Concertation continue "Agir pour restaurer la nature"
L’espace de la concertation continue sur le plan national "agir pour restaurer la nature" est ouvert pour recueillir vos commentaires, propositions et questions sur les travaux en cours. Cette concertation continue prend la suite de la concertation préalable réalisée entre le 23 mai et le 23 août 2025.
Consultation du 02/03/2026 au 30/09/2026 - 84 contributions
Vous pouvez contribuer :
- sous forme de réaction aux propositions du gouvernement mentionnées dans le « dossier de maîtrise d’ouvrage » que vous pouvez télécharger au bas de cette page, ainsi que d’avis et de propositions que vous souhaiteriez soumettre (bouton "Déposer votre commentaire" plus bas sur cette page) ;
- sous forme de questions, qui seront reprises dans la foire aux questions :
- Pour poser des questions, vous pouvez soit les mettre dans le dépôt de commentaires ci-dessous, soit les adresser à (concertation.agir-pour-restaurer-la-nature@developpement-durable.gouv.fr) ;
- Les réponses seront postées directement dans la partie "FAQ" de cette page, dans les meilleurs délais possibles ;
- Les réponses ne pouvant être personnalisées, merci de consulter la FAQ en préalable de tout dépôt de question pour voir si la réponse ne s’y trouve pas déjà.
- en regardant un webinaire interactif organisé au printemps (Accéder au Webianire "Élaboration du plan national - Restauration de la nature") ;
- En prenant connaissance de la synthèse de l’atelier citoyens organisé le 7 juillet 2026 au Ministère (cf. document en bas de page) !->https://enqueteur.DGALN.developpement-durable.gouv.fr/index.php?r=survey/index&sid=848446&lang=fr]
- pour les personnes morales (collectivités locales, associations, chambres consulaires, syndicats professionnels, organismes publics, para-publics ou privés), le dépôt de cahiers d’acteurs est possible sur la plateforme (en ajoutant un document directement via le commentaire).
Le cahier d’acteur est une contribution libre et volontaire qui permet à toute personne morale d’exprimer son positionnement argumenté sur un sujet de la concertation. C’est une opportunité pour exprimer une position, sous la forme d’une argumentation développée enrichissant le débat public.
- Les cahiers d’acteurs de la précédente concertation préalable et ceux de la concertation continue sont accessibles dans les documents en bas de page.
Règles de fonctionnement
Afin de pouvoir en utiliser au mieux le propos, il est nécessaire que vos contributions ne recèlent pas des opinions (oui/non ; pour/contre), mais des positionnements argumentés (quel est votre avis et pourquoi).
Dans le cadre de cette concertation, il est rappelé que toute contribution contenant des propos à caractère illégal (insultes, diffamation notamment) sera dépubliée dans son intégralité. Il en sera de même pour les propos sans rapport direct avec l’objet de la concertation, à savoir le plan de restauration de la nature.
Les éléments recueillis permettront de nourrir la rédaction du plan, qui doit respecter le format défini dans le Règlement européen pour la restauration de la nature.
Foire aux questions
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Non, la Commission nationale du débat public (CNDP) est une autorité administrative indépendante qui garantit le droit du public à l’information et à la participation sur les projets à impacts environnementaux. Elle ne se prononce pas sur l’opportunité du plan mais veille à la sincérité du débat de manière neutre et impartiale. Pour la restauration de la nature, deux garantes de la CNDP encadrent la concertation pilotée par le ministère. Leur mission est d’assurer la clarté des informations, de définir les modalités de participation et de restituer fidèlement la parole citoyenne. À l’issue de la démarche, ils publieront un bilan public détaillant l’ensemble des arguments et propositions exprimés par les participants.
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La restauration de la nature dynamise l’économie locale. Elle génère des emplois non délocalisables dans la gestion des zones humides, la plantation de haies et l’entretien des cours d’eau par exemple, et en protégeant les services écosystémiques comme la pollinisation, les solutions de restauration de la nature sécurisent les métiers qui dépendent de la santé du vivant.
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Le coût de l’inaction face aux inondations ou à l’épuisement des sols est plus lourd pour les finances publiques que les actions de prévention. Par ailleurs, le recours à des solutions naturelles sous la forme de la restauration des écosystèmes se révèle moins onéreux, lorsque cela est possible, que les solutions grises (par exemple, la restauration de zones humides présente de multiples bénéfices à moindre coût au regard du recours à des infrastructures lourdes). À l’échelle européenne, la dégradation des sols coûte déjà 50 milliards d’euros par an. Les bénéfices de la restauration sont estimés à 1 860 milliards d’euros, pour un coût d’investissement de seulement 154 milliards. Chaque euro investi rapporte ainsi en moyenne 12 euros !
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La restauration écologique, ou restauration des écosystèmes, consiste à remettre en bon état de fonctionnement des milieux naturels qui ont été dégradés, endommagés ou détruits. Il s’agit d’une démarche volontaire visant à rétablir les fonctions écologiques essentielles d’un milieu — circulation de l’eau, fertilité des sols, accueil de la biodiversité, stockage du carbone — afin qu’il retrouve sa capacité à fonctionner durablement et à s’adapter aux changements futurs. La restauration écologique, ce n’est donc pas revenir à un état de nature antérieur mais à un état de référence qui permet le bon fonctionnement de l’écosystème, et son maintien sur le long terme.
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Les haies ne font pas l’objet d’un régime de protection propre, mais elles bénéficient d’une protection en application de plusieurs réglementations complémentaires limitant les opérations de destruction. Selon les situations, ces opérations peuvent être encadrées ou interdites au titre de la politique agricole commune, de la réglementation environnementale (protection des espèces ou des points de captage d’eau potable par exemple), des documents d’urbanisme ou encore de dispositifs locaux de protection du paysage. Afin de mieux articuler l’ensemble de ces procédures, la loi n° 2025-268 du 24 mars 2025 d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture a institué un nouveau régime unique de la haie, prévoyant notamment une obligation de déclaration des destructions des haies (au sens de la loi), ainsi qu’une obligation minimale de compensation de ces destructions par replantation d’un linéaire au moins égal à celui détruit. Un décret d’application précisant les modalités de mise en œuvre de ce nouveau régime juridique est en cours de finalisation.
L’intérêt des haies pour l’environnement est bien étayé, du point de vue de la biodiversité (habitat de nombreuses espèces), de la qualité de l’eau et des sols et de la résilience face au changement climatique (atténuation des inondations pendant les épisodes pluvieux violents par exemple). C’est pourquoi, à ces dispositifs de protection s’ajoutent des mesures incitatives, notamment via le Pacte en faveur de la haie. Il a été élaboré conjointement par le ministère chargé de l’agriculture et le ministère chargé de la transition écologique, et vise à encourager la plantation de haie et à améliorer les pratiques d’entretien et la valorisation des haies, pour inverser la tendance actuelle de diminution des kilomètres de haies. -
Investir dans la restauration de la nature, c’est investir dans notre économie, notre santé et notre qualité de vie. Les écosystèmes en bon état fournissent de nombreux services indispensables : production alimentaire, qualité de l’eau, fertilité des sols, stockage du carbone, protection contre certaines catastrophes naturelles ou encore activités économiques liées à la biodiversité. Aujourd’hui on estime que 50% du PIB mondial repose sur la biodiversité, et qu’au moins 50000 emplois en France reposent sur son bon état. Un euro investi dans la préservation d’un écosystème en bonne santé ou la restauration d’un écosystème dégradé, rapporte plus de 7 euros de bénéfices annuels, à travers des retombées directes ou indirectes, à moyen ou long terme pour la société.
Pourtant la biodiversité continue de se dégrader en France, comme dans le reste de l’Europe. Le plan national pour la restauration de la nature répond aux enjeux d’effondrement de la biodiversité auquel la France, comme tous les Etats de l’Union européenne, fait face.
Ses actions ont vocation à stabiliser, puis inverser cette trajectoire. Pour cela, il s’appuie sur des politiques publiques déjà engagées, en particulier la Stratégie Nationale Biodiversité, qu’il complète et renforce de manière ciblée afin d’atteindre les objectifs fixés au niveau européen. -
La protection forte constitue le niveau de protection le plus élevé des espaces naturels. Elle vise à préserver durablement les secteurs les plus remarquables pour la biodiversité en limitant fortement les activités susceptibles de les dégrader.
La France s’est dotée d’une Stratégie nationale des Aires Protégées en 2021. Son bilan à mi-parcours, réalisé en 2025, a mis en évidence des disparités entre territoires, notamment entre les outre-mer et l’hexagone, ainsi qu’entre les espaces terrestres et maritimes. Afin de mieux répartir l’effort de protection, de nouvelles cibles ont été fixées pour 2030. D’ici 2030 la France vise à :
• au moins 10% des espaces terrestres sous protection forte
• dont au moins 3% des espaces terrestres hexagonaux
• au moins 5% du territoire maritime hexagonal sous protection forte.
En France hexagonale près de 2% du territoire terrestre bénéficie aujourd’hui d’une protection forte. L’objectif est donc d’étendre ce réseau d’environ 800 000 hectares supplémentaires d’ici 2030, en ciblant les espaces présentant les enjeux écologiques les plus importants. -
La méthodologie est en cours de définition. Des lignes directrices européennes sur ce sujet sont notamment en cours d’élaboration.
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Le règlement européen pour la restauration de la nature n’est pas antagoniste avec les objectifs de souveraineté alimentaire, c’est l’une de ses cibles générales indiquées en article 1 :
- protéger et garantir le rétablissement, sur le long terme et de manière durable, de la biodiversité et de la résilience des écosystèmes à travers les zones terrestres et marines de l’Union européenne (UE)
- contribuer à la réalisation des objectifs généraux de l’UE en matière d’atténuation du changement climatique, d’adaptation au changement climatique et de neutralité en matière de dégradation des sols
- renforcer la sécurité alimentaire
- respecter les engagements internationaux de l’UE.
Et la restauration des écosystèmes agricoles, au titre du règlement, permet :
- d’agir pour une eau de qualité (en réduisant l’usage des PPP dans les aires d’alimentation de captage)
- de contribuer à réduire les risques climatiques (tels que les sécheresses, coulées de boue, ravageurs de cultures en développant les haies, bordures de champs, qui favorisent la santé des sols, la régulation du climat local et du cycle de l’eau, et la biodiversité des auxiliaires de culture)
- de soutenir la production agricole et sa résilience (en préservant la capacité de pollinisation naturelle dont dépendent 84% des plantes cultivées en Europe, en maintenant des écosystèmes diversifiés et en soutenant l’élevage herbager extensif) -
Ce sujet est un point technique, qui n’est pas spécifique du plan national pour la restauration de la nature. C’’est un élément à prendre en compte par chaque aménageur.
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Les participants peuvent contribuer jusqu’à la fin de la concertation continue pour nourrir le contenu du projet de plan. Ils pourront aussi réagir sur la première version du projet de plan lors de la participation du public par voie électronique à l’automne 2026.
La mise en œuvre du plan permettra de valoriser l’ensemble des actions concrètes sur le terrain en faveur de la restauration de la nature. -
Les milieux marins présentent en effet une valeur à la fois écologique, patrimoniale, stratégique et socio-économique. Leur protection et leur restauration contribuent à préserver une biodiversité remarquable, qui constitue un patrimoine naturel commun, mais aussi des paysages, des habitats et des espèces emblématiques participant à l’identité des territoires littoraux et maritimes. Au-delà de cette dimension patrimoniale, certains milieux marins sensibles, tels que les herbiers de posidonie, revêtent une importance stratégique. Ils jouent un rôle essentiel comme habitats et nourriceries pour de nombreuses espèces d’intérêt halieutique, contribuant ainsi au maintien des ressources de pêche. Ils rendent également des services écosystémiques indispensables, notamment en limitant l’érosion du littoral, en atténuant les effets des tempêtes, en stockant du carbone et en renforçant la résilience des territoires face au changement climatique.
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Les écosystèmes marins vulnérables (EMV) des habitats profonds constituent un enjeu prioritaire de protection et de restauration. Les eaux françaises de l’Atlantique et de la Méditerranée abritent notamment des canyons sous-marins, des récifs de coraux d’eau froide et d’autres habitats profonds qui accueillent une biodiversité particulièrement riche et fragile. Certains de ces secteurs sont déjà reconnus comme des EMV au sens de la réglementation européenne, qui y interdit certains types de pêche de fond. Dans le prolongement de l’engagement pris par la France lors de l’UNOC en faveur d’une meilleure protection des fonds marins, la protection de ces habitats est identifiée comme prioritaire dans le cadre du développement de la protection forte. Elle fait également l’objet d’une attention particulière dans le cadre des analyses de risque pêche (ARP) conduites sur les sites Natura 2000. Si les travaux d’analyse ne sont pas encore entièrement finalisés, ils sont d’ores et déjà engagés et doivent être achevés d’ici à la fin de l’année 2026, avec une mise en œuvre des mesures réglementaires associées au plus tard en 2027.
Le plan national de restauration prend en compte cet enjeu selon une démarche progressive : les connaissances disponibles sont mobilisées dès à présent pour orienter les actions, tandis que les résultats des ARP permettront de compléter et de préciser les mesures de restauration et de protection lors de la prochaine mise à jour du plan. -
L’approche du Règlement Restauration de la Nature requiert de rapporter des surfaces précises d’habitats évaluées en mauvais état, en mobilisant les connaissances actuellement disponibles pour le premier Plan national de restauration concernant les Groupes Types d’Habitats 1 à 6.
Dans cet objectif, les surfaces pour lesquelles il est conclu à un risque fort ou modéré dans le cadre des ARP ont été prises en compte : s’il s’agit ici d’une approche basée sur les pressions (superposition habitat/activité, complétée dans certains cas seulement de données in situ sur l’état réel), leur intégration permet d’être cohérent avec le bilan qui sera fait à la Commission européenne au titre de ces analyses et de valoriser les mesures qui ont pu être prises dans ce cadre.
D’autres éléments ont été pris en compte pour rapporter les surfaces d’habitats évaluées en mauvais état : les surfaces auxquelles est affectée une évaluation surfacique en mauvais état dans le cadre de la Directive Cadre Stratégie Milieux Marins (DCSMM) et de la Directive Habitats Faune Flore (DHFF) sur la base de données « in situ » ; ainsi que les surfaces évaluées comme en mauvais état au titre des descripteurs 5 (eutrophisation), 6 (intégrité des fonds) et 7 (changements hydrographiques) de la DCSMM.
Ce choix de rapportage au titre du 1er plan national de restauration se fait en l’état des meilleures connaissances disponibles et pourra être complété, au fur et à mesure de l’acquisition de connaissance, en vue des plans suivants. -
Les travaux d’artificialisation sont bien pris en compte dans la restauration des écosystèmes, car ils représentent des pertes nettes pour les habitats marins côtiers. En mer, l’encadrement de l’artificialisation est porté par les documents stratégiques de façade (DSF), incluant pour chaque façade des objectifs environnementaux dédiés à la lutte contre l’artificialisation.
Commentaires
Wild Legal œuvre pour la reconnaissance et la mise en pratique des droits de la Nature.
L’association défend que la restauration des milieux ne peut reposer uniquement sur la valorisation des bénéfices de la biodiversité pour la santé humaine, l’économie et la résilience des sociétés. Ces interdépendances doivent être reconnues, mais la considération pour le Vivant ne peut dépendre de sa seule utilité pour les humains. La restauration doit permettre aux milieux d’exister, de se régénérer et d’évoluer, y compris lorsque leurs bénéfices ne sont ni immédiatement perceptibles ni monétarisables.
Restaurer doit ainsi exprimer un engagement de réciprocité, de soin, d’égard et de solidarité écologique envers les communautés vivantes dont nous, humains, faisons partie.
Les objectifs de restauration doivent ainsi avoir pour ambition de garantir les droits de la Nature, notamment :
le droit d’exister et de conserver son intégrité écologique ;
le droit au maintien et au rétablissement de ses cycles et fonctions ;
le droit de se régénérer et d’évoluer selon ses dynamiques naturelles ;
le droit à la restauration des fonctions altérées ;
le droit d’être représentée et de défendre ses intérêts devant les autorités et juridictions compétentes.
Près de 50 territoires en France expérimentent déjà les droits de la Nature localement, par le biais d’actions portées par des habitant-es, associations, élu-es locaux, syndicats de rivières, parcs et réserves naturelles. Quatre textes législatifs visant directement les droits de la Nature ont été déposés en moins d’un an, démontrant un engouement tant local que national pour cette évolution juridique ambitieuse et nécessaire.
Nous demandons donc que le plan national de restauration intègre les principes des droits de la Nature dans ses orientations, organise la représentation écocentrée des intérêts propres des écosystèmes et soutienne des expérimentations préparant la reconnaissance de leurs droits fondamentaux dans le droit français.
Wild Legal propose d’intégrer dans le plan national l’ambition d’une gouvernance associant des collèges de Gardiennes et Gardiens, permettant à la société civile de participer directement aux programmes de restauration et de défendre les besoins et les intérêts propres des écosystèmes. Le lancement de sites pilotes, notamment pour la Garonne et l’estuaire de la Gironde, permettrait d’expérimenter ces nouvelles pratiques depuis des territoires pionniers, d’élaborer des outils réplicables partout en France et de nourrir une future évolution législative.
- Milieux aquatiques intérieurs : Disparition de la biodiversité aquatique (et des oiseaux à cause des insectes) dans pratiquement tous les cours d’eau alors qu’ils sont considérés « en bon état écologique » par nos instances !!! Les autorités administratives locales ou nationales sont parfaitement au courant des problèmes de qualité des eaux ou de leur pollution mais elles préfèrent détourner le regard et repousser les décisions qu’ils devraient prendre. L’eau c’est la vie dit-on et elle devient de plus en plus rare… Les fonctionnaires ont un devoir envers la collectivité qu’ils n’assument pas ! Il faut absolument changer cet état de fait ! Ou changer les fonctionnaires…
- Milieux aquatiques marins : Arrêt impératif des rejets sous marins et des plastiques. Retrait de tous les futs radioactifs déversés au fond des océans par nos gouvernements. Imposer une pêche raisonnée et raisonnable. Mise en place de réserves et autres sanctuaires.
- Biodiversité : Pour la protéger il conviendrait déjà d’arrêter le mitage des habitations où localement tout et n’importe quoi est autorisé par les élus locaux. Il suffit de regarder depuis un avion l’état de nos milieux naturels tirés au cordeau suivant la volonté des agriculteurs et de constater que les trames vertes sont bien mal barrées ! Il faut absolument réparer la fragmentation des milieux naturels. La chasse n’a plus lieu d’être sous sa forme actuelle et doit être abolie puis réorganisée afin qu’il n’y ait plus d’excès et de massacres. Nourrir les sangliers pour les tuer après qu’ils aient fait de gros dégâts dans les cultures et ridicules. Et on laisse faire… Il convient d’autre part de limiter et encadrer le sur tourisme dans les milieux naturels responsable de méfaits et de pollution par déchets. Dans le même ordre d’idée, les coureurs cyclistes du tour de France et de toute autre course, ont la fâcheuse habitude de jeter leurs déchets dans la nature… Scandaleux ! Je sais qu’un député avait tenté de mettre de l’ordre la dedans mais au regard des reportages télévisés on est loin du compte et les images se suffisent à elles même… Les mers et océans n’ont pas encore assez de plastiques ? De réelles et fortes sanctions devraient calmer les coureurs. Nous autres les associations en avons marre de ramasser les déchets des bords de route ou de cours d’eau. La notion d’animaux nuisibles doit être bannie du langage français et européen. L’homme doit apprendre à nouveau à vivre avec les animaux et oublier leur envie d’éradication. L’utilisation des pesticides doit l’être suivant l’avis des scientifiques et pas sur celui d’un élu local à la botte des agriculteurs. Il y aura probablement moins de cancer dans les décennies à venir. Multiplier les parcs nationaux et les réserves naturelles. J’aurai encore de nombreuses propositions à vous soumettre mais je laisse mes collègues se mettre eux aussi au clavier.
À travers ce cahier d’acteur, l’Association Pour une Hydrologie Régénérative souhaite contribuer à la réflexion engagée dans le cadre de la concertation « Agir pour restaurer la nature ».
Nos propositions visent à faire de la régénération des cycles de l’eau une dimension transversale de la restauration des écosystèmes et de la résilience des territoires. Elles s’inscrivent dans les orientations du Dossier de maîtrise d’ouvrage et proposent de renforcer les liens entre restauration des sols, des zones humides et des cours d’eau, renaturation, pratiques agricoles et forestières et adaptation au changement climatique.
L’hydrologie régénérative constitue ainsi une proposition de cadre de pensée et d’action, fondé sur le fonctionnement des écosystèmes et sur des actions territoriales permettant de ralentir, infiltrer, stocker et partager l’eau au sein de paysages vivants.
- d’inciter à agir,
- de développer la recherche et inciter à l’innovation,
- une cohérence des politiques publiques,
- des financements publics et/ou privés dédiés.
Je demande la suppression du classement ESOD, afin de mettre fin aux destructions facilitées de certaines espèces sauvages.
Je souhaite aussi davantage de zones sans chasse, avec des zones tampons autour des espaces protégés, et l’interdiction d’attirer les animaux hors de ces refuges pour les chasser.
La chasse devrait être interdite pendant les périodes de reproduction, le déterrage supprimé, et davantage de jours sans chasse instaurés.
La restauration de la nature doit garantir de véritables espaces de refuge, de reproduction et de tranquillité pour la faune sauvage.
1- J’espère que contrairement à beaucoup d’autres "sondages" de ce type, un retour, voire un bilan ou, mieux, les idées retenues à l’issue de cette nouvelle démarche sera/seront publié.e.s….
2- « … restaurer la Nature » est une thématique tellement consensuelle et ancienne, qu’on est en droit d’attendre de la part des pouvoirs publics autre chose qu’un rappel (en 150 pages !) de l’état des lieux et un "recueil de propositions" !!
3- Cet épais dossier, bien ficelé il est vrai (à part plusieurs coquilles - comme la légende de l’illustration de la p. 107…), s’intitule paradoxalement « agir pour… » ! Or, après 2 années complètes de mise en œuvre (cf fig. 68), on pourrait s’attendre, pour le moins, à l’énoncé d’une liste d’objectifs précis, et à un état d’avancement pour chacun d’entre-eux, voire à découvrir les premiers résultats ! D’autant que les propos liminaires « …recueillir vos commentaires, propositions et questions sur les travaux en cours… » font allusion à des travaux en cours.
3- Je suis aussi allé voir le contenu d’un des nombreux documents associés, celui intitulé « synthèse atelier citoyen forêt, milieux agricoles « … pour découvrir d’affligeantes banalités assorties encore une fois de vœux pieux…
4- Je suis offusqué de voir aussi que les territoires ultra-marins ne servent qu’à glorifier l’extraordinaire richesse de la biodiversité nationale… et disparaissent ensuite du propos et des cartes, lorsqu’il s’agit de montrer les actions entreprises pour conserver ou restaurer cette biodiversité…
Alors, comment comprendre de telles tergiversations, consultations, re-confirmations … si ce n’est en convenant que ce rideau de fumée traduit l’échec d’une politique basée sur des paroles… qui n’ont pas été suivies de mise en actions ! Où sont les fameux « travaux en cours » ??
A l’époque où des moyens concrets pouvaient (auraient dû) être dédiés à la « restauration » de la « nature », puis être mis en œuvre, « on » s’est laissé griser par les quelques investissement réalisés dans le cadre du « Plan National de Relance et de Résilience " post-COVID, et par des effets d’annonce du style « nous allons planter 3 milliards d’arbres »… !
La première menace pour la nature étant l’agriculture il faut limiter l’empreinte de celle ci !
Pour cela , toutes choses égales par ailleurs , c’est à dire tout en continuant à produire autant, il faut mathématiquement augmenter les rendements.
Plus les rendements seront imortant moins on aura besoin de surface à cultiver et qui dit moins de surface à cultiver dit plus de surface rendue à la nature.
Pour augmenter les rendements il faut donc :
- augmenter l’irrigation (20% des surfaces mondiales irriguées produisent 40% de la nourriture) et pas faire le contraire ! Arreter l’irrigation engendrera un quasi doublement des surfaces agricoles au dépend de la nature (si c’était possible, mais il n’y a pas autant d’espaces naturels à détruire sur terre)
- pour augmenter l’irrigation sans impacter la nuture il faut donc plus de réserves (bassines) qui permettent d’atténuer les inondations l’hiver (le GIEC prévoit pour la France plus de précipitations l’hivers) et d’avoir de l’eau l’été (le GIEC encore lui prévoit moins de précipitations l’été). Bref, faire des réserves d’eaux est indispensable à l’agriculture mais aussi à la biodiversité qui en bénéficie : le rapport du BRGM dit bien que l’eau d’irrigation des cultures fini dans les rivière ce qui leur évite d’être à sec et donc protège la biodiversité.
Rapel aussi, avec le réchauffement climatique , les neiges sur les montagnes qui servent de stockage d’eau pour l’été, vu qu’il n’y aura plus de neige ni de glacier, ne pourront plus servir de stockage naturel d’eau. Les Suisses et les Allemand l’ont bien compris en multipliant la construction de réservoirs d’eau mais en France on se croit encore intouchable face au réchauffement climatique malgré l’été qu’on vient de connaitre…
- autoriser les OGM résistants aux sécheresses qui existent déjà en amérique du sud et qui permettent d’utiliser 20% d’eau en moins.
Pour les pesticides, il faut aussi autoriser les OGM résistants aux maladies/insectes/chamigons comme ça on n’est pas obliger de lutter contre les ravageurs en utilisant des pesticides.
Pour les commentaires précédents : le bio utilise aussi des pesticides CMR et éternels comme le cuivre et ses dérivés (éternel et reprotoxique, vu qu’on s’en sert comme moyen de contraception et éternel comme tout atome non radioactif).
Le bio aussi, au vu de ses rendements 30% à 50% moindre, nécessite plus de surface au dépend de la nature pour produire autant de nourriture (toutes choses égales par ailleurs). Le bio engendre donc de la déforestation à l’étranger !
Et non, produire moins en France ne fera qu’exporter la déforestation à l’étranger qui se verra obligé d’augmenter leurs surfaces agricoles pour nourrir les Français. Surfaces à déforester à l’étranger qui ne sont pas moins riches en biodiversité que la France (cf amazonie).
Idem pour le refus de l’irrigation, si on refuse d’irriguer en France, on produira moins de nourriture en France et donc les pays qui devront nous nourrir devront utiliser plus d’eau. C’est de l’exportation de consommation d’eau dans des pays qui n’en ont pas forcément plus qu’en France (cf Espagne).
Etre parfais en France n’a aucun intérêt si ça oblige les autres pays à faire pire pour nous nourrir ensuite !
Pour le commentaire qui parlait de supprimer le labour , à savoir qu’on ne peut le faire qu’avec des herbicides. Bref c’est soit labour (destruction des sols et émissin sde gaz à effets de serre) soit herbicides.
Avant de restaurer, il faudrait arrêter de détruire, c’est-à-dire :
* limiter drastiquement l’habitat dispersé et donc le réseau routier responsable de la disparition de mammifères (hérisson….), reptiles, insectes…oiseaux nocturnes…
*limiter les activités agricoles nocives à l’environnement (pesticide, bassine, labour profond, arrachage de haie…)
*limiter drastiquement la fragmentation des milieux naturels
*lutter réellement contre les causes du changement climatique
*limiter les activités touristiques et "ludiques" d’un autre temps (ski de piste, trail en milieu naturel remarquable, jet-ski, motocross, course automobile….), surtourisme en général
*limiter les activités industrielles les plus polluantes (PFAS….)
*abolir la chasse de loisir
*interdire toute retenue d’eau dans les têtes de bassin
Pour cela,
*accélérer la politique du Zéro Artificialisation Nette,
*engager une politique de désartificialisation massive des zones de montagne, des zones côtières, des lits majeurs des fleuves et rivières afin de recréer des continuités écologiques.
*désinvestir dans les réseaux routiers, pour investir dans les passages pour la faune et la migration de la flore et ceci de façon massive, y compris en plaine, faire sauter les obstacles à la continuité des plaines alluviales, des massifs montagneux par une politique de tunnels routiers, moins nombreux que les ponts actuels .
* créer de nouveaux parcs nationaux dignes de ce nom, c’est-à-dire en libre évolution totale et sans aucun acte de chasse ou de régulation de la faune et de la flore, sans surtourisme.
a) Parc National continu de l’autoroute A8 au nord de Nice jusqu’au nord du Massif du Mont-Blanc, le long de l’ensemble l’arc alpin le long des frontières italiennes et suisses
b) Parc National des Volcans et plateaux basaltiques du Massif Central depuis l’Aubrac jusqu’au nord de la chaine des Puys (incluant massif du Cantal, Artense, Cézallier et Sancy).
c) Parc National de la Rivière Allier, une des rares rivière en France encore en partie sauvage, et ceci de sa source à la confluence avec la Loire
d) Parc National Cotier Français occupant de façon quasi continu, à l’exception des grands ports et agglomérations (>20000 habitants), le trait de côte sur une profondeur de 1 km.
Localement, effectuer des opérations systématiques de « désenrochement » des grands fleuves et rivières, supprimer toutes formes de drains et de digues dans les zones de tourbières et les têtes de bassin, « désaménager » la montagne (suppression de remontées mécaniques, effacement des pistes…fermeture des cols ouverts que l’été (Izoard, Galibier…La Bonnette…).
Globalement, favoriser sur l’ensemble du territoire continental, corse, et ultramarin, la libre évolution intégrale c’est-à-dire en particulier sans cueillettes, exploitation forestière et chasse de loisir, sur 20% du territoire, c’est-à-dire mettre en place une véritable politique de protection forte (pas un ersatz…).
Restaurer oui, mais pas sans s’attaquer d’abord et en priorité aux causes de la dégradation des milieux naturels et de la biodiversité… arrêter de saccager avant de restaurer… sinon c’est du fric foutu en l’air et un affichage de plus pour retarder encore les bonnes décisions.
- Nos glaciers fondent, on n’a quasiment plus de neige naturelle en montagne en hiver. Je pense qu’il faudrait peindre ou mettre un revêtement sur, je ne sais pas trop, tous les toits des maisons / usines / granges en blanc, pour réfléchir les rayons du soleil, ce que faisait autrefois la neige, et que plus rien ne fait maintenant. Cela aiderait à diminuer la température au sol.
- Arrêter tous les projets d’élevage intensif, et interdire les exploitations où les animaux sont entassés à l’intérieur, sans jamais voir le jour : non seulement ces exploitations sont très polluantes, produisent de la viande de très mauvaise qualité, mais en plus les animaux y subissent un véritable calvaire. A la place, plus aider financièrement les exploitations bios, et ceux qui veulent passer au bio. Interdire bien évidemment le glyphosate et tous les produits connus depuis des décennies pour tuer les agriculteurs et les consommateurs, ainsi que la nature environnante, à petit feu. Promouvoir l’agro-écologie.
" La restauration écologique, ce n’est donc pas revenir à un état de nature antérieur mais à un état de référence qui permet le bon fonctionnement de l’écosystème, et son maintien sur le long terme."
Le terme "restaurer" n’est pas le bon puisque vous écrivez vous même "n’est donc pas revenir à un état de nature antérieur"
rappel : "Le verbe restaurer signifie remettre en bon état, réparer ou rétablir un élément dans son état initial ou antérieur"
Quand le titre n’est pas bon, comment juger de la suite?
Je rajoute : vous pouvez difficilement avoir "en même temps" : un "bon fonctionnement de l’écosystème" aujourd’hui ET "son maintien sur le long terme." sauf si vous ne considérez pas le réchauffement climatique futur.
Bref : Cf la célèbre citation d’Albert Camus : « Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde » (souvent reformulée en « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde »)
autrement dit : comment voulez vous avoir des réponses pertinentes avec une question qui ne veut rien dire?
La réussite du Plan national de restauration de la nature nécessitera avant tout une plus grande cohérence entre les différentes politiques publiques menées en France.
Il apparaît en effet difficile de fixer des objectifs ambitieux de restauration des écosystèmes, d’inversion du déclin des pollinisateurs ou de renforcement de la nature en ville tout en poursuivant, dans le même temps, des politiques qui peuvent contribuer à l’artificialisation des sols, à la dégradation des milieux naturels ou au maintien de fortes pressions sur la biodiversité.
Comment peut-on sérieusement réaliser un plan de restauration de la nature pendant qu’en même temps nos députés Macroniste, de droites et d’extrême droite réinstaurent des pesticides dangereux pour la santé des Français et donc pour la biodiversité, tente de supprimer le Zéro artificialisation nette et font du recul des normes environnementales un sport national. à qui sera le plus climatosceptique ?
Toute ça il ne faut pas l’oublier dans un contexte de dérèglement climatique, les vagues de chaleurs et les incendies de cet été sont là pour nous montrer les premiers signes d’effondrement pendant que nos irresponsables politiques semblent avoir déjà oublié ces catastrophes.
Il me semble que les politiques agricoles, d’aménagement du territoire, d’urbanisme, de gestion de l’eau, de développement économique ou encore d’infrastructures doivent ainsi être pleinement cohérentes avec les objectifs de restauration de la nature. Il ne faudrait pas que les efforts engagés pour restaurer certains milieux soient annulés par des décisions prises parallèlement dans d’autres politiques publiques.
Le Plan national de restauration de la nature doit donc être l’occasion de mettre en place une véritable planification écologique nationale, permettant de fixer un cap commun et d’assurer la cohérence des différentes politiques sectorielles avec les objectifs européens de restauration de la nature.
Cette planification doit également s’inscrire dans la durée. Les objectifs fixés à l’horizon 2030, 2040 et 2050 nécessitent une stabilité des politiques publiques, des moyens financiers adaptés et une déclinaison cohérente à toutes les échelles territoriales. La restauration de la biodiversité ne pourra pas reposer uniquement sur des actions ponctuelles de renaturation : elle suppose également de réduire durablement les pressions qui sont à l’origine de son déclin.
Évidement je partage cette publication dans le cadre de la concertation tout en sachant que ce gouvernement n’en a rien à faire des sujets environnementaux et que ce plan sera détricoté dès que possible. Il y a quand même en ce moment une légère préférence pour travailler avec l’extrême droite sur des sujets qui amène la France doit dans le mur plutôt que travailler pour la sécurité des Français qui est avant tout de nous protéger de la crise climatique