Concertation continue "Agir pour restaurer la nature"

L’espace de la concertation continue sur le plan national "agir pour restaurer la nature" est ouvert pour recueillir vos commentaires, propositions et questions sur les travaux en cours. Cette concertation continue prend la suite de la concertation préalable réalisée entre le 23 mai et le 23 août 2025.

Consultation du 02/03/2026 au 30/09/2026 - 84 contributions

Vous pouvez contribuer :

  • sous forme de réaction aux propositions du gouvernement mentionnées dans le « dossier de maîtrise d’ouvrage » que vous pouvez télécharger au bas de cette page, ainsi que d’avis et de propositions que vous souhaiteriez soumettre (bouton "Déposer votre commentaire" plus bas sur cette page) ;
  • sous forme de questions, qui seront reprises dans la foire aux questions :
    • Pour poser des questions, vous pouvez soit les mettre dans le dépôt de commentaires ci-dessous, soit les adresser à (concertation.agir-pour-restaurer-la-nature@developpement-durable.gouv.fr) ;
    • Les réponses seront postées directement dans la partie "FAQ" de cette page, dans les meilleurs délais possibles ;
    • Les réponses ne pouvant être personnalisées, merci de consulter la FAQ en préalable de tout dépôt de question pour voir si la réponse ne s’y trouve pas déjà.
  • pour les personnes morales (collectivités locales, associations, chambres consulaires, syndicats professionnels, organismes publics, para-publics ou privés), le dépôt de cahiers d’acteurs est possible sur la plateforme (en ajoutant un document directement via le commentaire).
    Le cahier d’acteur est une contribution libre et volontaire qui permet à toute personne morale d’exprimer son positionnement argumenté sur un sujet de la concertation. C’est une opportunité pour exprimer une position, sous la forme d’une argumentation développée enrichissant le débat public.
  • Les cahiers d’acteurs de la précédente concertation préalable et ceux de la concertation continue sont accessibles dans les documents en bas de page.

Règles de fonctionnement

Afin de pouvoir en utiliser au mieux le propos, il est nécessaire que vos contributions ne recèlent pas des opinions (oui/non ; pour/contre), mais des positionnements argumentés (quel est votre avis et pourquoi).

Dans le cadre de cette concertation, il est rappelé que toute contribution contenant des propos à caractère illégal (insultes, diffamation notamment) sera dépubliée dans son intégralité. Il en sera de même pour les propos sans rapport direct avec l’objet de la concertation, à savoir le plan de restauration de la nature.

Les éléments recueillis permettront de nourrir la rédaction du plan, qui doit respecter le format défini dans le Règlement européen pour la restauration de la nature.

Foire aux questions

  • Non, la Commission nationale du débat public (CNDP) est une autorité administrative indépendante qui garantit le droit du public à l’information et à la participation sur les projets à impacts environnementaux. Elle ne se prononce pas sur l’opportunité du plan mais veille à la sincérité du débat de manière neutre et impartiale. Pour la restauration de la nature, deux garantes de la CNDP encadrent la concertation pilotée par le ministère. Leur mission est d’assurer la clarté des informations, de définir les modalités de participation et de restituer fidèlement la parole citoyenne. À l’issue de la démarche, ils publieront un bilan public détaillant l’ensemble des arguments et propositions exprimés par les participants.

  • La restauration de la nature dynamise l’économie locale. Elle génère des emplois non délocalisables dans la gestion des zones humides, la plantation de haies et l’entretien des cours d’eau par exemple, et en protégeant les services écosystémiques comme la pollinisation, les solutions de restauration de la nature sécurisent les métiers qui dépendent de la santé du vivant.

  • Le coût de l’inaction face aux inondations ou à l’épuisement des sols est plus lourd pour les finances publiques que les actions de prévention. Par ailleurs, le recours à des solutions naturelles sous la forme de la restauration des écosystèmes se révèle moins onéreux, lorsque cela est possible, que les solutions grises (par exemple, la restauration de zones humides présente de multiples bénéfices à moindre coût au regard du recours à des infrastructures lourdes). À l’échelle européenne, la dégradation des sols coûte déjà 50 milliards d’euros par an. Les bénéfices de la restauration sont estimés à 1 860 milliards d’euros, pour un coût d’investissement de seulement 154 milliards. Chaque euro investi rapporte ainsi en moyenne 12 euros !

  • La restauration écologique, ou restauration des écosystèmes, consiste à remettre en bon état de fonctionnement des milieux naturels qui ont été dégradés, endommagés ou détruits. Il s’agit d’une démarche volontaire visant à rétablir les fonctions écologiques essentielles d’un milieu — circulation de l’eau, fertilité des sols, accueil de la biodiversité, stockage du carbone — afin qu’il retrouve sa capacité à fonctionner durablement et à s’adapter aux changements futurs. La restauration écologique, ce n’est donc pas revenir à un état de nature antérieur mais à un état de référence qui permet le bon fonctionnement de l’écosystème, et son maintien sur le long terme.

  • Les haies ne font pas l’objet d’un régime de protection propre, mais elles bénéficient d’une protection en application de plusieurs réglementations complémentaires limitant les opérations de destruction. Selon les situations, ces opérations peuvent être encadrées ou interdites au titre de la politique agricole commune, de la réglementation environnementale (protection des espèces ou des points de captage d’eau potable par exemple), des documents d’urbanisme ou encore de dispositifs locaux de protection du paysage. Afin de mieux articuler l’ensemble de ces procédures, la loi n° 2025-268 du 24 mars 2025 d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture a institué un nouveau régime unique de la haie, prévoyant notamment une obligation de déclaration des destructions des haies (au sens de la loi), ainsi qu’une obligation minimale de compensation de ces destructions par replantation d’un linéaire au moins égal à celui détruit. Un décret d’application précisant les modalités de mise en œuvre de ce nouveau régime juridique est en cours de finalisation.
    L’intérêt des haies pour l’environnement est bien étayé, du point de vue de la biodiversité (habitat de nombreuses espèces), de la qualité de l’eau et des sols et de la résilience face au changement climatique (atténuation des inondations pendant les épisodes pluvieux violents par exemple). C’est pourquoi, à ces dispositifs de protection s’ajoutent des mesures incitatives, notamment via le Pacte en faveur de la haie. Il a été élaboré conjointement par le ministère chargé de l’agriculture et le ministère chargé de la transition écologique, et vise à encourager la plantation de haie et à améliorer les pratiques d’entretien et la valorisation des haies, pour inverser la tendance actuelle de diminution des kilomètres de haies.

  • Investir dans la restauration de la nature, c’est investir dans notre économie, notre santé et notre qualité de vie. Les écosystèmes en bon état fournissent de nombreux services indispensables : production alimentaire, qualité de l’eau, fertilité des sols, stockage du carbone, protection contre certaines catastrophes naturelles ou encore activités économiques liées à la biodiversité. Aujourd’hui on estime que 50% du PIB mondial repose sur la biodiversité, et qu’au moins 50000 emplois en France reposent sur son bon état. Un euro investi dans la préservation d’un écosystème en bonne santé ou la restauration d’un écosystème dégradé, rapporte plus de 7 euros de bénéfices annuels, à travers des retombées directes ou indirectes, à moyen ou long terme pour la société.
    Pourtant la biodiversité continue de se dégrader en France, comme dans le reste de l’Europe. Le plan national pour la restauration de la nature répond aux enjeux d’effondrement de la biodiversité auquel la France, comme tous les Etats de l’Union européenne, fait face.
    Ses actions ont vocation à stabiliser, puis inverser cette trajectoire. Pour cela, il s’appuie sur des politiques publiques déjà engagées, en particulier la Stratégie Nationale Biodiversité, qu’il complète et renforce de manière ciblée afin d’atteindre les objectifs fixés au niveau européen.

  • La protection forte constitue le niveau de protection le plus élevé des espaces naturels. Elle vise à préserver durablement les secteurs les plus remarquables pour la biodiversité en limitant fortement les activités susceptibles de les dégrader.
    La France s’est dotée d’une Stratégie nationale des Aires Protégées en 2021. Son bilan à mi-parcours, réalisé en 2025, a mis en évidence des disparités entre territoires, notamment entre les outre-mer et l’hexagone, ainsi qu’entre les espaces terrestres et maritimes. Afin de mieux répartir l’effort de protection, de nouvelles cibles ont été fixées pour 2030. D’ici 2030 la France vise à :
    • au moins 10% des espaces terrestres sous protection forte
    • dont au moins 3% des espaces terrestres hexagonaux
    • au moins 5% du territoire maritime hexagonal sous protection forte.
    En France hexagonale près de 2% du territoire terrestre bénéficie aujourd’hui d’une protection forte. L’objectif est donc d’étendre ce réseau d’environ 800 000 hectares supplémentaires d’ici 2030, en ciblant les espaces présentant les enjeux écologiques les plus importants.

  • La méthodologie est en cours de définition. Des lignes directrices européennes sur ce sujet sont notamment en cours d’élaboration.

  • Le règlement européen pour la restauration de la nature n’est pas antagoniste avec les objectifs de souveraineté alimentaire, c’est l’une de ses cibles générales indiquées en article 1 :
    - protéger et garantir le rétablissement, sur le long terme et de manière durable, de la biodiversité et de la résilience des écosystèmes à travers les zones terrestres et marines de l’Union européenne (UE)
    - contribuer à la réalisation des objectifs généraux de l’UE en matière d’atténuation du changement climatique, d’adaptation au changement climatique et de neutralité en matière de dégradation des sols
    - renforcer la sécurité alimentaire
    - respecter les engagements internationaux de l’UE.
    Et la restauration des écosystèmes agricoles, au titre du règlement, permet :
    - d’agir pour une eau de qualité (en réduisant l’usage des PPP dans les aires d’alimentation de captage)
    - de contribuer à réduire les risques climatiques (tels que les sécheresses, coulées de boue, ravageurs de cultures en développant les haies, bordures de champs, qui favorisent la santé des sols, la régulation du climat local et du cycle de l’eau, et la biodiversité des auxiliaires de culture)
    - de soutenir la production agricole et sa résilience (en préservant la capacité de pollinisation naturelle dont dépendent 84% des plantes cultivées en Europe, en maintenant des écosystèmes diversifiés et en soutenant l’élevage herbager extensif)

  • Ce sujet est un point technique, qui n’est pas spécifique du plan national pour la restauration de la nature. C’’est un élément à prendre en compte par chaque aménageur.

  • Les participants peuvent contribuer jusqu’à la fin de la concertation continue pour nourrir le contenu du projet de plan. Ils pourront aussi réagir sur la première version du projet de plan lors de la participation du public par voie électronique à l’automne 2026.
    La mise en œuvre du plan permettra de valoriser l’ensemble des actions concrètes sur le terrain en faveur de la restauration de la nature.

  • Les milieux marins présentent en effet une valeur à la fois écologique, patrimoniale, stratégique et socio-économique. Leur protection et leur restauration contribuent à préserver une biodiversité remarquable, qui constitue un patrimoine naturel commun, mais aussi des paysages, des habitats et des espèces emblématiques participant à l’identité des territoires littoraux et maritimes. Au-delà de cette dimension patrimoniale, certains milieux marins sensibles, tels que les herbiers de posidonie, revêtent une importance stratégique. Ils jouent un rôle essentiel comme habitats et nourriceries pour de nombreuses espèces d’intérêt halieutique, contribuant ainsi au maintien des ressources de pêche. Ils rendent également des services écosystémiques indispensables, notamment en limitant l’érosion du littoral, en atténuant les effets des tempêtes, en stockant du carbone et en renforçant la résilience des territoires face au changement climatique.

  • Les écosystèmes marins vulnérables (EMV) des habitats profonds constituent un enjeu prioritaire de protection et de restauration. Les eaux françaises de l’Atlantique et de la Méditerranée abritent notamment des canyons sous-marins, des récifs de coraux d’eau froide et d’autres habitats profonds qui accueillent une biodiversité particulièrement riche et fragile. Certains de ces secteurs sont déjà reconnus comme des EMV au sens de la réglementation européenne, qui y interdit certains types de pêche de fond. Dans le prolongement de l’engagement pris par la France lors de l’UNOC en faveur d’une meilleure protection des fonds marins, la protection de ces habitats est identifiée comme prioritaire dans le cadre du développement de la protection forte. Elle fait également l’objet d’une attention particulière dans le cadre des analyses de risque pêche (ARP) conduites sur les sites Natura 2000. Si les travaux d’analyse ne sont pas encore entièrement finalisés, ils sont d’ores et déjà engagés et doivent être achevés d’ici à la fin de l’année 2026, avec une mise en œuvre des mesures réglementaires associées au plus tard en 2027.
    Le plan national de restauration prend en compte cet enjeu selon une démarche progressive : les connaissances disponibles sont mobilisées dès à présent pour orienter les actions, tandis que les résultats des ARP permettront de compléter et de préciser les mesures de restauration et de protection lors de la prochaine mise à jour du plan.

  • L’approche du Règlement Restauration de la Nature requiert de rapporter des surfaces précises d’habitats évaluées en mauvais état, en mobilisant les connaissances actuellement disponibles pour le premier Plan national de restauration concernant les Groupes Types d’Habitats 1 à 6.
    Dans cet objectif, les surfaces pour lesquelles il est conclu à un risque fort ou modéré dans le cadre des ARP ont été prises en compte : s’il s’agit ici d’une approche basée sur les pressions (superposition habitat/activité, complétée dans certains cas seulement de données in situ sur l’état réel), leur intégration permet d’être cohérent avec le bilan qui sera fait à la Commission européenne au titre de ces analyses et de valoriser les mesures qui ont pu être prises dans ce cadre.
    D’autres éléments ont été pris en compte pour rapporter les surfaces d’habitats évaluées en mauvais état : les surfaces auxquelles est affectée une évaluation surfacique en mauvais état dans le cadre de la Directive Cadre Stratégie Milieux Marins (DCSMM) et de la Directive Habitats Faune Flore (DHFF) sur la base de données « in situ » ; ainsi que les surfaces évaluées comme en mauvais état au titre des descripteurs 5 (eutrophisation), 6 (intégrité des fonds) et 7 (changements hydrographiques) de la DCSMM. 
    Ce choix de rapportage au titre du 1er plan national de restauration se fait en l’état des meilleures connaissances disponibles et pourra être complété, au fur et à mesure de l’acquisition de connaissance, en vue des plans suivants.

  • Les travaux d’artificialisation sont bien pris en compte dans la restauration des écosystèmes, car ils représentent des pertes nettes pour les habitats marins côtiers. En mer, l’encadrement de l’artificialisation est porté par les documents stratégiques de façade (DSF), incluant pour chaque façade des objectifs environnementaux dédiés à la lutte contre l’artificialisation.

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Commentaires

  •  Cahier d’acteur de la Fédération européenne pour la Conservation de l’Abeille Noire (FedCAN), le 30 septembre 2026 à 13h10
    La contribution figure sur le document joint en téléchargement. En résumé, la FedCAN propose que soit interrogée la cohérence de la transhumance des abeilles mellifères dans les milieux protégés ou dégradés, les zones d’intérêt écologique ou génétique, les zones remarquables en vue de sa régulation.
  •  Les droits de la Nature dans le plan national de restauration, le 30 septembre 2026 à 11h48

    Wild Legal œuvre pour la reconnaissance et la mise en pratique des droits de la Nature.

    L’association défend que la restauration des milieux ne peut reposer uniquement sur la valorisation des bénéfices de la biodiversité pour la santé humaine, l’économie et la résilience des sociétés. Ces interdépendances doivent être reconnues, mais la considération pour le Vivant ne peut dépendre de sa seule utilité pour les humains. La restauration doit permettre aux milieux d’exister, de se régénérer et d’évoluer, y compris lorsque leurs bénéfices ne sont ni immédiatement perceptibles ni monétarisables.

    Restaurer doit ainsi exprimer un engagement de réciprocité, de soin, d’égard et de solidarité écologique envers les communautés vivantes dont nous, humains, faisons partie.
    Les objectifs de restauration doivent ainsi avoir pour ambition de garantir les droits de la Nature, notamment :
    le droit d’exister et de conserver son intégrité écologique ;
    le droit au maintien et au rétablissement de ses cycles et fonctions ;
    le droit de se régénérer et d’évoluer selon ses dynamiques naturelles ;
    le droit à la restauration des fonctions altérées ;
    le droit d’être représentée et de défendre ses intérêts devant les autorités et juridictions compétentes.

    Près de 50 territoires en France expérimentent déjà les droits de la Nature localement, par le biais d’actions portées par des habitant-es, associations, élu-es locaux, syndicats de rivières, parcs et réserves naturelles. Quatre textes législatifs visant directement les droits de la Nature ont été déposés en moins d’un an, démontrant un engouement tant local que national pour cette évolution juridique ambitieuse et nécessaire.

    Nous demandons donc que le plan national de restauration intègre les principes des droits de la Nature dans ses orientations, organise la représentation écocentrée des intérêts propres des écosystèmes et soutienne des expérimentations préparant la reconnaissance de leurs droits fondamentaux dans le droit français.

    Wild Legal propose d’intégrer dans le plan national l’ambition d’une gouvernance associant des collèges de Gardiennes et Gardiens, permettant à la société civile de participer directement aux programmes de restauration et de défendre les besoins et les intérêts propres des écosystèmes. Le lancement de sites pilotes, notamment pour la Garonne et l’estuaire de la Gironde, permettrait d’expérimenter ces nouvelles pratiques depuis des territoires pionniers, d’élaborer des outils réplicables partout en France et de nourrir une future évolution législative.

  •  Concertation continue "Agir pour restaurer la nature", le 29 septembre 2026 à 17h30
    L’introduction de madame la Ministre Agnès Pannier-Runacher résume tout à fait l’ampleur du problème !!! Et c’était bien avant l’épisode climatique de 2026… Personne ne prend réellement le problème à bras le corps et les consultations sont des prétextes à repousser les décisions qui devraient s’imposer et nous ne somme pas dupes. L’homme veut absolument tout gérer car il se sent investi de pouvoirs divins en possédant la science infuse. Et c’est ainsi qu’il décrète que telles espèces animales sont nuisibles (pour qui ? Pour lui…), que tel cours d’eau doit être canalisé, que tel autre doit être recouvert ou détourner, que telles forêts doivent être exploitées ou même rasées… Etc, etc, et les exemples se multiplient. Toutes les inventions de l’homme vont à l’encontre de son avenir et il court à sa perte. Nos dirigeants, de tous les pays, sont à côté de la plaque et n’osent pas prendre les décisions qui s’imposent pour l’avenir de l’humanité ; pas de la planète… Elle sera toujours là quand nous n’y serons plus… Je ne vais pas reprendre les thèmes du dossier de maître d’ouvrage mais si vous souhaitez des propositions j’en ferai quelques unes car j’ai toujours de l’espoir pour mes petits enfants. Mais actuellement nous allons dans le mur et à grande vitesse !
    - Milieux aquatiques intérieurs : Disparition de la biodiversité aquatique (et des oiseaux à cause des insectes) dans pratiquement tous les cours d’eau alors qu’ils sont considérés « en bon état écologique » par nos instances !!! Les autorités administratives locales ou nationales sont parfaitement au courant des problèmes de qualité des eaux ou de leur pollution mais elles préfèrent détourner le regard et repousser les décisions qu’ils devraient prendre. L’eau c’est la vie dit-on et elle devient de plus en plus rare… Les fonctionnaires ont un devoir envers la collectivité qu’ils n’assument pas ! Il faut absolument changer cet état de fait ! Ou changer les fonctionnaires…
    - Milieux aquatiques marins : Arrêt impératif des rejets sous marins et des plastiques. Retrait de tous les futs radioactifs déversés au fond des océans par nos gouvernements. Imposer une pêche raisonnée et raisonnable. Mise en place de réserves et autres sanctuaires.
    - Biodiversité : Pour la protéger il conviendrait déjà d’arrêter le mitage des habitations où localement tout et n’importe quoi est autorisé par les élus locaux. Il suffit de regarder depuis un avion l’état de nos milieux naturels tirés au cordeau suivant la volonté des agriculteurs et de constater que les trames vertes sont bien mal barrées ! Il faut absolument réparer la fragmentation des milieux naturels. La chasse n’a plus lieu d’être sous sa forme actuelle et doit être abolie puis réorganisée afin qu’il n’y ait plus d’excès et de massacres. Nourrir les sangliers pour les tuer après qu’ils aient fait de gros dégâts dans les cultures et ridicules. Et on laisse faire… Il convient d’autre part de limiter et encadrer le sur tourisme dans les milieux naturels responsable de méfaits et de pollution par déchets. Dans le même ordre d’idée, les coureurs cyclistes du tour de France et de toute autre course, ont la fâcheuse habitude de jeter leurs déchets dans la nature… Scandaleux ! Je sais qu’un député avait tenté de mettre de l’ordre la dedans mais au regard des reportages télévisés on est loin du compte et les images se suffisent à elles même… Les mers et océans n’ont pas encore assez de plastiques ? De réelles et fortes sanctions devraient calmer les coureurs. Nous autres les associations en avons marre de ramasser les déchets des bords de route ou de cours d’eau. La notion d’animaux nuisibles doit être bannie du langage français et européen. L’homme doit apprendre à nouveau à vivre avec les animaux et oublier leur envie d’éradication. L’utilisation des pesticides doit l’être suivant l’avis des scientifiques et pas sur celui d’un élu local à la botte des agriculteurs. Il y aura probablement moins de cancer dans les décennies à venir. Multiplier les parcs nationaux et les réserves naturelles. J’aurai encore de nombreuses propositions à vous soumettre mais je laisse mes collègues se mettre eux aussi au clavier.
  •  Pour une hydrologie régénérative - Concertation continue "Agir pour restaurer la nature", le 28 septembre 2026 à 17h11

    À travers ce cahier d’acteur, l’Association Pour une Hydrologie Régénérative souhaite contribuer à la réflexion engagée dans le cadre de la concertation « Agir pour restaurer la nature ».

    Nos propositions visent à faire de la régénération des cycles de l’eau une dimension transversale de la restauration des écosystèmes et de la résilience des territoires. Elles s’inscrivent dans les orientations du Dossier de maîtrise d’ouvrage et proposent de renforcer les liens entre restauration des sols, des zones humides et des cours d’eau, renaturation, pratiques agricoles et forestières et adaptation au changement climatique.

    L’hydrologie régénérative constitue ainsi une proposition de cadre de pensée et d’action, fondé sur le fonctionnement des écosystèmes et sur des actions territoriales permettant de ralentir, infiltrer, stocker et partager l’eau au sein de paysages vivants.

  •  Agir avec des politiques publiques incitatives et cohérentes, avec des financements publics et/ou privés, le 25 septembre 2026 à 18h14
    Il faut entretenir/restaurer la nature face aux risques climatiques et aux dégâts qu’ils génèrent. Cela nécessite :
    - d’inciter à agir,
    - de développer la recherche et inciter à l’innovation,
    - une cohérence des politiques publiques,
    - des financements publics et/ou privés dédiés.
  •  Contribution – Agir pour restaurer la nature, le 20 septembre 2026 à 22h54

    Je demande la suppression du classement ESOD, afin de mettre fin aux destructions facilitées de certaines espèces sauvages.

    Je souhaite aussi davantage de zones sans chasse, avec des zones tampons autour des espaces protégés, et l’interdiction d’attirer les animaux hors de ces refuges pour les chasser.

    La chasse devrait être interdite pendant les périodes de reproduction, le déterrage supprimé, et davantage de jours sans chasse instaurés.

    La restauration de la nature doit garantir de véritables espaces de refuge, de reproduction et de tranquillité pour la faune sauvage.

  •  Concertation continue "Agir pour restaurer la nature" - Concilier agriculture et protection de l’environnement, le 20 septembre 2026 à 11h18
    Augmenter les rendements agricoles pour protéger l’environnement me semble contradictoire. En effet, les intrants agricoles, pesticides, engrais, etc., ne restent pas localisés mais se diffusent par contamination aérienne et des eaux souterraines et de ruissellement. Par ailleurs, en consultant le rapport "Les chiffres clés 2025 de l’agriculture française", préparé par les chambres d’agriculture, on relève, page 7, que la France est le premier pays producteur européen et, page 8, que l’excédent d’exportation, bien qu’en très forte baisse en 2025, a rapporté quand même 466 M €. L’agriculture est sans conteste orientée vers l’exportation. Quoi qu’il en coûte ? Plutôt que d’opposer "environnement" et "agriculture", il serait de bonne politique, d’une part, de penser les deux de manière complémentaire et, d’autre part, de concevoir une agriculture orientée en priorité vers la satisfaction des besoins intérieurs tout en assurant des revenus justes aux agriculteurs.
  •  Concertation continue "Agir pour restaurer la nature", le 19 septembre 2026 à 19h02

    1- J’espère que contrairement à beaucoup d’autres "sondages" de ce type, un retour, voire un bilan ou, mieux, les idées retenues à l’issue de cette nouvelle démarche sera/seront publié.e.s….
    2- « … restaurer la Nature » est une thématique tellement consensuelle et ancienne, qu’on est en droit d’attendre de la part des pouvoirs publics autre chose qu’un rappel (en 150 pages !) de l’état des lieux et un "recueil de propositions" !!
    3- Cet épais dossier, bien ficelé il est vrai (à part plusieurs coquilles - comme la légende de l’illustration de la p. 107…), s’intitule paradoxalement « agir pour… » ! Or, après 2 années complètes de mise en œuvre (cf fig. 68), on pourrait s’attendre, pour le moins, à l’énoncé d’une liste d’objectifs précis, et à un état d’avancement pour chacun d’entre-eux, voire à découvrir les premiers résultats ! D’autant que les propos liminaires « …recueillir vos commentaires, propositions et questions sur les travaux en cours… » font allusion à des travaux en cours.
    3- Je suis aussi allé voir le contenu d’un des nombreux documents associés, celui intitulé « synthèse atelier citoyen forêt, milieux agricoles « … pour découvrir d’affligeantes banalités assorties encore une fois de vœux pieux…
    4- Je suis offusqué de voir aussi que les territoires ultra-marins ne servent qu’à glorifier l’extraordinaire richesse de la biodiversité nationale… et disparaissent ensuite du propos et des cartes, lorsqu’il s’agit de montrer les actions entreprises pour conserver ou restaurer cette biodiversité…

    Alors, comment comprendre de telles tergiversations, consultations, re-confirmations … si ce n’est en convenant que ce rideau de fumée traduit l’échec d’une politique basée sur des paroles… qui n’ont pas été suivies de mise en actions ! Où sont les fameux « travaux en cours » ??

    A l’époque où des moyens concrets pouvaient (auraient dû) être dédiés à la « restauration » de la « nature », puis être mis en œuvre, « on » s’est laissé griser par les quelques investissement réalisés dans le cadre du « Plan National de Relance et de Résilience " post-COVID, et par des effets d’annonce du style « nous allons planter 3 milliards d’arbres »… !

  •  Elargir le cadre communal des Atlas de la Biodiversité (ABC), le 19 septembre 2026 à 18h08
    Le périmètre communal des ABC (hors parc naturel) est contraignant tant du point de vue financier qu’organisationnel. Il relève souvent de l’hypothétique rencontre entre des bonnes volontés municipales et associatives [ ex : l’ABC de la commune de Séméac initié en 2019 par l’association ADRACE et acté par la municipalité avec un financement partagé). Hors parc national des Pyrénées, il est le seul à avoir été réalisé et mis en oeuvre dans le département 65]. Je propose donc d’instaurer des atlas de la biodiversité à l’échelle des communautés de communes voire des communautés d’agglomération. Une question : quand la France va- t-elle remettre son pré rapport à la Commission de l’UE sur la restauration des écosystèmes ? Merci pour votre écoute. Robert MONIER.
  •  Concertation continue "Agir pour restaurer la nature", le 15 septembre 2026 à 17h10
    Il faut considérer la Nature en la protégeant. Arrêter de produire des cultures demandant trop d’eau comme le maïs qui ne sert qu’à nourrir les animaux Diminuer les élevages et surtout arrêter les élevages usines qui sont inutiles ( comme on vient de le constater cet été) et terriblement cruels pour les animaux qui sont morts carbonisés. Arrêter de vouloir tout tuer alors que tous les êtres vivants sont utiles, supprimer la liste des ESOD. Interdire l’élevage de cochongliers. Supprimer les pesticides qui ont été re-autirises avec la loi Duplomb. Respectons cette Nature et tout rentrera dans l’ordre. Le gouvernement ne doit plus obéir aux lobbies de la chasse et à la FNSEA.
  •  Concertation continue "Agir pour restaurer la nature", le 15 septembre 2026 à 15h11

    La première menace pour la nature étant l’agriculture il faut limiter l’empreinte de celle ci !

    Pour cela , toutes choses égales par ailleurs , c’est à dire tout en continuant à produire autant, il faut mathématiquement augmenter les rendements.
    Plus les rendements seront imortant moins on aura besoin de surface à cultiver et qui dit moins de surface à cultiver dit plus de surface rendue à la nature.

    Pour augmenter les rendements il faut donc :
    - augmenter l’irrigation (20% des surfaces mondiales irriguées produisent 40% de la nourriture) et pas faire le contraire ! Arreter l’irrigation engendrera un quasi doublement des surfaces agricoles au dépend de la nature (si c’était possible, mais il n’y a pas autant d’espaces naturels à détruire sur terre)

    - pour augmenter l’irrigation sans impacter la nuture il faut donc plus de réserves (bassines) qui permettent d’atténuer les inondations l’hiver (le GIEC prévoit pour la France plus de précipitations l’hivers) et d’avoir de l’eau l’été (le GIEC encore lui prévoit moins de précipitations l’été). Bref, faire des réserves d’eaux est indispensable à l’agriculture mais aussi à la biodiversité qui en bénéficie : le rapport du BRGM dit bien que l’eau d’irrigation des cultures fini dans les rivière ce qui leur évite d’être à sec et donc protège la biodiversité.

    Rapel aussi, avec le réchauffement climatique , les neiges sur les montagnes qui servent de stockage d’eau pour l’été, vu qu’il n’y aura plus de neige ni de glacier, ne pourront plus servir de stockage naturel d’eau. Les Suisses et les Allemand l’ont bien compris en multipliant la construction de réservoirs d’eau mais en France on se croit encore intouchable face au réchauffement climatique malgré l’été qu’on vient de connaitre…

    - autoriser les OGM résistants aux sécheresses qui existent déjà en amérique du sud et qui permettent d’utiliser 20% d’eau en moins.

    Pour les pesticides, il faut aussi autoriser les OGM résistants aux maladies/insectes/chamigons comme ça on n’est pas obliger de lutter contre les ravageurs en utilisant des pesticides.

    Pour les commentaires précédents : le bio utilise aussi des pesticides CMR et éternels comme le cuivre et ses dérivés (éternel et reprotoxique, vu qu’on s’en sert comme moyen de contraception et éternel comme tout atome non radioactif).
    Le bio aussi, au vu de ses rendements 30% à 50% moindre, nécessite plus de surface au dépend de la nature pour produire autant de nourriture (toutes choses égales par ailleurs). Le bio engendre donc de la déforestation à l’étranger !

    Et non, produire moins en France ne fera qu’exporter la déforestation à l’étranger qui se verra obligé d’augmenter leurs surfaces agricoles pour nourrir les Français. Surfaces à déforester à l’étranger qui ne sont pas moins riches en biodiversité que la France (cf amazonie).
    Idem pour le refus de l’irrigation, si on refuse d’irriguer en France, on produira moins de nourriture en France et donc les pays qui devront nous nourrir devront utiliser plus d’eau. C’est de l’exportation de consommation d’eau dans des pays qui n’en ont pas forcément plus qu’en France (cf Espagne).

    Etre parfais en France n’a aucun intérêt si ça oblige les autres pays à faire pire pour nous nourrir ensuite !

    Pour le commentaire qui parlait de supprimer le labour , à savoir qu’on ne peut le faire qu’avec des herbicides. Bref c’est soit labour (destruction des sols et émissin sde gaz à effets de serre) soit herbicides.

  •  Restaurer la biodiversité tout en continuant à contaminer son environnement constitue une contradiction fondamentale. , le 15 septembre 2026 à 10h29
    Restaurer la biodiversité tout en continuant à contaminer son environnement constitue une contradiction fondamentale. Nous ne protégerons pas le vivant tant que nous disperserons des substances chimiques persistantes, toxiques ou perturbatrices du système endocrinien. Ni l’autorisation réglementaire d’une molécule ni la conformité d’une eau ne garantissent l’absence de risque pour les écosystèmes. Pour sortir de ce paradoxe, il est urgent de garantir l’indépendance et la transparence des évaluations scientifiques, de prendre en compte les effets chroniques ainsi que les « effets cocktails », et d’assurer une surveillance continue des milieux. En matière de biodiversité, la règle doit être la prévention : la meilleure pollution reste celle que nous n’introduisons jamais dans l’environnement
  •  Plus de Parcs Nationaux dignes de ce nom, le 15 septembre 2026 à 05h48

    Avant de restaurer, il faudrait arrêter de détruire, c’est-à-dire :
    * limiter drastiquement l’habitat dispersé et donc le réseau routier responsable de la disparition de mammifères (hérisson….), reptiles, insectes…oiseaux nocturnes…
    *limiter les activités agricoles nocives à l’environnement (pesticide, bassine, labour profond, arrachage de haie…)
    *limiter drastiquement la fragmentation des milieux naturels
    *lutter réellement contre les causes du changement climatique
    *limiter les activités touristiques et "ludiques" d’un autre temps (ski de piste, trail en milieu naturel remarquable, jet-ski, motocross, course automobile….), surtourisme en général
    *limiter les activités industrielles les plus polluantes (PFAS….)
    *abolir la chasse de loisir
    *interdire toute retenue d’eau dans les têtes de bassin

    Pour cela,
    *accélérer la politique du Zéro Artificialisation Nette,
    *engager une politique de désartificialisation massive des zones de montagne, des zones côtières, des lits majeurs des fleuves et rivières afin de recréer des continuités écologiques.
    *désinvestir dans les réseaux routiers, pour investir dans les passages pour la faune et la migration de la flore et ceci de façon massive, y compris en plaine, faire sauter les obstacles à la continuité des plaines alluviales, des massifs montagneux par une politique de tunnels routiers, moins nombreux que les ponts actuels .
    * créer de nouveaux parcs nationaux dignes de ce nom, c’est-à-dire en libre évolution totale et sans aucun acte de chasse ou de régulation de la faune et de la flore, sans surtourisme.
    a) Parc National continu de l’autoroute A8 au nord de Nice jusqu’au nord du Massif du Mont-Blanc, le long de l’ensemble l’arc alpin le long des frontières italiennes et suisses
    b) Parc National des Volcans et plateaux basaltiques du Massif Central depuis l’Aubrac jusqu’au nord de la chaine des Puys (incluant massif du Cantal, Artense, Cézallier et Sancy).
    c) Parc National de la Rivière Allier, une des rares rivière en France encore en partie sauvage, et ceci de sa source à la confluence avec la Loire
    d) Parc National Cotier Français occupant de façon quasi continu, à l’exception des grands ports et agglomérations (>20000 habitants), le trait de côte sur une profondeur de 1 km.

    Localement, effectuer des opérations systématiques de « désenrochement » des grands fleuves et rivières, supprimer toutes formes de drains et de digues dans les zones de tourbières et les têtes de bassin, « désaménager » la montagne (suppression de remontées mécaniques, effacement des pistes…fermeture des cols ouverts que l’été (Izoard, Galibier…La Bonnette…).
    Globalement, favoriser sur l’ensemble du territoire continental, corse, et ultramarin, la libre évolution intégrale c’est-à-dire en particulier sans cueillettes, exploitation forestière et chasse de loisir, sur 20% du territoire, c’est-à-dire mettre en place une véritable politique de protection forte (pas un ersatz…).

    Restaurer oui, mais pas sans s’attaquer d’abord et en priorité aux causes de la dégradation des milieux naturels et de la biodiversité… arrêter de saccager avant de restaurer… sinon c’est du fric foutu en l’air et un affichage de plus pour retarder encore les bonnes décisions.

  •  Concertation continue "Agir pour restaurer la nature", le 15 septembre 2026 à 05h38
    Agir pour restaurer la nature c’est avant tout laisser des zones sans aucune perturbation humaine. Des zones suffisamment grandes en Libre Evolution stricte. Actuellement la superficie en Libre Evolution stricte sur le territoire métropolitain est inférieure à 1 %. Il faudrait atteindre 10 % du territoire métropolitain. La Libre Evolution stricte c’est aucune activité humaine perturbante : pas de chasse, pas de pêche, pas d’élevage, pas d’exploitation du bois, pas de cueillette, pas d’engins à moteur quels qu’ils soient. Il faut en second lieu que ces zones soient connectées par des corridors permettant à la faune et la flore ( avec le dérèglement climatique c’est un impératif) de circuler librement. Agir pour restaurer la nature c’est donc faire confiance à la nature pour se régénérer toute seule, elle sait très bien le faire et l’humain en décidant à sa place, à l’heure du dérèglement climatique, ne fera que des erreurs. Agir pour restaurer la nature c’est supprimer le classement ESOD qui est une absurdité totale, est contreproductif et destructeur des processus naturels, basé sur des déclarations de dégâts jamais vérifiées et allant à l’encontre de toutes les études scientifiques réalisées. Agir pour restaurer la nature, c’est réduire drastiquement le spectre de la chasse : nous sommes le pays européen avec le plus d’espèces chassables, notamment les oiseaux : environ 60 espèces en France, dont certaines sont en déclin ou en danger au niveau européen, la moyenne en Europe est plus aux alentours de 20 espèces d’oiseaux chassables. De plus les chasseurs introduisent dans les écosystèmes des animaux d’élevage incapables de se débrouiller tout seuls et qui posent des problèmes aux vrais animaux sauvages notamment en termes de génétique. La chasse pollue avec le plomb et des études montrent que la chasse perturbe grandement les autres espèces provoquant des modifications comportementales délétères. La chasse déséquilibre totalement la pyramide des âges des animaux chassés : un cerf peut vivre 20 ans ou plus, on ne trouve plus de cerfs de plus de 12 ans. Les pratiques de chasse actuelles empêchent l’apparition d’animaux “patriarches”, pourtant essentiels à l’équilibre social et écologique des espèces. Agir pour restaurer la nature c’est arrêter de détruire les haies : on donne des aides pour en replanter tout en n’interdisant pas de détruire les vieilles haies qui sont celles qui offrent le plus de services écosystémiques et climatiques. Agir pour restaurer la nature c’est favoriser une agriculture respectueuse de l’environnement et de notre santé. Favoriser et soutenir l’agriculture biologique ( 20 pesticides autorisés dont aucun CMR, contre plus de 60 avec 30 % de CMR), l’agroforesterie……Réduire drastiquement les pesticides épandus. Agir pour restaurer la nature c’est protéger les sols, favoriser leur restauration, c’est prendre en compte le rôle primordial des vers de terre, qui sont gommés par l’agrochimie au propre comme au figuré. Agir pour restaurer la nature c’est stopper l’artificialisation des sols et appliquer la loi ZAN, c’est arrêter de construire à tout va des routes, autoroutes inutiles ou du moins dont le bénéfice/coût au regard de la protection de la nature est négatif. Un exemple : faire une autoroute pour gagner 20 mn en détruisant des hectares de milieux naturels est une aberration totale et ne doit plus se produire sur notre territoire. Agir pour restaurer la nature c’est augmenter les hectares d’ilôts de senescence dans les forêts françaises. Le pourcentage laissé actuellement à ces ilôts est ridiculement petit. Un confetti ne permettra pas de changer la donne, ça donne juste l’illusion d’avoir bonne conscience. Agir pour restaurer la nature c’est interdire totalement toute destruction de zone humide. A l’heure du réchauffement climatique, des problèmes d’approvisionnement en eau c’est une nécessité absolue. Il faut au contraire maintenir coûte que coûte toutes les zones humides existantes et favoriser la restauration de celles qui ont été détruites. C’est lutter contre le drainage et l’accaparement de l’eau par une minorité. C’est abandonner le principe des mégabassines car outre l’accaparement par quelques uns de cette eau, c’est enlever l’eau au milieu naturel et la stocker de façon à augmenter son évaporation. L’eau naturelle dont une partie va dans le milieu et permet son hydratation qui bénéficie à tout le monde et l’autre partie qui se retrouve dans les océans n’est pas perdue au contraire, l’apport d’eau douce dans les océans est primordiale. l’un des arguments pour les mégabassines est de dire que l’eau part à l’océan et qu’elle est perdue. Or c’est méconnaître le rôle fondamental de cet apport, souvent sous‑estimé, qui influence la circulation mondiale, le climat, la vie marine, et même la stabilité des continents Agir pour restaurer la nature c’est interdire et supprimer les élevages industriels inacceptables sur le plan éthique et surtout extrêmement polluants et produisant de la viande de mauvaise qualité ne permettant pas d’assurer la santé des consommateurs. Agir pour restaurer la nature c’est accepter la présence des grands prédateurs et favoriser une cohabitation pacifique. C’est possible d’autres pays le font, pourquoi pas la France ? Les grands prédateurs sont les clefs de voûte de la bonne santé des écosystèmes, ils ont toute leur place dans le cadre d’une restauration de la nature. Agir pour restaurer la nature c’est tout d’abord définir ce qu’est la nature : un système vivant, auto‑organisé, dynamique, où chaque être — du plus minuscule au plus massif — participe à un équilibre collectif sans chef, sans plan, sans intention. C’est un ensemble qui tend toujours à l’équilibre. La nature ne doit pas être considérée comme un espace vert, un jardin organisé selon le bon vouloir de l’humain. Agir pour restaurer la nature c’est protéger le littoral et les milieux marins : limitation des aménagements, restauration des dunes, protection des herbiers de zostères. Agir pour restaurer la nature c’est réduire les pollutions lumineuses et sonores. Un rocher, une chapelle restant éclairés toute la nuit parce que c’est beau c’est une aberration écologique. Quant à la pollution sonore elle va de pair avec les zones en Libre Evolution, mais aussi ailleurs avec une réduction des loisirs bruyants et loisirs motorisés. Agir pour restaurer la nature c’est restaurer les cours d’eau : laisser méandrer les rivières ou les restaurer, protéger les ripisylves, interdire les constructions dans le lit majeur, restaurer les zones d’expansion de crues. Agir pour restaurer la nature c’est permettre en général aux espèces végétales ou animales de vieillir !
  •  l’homme a toujours entretenu la nature , le 14 septembre 2026 à 22h01
    Si restaurer la nature abouti à ce que je vois dans ma campagne maintenant , je suis contre .En effet je vois des fossés et cours d’eau qui ne sont plus entretenu puisque c’est pratiquement interdit par l OFB (office français de la biodiversité ). Donc les cours d’eau débordent après 3 jours de pluie . Dans le mème temps ,cette mème idéologie de laisser la continuité écologique sur les rivière nous a obliger a démolir tous les vannage et régulation de débit ,d’ou ces meme cours d’eau presque a sec après un mois sans pluie ! Je suis pour une nature entretenue par l’homme comme ma famille de paysan l’a fait depuis toujours ….
  •  Concertation continue "Agir pour restaurer la nature", le 14 septembre 2026 à 20h19
    - Je pense qu’il faudrait déjà nettoyer tous les petits et grands cours d’eau : autour de mon village en montagne, plusieurs petits ruisseaux sont envahis de ronces, de balsamine de l’Himalaya, ou de "???" du Japon (une autre espèce invasive dont j’ai oublié le nom). Autrefois les gens avaient creusé des chemins pour tous ces petits ruisseaux, mais maintenant plus personne ne s’en occupe. Résultat : les cours d’eau s’assèchent, et, en cas de fort orage, ils débordent et inondent les villages. On pourrrait organiser des journées de nettoyage à l’échelle nationale, relayées par les mairies, où l’on ferait appel aux citoyens pour venir aider.
    - Nos glaciers fondent, on n’a quasiment plus de neige naturelle en montagne en hiver. Je pense qu’il faudrait peindre ou mettre un revêtement sur, je ne sais pas trop, tous les toits des maisons / usines / granges en blanc, pour réfléchir les rayons du soleil, ce que faisait autrefois la neige, et que plus rien ne fait maintenant. Cela aiderait à diminuer la température au sol.
    - Arrêter tous les projets d’élevage intensif, et interdire les exploitations où les animaux sont entassés à l’intérieur, sans jamais voir le jour : non seulement ces exploitations sont très polluantes, produisent de la viande de très mauvaise qualité, mais en plus les animaux y subissent un véritable calvaire. A la place, plus aider financièrement les exploitations bios, et ceux qui veulent passer au bio. Interdire bien évidemment le glyphosate et tous les produits connus depuis des décennies pour tuer les agriculteurs et les consommateurs, ainsi que la nature environnante, à petit feu. Promouvoir l’agro-écologie.
  •  Concertation continue "Agir pour restaurer la nature", le 14 septembre 2026 à 19h16
    Comment restaurer la Nature si nos gouvernants continuent de soutenir les chasseurs et d’autoriser des pesticides, et des fermes usines… La Nature est un ensemble d’êtres vivants que nous ne devons pas détruire.
  •  Concertation continue "Agir pour restaurer la nature", le 14 septembre 2026 à 17h53
    Avis favorable sous réserve que ce soit concret mais pas des idées d’écolos pour ne rien faire de concret et d’utile sauf dilapider de l’argent publique en laissant croire qu’ils font quelque chose mais en réalité qui ne sert à rien.
  •  Concertation continue "Agir pour restaurer la nature", le 14 septembre 2026 à 15h59

    " La restauration écologique, ce n’est donc pas revenir à un état de nature antérieur mais à un état de référence qui permet le bon fonctionnement de l’écosystème, et son maintien sur le long terme."

    Le terme "restaurer" n’est pas le bon puisque vous écrivez vous même "n’est donc pas revenir à un état de nature antérieur"

    rappel : "Le verbe restaurer signifie remettre en bon état, réparer ou rétablir un élément dans son état initial ou antérieur"

    Quand le titre n’est pas bon, comment juger de la suite?

    Je rajoute : vous pouvez difficilement avoir "en même temps" : un "bon fonctionnement de l’écosystème" aujourd’hui ET "son maintien sur le long terme." sauf si vous ne considérez pas le réchauffement climatique futur.

    Bref : Cf la célèbre citation d’Albert Camus : « Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde » (souvent reformulée en « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde »)

    autrement dit : comment voulez vous avoir des réponses pertinentes avec une question qui ne veut rien dire?

  •  Concertation continue "Agir pour restaurer la nature", le 9 septembre 2026 à 15h50

    La réussite du Plan national de restauration de la nature nécessitera avant tout une plus grande cohérence entre les différentes politiques publiques menées en France.

    Il apparaît en effet difficile de fixer des objectifs ambitieux de restauration des écosystèmes, d’inversion du déclin des pollinisateurs ou de renforcement de la nature en ville tout en poursuivant, dans le même temps, des politiques qui peuvent contribuer à l’artificialisation des sols, à la dégradation des milieux naturels ou au maintien de fortes pressions sur la biodiversité.

    Comment peut-on sérieusement réaliser un plan de restauration de la nature pendant qu’en même temps nos députés Macroniste, de droites et d’extrême droite réinstaurent des pesticides dangereux pour la santé des Français et donc pour la biodiversité, tente de supprimer le Zéro artificialisation nette et font du recul des normes environnementales un sport national. à qui sera le plus climatosceptique ?

    Toute ça il ne faut pas l’oublier dans un contexte de dérèglement climatique, les vagues de chaleurs et les incendies de cet été sont là pour nous montrer les premiers signes d’effondrement pendant que nos irresponsables politiques semblent avoir déjà oublié ces catastrophes.

    Il me semble que les politiques agricoles, d’aménagement du territoire, d’urbanisme, de gestion de l’eau, de développement économique ou encore d’infrastructures doivent ainsi être pleinement cohérentes avec les objectifs de restauration de la nature. Il ne faudrait pas que les efforts engagés pour restaurer certains milieux soient annulés par des décisions prises parallèlement dans d’autres politiques publiques.

    Le Plan national de restauration de la nature doit donc être l’occasion de mettre en place une véritable planification écologique nationale, permettant de fixer un cap commun et d’assurer la cohérence des différentes politiques sectorielles avec les objectifs européens de restauration de la nature.

    Cette planification doit également s’inscrire dans la durée. Les objectifs fixés à l’horizon 2030, 2040 et 2050 nécessitent une stabilité des politiques publiques, des moyens financiers adaptés et une déclinaison cohérente à toutes les échelles territoriales. La restauration de la biodiversité ne pourra pas reposer uniquement sur des actions ponctuelles de renaturation : elle suppose également de réduire durablement les pressions qui sont à l’origine de son déclin.

    Évidement je partage cette publication dans le cadre de la concertation tout en sachant que ce gouvernement n’en a rien à faire des sujets environnementaux et que ce plan sera détricoté dès que possible. Il y a quand même en ce moment une légère préférence pour travailler avec l’extrême droite sur des sujets qui amène la France doit dans le mur plutôt que travailler pour la sécurité des Français qui est avant tout de nous protéger de la crise climatique