Concertation continue "Agir pour restaurer la nature"
L’espace de la concertation continue sur le plan national "agir pour restaurer la nature" est ouvert pour recueillir vos commentaires, propositions et questions sur les travaux en cours. Cette concertation continue prend la suite de la concertation préalable réalisée entre le 23 mai et le 23 août 2025.
Consultation du 02/03/2026 au 30/09/2026 - 64 contributions
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- sous forme de réaction aux propositions du gouvernement mentionnées dans le « dossier de maîtrise d’ouvrage » que vous pouvez télécharger au bas de cette page, ainsi que d’avis et de propositions que vous souhaiteriez soumettre (bouton "Déposer votre commentaire" plus bas sur cette page) ;
- sous forme de questions, qui seront reprises dans la foire aux questions :
- Pour poser des questions, vous pouvez soit les mettre dans le dépôt de commentaires ci-dessous, soit les adresser à (concertation.agir-pour-restaurer-la-nature@developpement-durable.gouv.fr) ;
- Les réponses seront postées directement dans la partie "FAQ" de cette page, dans les meilleurs délais possibles ;
- Les réponses ne pouvant être personnalisées, merci de consulter la FAQ en préalable de tout dépôt de question pour voir si la réponse ne s’y trouve pas déjà.
- en regardant un webinaire interactif organisé au printemps (Accéder au Webianire "Élaboration du plan national - Restauration de la nature") ;
- En prenant connaissance de la synthèse de l’atelier citoyens organisé le 7 juillet 2026 au Ministère (cf. document en bas de page) !->https://enqueteur.DGALN.developpement-durable.gouv.fr/index.php?r=survey/index&sid=848446&lang=fr]
- pour les personnes morales (collectivités locales, associations, chambres consulaires, syndicats professionnels, organismes publics, para-publics ou privés), le dépôt de cahiers d’acteurs est possible sur la plateforme (en ajoutant un document directement via le commentaire).
Le cahier d’acteur est une contribution libre et volontaire qui permet à toute personne morale d’exprimer son positionnement argumenté sur un sujet de la concertation. C’est une opportunité pour exprimer une position, sous la forme d’une argumentation développée enrichissant le débat public.
- Les cahiers d’acteurs de la précédente concertation préalable et ceux de la concertation continue sont accessibles dans les documents en bas de page.
Règles de fonctionnement
Afin de pouvoir en utiliser au mieux le propos, il est nécessaire que vos contributions ne recèlent pas des opinions (oui/non ; pour/contre), mais des positionnements argumentés (quel est votre avis et pourquoi).
Dans le cadre de cette concertation, il est rappelé que toute contribution contenant des propos à caractère illégal (insultes, diffamation notamment) sera dépubliée dans son intégralité. Il en sera de même pour les propos sans rapport direct avec l’objet de la concertation, à savoir le plan de restauration de la nature.
Les éléments recueillis permettront de nourrir la rédaction du plan, qui doit respecter le format défini dans le Règlement européen pour la restauration de la nature.
Foire aux questions
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[texte_question]Est-ce que la Commission nationale du débat public dépend du ministère en charge de l’écologie ?[/texte_question]
[texte_reponse]Non, la Commission nationale du débat public (CNDP) est une autorité administrative indépendante qui garantit le droit du public à l’information et à la participation sur les projets à impacts environnementaux. Elle ne se prononce pas sur l’opportunité du plan mais veille à la sincérité du débat de manière neutre et impartiale. Pour la restauration de la nature, deux garantes de la CNDP encadrent la concertation pilotée par le ministère. Leur mission est d’assurer la clarté des informations, de définir les modalités de participation et de restituer fidèlement la parole citoyenne. À l’issue de la démarche, ils publieront un bilan public détaillant l’ensemble des arguments et propositions exprimés par les participants.[/texte_reponse]
[texte_question]La mise en œuvre du Règlement pour la restauration de la nature présente un risque pour la création d’emplois en France ?[/texte_question]
[texte_reponse]La restauration de la nature dynamise l’économie locale. Elle génère des emplois non délocalisables dans la gestion des zones humides, la plantation de haies et l’entretien des cours d’eau par exemple, et en protégeant les services écosystémiques comme la pollinisation, les solutions de restauration de la nature sécurisent les métiers qui dépendent de la santé du vivant.[/texte_reponse]
[texte_question]La mise en œuvre du Règlement pour la restauration de la nature présente un coût pour les contribuables français ?[/texte_question]
[texte_reponse]Le coût de l’inaction face aux inondations ou à l’épuisement des sols est plus lourd pour les finances publiques que les actions de prévention. Par ailleurs, le recours à des solutions naturelles sous la forme de la restauration des écosystèmes se révèle moins onéreux, lorsque cela est possible, que les solutions grises (par exemple, la restauration de zones humides présente de multiples bénéfices à moindre coût au regard du recours à des infrastructures lourdes). À l’échelle européenne, la dégradation des sols coûte déjà 50 milliards d’euros par an. Les bénéfices de la restauration sont estimés à 1 860 milliards d’euros, pour un coût d’investissement de seulement 154 milliards. Chaque euro investi rapporte ainsi en moyenne 12 euros ![/texte_reponse]
[texte_question]Qu’est-ce que la restauration de la nature ?[/texte_question]
[texte_reponse]La restauration écologique, ou restauration des écosystèmes, consiste à remettre en bon état de fonctionnement des milieux naturels qui ont été dégradés, endommagés ou détruits. Il s’agit d’une démarche volontaire visant à rétablir les fonctions écologiques essentielles d’un milieu — circulation de l’eau, fertilité des sols, accueil de la biodiversité, stockage du carbone — afin qu’il retrouve sa capacité à fonctionner durablement et à s’adapter aux changements futurs. La restauration écologique, ce n’est donc pas revenir à un état de nature antérieur mais à un état de référence qui permet le bon fonctionnement de l’écosystème, et son maintien sur le long terme.[/texte_reponse]
[texte_question]Comment sont protégées les haies ?[/texte_question]
[texte_reponse]Les haies ne font pas l’objet d’un régime de protection propre, mais elles bénéficient d’une protection en application de plusieurs réglementations complémentaires limitant les opérations de destruction. Selon les situations, ces opérations peuvent être encadrées ou interdites au titre de la politique agricole commune, de la réglementation environnementale (protection des espèces ou des points de captage d’eau potable par exemple), des documents d’urbanisme ou encore de dispositifs locaux de protection du paysage. Afin de mieux articuler l’ensemble de ces procédures, la loi n° 2025-268 du 24 mars 2025 d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture a institué un nouveau régime unique de la haie, prévoyant notamment une obligation de déclaration des destructions des haies (au sens de la loi), ainsi qu’une obligation minimale de compensation de ces destructions par replantation d’un linéaire au moins égal à celui détruit. Un décret d’application précisant les modalités de mise en œuvre de ce nouveau régime juridique est en cours de finalisation.
L’intérêt des haies pour l’environnement est bien étayé, du point de vue de la biodiversité (habitat de nombreuses espèces), de la qualité de l’eau et des sols et de la résilience face au changement climatique (atténuation des inondations pendant les épisodes pluvieux violents par exemple). C’est pourquoi, à ces dispositifs de protection s’ajoutent des mesures incitatives, notamment via le Pacte en faveur de la haie. Il a été élaboré conjointement par le ministère chargé de l’agriculture et le ministère chargé de la transition écologique, et vise à encourager la plantation de haie et à améliorer les pratiques d’entretien et la valorisation des haies, pour inverser la tendance actuelle de diminution des kilomètres de haies.[/texte_reponse]
[texte_question]Pourquoi investir dans la restauration de la nature et quels sont les moyens utilisés pour l’élaboration du plan national pour la restauration de la nature ?[/texte_question]
[texte_reponse]Investir dans la restauration de la nature, c’est investir dans notre économie, notre santé et notre qualité de vie. Les écosystèmes en bon état fournissent de nombreux services indispensables : production alimentaire, qualité de l’eau, fertilité des sols, stockage du carbone, protection contre certaines catastrophes naturelles ou encore activités économiques liées à la biodiversité. Aujourd’hui on estime que 50% du PIB mondial repose sur la biodiversité, et qu’au moins 50000 emplois en France reposent sur son bon état. Un euro investi dans la préservation d’un écosystème en bonne santé ou la restauration d’un écosystème dégradé, rapporte plus de 7 euros de bénéfices annuels, à travers des retombées directes ou indirectes, à moyen ou long terme pour la société.
Pourtant la biodiversité continue de se dégrader en France, comme dans le reste de l’Europe. Le plan national pour la restauration de la nature répond aux enjeux d’effondrement de la biodiversité auquel la France, comme tous les Etats de l’Union européenne, fait face.
Ses actions ont vocation à stabiliser, puis inverser cette trajectoire. Pour cela, il s’appuie sur des politiques publiques déjà engagées, en particulier la Stratégie Nationale Biodiversité, qu’il complète et renforce de manière ciblée afin d’atteindre les objectifs fixés au niveau européen.[/texte_reponse]
[texte_question]Comment évolue la protection forte en France ?[/texte_question]
[texte_reponse]La protection forte constitue le niveau de protection le plus élevé des espaces naturels. Elle vise à préserver durablement les secteurs les plus remarquables pour la biodiversité en limitant fortement les activités susceptibles de les dégrader.
La France s’est dotée d’une Stratégie nationale des Aires Protégées en 2021. Son bilan à mi-parcours, réalisé en 2025, a mis en évidence des disparités entre territoires, notamment entre les outre-mer et l’hexagone, ainsi qu’entre les espaces terrestres et maritimes. Afin de mieux répartir l’effort de protection, de nouvelles cibles ont été fixées pour 2030. D’ici 2030 la France vise à :
• au moins 10% des espaces terrestres sous protection forte
• dont au moins 3% des espaces terrestres hexagonaux
• au moins 5% du territoire maritime hexagonal sous protection forte.
En France hexagonale près de 2% du territoire terrestre bénéficie aujourd’hui d’une protection forte. L’objectif est donc d’étendre ce réseau d’environ 800 000 hectares supplémentaires d’ici 2030, en ciblant les espaces présentant les enjeux écologiques les plus importants. [/texte_reponse]
[texte_question] Comment est mesurée la part des forêts inéquiennes ? A quelle échelle de surface cette mesure est-elle prise ? [/texte_question]
[texte_reponse] La méthodologie est en cours de définition. Des lignes directrices européennes sur ce sujet sont notamment en cours d’élaboration. [/texte_reponse]
[texte_question] Quelle est l’articulation du règlement avec l’enjeu de la souveraineté alimentaire ? [/texte_question]
[texte_reponse] Le règlement européen pour la restauration de la nature n’est pas antagoniste avec les objectifs de souveraineté alimentaire, c’est l’une de ses cibles générales indiquées en article 1 :
- protéger et garantir le rétablissement, sur le long terme et de manière durable, de la biodiversité et de la résilience des écosystèmes à travers les zones terrestres et marines de l’Union européenne (UE)
- contribuer à la réalisation des objectifs généraux de l’UE en matière d’atténuation du changement climatique, d’adaptation au changement climatique et de neutralité en matière de dégradation des sols
- renforcer la sécurité alimentaire
- respecter les engagements internationaux de l’UE.
Et la restauration des écosystèmes agricoles, au titre du règlement, permet :
- d’agir pour une eau de qualité (en réduisant l’usage des PPP dans les aires d’alimentation de captage)
- de contribuer à réduire les risques climatiques (tels que les sécheresses, coulées de boue, ravageurs de cultures en développant les haies, bordures de champs, qui favorisent la santé des sols, la régulation du climat local et du cycle de l’eau, et la biodiversité des auxiliaires de culture)
- de soutenir la production agricole et sa résilience (en préservant la capacité de pollinisation naturelle dont dépendent 84% des plantes cultivées en Europe, en maintenant des écosystèmes diversifiés et en soutenant l’élevage herbager extensif) [/texte_reponse]
[texte_question] Quelle est la prise en compte de l’état sanitaire des arbres présents en zone urbaine ? [/texte_question]
[texte_reponse] Ce sujet est un point technique, qui n’est pas spécifique du plan national pour la restauration de la nature. C’’est un élément à prendre en compte par chaque aménageur.[/texte_reponse]
[texte_question] Quel est le niveau des contributions attendues (actions concrètes, indicateurs) et à quel moment pouvons-nous formuler ces propositions d’action ? [/texte_question]
[texte_reponse] Les participants peuvent contribuer jusqu’à la fin de la concertation continue pour nourrir le contenu du projet de plan. Ils pourront aussi réagir sur la première version du projet de plan lors de la participation du public par voie électronique à l’automne 2026.
La mise en œuvre du plan permettra de valoriser l’ensemble des actions concrètes sur le terrain en faveur de la restauration de la nature. [/texte_reponse]
[texte_question] Y-a-t-il aussi une vision patrimoniale en plus de l’aspect purement scientifique ? Les milieux marins ont aussi une valeur politique et stratégique ? [/texte_question]
[texte_reponse] Les milieux marins présentent en effet une valeur à la fois écologique, patrimoniale, stratégique et socio-économique. Leur protection et leur restauration contribuent à préserver une biodiversité remarquable, qui constitue un patrimoine naturel commun, mais aussi des paysages, des habitats et des espèces emblématiques participant à l’identité des territoires littoraux et maritimes. Au-delà de cette dimension patrimoniale, certains milieux marins sensibles, tels que les herbiers de posidonie, revêtent une importance stratégique. Ils jouent un rôle essentiel comme habitats et nourriceries pour de nombreuses espèces d’intérêt halieutique, contribuant ainsi au maintien des ressources de pêche. Ils rendent également des services écosystémiques indispensables, notamment en limitant l’érosion du littoral, en atténuant les effets des tempêtes, en stockant du carbone et en renforçant la résilience des territoires face au changement climatique. [/texte_reponse]
[texte_question] Comment comptez-vous intégrer les écosystèmes marins vulnérables (EMV) sur les habitats profonds, engagement de la France à l’UNOC, sachant que la partie cartographie ARP de ces habitats ne sont pas finalisés ? [/texte_question]
[texte_reponse] Les écosystèmes marins vulnérables (EMV) des habitats profonds constituent un enjeu prioritaire de protection et de restauration. Les eaux françaises de l’Atlantique et de la Méditerranée abritent notamment des canyons sous-marins, des récifs de coraux d’eau froide et d’autres habitats profonds qui accueillent une biodiversité particulièrement riche et fragile. Certains de ces secteurs sont déjà reconnus comme des EMV au sens de la réglementation européenne, qui y interdit certains types de pêche de fond.
Dans le prolongement de l’engagement pris par la France lors de l’UNOC en faveur d’une meilleure protection des fonds marins, la protection de ces habitats est identifiée comme prioritaire dans le cadre du développement de la protection forte. Elle fait également l’objet d’une attention particulière dans le cadre des analyses de risque pêche (ARP) conduites sur les sites Natura 2000. Si les travaux d’analyse ne sont pas encore entièrement finalisés, ils sont d’ores et déjà engagés et doivent être achevés d’ici à la fin de l’année 2026, avec une mise en œuvre des mesures réglementaires associées au plus tard en 2027.
Le plan national de restauration prend en compte cet enjeu selon une démarche progressive : les connaissances disponibles sont mobilisées dès à présent pour orienter les actions, tandis que les résultats des ARP permettront de compléter et de préciser les mesures de restauration et de protection lors de la prochaine mise à jour du plan. [/texte_reponse]
[texte_question] Est-il envisagé de se servir des Analyses risque pêche (ARP) pour définir l’état de santé des habitats en zone Natura 2000 ? [/texte_question]
[texte_reponse] L’approche du Règlement Restauration de la Nature requiert de rapporter des surfaces précises d’habitats évaluées en mauvais état, en mobilisant les connaissances actuellement disponibles pour le premier Plan national de restauration concernant les Groupes Types d’Habitats 1 à 6.
Dans cet objectif, les surfaces pour lesquelles il est conclu à un risque fort ou modéré dans le cadre des ARP ont été prises en compte : s’il s’agit ici d’une approche basée sur les pressions (superposition habitat/activité, complétée dans certains cas seulement de données in situ sur l’état réel), leur intégration permet d’être cohérent avec le bilan qui sera fait à la Commission européenne au titre de ces analyses et de valoriser les mesures qui ont pu être prises dans ce cadre.
D’autres éléments ont été pris en compte pour rapporter les surfaces d’habitats évaluées en mauvais état : les surfaces auxquelles est affectée une évaluation surfacique en mauvais état dans le cadre de la Directive Cadre Stratégie Milieux Marins (DCSMM) et de la Directive Habitats Faune Flore (DHFF) sur la base de données « in situ » ; ainsi que les surfaces évaluées comme en mauvais état au titre des descripteurs 5 (eutrophisation), 6 (intégrité des fonds) et 7 (changements hydrographiques) de la DCSMM.
Ce choix de rapportage au titre du 1er plan national de restauration se fait en l’état des meilleures connaissances disponibles et pourra être complété, au fur et à mesure de l’acquisition de connaissance, en vue des plans suivants. [/texte_reponse]
[texte_question] Les travaux dans les ports ou dans les centrales nucléaires sont-ils pris en compte ? [/texte_question]
[texte_reponse] Les travaux d’artificialisation sont bien pris en compte dans la restauration des écosystèmes, car ils représentent des pertes nettes pour les habitats marins côtiers. En mer, l’encadrement de l’artificialisation est porté par les documents stratégiques de façade (DSF), incluant pour chaque façade des objectifs environnementaux dédiés à la lutte contre l’artificialisation. [/texte_reponse]
Commentaires
- Arrêter l’artificialisation des sols qui détruit les terres agricoles et les espaces naturels.
- Arrêter le développement des zones commerciales et artisanales qui sont déjà trop répandues dans les périphéries de toutes les villes de France, qui empiètent sur les terres agricoles et zones naturelles, défigurent nos villes et vident nos centres-villes.
- Créer davantage de zones naturelles protégées sans leur accorder de dérogations pour des projets industriels, commerciaux ou agricoles.
- Reforestation avec des espèces variées de feuillus et résineux qui résisteront au changement climatique afin de favoriser un développement de la biodiversité animale et végétale.
- Reforestation massive sur les terres en friche en ville comme dans les campagnes, considérant la biomasse comme la seule solution pour stocker durablement le carbone en excès dans l’atmosphère, responsable du changement climatique.
- Protéger les insectes polinisateurs qui rendent un service considérable et gratuit à l’agriculture et donc à la population, permettant la sécurité alimentaire.
- Cesser de considérer la nature comme une ressource à exploiter plutôt que comme un bien commun d’une valeur inestimable à protéger pour nous et pour les générations futures.
- Réduire et interdire les pollutions chimiques issues de l’industrie, du transport et de l’agriculture qui détruisent ou affaiblissent les écosystèmes (Pesticides, déversements d’effluents chimiques dans l’air ou dans les eaux) et représentent un grave danger de santé publique (développement des maladies telles que cancers, ou affections dues aux perturbateurs endocriniens).
- Réduire considérablement notre empreinte carbone en réduisant notre utilisation des énergies fossiles dans tous les domaines : transport, industrie, agriculture, chauffage, climatisation, production électrique …
- interdire la fréquentation de certains lieux totalement, je pense notamment à certaines falaises, circuits de randonnée, espaces sauvages pour permettre à la nature de vivre. Ces espaces devraient être protégées de toute intervention humaine : le métier de garde forestier prendrait tout son sens puisqu’aucune activité humaine ne serait tolérée dans ces espaces si ce n’est la surveillance par les dits garde forestier (qui auraient également une mission d’observation et de recueil de données). Ainsi on retrouverait des espaces vierges. Dans l’idéal des études de où situer et encadrer ces espaces en France devraient être réalisée.
- interdire la fréquentation de certains endroits par période : 5 ans par exemple, le temps que la nature puisse se restaurer et ensuite les ré ouvrir (idem pour les espaces maritimes)
- Conditionner la fréquentation des espaces naturels en période touristique à des jauges comme l’expérience a pu être faite sur les calanques de Marseille. Pour éviter la surfréquentation.
- Accentuer l’achat par l’état, le ministère du développement durable et des rassemblements d’association des terres laissées à l’abandon pour permettre la création d’espaces naturels continue
- Aménager sur toutes les autoroutes des ponts/tunnels pour le passage des animaux !!
- Créer des espaces naturels en Ville autre que des parcs épars : de vrais zones vertes dans lesquelles les animaux peuvent circuler librement. Des zones qui communiquent avec des espaces naturels hors de la Ville et se prolongeraient dedans - avec des aménagements pour la fréquentation humaine. Dans l’idéal en reliant plusieurs parcs et zones naturelles on arriverait à recréer des "bandes" naturelles qui traversent et entourent nos villes.
- Pour que ces bandes soient créées cela nécessite moins de bitume, moins de recours à construire de nouveaux immeubles/maisons : et pour cela il faudrait déjà régler la crise du logement en France…. (Toujours pareil rénover les logements vides, être plus strict sur les permis de construire, réaliser des études de biodiversité avant de construire, encourager et aménager correctement les aires pour les personnes en nomadisme et ainsi encourager les personnes à changer d’endroit - notamment en fonction des saisons etc).
- Fermer certains axes routiers en Ville pour créer de l’espace et replanter des arbres en Ville d’espèces variées… (et donc créer des pistes cyclables, des parkings relais, des vrais pôle de location de transports variés, encourager les taxis vélos et le cargo vélo).
- Définir des actions spécifiques pour les milieux alpins dans chacune des cibles pertinentes du PNRN ;
- Inclure des mesures de soutien des initiatives de gouvernance locale et des mesures d’incitation aux projets transfrontaliers ;
- Porter un regard prospectif et d’action pour alléger les pressions existantes et éviter les pressions à venir sur les milieux particulièrement alpins (et leur rôle de refuge climatique) du point de vue de l’aménagement du territoire et de la continuité écologique ;
- Prioriser la restauration passive ;
- Prioriser la protection et la restauration des milieux humides et aquatiques, et par là-même les glaciers ;
- Initier de manière synchrone les premières actions de restauration, tout en continuant les missions de cartographie et de collecte d’information sur les habitats ;
- Prioriser des financements publics pour financer les mesures du PNRN
Préserver la nature plutôt que réparer nos erreurs : pour une politique de restauration qui commence par l’évitement**
La restauration de la nature est devenue un objectif majeur de nos politiques publiques. C’est une nécessité face à l’effondrement de la biodiversité, à l’artificialisation des sols, au dérèglement climatique et à la dégradation des écosystèmes. Mais il faut rappeler une évidence : **la meilleure restauration reste celle que nous n’avons jamais à faire**.
Un arbre centenaire abattu ne se remplace pas par un jeune plant. Une zone humide détruite ne retrouve pas en quelques années les fonctions écologiques qu’elle assurait depuis des siècles. Une espèce disparue d’un territoire ne revient pas simplement parce qu’un programme de compensation a été financé. La nature n’est pas un stock que l’on peut détruire ici et recréer ailleurs à l’identique.
La première politique de restauration de la nature est donc une politique de **préservation**.
La première mesure écologique est l’**évitement**.
La première responsabilité publique est de **ne pas dégrader**.
En matière d’environnement, comme en santé, il vaut mieux prévenir que guérir. Il vaut mieux conserver un écosystème fonctionnel que mobiliser ensuite des moyens considérables pour tenter de réparer les dommages causés. La logique « éviter, réduire, compenser » ne doit pas devenir une simple mécanique administrative où la compensation finirait par justifier la destruction. L’évitement doit rester la priorité absolue.
Pourtant, une tendance inquiétante apparaît : celle d’une régression environnementale assumée, où les protections de la nature sont parfois présentées comme des obstacles au développement. Cette vision est dangereuse. Elle oublie une réalité fondamentale : **la biodiversité n’est pas une contrainte extérieure à nos sociétés ; elle est le socle même sur lequel reposent nos activités humaines**.
L’agriculture dépend des sols vivants, de l’eau, des pollinisateurs. L’industrie dépend des ressources naturelles, de l’énergie, des services rendus par les écosystèmes. Nos villes dépendent des capacités de régulation du climat, des îlots de fraîcheur, des espaces naturels. Dégrader la nature, c’est fragiliser les fondations de notre propre économie et de notre qualité de vie.
À ce titre, il est profondément préoccupant de voir apparaître dans des documents de politique publique l’idée que les avis de l’Autorité environnementale ou les procédures de dérogation espèces protégées seraient des « irritants » à lever. Ces outils ne sont pas des obstacles. Ils sont les garde-fous d’un État de droit environnemental. Ils garantissent que les décisions publiques prennent en compte les conséquences irréversibles de certains choix.
Réduire ces exigences pour accélérer des projets d’aménagement ou industriels revient à opposer artificiellement économie et écologie. Or il n’y aura pas d’économie durable sur une planète appauvrie. Il n’y aura pas de prospérité durable sans eau, sans sols fertiles, sans climat stable, sans vivant.
La vraie modernité politique n’est pas de simplifier les règles qui protègent la nature. C’est de concevoir des projets qui s’inscrivent dans les limites écologiques. C’est de considérer qu’un arbre existant vaut davantage qu’un arbre replanté, qu’une rivière vivante vaut davantage qu’une rivière restaurée après destruction, qu’un écosystème préservé vaut mieux qu’un écosystème compensé.
Restaurer la nature est indispensable. Mais restaurer ne doit jamais devenir le prétexte pour continuer à détruire.
L’enjeu de notre époque est clair : passer d’une logique de réparation permanente à une culture de la responsabilité. **La nature n’a pas besoin seulement d’être restaurée. Elle a d’abord besoin d’être respectée et protégée.**
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Je l’ai volontairement formulé sans viser une personne ou un ministère en particulier, mais avec un angle politique fort et publiable.
- Forêts : Protéger les forêts existantes et interdire les coupes rases et les destructions d’arbres et d’habitats pour la faune sauvage. Mettre en place une surveillance massive des forêts, des amendes fortement dissuasives, des moyens humains et techniques pour une surveillance accrue. Mettre en place un plan d’action ambitieux pour replanter des arbres que ce soit dans les espaces de nature mais aussi dans les milieux urbains.
- Circulation de la faune sauvage : Mettre en place des corridors de nature permettant à la faune sauvage de circuler sur le territoire, de ne pas rester cantonnée en un endroit. Créer des ponts au-dessus des routes, autoroutes permettant à la faune sauvage de les traverser en toute sécurité. Inciter / soutenir les collectivités dans ces réalisations.
- Eaux : Restaurer la qualité des eaux. Intensifier les contrôles en sorties des usines, des stations d’épurations, … et mettre en place des contrôles et des amendes très fortement dissuasives. Donner les moyens humains et techniques pour le faire.
- Sols : Réduire drastiquement l’usage des pesticides et engrais qui polluent les sols et les cours d’eaux. Encourager fortement le développement du bio pour le bénéfice de tous, humains comme nature. Protéger les pollinisateurs, les insectes et les oiseaux.
- Enclos de chasse : Interdire de tels enclos où les bêtes sont prisonnières, n’ont aucune chance de s’échapper. Interdire également les croisements entre animaux sauvages et domestiques, tels les cochons et les sangliers, croisements menés à seule fin de faire se reproduire plus intensément les animaux. Revoir la classification des "nuisibles" lesquels sont en fait de précieux auxiliaires pour l’agriculture (exemple des renards qui mangent les mulots lesquels détruisent les grains) Il n’y a pas d’animaux nuisibles, chacun a son utilité dans la biodiversité.
- Rendre obligatoire la déclaration des prélèvements existant en milieu naturel ( nappes, rivière), les équiper de compteurs de prélèvements gérés par les agences de l’eau et règlementer les nouveaux prélèvements sous le contrôle des agences de l’eau et de l’OFB
- Définir de vrais périmètres de protection pour les captages où serait interdits l’usage d’engrais ( nitrate, cadmium) et pesticides ( produits de dégradation problématiques et pfas ) Pour les sols :
- Protection absolue et subvention des prairies naturelles à haut stock carbone
- Rétablissement et renforcement des soutiens à l’agriculture biologique Pour les forêts
- Limitation de la taille et du poids des engins forestiers, subventions aux techniques d’exploitation douce
- Recensement et protection des sols forestiers à haut stock carbone ( forets anciennes)
- interdiction, sauf cas exceptionnels à expliciter et lister, des coupes rases qui nuisent au climat ( relargage Co2 du sol), perturbent la biodiversité, et fragilisent la forêt ( assèchement du sol à nu, fragilisation des arbres des parcelles contigues pour les évènements météorologiques)
- Arrêt des subventions au reboisement qui ne font qu’encourager le modèle coupe/replantation au détriment d’une gestion conservant un couvert continue protecteur des sols et de la diversité
- Encourager une gestion sylvicole allant vers des peuplements diversifiés ( >25% d’espèces hors espèce première) etc..