Projet de décret fixant les règles et procédures applicables à la destruction de haies
Consultation du 25/11/2025 au 16/12/2025 - 12022 contributions
Ce projet de décret est pris en application de la loi n°2025-268 du 24 mars 2025 d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations futures (dite loi « OSARGA »). L’article 37 de cette loi a introduit dans le code de l’environnement un dispositif de protection et de gestion durable des haies codifié aux articles L. 412-21 à L. 412-27.
Afin de renforcer la préservation des haies et de maintenir le linéaire planté, l’objectif de ce dispositif est de simplifier et unifier les procédures administratives applicables aux projets de destruction de haies, en créant une déclaration unique préalable (ou, le cas échéant, une autorisation unique), avec une compensation systématique et au moins équivalente.
Commentaires
Un rapport du ministère de l’Agriculture de mai 2023 faisait le constat suivant :
loin d’être enrayé, le mouvement de destruction des haies (70% depuis 1950 soit 1,4 million de kilomètres) s’est accéléré ces dernières années avec une perte annuelle moyenne de "23.571 km/an entre 2017 et 2021", contre "10.400 km/an entre 2006 et 2014".
En face, la politique de plantation permet de créer "environ 3.000 km" de haies par an ! "Si l’accent est souvent mis sur la création de nouvelles haies, il convient avant tout de mieux protéger le linéaire existant", concluent les auteurs.
C’est bien pourquoi il ne faut laisser aucune faille juridique permettant de poursuivre
la neutralisation de Notre Milieu Vivant en prenant, au contraire, des responsabilités collectives entre agriculteurs et citoyens contributeurs de la PAC pour s’aligner sur
les législations Suisse ou Autrichienne, bien plus intelligemment protectrices de Notre
Milieu de Vie.
- de réduire l’érosion des sols
- d’amender les sols
- de préserver la biodiversité
Je suis agriculteur en grande culture. La plupartde mes voisins ont très peu de haies. Tous les deux ans les contribuables payent le curage des fossés en dessous de leur parcelle. C’est très étonnant car nous avons à très peu d angles près la meme pente et pôurtant, ca ne c’est jamais léssivé chez nous. Les haies jouen un rôle primordial sur l’érosison de nons sols agricole.
Elles sont une vrai niche de biodiverssité qui me permet d’avoir une diverssité d’oiseau dévoreur de sauterelle et autres ravageurs de mes grandes cultures.
Lorsque nous nous baladons dans les champs , quel plaisir de pouvoir être à l’ombre en pleine canicule et de pouvoir glaner quelques fruit au passage.
Etant du milieu je ne comprend toujours pas bien pourquoi détruire une haie si ce n’est gagner 3 metres de large et si par chance c’est une grande longueur c’est a dire 1km de haie je récupère 3000 m2 de terre soit en faisant du blé avec une moyenne nationale à 40 quintaux tout confondu soit un gain de 1,2 T de blé soit presque 300 euros. Ce n’est qu’un égoisme comptable et non une vision long terme de nos territoires, de nos problème d’eau, de chaleurs, de niche pour lutter contre les ravageurs.
Nous avons avec le remembrement bien assez éléminer de surface de haies. Quand il y en aura plus, ce sera trop tard.
- La cartographie proposée pour instruire les dossiers repose sur une définition trop restrictive de la haie, excluant les trouées de plus de 5m du linéaire et n’identifiant pas la végétation en deçà de 3m de hauteur. Cela ne respecte pas la définition de la haie de la loi et cela va artificiellement réduire le linéaire pris en compte et protégé.
- Le décret dirige directement le demandeur vers la compensation, alors que le principe premier est d’éviter, avant d’éventuellement réduire et au pire compenser. Une haie replantée et donc jeune n’assure pas du tout les mêmes fonctions écologiques qu’une haie mature, et mettra des dizaines d’années avant d’être complètement fonctionnelle. Il faut donc encourager la préservation des haies existantes.