Projet d’arrêté définissant le statut de protection du loup (Canis lupus) et fixant les conditions et limites de sa destruction

La présente consultation, fondée sur l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, porte sur un projet d’arrêté définissant le statut de protection du loup (Canis lupus) et fixant les conditions et limites de sa destruction.

Consultation du 27/11/2025 au 19/12/2025 - 32384 contributions

Le projet d’arrêté définissant le statut de protection du loup (Canis lupus) et fixant les conditions et limites de sa destruction :

  • Remplacera et abrogera l’arrêté du 21 février 2024 fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus) ;
  • Modifiera l’arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des mammifères terrestres protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection pour en retirer la mention du loup (Canis lupus) ;
  • Est pris en transposition de la directive (UE) 2025/1237 du Parlement européen et du Conseil du 17 juin 2025 modifiant la directive 92/43/CEE du Conseil en ce qui concerne le statut de protection du loup (Canis lupus).

I. Contexte

Le projet d’arrêté soumis à consultation du public s’inscrit dans le cadre du reclassement du loup à la Convention de Berne le 06 décembre 2024 et à la Directive Habitats Faune Flore (DHFF) le 17 juin 2025. Ainsi, le loup ne relève plus de l’article 12 de la DHFF, définissant les mesures nécessaires pour instaurer un système de protection stricte, mais de l’article 14, listant les mesures de gestion possible pour que le prélèvement dans la nature de spécimens, ainsi que leur exploitation, soit compatible avec leur maintien dans un état de conservation favorable.

Ce changement d’annexe emporte deux conséquences majeures en matière de destruction. En effet, cela ouvre la possibilité de prélever des loups sans nécessairement démontrer l’épuisement d’autres solutions alternatives satisfaisantes au prélèvement ni le risque de dommages importants aux élevages. En revanche, l’article 14 de la DHFF dispose que les mesures de gestion mises en œuvre soient compatibles avec le maintien de l’espèce dans un état de conservation favorable.

II. Objectifs poursuivis

L’objectif du projet d’arrêté est de traduire au niveau national le reclassement du loup en définissant le nouveau cadre réglementaire applicable à cette espèce : il vise tant à définir le statut de protection du loup, qu’à préciser les conditions et les limites de sa destruction.

III. Contenu du projet d’arrêté

Le projet d’arrêté maintient le loup comme espèce protégée en reprenant une partie des dispositions de l’arrêté du 23 avril 2007. Un certain nombre de nouvelles dispositions visent à faciliter l’aspect procédural de la destruction des loups, excluant ces-dernières du champ des interdictions applicables aux espèces protégées, conformément aux assouplissements permis par le reclassement. Néanmoins, toute destruction intentionnelle en dehors du cadre défini dans le projet d’arrêté demeurera considérée comme illégale et punie des peines actuellement encourues (3 ans d’emprisonnement et 150 000€ d’amende).

A) Procédure de tir : distinction des régimes selon le zonage caractérisant la pression de prédation (cercles 0 à 3), les types de troupeaux et l’existence de mesures de protection

Dès lors que le loup n’est plus considéré comme une espèce nécessitant une protection stricte en application de l’article 12 et de l’annexe IV de la DHFF, les mesures de destruction qui lui sont applicables peuvent ne plus nécessiter de dérogations au sens de l’article L.411-2, 4° du Code de l’environnement. Le projet d’arrêté dispose ainsi que des destructions de loups pourront se faire en l’absence d’autorisation individuelle, sur simple déclaration préalable auprès de la préfecture. Cette possibilité ne sera toutefois pas ouverte à l’ensemble des cercles (article 13) :
-  Cercles 0, 1, 2 : destruction possible sur déclaration ;
-  Cercle 3 : destruction possible sur autorisation individuelle à condition d’avoir mis en œuvre des tirs d’effarouchement et apporté des éléments permettant d’apprécier la pression de prédation.

Les tirs létaux seront désormais possibles en l’absence de mesures de protection (chien, clôture électrifiée ou gardiennage) pour l’ensemble des zones (cercles 0 à 3). Cependant, la mise en œuvre des mesures de protection reste encouragée. En particulier, le déploiement de ces mesures de protection bénéficiera, au-delà des effets directs de réduction de la prédation, aux éleveurs de troupeaux d’ovins ou caprins qui auront :
-  la possibilité d’une intervention des lieutenants de louveterie ou de la brigade mobile d’intervention en défense du troupeau (article 5) ;
-  la possibilité d’un tir de prélèvement si des dommages exceptionnels continuent d’être constatés malgré la mise en œuvre de tirs de défense (article 20) ;
-  une durée de validité de la déclaration portée à 3 ans (hors cercle 3) contre un an pour les autres éleveurs (article 16) ;
-  l’indemnisation des pertes au-delà de la deuxième attaque (hors cercle 3*).

Les troupeaux bovins et équins continueront, quelle que soit la zone (cercle) où ils pâturent, de relever d’un régime d’autorisation individuelle conformément à l’article 47 de la loi n° 2025-268 du 24 mars 2025 d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture. Cette autorisation restera valable un an et sera conditionnée à la mise en œuvre de mesures de réduction de la vulnérabilité, telles que listées aujourd’hui dans l’arrêté du 21 février 2024 (article 13)**. Le déploiement de telles mesures ouvrira également la possibilité d’une intervention des lieutenants de louveterie ou de la brigade mobile d’intervention de l’OFB en défense du troupeau (article 5).

Les dispositions particulières, applicables en réserves naturelles nationales constituées pour des motifs incluant la conservation de la faune sauvage et en cœur des parcs nationaux demeurent inchangées (articles 10, 13, 14 et 18).

L’utilisation du matériel de tirs à visée thermique demeure strictement réservée aux lieutenants de louveterie et agents de l’OFB (articles 14 et 22).

* Cette disposition n’apparaît pas dans ce projet d’arrêté mais sera traduite dans un décret simple modifiant le décret n° 2019-722 du 9 juillet 2019 relatif à l’indemnisation des dommages causés aux troupeaux domestiques par le loup, l’ours et le lynx.

** Il est toutefois prévu, à terme, une harmonisation des règles entre les différents troupeaux (ovins/caprins et bovins/équins). Cette évolution nécessitant la modification du cadre législatif ne peut faire l’objet d’une disposition dans le projet d’arrêté.

B) Modalités de gestion du plafond de tir

Le plafond annuel pour la destruction de loups fait l’objet d’un arrêté dédié (arrêté du 23 octobre 2020 fixant le nombre maximum de spécimens de loups (Canis lupus) dont la destruction pourra être autorisée chaque année) et n’entre donc pas dans le champ du présent projet d’arrêté. Ce plafond sera maintenu à 19% (+2%) de la population totale estimée en 2026, selon la méthode capture-marquage-recapture. Toutefois, bien que le volume de destruction autorisé demeure inchangé, les modalités de gestion de ces destructions ont été prévues dans l’optique de réserver les tirs aux territoires où la prévention ou la diminution de dommages importants aux troupeaux domestiques est prioritaire.

Ainsi, le préfet coordonnateur aura la possibilité, si le niveau de consommation s’avérait trop précoce et avant l’atteinte du plafond, de suspendre temporairement ou jusqu’à la fin de l’année les déclarations et autorisations de tir sur les territoires qu’il détermine (article 4). Dans ces conditions, les tirs pourraient, sur accord du préfet coordonnateur, continuer d’être mis en œuvre seulement par les lieutenants de louveterie ou la brigade mobile d’intervention (article 5) afin de conserver une meilleure maîtrise de consommation du plafond.

C) Modifications et nouvelles dispositions

Un certain nombre de modifications et de nouvelles dispositions ont été introduites à l’occasion de ce projet d’arrêté. Ainsi :
-  La perturbation intentionnelle, la capture, l’enlèvement, le transport de spécimens de loups sera possible aux fins de recherche scientifique pour le Muséum d’Histoire Naturelle, l’Office Français de la Biodiversité et le Centre National de la Recherche Scientifique sans qu’une dérogation au titre des espèces protégées soit nécessaire (article 1er et article 27) ;
-  Les modalités de mise en œuvre des tirs ainsi que le matériel de tir autorisé ont été précisés (article 14) ;
-  Les tirs de défense simple et de défense renforcée ont été fusionnés en un unique « tir de défense » dont le nombre de tireurs par lot ne peut excéder deux (ou trois par dérogation) (article 17) ;
-  Les modalités applicables aux troupeaux protégés ont été étendues (article 5) aux troupeaux ou lots d’animaux considérés comme non-protégeables (article 8) ainsi qu’aux troupeaux situés dans certaines zones d’expansion (zone difficilement protégeable) (article 26) ;
-  Les tirs de prélèvement sont possibles après accord du préfet coordonnateur à partir du 1er juillet (article 18), pour les élevages protégés ou situés en zone difficilement protégeable, si des dommages exceptionnels continuent d’être constatés malgré la mise en œuvre de tirs de défense (article 20) ;
- Les tirs de prélèvement seront mis en œuvre sous la responsabilité des lieutenants de louveterie ou l’OFB avec l’appui de chasseurs.

Un tableau récapitulatif des différentes évolutions du protocole de tir est présenté dans le rapport de présentation joint.

Merci de préciser, en intitulé de vos observations, votre positionnement sur le texte (FAVORABLE ou DÉFAVORABLE).

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Commentaires

  •  les loups ne comprennent pas ce langage, le 8 décembre 2025 à 11h26
    étais éleveur ovin et depuis l’arrivée des premiers loups il y a 12 ans j’ai pris deux chiens de protection qui ont toujours été efficaces tant vis à vis des chiens (5 attaques avant) que d’autres "perturbateurs comme les renards. Un loup est un animal et en tant que tel le fait qu’un congénère soit abattus, que ce soit devant lui et encore plus hors de sa présence n’a aucun sens pour lui si ce n’est qu’il ne réagit plus aux signaux de communication. Ces abattages à tout va n’éduqueront pas les loups pour craindre l’humain. Par contre si au lieu d’avoir laissé la liberté aux éleveurs de se protéger si ça leur chantait on a "éduqué" les loups à trouver des moutons sans défense ! Pourquoi l’Allemagne par exemple ayant deux fois plus de loups que nous a deux fois moins de dégâts ? Parce que les troupeaux devaient être protégés obligatoirement. Le seul langage qu’un loup ou une meute comprenne est celui de son espèce et donc s’il a une meute de chiens (adaptée à la taille du troupeau) en face il saura que mener une incursion sur le territoire des autres est un risque identique à pénétrer sur le territoire d’une autre meute de loups. Que quand tout les éleveurs seront protégés correctement on envisage des tirs peut être mais pas comme ça ! On va menacer l’espèce une fois de plus, et je ne parle pas des autres usagers de la nature. A quand le prochain accident ?
  •  Avis défavorable, le 8 décembre 2025 à 11h26
    1. le loup se régule lui même, donc il n’y a pas de risque de surpopulation. 2. Le loup est un prédateur nécessaire pour réguler d’autres populations d’animaux que vous considérez comme assez nuisibles pour en autoriser la chasse. 3. Il n’y a déjà plus de loups dans de nombreuses régions de France, certains reviennent progressivement, il n’y a donc aucun intérêt à mettre en place des stratagèmes pour s’en débarrasser. 4. Certaines attaques sur les cheptels sont perpétrées par d’autres canidés (souvent apprivoisées) que les loups. Le loup n’est pas le seul coupable, et s’il se rend parfois sur des terrain privés pour se nourrir, ceci reste tout de même plutôt rare.
  •  Avis favorable , le 8 décembre 2025 à 11h25
    Le loup ne chasse pas que le gibier, il choisit des proies faciles a attraper, donc en priorité les animaux d’élevage, par contre aujourd’hui, vous les défenseurs, vous ne participez pas à l’indemnité pour les dégâts, c’est facile de les protéger quand ça ne sors pas de son porte monnaie
  •  statut de protection du loup (Canis lupus) et fixant les conditions et limites de sa destruction, le 8 décembre 2025 à 11h23

    AVIS FAVORABLE à l’arrêté fixant le statut de protection du loup (Canis lupus) et fixant les conditions et limites de sa destruction.

    Les opérations de nuit ne doivent plus rester l’apanage exclusif de l’OFB et de la louveterie : l’accès aux dispositifs de vision nocturne et aux chasseurs sous contrôle de l’administration doivent être élargis.

  •  Défavorable , le 8 décembre 2025 à 11h22
    ​Le loup, symbole ancestral de la liberté sauvage, n’est pas en train de mourir de causes naturelles. On le tue. On l’acculle. On est en train d’en faire le bouc émissaire parfait dans un système qui préfère pointer du doigt plutôt que d’assumer ses responsabilités. ​Certaines régions se présentent comme des paradis naturels, mais pour le loup, ce sont des territoires hostiles : un enfer déguisé en carte postale touristique. La publicité vante des montagnes vivantes et la biodiversité, tandis qu’en coulisses, on approuve des contrôles, on ferme les yeux sur des pratiques illégales et on accepte de faux récits sur de prétendus « dommages au bétail ». ​Assez, c’est assez. ​Assez de désigner sans preuve. Assez de mensonges répétés à satiété. Assez de déguiser des intérêts économiques en vérités scientifiques. ​Parce que la réalité est la suivante : ​La majorité des pertes de bétail NE sont PAS causées par les loups. ​De nombreux rapports « attribués au loup » ne seraient pas validés par une enquête sérieuse. ​Il existe des chiens ensauvagés, des accidents et des négligences qui disparaissent derrière le récit facile : « c’était le loup ». ​Le lobby de l’élevage exerce une pression pour maintenir un ennemi qui justifie des subventions, des compensations et des politiques favorisant toujours le plus fort. ​Et la chasse reste une excuse pour éliminer un concurrent naturel et maintenir un écosystème artificiel conçu pour le bénéfice humain. ​Le loup n’est pas le problème. Le loup est le prétexte. ​Le véritable problème est un modèle rural qui exige des privilèges, mais refuse de s’adapter. ​Un modèle qui rejette les mesures préventives, même lorsqu’elles sont financées par l’argent public. Un modèle qui exige d’éliminer le loup, mais ne veut pas contrôler les chiens non identifiés. Un modèle qui demande des compensations, mais ne fait pas preuve de responsabilité. ​Et les chasseurs ? ​Ils s’abritent derrière des discours de « gestion », de « contrôle des populations » et de « tradition », alors qu’en réalité, ils cherchent à maintenir une nature manipulée pour leur propre loisir. Leur obsession de transformer la montagne en terrain de chasse a relégué le loup au rang de nuisance. Et comme toute nuisance selon leur logique, il doit disparaître. ​Ce manifeste dénonce : ​Les campagnes de diffamation contre le loup. ​La manipulation qui transforme les rumeurs en gros titres. ​La pression politique et économique qui érode toute mesure de protection. ​La fausse narration de « l’éleveur victime » alors que c’est l’un des secteurs les plus subventionnés. ​L’impunité avec laquelle agissent certains groupes qui se disent « gardiens de la nature » tout en la vidant de sa vie. ​Et ce manifeste proclame : ​Que le loup a le droit d’exister parce qu’il est une espèce clé, parce qu’il maintient l’équilibre naturel, parce que sa présence est indispensable et parce que sa disparition serait une tragédie écologique, éthique et culturelle. ​Qu’un territoire sans loups n’est pas un paradis : c’est un décor mort. ​Que l’avenir de la campagne ne dépend pas de l’extermination de la faune, mais de la cohabitation avec celle-ci. ​Que protéger le loup n’est pas un caprice : c’est une obligation morale et scientifique. ​Ce manifeste s’adresse à ceux qui n’acceptent pas le silence. ​À ceux qui comprennent que la défense du loup n’est pas une mode, mais un acte de responsabilité. À ceux qui savent que protéger le loup, c’est protéger la vérité face à un système construit sur des demi-vérités intéressées. ​Nous exigeons : ​Vérification scientifique rigoureuse avant d’attribuer toute mortalité au loup. ​Mesures préventives obligatoires et financées. ​Transparence totale dans les indemnisations et les contrôles de faune. ​Éducation environnementale pour démonter les mythes profondément enracinés. ​Poursuite effective de la chasse illégale et des pratiques cruelles encore tolérées. ​Respect absolu de la réglementation qui protège le loup. ​Le loup n’est pas l’ennemi. ​L’ennemi est le mensonge. L’ennemi est la manipulation. L’ennemi est la peur utilisée comme outil politique et économique. ​Aujourd’hui, nous élevons la voix parce qu’ils ne peuvent pas le faire. Aujourd’hui, nous dénonçons parce qu’ils ne peuvent pas se défendre. Aujourd’hui, nous nommons ce que d’autres préfèrent taire : le loup est en train d’être exterminé derrière un rideau de mensonges. ​Et nous ne le permettrons pas. ​Pour le loup. Pour la vérité. Pour la vie sauvage qui résiste encore.
  •  Avis defavorable, le 8 décembre 2025 à 11h20

    Le Ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature propose à la consultation du public un projet d’arrêté définissant le statut de protection du loup (Canis lupus) et fixant les conditions et limites de sa destruction.

    Le CNPN a émis un avis défavorable à l’unanimité (21 votants) à ce projet d’arrêté et je souhaite également déposer un AVIS DÉFAVORABLE.

    Une fois de plus, le gouvernement s’entête à privilégier les demandes des syndicats agricoles et des chasseurs au mépris de la biodiversité, et donc de l’intérêt général. Chaque projet d’arrêté adopté ces dernières années vise à affaiblir la protection du loup, et à faciliter les tirs de cette espèce pourtant protégée.

    Le CNPN a remis un avis détaillé sur votre projet d’arrêté et il est déplorable, une fois de plus, de ne pas prendre en considération l’avis des spécialistes que vous consultez sur les questions relatives à la protection de la nature.
    Alors qu’elle n’a jamais été en mesure de prouver que sa politique de destruction du loup permettait de limiter les attaques sur les troupeaux, la France poursuit dans la même direction, en facilitant l’accès aux tirs à tous les éleveurs.
    Ce projet d’arrêté traduit le déclassement du loup et va permettre des tirs de loups sur simple déclaration et sans condition sur une grande partie du territoire.
    Faciliter l’accès aux tirs risque de faire déraper le plafond de tirs actuellement de 19% des effectifs et qui peut être porté à 21%. Or, le régime actuel de prélèvements dérogatoires (19%) donne déjà une probabilité de décroissance de la population estimée à 56% (61% en cas de passage à 21% de prélèvement), ce qui provoquerait non pas un contrôle des populations de loups, mais une décroissance.
    Il existe un risque de disparition locale du loup, puisque le projet d’arrêté se borne à garantir le maintien de l’espèce dans un statut de conservation favorable dans son aire naturelle de répartition, mais ne semble être observé qu’au niveau national, sans prendre en compte le nombre d’individus présents localement.
    Il est regrettable que les tirs de défense ne soient toujours pas conditionnés à des mesures de protection des troupeaux, et à la mise en place de tirs d’effarouchement préalables.
    En ce qui concerne l’effarouchement, l’utilisation de munitions pouvant blesser mortellement le loup devraient être prohibée.
    La France intensifie la destruction des loups, alors que cette méthode n’a pas permis de réduire la pression sur l’élevage. Ce n’est pas en favorisant les tirs, et en arrêtant de protéger les troupeaux, que les problématiques de cohabitation seront réglées durablement.
    Quel impact aura votre administration lors des négociations internationales sur le climat et la nature alors que vous êtes incapables de protéger les espèces protégées sur notre territoire ?

  •  Contre , le 8 décembre 2025 à 11h18

    La protection du loup est essentielle pour le maintien de la biodiversité et l’équilibre des écosystèmes. Ce projet d’arrêté devrait garantir une protection totale de l’espèce, sans recourir aux tirs, qui fragilisent les meutes et ne résolvent pas durablement les conflits.

    Je recommande donc :
    • L’interdiction des tirs et des dérogations létales.
    • Le renforcement des solutions de prévention efficaces et accompagnées (chiens de protection, clôtures, aides techniques).
    • Un suivi scientifique indépendant et transparent de la population des loups.
    • Une coopération étroite avec les acteurs locaux pour favoriser la coexistence.

    Protéger le loup, c’est protéger notre patrimoine naturel et l’avenir de nos écosystèmes.

  •  Défavorable , le 8 décembre 2025 à 11h18
    Chaques espèces permet à l’équilibre de la nature, laissez vivre ces animaux à l’état sauvage ils n’ont rien demandé.
  •  Défavorable, obligation des mesures de protection, le 8 décembre 2025 à 11h17
    Ne pas soumettre les dérogations de tir aux obligations de protection est inadmissible.
  •  avis défavorable, le 8 décembre 2025 à 11h17
    Bonjour, il est évident que le loup doit rester une espèce strictement protéger, le loup se régule seul, il n’y a jamais de surpopulation lupine. Il est également évident qu’il faut protéger les troupeaux faces aux attaques du loup. il existe plusieurs solutions de protection, certes couteuses, mais les budgets alloués aux tirs devraient être investis dans la protection plutôt que dans la destruction. Je comprends la détresse des éleveurs qui ont déjà beaucoup d’autres problèmes à régler mais le loup ne doit pas être une victime collatérale du désarroi du monde agricole. Des solutions existes, réfléchissez et écoutez les associations et les scientifiques. Le loup a toute sa place dans ce monde qui n’écoute plus la nature.
  •  Défavorable, le 8 décembre 2025 à 11h16

    DÉFAVORABLE – Avis sur le projet d’arrêté définissant le statut de protection du loup et les conditions de sa destruction
    Je suis défavorable à ce projet d’arrêté qui, sous couvert d’adapter le droit français au reclassement du loup au niveau européen, conduit en réalité à un affaiblissement majeur de la protection de l’espèce et à une augmentation préoccupante des possibilités de destruction.

    1. Un recul de la protection incompatible avec la situation écologique du loup
    Le loup reste une espèce dont l’état de conservation en France demeure fragile et hétérogène selon les régions.
    En retirant l’espèce de l’arrêté de 2007 et en multipliant les possibilités de tirs, le texte rompt avec la logique de protection stricte, alors même que la directive européenne exige que tout prélèvement demeure compatible avec un état de conservation favorable, ce qui n’est aujourd’hui pas démontré de manière robuste.

    2. Une facilitation excessive des destructions
    Plusieurs dispositions du projet d’arrêté ouvrent la voie à un accroissement significatif des tirs, notamment :
    la possibilité de détruire des loups sur simple déclaration, sans autorisation individuelle, dans les cercles 0, 1 et 2 ;
    l’autorisation de tirs létaux même en l’absence de mesures de protection des troupeaux, ce qui va à l’encontre des principes de prévention ;
    une utilisation élargie des tirs de prélèvement et défense, alors que leur efficacité scientifique pour réduire durablement la prédation est contestée.
    Ces assouplissements risquent de favoriser les destructions opportunistes, d’intensifier la pression humaine sur l’espèce et d’encourager des comportements contraires à la cohabitation.

    3. Un plafond de tir maintenu à un niveau déjà trop élevé
    Le plafond actuel (jusqu’à 19 % + 2 % de la population estimée) est déjà pointé comme excessif et insuffisamment justifié scientifiquement.
    Le maintien de ce plafond, combiné à des procédures de destruction facilitées, met en péril la viabilité à long terme de l’espèce.

    4. Une approche qui mise sur la destruction plutôt que sur la prévention
    La cohabitation durable passe par :
    le renforcement effectif des mesures de protection,
    la formation et l’accompagnement des éleveurs,
    le soutien aux solutions non létales,
    l’amélioration de l’indemnisation et de la prévention.
    Or, le projet d’arrêté inverse la logique : il rend possible les tirs même sans protection préalable, réduisant l’incitation à la mise en place de moyens éprouvés comme les clôtures, les chiens de protection ou l’adaptation des pratiques pastorales.

    5. Un risque accru pour les écosystèmes et pour la dynamique naturelle du loup
    Le loup joue un rôle clé dans le fonctionnement des écosystèmes (régulation des herbivores, impacts sur la biodiversité végétale, dynamique des populations de gibier).
    La multiplication des tirs :
    perturbe la structuration sociale des meutes,
    peut générer plus de prédation sur les troupeaux (jeunes loups désorganisés),
    fragilise l’ensemble de la population.

    6. Un cadre juridique qui ouvre trop largement la porte à la dérogation
    L’esprit de l’article 14 de la DHFF n’est pas de banaliser les destructions, mais de permettre une gestion encadrée et mesurée. Le projet d’arrêté va bien au-delà de cet équilibre en normalisant la destruction comme outil de gestion primaire.

    Conclusion
    Je suis défavorable à ce projet d’arrêté.
    Il représente un recul important pour la protection du loup et s’écarte des objectifs de conservation, de cohabitation et de respect des équilibres naturels. Je demande une révision profonde du texte afin de :
    - réaffirmer la priorité donnée aux mesures de prévention,
    - limiter strictement les destructions aux cas réellement justifiés,
    - réviser le plafond de tir sur des bases scientifiques et prudentes,
    - garantir que la France respecte l’obligation de maintenir l’espèce dans un état de conservation favorable, comme l’impose le droit européen.

  •  RADICALEMENT CONTRE, le 8 décembre 2025 à 11h16

    Au XIXe et XXe siècle, le loup (Canis lupus) a fait l’objet d’une traque humaine massive menant à sa destruction complète en 1937. Sa disparition totale a causé un véritable déséquilibre de notre écosystème puisque le loup est l’un des prédateurs les plus important pour le grand gibier. La disparition du loup a mené à une explosion du nombre de sangliers, sans compter sur le fait que les chasseurs ont croisé à la fin des années 60 des sangliers avec des porcs domestiques pour accroître le nombre de marcassins et, de fait, avoir plus de gibier à chasser.

    Permettre aux éleveurs de tirer sur des loups alors même qu’ils n’ont eu recours, en amont, à des mesures préventives de protection du troupeau (garde par un chien, clôtures électriques) est aberrant, surtout que la population de loups en France vient à stagner. Assouplir les mesures de "destruction" de cette espèce mènerait de nouveau à sa disparition. Avant de tuer un animal sensible - ou plutôt sentient - (car oui, les animaux domestiques ne sont pas les seuls à être sensibles et ne devraient pas être les seuls à bénéficier d’une protection), il est impératif de mettre en place des mesures non-létales pour préserver la vie d’espèces indispensables au bon fonctionnement de notre écosystème.

    Pour conclure, chaque éleveur devrait avoir pour obligation de mettre en place des mesures préventives (n’incluant pas la mise à mort du loup). Continuer de tuer le vivant pour notre petit confort ne peut plus durer.

  •  DEFAVORABLE, le 8 décembre 2025 à 11h15
    DEFAVORABLE. Si régulation il doit y avoir elle doit être fondée uniquement sur des évaluations régulières et sérieuses et pas sur les demandes ou intérets d’acteurs. JMG
  •  Défavorable , le 8 décembre 2025 à 11h15
    Le loup est une espèce qui doit être protégé
  •  Avis défavorable au projet d’arrêté relatif au loup., le 8 décembre 2025 à 11h14
    Bien que protégé, le loup subit de plus en plus de tirs à son encontre, des tirs légaux mais surtout des tirs illégaux qui vont finir par mettre en danger la survie de l’espèce. Les soit-disantes mesures protections mises en place pour lutter contre les attaques de loup (qui sont parfois dues à des chiens plus ou moins errants) n’ont pour résultat qu’une désorganisation des meutes qui s’en prennent davantage aux troupeaux que si elles connaissaient la tranquillité. Le statut complet d’espèce protégée doit rester en l’état pour le loup.
  •  FAVORABLE, le 8 décembre 2025 à 11h14
    Ce texte devrait permettre une intervention plus efficace auprès des éleveurs tout en gardant un contrôle sur les populations de loup.
  •  favorable, le 8 décembre 2025 à 11h13
    je suis favorable au projet d’arrêté pour le loup
  •  Avis très défavorable. Protégeons la nature sauvage, le 8 décembre 2025 à 11h13
    C’est l’homme qui est à l’origine de la disparition de nombreuses espèces sauvages dont le loup. Quand comprendrons nous enfin et accepterons nous qu’il est absolument nécessaire et vital d’adapter nos comportements à la vie sauvage et non l’inverse.
  •  Défavorable , le 8 décembre 2025 à 11h11
    Le loup doit rester une espèce protégée, son rôle dans la chaîne alimentaire ne doit pas être négligé au risque de dé réguler à nouveau les écosystèmes. Il faut des mesures favorables sur le long terme que ce soit pour le loup ou les éleveurs
  •  Avis favorable , le 8 décembre 2025 à 11h11
    Régulons avant d’arriver à des déséquilibrés car la nature d’aujourd’hui n’est plus celle du 18 eme siècle !!!