Projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Consultation du 08/06/2026 au 29/06/2026 - 2626 contributions

La présente consultation porte sur un projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 encadrant les opérations d’effarouchement simple et renforcé de l’ours brun pour prévenir les dommages aux troupeaux. Il vise principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’Office français de la biodiversité (OFB) réalisent des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes cadres qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Les éleveurs, membres d’un groupement pastoral, gestionnaires d’estive, bergers et lieutenants de louveteries pourront donc réaliser des opérations en complément de l’OFB, afin de réduire les délais d’intervention et de gagner en efficacité. Le projet d’arrêté apporte des garanties pour une mise en œuvre de ces opérations sécurisée : obligation de formation, intervention validée par le préfet, compte-rendu transmis dans les 72 heures suivant les opérations. Par ailleurs, le texte prévoit également quelques modifications et précisions dans l’article 4 encadrant les opérations d’effarouchement renforcé.

1. Contexte général

Ce projet d’arrêté s’inscrit dans le cadre du plan d’action ours brun 2018-2028, publié le 9 mai 2018. Ce dernier s’inscrit lui-même dans la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la biodiversité.

L’ours (Ursus arctos) est une espèce strictement protégée au niveau international (Convention de Berne), communautaire (directive dite « Habitat Faune Flore ») et français (code de l’environnement). À ce titre, toute perturbation intentionnelle des spécimens d’ours est interdite, mais des dérogations sont possibles pour prévenir les dommages importants aux troupeaux domestiques, à condition qu’il n’existe pas d’autres solutions satisfaisantes et que les opérations ne nuisent pas au maintien du bon état de conservation de la population.

L’effarouchement comprend une série de dispositifs pouvant être utilisés pour éloigner l’ours des troupeaux quand les mesures de protection sont insuffisantes. Une mesure d’effarouchement est assimilée à une perturbation intentionnelle et ne peut donc être mise en place que sur la base d’une dérogation. Le projet d’arrêté a pour objet de fixer les conditions et limites dans lesquelles ces dérogations peuvent être accordées par les préfets, lorsqu’elles visent la prévention des dommages aux troupeaux domestiques par prédation.

En juin 2019, a été publié un premier arrêté permettant la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux lors de la saison d’estive 2019. Il prévoyait la mise en œuvre de mesures graduées pour répondre aux attaques d’ours : effarouchement simple via des moyens sonores, olfactifs, lumineux, puis effarouchement renforcé par tirs de cartouches à double détonation ou en caoutchouc. Le dispositif a été reconduit en 2020 puis en 2021, également de manière expérimentale. Des modifications significatives ont été apportées à l’arrêté de 2021 par rapport à celui de 2020, notamment pour renforcer les exigences en matière de formation pour les personnes habilitées à pratiquer l’effarouchement renforcé, apporter des précisions sur les conditions de réalisation des tirs, et réserver l’usage des munitions en caoutchouc aux situations où l’ours représente un risque en raison d’un comportement menaçant. En 2022, après 3 années de mise en œuvre expérimentale et après analyse des bilans annuels et du bilan triennal produits, il a été décidé de mettre en place ces mesures de manière pérenne, en introduisant toutefois de nouvelles évolutions, dont l’interdiction de mener des opérations d’effarouchement renforcé dans le cœur du Parc national des Pyrénées. Un nouvel arrêté-cadre a donc été publié le 21 juin 2022 (arrêté du 20 juin 2022 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux).

Cependant, en raison de l’annulation, par décision du 31 octobre 2022 du Conseil d’Etat, des dispositions relatives à l’effarouchement renforcé figurant dans l’arrêté ministériel relatif à la mise en place à titre expérimental de mesures d’effarouchement pour l’année 2021, il est apparu nécessaire de renforcer l’encadrement de l’effarouchement renforcé au moyen d’un nouvel arrêté. La décision du Conseil d’État en date du 31 octobre 2022 motivait l’annulation par l’absence « de mécanisme encadrant la mise en œuvre du dispositif d’effarouchement renforcé auprès des femelles en gestation et suitées ». L’arrêté-cadre du 4 mai 2023 a donc apporté des modifications supplémentaires susceptibles de répondre aux griefs du Conseil d’Etat, tout en confortant les opérations d’effarouchement de nature à faciliter la cohabitation entre l’ours et les activités humaines, et notamment l’élevage. Néanmoins, alors que l’arrêté du 20 juin 2022 était similaire à celui du 31 mai 2021 concernant les conditions de mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé, le Conseil d’Etat, convaincu par les nouveaux éléments de l’administration concernant l’absence d’effets sur les femelles gestantes et suitées, a rejeté les requêtes demandant l’annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 dans ses décisions du 10 juillet 2023 et du 18 avril 2024. Dans l’intervalle, dans l’hypothèse d’une annulation de l’arrêté du 20 juin 2022 par le Conseil d’Etat, afin d’apporter des garanties nouvelles, l’arrêté du 4 mai 2023, avait notamment introduit la restriction aux seuls agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) de la possibilité de mettre en œuvre les mesures d’effarouchement renforcé.

2. Bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé depuis 2019

Les bilans annuels et pluriannuels des opérations d’effarouchement témoignent, d’une part, de l’absence d’effets négatifs apparents sur la population ursine et sa répartition, et d’autre part, d’une efficacité concernant l’évitement de la déprédation, particulièrement s’agissant de l’effarouchement renforcé. L’effarouchement renforcé a mis en fuite tous les ours observés, avec échec de la tentative d’approche du troupeau dès mise en œuvre de tirs à effet sonore (parfois répétés pour conduire à la fuite du prédateur). Les opérations ont ainsi eu pour conséquence l’absence de déprédation constatée sur les troupeaux regroupés sous la protection des effaroucheurs. Aucun ours n’a manifesté de comportement agressif, aucun ourson n’a été séparé de sa mère et il n’a jamais été besoin de recourir aux balles en caoutchouc (prévues en ultime recours en cas de risque pour les opérateurs). Par ailleurs, le déploiement des effarouchements s’est accompagné d’une évolution importante de la mise en place des mesures de protection, condition nécessaire à la réalisation des effarouchements. En outre, pour les éleveurs et les bergers, les effarouchements, en particulier renforcés, sont considérés comme une mesure complémentaire aux mesures de protection, dont ils contribuent indirectement au déploiement.

Depuis la première année d’expérimentation, le bilan de la mise en œuvre des mesures d’effarouchement renforcé (principalement mis en œuvre en Ariège) est le suivant :

-  en 2019, sur 15 nuits d’intervention, 5 ont vu un contact avec l’ours ;
-  en 2020, 34 opérations programmées ont donné lieu à 70 nuits d’effarouchement dont 13 ont fait l’objet d’au moins un contact avec un ours ; ainsi, 13 opérations ont donné lieu à l’effarouchement d’au moins un ours au moyen de cartouches à effet sonore ;
-  en 2021, 47 opérations ont été réalisées, totalisant plus de 93 nuits d’intervention ; au cours de 18 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) a été pratiqué à l’aide de munitions à double détonation ;
-  en 2022, 20 opérations ont été réalisées, totalisant 40 nuits d’intervention ; au cours de 6 opérations, un effarouchement (d’un ou plusieurs individus) ;
-  en 2023, 19 opérations ont été réalisées, pour un total de 38 nuits ; 13 opérations ont donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2024, 9 missions ont été conduites, totalisant 21 nuits ; aucune opération n’a donné lieu à un effarouchement ;
-  en 2025, 23 opérations ont été réalisées, durant 59 nuits et 2 journées ; un effarouchement a été pratiqué lors de 4 missions.

Pour réaliser les effarouchements, l’OFB a créé en 2020 une brigade de 6 personnes, rattachée à la Brigade Mobile Grands Prédateurs, dont l’effectif n’a cessé d’augmenter afin de répondre aux besoins : en 2025, 14 agents dont 7 titulaires ont participé aux opérations.

On rappelle que, d’après le dernier bilan annuel du Réseau Ours Brun, portant sur l’année 2025, la population pyrénéenne d’ours brun poursuit son augmentation. L’effectif minimum détecté est de 108 individus, contre 96 l’année précédente, avec au moins 6 portées totalisant 8 oursons de l’année. Le taux d’accroissement moyen annuel entre 2006 et 2024 est ainsi estimé à +11,53%.

Malgré l’augmentation de la population ursine, les dommages sur l’ensemble du massif continuent à diminuer depuis plusieurs années. En 2025, 510 ovins ont été prédatés (contre 554 en 2024, 552 en 2023, 592 en 2022, 575 en 2021, 658 en 2020 et 1173 en 2019). En 2025, on a ainsi recensé 289 attaques d’ours (classées « prédation ours non écartée ») sur bétail et 2 attaques sur ruchers. Il est à noter que les dommages ne sont plus uniquement concentrés en Ariège, mais que la Haute-Garonne, et dans une moindre mesure les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques, connaissent des dégâts, même si 75% des prédations ont lieu en Ariège. Le déploiement progressif des mesures de protection sur le massif, et principalement en Ariège, ainsi que le recours aux effarouchements simples et renforcés, déployés depuis 2019, peuvent être considérés comme les principales causes de cette diminution.

3. Enjeu de la modification de l’arrêté du 4 mai 2023 envisagée

En 2026, le groupement pastoral d’Arreau a effectué une demande de dérogation espèce protégée afin de mettre en place de manière expérimentale des effarouchements par tirs non létaux réalisés par les éleveurs et bergers pour prévenir les dommages aux troupeaux. Une telle demande avait pour objectif de mener des interventions rapidement après le dernier épisode de prédation rencontré, avant que l’OFB n’effectue des opérations ou en lieu et place des interventions de l’OFB.

Afin d’apporter un cadre juridique sécurisé à la dérogation envisagée pour l’estive d’Arreau, il a été décidé de procéder à la modification de l’arrêté-cadre du 4 mai 2023 qui régit la mise en place des mesures d’effarouchement de l’ours brun. L’ambition est ainsi d’ouvrir à nouveau la participation d’intervenants extérieurs aux opérations d’effarouchement, en apportant des garanties particulières afin de sécuriser la mise en œuvre des mesures par ces opérateurs. A la différence des agents de l’OFB, les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie ne pourront pas faire usage des cartouches à munitions en caoutchouc qui pourraient présenter un risque d’accident : en cas de comportement menaçant de l’ours effarouché, ils pourront utiliser les bombes à poivre dont ils peuvent à présent être dotés. De même, les opérations effectuées par des intervenants extérieurs devront être préalablement validées par le préfet et les conditions de transmission des comptes-rendus exigeantes devront permettre de s’assurer que les dérogations sont réalisées dans les conditions requises et seront suspendues en cas de difficulté.

Les arrêtés préfectoraux autorisant les effarouchements renforcés qui seront délivrés en application de l’arrêté du 4 mai 2023 modifié seront dispensés des consultations obligatoires (l’arrêté-cadre y ayant été soumis), afin de permettre une meilleure réactivité par rapport aux besoins. Toutefois, les conditions exigeantes de mise en œuvre de ces mesures ne sont pas assouplies afin que l’effarouchement reste uniquement un recours alternatif si les moyens de protections s’avèrent insuffisants à prévenir les attaques : seuls les troupeaux pouvant attester d’une mise en œuvre effective et proportionnée des moyens de protection du troupeau et de la survenue de dommages malgré la mise en place de dispositifs d’effarouchement simple, pourront bénéficier des effarouchements renforcés.

4. Contenu du texte

Le présent projet vise donc principalement à rétablir une disposition permettant que des intervenants extérieurs à l’OFB puissent réaliser des opérations d’effarouchement renforcé, ainsi que le prévoyaient les textes antérieurs à l’arrêté du 4 mai 2023. Le Conseil d’Etat n’avait en effet pas condamné la participation d’intervenants extérieurs, l’arrêté du 20 juin 2022 ayant été jugé légal. En outre, l’intégration d’une formation dispensée par les agents de l’OFB, la validation préalable des opérations par le préfet et la transmission des comptes-rendus des opérations menées par les bergers/éleveurs/louvetiers dans un délai contraint apportent un cadre de nature à assurer la garantie attendue par le Conseil d’Etat.

L’ambition est que la réalisation des effarouchements renforcés puisse correspondre au mieux aux besoins, d’une part afin d’être en mesure de répondre aux estives sollicitant la mise en œuvre d’opérations postérieurement à des attaques, d’autre part en réduisant le délai d’intervention par rapport aux opérations réalisées par l’OFB pour un gain d’efficacité. Les interventions effectuées par les éleveurs/bergers ont donc vocation à compléter celles de l’OFB (interventions dans l’attente de celles de l’OFB) ou bien à les remplacer.

Les « considérant » apportent des précisions nouvelles sur la mise en œuvre des effarouchements renforcés depuis 2019 (nombre d’opérations, absence d’utilisation de cartouches en caoutchouc depuis le début des missions, absence de dommages auditifs et de séparation mère/ourson, impossibilité pour l’OFB de répondre à tous les besoins dans un court délai), ainsi que sur l’évolution de la population ursine, les chiffres de la prédation et l’amélioration de la mise en œuvre de la protection.

L’article 1 modifie le III de l’article 4 pour introduire de nouvelles conditions à la réalisation des effarouchements renforcés :

-  Au 1°, il est désormais écrit, par souci de clarification, que l’extension des opérations est possible « aux périodes crépusculaires et matinales » et non plus « aux périodes crépusculaires ou matinales »
-  Au 6°, est élargie à toutes les situations la restriction des interventions au cas où l’ours est dans une tentative manifeste de prédation (cette obligation était auparavant restreinte aux opérations où l’ours en situation de prédater était une femelle suitée)
-  Au 9°, est ajoutée la possibilité pour les éleveurs, membres de groupement pastoral, gestionnaires d’estives, bergers et lieutenants de louveterie, titulaires du permis de chasser, d’effectuer des effarouchements renforcés, comme le permettaient les arrêtés qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Cette autorisation est conditionnée à l’obligation de suivre une formation préalable dispensée par l’Office français de la biodiversité afin de garantir la réalisation des opérations dans des conditions de sécurité. La formation comportera un volet théorique et un volet pratique.
-  Au 10°, est adaptée la rédaction en conséquence des modifications qui sont intervenues au 6°. Est ajouté une mention précisant qu’en cas d’effarouchement renforcé réalisé sur une femelle suitée, il convient de vérifier que les oursons partent dans la même direction que leur mère.
-  Le contenu des comptes-rendus d’effarouchement est actualisé : des précisions doivent désormais être apportées sur la localisation du troupeau et des intervenants et la localisation et la trajectoire des ours.
-  Pour les éleveurs/bergers/lieutenants de louveterie, il est précisé que les opérations doivent être préalablement validées par le préfet et qu’un compte-rendu de chaque opération doit être transmis dans les 72 heures qui la suivent. En cas de non transmission, la dérogation sera suspendue.

L’article 2 est un article d’exécution.

Consultations obligatoires :

-  Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) est consulté le 17 juin 2026.
-  La consultation du public est ouverte du 8 au 29 juin 2026 inclus. En application du dernier alinéa du II. de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.

Pièces jointes :

-  Le projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  L’arrêté du 4 mai 2023 relatif à la mise en place de mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux
-  Le bilan 2025 et pluriannuel des mesures d’effarouchement renforcé de l’ours brun dans les Pyrénées pour prévenir les dommages aux troupeaux

Merci de préciser, en intitulé de vos observations, votre positionnement sur le texte (FAVORABLE ou DÉFAVORABLE).

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Commentaires

  •  Contre les mesures d effarouchement renforcées., le 23 juin 2026 à 15h52
    Ce type de mesure n est pas assez encadré et risque d être banalisé. La montagne appartient avant tout aux espèces animales SAUVAGES. Sans l intervention de l homme, la régulation entre espèces se faisait naturellement. Le pastoralisme n est pas une mauvaise chose en soi s il est régulé. Les troupeaux sont trop nombreux et mangent la végétation qui était auparavant pour les ongulés sauvages ( que l on veut réguler car ils s attaquent aux jeunes arbres…. Laissons plus d espace à tous les animaux sauvages. Je suis totalement contre cet arrêté.
  •  Contre les tirs, le 23 juin 2026 à 15h46

    Bonjour,

    Je suis contre les tirs contre les ours

    Merci

  •  éffarouchement ours, le 23 juin 2026 à 15h44

    tres favorable.
    c’est la seule methode dont disposent les eleveurs pour proteger leurs troupeaux.
    je ne comprend pas que a ce jour on soit oblige de faire une enquette publique.

    pour luter contre cette calamite et se massacre .et la detresse des bergers.

  •  Mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées, le 23 juin 2026 à 15h41
    Je dis OUI à l’effarouchement élargi
  •  Avis défavorable sur le projet d’arrêté modifiant les modalités d’effarouchement de l’Ours brun dans les Pyrénées, le 23 juin 2026 à 15h36
    Bonjour, Je suis contre ces nouvelles dispositions. Il y aura une généralisation des tirs d’effarouchement et comme conséquence, les ours vont s’habituer à ce bruit, et en conséquence de cela, cette "arme" va devenir absolutment sans utilité. En plus, il ne faut pas légitimer la détention d’armes dans les estives - comment est-ce que cela va être controlé? Ce serait impossible. Et la liste des autres raisons est très longue… En court - SVP, ne laissez pas passer ce projet contre l’Ours brun. Merci.
  •  Pas d’effarouchement aupres des ours, le 23 juin 2026 à 15h25
    Non à ce projet de permettre ces tirs à des individus prets à tuer des ours et pour préserver toutes les especes animales de cette région.
  •  DEFAVORABLE, le 23 juin 2026 à 15h25

    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers, les éleveurs et les lieutenants de louveterie dans les Pyrénées.

    L’ours brun est une espèce protégée, il est donc aberrant de vouloir recourir à ce type de pratique, qui peuvent les mettre en danger. Ces méthodes peuvent en effet causer des dommages auditifs graves aux ours. De plus, les tirs peuvent séparer les femelles de leurs oursons, ce qui les met en danger.

    D’autres méthodes existent, et des études ont montré leur efficacité, notamment l’utilisation de parcs de regroupement nocturnes électrifiés et de bergers d’appui. Ces méthodes sont efficaces et moins nocives pour les ours.

    Cette méthode ne pourra pas être contrôlée de manière efficace ; il y a un risque important de dérapage. Le Conseil national de la protection de la nature a émis un avis défavorable à l’unanimité contre cette mesure.

    Il est donc évident que ce n’est pas une solution envisageable pour prévenir les dommages aux troupeaux tout en préservant l’ours brun, une espèce protégée.

  •  NON AUX TIRS D’EFFAROUCHEMENT SUR L’OURS, le 23 juin 2026 à 15h25

    C’est une mesure incompatible avec les objectifs de conservation de l’espèce

    L’ours brun est une espèce strictement protégée à l’échelle nationale et européenne. Malgré les progrès observés ces dernières années, la population pyrénéenne demeure fragile : ses effectifs restent limités et sa diversité génétique insuffisante pour garantir sa viabilité à long terme. Dans ce contexte, l’extension ou l’assouplissement des dispositifs d’effarouchement apparaît en contradiction avec les objectifs de préservation et de restauration de l’espèce

    L’effarouchement constitue une mesure dérogatoire au régime de protection de l’ours. À ce titre, sa mise en œuvre doit rester strictement encadrée et confiée à des personnes disposant d’une parfaite connaissance de la réglementation, des conditions d’intervention et des enjeux liés à la conservation de l’espèce.

    Il sera difficile à des personnes peu formées (Bergers, éleveurs, personnes du groupement pastoral), ayant, pour certains, un a priori négatif sur la présence de l’ours dans les Pyrénées, de distinguer une attitude de prédation sans ambiguïté avant
    d’enclencher des tirs à double détonations.

    L’arrêté prévoit d’élargir le nombre de personnes susceptibles de réaliser des tirs d’effarouchement. Or, il peut être particulièrement difficile pour des intervenants peu ou pas formés (Bergers, éleveurs, personnes du groupement pastoral), et parfois déjà opposés à la présence de l’ours, d’évaluer avec objectivité le comportement de l’animal.

    La distinction entre une simple présence à proximité du troupeau, et une véritable attitude de prédation sur un troupeau regroupé, peut s’avérer complexe, avec un risque accru de déclenchement injustifié des tirs à double détonation. Nous pouvons aussi douter de leur diligence et discernement, dans le cas d’une détection d’une femelle avec un ou plusieurs oursons, à veiller à ce que le tir assourdissant d’un tir à double détonation ne les sépare pas. Pas d’effarouchement envers des femelles suitées.

    Les conditions autorisant le recours aux tirs d’effarouchement demeurent ambiguës et laissent une large place à l’interprétation. Alors que le paragraphe 6° de l’article 1 précise que l’intervention ne doit avoir lieu que lorsque l’ours se dirige « sans ambiguïté » vers le troupeau dans une attitude de prédation, le paragraphe 1° indique qu’il suffit qu’un ours soit repéré « à proximité immédiate » d’un troupeau regroupé pour la nuit. Cette contradiction crée une incertitude juridique et opérationnelle susceptible de conduire à des interventions excessives ou inappropriées.

  •  Projet d’arrêté relatif à l’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées, le 23 juin 2026 à 15h18
    Je suis contre ce projet permettant d’étendre aux éleveurs et propriétaires la possibilité d’effaroucher l’ours brun qu’on a réintroduit dans cette région. Cet arrêté est forcément néfaste car la quiétude de l’ours et de sa famille met en danger cette espèce encore fragile. Les troupeaux doivent être protégés dans des enclos sécurisés et surveillés jour et nuit par les bergers et leurs chiens. Réintroduire un animal sauvage en l’empêchant de vivre sereinement est lamentable.
  •  DÉFAVORABLE, le 23 juin 2026 à 15h16

    Les ours sont une espèce protégée et malgré cette protection, l’espèce est toujours en danger. Des mesures d’effarouchement par personnes sans formation ne feront que fragiliser l’espèce. Il est important que les personnes ayant le droit de réaliser des tirs d’effarouchement soient bien formées et n’aient pas de préjugés sur la présence des ours dans l’environnement, ce qui n’est pas le cas des bergers et des éleveurs. Ils risquent de mal évaluer la situation et de contribuer à la séparation des mères de leurs oursons.

    De plus, les conditions autorisant le recours aux tirs d’effarouchement laissent une large place à l’interprétation. Ainsi, au paragraphe 6 de l’article 1, on précise que l’intervention ne doit avoir lieu que lorsque l’ours se dirige "sans ambiguïté" vers le troupeau dans une attitude de prédation mais dans le paragraphe 1, on indique qu’il suffit qu’un ours soit repéré "à proximité immédiate" d’un troupeau regroupé pour la nuit. Cette contradiction crée une incertitude qui risque de conduire à des interventions excessives ou inappropriées.

  •  Avis défavorable au projet d’arrêté autorisant l’effarouchement des ours bruns., le 23 juin 2026 à 15h12

    Je formule un avis défavorable au projet d’arrêté autorisant l’effarouchement des ours bruns.

    L’ours brun constitue une espèce strictement protégée au niveau européen et national. Il est inscrit à l’annexe IV de la Directive « Habitats » et bénéficie de la protection prévue par l’article L. 411-1 du Code de l’environnement, qui interdit notamment toute perturbation intentionnelle de l’espèce. Dans ce contexte, toute dérogation doit rester exceptionnelle et être justifiée de manière rigoureuse.

    Or, la réglementation impose qu’une dérogation ne puisse être accordée qu’en l’absence de solution alternative satisfaisante. Cette condition ne paraît pas remplie. Les mesures de prévention reconnues pour leur efficacité, telles que les parcs de regroupement nocturnes électrifiés et le recours à des bergers d’appui, ne sont pas encore déployées de manière systématique sur l’ensemble des secteurs concernés. Avant d’autoriser des opérations d’effarouchement, il conviendrait donc de généraliser ces dispositifs de protection éprouvés.

    Par ailleurs, les techniques envisagées soulèvent des préoccupations importantes pour le bien-être et la conservation de l’espèce. Les détonations utilisées lors des opérations d’effarouchement peuvent atteindre des niveaux sonores très élevés, susceptibles de provoquer des atteintes auditives chez les animaux. Ces interventions répétées risquent également de perturber le comportement des ours, notamment en favorisant la séparation des femelles et de leurs oursons, avec des conséquences potentiellement graves pour la survie des jeunes.

    Ce projet soulève également des interrogations quant aux garanties de contrôle et d’encadrement. Le Conseil d’État a déjà censuré des dispositifs comparables en raison de l’insuffisance des garanties offertes lorsque les opérations sont confiées à des acteurs privés sans supervision directe et permanente des agents compétents de l’État. L’utilisation d’armes similaires à celles employées pour la chasse, associée à des dispositifs de vision nocturne, accroît le risque d’incidents ou de dérives incompatibles avec les exigences de protection d’une espèce menacée.

    Enfin, il convient de rappeler que le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN) s’est prononcé à l’unanimité contre cette expérimentation. Cet avis défavorable met en évidence l’absence d’un protocole scientifique suffisamment robuste pour évaluer objectivement l’efficacité et les conséquences de ces mesures sur les populations d’ours.

    Pour l’ensemble de ces raisons — protection juridique renforcée de l’espèce, existence de solutions alternatives insuffisamment mises en œuvre, risques biologiques pour les animaux, défaut de garanties de contrôle et avis défavorable unanime des experts compétents — je demande le retrait de ce projet d’arrêté.
    Marion Poupé-Laurent

  •  Effarouchement de l’ours , le 23 juin 2026 à 15h02
    Défavorable Danger pour les oursons, déjà.
  •  Avis défavorable, le 23 juin 2026 à 14h24
    Je suis contre l’effarouchement des ours par les bergers et les éleveurs. Il est bien plus bénéfique de les accompagner et les subventionner pour construire des enclos électrifiés qui ont un réel impact sur la diminution des attaques d’ours. L’ours pyrénéen est une espèce sauvage fragile qui compte trop peu d’individus (consanguinité, difficulté de reproduction à cause des infrastructures humaines à traverser, accidents de chasse), il ne faut pas rajouter des mesures qui pourraient nuire à son développement. En effet, ces tirs peuvent endommager l’audition des ours, ce qui les rend vulnérables. De plus, il serait compliqué d’encadrer cette mesure puisqu’il faudrait vérifier sa bonne application avec peu d’agents de l’OFB alors qu’on l’octroie à des éleveurs présents un peu partout dans les montagnes. Sachant que ces tirs sont réalisés avec des armes de chasse, même avec des munitions adaptées, cette mesure pourrait causer des accidents sur les animaux ou les randonneurs, ou même des "accidents" mortels pour les ours, compte tenu du mécontentement bien réel de nombreux éleveurs qui pourraient abuser de cette mesure.
  •  Projet de modification de l’arrêté du 4 mai 2023 concernant les mesures d’effarouchement de l’ours brun dans les Pyrénées : je suis contre ce projet de modification, le 23 juin 2026 à 14h23

    1. L’ours brun est protégé à l’échelle nationale et européenne et cette mesure assouplissant le dispositif d’effarouchement est incompatible avec le but de conservation de son espèce.
    2. L’effarouchement est une dérogation qui exige un encadrement strict. Aussi il ne peut être confié qu’à des personnes connaissant bien tous les tenants et aboutissants de ce dispositif.
    3. Des intervenants peu formés peuvent évaluer sans discernement le comportement animal (volonté d’agression ou non). De plus des tirs à double détonations en présence d’une femelle et de ses petits risquent de les séparer.
    4. Les critères d’intervention restent flous et même contradictoires. D’où incertitudes juridiques et opérationnelles pouvant conduire à des interventions inappropriées.

    Pour toutes ces raisons, je n’approuve pas ce projet de modification.

  •  Ours, le 23 juin 2026 à 14h20
    Pour ce projet !
  •  Il faut protéger toutes les espèces sauvages !, le 23 juin 2026 à 14h17
    Je suis contre ce projet qui présente de graves lacunes et dangers pour la survie de l’espèce : • Il y a incompatibilité avec la conservation : L’ours brun est une espèce strictement protégée. Assouplir les règles d’effarouchement contredit ces objectifs de protection. • Il y a un manque d’expertise et risques d’erreurs : Confier des tirs à des personnes (bergers ou éleveurs) qui peuvent avoir un à priori négatif sur l’ours est risqué. Il est complexe de distinguer, sur le terrain, une simple présence à proximité d’une véritable attitude de prédation sans ambiguïté. • Il y a danger pour les oursons : Il existe un risque réel que des tirs assourdissants séparent une femelle de ses oursons, compromettant leur survie, malgré les mentions de précaution dans le texte. • Les critères sont flous : Les textes sont contradictoires : certains passages exigent une "attitude de prédation" manifeste, tandis que d’autres autorisent le tir dès qu’un ours est repéré à "proximité immédiate". Cette ambiguïté peut mener à des interventions excessives
  •  OPPOSITION TOTALE AU PROJET D’ARRETE, le 23 juin 2026 à 14h15
    Bonjour Je souhaite affirmer ici ma plus complète opposition à ce projet. L’ours est une espèce strictement protégée, son dérangement est donc interdit par la loi. De plus, avant d’envisager toute démarche d’effarouchement, il est absolument nécessaire de mettre en place TOUS les moyens de protection des troupeaux existants, ce qui n’est pas fait sur toutes les estives. Les mesures de protection des troupeaux ont fait leur preuve, elles fonctionnent et sont donc la première étape essentielle à la mise en sécurité des troupeaux. Les tirs d’effarouchement n’ont quant à eux pas fait la preuve d’une efficacité supérieure à ces mesures. Ils n’ont pas fait la preuve non plus qu’ils sont sans conséquence sur la santé des ours et oursons qui en sont victimes. Leur niveau sonore est dangereux pour l’humain (et donc pour le tireur s’il ne se protège pas, mais un berger qui n’entend pas ce qu’il se passe parce qu’il a un casque est-il en position de faire son métier ?), il l’est donc pour l’ours dont l’ouïe est plus sensible que la nôtre, et qui en dépend pour se nourrir notamment. La dangerosité de ce type de tir pouvant être aggravée par le risque de séparation entre une ourse et ses oursons. Les ours des Pyrénées sont peu nombreux, la population est en fragilité génétique, elle ne peut supporter d’atteinte supplémentaire. Atteinte d’autant plus grave qu’elle signifie la banalisation des armes sur les estives, hors cadre réservé aux agents de l’Etat. La loi du Tallion n’a pas à être encouragée par l’Etat : on serait alors dans un pays qui accepte ne pas savoir mettre en place de mesure de solidarité et d’aide réelle aux éleveurs, en leur proposant de se faire justice eux-même … l’Etat accepte de déléguer sa mission de sécurité publique. Les ours et autres espèces sauvages étant les premiers à en faire les frais … la brèche serait ouverte … jusqu’où cela pourra-t-il aller ??? E. Berthelon
  •  non aux tirs d’effarouchement des ours, le 23 juin 2026 à 14h04
    Je suis contre ce projet. L’ours est un des rares symboles de VRAI nature qui nous restent. Cette nature est notre patrimoine collectif, et même si sa préservation entraine des contraintes pour certaines professions, cela ne justifie pas qu’elle soit sacrifiée pour le profit de quelques-uns. L’ours est strictement protégé et doit le rester ! De telles mesures devraient rester totalement exceptionnelles et strictement encadrées par des spécialistes de la protection de la faune sauvage.
  •  Défavorable , le 23 juin 2026 à 14h02
    Il n’est pas raisonnable d’augmenter le nombre de personnes susceptibles d’effectuer des tirs. Les individus peu ou pas formés auront du mal à évaluer avec impartialité le comportement de l’animal. En plus les tirs en question pourraient séparer les petits de leur maman, ce qui mettrait en danger leur survie. Alors, évidemment mon avis est défavorable !
  •  Non au projet de loi d’effarouchement des ours , le 23 juin 2026 à 13h24
    Défavorable ! Comme toutes les espèces sauvages elles doivent être protégées et respectées. L’ours en fait parti.