Concertation continue "Agir pour restaurer la nature"

L’espace de la concertation continue sur le plan national "agir pour restaurer la nature" est ouvert pour recueillir vos commentaires, propositions et questions sur les travaux en cours. Cette concertation continue prend la suite de la concertation préalable réalisée entre le 23 mai et le 23 août 2025.

Consultation du 02/03/2026 au 31/07/2026 - 13 contributions

Vous pouvez contribuer :

  • sous forme de réaction aux propositions du gouvernement mentionnées dans le « dossier de maîtrise d’ouvrage » que vous pouvez télécharger au bas de cette page, ainsi que d’avis et de propositions que vous souhaiteriez soumettre (bouton "Déposer votre commentaire" plus bas sur cette page) ;
  • sous forme de questions, qui seront reprises dans la foire aux questions :
    • Pour poser des questions, vous pouvez soit les mettre dans le dépôt de commentaires ci-dessous, soit les adresser à (concertation.agir-pour-restaurer-la-nature@developpement-durable.gouv.fr) ;
    • Les réponses seront postées directement dans la partie "FAQ" de cette page, dans les meilleurs délais possibles ;
    • Les réponses ne pouvant être personnalisées, merci de consulter la FAQ en préalable de tout dépôt de question pour voir si la réponse ne s’y trouve pas déjà.
  • en suivant un webinaire interactif qui sera organisé au printemps (lien d’inscription à venir) ;
  • pour les personnes morales (collectivités locales, associations, chambres consulaires, syndicats professionnels, organismes publics, para-publics ou privés), le dépôt de cahiers d’acteurs sera possible prochainement sur la plateforme.
    Le cahier d’acteur est une contribution libre et volontaire qui permet à toute personne morale d’exprimer son positionnement argumenté sur un sujet de la concertation. C’est une opportunité pour exprimer une position, sous la forme d’une argumentation développée enrichissant le débat public.

Règles de fonctionnement

Afin de pouvoir en utiliser au mieux le propos, il est nécessaire que vos contributions ne recèlent pas des opinions (oui/non ; pour/contre), mais des positionnements argumentés (quel est votre avis et pourquoi).

Dans le cadre de cette concertation, il est rappelé que toute contribution contenant des propos à caractère illégal (insultes, diffamation notamment) sera dépubliée dans son intégralité. Il en sera de même pour les propos sans rapport direct avec l’objet de la concertation, à savoir le plan de restauration de la nature.

Les éléments recueillis permettront de nourrir la rédaction du plan, qui doit respecter le format défini dans le Règlement européen pour la restauration de la nature.

Foire aux questions

  • Non, la Commission nationale du débat public (CNDP) est une autorité administrative indépendante qui garantit le droit du public à l’information et à la participation sur les projets à impacts environnementaux. Elle ne se prononce pas sur l’opportunité du plan mais veille à la sincérité du débat de manière neutre et impartiale. Pour la restauration de la nature, deux garantes de la CNDP encadrent la concertation pilotée par le ministère. Leur mission est d’assurer la clarté des informations, de définir les modalités de participation et de restituer fidèlement la parole citoyenne. À l’issue de la démarche, ils publieront un bilan public détaillant l’ensemble des arguments et propositions exprimés par les participants.

  • La restauration de la nature dynamise l’économie locale. Elle génère des emplois non délocalisables dans la gestion des zones humides, la plantation de haies et l’entretien des cours d’eau par exemple, et en protégeant les services écosystémiques comme la pollinisation, les solutions de restauration de la nature sécurisent les métiers qui dépendent de la santé du vivant.

  • Le coût de l’inaction face aux inondations ou à l’épuisement des sols est plus lourd pour les finances publiques que les actions de prévention. Par ailleurs, le recours à des solutions naturelles sous la forme de la restauration des écosystèmes se révèle moins onéreux, lorsque cela est possible, que les solutions grises (par exemple, la restauration de zones humides présente de multiples bénéfices à moindre coût au regard du recours à des infrastructures lourdes). À l’échelle européenne, la dégradation des sols coûte déjà 50 milliards d’euros par an. Les bénéfices de la restauration sont estimés à 1 860 milliards d’euros, pour un coût d’investissement de seulement 154 milliards. Chaque euro investi rapporte ainsi en moyenne 12 euros !

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Commentaires

  •  sans eau pas de vies , le 22 mars 2026 à 08h18
    Bonjour Tout d’abord rappeler que sans eau il n’y a pas de vies , au plurielle, car l’eau est nécessaire à toutes les formes de vies animales ou végétales. Ensuite rappeler que la loi du 24 mars 2025 instaure dans son article 1 : La protection, la valorisation et le développement de l’agriculture et de la pêche sont d’intéret général majeur. Après des décennies de laisser filer l’eau au nom de la continuité écologique (certes les poissons peuvent et doivent circuler) l’eau file vers les mers ou océans, et ensuite il ets de bon ton de s’interroger sur la baisse du niveau des nappes ! l’eau n’étant plus stockée temporairement pour réintégrer le milieu naturel lorsqu’il en manque la logique contreproductive st implacable. Dès lors il est urgent de remettre en fonction étangs, mares, bief et d’en créer d’autres pour un usage partagé , écosystèmes donc pour tous, agricultures, et réserves en cas d’incendie (car rappelons le , les bornes à incendie en en France sont connectées sur el réseau d’eau potable….)
  •  Questionnement sur la restauration de la nature sur l’ouest des Bouches-du-Rhône, le 17 mars 2026 à 10h05

    Bonjour,

    J’habite un territoire côtier et riche en biodiversité.
    Cependant, de futurs aménagements décidés par l’Etat paraissent contre-intuitifs pour une restauration de la nature, qui plus est au 21ème siècle avec nos connaissances sur le changement climatique. Voici les principaux :

    - contournement autoroutier de 7km à travers milieux humides, terres agricoles et espaces forestiers entre Martigues et Port-de-bouc. La raison avancée étant sécuritaire, pour que les poids lourds équipés de matières dangereuses ne traversent plus ces villes. L’objectif principal étant bien sûr économique avec le développement de l’industrie (décarbonation), sans aucun investissement du privé.

    - destruction de zones humides littorales autour du chenal de Caronte afin de favoriser l’industrie du cinéma et la décarbonation des usines, cette action d’aménagement devrait faire l’objet d’une " Opération d’Intérêt National ". Ces espaces se trouvent au niveau de la mer et sont le déversoirs de plusieurs vallons.

    - construction des barreaux des étangs de Fos. Un contournement autoroutier à travers des zones humides d’importance pour les oiseaux migrateurs, hivernants ou sédentaires.

    - contournement autoroutier d’Arles sur des milieux agricoles ou humides.

    - ligne très haute tension à travers la Crau. Projet qui aurait pu être sous terrain mais pour raison budgétaire sera aérien. Il coupera la Crau en deux et menacera de nombreux oiseaux patrimoniaux.

    - pont sur le Rhône au niveau de Salin de Giraud à la place du bac de Barcarin. Cela induirait une augmentation significative du trafic en Camargue, avec un impact majeur sur le dérangement et la destruction (collision) de la faune.

    Dès lors, lorsqu’on lit les objectifs de renaturation, est-il concevable qu’en 2026 de tels projets autoroutiers et d’artificialisation de milieux humides soient envisageables, en ne prenant en compte que la situation économique de la ZIP de Fos-sur-Mer ?
    Est-ce que la nature et les habitants seront une nouvelle fois sacrifiés pour les intérêts privés ?
    Est-ce que la décarbonation justifie de tels sacrifices d’espaces naturels déjà sous pression ? Est-ce que la construction de 3 autoroutes est compatible avec l’objectif global de décarbonation, qui plus est sur une voie migratoire majeure ?

    Bien cordialement

  •  Ne détricotons pas les lois sur la biodiversité, le 16 mars 2026 à 15h11
    Nous assistons actuellement à un détricotage en continu des lois en faveur de la biodiversité (loi Duplomb, statut des cours d’eau…). Chacun peut malheureusement constater à son niveau, dans son quotidien, l’érosion de la biodiversité. S’il y a eu une prise de conscience, les financements sont toujours très largement à la peine pour préserver notre environnement et donc notre cadre de vie, et les avancées en matière de loi en faveur de la biodiversité connaissent trop régulièrement des retours en arrière. Ne défaisons pas ce qui a mis des décennies à être construit, aujourd’hui on est dans l’urgence d’agir concrètement !!!
  •  Replacer l’humain au cœur de la restauration de la biodiversité, le 16 mars 2026 à 11h14

    Restaurer la biodiversité doit passer par une hausse des subventions ou la création de nouvelles enveloppes fléchées pour soutenir :
    - les paysans engagés dans une démarche bio ou raisonnée (et pénaliser financièrement les autres)
    - les associations, collectivités et établissements publics qui œuvrent directement sur ces thématiques environnementales
    - les citoyens dans leur engagement pour la nature, par des incitations financières (défiscalisation, primes à la consommation durable)

    Il faut donner aux individus les moyens d’initier un changement durablement.

  •  Eau du robinet , le 11 mars 2026 à 20h49
    L’eau de mon robinet est de en plus cher. Pesticides et nitrates. Il faut mettre en vigueur le principe du " pollueur payeur ". Et peut on protéger les zones de captages en pratiquant une agriculture bio ?
  •  Restauration des haies bocagères, le 10 mars 2026 à 17h47
    Malgré les excellentes initiatives de replantations qui existent, le bocage français continue sa lente destruction. Tant que les agriculteurs dans leur majorité n’auront pas compris l’intérêt qu’ils ont à préserver et à restaurer le maillage bocager sur leurs terres, le bocage français n’évoluera pas dans le bon sens… Seule une formation agricole adaptée aux enjeux environnementaux et à la nécessité de restaurer la biodiversité de nos campagnes (en passant donc par la restauration de la haie bocagère) pourra faire évoluer le monde agricole. En tant que naturaliste et passionné par la haie bocagère, je m’impatiente de voir si peu de changements sur le terrain, alors qu’il y aurait tant à faire. Je me suis notamment penché sur le cas particulier de la haie des bordures de routes et chemins. Prises entre deux feux, les épareuses des agents de voirie et celles des agriculteurs, elles se dégradent d’années en années, et pour certaines finissent par disparaitre définitivement. Petit à petit, les cultures viennent empiéter sur l’espace haie pour au final prendre totalement sa place. Même les anciens talus finissent par disparaitre, au point que ces cultures se retrouvent bien souvent en contact direct avec le fossé ! De même, je note qu’aucune place n’est laissée à une régénération spontanée lors de l’entretien des talus de bords de route. Face à l’urgence qu’il existe aujourd’hui, en pleine période de bouleversement climatique et de dégradation de notre environnement naturel, il est nécessaire d’agir de manière forte : c’est pourquoi je propose une loi rendant obligatoire la création d’une bande de 2 mètres de large sur toutes les bordures de parcelles donnant sur une route ou une chemin (bande pouvant inclure le haut du talus quand celui-ci existe), bande sur laquelle aucun entretien ne sera réalisé. Ainsi, une nouvelle haie pourra spontanément se régénérer et ce sans aucune dépense pour la société. Encore une fois, aucun travail d’entretien ne devra être effectué sur cette bande, condition sine qua non à la réussite de ce projet ambitieux. Les initiatives de plantation d’arbres et d’arbustes aux essences locales sur cette bande ne pourront qu’être soutenues mais non rendues obligatoires. Si une haie existe déjà sur cette bande, la mise en protection sur 2 mètres de large permettra à celle-ci de se densifier (rares sont aujourd’hui les haies larges de 2 mètres, pourtant si importante pour la faune locale), et aux zones dégarnies de se régénérer. Enfin, il faudra dans le même temps revoir la formation des agents d’entretien des bords de route et des propriétaires terriens (agriculteurs en premier lieu) afin que ceux-ci apprennent à mieux gérer les haies et évitent toute destruction inutile en préservant cette bande de 2 mètres. La capacité régénérative de la Nature est extraordinaire, sa résilience est formidable pour peu qu’on la laisse tranquille. Ainsi, toute jachère, c’est-à-dire toute zone enherbée non entretenue, évoluera naturellement et spontanément vers le reboisement. Ainsi réapparaitront spontanément des milliers de kilomètres de haies en laissant simplement la nature reprendre ses droits !
  •  Pour commencer, arrêtons de dégrader la nature !, le 7 mars 2026 à 12h17

    A la SEPANSO, nous rappelons que bien des décisions prises par les derniers gouvernements français vont à l‘encontre de la démocratie participative et de la protection de l’environnement. Les relèvements de seuils en tous genres (obligation réduite d’une enquête publique, délais pour contester une décision…) bâillonnent efficacement les citoyens.
    Par ailleurs les moyens dont disposent la Mission régionale d’autorité environnementale étant insuffisants, beaucoup de dossiers ne peuvent être examinés dans le temps imparti pour éclairer les citoyens. La doctrine Éviter-Réduire-Compenser ne donne pas satisfaction parce qu’il suffit de payer la destruction du vivant pour qu’un projet puisse être validé (si le montant des sommes versées est trop important, l’argent destiné à la protection de la nature va au budget général). Enfin les réglementations prévoient des dérogations, mécanismes dont les préfets font hélas un usage courant comme nous le déplorons presque chaque semaine en Aquitaine.

    Alors que le principe de non régression environnementale a été acté dans la loi n° 2016-1087 du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, nous avons assisté à un assouplissement de diverses réglementations, lesquelles ont permis d’accentuer les atteintes des activités humaines sur la faune et sur la flore dans les départements français et ultra-marins. Alors que nous espérions une réorientation des politiques publiques en faveur des solutions basées sur la nature (Rappel : « On ne triomphe de la nature qu’en lui obéissant », Francis Bacon, Novum Organum Scientarum, 1620) nous avons déploré diverses lois et arrêtés ministériels battant en brèche les milieux naturels. En prétendant défendre l’intérêt général les politiques ont privilégié le développement à court terme d’activités économiques en méprisant la nécessité de préserver des équilibres naturels. Alors que l’État doit contrôler la légalité des actes réglementaires, des ministres ont publié des actes non réglementaires ! Je ne citerai que le cas emblématique de l’arrêt du 03/07/2024 facilitant la destruction de zones humides ; heureusement des associations de protection de l’environnement ont saisi le Conseil d’État qui a annulé cet arrêté. Depuis nous avons eu droit à la Loi Duplomb et le projet de Loi Nous sommes consternés de constater que les lobbies sont plus écoutés que les citoyens qui s’expriment lors des consultations du public. Nous regrettons que les avis des instances consultatives (Comité Économique, Social et Environnemental, Commission Nationale du Débat Public, Conseil National de Protection de la nature…) ne soient pas mieux pris en compte.
    Nota Bene : Un décret publié le 3 mars 2026 soustrait les data center, les raccordements des parc éoliens et les lignes électrique sous-marines du champ de la CNDP. Pourtant de tels projets ont des impacts significatifs sur l’environnement ! Le gouvernement se moque-t-il de l’environnement ?

    Nous observons que si les métaux lourds sont cités, il serait intéressant que le gouvernement s’intéresse aux taux de cadmium des engrais épandus sur les terres agricoles (nos demandes de communication des analyses ne sont toujours pas satisfaites). De même le dossier de maîtrise d’ouvrage ne mentionne pas les PFAS, ces polluants éternels ; nous espérons que le gouvernement va rajouter un volet à ce sujet et soutenir la proposition de l’ANSES qui souhaite que la liste européenne des phtalates potentiellement nocifs soit allongée.

    Nous ne pouvons que dénoncer cette situation incohérente : d’un côté des lois de protection de la nature et de l’autre côté des lois mortifères pour la nature. Manifestement, une majorité de personnalités politiques auraient besoin de mettre à jour leurs connaissances, par exemple en lisant ou relisant le dossier de maîtrise d’ouvrage (2025, 146 pages) qui dresse un constat inquiétant pour tous les écosystèmes. Nous espérons que cette contribution contribuera à remettre sur la bonne voie la politique de protection de la nature dans notre pays puisque notre santé et notre économie dépendent en grande partie de la nature.

    Georges Cingal, président de la Fédération SEPANSO Landes

  •  stratégie nationale biodiversité, le 6 mars 2026 à 16h40
    La Stratégie nationale pour la biodiversité : des engagements forts dans la continuité d’un cadre mondial ambitieux !!! 10% des zones terrestres doivent être classées sous protection forte d’ici 2030. En France métropolitaine nous en sommes à 2%, donc il en reste 8% à mettre en protection forte d’ici 2030. il faut accélérer c’est dans 4 ans.?
  •  Agir pour restaurer la nature, le 6 mars 2026 à 08h50
    Malheureusement il est impossible de revenir en arrière et restaurer la nature comme je l’ai connu il y a 65 ans car les besoins de la population ont changé. L’orientation définie par l’Europe agricole dans les années 1970 à tout détruit en spécialisant l’agriculture par secteur et en en supprimant la bio diversité. De plus certains soit disant défenseurs de la nature croient en introduisant ou favorisant les prédateurs que les espèces iraient mieux mais c’est faux car dan la nature il faut un équilibre et si les prédateurs sont trop nombreux c’est au préjudice des prédatés on voit le cas avec la réintroduction et la protection du loup qui va faire disparaitre de nombreuses espèces en bonne santé (chevreuil, cerf, lièvre, daim) et même les humains qui ne pourront plus vivre de leur travail. Les zones de pâtures ne seront plus entretenues par les troupeaux et les friches vont envahir les espaces naturels. La seule solution s’est d’adapter au mieux les projets environnementaux pour conserver ce qu’il reste et améliorer le plus possible en plantant des haies, planter des arbres et des arbustes nourriciers favorables à la petite et moyenne faune, il faut réintroduire le lapin de garenne aujourd’hui pratiquement disparu qui est la base de la nourriture de nombreuses espèces prédatrices.
  •  recréer une protection de la Nature, le 5 mars 2026 à 20h22

    Voici ma petite contribution pour les Alpes .

    Préambule : On doit tout mettre en œuvre pour protéger la nature parce qu’elle est constituée d’être vivants qui ont les mêmes droits que nous, ou parce que nous avons besoin de cette nature pour nos besoins vitaux et notre qualité de vie ? Nous avons des devoirs envers les êtres vivants, de la forme de vie animale la plus primitive jusqu’à l’ensemble des écosystèmes qui composent notre environnement naturel. Transmettre quelque chose aux générations futures (Marc-André Selosse).

    Emprise spatiale, artificialisation des sols :
    *Éviter au maximum l’artificialisation des sols, stopper l’agrandissement des domaines skiables, construire les parcs éoliens ou solaires sur des friches industrielles, dans des zones urbanisées, plus aucune en zone naturelle.
    Protection des habitats naturels :
    *Dans les Alpes : 38 % des habitats naturels restent en bon état et 44 % dans un état moyen (sur ces derniers tout mettre en œuvre pour augmenter, regagner de la naturalité.
    Infrastructure routière et autres
    *Lors de la rénovation de portions de routes, allonger les ponts, augmenter les buses, pourquoi pas créer des mini-tunnels (pour éviter l’engrillagement des talus) tout cela pour récréer des corridors, faciliter la circulation de la faune, des flux génétiques.
    *Passage faune : je prends l’exemple entre Vercors-Chartreuse, il manque un vrai passage faune de qualité, l’actuel est peu fonctionnel, lancer un programme de passages faune, partout dans les Alpes.
    *favoriser la suppression des clôtures des résidences des particuliers pour que la petite faune puisse circuler.
    Présence et protection des espèce, en zone alpine :
    La petite faune de de montagne (tétras lyre, grand tétras, lagopède alpin, gélinotte des bois, marmotte, lièvre variable, perdrix bartavelle) devrait être entièrement protégée, car elle subit trop de pression humaine.
    Le chamois, devrait être plus respecté, il ne l’est plus, obligation de fermeture de la chasse au 11 novembre (comme en Savoie) pour respecter sa biologie, prélèvement inférieur à 8% des effectifs des zones chassables pour des populations très abondantes, ce n’est pas le cas.
    Quant au Bouquetin des Alpes, espèce protégée, sauvé in extremis, tout a été mis en œuvre pour restaurer ces populations, habitant des lieux rupestres, il ne commet aucun dommage, ces mêmes populations s’autorégulent, de plus c’est un honneur pour la nature du retour de cette espèce emblématique des Alpes, de l’avoir sauvé, il doit rester en espèce protégée.
    Grands prédateurs :
    *Loup : Entre 2018 et 2024, la prédation a chuté de 40 % car les mesures de protection ont été mises en place. Pour assurer un bon état de conservation, tout doit être mis en œuvre pour redonner une place centrale au berger disposant d’un revenu conséquent (au minimum 2500€/mois net) vu le nombre d’heures accomplis, d’une cabane confortable, avec un parc de nuit électrifié à côté et de quelques chiens de protection efficaces. Le berger saura mieux gérer son troupeau et aura moins de cas de prédations. Prendre exemple sur quelques recommandations en Suisse, notamment l’interdiction de la race de chien : berger d’Anatolie, faire passer un test d’aptitude sociabilité aux chiens de protection admis avant la montée en alpage et tir interdit des loups pendant la mise bas et l’élevage des louveteaux.
    *Lynx, un plan proactif doit être mis en œuvre par des réintroductions, favoriser les renforcements génétiques, pour qu’il puisse reconquérir ses anciens territoires.
    Oiseaux dont rapaces : tout mettre en œuvre pour éviter les collisions avec les lignes électriques (signalisation ou enterrement) et signalisation des câbles catex très meurtriers (système pour faciliter le déclenchement d’avalanches sur les domaines skiables).
    Lacs de montagne :
    Lacs de montagne sans exutoire à l’air libre, toujours très alevinés cela a conduit à disparition d’espèces rares et emblématiques des ces lieux, faciliter le dé-empoissonnement pour regagner de la naturalité en espèces de ces zones humides
    Ouvrages hydrauliques :
    Tous les débits réservés des barrages et autres installations hydrauliques doivent passer au 1/10ème du débit moyen pour garantir la survie des espèces, leur circulation et leur reproduction. Mise en place de vrais passages pour la faune halieutique, pour la loutre, le castor.
    Protection des forêts :
    La superficie des forêts en cœur de parc national (Vanoise, Écrins, Mercantour, Pyrénées) ne représente que 330 km² (rapporté au 171 000 km² de la superficie forestière en France métropolitaine) arrêter, stopper toute exploitation de ces forêts, pour être conforme à la protection réelle de ces espaces qui ne représentent moins de 1 % du territoire métropolitain de la France, en favorisant ces forêts libre évolution.
    Partout en France, augmenter significativement les superficies forestières en réserve biologique intégrale, avec des superficies de grande taille et non pas des confettis de petites superficies inefficaces biologiquement.
    Créer une protection forte sur un grand massif forestier pour mettre en œuvre le projet de Francis Allais (70 000 ha). Protection des sols forestiers et suppression de pistes forestières qui favorisent une pénétration de ces massifs favorisant des perturbations.
    Glaciers et marges glaciaires : Protection fort à 100 % des derniers glaciers des Alpes et mise en protection des habitats post-glaciaires qui émergèrent ou émergeront en fonction des projections climatiques ? Les espaces sans glace qui apparaîtront alors verront se développer en majorité des écosystèmes terrestres (zones minérales, landes, etc) et d’eau douce (lacs, rivières). Selon les scénarios d’évolution du climat et les régions, ces espaces seront caractérisés par des conditions environnementales encore extrêmes, permettant d’abriter une biodiversité adaptée notamment aux températures froides, soit par des conditions plus douces facilitant l’arrivée d’espèces généralistes.
    Interdiction de concerts ultra bruyants : comme le Tomorrowland à l’Alpe d’Huez ! Pollution maximale de Co² alors que le réchauffement en montagne est deux fois plus important et pollution sonore dans des lieux fragiles avec des participants venant de tous les continents.
    Agriculture : bio respectueuse des espaces naturels, c’est déjà presque le cas.
    Espaces protégés : Création de plusieurs espaces sous protection forte, garantir des havres de paix, diminuer les pressions humaines.
    Sanctuariser un vrai Ministère de l’écologie et ses opérateurs pour plus efficacité.

    Une montagne en partage et c’est possible.

  •  Les Pfas un enjeu majeur, le 4 mars 2026 à 10h20
    Je regrette que dans le § Pression N°3 n’apparaissent pas les Pfas, au même titre que la pollution plastique? S’ils sont englobés dans la pollution chimique, il nécessite d’en souligner une propriété très inquiétante : Ils ne s’élimine pas ou peu. Si l’on veut faire une comparaison avec le monde animal, ils n’ont pas de prédateur. On découvre de plus en plus leur coté délétère pour la santé humaine et l’environnement, qu’ils vont devenir un élément majeur à combattre dans les années avenir. Quand les industriels les ont utilisés à grande échelle dès les années 1950, ils ont joué les apprentis sorciers (en toute connaissance d’ailleurs). Maintenant le problème est mondial du fait de leur omniprésence et il s’agit bien sur d’arrêter leur progression à la source, en les rayant de l’activité humaine, mais il faudra traiter ceux qui ont été utilisés par le passé si l’on veut revenir à l’état d’équilibre. Les fonds nécessaires à cette mission colossale seront à aller puiser chez ceux qui durant des années ont fait de gigantesques bénéfices.
  •  Pourquoi restaurer dans le contexte actuel, le 3 mars 2026 à 15h44
    Comment dire que les mots ne sont pas bons. Restaurer dans l’ancien temps ce n’est plus possible, il faut repenser les actes des acteurs de la prévention de inondations de la gestion des cours d’eau (par exemple), Vous nous mettez à contribution financière et l’on voit malheureusement les résultats des mois précédents. Ce n’est pas bon ! Après les dégâts, "Vous" rejeter tout à la mer, n’existe-t’il pas une logique du retour à la source… Merci
  •  Restaurer la nature n’est pas la bonne phrase , le 3 mars 2026 à 14h20

    Restaurer comme avant , c’est assurément un échec prévisible vu que "avant" le climat n’est pas le même qu’aujourd’hui et encore moins celui de demain avec le réchauffement climatique.

    IL faut utiliser une autre phrase :
    "Recréer UNE nature en phase avec les défis/besoins de demain" (et certainement pas LA nature).

    Besoins pour en priorité se nourrir, ensuite comme matière première renouvelables puis loisir (si on ne veut pas que les gens aillent au bout du monde pour leurs vacances) et en dernier pour la vie sauvage.