone humides et leurs biodiversité accentuent les risques de raréfaction sur ces fuligules

    En conséquence, toute activité de chasse dans les zones humides est un non-sens écologique et un choix délibéré de sacrifier au plaisir de quelques uns l’avenir de notre société

  •  Demande d’interdiction de la chasse au fuligule milouin, le 14 août 2026 à 10h10
    Il s’agit d’une espèce dont les effectifs sont en forte décroissance et des prélèvements sur la population restreinte risquent d’amener celle-ci au bord de l’extinction
  •  Avis défavorable, le 14 août 2026 à 10h09
    La faune et la flore ont besoin de beaucoup de protection. C’EST ABSOLUMENT URGENTISSIME !
  •  Avis défavorable , le 14 août 2026 à 10h09
    Tenir compte des données scientifiques et non des avis de quelques chasseurs qui ne se préoccupent de la planète et de leurs habitants uniquement lorsque leur loisir morbide est menacé.
  •  La biodiversité saccagée : avis défavorable, le 14 août 2026 à 10h08
    Les oiseaux, quelque soit leur mode d’alimentation, leur biotope, sont en une situation de stress démographique, a fortiori ceux dont l’eau est leur environnement. Dans le contexte actuel, chasser quelque espèce que ce soit revient à tirer sur une ambulance. Le rétablissement des populations ne pourra se réaliser que si les conditions météorologiques futures s’avèrent favorables et surtout pertinentes de la part de l’être humain. Manifestement, ce n’est pas le cas avec ce projet d’arrêté.
  •  AVIS DEFAVORABLE, le 14 août 2026 à 10h04
    La population est en voie de disparition, donc NON chassable.
  •  Avis défavorable, le 14 août 2026 à 10h03
    Je suis opposé à la chasse.
  •  chasse du fuligule milouin DEFAVORABLE , le 14 août 2026 à 10h02
    DEFAVORABLE Le projet ne tiens pas compte de l’avis du CEGA notamment en ce qui concerne la préservation des femelles. Les moyens de contrôles basés sur un mode "auto-déclaratif " des chasseurs est insuffisant.
  •  favorable, le 14 août 2026 à 10h01
    la population est des plus correcte donc chassable
  •  Martine Marcuzzi, le 14 août 2026 à 10h01
    Je suis contre
  •  Défavorable , le 14 août 2026 à 10h00
    Totalement défavorable à la chasse du fuligule milouin
  •  Avis défavorable , le 14 août 2026 à 10h00
    Ecouter les scientifiques
  •  AVIS DEFAVORABLE , le 14 août 2026 à 09h59

    Voici les raisons de cet avis défavorable :

    1. Un déclin alarmant et documenté
    Le fuligule milouin (Aythya ferina) est une espèce de canard plongeur dont les effectifs ont chuté de 30 % en Europe en 15 ans, selon France Nature Environnement et la LPO. En France, la situation est tout aussi préoccupante : l’espèce est aujourd’hui classée vulnérable et menacée de disparition à moyen terme si aucune mesure forte n’est prise. Ce déclin s’inscrit dans un contexte plus large de baisse des populations d’oiseaux d’eau, lié à la dégradation des zones humides, à la pollution, au changement climatique et à la pression de la chasse.
    Pourquoi ce déclin ?
    • Perte et fragmentation des habitats : assèchement des zones humides, urbanisation, agriculture intensive.
    • Perturbations humaines : dérangement en période de nidification ou d’hivernage.
    • Changement climatique : modification des cycles migratoires et des ressources alimentaires.
    • Pression cynégétique : la chasse, même encadrée, ajoute une pression supplémentaire sur une population déjà fragilisée.
    2. Les scientifiques recommandent l’arrêt de la chasse
    Plusieurs instances scientifiques et européennes appellent à un moratoire sur la chasse du fuligule milouin :
    • Le groupe NADEG (chargé du suivi de la directive européenne sur les oiseaux) avait déjà recommandé dès novembre 2024 une suspension ou une forte limitation de la chasse pour cette espèce.
    • La Commission européenne a identifié le fuligule milouin parmi neuf espèces d’oiseaux en déclin dont la chasse n’est pas durable, demandant aux États membres de suspendre ou de réduire drastiquement les prélèvements.
    • Les experts soulignent que le prélèvement des mâles, privilégié par l’arrêté français de 2026-2027, ne suffit pas à compenser le déclin démographique. Les femelles, essentielles à la reproduction, doivent être protégées pour permettre le rétablissement de l’espèce.
    L’interdiction de la chasse reste le levier le plus efficace à court terme pour permettre à l’espèce de se rétablir, comme le rappelle la LPO.
    3. Un encadrement insuffisant et risqué
    Le gouvernement français a choisi une approche de “gestion adaptative” pour la saison 2026-2027, avec :
    • Un quota national de 5 000 prélèvements (tous sexes confondus, avec une priorité pour les mâles).
    • Des mesures de déclaration obligatoire pour suivre les prélèvements.
    Pourquoi ces mesures sont-elles insuffisantes ?
    • Le quota de 5 000 oiseaux est arbitraire : il n’est pas basé sur une évaluation scientifique robuste du seuil de prélèvement durable, mais sur un compromis politique.
    • La priorité donnée aux mâles ne garantit pas la survie de l’espèce : les femelles, moins nombreuses et plus vulnérables, jouent un rôle clé dans la reproduction. Leur prélèvement, même limité, peut aggraver le déclin.
    • Le risque de dépassement du quota : l’expérience montre que les déclarations des chasseurs sont souvent sous-estimées, comme l’a souligné la LPO.
    • L’effet dissuasif sur la reproduction : même un prélèvement limité peut perturber les dynamiques de population, surtout dans un contexte de raréfaction des habitats.
    4. Une contradiction avec les engagements écologiques de la France
    La France s’est engagée à :
    • Protéger la biodiversité via la Stratégie Nationale pour la Biodiversité (SNB) et les Objectifs de Développement Durable (ODD).
    • Respecter la directive européenne “Oiseaux” (2009/147/CE), qui exige que la chasse ne menace pas le bon état de conservation des espèces.
    • Lutter contre l’érosion de la biodiversité, un enjeu reconnu comme prioritaire par l’ONU et l’IPBES.
    Autoriser la chasse du fuligule milouin va à l’encontre de ces engagements :
    • L’espèce est déjà en danger : poursuivre sa chasse revient à ignorer les alertes scientifiques et à hypothéquer sa survie.
    • La France se place en porte-à-faux avec les recommandations de la Commission européenne, qui prône une approche de précaution.
    5. Une mobilisation citoyenne et associative forte
    Les associations de protection de la nature, comme la LPO, France Nature Environnement ou One Voice, mènent des campagnes pour :
    • Demander l’arrêt pur et simple de la chasse du fuligule milouin.
    • Sensibiliser le public à la situation critique de l’espèce, via des pétitions, des consultations publiques et des actions en justice.
    • Proposer des alternatives : protection renforcée des zones humides, restauration des habitats, et soutien aux programmes de suivi scientifique.
    Exemple concret :
    • Une pétition lancée sur la plateforme de l’Assemblée nationale a recueilli des milliers de signatures contre la chasse du fuligule milouin, soulignant l’attente citoyenne d’une politique de conservation ambitieuse.
    6. Des solutions alternatives existent
    Plutôt que de maintenir une chasse encadrée, plusieurs pistes peuvent être explorées pour concilier préservation de l’espèce et activités humaines :
    • Renforcer la protection des zones humides (classement en réserves naturelles, gestion écologique).
    • Soutenir les programmes de reproduction en captivité pour réintroduire des individus.
    • Développer des plans de restauration des habitats (restauration des marais, lutte contre la pollution).
    • Encourager l’écotourisme (observation des oiseaux) comme alternative économique à la chasse.
    Conclusion : l’arrêt de la chasse est une nécessité
    Face à :
    ✅ Un déclin démographique avéré (–30 % en 15 ans).
    ✅ Des recommandations scientifiques et européennes claires (moratoire ou suspension).
    ✅ Un encadrement insuffisant et risqué (quota arbitraire, priorité aux mâles inefficace).
    ✅ Des engagements internationaux non tenus (directive “Oiseaux”, SNB).
    ✅ Une mobilisation citoyenne et associative massive.
    L’arrêt de la chasse du fuligule milouin est la seule mesure cohérente avec l’urgence écologique. Elle permettrait :
    • De sauvegarder une espèce menacée.
    • De respecter les engagements de la France en matière de biodiversité.
    • De donner une chance à l’espèce de se rétablir avant d’envisager toute reprise d’activité cynégétique.

  •  défavorable, le 14 août 2026 à 09h57
    Je pense que vous n’avez pas besoin d’une consultation publique pour savoir qu’il ne faut pas le faire. Comme d’habitude (pour ce sujet ou un autre), vous ignorez les recommandations des scientifiques ! Ne reprennez pas la chasse du fuligule milouin et arrêtez de poser des questions absurdes.
  •  AVIS DEFAVORABLE , le 14 août 2026 à 09h57
    1. Un déclin alarmant et documenté Le fuligule milouin (Aythya ferina) est une espèce de canard plongeur dont les effectifs ont chuté de 30 % en Europe en 15 ans, selon France Nature Environnement et la LPO. En France, la situation est tout aussi préoccupante : l’espèce est aujourd’hui classée vulnérable et menacée de disparition à moyen terme si aucune mesure forte n’est prise. Ce déclin s’inscrit dans un contexte plus large de baisse des populations d’oiseaux d’eau, lié à la dégradation des zones humides, à la pollution, au changement climatique et à la pression de la chasse. Pourquoi ce déclin ? • Perte et fragmentation des habitats : assèchement des zones humides, urbanisation, agriculture intensive. • Perturbations humaines : dérangement en période de nidification ou d’hivernage. • Changement climatique : modification des cycles migratoires et des ressources alimentaires. • Pression cynégétique : la chasse, même encadrée, ajoute une pression supplémentaire sur une population déjà fragilisée. 2. Les scientifiques recommandent l’arrêt de la chasse Plusieurs instances scientifiques et européennes appellent à un moratoire sur la chasse du fuligule milouin : • Le groupe NADEG (chargé du suivi de la directive européenne sur les oiseaux) avait déjà recommandé dès novembre 2024 une suspension ou une forte limitation de la chasse pour cette espèce. • La Commission européenne a identifié le fuligule milouin parmi neuf espèces d’oiseaux en déclin dont la chasse n’est pas durable, demandant aux États membres de suspendre ou de réduire drastiquement les prélèvements. • Les experts soulignent que le prélèvement des mâles, privilégié par l’arrêté français de 2026-2027, ne suffit pas à compenser le déclin démographique. Les femelles, essentielles à la reproduction, doivent être protégées pour permettre le rétablissement de l’espèce. L’interdiction de la chasse reste le levier le plus efficace à court terme pour permettre à l’espèce de se rétablir, comme le rappelle la LPO. 3. Un encadrement insuffisant et risqué Le gouvernement français a choisi une approche de “gestion adaptative” pour la saison 2026-2027, avec : • Un quota national de 5 000 prélèvements (tous sexes confondus, avec une priorité pour les mâles). • Des mesures de déclaration obligatoire pour suivre les prélèvements. Pourquoi ces mesures sont-elles insuffisantes ? • Le quota de 5 000 oiseaux est arbitraire : il n’est pas basé sur une évaluation scientifique robuste du seuil de prélèvement durable, mais sur un compromis politique. • La priorité donnée aux mâles ne garantit pas la survie de l’espèce : les femelles, moins nombreuses et plus vulnérables, jouent un rôle clé dans la reproduction. Leur prélèvement, même limité, peut aggraver le déclin. • Le risque de dépassement du quota : l’expérience montre que les déclarations des chasseurs sont souvent sous-estimées, comme l’a souligné la LPO. • L’effet dissuasif sur la reproduction : même un prélèvement limité peut perturber les dynamiques de population, surtout dans un contexte de raréfaction des habitats. 4. Une contradiction avec les engagements écologiques de la France La France s’est engagée à : • Protéger la biodiversité via la Stratégie Nationale pour la Biodiversité (SNB) et les Objectifs de Développement Durable (ODD). • Respecter la directive européenne “Oiseaux” (2009/147/CE), qui exige que la chasse ne menace pas le bon état de conservation des espèces. • Lutter contre l’érosion de la biodiversité, un enjeu reconnu comme prioritaire par l’ONU et l’IPBES. Autoriser la chasse du fuligule milouin va à l’encontre de ces engagements : • L’espèce est déjà en danger : poursuivre sa chasse revient à ignorer les alertes scientifiques et à hypothéquer sa survie. • La France se place en porte-à-faux avec les recommandations de la Commission européenne, qui prône une approche de précaution. 5. Une mobilisation citoyenne et associative forte Les associations de protection de la nature, comme la LPO, France Nature Environnement ou One Voice, mènent des campagnes pour : • Demander l’arrêt pur et simple de la chasse du fuligule milouin. • Sensibiliser le public à la situation critique de l’espèce, via des pétitions, des consultations publiques et des actions en justice. • Proposer des alternatives : protection renforcée des zones humides, restauration des habitats, et soutien aux programmes de suivi scientifique. Exemple concret : • Une pétition lancée sur la plateforme de l’Assemblée nationale a recueilli des milliers de signatures contre la chasse du fuligule milouin, soulignant l’attente citoyenne d’une politique de conservation ambitieuse. 6. Des solutions alternatives existent Plutôt que de maintenir une chasse encadrée, plusieurs pistes peuvent être explorées pour concilier préservation de l’espèce et activités humaines : • Renforcer la protection des zones humides (classement en réserves naturelles, gestion écologique). • Soutenir les programmes de reproduction en captivité pour réintroduire des individus. • Développer des plans de restauration des habitats (restauration des marais, lutte contre la pollution). • Encourager l’écotourisme (observation des oiseaux) comme alternative économique à la chasse. Conclusion : l’arrêt de la chasse est une nécessité Face à : ✅ Un déclin démographique avéré (–30 % en 15 ans). ✅ Des recommandations scientifiques et européennes claires (moratoire ou suspension). ✅ Un encadrement insuffisant et risqué (quota arbitraire, priorité aux mâles inefficace). ✅ Des engagements internationaux non tenus (directive “Oiseaux”, SNB). ✅ Une mobilisation citoyenne et associative massive. L’arrêt de la chasse du fuligule milouin est la seule mesure cohérente avec l’urgence écologique. Elle permettrait : • De sauvegarder une espèce menacée. • De respecter les engagements de la France en matière de biodiversité. • De donner une chance à l’espèce de se rétablir avant d’envisager toute reprise d’activité cynégétique.
  •  Avis DEFAVORABLE, le 14 août 2026 à 09h55
    Nous avons besoin de biodiversité, cette espèce est en danger. NE participons PLUS à la 6e extinction de masse ! 80 % des espèces ont déjà disparu par l’action humaine.
  •  Avis défavorable, le 14 août 2026 à 09h52
    Je donne un avis défavorable.
  •  DÉFAVORABLE , le 14 août 2026 à 09h49
    Les habitats continuent de se dégrader et le nombre d’individus reste une population insuffisante pour la protection de l’espèce. Pourquoi rajouter la chasse? Relisez les recommandations des scientifiques et appliquons les.
  •  Avis défavorable , le 14 août 2026 à 09h49
    Il faut préserver la diversité