Concertation continue "Agir pour restaurer la nature"

L’espace de la concertation continue sur le plan national "agir pour restaurer la nature" est ouvert pour recueillir vos commentaires, propositions et questions sur les travaux en cours. Cette concertation continue prend la suite de la concertation préalable réalisée entre le 23 mai et le 23 août 2025.

Consultation du 02/03/2026 au 30/09/2026 - 58 contributions

Vous pouvez contribuer :

  • sous forme de réaction aux propositions du gouvernement mentionnées dans le « dossier de maîtrise d’ouvrage » que vous pouvez télécharger au bas de cette page, ainsi que d’avis et de propositions que vous souhaiteriez soumettre (bouton "Déposer votre commentaire" plus bas sur cette page) ;
  • sous forme de questions, qui seront reprises dans la foire aux questions :
    • Pour poser des questions, vous pouvez soit les mettre dans le dépôt de commentaires ci-dessous, soit les adresser à (concertation.agir-pour-restaurer-la-nature@developpement-durable.gouv.fr) ;
    • Les réponses seront postées directement dans la partie "FAQ" de cette page, dans les meilleurs délais possibles ;
    • Les réponses ne pouvant être personnalisées, merci de consulter la FAQ en préalable de tout dépôt de question pour voir si la réponse ne s’y trouve pas déjà.
  • Un atelier dédié aux citoyens est organisé le 7 juillet 2026 à l’Arche de la Défense. Inscrivez-vous !
  • pour les personnes morales (collectivités locales, associations, chambres consulaires, syndicats professionnels, organismes publics, para-publics ou privés), le dépôt de cahiers d’acteurs est désormais possible sur la plateforme (en ajoutant un document directement via le commentaire).
    Le cahier d’acteur est une contribution libre et volontaire qui permet à toute personne morale d’exprimer son positionnement argumenté sur un sujet de la concertation. C’est une opportunité pour exprimer une position, sous la forme d’une argumentation développée enrichissant le débat public.
  • Les cahiers d’acteurs de la précédente concertation préalable et ceux de la concertation continue sont accessibles dans les documents en bas de page.

Règles de fonctionnement

Afin de pouvoir en utiliser au mieux le propos, il est nécessaire que vos contributions ne recèlent pas des opinions (oui/non ; pour/contre), mais des positionnements argumentés (quel est votre avis et pourquoi).

Dans le cadre de cette concertation, il est rappelé que toute contribution contenant des propos à caractère illégal (insultes, diffamation notamment) sera dépubliée dans son intégralité. Il en sera de même pour les propos sans rapport direct avec l’objet de la concertation, à savoir le plan de restauration de la nature.

Les éléments recueillis permettront de nourrir la rédaction du plan, qui doit respecter le format défini dans le Règlement européen pour la restauration de la nature.

Foire aux questions

  • Non, la Commission nationale du débat public (CNDP) est une autorité administrative indépendante qui garantit le droit du public à l’information et à la participation sur les projets à impacts environnementaux. Elle ne se prononce pas sur l’opportunité du plan mais veille à la sincérité du débat de manière neutre et impartiale. Pour la restauration de la nature, deux garantes de la CNDP encadrent la concertation pilotée par le ministère. Leur mission est d’assurer la clarté des informations, de définir les modalités de participation et de restituer fidèlement la parole citoyenne. À l’issue de la démarche, ils publieront un bilan public détaillant l’ensemble des arguments et propositions exprimés par les participants.

  • La restauration de la nature dynamise l’économie locale. Elle génère des emplois non délocalisables dans la gestion des zones humides, la plantation de haies et l’entretien des cours d’eau par exemple, et en protégeant les services écosystémiques comme la pollinisation, les solutions de restauration de la nature sécurisent les métiers qui dépendent de la santé du vivant.

  • Le coût de l’inaction face aux inondations ou à l’épuisement des sols est plus lourd pour les finances publiques que les actions de prévention. Par ailleurs, le recours à des solutions naturelles sous la forme de la restauration des écosystèmes se révèle moins onéreux, lorsque cela est possible, que les solutions grises (par exemple, la restauration de zones humides présente de multiples bénéfices à moindre coût au regard du recours à des infrastructures lourdes). À l’échelle européenne, la dégradation des sols coûte déjà 50 milliards d’euros par an. Les bénéfices de la restauration sont estimés à 1 860 milliards d’euros, pour un coût d’investissement de seulement 154 milliards. Chaque euro investi rapporte ainsi en moyenne 12 euros !

  • La restauration écologique, ou restauration des écosystèmes, consiste à remettre en bon état de fonctionnement des milieux naturels qui ont été dégradés, endommagés ou détruits. Il s’agit d’une démarche volontaire visant à rétablir les fonctions écologiques essentielles d’un milieu — circulation de l’eau, fertilité des sols, accueil de la biodiversité, stockage du carbone — afin qu’il retrouve sa capacité à fonctionner durablement et à s’adapter aux changements futurs. La restauration écologique, ce n’est donc pas revenir à un état de nature antérieur mais à un état de référence qui permet le bon fonctionnement de l’écosystème, et son maintien sur le long terme.

  • Les haies ne font pas l’objet d’un régime de protection propre, mais elles bénéficient d’une protection en application de plusieurs réglementations complémentaires limitant les opérations de destruction. Selon les situations, ces opérations peuvent être encadrées ou interdites au titre de la politique agricole commune, de la réglementation environnementale (protection des espèces ou des points de captage d’eau potable par exemple), des documents d’urbanisme ou encore de dispositifs locaux de protection du paysage. Afin de mieux articuler l’ensemble de ces procédures, la loi n° 2025-268 du 24 mars 2025 d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture a institué un nouveau régime unique de la haie, prévoyant notamment une obligation de déclaration des destructions des haies (au sens de la loi), ainsi qu’une obligation minimale de compensation de ces destructions par replantation d’un linéaire au moins égal à celui détruit. Un décret d’application précisant les modalités de mise en œuvre de ce nouveau régime juridique est en cours de finalisation.
    L’intérêt des haies pour l’environnement est bien étayé, du point de vue de la biodiversité (habitat de nombreuses espèces), de la qualité de l’eau et des sols et de la résilience face au changement climatique (atténuation des inondations pendant les épisodes pluvieux violents par exemple). C’est pourquoi, à ces dispositifs de protection s’ajoutent des mesures incitatives, notamment via le Pacte en faveur de la haie. Il a été élaboré conjointement par le ministère chargé de l’agriculture et le ministère chargé de la transition écologique, et vise à encourager la plantation de haie et à améliorer les pratiques d’entretien et la valorisation des haies, pour inverser la tendance actuelle de diminution des kilomètres de haies.

  • Investir dans la restauration de la nature, c’est investir dans notre économie, notre santé et notre qualité de vie. Les écosystèmes en bon état fournissent de nombreux services indispensables : production alimentaire, qualité de l’eau, fertilité des sols, stockage du carbone, protection contre certaines catastrophes naturelles ou encore activités économiques liées à la biodiversité. Aujourd’hui on estime que 50% du PIB mondial repose sur la biodiversité, et qu’au moins 50000 emplois en France reposent sur son bon état. Un euro investi dans la préservation d’un écosystème en bonne santé ou la restauration d’un écosystème dégradé, rapporte plus de 7 euros de bénéfices annuels, à travers des retombées directes ou indirectes, à moyen ou long terme pour la société.
    Pourtant la biodiversité continue de se dégrader en France, comme dans le reste de l’Europe. Le plan national pour la restauration de la nature répond aux enjeux d’effondrement de la biodiversité auquel la France, comme tous les Etats de l’Union européenne, fait face.
    Ses actions ont vocation à stabiliser, puis inverser cette trajectoire. Pour cela, il s’appuie sur des politiques publiques déjà engagées, en particulier la Stratégie Nationale Biodiversité, qu’il complète et renforce de manière ciblée afin d’atteindre les objectifs fixés au niveau européen.

  • La protection forte constitue le niveau de protection le plus élevé des espaces naturels. Elle vise à préserver durablement les secteurs les plus remarquables pour la biodiversité en limitant fortement les activités susceptibles de les dégrader.
    La France s’est dotée d’une Stratégie nationale des Aires Protégées en 2021. Son bilan à mi-parcours, réalisé en 2025, a mis en évidence des disparités entre territoires, notamment entre les outre-mer et l’hexagone, ainsi qu’entre les espaces terrestres et maritimes. Afin de mieux répartir l’effort de protection, de nouvelles cibles ont été fixées pour 2030. D’ici 2030 la France vise à :
    • au moins 10% des espaces terrestres sous protection forte
    • dont au moins 3% des espaces terrestres hexagonaux
    • au moins 5% du territoire maritime hexagonal sous protection forte.
    En France hexagonale près de 2% du territoire terrestre bénéficie aujourd’hui d’une protection forte. L’objectif est donc d’étendre ce réseau d’environ 800 000 hectares supplémentaires d’ici 2030, en ciblant les espaces présentant les enjeux écologiques les plus importants.

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Commentaires

  •  PACTE RÉNAÎTRE : relier réduction des pressions, restauration fonctionnelle, médiation et évaluation territoriale, le 9 août 2026 à 12h18
    Je soumets PACTE RÉNAÎTRE, une mesure transversale destinée à faire passer le Plan national de restauration de la nature du projet à la preuve. Je propose que toute opération structurante financée ou autorisée par la puissance publique relie obligatoirement : réduction vérifiable des pressions à la source ; contrat territorial de responsabilités ; passeport public par site ; suivi séparé des réalisations et des résultats écologiques, sociaux et de durabilité ; médiation des conflits ; parcours d’écologie pratique accessible à tous les résidents ; financement par étapes ; règles de correction ou d’arrêt. Le cadre s’insère dans les COP régionales, CRTE, SAGE/SDAGE et outils Natura 2000, sans créer une agence parallèle. Je demande six démonstrateurs dès 2027, dont un en outre-mer et un sur l’axe Seine aval–estuaire, puis une évaluation indépendante en 2030. Cette contribution complète, sans la répéter, ma proposition EBWL du 8 août 2026 sur les hydroréfuges. Le PDF joint expose le dispositif, son fondement juridique, son financement, ses indicateurs et ses garde-fous.
  •  Réserve d’eau de survie pour la biodiversité et réseau dynamique d’hydroréfuges , le 8 août 2026 à 23h11
    Je soumets cette contribution en qualité de chercheur indépendant en environnement résidant en France et d’ancien responsable du Parc national de Kavir. Je propose que le Plan national de restauration de la nature intègre une couche opérationnelle consacrée aux situations où les derniers refuges aquatiques indispensables aux espèces menacées approchent d’un seuil biologique critique. Le dispositif, intitulé European Biodiversity Water Lifeline (EBWL), associerait cinq fonctions préparées avant la sécheresse : une petite réserve d’eau de survie pour la biodiversité juridiquement identifiée ; une cartographie dynamique des sources, mares, têtes de bassin, fosses profondes et zones humides jouant un rôle de refuge ; des seuils d’activation combinant hydrologie, température, oxygène et indicateurs biologiques ; l’intervention la moins intrusive vers les nœuds écologiques les plus urgents ; enfin, une évaluation publique assortie de règles obligatoires d’arrêt et de retrait. Cette proposition ne vise ni la création systématique de nouveaux ouvrages ni le maintien artificiel permanent des mares. Elle donne la priorité à la protection des sources, aux débits écologiques, à la rétention naturelle, à la reconnexion et à la restauration. Une alimentation temporaire ne serait autorisée qu’en dernier recours, après vérification de la compatibilité de l’eau, du risque sanitaire, de l’absence d’effet inacceptable sur le milieu donneur et de la nécessité biologique réelle. Je recommande : 1) d’identifier les hydroréfuges naturels et restaurables dans chaque bassin pilote ; 2) d’ajouter une annexe biodiversité aux plans de sécheresse ; 3) de définir des seuils couplés hydrologiques et biologiques avec l’OFB, les agences de l’eau, les gestionnaires et des experts indépendants ; 4) de publier un registre des activations, volumes, résultats et incidents ; 5) d’étudier un pilote transfrontalier de trois ans dans le domaine Rhin-Meuse-Escaut avec l’Allemagne, la Suisse, la Belgique et les Pays-Bas. Le document PDF joint développe le mécanisme, ses garanties écologiques et les indicateurs d’évaluation. Je sollicite son examen technique et sa transmission aux équipes responsables de la restauration de la nature, des milieux aquatiques, de la sécheresse et de la coopération transfrontalière. Il ne s’agit pas d’une demande d’approbation institutionnelle d’un manuscrit. Parviz Nabili, PhD - Ancien responsable du Parc national de Kavir ; chercheur indépendant en environnement, Rouen, France. ORCID : 0009-0002-9036-5240. Courriel : Parviz.nabili1357@yahoo.com
  •  Pour la restauration de la nature, avec un financement juste, le 6 août 2026 à 21h21

    J’émets un avis favorable à ce plan, à condition qu’il ne soit pas financé par une augmentation de la dépense publique.

    La restauration de la nature est nécessaire, mais son financement devrait reposer en priorité sur les acteurs ayant le plus fort impact environnemental. Une contribution spécifique des ménages les plus aisés, qui ont en moyenne une empreinte carbone plus élevée, me semblerait plus juste qu’un financement supporté par l’ensemble des contribuables.

    Dans ces conditions, je soutiens ce projet.

  •  Un appel à la diminution urgente des pressions pesant sur les écosystèmes marins et côtiers, le 4 août 2026 à 16h12
    Dans le cadre de cette consultation, Surfrider concentre dans le document joint ces recommandations sur cinq aspects : 1. La diminution urgente des pressions pesant sur les écosystèmes (artificialisation, pollution chimiques et plastiques etc) 2. La reconnaissance du rôle clé des écosystèmes marins et côtiers à affiner 3. Une gouvernance et un suivi à clarifier 4. Une articulation avec les cadres règlementaires existants à approfondir (PNACC, SNBC, SNML, SNGITC, mais aussi conservation du ZAN et de la loi littoral) 5. Une absence d’estimations financières qui met en péril la mise en oeuvre du plan. Sans modification sur ces volets, l’atteinte des objectifs du plan serait compromise.
  •  Cahier d’acteur de la Chambre d’agriculture de région Normandie, le 31 juillet 2026 à 13h49
    La restauration écologique constitue un enjeu majeur de politique publique, dont la mise en œuvre doit s’inscrire dans une approche équilibrée conciliant les objectifs de préservation et de restauration des écosystèmes avec les impératifs liés à l’activité agricole. Pour la Chambre d’agriculture de région Normandie le Plan national de restauration de la nature doit faire l’objet d’une information claire et accessible afin d’être compris et accepté et être compatible avec les réalités des exploitations agricoles du territoire. Le cahier d’acteur ci-joint présente, d’une part, des observations et propositions visant à contribuer à la réussite du plan et, d’autre part, les principaux enjeux par type de milieu.
  •  Cahier d’acteur des Chambres d’agriculture, le 31 juillet 2026 à 09h28
    Pour les Chambres d’agriculture, la réussite du Plan national de restauration de la nature (PNRN) dépendra de sa capacité à s’inscrire dans une approche opérationnelle, concertée, pédagogique et compatible avec les réalités des exploitations agricoles. Le cahier d’acteur ci-joint présente quelques conditions préalables importantes pour la réussite du plan, puis détaille divers enjeux par écosystème.
  •  Restauration de cours d’eau peu navigués par suppression des ouvrages de navigation, le 17 juillet 2026 à 00h04
    Bonjour, je souhaiterai aborder la question du maintien des ouvrages de navigation des cours d’eau peu navigués, tels que la Sarthe, qui ne connaît aujourd’hui plus qu’une maigre navigation de plaisance et une activité commerciale réduite (un seul navire de croisière basé à Sablé sur Sarthe, à ma connaissance), nécessitant le maintien en fonction de 16 écluses et barrages sur 90km de cours d’eau navigable. En effet, nous connaissons aujourd’hui les bienfaits environnementaux associés à l’effacement des barrages, qui plus est dans un contexte de recolonisation des habitats par des espèces protégées telles que le castor ou la loutre, qui seraient amenées à bénéficier de ces suppressions. De plus, ces ouvrages représentent un coût d’entretien important alors même que la navigation sur ces cours d’eau ne représente plus une activité économique significative, leur rôle de transport ayant été supplanté depuis longtemps par le rail, ainsi que la route. Par ailleurs, une telle initiative viendrai avantageusement compléter les programmes déjà en cours d’arasement des seuils et autres obstacle à la restauration de nos cours d’eau et zones humides. Enfin, la destruction des ouvrages de navigation toucherai des cours d’eau relativement importants, favorisant la continuité écologique entre bassins adjacents, par exemple entre le bassin de la Loire et les bassins normands dans le cas de la Sarthe.
  •  Restaurer la nature en laissant mourir les CAUE ?, le 15 juillet 2026 à 16h47

    .
    Le Gouvernement prépare un plan pour « restaurer la nature ». Très bien.

    Restaurer la « nature » ne se fait ni par communiqué ni à coups d’objectifs nationaux. Cela exige une ingénierie locale, accessible et pluridisciplinaire, capable d’accompagner concrètement les collectivités.

    C’est précisément le rôle des CAUE (Conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement). Leur force réside notamment dans leur capacité à produire un conseil gratuit, neutre et indépendant. Autrement dit, à rappeler qu’un mauvais projet reste un mauvais projet, même lorsqu’il est politiquement commode.

    Mais pour combien de temps cette indépendance pourra-t-elle résister à l’asphyxie financière, aux arbitrages politiques permanents de l’État et aux pressions politiques locales ? Une structure dépendante pour sa survie peut-elle durablement conserver sa liberté de parole ? Qui peut se satisfaire des tentatives de détournement de la taxe d’aménagement par certains départements, alors même que cette taxe est légalement fléchée vers ces structures ? Qui peut se satisfaire de voir ces organismes contraints de s’endetter auprès d’acteurs politiques ou d’entreprises ?

    Le signal d’alarme a déjà été dépassé : le CAUE de la Manche a été liquidé. Celui de l’Orne est menacé de dissolution, tandis que d’autres licencient, réduisent leurs missions ou s’approchent de la cessation d’activité.

    Pendant que l’État promet de restaurer la nature, il laisse donc dépérir l’une des rares ingénieries de terrain capables de rendre cette promesse concrète.

    À ce rythme, le futur plan aura bientôt ses objectifs, ses indicateurs et ses tableaux Excel. Il lui manquera simplement les professionnels capables de faire le travail.

  •  Restaurer la nature , le 13 juillet 2026 à 21h18

    Bonjour,

    Restaurer la nature est indispensable pour l’être humain. Les êtres humains ont besoin de la nature pour vivre. Cependant, la nature est en mauvais état de conservation : incendies dans les forêts, disparition des zones humides, épandage de pesticides dans les champs, disparition des chiroptères et des oiseaux des champs….
    Restaurer la nature est une urgence : avec le réchauffement climatique, la nature disparaît : où vivent les lagopèdes alpins ? En haute montagne, ils ont besoin de froid et de neige pour vivre. Si leur habitat disparaît, les lagopèdes alpins disparaîtront aussi.
    Femmes et hommes politiques, réfléchissez bien avant de prendre des décisions : il y a urgence pour replanter des haies avec toutes les strates de la végétation pour permettre à tous les animaux de manger.
    Restaurer les zones humides est essentiel : des spheignes poussent dans les tourbières. De la tourbe se forme dans les milieux humides : c’est un processus lent. Il faut le protéger.
    D’autre part, créer un impôt pour protéger les milieux humides est une idée. Les grandes entreprises polluantes comme Total, par exemple, doivent payer des impôts pour permettre à la nature d’être restaurée. En France, nous manquons de moyens : le gouvernement préfère subventionner la guerre plutôt que de protéger la nature efficacement : le livret A permet au gouvernement d’utiliser les intérêts pour faire la guerre contre la Russie plutôt que de protéger l’environnement. L’environnement n’est pas une variable d’ajustement. Le jour où il n’y aura plus d’arbres et de végétaux, que mangeront les hommes ?

  •  Ne pas faire n’importe quoi, et se fixer des règles !, le 13 juillet 2026 à 17h03
    En préambule, ce débat ne doit avoir ni couleur politique ou partisane. La nature appartient à tous et il revient à tous de la défendre. Dans le titre "Agir pour restaurer la nature" il faut distinguer deux facettes. D’abord, avant d’espérer la restaurer, mieux est de ne pas la dégrader. Nombre de projets, d’autorisation sont délivrés sans véritable étude de leur impact sur l’environnement et la bio diversité. J’ajouterai que si erreur a été commise, elle doit profiter à la nature. Si on découvre à postériori un élément qui mettent en jeu sa pérennité., dès lors , ce n’est même pas le principe de précaution, c’est l’arrêt immédiat jusqu’à réparation. Il faudra remonter jusqu’à l’erreur ou a l’imprécision responsable du tort, et non tergiverser des siécles tout en continuant à malfaire. Ce n’est pas à la nature de prouver qu’on lui fait du mal, c’est à l’homme de prouver qu’il ne lui fait pas de mal. Le deuxième aspect apparait quand le malheur à déjà été commis, et à ce titre il faut rétablir l’état originel. Quoiqu’il en coute ! mais surtout supporté par ceux qui ont commis "le crime". La plupart du temps l’erreur a profité à certains en générant de juteux bénéfices. Eh bien il faut savoir renvoyer l’ascenseur et si j’ose dire crument "passer à la caisse". En dehors de ces deux principes là, la "restauration de la nature" restera un vœux pieux , tout juste bon à alimenter les chansons du troubadour.
  •  ----Reconnaître celles et ceux qui conçoivent avec la nature ----, le 9 juillet 2026 à 22h53

    La France prépare aujourd’hui son plan national « Agir pour restaurer la nature ». L’ambition est nécessaire : restaurer des écosystèmes fonctionnels, réparer des milieux dégradés, adapter les territoires au changement climatique et redonner une place réelle au vivant. Mais une question demeure : avec qui entend-on réellement conduire cette restauration ?

    Le métier de Paysagiste Concepteur Diplômé d’État (D.E.) reste encore trop mal compris. Il ne s’agit pas de prétendre être expert en tout : hydrologie, écologie, botanique, urbanisme, architecture, sols, usages sociaux. Il s’agit plutôt de savoir articuler ces connaissances, de les mettre en dialogue, de comprendre leurs conflits, leurs temporalités et leurs effets dans l’espace. Le paysagiste concepteur D.E est à la fois un chef d’orchestre et un généraliste du projet territorial : il rend possible une vision d’ensemble là où les politiques publiques fonctionnent trop souvent par silos.

    C’est précisément pour cela que ce métier devrait être pleinement mobilisé dans les politiques de restauration de la nature. Le titre de paysagiste concepteur D.E est reconnu par l’État depuis la loi de 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. Le diplôme d’État de paysagiste forme des professionnels capables de penser les paysages urbains, ruraux et naturels dans leur complexité. Et ceci de manière multi-échelle, du simple pavé jusqu’au fleuve. Pourtant, sur le terrain, le décalage est brutal.

    Je ne parle pas seulement d’un cas personnel. Dans ma promotion d’une cinquantaine d’étudiants, une dizaine est aujourd’hui sans emploi après deux ans, soit environ 20 %. Au moins 10 % ont déjà quitté le domaine du paysage ou s’apprêtent à le faire. Ce ne sont pas des chiffres nationaux, mais c’est un signal. Et ce signal interroge. Comment peut-on présenter ces métiers comme essentiels à la transition écologique, tout en laissant de jeunes diplômés formés à ces enjeux dans une telle instabilité économique ?

    La restauration de la nature ne peut pas dépendre uniquement des cycles électoraux, des arbitrages budgétaires de court terme ou des à-coups de la commande publique. On ne restaure pas un sol, une continuité écologique, une trame humide ou un paysage vivant au rythme d’un mandat municipal. Même lorsque l’on parle de projets à 50 ou 100 ans, on reste encore dans une échelle humaine. Certains écosystèmes, notamment forestiers, se reconstituent sur plusieurs siècles : sols vivants, bois mort, strates végétales, équilibres biologiques, relations entre espèces. Le temps du vivant dépasse largement le temps politique.

    C’est là que se situe l’incohérence. On affiche des objectifs de restauration à long terme, mais on fragilise les métiers capables de les porter. On forme des professionnels pendant cinq ans, on reconnaît leur titre, puis on les laisse en marge des dispositifs qui devraient précisément avoir besoin d’eux. Si la restauration de la nature est réellement une priorité nationale, alors les compétences qui la rendent possible ne devraient pas être une variable d’ajustement.

    Restaurer la nature, ce n’est pas seulement planter, renaturer ou compenser. C’est concevoir dans la durée. C’est comprendre les sols, l’eau, les usages, les milieux, les habitants, les conflits et les héritages. C’est accepter que le vivant ne se pilote pas à court terme. Et c’est reconnaître que les paysagistes concepteurs D.E ont toute leur place dans cette ambition, non pas en périphérie, mais au cœur des politiques publiques de restauration.

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  •  La libre évolution pour préserver les espaces encore fonctionnels, le 7 juillet 2026 à 14h59

    La restauration de la nature passe avant tout par la réduction des pressions humaines. En ce sens, la libre évolution des milieux est une solution qu’il convient de prendre en compte.

    Cette approche renforce la résilience des écosystèmes, favorise les processus naturels et préserve durablement la biodiversité. Elle appelle à faire évoluer les pratiques forestières, agricoles, cynégétiques et la gestion des milieux aquatiques vers des modèles plus respectueux du vivant.

    La protection des espaces encore fonctionnels doit être privilégiée, complétée par des actions ciblées lorsque les milieux sont déjà dégradés.

    La libre évolution constitue une solution efficace, durable et peu coûteuse pour restaurer les écosystèmes tout en renforçant les services qu’ils rendent à la société.

  •  Aider les entreprises à agir pour la biodiversité, le 7 juillet 2026 à 08h42
    Les entreprises et le foncier professionnel privé représente des millions d’ha en France. Ces espaces sont souvent très entretenus et ne laissent pas l’opportunité à la biodiversité de s’y développer. Il serait intéressant de pousser et aider les entreprises à agir d’avantage (plantation de haies, création de mare, fauche tardive, pose de nichoirs, infiltration des eaux de pluies, végétalisation des toitures et façades, désartificialisation…). Cela permettrait également de toucher des millions de salariés et par la suite pourraient être plus sensibles et acteurs de la préservation de la biodiversité.
  •  ecologie, le 1er juillet 2026 à 22h33
    arrêter de faire des lois qui ne servent à rien. laisser les ruraux gérer la biodiversité . recreer des flaques ou des réserves d’eau pour que l’on puissent s’en servir l’été pour combattre les incendies arroser les plantes .
  •  Agir pour Restaurer la nature, le 30 juin 2026 à 17h21
    *Mettre les projets autoroutiers à l’arrêt : consommation d’espace, pollution, dégradation de la biodiversité …
  •  comment agir pour protéger la nature, le 30 juin 2026 à 14h13
    comment agir face aux intérêts de l’agro industrie faisant sans cesse pression auprès de nos élus qui y semblent très sensibles comment fermer définitivement la porte aux pesticides trop présents et aider les agriculteurs a sortir de ce système contaminant les sols , l’eau et et la bio diversité comment restaurer les cours d’eau et les nappes phréatiques avec l’accaparement des ressources d’eau l’évolution de la nature se verra quand certains se déciderons à penser a nos enfants et cesserons d’en tirer profit pourquoi ne pas imposer des panneaux solaires sur chaque logement créé au lieu et place de champs solaires au profit d’une minorité il appartient a chacun de faire un geste pour la nature , tout commence avec l’éducation que l’on a reçu
  •  Agir pour protéger la nature, le 30 juin 2026 à 13h34
    Encourager la plantation d’arbres et la création d’espaces verts en taxant les piscines
  •  Agir pour préserver ET restaurer ce qui a été détruit ou endommagé dans la nature , le 29 juin 2026 à 13h25
    - Préserver les ilots de biodiversité encore existants.
    - Arrêter l’artificialisation des sols qui détruit les terres agricoles et les espaces naturels.
    - Arrêter le développement des zones commerciales et artisanales qui sont déjà trop répandues dans les périphéries de toutes les villes de France, qui empiètent sur les terres agricoles et zones naturelles, défigurent nos villes et vident nos centres-villes.
    - Créer davantage de zones naturelles protégées sans leur accorder de dérogations pour des projets industriels, commerciaux ou agricoles.
    - Reforestation avec des espèces variées de feuillus et résineux qui résisteront au changement climatique afin de favoriser un développement de la biodiversité animale et végétale.
    - Reforestation massive sur les terres en friche en ville comme dans les campagnes, considérant la biomasse comme la seule solution pour stocker durablement le carbone en excès dans l’atmosphère, responsable du changement climatique.
    - Protéger les insectes polinisateurs qui rendent un service considérable et gratuit à l’agriculture et donc à la population, permettant la sécurité alimentaire.
    - Cesser de considérer la nature comme une ressource à exploiter plutôt que comme un bien commun d’une valeur inestimable à protéger pour nous et pour les générations futures.
    - Réduire et interdire les pollutions chimiques issues de l’industrie, du transport et de l’agriculture qui détruisent ou affaiblissent les écosystèmes (Pesticides, déversements d’effluents chimiques dans l’air ou dans les eaux) et représentent un grave danger de santé publique (développement des maladies telles que cancers, ou affections dues aux perturbateurs endocriniens).
    - Réduire considérablement notre empreinte carbone en réduisant notre utilisation des énergies fossiles dans tous les domaines : transport, industrie, agriculture, chauffage, climatisation, production électrique …
  •  Les chasseurs au service de la restauration de la nature, le 26 juin 2026 à 17h35
    Vous trouverez ci-dessous une note plus détaillée de réactions aux propositions du Gouvernement sur le PRN.
  •  Les chasseurs au service de la restauration de la biodiversité, le 26 juin 2026 à 17h32
    Notre contribution figure sur le document joint en téléchargement.