Consultation publique portant sur le projet d’arrêté modifiant le facteur de conversion de l’énergie finale en énergie primaire de l’électricité relatif au diagnostic de performance énergétique

Consultation publique portant sur le projet d’arrêté modifiant le facteur de conversion de l’énergie finale en énergie primaire de l’électricité relatif au diagnostic de performance énergétique

Consultation du 09/07/2026 au 06/08/2026 - 51 contributions

Le projet d’arrêté vise à modifier le facteur de conversion de l’énergie finale en énergie primaire de l’électricité. Depuis sa réforme entrée en vigueur le 1er juillet 2021, le DPE repose sur une méthode de calcul conventionnelle, intégrant notamment un facteur de conversion entre l’énergie finale consommée par le bâtiment et l’énergie primaire, dit « PEF ». L’audit énergétique réglementaire s’appuie sur la même méthode de calcul. Dans ce cadre, l’électricité bénéficie depuis le 1er janvier 2026 d’un facteur de conversion fixé à 1,9. Dans le cadre du plan d’électrification, le gouvernement souhaite accélérer la sortie des énergies fossiles, électrifier les usages et faire du mix électrique décarboné français le socle de notre compétitivité, de notre souveraineté et de notre réindustrialisation. Cette nouvelle réforme, qui consiste à fixer la valeur du PEF à 1,7, vise donc à soutenir l’électrification des usages dans le secteur du bâtiment, en cohérence avec l’axe 1 du plan d’électrification. La modification du PEF pour l’électricité affecte la consommation énergétique de l’ensemble des DPE et audits énergétiques réalisés depuis le 1er juillet 2021. Pour les personnes disposant déjà d’un DPE à la date du 1er janvier 2027, il ne sera pas nécessaire de faire réaliser un nouveau DPE pour bénéficier de cette mise à jour. En effet, à compter du 1er janvier 2027, il sera possible de télécharger gratuitement une attestation officielle de nouvelle étiquette DPE sur l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME (observatoire-dpe-audit.ademe.fr) en entrant le numéro du DPE (qui se trouve en haut à droite du rapport DPE). Cette étiquette viendra remplacer l’étiquette du DPE, et pourra être utilisée notamment lors de transactions immobilières ou de mises en location. Une attestation similaire pourra être téléchargée sur le même site internet pour les audits énergétiques réalisés et être utilisée notamment dans les dossiers MaPrimeRénov’ déposés à compter du 1er janvier 2027.

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Commentaires

  •  Une « réformette » sans envergure qui ignore les vrais problèmes , le 13 juillet 2026 à 18h48
    L’électricité bénéficie depuis le 1er janvier 2026 d’un facteur de conversion PEF fixé à 1,9. Le gouvernement souhaite en fixer la valeur à 1,7 dans le but d’accélérer la sortie des énergies fossiles, d’électrifier les usages et faire du mix électrique décarboné français le socle de notre compétitivité, de notre souveraineté et de notre réindustrialisation. On ne peut qu’approuver cet exposé des motifs, à ceci près que faire passer le PEF de 1,9 à 1,7 est une mesurette qui ne va pas assez loin pour atteindre les objectifs assignés, alors même que la France dispose déjà atout exceptionnel parmi les grands pays d’Europe, à savoir une électricité décarbonée à plus de 95 % extrêmement abondante, qui exclut tout risque d’approvisionnement. De plus : * Un logement consomme physiquement de l’énergie finale, qui est le reflet fidèle des déperditions de son bâti et par conséquent de la qualité de son isolation ; * Le résident du logement paie des kWh d’énergie finale. Compte tenu de la situation française précitée, fixer un PEF supérieur à 1 n’a donc plus aucune justification ni physique, ni pertinente pour le calcul du DPE, par ailleurs incompréhensible par le résident du logement, pénalisé au motif qu’il utilise un chauffage électrique alors même que ce dernier émet très peu de CO2 en comparaison d’un chauffage utilisant un combustible fossile, ceci à iso-isolation du bâti : avec une électricité décarbonée à plus de 95 % en moyenne, les émissions d’un chauffage électrique utilisant l’effet Joule sont environ 45 fois inférieures à celles d’un chauffage au gaz, c’est-à-dire négligeables. Cet avantage de l’électricité est évidemment encore beaucoup plus important si on utilise une pompe à chaleur, mais ce n’est pas toujours physiquement possible, notamment dans les villes denses ou les très petits logements. Dans ces derniers, un chauffage électrique par effet Joule est en fait pratiquement la seule solution réaliste dans une majorité de cas et elle est moins émettrice qu’un chauffage au gaz ! Cela n’a aucun sens de la pénaliser. Cela renvoie d’ailleurs à la confusion permanente entre énergie et émissions de CO2 : le véritable ennemi du climat n’est pas l’énergie en tant que telle si elle est décarbonée, mais le CO2 ! Il est donc grand temps de passer une fois pour toutes à un PEF = 1, c’est-à-dire à la prise en compte de la seule énergie finale pour tous les logements chauffés à l’électricité, quelle qu’en soit la forme. C’est un point majeur pour l’habitat existant, qui représente l’essentiel des logements, ce pour deux raisons qui devraient attirer davantage l’attention du gouvernement : * Le passage à un PEF = 1 sauverait de très nombreux logements (sans doute entre 1 et 2 millions) de l’artificiel statut de « passoire thermique » alors qu’ils n’émettent pratiquement pas de CO2. Ceci vaut en particulier pour les studios chauffés à l’électricité par effet Joule qui font cruellement défaut pour le logement des étudiants dans les villes universitaires, mais vaut aussi pour la grande majorité des autres logements chauffés à l’électricité qui disposent pour la plupart d’un niveau d’isolation, certes non optimal, mais relativement correct car résultant de normes RT antérieures. Seuls quelques % de ces logements méritent en réalité la qualification de « passoire thermique ». Le gouvernement attend-t-il pour agir une crise sociale majeure liée au manque dramatique de logements en France, biens de première nécessité ? Dans la situation actuelle de ses finances publiques, la France n’a pas les moyens de gaspiller son manque d’argent en subventionnant inutilement des rénovations de logements que leurs propriétaires n’ont pas non plus les moyens de payer, alors que ces logements n’émettent pratiquement pas de CO2. * Le gouvernement dit par ailleurs vouloir simplifier la règlementation française, qui en a bien besoin ! Voilà une bonne occasion de le faire. Sinon, va-t-on réduire de 0,2 tous les ans le PEF au risque d’une incompréhension renouvelée concernant la valeur du DPE, déjà fortement mis en cause et dévalorisé par des années d’errements administratifs ayant conduit la plupart des propriétaires à l’immobilisme ?
  •  La seule attitude intelligente actuellement est d’avoir un facteur de 1., le 13 juillet 2026 à 17h39

    Dans les années 1970 à 1980, l’électricité était principalement produite à partir de l’hydraulique, du pétrole et du charbon. Mais après le choc de 1974, le plan Messmer a décidé de lancer le grand plan électronucléaire pour se séparer des énergies fossiles et visait à conquérir, en outre, le marché du chauffage. Les détracteurs du nucléaire, notamment à l’ADEME (ou ses ancêtres) mettaient en avant qu’il était plus efficace de se chauffer directement avec le gaz ou le pétrole car le rendement d’une centrale thermique faisait que l’électricité nécessitait plus de charbon et de pétrole qu’un chauffage direct. D’où des facteurs de l’ordre de 2,5 qui pénalisaient le chauffage électrique.
    Ils avaient la vue courte car la France cherchait surtout à réduire sa dépendance aux énergies fossiles après le choc des années 1974 et ils ont freiné l’électrification du chauffage électrique au maximum.
    Ils avaient tort mais nous allons voir qu’ils ont persisté en oubliant que c’est le chauffage électrique qui, le premier, a imposé des normes d’isolation thermique au secteur de la construction.
    Dans les années 1990, l’ensemble du parc de production thermique avait été remplacé par un parc électronucléaire et il était toujours impératif de réduire le recours à la dépendance des énergies fossiles en raison de ses coûts et, ce qui était nouveau, des émissions de dioxyde d’azote.
    En outre, il devenait difficile de comparer l’efficacité du chauffage électrique avec son équivalent en énergie primaire car il me semble difficile de se chauffer avec de l’hydraulique ou de l’uranium. Et le chauffage pétrole et gaz est fortement émetteur de CO2
    Qu’importe ces arguments de bon sens pour les antinucléaires relayés et soutenus, pour ne pas dire plus, par l’ADEME.
    Cependant comme il devenait difficile de trop pénaliser le chauffage électrique dans des constructions bien isolées, on a consenti à réduire le facteur de pénalisation à 2,3.
    Mais, tour de force de l’ADEME dans son alliance avec les gaziers, la réglementation thermique 2012 a donné le quasi monopole au gaz importé et émetteur de CO2. Il est nécessaire de dire que la RT 2012 était un boîte noire dont il a été impossible pour ceux qui en ont fait la demande de connaître son contenu. Vous parlez de transparence !
    La France est devenue alors un grand exportateur d’électricité décarbonée à bas prix et a continué à acheter du gaz au prix fort en étant dépendant des aléas de ces importations. Un situation ubuesque ! Situation qui a continuée avec le diagnostic de performance énergétique qui a classé les logements chauffés au gaz 2 rang au-dessus des logements chauffés au gaz pour une consommation d’énergie finale identique. Et quand on est dans le royaume d’UBU, on interdit à la location des logements mal classés, de préférence ceux chauffés à l’électricité dans un pays qui manque de logements. Vu de l’extérieur, nous sommes chez les fous.
    Cependant, la puissance publique, pourtant bien infiltrée par les antinucléaires, a fini par remplacer la RT 2012 par la RT 2020 en faisant violence à l’ADEME qui s’est vengée en faisant de cette RT 2020 un ensemble d’une grande complexité. Devant l’ineptie du DPE et de ses conséquences sur le marché du logement locatif, le facteur de pénalisation du chauffage électrique est passé à 1,8 récemment et on imagine de ne plus installer de chaudières à gaz ce qui provoque une levier des boucliers chez les gaziers dans leur alliance objective avec les antinucléaires.
    Mais la guerre en Ukraine, la fermeture du détroit d’Ormuz, le coût du GNL en provenance des USA, les émissions de CO2, les exportations annuelles d’électricité décarbonée, finissent par pousser la puissance publique a souhaiter réduire encore le facteur de pénalisation pour inciter l’électrification du chauffage.

    Il n’y a plus aucune raison d’avoir un facteur de pénalisation du chauffage électrique. La seule comparaison valable entre deux logements consiste à comparer la consommation en énergie finale de chauffage ce qui donne une image claire de son isolation. En outre on devrait bonifier le chauffage à l’électricité décarbonée par rapport à un chauffage au gaz émetteur de CO2. Nous exportons 90 TWh d’électricité décarbonée qui pourrait libérer la France de ses lourdes importations de gaz émetteur.

  •  Modification de complaisance du CEP : la future fraude ou arnaque des Citoyens ?, le 13 juillet 2026 à 13h19

    Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) subit sans cesse des modifications visant à faire des « cadeaux » politiques :
    - Le bonus pour les petites surfaces (initié par Bruno Le Maire).
    - Le changement du CEP électricité prévu pour janvier 2026 (porté par François Bayrou / les décideurs politiques).

    À cela s’ajoutent de constants revirements réglementaires, à l’image de l’annulation de l’obligation de réaliser un DPE avant l’installation d’une pompe à chaleur (PAC) en 2023 (par Bruno Le Maire).

    En parallèle, on assiste à un véritable harcèlement de la profession de Diagnostiqueur Immobilier Certifié :
    - Le « DPE bashing » des médias pour faire un buzz à faible coût intellectuel.
    - Les politiciens naïfs qui valident des mesures incompréhensibles proposées par les vieilles fédérations. Ces dernières développent le business industriel des grosses entreprises de diagnostic au détriment des petites structures locales et des indépendants (solos).

    Bilan :
    L’État ne réalise aucune communication positive sur les enjeux réels du DPE, laissant ce sujet entre les mains de médias cupides. Aujourd’hui, les grosses structures (Organismes de Certification et Organismes de Formation) profitent du système sur le dos des diagnostiqueurs immobiliers certifiés.

    La profession est étouffée par :
    - Un contrôle permanent et des indicateurs de performance (KPI) de l’ADEME.
    - Des sanctions destructrices d’entreprises.
    - Une obligation de formations continues à répétition.
    - Des primes d’assurances qui augmentent à cause de la sinistralité des grosses structures.
    - Le risque de perdre son assurance professionnelle dès le premier litige, sans aucun système de bonus/malus individuel lié à la personne.
    - Une concurrence low-cost de « petites mains » inconscientes de leurs engagements de responsabilité.
    - Des mesures qui impactent la rentabilité des ODI.

    Toutes ces mesures ont contribué à ternir l’image de cette profession réglementée et à fragiliser l’ensemble des acteurs, notamment les plus petites structures.

    Demain, il deviendra impossible d’expliquer à un client qu’avec une simple PAC et le futur CEP électricité abaissé à 1,7, sa maison ne sera plus considérée comme une passoire énergétique ni une bouilloire thermique, et ce, sans avoir réalisé le moindre travail d’isolation ! Il ne sera d’ailleurs plus possible de comparer objectivement la performance thermique entre les logements, tellement le futur CEP électricité améliore artificiellement la performance énergétique théorique.

    STOP à toutes ces mesures de complaisance, à l’arnaque du futur CEP et aux sanctions à répétition visant les Diagnostiqueurs Immobiliers Certifiés qui sont en première ligne et subissent directement les agressions.

    En espérant que le Conseil National mettra enfin de l’ordre dans l’activité et écartera les anciens représentants du diagnostic (DPE).

  •  l’électricité d’origine nucléaire, le 13 juillet 2026 à 10h03

    Pour produire de l’électricité nucléaire, on chauffe de l’eau sous pression dans un réacteur puis cette eau est transformée en vapeur qui est injectée dans une turbine qui entraîne un alternateur lequel produit de l’électricité.

    Le rendement thermodynamique de ce procédé est de l’ordre de 30 % dans les réacteurs à eau pressurisée actuels de sorte que pour produire un kilowatt électrique il faut 3,3 kilowatt thermiques.

    Dans ces conditions, le coefficient d’énergie primaire (CEP) de l’électricité est de 3,3.

    Dès lors pourquoi vouloir minorer ce coefficient ?
    La seule explication que j’en vois est que le gouvernement dans sa volonté de favoriser l’électricité, veut atténuer les effets de ce rendement thermodynamique catastrophique pour les logements chauffés à l’électricité.

    Mais agir de la sorte revient aussi à défavoriser les autres énergies primaires certes davantage émettrices de CO² mais dont les rendements thermodynamiques sont bien supérieurs au détriment de l’efficience énergétique.
    Pourquoi ne pas favoriser les réseaux de chaleur alimentés directement par des réacteurs nucléaires, ce qui ferait sens ?

    Compte tenu des éléments qui précèdent, je suis opposé à une mesure qui est contreproductive sur le plan énergétique.

  •  Contribution PNC-France. DPE : pour un retour au bon sens et à l’énergie finale !, le 13 juillet 2026 à 08h48

    PNC-France a attiré l’attention du Gouvernement par 6 courriers différents adressés au Ministre du logement sur l’anomalie manifeste que comporte le mode d’établissement du DPE. Nos
    demandes d’explication et de justification sont restées sans réponse, démontrant ainsi l’incapacité
    des services de l’Etat à justifier une méthode fondée sur la consommation d’énergie primaire en utilisant des coefficients de conversion injustifiables. La méthode actuelle pénalise gravement et injustement les propriétaires de logements chauffés à l’électricité, pourtant très performants du point
    de vue climatique. Le projet de réduire de 2,3 à 1,9, puis à 1,7 le coefficient de conversion en énergie primaire reste totalement insuffisant et ne correspond pas à l’évaluation factuelle de la réalité
    thermique d’un logement. La correction envisagée limite mais n’efface pas la pénalité injustement affectée à l’électricité, et n’est pas cohérente avec la volonté affichée par le Gouvernement de favoriser l’électrification des usages.
    Le texte de la consultation indique que le DPE repose sur une méthode de calcul
    conventionnelle, intégrant notamment un facteur de conversion entre l’énergie finale consommée par le bâtiment et l’énergie primaire. Or cette logique n’est pas respectée en ce qui concerne le gaz.
    En effet, bien que provenant de pays lointains (où il est extrait, souvent, par fracturation), éventuellement liquéfié, puis distribué dans un réseau dont l’étanchéité est imparfaite, le gaz
    bénéficie d’un rapport 1 entre l’énergie primaire et l’énergie finale (impliquant une identité), négligeant ainsi la dépense d’énergie nécessaire pour ces diverses opérations. De plus, il convient
    de rappeler que les fuites de méthane sur toute la chaîne d’extraction comme de distribution ne sont pas prises en compte dans l’évaluation de l’impact climatique du chauffage au gaz naturel.

    Concernant le choix "Énergie primaire" ou "Énergie finale"
    Le choix d’évaluer le DPE en fonction de l’énergie primaire est irrationnel. Seule l’énergie finale consommée est un indicateur permettant d’estimer la performance énergétique réelle d’un
    bâtiment.
     Seule l’énergie entrant dans un bâtiment doit servir de référence quant à la qualité thermique objective du logement. C’est d’ailleurs ce qu’a implicitement reconnu le DPE
    en accordant le coefficient 1 au gaz, donc sans prendre en compte les pertes amont comme rappelé ci-dessus.
     Par ailleurs l’inanité d’un coefficient d’énergie primaire, qu’il soit 1,9 ou 1,7, imposé au seul chauffage électrique, est criante puisqu’il ne permet pas d’évaluer correctement les gains d’une opération de rénovation.
     Maintenir un tel coefficient pour les logements domestiques est d’autant plus injustifié que l’énergie finale est désormais retenue, à juste titre, pour les bâtiments publics et tertiaires ainsi que pour l’évaluation des rénovations industrielles. Cette différence de
    traitement est proprement scandaleuse, s’appliquant à des logements qui ne contribuent quasiment pas au réchauffement climatique.
     Enfin il est rappelé que l’objectif de la transition énergétique de la France est exprimé en énergie finale (de 1500 TWh à 1240 TWh en 2030) et non en énergie primaire.
    En conclusion, le seul indicateur valable est la capacité énergétique entrante dans un logement, ce qui permet de mettre sur le même pied d’égalité toutes les énergies, tout en prenant en compte la réalité des pertes internes dans les bâtiments. En ayant de ce fait une vue claire de la réalité de sa consommation, le propriétaire ou l’occupant est en mesure de prendre les bonnes
    décisions concernant les travaux d’optimisation énergétique (par exemple l’installation d’une PAC), à coût maîtrisé.

    Qualité de l’évaluation du DPE.
    Bien que non abordée dans cette consultation la question de la qualité d’évaluation du DPE reste posée. L’étude de juillet 2025 de l’Observatoire national de la rénovation énergétique révèle la
    faible efficacité des rénovations. C’est particulièrement vrai en ce qui concerne les logements avec chauffage électrique qui ont bénéficié de la norme Promotelec et sont donc plus difficiles à améliorer que de nombreux bâtiments chauffés au gaz. Ce constat avait déjà été celui des études TREMI de l’ADEME en 2016 et en 2020. Par ailleurs, toutes les études confirment la différence considérable entre les évaluations des
    consommations par le logiciel du DPE ( émanant de l’ADEME) et celles résultant
    des consommations réelles, quels que soient les biais pris en compte (effet rebond et autres). Il est clair que les moyens dont disposent les évaluateurs (ont-ils tous le niveau de compétences requis?), font d’un instrument inadapté et marqué idéologiquement un outil incapable d’orienter correctement
    les moyens d’optimisation thermique mis en œuvre par l’état comme par les propriétaires. Ce retour d’expérience très négatif, confirmé par un rapport récent de la Cour des Comptes européennes qui dénonce le manque de suivi et de contrôle des milliards d’Euros de subventions pour rénover
    thermiquement les logements, devrait conduire à une reprise majeure de la méthodologie du DPE. Sans compter que le DPE ne donne aucune indication sur le confort thermique en été.

    En résumé, le bon sens et l’objectivité doivent conduire à se référer directement à la consommation d’énergie finale du logement ou - ce qui est équivalent - affecter un coefficient de conversion égal à 1 à toutes les sources de chauffage, ce qui correspond à la réalité de l’énergie consommée dans le logement, et à mettre en place cette décision en urgence, comme le propose la consultation. Quel raisonnement peut-il conduire à privilégier un chauffage carboné par rapport à un chauffage décarboné ?

  •  Stabilisation, le 12 juillet 2026 à 18h57
    Bonjour, Combien de modification et de correction d’erreur depuis 2021 et l’arrivée de la méthode 3CL ? Trop, beaucoup trop…. Ces modifications à répétitions détruisent l’image du DPE ainsi que celle des diagnostiqueurs. Aidé par les médias, le législateur a sur-réagit et a demandé toujours plus de contrôles pour cette profession qui croulent sous les formations, contrôles et re-certifications. Les Opérateurs de Diagnostics Immobiliers n’en peuvent plus d’être la variable d’ajustement. Nous risquons de voir quitter une profession un nombre important de personne avec comme finalité de ne voir rester que les magouilleurs et tricheurs : L’inverse de l’objectif recherché. Dommage.
  •  Réponse à cette participation, le 12 juillet 2026 à 12h46
    Je comprends la volonté de vouloir faire remonter certaines étiquettes de DPE en changeant simplement le facteur de conversion….Comment vont réagir les propriétaires ? Encore un tour de passe passe…. Ces modifications à répétition contribuent à détruire l’image du DPE et de la profession dans son ensemble. En effet nous, les diagnostiqueurs certifiés, sommes les premiers de cordées …et devons expliquer tout cela aux clients. Les sanctions à répétition sur les ODI ne servent à rien.
  •  Absurdité du facteur de conversion, le 12 juillet 2026 à 09h21
    J’ai mesuré avec effarement l’absurdité totale de ce facteur de conversion lors de la vente de ma maison il y a quelques années. A l’origine, le chauffage central de celle-ci était alimenté par une chaudière à fioul. Quand je suis entré dans les lieux, j’ai simplement installé en parallèle une chaudière électrique, cette énergie étant décarbonée et souveraine, même si elle était un peu plus chère que le fioul, en raison d’une aberration : les taxes sur le fioul (et le gaz) étaient - et sont toujours - bien plus faibles que celles appliquées à l’électricité. Puis j’ai utilisé la chaudière électrique pendant 10 ans, celle à fioul restant à l’arrêt. Lors de la revente et du DPE réglementaire, malgré les travaux d’isolation (fenêtres, portes, combles) que j’avais réalisés, mon DPE a été classé en "F". J’ai protesté auprès du diagnostiqueur, auquel j’avais naïvement indiqué que je me chauffais à l’électricité. Et je lui ai demandé de refaire le DPE en considérant que ma chaudière habituelle était celle au fioul. Résultat immédiat : reclassement en "D". Pourquoi cette situation ubuesque ? C’est la conséquence de la politique énergétique poursuivie par les gouvernements successifs depuis les années 80, hostiles au nucléaire donc à l’électricité, et sensibles au lobby des fournisseurs de gaz (GDF puis Engie étaient français). Cette politique se traduisait par un "facteur de conversion" de 2,3 à l’époque, qui pénalisait administrativement l’électricité et conduisait à favoriser le gaz ou, pire, le fioul. OK, le gouvernement actuel réalise bien tardivement sa "grave erreur stratégique", mais le mal est fait et de nombreux logements, neufs notamment, sont équipés de chaudières à gaz. Il faudra longtemps pour que les nouveaux reviennent à l’électricité, avec une Pompe A Chaleur qui rend aujourd’hui l’électricité meilleur marché que le gaz ou le fioul. Et pour que les propriétaires de pseudo "passoires thermiques", en passant aux PAC, retrouvent un classement d’autant plus juste que ces PAC permettent la climatisation lors des épisodes de canicule. La réduction à 1,9 puis 1,7 de ce facteur de conversion montre que la bête est toujours vivante, elle le sera tant que ce facteur ne sera pas purement et simplement ramené à 1, mais également que les taxes sur l’électricité que l’on veut promouvoir soient inférieures à celles appliquées aux hydrocarbures. Que de temps perdu !!! Toutefois, je ne peux qu’être favorable à ce nouveau FDC de 1,7, en attendant qu’il devienne 1.
  •  Vive le facteur 1 !, le 12 juillet 2026 à 06h46
    Il est grand temps de passer au facteur un pour l’électricité dans les DPE, le seul facteur réel….
  •  Seule l’énergie finale doit être utilisée dans le DPE, le 11 juillet 2026 à 22h38
    L’histoire, pas si ancienne que cela, nous rappelle que le coefficient de conversion de l’énergie finale en énergie primaire pour l’électricité a été mis en place sous la contrainte des écologistes anti-nucléaire pour freiner l’utilisation de l’énergie électrique dans le chauffage de l’habitat suite au développement du programme nucléaire dans les années 1970 et 1980. Cette mesure portait en soi une confusion, entièrement volontaire, entre la mesure de la qualité thermique de l’habitat et la politique énergétique de la Nation. Elle n’avait donc aucune justification écologique puisque les seules solutions alternatives pour le chauffage étaient à ce moment-là le fuel (déjà en voie de disparation) et le gaz pourtant très importants émetteurs de CO2. La géothermie comme la climatisation réversible n’avaient pas les faveurs des penseurs de l’écologisme en ce temps-là. Grace au travail d’organismes porteurs du bon sens technique et économique, le coefficient de conversion initial a déjà pu être ramené de 3 à 1,9. Il n’y a aucune raison de se satisfaire de cette dernière valeur qui porte toujours la marque d’une extraordinaire escroquerie intellectuelle, au détriment de l’intérêt général de notre pays. Ce coefficient doit être ramené au plus vite à 1, un point c’est tout ! Aujourd’hui la problématique évolue puisqu’il devient plus indispensable de se rafraichir pour affronter les périodes de canicule en été que de se réchauffer en hiver. Quelles que soient les nouvelles gesticulations des militants écologistes pour freiner le développement de la climatisation, les citoyens ne sont pas disposés à subir ces canicules dans leur habitat au péril de leur santé pour soi-disant sauver la planète. Comble de malchance pour l’écologisme militant, il existe un appareil ne fonctionnant qu’avec l’électricité permettant à la fois de chauffer et de refroidir les habitations, les climatiseurs réversibles. On se demande bien pourquoi nos gouvernants n’ont pas promu leur développement à grande échelle depuis des décennies, idem pour la géothermie. Peut-on écarter l’idée que les penseurs écologistes militants ne vont pas prochainement proposer un calcul de DPE pour l’été et un autre pour l’hiver, avec des coefficients de conversion différents ? Je ne pense naturellement pas qu’on en arrivera à ce point ultime de l’idéologie écologique punitive et détachée de toute considération scientifique, économique et sociétale. Cette écologie porte à merveille la dénomination qui a cours à juste titre depuis un certain temps : « l’escrologie ». On ne peut impunément bafouer à la fois la science, la technique, l’économie, la vie sociale et, comble de tout, l’écologie véritablement au service du citoyen et de la société. L’ensemble des évolutions du coefficient de conversion depuis son apparition met simplement en lumière la déconnexion totale de nos dirigeants depuis des décennies vis-à-vis de l’intérêt général. La raison principale de cette déconnexion de nos dirigeants est électorale puisqu’ils ont cédé en permanence aux exigences du Parti Écologiste (et d’autres formations politiques dans la même mouvance) pour obtenir leur suffrage lors de multiples scrutins électoraux. Pour conclure, je suis favorable au décret proposé, espérant qu’il y aura très vite un dernier décret mettant les compteurs à zéro, je veux dire à 1 pour le coefficient de conversion de l’énergie finale en énergie primaire. Seule l’énergie finale doit être utilisée dans le DPE. Charles Milliat 11/07/2026
  •  Avis relativement favorable, le 11 juillet 2026 à 22h28
    Par manque de courage politique, on va ainsi tous les six mois baisser encore de quelques dixièmes le facteur de conversion pour finalement arriver dans quelques mois ou années à 1 qui est la seule valeur que devrait avoir ce facteur de conversion. Il faut mettre de suite ce facteur à 1 car nous citoyens, nous nous contrefichons de l’énergie primaire car ce que nous payons, c’est bien l’énergie finale que nous consommons. Avoir mis un facteur de 2,83 au tout début pour discriminer le chauffage électrique (on visait évidemment l’électricité nucléaire décarbonée française) au profit d’un facteur 1 pour le chauffage au gaz carboné relève d’une hérésie et d’une forfaiture sans nom. Et je comprends l’ire des diagnostiqueurs qui ne savent plus sur quel pied danser. Je leur suggère tout simplement de réaliser leur DPE avec le facteur de conversion qui a cours et de fournir aux propriétaires un DPE bis avec un facteur de conversion de 1 pour information. Et on peut même s’interroger sur la pertinence de ces DPE lorsqu’on voit que les logements bien classés deviennent progressivement des bouilloires par ces temps de canicule.
  •  Avis favorable - Mais ce n’est qu’un début , le 11 juillet 2026 à 14h34
    Le passage de 2,3 à 1,9 était justifié par une évolution de l’efficacité de la production française de l’électricité. Mais il faut aussi de l’’énergie pour produire et acheminer des carburants fossiles ou du bois ; pourquoi ce coefficient n’est-il que de 1 pour ces énergies ? S’il reste à 1 pour les énergies fossiles, autant le mettre aussi à 1 pour l’électricité.
  •  Avis défavorable !, le 11 juillet 2026 à 10h54
    C’est la foire à la saucisse au taux de conversion ! Et jamais les décideurs qui se prennent les scuds mais bien nous, diagnostiqueurs.
  •  Le PEF ; une variable d’ajustement?, le 11 juillet 2026 à 07h51
    Plus personne ne comprend ce que représente ce PEF. Lors du passage de 2,3 à 1,9 on nous l’a justifié par une production décarbonée de l’électricité, ce qui est injuste. En effet, le PEF n’a rien à voir avec le C0², mais reflète plutôt la quantité d’énergie qu’il a fallu mettre en œuvre pour son utilisation finale. C’est pour cette raison qu’il y a une double étiquette sur le DPE (une pour l’énergie et l’autre pour le CO²) Alors qu’il faut beaucoup d’énergie pour produire et acheminer de l’énergie fossile, pourquoi ce PEF n’est que de 1 pour les énergies fossiles? Quoi qu’il en soit, la priorité est de savoir s’il faut prioriser l’économie d’énergie ou la décarbonation. On peut continuer à prôner l’isolation, parfois à outrance et à coût exorbitant ; seulement, au rythme où l’on va, quand tous les logements seront super isolés, il n’y aura plus besoin de chauffage, puisqu’il n’y aura plus d’hiver. En revanche, il est possible de décarboner drastiquement, tout en faisant de substantielles économies d’énergie, pour un coût relativement modeste ; il suffit d’inciter l’installation de PAC Air/air. Un débat avec de véritables thermiciens me semble indispensable. Si le PEF reste à 1 pour les énergies fossiles, autant le mettre aussi à 1 pour l’électricité.
  •  Consultation pour dire qu’on a fait une consultation…, le 11 juillet 2026 à 00h18
    Vous changez les règles tous les ans, autant supprimer le DPE surtout avec la canicule. On oublie souvent la surventilation nocturne mais pour cela la Vmc doit être bien plus puissante donc consommé plus. Bizarrement c’est jamais mis en avant car le DPE il s’en fout du confort d’été.
  •  Pour une vraie électrification, ramenez le coefficient à 1, le 10 juillet 2026 à 21h06

    Je soutiens ce projet d’arrêté qui va dans le bon sens.

    Mais pour une vraie électrification des usages, comme annoncée par le gouvernement, il faut aligner le DPE d’un logement chauffé à l’électricité avec celui d’un logement chauffé au gaz.

    Ce coefficient n’a aucun sens si ce n’est de pénaliser injustement les logements chauffés à l’électricité, alors qu’il s’agit d’une énergie propre, non polluante, et pour laquelle la France est souveraine !

  •  Le facteur de conversion devrait être supprimé ou être égal à 1 pour toutes les énergies, le 10 juillet 2026 à 20h51

    Bonjour,

    Le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) est un outil créé pour permettre de comparer les consommations d’énergie nécessaire pour chauffer des bâtiments.
    Cette énergie est qualifiée d’énergie finale.
    Le concept d’énergie primaire a été inventé par quelques groupes de pression et il a fallu définir, pour chaque type d’énergie, un facteur de conversion entre énergie primaire et énergie finale. Par convention, ce facteur de conversion a été fixé égal à 1 pour toutes les énergies (charbon, gaz, pétrole, etc) et égal à 2,58 pour l’électricité.
    La valeur de ce facteur de conversion a été ensuite diminuée à 2,5, puis 2,3, puis 1,9 et on parle maintenant de le ramener à 1,7.
    Mais c’est à 1 qu’il faudrait le ramener, car le consommateur N’est PAS concerné par la quantité d’énergie primaire, puisque l’énergie qu’il paie, c’est l’énergie finale.
    Le concept d’énergie primaire et le facteur de conversion qui en découle ont simplement été conçus (il y a plus de 50 ans) pour pénaliser les logements chauffés à l’électricité.
    La meilleure preuve se trouve dans le fait que, pour favoriser les logements chauffés au bois, le facteur de conversion utilisé pour le calcul du DPE est inférieur à 1, en l’occurrence égal à 0,6.
    Voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Diagnostic_de_performance_%C3%A9nerg%C3%A9tique
    Le passage des consommations finales à la consommation d’énergie primaire se fait sur la base des facteurs de conversion suivants : facteur 1 pour tous les combustibles fossiles (fioul, gaz naturel…) ; facteur 0,6 pour le bois (choix politique et non physique, pour soutenir la filière bois renouvelable) et un facteur 2,58 pour l’électricité, pour prendre en compte le rendement « global » de l’outil de production de l’électricité en France.

  •  Projet illustratif de l’incompétence de nos gouvernants., le 10 juillet 2026 à 19h30
    Sobriété énergétique, gaz à effet de serre, sauvons la planète…. Les grands mots de nos dirigeants girouettes. Au lieu de changer les paramètres fondamentaux du DPE, de faire valser les notes qui bientôt ne vaudront rien, ayez l’intelligence ou le courage ou les deux, de changer les décisions à prendre compte tenu de la note. Un logement en F doit rester en F, alors autorisez la location pour les E, c’est simple. Au lieu de dire aux Français aujourd’hui votre bien est en F , demain en E, l’année prochaine en C. Un peu de bon sens quand même.
  •  Opposition à ce changement, le 10 juillet 2026 à 16h37
    Je suis totalement opposé à ce changement * Les textes européens stipulent que le DPE doit être en énergie primaire * Le coefficient pour passer de l’énergie finale à l’énergie primaire doit correspondre à une réalité qui prend en compte les pertes à la productions et au transport * Ce coefficient devrait être différent suivant les usages , l’Ademe est plus à même de calculer ce(s) coefficient(s) que les pouvoirs publics * Le DPE a besoin de stabilité, les DPE ont une validité de 10 ans, ce n’est pas compatible avec un changement fréquent des règles de calcul. * Les audits énergétiques utilisent aussi ce coefficient et les préconisations de travaux sont liées aux étiquettes énergétiques, tout changement dans ce coefficient peux rendre obsolète un audit énergétique * Ce changement s’il est mis en application, discrédite encore plus le DPE et découragerait encore plus les diagnostiqueurs qui abandonnent en grand nombre cette profession qui est indispensable à des transactions en toute transparence. * De nombreuses contraintes ont été élaborées et pèsent sur les diagnostiqueurs assortis à des sanctions à répétitions sur les professionnels du diagnostics immobiliers afin que les DPE soient précis et juste. Comment peuvent ils être justes s’ils les règles de calcul changent constamment ?
  •  Coefficient de conversion + sanction, le 10 juillet 2026 à 16h11
    Le mix énergétique est une réalité nécessaire pour l’indépendance de notre pays. Le DPE doit aller dans ce sens, le coefficient de conversion de l’énergie électrique est un levier intéressant. Néanmoins les modifications répétées nuisent à la crédibilité du DPE. Pourquoi ne pas aligner directement ce coefficient à 1 ? De la même manière les diagnostiqueurs sont en permanence mis sous pression par des réformes, sanctions très souvent injustifiées et ont peur d’exercer leur métier avec ces épées de Damoclès en permenance suspendues au dessus de leur tête. Les plus professionnels d’entre nous, les indépendants souffrent de cette situation. Une réforme de la formation initiale et de l’accompagnement des diagnostiqueurs pour une réelle montée en compétences seraient une réelle plus value pour la profession, son image et la fiabilité accordée au diagnostics immobiliers. Ces réflexions méritent d’être apporfondies