Concertation continue "Agir pour restaurer la nature"

L’espace de la concertation continue sur le plan national "agir pour restaurer la nature" est ouvert pour recueillir vos commentaires, propositions et questions sur les travaux en cours. Cette concertation continue prend la suite de la concertation préalable réalisée entre le 23 mai et le 23 août 2025.

Consultation du 02/03/2026 au 30/09/2026 - 64 contributions

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Vous pouvez contribuer :
  • sous forme de réaction aux propositions du gouvernement mentionnées dans le « dossier de maîtrise d’ouvrage » que vous pouvez télécharger au bas de cette page, ainsi que d’avis et de propositions que vous souhaiteriez soumettre (bouton "Déposer votre commentaire" plus bas sur cette page) ;
  • sous forme de questions, qui seront reprises dans la foire aux questions :
    • Pour poser des questions, vous pouvez soit les mettre dans le dépôt de commentaires ci-dessous, soit les adresser à (concertation.agir-pour-restaurer-la-nature@developpement-durable.gouv.fr) ;
    • Les réponses seront postées directement dans la partie "FAQ" de cette page, dans les meilleurs délais possibles ;
    • Les réponses ne pouvant être personnalisées, merci de consulter la FAQ en préalable de tout dépôt de question pour voir si la réponse ne s’y trouve pas déjà.
  • pour les personnes morales (collectivités locales, associations, chambres consulaires, syndicats professionnels, organismes publics, para-publics ou privés), le dépôt de cahiers d’acteurs est possible sur la plateforme (en ajoutant un document directement via le commentaire).
    Le cahier d’acteur est une contribution libre et volontaire qui permet à toute personne morale d’exprimer son positionnement argumenté sur un sujet de la concertation. C’est une opportunité pour exprimer une position, sous la forme d’une argumentation développée enrichissant le débat public.
  • Les cahiers d’acteurs de la précédente concertation préalable et ceux de la concertation continue sont accessibles dans les documents en bas de page.

Règles de fonctionnement

Afin de pouvoir en utiliser au mieux le propos, il est nécessaire que vos contributions ne recèlent pas des opinions (oui/non ; pour/contre), mais des positionnements argumentés (quel est votre avis et pourquoi).

Dans le cadre de cette concertation, il est rappelé que toute contribution contenant des propos à caractère illégal (insultes, diffamation notamment) sera dépubliée dans son intégralité. Il en sera de même pour les propos sans rapport direct avec l’objet de la concertation, à savoir le plan de restauration de la nature.

Les éléments recueillis permettront de nourrir la rédaction du plan, qui doit respecter le format défini dans le Règlement européen pour la restauration de la nature.

Foire aux questions

[bloc_faq]
[texte_question]Est-ce que la Commission nationale du débat public dépend du ministère en charge de l’écologie ?[/texte_question]
[texte_reponse]Non, la Commission nationale du débat public (CNDP) est une autorité administrative indépendante qui garantit le droit du public à l’information et à la participation sur les projets à impacts environnementaux. Elle ne se prononce pas sur l’opportunité du plan mais veille à la sincérité du débat de manière neutre et impartiale. Pour la restauration de la nature, deux garantes de la CNDP encadrent la concertation pilotée par le ministère. Leur mission est d’assurer la clarté des informations, de définir les modalités de participation et de restituer fidèlement la parole citoyenne. À l’issue de la démarche, ils publieront un bilan public détaillant l’ensemble des arguments et propositions exprimés par les participants.[/texte_reponse]
[texte_question]La mise en œuvre du Règlement pour la restauration de la nature présente un risque pour la création d’emplois en France ?[/texte_question]
[texte_reponse]La restauration de la nature dynamise l’économie locale. Elle génère des emplois non délocalisables dans la gestion des zones humides, la plantation de haies et l’entretien des cours d’eau par exemple, et en protégeant les services écosystémiques comme la pollinisation, les solutions de restauration de la nature sécurisent les métiers qui dépendent de la santé du vivant.[/texte_reponse]
[texte_question]La mise en œuvre du Règlement pour la restauration de la nature présente un coût pour les contribuables français ?[/texte_question]
[texte_reponse]Le coût de l’inaction face aux inondations ou à l’épuisement des sols est plus lourd pour les finances publiques que les actions de prévention. Par ailleurs, le recours à des solutions naturelles sous la forme de la restauration des écosystèmes se révèle moins onéreux, lorsque cela est possible, que les solutions grises (par exemple, la restauration de zones humides présente de multiples bénéfices à moindre coût au regard du recours à des infrastructures lourdes). À l’échelle européenne, la dégradation des sols coûte déjà 50 milliards d’euros par an. Les bénéfices de la restauration sont estimés à 1 860 milliards d’euros, pour un coût d’investissement de seulement 154 milliards. Chaque euro investi rapporte ainsi en moyenne 12 euros ![/texte_reponse]
[texte_question]Qu’est-ce que la restauration de la nature ?[/texte_question]
[texte_reponse]La restauration écologique, ou restauration des écosystèmes, consiste à remettre en bon état de fonctionnement des milieux naturels qui ont été dégradés, endommagés ou détruits. Il s’agit d’une démarche volontaire visant à rétablir les fonctions écologiques essentielles d’un milieu — circulation de l’eau, fertilité des sols, accueil de la biodiversité, stockage du carbone — afin qu’il retrouve sa capacité à fonctionner durablement et à s’adapter aux changements futurs. La restauration écologique, ce n’est donc pas revenir à un état de nature antérieur mais à un état de référence qui permet le bon fonctionnement de l’écosystème, et son maintien sur le long terme.[/texte_reponse]
[texte_question]Comment sont protégées les haies ?[/texte_question]
[texte_reponse]Les haies ne font pas l’objet d’un régime de protection propre, mais elles bénéficient d’une protection en application de plusieurs réglementations complémentaires limitant les opérations de destruction. Selon les situations, ces opérations peuvent être encadrées ou interdites au titre de la politique agricole commune, de la réglementation environnementale (protection des espèces ou des points de captage d’eau potable par exemple), des documents d’urbanisme ou encore de dispositifs locaux de protection du paysage. Afin de mieux articuler l’ensemble de ces procédures, la loi n° 2025-268 du 24 mars 2025 d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture a institué un nouveau régime unique de la haie, prévoyant notamment une obligation de déclaration des destructions des haies (au sens de la loi), ainsi qu’une obligation minimale de compensation de ces destructions par replantation d’un linéaire au moins égal à celui détruit. Un décret d’application précisant les modalités de mise en œuvre de ce nouveau régime juridique est en cours de finalisation.
L’intérêt des haies pour l’environnement est bien étayé, du point de vue de la biodiversité (habitat de nombreuses espèces), de la qualité de l’eau et des sols et de la résilience face au changement climatique (atténuation des inondations pendant les épisodes pluvieux violents par exemple). C’est pourquoi, à ces dispositifs de protection s’ajoutent des mesures incitatives, notamment via le Pacte en faveur de la haie. Il a été élaboré conjointement par le ministère chargé de l’agriculture et le ministère chargé de la transition écologique, et vise à encourager la plantation de haie et à améliorer les pratiques d’entretien et la valorisation des haies, pour inverser la tendance actuelle de diminution des kilomètres de haies.[/texte_reponse]
[texte_question]Pourquoi investir dans la restauration de la nature et quels sont les moyens utilisés pour l’élaboration du plan national pour la restauration de la nature ?[/texte_question]
[texte_reponse]Investir dans la restauration de la nature, c’est investir dans notre économie, notre santé et notre qualité de vie. Les écosystèmes en bon état fournissent de nombreux services indispensables : production alimentaire, qualité de l’eau, fertilité des sols, stockage du carbone, protection contre certaines catastrophes naturelles ou encore activités économiques liées à la biodiversité. Aujourd’hui on estime que 50% du PIB mondial repose sur la biodiversité, et qu’au moins 50000 emplois en France reposent sur son bon état. Un euro investi dans la préservation d’un écosystème en bonne santé ou la restauration d’un écosystème dégradé, rapporte plus de 7 euros de bénéfices annuels, à travers des retombées directes ou indirectes, à moyen ou long terme pour la société.
Pourtant la biodiversité continue de se dégrader en France, comme dans le reste de l’Europe. Le plan national pour la restauration de la nature répond aux enjeux d’effondrement de la biodiversité auquel la France, comme tous les Etats de l’Union européenne, fait face.
Ses actions ont vocation à stabiliser, puis inverser cette trajectoire. Pour cela, il s’appuie sur des politiques publiques déjà engagées, en particulier la Stratégie Nationale Biodiversité, qu’il complète et renforce de manière ciblée afin d’atteindre les objectifs fixés au niveau européen.[/texte_reponse]
[texte_question]Comment évolue la protection forte en France ?[/texte_question]
[texte_reponse]La protection forte constitue le niveau de protection le plus élevé des espaces naturels. Elle vise à préserver durablement les secteurs les plus remarquables pour la biodiversité en limitant fortement les activités susceptibles de les dégrader.
La France s’est dotée d’une Stratégie nationale des Aires Protégées en 2021. Son bilan à mi-parcours, réalisé en 2025, a mis en évidence des disparités entre territoires, notamment entre les outre-mer et l’hexagone, ainsi qu’entre les espaces terrestres et maritimes. Afin de mieux répartir l’effort de protection, de nouvelles cibles ont été fixées pour 2030. D’ici 2030 la France vise à :
• au moins 10% des espaces terrestres sous protection forte
• dont au moins 3% des espaces terrestres hexagonaux
• au moins 5% du territoire maritime hexagonal sous protection forte.
En France hexagonale près de 2% du territoire terrestre bénéficie aujourd’hui d’une protection forte. L’objectif est donc d’étendre ce réseau d’environ 800 000 hectares supplémentaires d’ici 2030, en ciblant les espaces présentant les enjeux écologiques les plus importants. [/texte_reponse]
[texte_question] Comment est mesurée la part des forêts inéquiennes ? A quelle échelle de surface cette mesure est-elle prise ? [/texte_question]
[texte_reponse] La méthodologie est en cours de définition. Des lignes directrices européennes sur ce sujet sont notamment en cours d’élaboration. [/texte_reponse]
[texte_question] Quelle est l’articulation du règlement avec l’enjeu de la souveraineté alimentaire ? [/texte_question]
[texte_reponse] Le règlement européen pour la restauration de la nature n’est pas antagoniste avec les objectifs de souveraineté alimentaire, c’est l’une de ses cibles générales indiquées en article 1 :
- protéger et garantir le rétablissement, sur le long terme et de manière durable, de la biodiversité et de la résilience des écosystèmes à travers les zones terrestres et marines de l’Union européenne (UE)
- contribuer à la réalisation des objectifs généraux de l’UE en matière d’atténuation du changement climatique, d’adaptation au changement climatique et de neutralité en matière de dégradation des sols
- renforcer la sécurité alimentaire
- respecter les engagements internationaux de l’UE.
Et la restauration des écosystèmes agricoles, au titre du règlement, permet :
- d’agir pour une eau de qualité (en réduisant l’usage des PPP dans les aires d’alimentation de captage)
- de contribuer à réduire les risques climatiques (tels que les sécheresses, coulées de boue, ravageurs de cultures en développant les haies, bordures de champs, qui favorisent la santé des sols, la régulation du climat local et du cycle de l’eau, et la biodiversité des auxiliaires de culture)
- de soutenir la production agricole et sa résilience (en préservant la capacité de pollinisation naturelle dont dépendent 84% des plantes cultivées en Europe, en maintenant des écosystèmes diversifiés et en soutenant l’élevage herbager extensif) [/texte_reponse]
[texte_question] Quelle est la prise en compte de l’état sanitaire des arbres présents en zone urbaine ? [/texte_question]
[texte_reponse] Ce sujet est un point technique, qui n’est pas spécifique du plan national pour la restauration de la nature. C’’est un élément à prendre en compte par chaque aménageur.[/texte_reponse]
[texte_question] Quel est le niveau des contributions attendues (actions concrètes, indicateurs) et à quel moment pouvons-nous formuler ces propositions d’action ? [/texte_question]
[texte_reponse] Les participants peuvent contribuer jusqu’à la fin de la concertation continue pour nourrir le contenu du projet de plan. Ils pourront aussi réagir sur la première version du projet de plan lors de la participation du public par voie électronique à l’automne 2026.
La mise en œuvre du plan permettra de valoriser l’ensemble des actions concrètes sur le terrain en faveur de la restauration de la nature. [/texte_reponse]
[texte_question] Y-a-t-il aussi une vision patrimoniale en plus de l’aspect purement scientifique ? Les milieux marins ont aussi une valeur politique et stratégique ? [/texte_question]
[texte_reponse] Les milieux marins présentent en effet une valeur à la fois écologique, patrimoniale, stratégique et socio-économique. Leur protection et leur restauration contribuent à préserver une biodiversité remarquable, qui constitue un patrimoine naturel commun, mais aussi des paysages, des habitats et des espèces emblématiques participant à l’identité des territoires littoraux et maritimes. Au-delà de cette dimension patrimoniale, certains milieux marins sensibles, tels que les herbiers de posidonie, revêtent une importance stratégique. Ils jouent un rôle essentiel comme habitats et nourriceries pour de nombreuses espèces d’intérêt halieutique, contribuant ainsi au maintien des ressources de pêche. Ils rendent également des services écosystémiques indispensables, notamment en limitant l’érosion du littoral, en atténuant les effets des tempêtes, en stockant du carbone et en renforçant la résilience des territoires face au changement climatique. [/texte_reponse]
[texte_question] Comment comptez-vous intégrer les écosystèmes marins vulnérables (EMV) sur les habitats profonds, engagement de la France à l’UNOC, sachant que la partie cartographie ARP de ces habitats ne sont pas finalisés ? [/texte_question]
[texte_reponse] Les écosystèmes marins vulnérables (EMV) des habitats profonds constituent un enjeu prioritaire de protection et de restauration. Les eaux françaises de l’Atlantique et de la Méditerranée abritent notamment des canyons sous-marins, des récifs de coraux d’eau froide et d’autres habitats profonds qui accueillent une biodiversité particulièrement riche et fragile. Certains de ces secteurs sont déjà reconnus comme des EMV au sens de la réglementation européenne, qui y interdit certains types de pêche de fond.
Dans le prolongement de l’engagement pris par la France lors de l’UNOC en faveur d’une meilleure protection des fonds marins, la protection de ces habitats est identifiée comme prioritaire dans le cadre du développement de la protection forte. Elle fait également l’objet d’une attention particulière dans le cadre des analyses de risque pêche (ARP) conduites sur les sites Natura 2000. Si les travaux d’analyse ne sont pas encore entièrement finalisés, ils sont d’ores et déjà engagés et doivent être achevés d’ici à la fin de l’année 2026, avec une mise en œuvre des mesures réglementaires associées au plus tard en 2027.
Le plan national de restauration prend en compte cet enjeu selon une démarche progressive : les connaissances disponibles sont mobilisées dès à présent pour orienter les actions, tandis que les résultats des ARP permettront de compléter et de préciser les mesures de restauration et de protection lors de la prochaine mise à jour du plan. [/texte_reponse]
[texte_question] Est-il envisagé de se servir des Analyses risque pêche (ARP) pour définir l’état de santé des habitats en zone Natura 2000 ? [/texte_question]
[texte_reponse] L’approche du Règlement Restauration de la Nature requiert de rapporter des surfaces précises d’habitats évaluées en mauvais état, en mobilisant les connaissances actuellement disponibles pour le premier Plan national de restauration concernant les Groupes Types d’Habitats 1 à 6.
Dans cet objectif, les surfaces pour lesquelles il est conclu à un risque fort ou modéré dans le cadre des ARP ont été prises en compte : s’il s’agit ici d’une approche basée sur les pressions (superposition habitat/activité, complétée dans certains cas seulement de données in situ sur l’état réel), leur intégration permet d’être cohérent avec le bilan qui sera fait à la Commission européenne au titre de ces analyses et de valoriser les mesures qui ont pu être prises dans ce cadre.
D’autres éléments ont été pris en compte pour rapporter les surfaces d’habitats évaluées en mauvais état : les surfaces auxquelles est affectée une évaluation surfacique en mauvais état dans le cadre de la Directive Cadre Stratégie Milieux Marins (DCSMM) et de la Directive Habitats Faune Flore (DHFF) sur la base de données « in situ » ; ainsi que les surfaces évaluées comme en mauvais état au titre des descripteurs 5 (eutrophisation), 6 (intégrité des fonds) et 7 (changements hydrographiques) de la DCSMM. 
Ce choix de rapportage au titre du 1er plan national de restauration se fait en l’état des meilleures connaissances disponibles et pourra être complété, au fur et à mesure de l’acquisition de connaissance, en vue des plans suivants. [/texte_reponse]
[texte_question] Les travaux dans les ports ou dans les centrales nucléaires sont-ils pris en compte ? [/texte_question]
[texte_reponse] Les travaux d’artificialisation sont bien pris en compte dans la restauration des écosystèmes, car ils représentent des pertes nettes pour les habitats marins côtiers. En mer, l’encadrement de l’artificialisation est porté par les documents stratégiques de façade (DSF), incluant pour chaque façade des objectifs environnementaux dédiés à la lutte contre l’artificialisation. [/texte_reponse]

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Commentaires

  •  Concertation continue "Agir pour restaurer la nature", le 9 septembre 2026 à 15h50

    La réussite du Plan national de restauration de la nature nécessitera avant tout une plus grande cohérence entre les différentes politiques publiques menées en France.

    Il apparaît en effet difficile de fixer des objectifs ambitieux de restauration des écosystèmes, d’inversion du déclin des pollinisateurs ou de renforcement de la nature en ville tout en poursuivant, dans le même temps, des politiques qui peuvent contribuer à l’artificialisation des sols, à la dégradation des milieux naturels ou au maintien de fortes pressions sur la biodiversité.

    Comment peut-on sérieusement réaliser un plan de restauration de la nature pendant qu’en même temps nos députés Macroniste, de droites et d’extrême droite réinstaurent des pesticides dangereux pour la santé des Français et donc pour la biodiversité, tente de supprimer le Zéro artificialisation nette et font du recul des normes environnementales un sport national. à qui sera le plus climatosceptique ?

    Toute ça il ne faut pas l’oublier dans un contexte de dérèglement climatique, les vagues de chaleurs et les incendies de cet été sont là pour nous montrer les premiers signes d’effondrement pendant que nos irresponsables politiques semblent avoir déjà oublié ces catastrophes.

    Il me semble que les politiques agricoles, d’aménagement du territoire, d’urbanisme, de gestion de l’eau, de développement économique ou encore d’infrastructures doivent ainsi être pleinement cohérentes avec les objectifs de restauration de la nature. Il ne faudrait pas que les efforts engagés pour restaurer certains milieux soient annulés par des décisions prises parallèlement dans d’autres politiques publiques.

    Le Plan national de restauration de la nature doit donc être l’occasion de mettre en place une véritable planification écologique nationale, permettant de fixer un cap commun et d’assurer la cohérence des différentes politiques sectorielles avec les objectifs européens de restauration de la nature.

    Cette planification doit également s’inscrire dans la durée. Les objectifs fixés à l’horizon 2030, 2040 et 2050 nécessitent une stabilité des politiques publiques, des moyens financiers adaptés et une déclinaison cohérente à toutes les échelles territoriales. La restauration de la biodiversité ne pourra pas reposer uniquement sur des actions ponctuelles de renaturation : elle suppose également de réduire durablement les pressions qui sont à l’origine de son déclin.

    Évidement je partage cette publication dans le cadre de la concertation tout en sachant que ce gouvernement n’en a rien à faire des sujets environnementaux et que ce plan sera détricoté dès que possible. Il y a quand même en ce moment une légère préférence pour travailler avec l’extrême droite sur des sujets qui amène la France doit dans le mur plutôt que travailler pour la sécurité des Français qui est avant tout de nous protéger de la crise climatique

  •  Concertation continue "Agir pour restaurer la nature", le 28 août 2026 à 16h08
    Dans le cadre de la concertation continue, nous versons pour information collective, les propositions d’actions, de mesures et les points d’alerte portés par les organisations professionnelles des minéraux pour l’industrie, MI-F et UP ’Chaux (En pièce attachée et sur nos sites internet). Nous remercions à ce titre les services de l’État pour l’attention portée à notre contribution lors de nos échanges. Même si, à ce stade, nous ne constatons qu’aucune de nos propositions n’a été concrètement reprise dans les mesures du PNRN ; nous relevons néanmoins avec satisfaction qu’une meilleure valorisation des données "carrières" issues de Dépobio est "actée". Celle-ci devrait notamment permettre de mieux objectiver la contribution des carrières à la biodiversité et leur capacité à recréer ou à maintenir des écosystèmes fonctionnels. Ainsi les dynamiques de recolonisation, faute de suivi à long terme ou d’exploitation suffisante des relevés dans ce sens, seront mieux évaluées. En effet, aujourd’hui on se concentre sur les pressions, pas sur les résiliences.
  •  Concertation continue "Agir pour restaurer la nature" (RNF), le 26 août 2026 à 16h55

    10 recommandations au nom du réseau des Réserves Naturelles de France :

    1- Assurer un portage politique du PNRN à un niveau interministériel afin de veiller à la mise en cohérence de l’ensemble des politiques publiques sectorielles avec les objectifs du plan national. Notamment, intégrer la restauration de la nature dans la planification écologique ;

    2- Renforcer globalement les politiques de protection de la nature pour lutter contre les pressions, partant du principe que chaque action favorable à la nature contribue, à son échelle, aux objectifs portés par le règlement restauration ;

    3- Associer au plan national des instruments financiers souples et efficaces. Réaffirmer la place centrale du fonds vert et des outils financiers européens comme dispositifs de financement en faveur de la restauration ;

    4- Dans une logique d’efficience, s’appuyer au maximum sur les aires protégées et leurs abords pour restaurer de réels "espaces de bon fonctionnement" de la nature.

    5- Etablir un "état 0" pour identifier les priorités d’intervention opérationnelles en matière de restauration, aux différentes échelles territoriales ;

    6- Accompagner tous les acteurs des territoires ciblés par des actions de restauration dans la co-construction de ces actions ;

    7- Inscrire toutes les actions de restauration dans une logique d’atténuation et d’adaptation des territoires au changement climatique ;

    8- Renforcer les capacités et développer les compétences des professionnels de la filière "génie écologique", en s’appuyant notamment sur l’expertise des gestionnaires d’aires protégées en matière de suivi à long terme des effets des actions de restauration.

    9- Recourir massivement à la protection foncière et à la protection forte pour sécuriser sur le long terme les projets de restauration menés ;

    10- Soutenir et renforcer les projets en protection forte, et en priorité le classement en réserves naturelles : protéger est moins coûteux que restaurer.

  •  Concertation continue "Agir pour restaurer la nature" (RNF), le 26 août 2026 à 16h29

    10 messages portés par les aires protégées françaises :

    1- Le plan national de restauration de la nature doit être ambitieux et traduire les engagements de la France à l’international dans des politiques publiques cohérentes au titre de la planification écologique ;

    2- Le PNRN doit s’appuyer sur les aires protégées pour expérimenter et innover. Les aires protégées et leurs gestionnaires ont un rôle essentiel à jouer de part l’historique de leur expertise de terrain et la capacité des réseaux à supporter de nouvelles trajectoires à expérimenter et à massifier ;

    3- Les aires protégées sont des vitrines d’une restauration de la nature concertée, fournissant un accès sans pareil à des espaces de nature et à leurs bienfaits, au plus près des citoyens et restituant un retour sans commune mesure sur l’expérience de restauration de la nature utile à l’ensemble du territoire ;

    4- Restauration de la nature et mise en protection sont indissociables et doivent être pensées de manière cohérente. La mise en protection peut être préalable (pour réduire ou adapter les pressions, par exemple dans une logique de restauration passive) ou ultérieure (pour sécuriser sur le long terme les effets bénéfiques de la restauration de la nature) ;

    5- La préservation reste une priorité pour éviter de détruire et ensuite restaurer ;

    6- Les actions de restauration doivent pouvoir s’appuyer sur la recherche et être accompagnées d’une politique de formation (élus, socio-professionnels, …)

    7- La diversité des outils de protection de la France est une force pour contribuer efficacement aux défis de la restauration, en permettant de concevoir des solutions durables et adaptées à chaque territoire. La maitrise foncière ou d’usages s’avère souvent indispensable pour la mise en oeuvre d’actions de restauration active.

    8- Les aires protégées incitent l’Etat à coordonner les propositions émises par les réseaux d’aires protégées dans une sorte de catalogue organisé par types de milieux ou modes de restauration, en s’appuyant sur l’annexe VII du règlement, présenté aux financeurs potentiels, qu’ils soient publics ou privés.

    9- Les aires protégées demandent à l’Etat de mettre en place un système de mesure des objectifs et des résultats à atteindre en matière de restauration de la nature et des fonctionnalités recherchées ;

    10- Les aires protégées demandent à l’Etat de mettre en place des moyens financiers et humains dédiés et pérennes à la hauteur des enjeux et des besoins.

  •  Concertation continue "Agir pour restaurer la nature", le 26 août 2026 à 12h02

    1. Assurer un portage politique du plan national « Agir pour restaurer la nature » à un niveau interministériel, afin de veiller à la mise en cohérence de l’ensemble des politiques publiques sectorielles (notamment agricoles, énergétiques et d’aménagement du territoire) avec les objectifs du plan national. En particulier, intégrer la restauration de la nature dans la planification écologique.

    2. Renforcer globalement les politiques de protection de la nature pour lutter contre les pressions persistantes, partant du principe que chaque action favorable à la nature contribue, à son échelle, aux objectifs portés par le règlement restauration.

    3. Associer au plan national des instruments financiers souples et efficaces. Réaffirmer la place centrale du fonds vert et des outils financiers européens comme dispositif de financement en faveur de la restauration.

    4. Dans une logique d’efficience, s’appuyer au maximum sur les aires protégées et leurs abords pour restaurer de réels « espaces de bon fonctionnement » de la nature. Plus généralement, prioriser les actions qui améliorent la fonctionnalité des écosystèmes dans une approche globale et dynamique, plutôt que celles qui ciblent des enjeux patrimoniaux dans une logique fixiste.

    5. Établir un « état zéro » pour identifier les priorités d’intervention opérationnelles en matière de restauration, aux différentes échelles territoriales.

    6. Accompagner tous les acteurs des territoires ciblés par des actions de restauration dans la co-construction de ces actions.

    7. Inscrire toutes les actions de restauration dans une logique d’atténuation et d’adaptation des territoires au changement climatique.

    8. Renforcer les capacités et développer les compétences des professionnels de la filière « génie écologique », en s’appuyant notamment sur l’expertise inégalée des gestionnaires d’aires protégées en matière de suivi à long terme des effets des actions de restauration.

    9. Recourir massivement à la protection foncière et à la protection forte pour sécuriser sur le long terme les projets de restauration menés.

    10. Soutenir et renforcer les projets en protection forte, et en priorité le classement en réserves naturelles : protéger est moins coûteux que restaurer

  •  Concertation continue "Agir pour restaurer la nature", Restaurer la nature avec les acteurs de proximité : contirbution de Life Terra, le 20 août 2026 à 16h20

    Life Terra est une fondation de restauration écologique active en France et dans 26 autres États membres de l’UE, qui plante des arbres et des haies, développe l’agroforesterie, et restaure des zones humides et des espaces urbains avec les collectivités, les propriétaires privés et les entreprises. Nous saluons l’ambition du plan national et partageons le constat que la restauration est un investissement rentable à moyen terme. Notre expérience de terrain nous conduit toutefois à insister sur un point : la réussite du plan dépendra moins des objectifs nationaux que de la capacité à mobiliser un réseau dense d’acteurs de proximité, capables de porter les mesures sur le long terme, parcelle par parcelle, commune par commune.

    Nos principales recommandations, détaillées dans le cahier d’acteur joint :

    1. Écosystèmes urbains : fixer aux collectivités des objectifs de couverture arborée assortis d’un accompagnement dédié aux petites et moyennes communes ; généraliser les mini-forêts type Miyawaki ; mobiliser aussi les jardins privés.
    2. Haies et écosystèmes agricoles : articuler le PNRN avec le Pacte en faveur de la haie ; simplifier l’accès des petits et moyens propriétaires agricoles aux financements.
    3. Forêts : reconnaître la restauration post-incendie comme un axe prioritaire à part entière ; favoriser les partenariats entre gestionnaires publics et société civile, notamment via des financements privés et carbone.
    4. Financement : adapter les instruments publics aux petites échelles de projet ; permettre aux associations d’agréger de petits projets pour les rendre éligibles aux financements privés.
    5. Gouvernance : associer clairement les associations et fondations au suivi et à l’évaluation du plan, aux côtés des collectivités et de l’État.

    Les risques climatiques ne s’arrêtent pas aux frontières : un manque de coordination entre États membres ne fera qu’aggraver ces risques. Nous restons pleinement mobilisés pour contribuer à la réussite du plan national.

  •  PACTE RÉNAÎTRE : relier réduction des pressions, restauration fonctionnelle, médiation et évaluation territoriale, le 9 août 2026 à 12h18
    Je soumets PACTE RÉNAÎTRE, une mesure transversale destinée à faire passer le Plan national de restauration de la nature du projet à la preuve. Je propose que toute opération structurante financée ou autorisée par la puissance publique relie obligatoirement : réduction vérifiable des pressions à la source ; contrat territorial de responsabilités ; passeport public par site ; suivi séparé des réalisations et des résultats écologiques, sociaux et de durabilité ; médiation des conflits ; parcours d’écologie pratique accessible à tous les résidents ; financement par étapes ; règles de correction ou d’arrêt. Le cadre s’insère dans les COP régionales, CRTE, SAGE/SDAGE et outils Natura 2000, sans créer une agence parallèle. Je demande six démonstrateurs dès 2027, dont un en outre-mer et un sur l’axe Seine aval–estuaire, puis une évaluation indépendante en 2030. Cette contribution complète, sans la répéter, ma proposition EBWL du 8 août 2026 sur les hydroréfuges. Le PDF joint expose le dispositif, son fondement juridique, son financement, ses indicateurs et ses garde-fous.
  •  Réserve d’eau de survie pour la biodiversité et réseau dynamique d’hydroréfuges , le 8 août 2026 à 23h11
    Je soumets cette contribution en qualité de chercheur indépendant en environnement résidant en France et d’ancien responsable du Parc national de Kavir. Je propose que le Plan national de restauration de la nature intègre une couche opérationnelle consacrée aux situations où les derniers refuges aquatiques indispensables aux espèces menacées approchent d’un seuil biologique critique. Le dispositif, intitulé European Biodiversity Water Lifeline (EBWL), associerait cinq fonctions préparées avant la sécheresse : une petite réserve d’eau de survie pour la biodiversité juridiquement identifiée ; une cartographie dynamique des sources, mares, têtes de bassin, fosses profondes et zones humides jouant un rôle de refuge ; des seuils d’activation combinant hydrologie, température, oxygène et indicateurs biologiques ; l’intervention la moins intrusive vers les nœuds écologiques les plus urgents ; enfin, une évaluation publique assortie de règles obligatoires d’arrêt et de retrait. Cette proposition ne vise ni la création systématique de nouveaux ouvrages ni le maintien artificiel permanent des mares. Elle donne la priorité à la protection des sources, aux débits écologiques, à la rétention naturelle, à la reconnexion et à la restauration. Une alimentation temporaire ne serait autorisée qu’en dernier recours, après vérification de la compatibilité de l’eau, du risque sanitaire, de l’absence d’effet inacceptable sur le milieu donneur et de la nécessité biologique réelle. Je recommande : 1) d’identifier les hydroréfuges naturels et restaurables dans chaque bassin pilote ; 2) d’ajouter une annexe biodiversité aux plans de sécheresse ; 3) de définir des seuils couplés hydrologiques et biologiques avec l’OFB, les agences de l’eau, les gestionnaires et des experts indépendants ; 4) de publier un registre des activations, volumes, résultats et incidents ; 5) d’étudier un pilote transfrontalier de trois ans dans le domaine Rhin-Meuse-Escaut avec l’Allemagne, la Suisse, la Belgique et les Pays-Bas. Le document PDF joint développe le mécanisme, ses garanties écologiques et les indicateurs d’évaluation. Je sollicite son examen technique et sa transmission aux équipes responsables de la restauration de la nature, des milieux aquatiques, de la sécheresse et de la coopération transfrontalière. Il ne s’agit pas d’une demande d’approbation institutionnelle d’un manuscrit. Parviz Nabili, PhD - Ancien responsable du Parc national de Kavir ; chercheur indépendant en environnement, Rouen, France. ORCID : 0009-0002-9036-5240. Courriel : Parviz.nabili1357@yahoo.com
  •  Pour la restauration de la nature, avec un financement juste, le 6 août 2026 à 21h21

    J’émets un avis favorable à ce plan, à condition qu’il ne soit pas financé par une augmentation de la dépense publique.

    La restauration de la nature est nécessaire, mais son financement devrait reposer en priorité sur les acteurs ayant le plus fort impact environnemental. Une contribution spécifique des ménages les plus aisés, qui ont en moyenne une empreinte carbone plus élevée, me semblerait plus juste qu’un financement supporté par l’ensemble des contribuables.

    Dans ces conditions, je soutiens ce projet.

  •  Un appel à la diminution urgente des pressions pesant sur les écosystèmes marins et côtiers, le 4 août 2026 à 16h12
    Dans le cadre de cette consultation, Surfrider concentre dans le document joint ces recommandations sur cinq aspects : 1. La diminution urgente des pressions pesant sur les écosystèmes (artificialisation, pollution chimiques et plastiques etc) 2. La reconnaissance du rôle clé des écosystèmes marins et côtiers à affiner 3. Une gouvernance et un suivi à clarifier 4. Une articulation avec les cadres règlementaires existants à approfondir (PNACC, SNBC, SNML, SNGITC, mais aussi conservation du ZAN et de la loi littoral) 5. Une absence d’estimations financières qui met en péril la mise en oeuvre du plan. Sans modification sur ces volets, l’atteinte des objectifs du plan serait compromise.
  •  Cahier d’acteur de la Chambre d’agriculture de région Normandie, le 31 juillet 2026 à 13h49
    La restauration écologique constitue un enjeu majeur de politique publique, dont la mise en œuvre doit s’inscrire dans une approche équilibrée conciliant les objectifs de préservation et de restauration des écosystèmes avec les impératifs liés à l’activité agricole. Pour la Chambre d’agriculture de région Normandie le Plan national de restauration de la nature doit faire l’objet d’une information claire et accessible afin d’être compris et accepté et être compatible avec les réalités des exploitations agricoles du territoire. Le cahier d’acteur ci-joint présente, d’une part, des observations et propositions visant à contribuer à la réussite du plan et, d’autre part, les principaux enjeux par type de milieu.
  •  Cahier d’acteur des Chambres d’agriculture, le 31 juillet 2026 à 09h28
    Pour les Chambres d’agriculture, la réussite du Plan national de restauration de la nature (PNRN) dépendra de sa capacité à s’inscrire dans une approche opérationnelle, concertée, pédagogique et compatible avec les réalités des exploitations agricoles. Le cahier d’acteur ci-joint présente quelques conditions préalables importantes pour la réussite du plan, puis détaille divers enjeux par écosystème.
  •  Restauration de cours d’eau peu navigués par suppression des ouvrages de navigation, le 17 juillet 2026 à 00h04
    Bonjour, je souhaiterai aborder la question du maintien des ouvrages de navigation des cours d’eau peu navigués, tels que la Sarthe, qui ne connaît aujourd’hui plus qu’une maigre navigation de plaisance et une activité commerciale réduite (un seul navire de croisière basé à Sablé sur Sarthe, à ma connaissance), nécessitant le maintien en fonction de 16 écluses et barrages sur 90km de cours d’eau navigable. En effet, nous connaissons aujourd’hui les bienfaits environnementaux associés à l’effacement des barrages, qui plus est dans un contexte de recolonisation des habitats par des espèces protégées telles que le castor ou la loutre, qui seraient amenées à bénéficier de ces suppressions. De plus, ces ouvrages représentent un coût d’entretien important alors même que la navigation sur ces cours d’eau ne représente plus une activité économique significative, leur rôle de transport ayant été supplanté depuis longtemps par le rail, ainsi que la route. Par ailleurs, une telle initiative viendrai avantageusement compléter les programmes déjà en cours d’arasement des seuils et autres obstacle à la restauration de nos cours d’eau et zones humides. Enfin, la destruction des ouvrages de navigation toucherai des cours d’eau relativement importants, favorisant la continuité écologique entre bassins adjacents, par exemple entre le bassin de la Loire et les bassins normands dans le cas de la Sarthe.
  •  Restaurer la nature en laissant mourir les CAUE ?, le 15 juillet 2026 à 16h47

    .
    Le Gouvernement prépare un plan pour « restaurer la nature ». Très bien.

    Restaurer la « nature » ne se fait ni par communiqué ni à coups d’objectifs nationaux. Cela exige une ingénierie locale, accessible et pluridisciplinaire, capable d’accompagner concrètement les collectivités.

    C’est précisément le rôle des CAUE (Conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement). Leur force réside notamment dans leur capacité à produire un conseil gratuit, neutre et indépendant. Autrement dit, à rappeler qu’un mauvais projet reste un mauvais projet, même lorsqu’il est politiquement commode.

    Mais pour combien de temps cette indépendance pourra-t-elle résister à l’asphyxie financière, aux arbitrages politiques permanents de l’État et aux pressions politiques locales ? Une structure dépendante pour sa survie peut-elle durablement conserver sa liberté de parole ? Qui peut se satisfaire des tentatives de détournement de la taxe d’aménagement par certains départements, alors même que cette taxe est légalement fléchée vers ces structures ? Qui peut se satisfaire de voir ces organismes contraints de s’endetter auprès d’acteurs politiques ou d’entreprises ?

    Le signal d’alarme a déjà été dépassé : le CAUE de la Manche a été liquidé. Celui de l’Orne est menacé de dissolution, tandis que d’autres licencient, réduisent leurs missions ou s’approchent de la cessation d’activité.

    Pendant que l’État promet de restaurer la nature, il laisse donc dépérir l’une des rares ingénieries de terrain capables de rendre cette promesse concrète.

    À ce rythme, le futur plan aura bientôt ses objectifs, ses indicateurs et ses tableaux Excel. Il lui manquera simplement les professionnels capables de faire le travail.

  •  Restaurer la nature , le 13 juillet 2026 à 21h18

    Bonjour,

    Restaurer la nature est indispensable pour l’être humain. Les êtres humains ont besoin de la nature pour vivre. Cependant, la nature est en mauvais état de conservation : incendies dans les forêts, disparition des zones humides, épandage de pesticides dans les champs, disparition des chiroptères et des oiseaux des champs….
    Restaurer la nature est une urgence : avec le réchauffement climatique, la nature disparaît : où vivent les lagopèdes alpins ? En haute montagne, ils ont besoin de froid et de neige pour vivre. Si leur habitat disparaît, les lagopèdes alpins disparaîtront aussi.
    Femmes et hommes politiques, réfléchissez bien avant de prendre des décisions : il y a urgence pour replanter des haies avec toutes les strates de la végétation pour permettre à tous les animaux de manger.
    Restaurer les zones humides est essentiel : des spheignes poussent dans les tourbières. De la tourbe se forme dans les milieux humides : c’est un processus lent. Il faut le protéger.
    D’autre part, créer un impôt pour protéger les milieux humides est une idée. Les grandes entreprises polluantes comme Total, par exemple, doivent payer des impôts pour permettre à la nature d’être restaurée. En France, nous manquons de moyens : le gouvernement préfère subventionner la guerre plutôt que de protéger la nature efficacement : le livret A permet au gouvernement d’utiliser les intérêts pour faire la guerre contre la Russie plutôt que de protéger l’environnement. L’environnement n’est pas une variable d’ajustement. Le jour où il n’y aura plus d’arbres et de végétaux, que mangeront les hommes ?

  •  Ne pas faire n’importe quoi, et se fixer des règles !, le 13 juillet 2026 à 17h03
    En préambule, ce débat ne doit avoir ni couleur politique ou partisane. La nature appartient à tous et il revient à tous de la défendre. Dans le titre "Agir pour restaurer la nature" il faut distinguer deux facettes. D’abord, avant d’espérer la restaurer, mieux est de ne pas la dégrader. Nombre de projets, d’autorisation sont délivrés sans véritable étude de leur impact sur l’environnement et la bio diversité. J’ajouterai que si erreur a été commise, elle doit profiter à la nature. Si on découvre à postériori un élément qui mettent en jeu sa pérennité., dès lors , ce n’est même pas le principe de précaution, c’est l’arrêt immédiat jusqu’à réparation. Il faudra remonter jusqu’à l’erreur ou a l’imprécision responsable du tort, et non tergiverser des siécles tout en continuant à malfaire. Ce n’est pas à la nature de prouver qu’on lui fait du mal, c’est à l’homme de prouver qu’il ne lui fait pas de mal. Le deuxième aspect apparait quand le malheur à déjà été commis, et à ce titre il faut rétablir l’état originel. Quoiqu’il en coute ! mais surtout supporté par ceux qui ont commis "le crime". La plupart du temps l’erreur a profité à certains en générant de juteux bénéfices. Eh bien il faut savoir renvoyer l’ascenseur et si j’ose dire crument "passer à la caisse". En dehors de ces deux principes là, la "restauration de la nature" restera un vœux pieux , tout juste bon à alimenter les chansons du troubadour.
  •  ----Reconnaître celles et ceux qui conçoivent avec la nature ----, le 9 juillet 2026 à 22h53

    La France prépare aujourd’hui son plan national « Agir pour restaurer la nature ». L’ambition est nécessaire : restaurer des écosystèmes fonctionnels, réparer des milieux dégradés, adapter les territoires au changement climatique et redonner une place réelle au vivant. Mais une question demeure : avec qui entend-on réellement conduire cette restauration ?

    Le métier de Paysagiste Concepteur Diplômé d’État (D.E.) reste encore trop mal compris. Il ne s’agit pas de prétendre être expert en tout : hydrologie, écologie, botanique, urbanisme, architecture, sols, usages sociaux. Il s’agit plutôt de savoir articuler ces connaissances, de les mettre en dialogue, de comprendre leurs conflits, leurs temporalités et leurs effets dans l’espace. Le paysagiste concepteur D.E est à la fois un chef d’orchestre et un généraliste du projet territorial : il rend possible une vision d’ensemble là où les politiques publiques fonctionnent trop souvent par silos.

    C’est précisément pour cela que ce métier devrait être pleinement mobilisé dans les politiques de restauration de la nature. Le titre de paysagiste concepteur D.E est reconnu par l’État depuis la loi de 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. Le diplôme d’État de paysagiste forme des professionnels capables de penser les paysages urbains, ruraux et naturels dans leur complexité. Et ceci de manière multi-échelle, du simple pavé jusqu’au fleuve. Pourtant, sur le terrain, le décalage est brutal.

    Je ne parle pas seulement d’un cas personnel. Dans ma promotion d’une cinquantaine d’étudiants, une dizaine est aujourd’hui sans emploi après deux ans, soit environ 20 %. Au moins 10 % ont déjà quitté le domaine du paysage ou s’apprêtent à le faire. Ce ne sont pas des chiffres nationaux, mais c’est un signal. Et ce signal interroge. Comment peut-on présenter ces métiers comme essentiels à la transition écologique, tout en laissant de jeunes diplômés formés à ces enjeux dans une telle instabilité économique ?

    La restauration de la nature ne peut pas dépendre uniquement des cycles électoraux, des arbitrages budgétaires de court terme ou des à-coups de la commande publique. On ne restaure pas un sol, une continuité écologique, une trame humide ou un paysage vivant au rythme d’un mandat municipal. Même lorsque l’on parle de projets à 50 ou 100 ans, on reste encore dans une échelle humaine. Certains écosystèmes, notamment forestiers, se reconstituent sur plusieurs siècles : sols vivants, bois mort, strates végétales, équilibres biologiques, relations entre espèces. Le temps du vivant dépasse largement le temps politique.

    C’est là que se situe l’incohérence. On affiche des objectifs de restauration à long terme, mais on fragilise les métiers capables de les porter. On forme des professionnels pendant cinq ans, on reconnaît leur titre, puis on les laisse en marge des dispositifs qui devraient précisément avoir besoin d’eux. Si la restauration de la nature est réellement une priorité nationale, alors les compétences qui la rendent possible ne devraient pas être une variable d’ajustement.

    Restaurer la nature, ce n’est pas seulement planter, renaturer ou compenser. C’est concevoir dans la durée. C’est comprendre les sols, l’eau, les usages, les milieux, les habitants, les conflits et les héritages. C’est accepter que le vivant ne se pilote pas à court terme. Et c’est reconnaître que les paysagistes concepteurs D.E ont toute leur place dans cette ambition, non pas en périphérie, mais au cœur des politiques publiques de restauration.

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  •  La libre évolution pour préserver les espaces encore fonctionnels, le 7 juillet 2026 à 14h59

    La restauration de la nature passe avant tout par la réduction des pressions humaines. En ce sens, la libre évolution des milieux est une solution qu’il convient de prendre en compte.

    Cette approche renforce la résilience des écosystèmes, favorise les processus naturels et préserve durablement la biodiversité. Elle appelle à faire évoluer les pratiques forestières, agricoles, cynégétiques et la gestion des milieux aquatiques vers des modèles plus respectueux du vivant.

    La protection des espaces encore fonctionnels doit être privilégiée, complétée par des actions ciblées lorsque les milieux sont déjà dégradés.

    La libre évolution constitue une solution efficace, durable et peu coûteuse pour restaurer les écosystèmes tout en renforçant les services qu’ils rendent à la société.

  •  Aider les entreprises à agir pour la biodiversité, le 7 juillet 2026 à 08h42
    Les entreprises et le foncier professionnel privé représente des millions d’ha en France. Ces espaces sont souvent très entretenus et ne laissent pas l’opportunité à la biodiversité de s’y développer. Il serait intéressant de pousser et aider les entreprises à agir d’avantage (plantation de haies, création de mare, fauche tardive, pose de nichoirs, infiltration des eaux de pluies, végétalisation des toitures et façades, désartificialisation…). Cela permettrait également de toucher des millions de salariés et par la suite pourraient être plus sensibles et acteurs de la préservation de la biodiversité.
  •  ecologie, le 1er juillet 2026 à 22h33
    arrêter de faire des lois qui ne servent à rien. laisser les ruraux gérer la biodiversité . recreer des flaques ou des réserves d’eau pour que l’on puissent s’en servir l’été pour combattre les incendies arroser les plantes .